L’huile d’olive extra-vierge protège vraiment le cerveau


Personnellement, je n’utilise que l’huile d’olive extra-vierge, en espérant qu’elle ne soit pas frelaté avec le rapport qui avait été émit au public québécois dernièrement de certaines compagnies qui vendent cette huile. Même si l’huile d’olive a fait ses preuves, il ne faut pas oublier qu’une alimentation équilibrée et une bonne hygiène de vie sont tout aussi importantes pour la santé
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L’huile d’olive extra-vierge protège vraiment le cerveau

 

 

Photo : iStock

Le régime méditerranéen et surtout l’huile d’olive extra-vierge préservent la mémoire et protègent le cerveau contre la démence et la maladie d’Alzheimer, confirme une étude américaine, qui fait également la lumière sur le rôle protecteur d’un mécanisme cellulaire.

Explications.

Un texte d’Alain Labelle


Le Pr Domenico Pratico et ses collègues de l’école de médecine de l’Université Temple à Philadelphie expliquent que leurs travaux ont permis de confirmer que la consommation régulière d’huile d’olive extra-vierge protège la mémoire et les capacités d’apprentissage en réduisant la formation de plaques bêta-amyloïdes et d’enchevêtrements neurofibrillaires dans le cerveau.

Mieux encore, les chercheurs ont montré que l’huile d’olive permet de favoriser un allié important dans le combat du déclin cognitif.

Nous avons découvert que l’huile d’olive réduit l’inflammation, mais, plus important encore, qu’elle active un processus appelé l’autophagie. Dr Domenico Pratico

En gros, l’autophagie est un mécanisme par lequel les cellules se décomposent et éliminent les débris intracellulaires et les toxines, dont les deux marqueurs associés à la démence.

Les cellules du cerveau de souris alimentées avec de la nourriture enrichie en huile d’olive extra-vierge avaient des niveaux plus élevés d’autophagie et des niveaux réduits de plaques amyloïdes et de protéines tau. Dr Domenico Pratico

Ces protéines sont responsables de la formation d’enchevêtrements neurofibrillaires, soupçonnés de contribuer au dysfonctionnement des cellules nerveuses dans le cerveau, et donc d’être responsable des symptômes de perte de la mémoire de l’Alzheimer.

Ce n’est pas la première étude à montrer les effets bénéfiques sur la santé de l’huile d’olive extra-vierge.

La consommation d’huile d’olive extra-vierge est plus bénéfique que celle des fruits et légumes uniquement, et comme c’est une graisse végétale mono-insaturée, elle est plus saine que les graisses animales saturées. Dr Domenico Pratico

Selon le Dr Pratico, grâce à l’activation de l’autophagie, la mémoire et l’intégrité synaptique sont préservées et les effets pathologiques chez les animaux autrement destinés à développer la maladie d’Alzheimer ont été considérablement réduits.

« C’est une découverte très importante, car nous soupçonnons qu’une réduction de l’autophagie marque le début de la maladie d’Alzheimer », conclut le Dr Pratico.

Les auteurs de ces travaux publiés dans les Annals of Clinical and Translational Neurology veulent maintenant savoir si l’ajout dans la diète de souris qui ont déjà développé des plaques et des enchevêtrements peut arrêter ou même diminuer les symptômes de la démence.

D’autres travaux ont aussi montré les bienfaits de l’huile d’olive contre le cancer, les maladies cardio-vasculaires, et le diabète.

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Le ménage du printemps cérébral


Au printemps, on a envie d’aérer, de tout nettoyer pour faire place à la belle saison, mais, il n’y a pas juste la maison, il y a aussi le cerveau qui semble faire un grand ménage printanier dans le cerveau en remplaçant des cellules endommagées
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Le ménage du printemps cérébral

 

Le ménage du printemps cérébral

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Des chercheurs parviennent à expliquer un phénomène méconnu, celui du ménage du printemps… cérébral!

C’est du moins ce que révèle une étude publiée dans la revue spécialisée Nature Neuroscience, qui dévoile un phénomène fascinant se déroulant au niveau cérébral à l’arrivée du printemps.

Ainsi, notre cerveau «effacerait» des cellules endommagées et préparerait les cellules souches capables de les remplacer à entrer en action. Le procédé est maintenant connu sous le terme d’autophagie.

C’est ce qu’ont constaté les chercheurs de l’Université du Michigan, aux États-Unis, qui sont à la tête de cette étude étonnante. Ils ont même trouvé que le phénomène de ménage printanier cérébral observé serait dû à la protéine FIP200, qui permet de procéder à cette véritable mise à jour centrale.

Par ailleurs, on note que ce processus semble ralentir avec l’âge, ce qui expliquerait en partie pourquoi les gens plus âgés sont enclins à développer des problèmes cognitifs ou de démence.

«Grâce à l’autophagie, les cellules souches neurales peuvent réguler les niveaux des espèces réactives de l’oxygène ou radicaux libres qui peuvent s’accumuler dans certaines régions du cerveau et dont des niveaux anormalement élevés peuvent déclencher leur différentiation», résume le professeur Jun-Lin Guan, de l’Université du Michigan.

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