Un avatar pour s’occuper de vos parents


Cela m’agace un peu qu’on soit rendu à ce genre de technologie pour qu’une personne âgée soit plus autonome le plus longtemps possible. Bon, il y a quand même des avantage d’avoir ce compagnon virtuel comme un rappel de prendre des médicament, des conseils pour des crises d’anxiété et informer de l’état de santé de la personne aux proches, mais c’est quand même dérangeant. J’aurais peur, même si on veut éviter cela, que les enfants prennent pour acquis que d’autres s’occupent d’eux. Au  Québec, nous ne sommes pas rendu là .
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Un avatar pour s’occuper de vos parents

 

Care.coach fournit un compagnon virtuel aux personnes âgées.... (PHOTO FOURNIE PAR CARE.COACH)

Care.coach fournit un compagnon virtuel aux personnes âgées.

PHOTO FOURNIE PAR CARE.COACH

 

CHRISTIAN GEISER
La Presse

Un chat qui parle, qui met de la musique et qui suit votre état de santé. Fiction ? Bien au contraire ! Aux États-Unis, l’application care.coach vise à permettre aux personnes âgées de demeurer autonomes le plus longtemps possible. Est-ce un modèle applicable au Québec ?

Divertir, rappeler qu’il est l’heure de prendre des médicaments, donner des conseils pour arrêter une crise d’anxiété, informer les proches de l’état de santé d’un parent : l’application care.coach, destinée aux personnes âgées, promet tout ça.

Le service, lancé en 2012 et utilisé par divers services de santé aux États-Unis*, consiste à fournir un compagnon virtuel à une personne qui a besoin d’accompagnement.

Une fois inscrite au service, la personne reçoit une tablette Android et choisit un des deux avatars offerts (un chat ou un chien) à travers lequel le personnel de care.coach communique avec elle et veille à sa santé.

Établis aux Philippines ou au Mexique, les employés discutent sur une base régulière avec leurs patients et en profitent pour s’assurer qu’ils prennent leurs médicaments, qu’ils mangent, voient s’il y a des changements inquiétants dans leur routine et informent au besoin les proches ou les professionnels de la santé concernés.

« Nos employés s’occupent toujours des mêmes personnes. Cela permet de créer des relations et de voir quand il y a des problèmes. »

– Victor Wang, fondateur de care.coach

Pour limiter les éléments irritants liés à la technologie, care.coach fournit la tablette dont l’usage est exclusivement réservé à son application. Même l’alimentation électrique a été pensée.

« Comme il pourrait être difficile de reconnecter le fil d’alimentation pour certains de nos clients, il est impossible de le débrancher de l’appareil », continue Victor Wang.

Avec son service, l’entreprise affirme pouvoir, pour 280 $ par mois, prolonger l’autonomie des personnes âgées tout en les gardant en contact avec leurs proches.

Un modèle à reproduire ?

« C’est là que les promoteurs [de complexes pour aînés] veulent aller, au Québec. Tout comme les proches aidants », affirme Sabrina Boutin, directrice du projet Santé pour le CEFRIO. L’intérêt de cette approche est essentiellement dans le prolongement de l’autonomie de ceux qui l’utilisent, croit-elle. « Cela permet de garder les aînés chez eux, plutôt que de devoir les placer. »

Il est par contre primordial que la technologie ne remplace pas le personnel de santé.

« C’est en complément. Les outils technologiques doivent s’intégrer dans un processus qui permet la continuité des soins, par le transfert des informations », insiste Mme Boutin.

Il faut aussi veiller à ne pas tomber dans les généralisations et l’infantilisation.

« Les personnes âgées représentent un groupe hétérogène. Il faut faire attention à l’effet stigmatisant et éviter de tomber dans l’âgisme », prévient Nathalie Bier, professeure agrégée à l’école de réadaptation de la faculté de médecine de l’Université de Montréal.

Idem pour les proches.

« Certains ne veulent pas aider ou ne peuvent pas le faire. Que ce soit par manque de temps ou pour des raisons géographiques. Alors que d’autres sont impliqués. »

« Il faut donc faire attention à comment on leur présente ce type de solution. On ne peut offrir une seule solution et penser que cela va régler tous les problèmes. » – Nathalie Bier

Même son de cloche de la part de Sabrina Boutin.

« On tend à mettre ce groupe d’âge dans une seule case. Il faut au contraire parler de diversité. »

Possible au Québec ?

Même si l’intérêt pour ce type de service est de plus en plus grand au Québec, les particularités de notre système de santé compliquent les choses

« Un héritage depuis des décennies est notre façon de fonctionner en silo », souligne Sabrina Boutin.

Aux États-Unis et dans les pays scandinaves, le système est plus décloisonné. Cela permet donc à toutes les personnes impliquées auprès d’un patient d’avoir accès aux données pertinentes.

« Même si le gouvernement est sensibilisé à cette problématique, nous ne sommes pas encore au stade de l’interopérabilité », continue-t-elle.

Ainsi, la communication entre différentes parties, un des atouts de care.coach, n’est pour l’instant pas envisageable.

Paradoxalement, c’est également le partage des données et le respect de la vie privée qui peuvent poser problème.

« Qui va avoir accès à ces renseignements ? Est-ce que les parents veulent que leurs enfants sachent tout d’eux en tout temps ? », demande Sabrina Boutin.

Réflexion et inclusion

« Il y a un intérêt pour ce type de solutions, mais pas n’importe lesquelles ni n’importe comment, affirme Nathalie Bier. Il faut aussi s’assurer d’impliquer les personnes âgées dans leur élaboration. »

Et avant d’en arriver là, il y a un vaste chantier à entreprendre, croit Mme Boutin.

« Nous devons voir les différences entre les systèmes de santé et ensuite choisir le type d’accompagnement que l’on doit mettre en place. Il faut penser à la diversité des acteurs qui auront besoin de cette information. Et aussi inventer un système de suivi entre le privé et le public. »

* Care.coach n’a pas voulu divulguer le nombre de ses utilisateurs.

https://www.lapresse.ca/

Des paraplégiques de longue date retrouvent une capacité de mouvement, une percée «sans précédent»


Des avatars, la réalité virtuelle et l’exosquelette a permis de faire une rééducation chez les paraplégiques de plusieurs mois pour avoir des résultats intéressant et devenir un peu plus autonome
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Des paraplégiques de longue date retrouvent une capacité de mouvement, une percée «sans précédent»

 

Des paraplégiques, paralysés depuis des années, ont retrouvé des sensations et le contrôle partiel de leurs jambes, voire pour certains une vie sexuelle, des résultats « sans précédent » obtenus grâce une rééducation cérébrale et physique innovante, ont annoncé jeudi des chercheurs.

« Jusqu’à présent, personne n’avait observé la récupération de ces fonctions chez un patient tant d’années (3 à 13 ans) après un diagnostic de paralysie complète » des membres inférieurs, assure le Dr Miguel Nicolelis, spécialiste des neurosciences de l’université américaine Duke (Caroline du Nord) qui a dirigé cette étude publiée dans la revue Scientific Reports.

Ces avancées « surprenantes » et « sans précédent » ont été obtenues au bout d’un an avec ce qu’on appelle une interface cerveau-machine (système de liaison directe entre le cerveau et un ordinateur), sans aucune implantation de puce, d’électrodes ou de stimulateur dans le corps.

Chacun des huit patients paralysés des deux jambes a dû s’imaginer en train de marcher à l’aide d’un avatar virtuel. Ce qui a permis de faire réapparaître la représentation des membres inférieurs dans son cerveau, ont constaté les chercheurs qui mènent ce projet au Brésil.

La rééducation a probablement réactivé des nerfs de la moelle épinière qui avaient survécu au traumatisme à l’origine de la paraplégie (accident de voiture, chute…).

« Il peut s’agir d’un petit nombre de fibres nerveuses résiduelles, mais suffisantes pour véhiculer des signaux de la zone du cortex moteur du cerveau à la moelle épinière », explique le Dr Nicolelis.

La rééducation a combiné une immersion intensive dans la réalité virtuelle, renforcée par des signaux visuels et tactiles (donnant la sensation de toucher le sol) reçus par le patient et des exercices physiques, notamment sur tapis roulant. Le matériel inclut également des exosquelettes, des structures de soutien du corps pour la marche activées par la pensée.

Un casque d’électrodes sur le crâne du patient permet de capter les signaux associés aux mouvements envoyés par le cerveau, afin de permettre aux logiciels informatiques de les déchiffrer.

Sentir son bébé

Avec cet entraînement, les patients ont pu effectuer des mouvements volontaires.

Au bout d’un an, les sensations et le contrôle musculaire de quatre patients s’étaient suffisamment améliorés pour que les médecins requalifient le niveau de leur paralysie, de paraplégie totale à partielle. Au bout de vingt mois, ce nombre est passé à sept, a précisé le responsable de l’étude.

La plupart des patients ont également bénéficié d’une amélioration du contrôle de leur vessie et du fonctionnement de leur intestin, réduisant ainsi leur dépendance aux laxatifs et aux sondes, et donc le risque d’infections, l’une des principales causes de décès parmi eux.

Les meilleurs résultats ont été enregistrés chez deux femmes, paralysées depuis plus de dix ans et sans aucune sensation dans la partie inférieure de leur corps. (…) l’une d’entre elles bouger volontairement ses jambes, soutenue par une sorte de harnais.

Une de ces patientes peut maintenant s’asseoir et conduire. L’une d’elles a aussi pu, « pour la première fois, sentir son bébé (son 2e enfant) et les contractions » lors de son accouchement, selon le chercheur.

Des patients masculins ont également fait état d’une amélioration de leurs performances sexuelles.

« Certains d’entre eux ont récupéré la possibilité d’avoir des rapports sexuels, des érections », a ajouté le Dr Nicolelis.

Une autre étude est prévue pour déterminer combien de temps il serait souhaitable de poursuivre cette rééducation, même allégée.

Récemment, un tétraplégique américain de 24 ans, Ian Burkhart, était parvenu à utiliser sa main pour saisir un objet ou prendre son café, à l’aide d’un logiciel et d’une puce implantée dans son cerveau pour convertir sa pensée en action. Ce qui impliquait aussi des câbles encombrants, contrairement à cette nouvelle méthode.

Celle-ci pourrait être testée dans l’avenir sur des patients paralysés depuis peu. Elle pourrait par ailleurs bénéficier à d’autres pathologies (AVC, maladies dégénératives), selon les chercheurs, qui prévoient une réduction de son coût pour permettre sa diffusion.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Institut Philippe-Pinel La thérapie par avatar pour soigner la schizophrénie


Une thérapie virtuelle en 3D pour le schizophrène souffrant d’hallucination auditive est à l’essai à Institut Philippe-Pinel. Le virtuel peut-il venir à bout de cette maladie mentale ?
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Institut Philippe-Pinel

La thérapie par avatar pour soigner la schizophrénie

 

(Capture d’écran YouTube)

Grâce à une thérapie innovatrice basée sur la création d’avatars en 3D par le laboratoire de réalité virtuelle de l’Institut Philippe-Pinel, des patients schizophrènes pourraient être délivrés de leurs hallucinations.

Un projet pilote permettra d’évaluer l’efficacité du traitement sur un groupe de 25 patients. Ces derniers devront créer un avatar dont la voix est la même que celle qu’ils entendent durant leurs hallucinations auditives. L’avatar devra incarner à leurs yeux les caractéristiques physiques qu’ils prêtent à leur voix persécutrice. Ils devront ensuite le confronter en immersion dans un monde de réalité virtuelle.

Richard Breton, premier patient à avoir expérimenté la thérapie par avatar, a témoigné:

«Avant je priais pour tenir le diable éloigné. J’arrivais à le chasser, mais il revenait tout le temps. Lorsque je suis dans le laboratoire de réalité virtuelle et que le diable me parle, mon avatar, je n’arrive pas à le faire disparaître, même en priant. Il se tient devant moi, projeté en 3D».

Le patient a expliqué que cette situation lui fait vivre beaucoup d’anxiété.

«Mais en même temps, cela me force à négocier. Je trouve enfin le courage de lui répondre. Mes hallucinations auditives ont disparu à 80 %, je peux enfin vivre en paix», a-t-il raconté.

«La réalité virtuelle est employée depuis quelques années dans le traitement de troubles mentaux, mais ce sera la première fois que la thérapie par avatar sera validée dans un environnement virtuel en 3D», a expliqué le Dr Alexandre Dumais, médecin psychiatre responsable du programme à l’Institut Philippe-Pinel.

http://tvanouvelles.ca/

Dans les filets de la sextorsion


Que ce soit Facebook, Avatar, le sextage, qui lui peut devenir le sextorsion, par des prédateurs qui veulent de l’argent sinon, ils font circuler la vidéo compromettante qu’ils ont réussi à prendre avec une grande manipulation d’un jeune a jouer un jeu sexuel qui probablement n’aurait jamais fait dans des conditions normales … et évidemment l’éternelle cyberintimidation, nos jeunes sont des victimes faciles et il est important d’en parler avec eux et de leur donner des ressources en cas de problèmes
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Dans les filets de la sextorsion

 

La «multiplication des cas de sextorsion» impliquant des...

La «multiplication des cas de sextorsion» impliquant des ados inquiète le Centre canadien de protection de l’enfance qui enregistre une hausse importante des dénonciations.

Baptiste Ricard-Châtelain
Le Soleil

(Québec) Le Centre canadien de protection de l’enfance sonne l’alarme. Les jeunes d’ici sont la cible d’organisations criminelles étrangères, probablement africaines, qui tentent de les extorquer, de les «sextorquer». Et ce n’est qu’un des périls qui guettent les enfants et les ados, bien candides en pianotant sur leurs claviers, sur leurs cellulaires dernier cri…

La «multiplication des cas de sextorsion» impliquant des ados inquiète le Centre canadien de protection de l’enfance qui enregistre une hausse importante des dénonciations.

«Dans le dernier mois seulement, on a reçu quelques dizaines de signalements concernant des jeunes qui se sont fait prendre à ce piège-là», avance le porte-parole francophone, René Morin. «C’est quelque chose qui nous préoccupe depuis quelques semaines, la multiplication des cas de sextorsion pour les jeunes. […] Ces gens opèrent de l’étranger pour s’en prendre aux adolescents de chez nous.»

Des garçons et des filles dans le pétrin, déboussolés, se font menacer. La scène ressemble à ceci :

«Si tu ne nous envoies pas de l’argent, on transfère ta vidéo, celle où on te voit nu, celle où tu te livres à des gestes sexuels. Tes amis, ta famille, peut-être même tes profs et ton patron vont la recevoir.»

Généralement, on leur réclame entre 200 $ et 900 $.

Le site Cyberaide.ca recueille les signalements des internautes dégoûtés par de présumés cas d’exploitation sexuelle d’enfants. Mis en ligne par le Centre canadien de protection de l’enfance, il reçoit quelque 2200 plaintes par mois.

«C’est énorme!» balance M. Morin.

Dans le lot, on avait l’habitude de dénombrer un ou deux cas de cyberextorsion par semaine. L’objectif du criminel était souvent d’obtenir, sous la menace, des images plus osées de la victime, pour sa collection privée.

De plus en plus nombreux

Depuis quelques semaines, on observe toutefois un changement: les dossiers sont de plus en plus nombreux et les malfaiteurs veulent de l’argent. Un indice qu’un réseau criminel installé en Afrique ou en Asie mène peut-être la charge, analyse René Morin.

L’arnaque serait fréquente dans l’univers adulte. «C’est un phénomène qui n’est pas nouveau. Des tas d’adultes se font prendre.»

Le Centre canadien de protection de l’enfance observe toutefois avec crainte le virage jeunesse des «brouteurs» – c’est le nom affublé aux arnaqueurs en France et en Afrique de l’Ouest.

Le scénario. Un ado se fait aborder par un autre «jeune» sur les réseaux sociaux. Une relation se développe. Le malfaiteur, sous sa fausse identité, propose alors rapidement de poursuivre les échanges sur un service d’appel vidéo, comme Skype ou FaceTime.

«Ils sont conduits à s’exhiber sans savoir que ce qu’ils font à la caméra est en train d’être enregistré.»

Quelques jours plus tard, un individu contacte l’ado attiré dans ses filets. La victime apprend que ses actes sexuels ont été immortalisés. Il est piégé, se sent impuissant, ne veut surtout pas en parler à ses parents.

Sensibilisation

«Les parents doivent rappeler sans cesse aux ados qu’il est risqué de se livrer à des actes sexuels sur Internet et que les images peuvent être utilisées contre eux», prévient le Centre canadien de protection de l’enfance, dans une communication écrite.

«La vidéo en direct, combinée à la curiosité sexuelle des jeunes, rend les jeunes particulièrement vulnérables à la sextorsion et à la coercition. Les parents doivent savoir que cela peut arriver à n’importe quel ado.»

Que faire s’il est trop tard?

«Ne pas verser l’argent qui leur est demandé.»

Il ne faut pas faire confiance au criminel, répond René Morin. Ne pas penser qu’en décaissant, on achètera la paix. Reste à faire face, à porter plainte et à essayer de faire effacer les images. On cesse toute communication avec le criminel en le bloquant sur tous les réseaux. Puis on désactive les comptes ayant servi à communiquer avec l’arnaqueur. On en parle à un adulte et on communique avec les policiers et Cyberaide.ca. Quelques pistes ici : www.aidezmoisvp.ca

On trouve également une fiche pour les parents sur http://www.cyberaide.ca, intitulée Comment aborder l’extorsion sur Internet avec des ados. On se rend sur le site, on clique sur l’onglet «Sécurité Internet». Choisissez la section «Pour les ados». Plusieurs documents y sont offerts.

Intimidation

Armé d’un clavier

«L’intimidation peut avoir des conséquences graves.»

 Des ados se sont suicidés parce que leur estime s’était étiolée à coup de messages haineux sur les médias sociaux.

Devant leur clavier, les jeunes se sentent anonymes, se sentent totalement détachés, observe l’agente Marie-Ève Painchaud, affectée aux communications du Service de police de la Ville de Québec.

«Ils ne réalisent pas la portée.»

Que les insultes soient balancées au visage de la victime ou que les commentaires désobligeants soient publiés en ligne, l’effet dévastateur est le même, fait remarquer Mme Painchaud.

Avant de proférer des menaces ou de déprécier, photo à l’appui, un camarade de classe, mieux vaut prendre une pause : face à face, dans le blanc des yeux, lui dirais-tu?

La parole, les écrits, deviennent une arme. La répétition des insultes mine la victime. La détresse est réelle, note Mme Painchaud.

Pour que ça cesse, elle invite à la dénonciation. Pas seulement les victimes, tous les témoins silencieux aussi.

Selon l’organisme Jeunesse, J’écoute, «la plupart des témoins ne font rien lorsqu’ils voient de l’intimidation».

Pourtant, «60 % du temps, l’intimidation cesse dans les 10 premières secondes lorsque des témoins interviennent», lit-on sur le site Web.

La cyberintimidation est particulièrement insidieuse, ajoute la Gendarmerie royale du Canada.

«Contrairement à l’intimidation traditionnelle, la cyberintimidation suit sa victime en tout temps, de l’école au centre commercial et jusqu’à la maison, où la victime serait à l’abri de l’intimidation traditionnelle», explique-t-on en ligne, sur une page dédiée à cette problématique. «Les jeunes qui sont victimes d’intimidation sont plus susceptibles de souffrir de maux de tête et de ventre, de dépression et d’anxiété. Les problèmes de santé mentale associés à l’intimidation peuvent troubler la victime pendant de nombreuses années.»

Si tu es victime, ne réponds pas. Conserve les preuves et parle à un adulte. Tu peux contacter Jeunesse, J’écoute au 1 800 668-6868. Il y a aussi des informations pertinentes ici : www.aidezmoisvp.ca. Ensuite, on demande au fournisseur du service téléphonique de bloquer le harceleur et on écrit à Facebook, Twitter et les autres réseaux sociaux pour que ses comptes soient fermés. On avertit également l’école et les policiers.

Sextage (sexting)

 

«C’est en train de prendre des proportions démesurées.»

Le sextage foisonne :

«C’est en train de prendre des proportions démesurées.»

Deux ados se fréquentent, s’amourachent. Mais l’idylle s’effondre, il y a rupture. Et il y a ces photos sexuelles échangées par les amants, stockées. Un matin, un des coeurs brisés envoie les plus osées à ses amis, qui transfèrent aussitôt à tous leurs amis, qui s’empressent de faire suivre…

«Ça se voit couramment dans les écoles du Québec. C’est un problème qui prend de court les familles, les jeunes, les écoles et les corps policiers», explique le porte-parole francophone du Centre canadien de protection de l’enfance, René Morin. «Ça vient avec la popularité des téléphones intelligents.»

«Lorsque des images intimes de vous-même sont en circulation sur Internet, vous perdez le contrôle», enchaîne-t-il.

Du jour au lendemain, des dizaines d’élèves, voire des centaines, se promènent avec vos photos, vos vidéos, dans leur poche.

«Psychologiquement, ça peut être très, très dur.» Certains jeunes craquent, se suicident.

Dans le feu de l’action, les victimes s’effondrent en pensant aux conséquences sociales de la diffusion de leur intimité, ajoute M. Morin. Elles ne pensent pas à l’aspect légal, elles ne pensent pas à contacter Facebook pour faire retirer ces photos de pornographie juvénile. Car c’est souvent de la pornographie juvénile.

L’ancien amoureux qui diffuse pourrait se retrouver dans de beaux draps.

«Les jeunes ne réalisent pas qu’ils deviennent eux-mêmes des producteurs de pornographie juvénile.»

«Il est illégal de produire, posséder ou distribuer de la pornographie juvénile», acquiesce Marie-Ève Painchaud, agente aux communications du Service de police de la Ville de Québec. «À partir de 12 ans, ils peuvent être reconnus coupables.»

Pris dans le tourbillon? Il faut en parler à un adulte, à ses parents. Et pour savoir comment faire cesser la diffusion, comment faire retirer une photo ou une vidéo des sites sociaux populaires, comment déposer une plainte, comment prendre soin de soi durant la tempête: http://www.aidezmoisvp.ca ou Jeunesse, J’écoute 1 800 668-6868.

Avatar

Mon «ami» de jeu en ligne veut me rencontrer

La popularité des jeux vidéo en ligne est grandissante chez les internautes. Et là où on retrouve beaucoup de mineurs, quelques prédateurs chassent.

L’activité semble banale : un jeune met son casque d’écoute, se branche sur la Toile pour y retrouver ses amis de jeu. Mais ces «amis», aux noms fort inventifs, ne reviennent pas tous de l’école. Selon les dernières données disponibles auprès du CEFRIO, un centre de recherche et d’innovation, environ 36 % des internautes adultes sont adeptes de jeux en ligne.

Dans la capitale, treize policiers sillonnent les écoles. Durant leurs rencontres avec les jeunes, un message:

«Ne pas donner de renseignements personnels, ne pas rencontrer les autres joueurs», explique Marie-Ève Painchaud, agente aux communications du Service de police de la Ville de Québec. On ne sait pas qui se cache derrière l’avatar, le pseudonyme.

Du haut de leur adolescence, les jeunes ne saisissent pas tout le danger potentiel. Les policiers doivent leur rappeler qu’il est aisé de modifier son identité, de se bâtir un profil imaginaire.

«On peut faire face à des gens mal intentionnés.»

Les conseils de l’agente Painchaud: ne pas utiliser de pseudonyme qui donne son âge afin d’éviter de devenir une cible, ne pas donner d’informations personnelles aux autres joueurs sans en parler à un adulte de la maison. Surtout, toujours avertir ses parents si on planifie une rencontre avec ses «amis» et s’assurer d’y être accompagné. Ne pas y aller seul.

«On ne sait jamais à qui on a affaire», renchérit le porte-parole francophone du Centre canadien de protection de l’enfance, René Morin. Toute personne qui a un attrait sexuel pour des enfants va se tourner vers des endroits où se regroupent les jeunes. On en retrouve chez les bénévoles d’équipes sportives, par exemple. Et maintenant dans le cyberespace, sur les sites de réseautage les plus populaires. «Ce qui se passe sur Internet est un peu le miroir de ce qui se passe dans la vie.»

Facebook

Ma vie, ce livre ouvert

«Les jeunes dévoilent sans souci une quantité phénoménale d’informations à leur sujet au vu et au su de tous. Ça les expose considérablement à des dangers qu’ils ne soupçonnent même pas.»

Quand la popularité se mesure en nombre d’amis sur Facebook, on comprend que plusieurs jeunes les accumulent à un rythme accéléré : ils acceptent «un peu n’importe qui», observe le porte-parole francophone du Centre canadien de protection de l’enfance, René Morin.

Le problème, c’est que les 3000 abonnés voient tout. Ces relations reçoivent les publications du jeune, peuvent en apprendre beaucoup sur ses intérêts, ont accès à ses autres «amis».

Le cyberprédateur reste à l’affût, guette les signes de vulnérabilité. Un jeune criant sa solitude sur les médias sociaux, par exemple.

«Il y a un conditionnement pour gagner sa confiance, sexualiser lentement les échanges, puis banaliser la question du sexe adulte-enfant…»

Le printemps dernier, nous avions d’ailleurs relaté le stratagème élaboré par un conseiller en assurances de Cap-Rouge, père de deux petits, pour séduire sept enfants de 10 à 12 ans sur Facebook. Il avait utilisé trois identités fictives de jeunes pour tisser des liens intimes, avoir une relation sexuelle avec une fille prépubère.

René Morin recommande donc aux jeunes de n’accepter comme amis que les personnes qu’ils connaissent dans la «vraie» vie.

L’agente Marie-Ève Painchaud, du Service de police de la Ville de Québec, rappelle l’importance de modifier ses paramètres de confidentialité dans les réseaux sociaux virtuels. Cela permet de déterminer qui peut voir les informations diffusées. Tout en gardant à l’esprit qu’il s’agit néanmoins de lieux publics : «Il faut rester prudent.»

http://www.lapresse.ca

Sans contact humain Des entretiens d’embauche réalisés par des avatars


 Peut-être les jeunes travailleurs qui débutent aimerons cette façon de passer une entrevue, mais il est dommage que l’on veuille tout remplacer par la technologie, surtout que nous voyons comment les rapports humains sont hypothéquer a notre époque
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Sans contact humain

Des entretiens d’embauche réalisés par des avatars

 

Sans contact humain - Des entretiens d'embauche réalisés par des avatars

©AFP Photo / Hasloo Group Production Studio/shutterstock.com

CLERMONT-FERRAND – Passer un entretien d’embauche mené par des avatars, c’est ce que propose le Centre de réalité virtuelle de Clermont-Ferrand en France, mais cette méthode, bien moins coûteuse, suscite la critique des spécialistes car elle ignore le contact humain, crucial pour une embauche.

Le directeur du Centre de réalité virtuelle, Laurent Baleydier, montre fièrement la méthode: la mise en condition des candidats à l’embauche dans un «cube immersif», une pièce de trois mètres de côté dotée d’écrans géants où apparaissent quatre avatars qui posent les questions.

Ce jour-là, un candidat tente de répondre aux questions des avatars, muni de lunettes 3D. Les avatars sont pilotés par un opérateur à distance qui peut lancer une série de questions de son choix.

Cet entretien virtuel dure environ trente minutes. Il s’adresse pour l’heure à des sociétés voulant former des recruteurs et non pas encore à celles voulant l’utiliser comme moyen de recruter, explique M. Baleydier.

Pour Michel Debout, psychologue spécialisé dans le monde du travail au CHU de Saint-Étienne en France, cette méthode fait l’impasse sur l’aspect crucial de la relation humaine directe.

«Ce qui est déjà problématique aujourd’hui, c’est l’authenticité de la relation humaine. S’il n’y a plus cela, où va-t-on? On est dans l’excès alors que ce qui manque, c’est la qualité humaine», souligne-t-il.

Pour Julien Guegan, ingénieur en sciences cognitives au CNRS à Clermont-Ferrand, «il n’est pas judicieux de traiter une chose aussi sérieuse qu’un entretien d’embauche avec des avatars. Il vaut mieux un contact humain direct», indique-t-il.

Au total, 25 candidats sont pour le moment passés et «24 nous ont dit qu’ils avaient vraiment eu l’impression d’un entretien d’embauche», explique M. Baleydier.

Ce système, commandé par Athalia, une petite société de conseil en ressources humaines basée à Clermont-Ferrand, va être commercialisé. Mais ce n’est encore qu’un prototype.

Il n’y a en France qu’une poignée de telles entreprises spécialisées. Celle de Clermont-Ferrand n’a que deux ans d’existence.

Elle a d’autres thèmes de recherche, dont celui de développer des simulations d’entretiens commerciaux et de prise de parole en public. Pour ce sujet, les chercheurs remplaceront les quatre avatars par une foule de 300 personnes virtuelles sur les cinq écrans.

Le centre de recherches est animé par six personnes et financé par la communauté urbaine de Clermont-Ferrand, la Région Auvergne et l’Union européenne.

http://fr.canoe.ca/

Avatars et réalités virtuelles pour aider les enfants malades


On est souvent entourer de trop de technologie autant les adultes que les enfants, mais prendre cette technologie pour mieux soigné les enfants devient un atout précieux
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Avatars et réalités virtuelles pour aider les enfants malades

 

Photo: Archives La Presse

Michel VIATTEAU, Agence France-Presse (Montréal)

De nouvelles technologies vidéo «immersive» mises au point à Montréal associent médecine, psychiatrie et arts numériques pour offrir aux enfants malades de l’hôpital Sainte-Justine des thérapies pouvant accélérer leur convalescence ou réduire leur angoisse.

Ces thérapeutiques sont développées par une équipe de spécialistes de l’hôpital Sainte-Justine de Montréal, un centre de recherche mondialement connu, et à la Satosphère, le siège de la Société des arts technologiques.

Il peut s’agir d’offrir une simple stimulation sensorielle: un grand brûlé peut se sentir mieux dans un bloc de glace virtuel.

Ou de rassurer un petit malade anxieux en projetant en 3D sur les murs de l’hôpital l’environnement rassurant de sa chambre à la maison.

À côté d’un dôme d’acier de 18 mètres de diamètre, le «premier théâtre immersif du monde» permettant des projections à 360 degrés autour du spectateur, les médecins de Sainte-Justine ont installé une chambre d’hôpital.

C’est un «living lab», un dispositif de recherche en vogue qui exploite des technologies existantes en fonction de besoins exprimés par les usagers, explique Patrick Dubé, coordonnateur de cette entreprise commune.

«On est capables, à travers de multiples projecteurs, de créer des environnements immersifs qui intègrent non seulement les murs, mais le mobilier qu’il y a dans la pièce», poursuit-il.

Un des outils-jouets proposés aux enfants de 6 à 18 ans est une simple caméra vidéo couplée à un ordinateur et à deux écrans, l’un pour l’image en temps réel, l’autre pour visionner les enregistrements. Elle permet aux enfants de se familiariser avec des instruments médicaux, comme la seringue.

Dans les mains d’une petite fille, enfant d’un chercheur impliqué dans le projet, la seringue se transforme en fusée et joue dans un clip vidéo tourné sans aucune aide d’adultes.

Autre application thérapeutique à laquelle les chercheurs prédisent une belle carrière: les avatars, des personnages de dessins animés qui communiquent avec les enfants depuis un écran, manipulés par un thérapeute placé dans une autre pièce.

Certains enfants, traumatisés par leur maladie ou un accident, très anxieux, ont du mal à communiquer avec une personne réelle.

Mais un avatar, avec ses gestes de pantin et sa voix haut perchée, est pour eux un intermédiaire acceptable qui leur permet de réapprendre les relations sociales.

C’est une façon d’utiliser ces technologies dont les enfants sont souvent familiers pour «les aider à socialiser, dans le but de les aider à surmonter leurs peurs, à découvrir des choses d’eux-mêmes. Il y a énormément de potentiel pour notre discipline, mais on est encore au stade de l’exploration», explique le Dr Patricia Garel, patronne du département de psychiatrie à Sainte-Justine.

L’invasion massive dans notre vie d’instruments de communication ou de jeu munis d’écrans peut avoir un impact très nuisible sur la socialisation des enfants les plus fragiles qui s’enferment en eux-mêmes, souligne-t-elle. Mais les mêmes outils, bien utilisés, peuvent au contraire favoriser leur insertion dans la société.

http://technaute.cyberpresse.ca