Vivre en pensant être infecté d’insectes, un mal d’origine inconnue


Une maladie qui n’est pas reconnue par le corps médical et pourtant elle a fait des ravages. Juste aux États-Unis, il y a plusieurs milliers de personnes qui souffrent de la maladie de Mogellons. Cette maladie a plusieurs symptômes dont certains sont invisibles pour les autres et a pour conséquence d’une automutilation.
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Vivre en pensant être infecté d’insectes, un mal d’origine inconnue

 

Mais pourquoi ça gratte? | It's Okay To Be Smart via Youtube License by

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Repéré par Aurélie Rodrigues

Ces personnes souffrent de Morgellons, une maladie (encore) non reconnue par le corps médical.

 

Lésions cutanées, fatigue, problème de concentration, violentes démangeaisons et une impression que des insectes grouillent sous la peau… Ces symptômes sont associés à la maladie des Morgellons, non reconnue par le corps médical. Cette pathologie divise les médecins, qui n’arrivent pas à s’accorder sur son origine: phénomène psychologique ou maladie de peau?

Des chercheurs à la Mayo Clinic (fédération hospitalo-universitaire) estiment que plusieurs dizaines de milliers d’Américains et Américaines pourraient en souffrir.

«C’est comme si leur peau était infectée par des aliens. Certaines maladies mentales comme la schizophrénie et la démence ou encore la consommation d’amphétamines peuvent la déclencher», avance Mark Davis, auteur d’une étude publiée en avril 2018 dans le Journal of the American Medical Association (JAMA).

Cas extrêmes, solutions extrêmes

En 2004, une étude réalisée par l’académie de médecine ANNALS à Singapour décrivait la détresse ressentie par les malades: certains en venant à s’automutiler pour extraire «les parasites», en se rongeant les ongles jusqu’au sang ou en utilisant une lame de rasoir. Newsweek explique que le diagnostic posé sur le mal qui les hante ne libère pas toujours les malades, et ce, même quand leurs résultats des analyses sont normaux.

La majorité des cas recensés par la division de dermatologie du National University Hospital à Singapour était des femmes de plus de cinquante ans. Certains médecins ont traité ces malades avec des neuroleptiques, estimant pour leur part qu’il s’agissait d’un «délire parasitaire» aussi appelé syndrome d’Ekbom.

«Une femme s’est aspergée les cheveux de kérosène et s’est ouvert la tête en espérant se débarrasser des insectes. Elle avait l’habitude de porter un bonnet de douche car elle craignait que les petites bêtes pénètrent son crâne. Un autre patient avait arraché ses ongles et ses acrochordons pour les montrer aux médecins et prouver la présence d’insectes», expliquent les auteurs de l’étude.

Théories du complot

Il suffit d’effectuer une simple recherche Google pour découvrir plusieurs théories conspirationnistes autour de la maladie des Morgellons. Parmi elle, celle des chemtrails, très populaire: les trainées blanches formées par la condensation d’eau produite par les moteurs d’avion seraient en fait des produits chimiques déversés à haute altitute. Pour les complotistes, ces épandages seraient à l’origine de la maladie.

En 2012, une étude publiée par le Centre pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) a été établi qu’il n’y avait pas cause infectieuse ni environnementale. À l’époque, le San Francisco Chronicle rapportait le témoignage de Cindy Casey, quarante-neuf ans:

«Nous voulons être reconnus. Ce mal n’est pas une illusion».

Pour les dermatologues de la Mayo Clinic, de nouvelles études sont nécessaires: «Il est crucial de trouver l’origine de cette maladie».

Car s’il est (pour l’instant) impossible de déterminer la source de ce mal, la souffrance reste belle et bien réelle.

http://www.slate.fr/

Le Saviez-Vous ► Les animaux se suicident-ils


On ne sait pas que vraiment si les animaux peuvent vraiment se suicider, quoiqu’il y a des histoires d’animaux qui semblent pourtant faire ce pas ultime. Il y a probablement d’autres facteurs qui rentre en ligne de compte. On sait par contre que le parasite toxoplasma gondii a pour effet d’enlever toute peur du chat chez les rongeurs. On ne peut pas vraiment qualifier cela de suicide étant donné que c’est une infection
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Les animaux se suicident-ils ?

 

Crédits : iStock

Que ce soit des baleines qui s’échouent volontairement, des chiens qui se noient, ou encore des vaches qui se jettent du haut des falaises, tout le monde a entendu parler de ces étranges cas d’animaux suicidaires Mais peut-on réellement parler de suicide ? Les animaux ont-ils vraiment conscience de leur existence ?

Éléments de réponse.

Les animaux et la conscience

Pour pouvoir être en mesure de prendre la décision de mettre un terme à sa vie, il faut avoir conscience de sa propre existence. On sait que des animaux comme les dauphins, les éléphants ou encore les singes, sont capables de reconnaître leur reflet dans un miroir. Mais leurs capacités cognitives sont-elles développées au point de les faire se projeter dans le futur et leur faire comprendre qu’ils peuvent se donner la mort ?

La plupart du temps, leurs comportements sont tout simplement mal interprétés. Lorsque les animaux s’ennuient, éprouvent une forte anxiété ou dépriment, ils peuvent s’automutiler. Par exemple, certains vont s’arracher les poils tandis que d’autres vont carrément se mordre. Cela ne peut en aucun cas être considéré comme une forme de suicide.

Crédits : Burst/Pexels

Des témoignages troublants

De nombreuses histoires sont venues alimenter ce débat qui divise la communauté des chercheurs sur la capacité ou non des animaux à se suicider. Dès 1845, la presse rapporte qu’un chien aurait volontairement essayé de se noyer.

Puis, au fil du temps, d’autres faits sont apparus : des chiens qui se laissent mourir de faim après la mort de leur maître, des cerfs qui se jettent d’une falaise pour échapper aux chasseurs, des canards qui se noient volontairement après la disparition de leur moitié, des baleines qui s’échouent par centaines, des hamsters qui sautent des balcons, des rats-taupes nus malades qui quittent leur colonie pour aller mourir ailleurs afin d’éviter une contagion massive…

Crédits : iStock

Que peut-on en conclure ?

Les scientifiques n’ont pas encore réussi à trancher sur le sujet. Mais il semble peu probable que les animaux puissent être en mesure de se donner la mort uniquement parce qu’ils sont tristes. D’autres facteurs devraient entrer en compte dans ce choix, comme le bien de la communauté par exemple ou une infection poussant au suicide. En effet, il existe un parasite, le toxoplasma gondii, qui s’introduit dans le cerveau des rongeurs, ce qui a pour conséquence de les pousser vers les chats, leurs prédateurs de toujours, comme de véritables aimants. Peut-on ici parler de suicide ? Rien n’est moins sûr.

De nombreuses hypothèses peuvent être formulées, mais ce qui est certain, c’est que nous avons encore beaucoup à apprendre des animaux.

Article initialement publié sur Animalaxy

http://lesavaistu.fr/

Comment savoir si mon chat est stressé ? Les signes du stress qui doivent vous alerter


Les chats peuvent aussi souffrir du mal-être, il y a des signes avant-coureur qui indique que ce félin vit un grand stress
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Comment savoir si mon chat est stressé ? Les signes du stress qui doivent vous alerter

 

chat

Le stress chez le chat peut avoir de graves conséquences sur sa santé. Un chat stressé risque en effet de se rendre malade, de se faire souffrir lui-même. C’est pourquoi il est important de savoir en reconnaître les signes, afin d’agir rapidement sur les causes de ce mal-être comme sur ses manifestations.

Un déménagement, l’arrivée d’une nouvelle personne dans la famille ou le départ d’un être cher, l’adoption d’un autre chat ou d’un chien, un simple meuble déplacé ou une nouvelle odeur peuvent grandement perturber le chat, très attaché à son territoire et ses habitudes. Mais comment reconnaître un chat stressé ? Quels sont les principaux signes du stress chez le chat ?

Le chat stressé devient malpropre

Un chat propre qui se met soudainement à uriner et déféquer n’importe où dans la maison est dans la plupart des cas un chat qui souffre, physiquement ou mentalement. Il peut chercher à marquer son territoire suite à un déménagement ou à l’arrivée d’un bébé, d’un chien, d’un autre chat…

Le chat stressé devient fuyant ou agressif

Votre chat très câlin et sociable semble tout à coup vous fuir ? Il se cache, reste prostré, évite les contacts humains ? Il est fort possible qu’il soit soumis à un stress intense. Une soudaine et inhabituelle agressivité envers les humains comme les autres animaux peut aussi être le signe d’un stress chez le chat, comme des miaulements répétés et le fait d’être toujours sur le qui-vive.

 

photo chat caché

Un chat stressé peut se mettre soudainement à fuir, se cacher, éviter ses humains… (© Flickr – Matt Chen)

Des habitudes alimentaires bouleversées

Votre matou très gourmand délaisse sa gamelle, ou votre chat se met soudainement à manger bien plus d’habitude ? Perte d’appétit ou voracité inexpliquée : ce changement de comportement alimentaire chez le chat est révélateur.

Le pica, trouble du comportement alimentaire du chat qui se met à manger des produits non comestibles, est lui aussi bien souvent le symptôme d’un profond mal-être.

  • chat croquettes

Si votre chat mange beaucoup moins ou bien plus que d’habitude, il est possible qu’il souffre de stress. (© Flickr – Isabelle Blanchemain)

L’automutilation

Dans certains cas graves, le chat stressé peut se lécher de façon excessive, jusqu’à s’arracher les poils (alopécie) et se faire saigner.

L’alopécie est souvent le signe annonciateur de la dépression chez le chat, très grave car elle peut parfois entraîner la mort de l’animal.

https://wamiz.com

Automutilation: un problème de santé publique en croissance


Au Canada, l’automutilation augmente beaucoup chez les jeunes. Pourquoi ? Peut-être un effet d’entrainement, surtout avec Internet, les jeunes discutent beaucoup de leur mal-être. Chose de certains, ces jeunes ont besoin d’aide et ce n’est pas en les culpabilisant qu’on pourra les venir en aide
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Automutilation: un problème de santé publique en croissance

    L’automutilation commence en moyenne vers l’âge de 13 à 15 ans et est plus souvent remarquée chez les adolescentes et les jeunes adultes. Les comportements d’automutilation sont deux fois plus fréquents chez les personnes de sexe féminin que chez les personnes de sexe masculin.

    L’automutilation commence en moyenne vers l’âge de 13 à 15 ans et est plus souvent remarquée chez les adolescentes et les jeunes adultes. Les comportements d’automutilation sont deux fois plus fréquents chez les personnes de sexe féminin que chez les personnes de sexe masculin. (mg.src.ca)
    Crédit photo : Photo : iStock

L’EXPRESSION D’UN MAL-ÊTRE 

 

LOUISE LEDUCLA PRESSE

« En troisième secondaire, avec une amie, on s’était lancé le défi d’arrêter toutes les deux de s’automutiler le plus longtemps possible. Cette fois-là, j’ai tenu pendant trois mois. »

Emmie Wesline, qui a aujourd’hui 21 ans et qui est romancière, raconte s’être automutilée de 11 à 17 ans.

« Je regardais l’émission Degrassi à la télévision et il y avait un personnage, Eli, qui consultait un psychologue pour tenter d’arrêter de s’automutiler. Moi, je n’ai pas retenu qu’il devait consulter pour son problème. Je n’ai retenu que cette idée de m’automutiler. »

La tendance à l’automutilation, comme le faisait Emmie, a bondi ces dernières années.

En cinq ans, le nombre d’hospitalisations à la suite de blessures auto-infligées – lacérations, brûlures de cigarette, etc. – a bondi de 85 % au Canada, selon l’Institut canadien d’information sur la santé. En chiffres bruts, cela représentait quelque 2500 hospitalisations en 2013-2014.

Et cette compilation n’inclut même pas la province qui se situe au deuxième rang pour la population, le Québec. Le ministère de la Santé confirme ne pas documenter le phénomène.

Mais c’est loin d’être parce qu’il n’existe pas, confirme le Dr Martin Gauthier, psychiatre à l’Hôpital de Montréal pour enfants du CUSM.

« À notre hôpital, la moitié des jeunes qui sont vus en urgence psychiatrique s’automutilent. En consultation externe, c’est le tiers des cas. » — Le Dr Martin Gauthier

Si le problème est très répandu dans les centres jeunesse et dans les prisons, on le retrouve dans tous les milieux sociaux, indiquent les psychiatres interrogés.

Dans les statistiques canadiennes, la proportion est d’environ quatre filles pour un garçon, une proportion semblable à ce qui se voit dans la littérature à ce sujet.

« Les garçons ont davantage tendance à user de violence qu’ils dirigent vers les autres, observe le Dr Martin Gignac, chef de la pédopsychiatrie à l’hôpital Sainte-Justine. Chez les filles, on note une surreprésentation du problème parmi celles qui ont grandi dans des milieux carencés, au support familial effiloché. Elles souffrent souvent d’un vide intérieur, elles ont des relations conflictuelles, elles sont impulsives, du genre “tout ou rien”. »

« Les jeunes racontent s’automutiler pour évacuer une tension, mais derrière cela, il y a une réelle détresse, note pour sa part la Dre Johanne Renaud, pédopsychiatre au Centre Manuvie de l’Institut universitaire en santé mentale Douglas. Si l’automutilation est distincte de la tentative de suicide, elle en demeure un important facteur de risque : 50 % de ceux qui s’automutilent ont un risque suicidaire. »

Emmie raconte que dans son cas, tout est parti d’un changement d’école, quand elle avait 10 ans. Elle s’est alors sentie très seule, en plus d’être victime de taquineries et d’intimidation en raison de ses quelques kilos en trop.

« Très vite, l’automutilation est devenue pour moi une drogue dont je ne pouvais plus me passer. La perspective de m’automutiler, le soir, m’aidait à passer à travers ma journée. Je savais que je trouverais ainsi un soulagement. »

UN SOULAGEMENT BIEN TEMPORAIRE

Se faire mal, un soulagement ? Cela survient parfois parce que l’automutilation peut avoir pour effet biologique de libérer des endorphines (des médecins prescrivent d’ailleurs parfois un médicament qui vient bloquer cette réponse des endorphines).

Le soulagement qu’on peut tirer de l’automutilation est de très courte durée, relève le Dre Renaud.

« Ça libère momentanément une certaine tension, mais ça ne règle aucun problème de fond et le grand danger, c’est que ça devienne comme une drogue. Quand on commence jeune, le risque est grand que ça se chronicise. »

Comme bien d’autres jeunes qui utilisent cet exutoire, Emmie a fait une tentative de suicide, à 17 ans.

« Quand mes parents m’ont annoncé qu’ils allaient divorcer, ça s’est rajouté à tout le reste et j’ai fait une tentative de suicide. »

« J’ai été hospitalisée en psychiatrie, poursuit-elle. On a trouvé des rasoirs sur moi. Quand je suis repartie, à l’hôpital, on m’a demandé si je voulais les reprendre. J’ai répondu que non. Là, j’étais déterminée à m’en sortir et j’ai été vue par une travailleuse psychosociale au CLSC. »

UN EFFET DE MODE ?

Mais pourquoi les jeunes sont-ils si nombreux maintenant à s’automutiler ? Est-ce une mode ?

« Il y a certainement un effet d’entraînement, répond la Dre Renaud. Beaucoup de sites internet en parlent. »

« Il y a quelque chose de l’ordre de la contagion », croit aussi le DrMartin Gauthier, de l’Hôpital de Montréal pour enfants, qui se demande pourquoi ce phénomène émerge si massivement, là, maintenant.

Il avance qu’avec l’internet, les jeunes ont aujourd’hui beaucoup plus tendance à chercher des réponses à l’extérieur d’eux-mêmes plutôt qu’à donner dans l’introspection.

Le Dr Gauthier soumet le phénomène pourrait avoir un certain lien avec cette question du corps qui, soudainement, n’est plus claire et nécessite une réflexion.

« En clinique, on voit aussi de plus en plus de jeunes transgenres. Le questionnement ne touche plus tant l’orientation sexuelle que l’identité sexuelle, dont la réponse n’est plus binaire. En fait, pour eux, être gai, c’est aussi straight qu’être hétérosexuel. »

L’automutilation, est-ce une façon d’attirer l’attention ?

« C’est plutôt un appel à l’aide, une façon de dire sa détresse de façon très inappropriée et dangereuse », corrige la Dre Renaud.

L’important, conclut-elle, c’est de ne pas laisser le problème s’installer, mais de suivre le plus rapidement possible une psychothérapie.

« On peut s’en sortir », insiste-t-elle.

http://plus.lapresse.ca/

Comment savoir si mon chat est stressé ? Les signes du stress chez le chat


Le stress chez le chat peut être très nuisible pour sa santé. Il y a des signes qui devraient donner puce à l’oreille aux maîtres
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Comment savoir si mon chat est stressé ? Les signes du stress chez le chat

 

chat

Par Sophie Le Roux

Crédits photo : Aldras – Flickr

Le stress chez le chat peut avoir de graves conséquences sur sa santé. Un chat stressé risque en effet de se rendre malade, de se faire souffrir lui-même. C’est pourquoi il est important de savoir en reconnaître les signes, afin d’agir rapidement sur les causes de ce mal-être comme sur ses manifestations.

Un déménagement, l’arrivée d’une nouvelle personne dans la famille ou le départ d’un être cher, l’adoption d’un autre chat ou d’un chien, un simple meuble déplacé ou une nouvelle odeur peuvent grandement perturber le chat, très attaché à son territoire et ses habitudes. Mais comment reconnaître un chat stressé ? Quels sont les principaux signes du stress chez le chat ?

Le chat stressé devient malpropre

Un chat propre qui se met soudainement à uriner et déféquer n’importe où dans la maison est dans la plupart des cas un chat qui souffre, physiquement ou mentalement. Il peut chercher à marquer son territoire suite à un déménagement ou à l’arrivée d’un bébé, d’un chien, d’un autre chat…

Le chat stressé devient fuyant ou agressif

Votre chat très câlin et sociable semble tout à coup vous fuir ? Il se cache, reste prostré, évite les contacts humains ? Il est fort possible qu’il soit soumis à un stress intense. Une soudaine et inhabituelle agressivité envers les humains comme les autres animaux peut aussi être le signe d’un stress chez le chat, comme des miaulements répétés et le fait d’être toujours sur le qui-vive.

photo chat caché
Un chat stressé peut se mettre soudainement à fuir, se cacher, éviter ses humains… (© Flickr – Matt Chen)

Des habitudes alimentaires bouleversées

Votre matou très gourmand délaisse sa gamelle, ou votre chat se met soudainement à manger bien plus d’habitude ? Perte d’appétit ou voracité inexpliquée : ce changement de comportement alimentaire chez le chatest révélateur.

Le pica, trouble du comportement alimentaire du chat qui se met à manger des produits non comestibles, est lui aussi bien souvent le symptôme d’un profond mal-être.

chat croquettes
Si votre chat mange beaucoup moins ou bien plus que d’habitude, il est possible qu’il souffre de stress. (© Flickr – Isabelle Blanchemain)

L’automutilation

Dans certains cas graves, le chat stressé peut se lécher de façon excessive, jusqu’à s’arracher les poils (alopécie) et se faire saigner.

L’alopécie est souvent le signe annonciateur de la dépression chez le chat, très grave car elle peut parfois entraîner la mort de l’animal.

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Quand on aime se faire mal


J’avoue ne pas comprendre ces gens qui optent pour les modifications corporelle. La scarification n’est pas sans risque, ces peaux qu’ils coupent, brûlent pour qu’elles laissent des cicatrices. Même si je suis contre de ce genre de mutilation, il faut choisir entre deux maux, je pense donc, qu’il est important de s’assurer que la personne est bien formée sinon, cela ne fait qu’augmenter les risques d’infections qui peuvent être graves
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Entrevue | Scarification

Quand on aime se faire mal

 

Pat Pierce et Adrian Fynch

Photo Martin Alarie, Le Journal de Montréal

La scarification, une forme extrême de modification du corps, gagne en popularité

À l’heure où les tatouages et les perçages sont presque devenus monnaie courante, les adeptes de la modifi­ca­tion corporelle se tournent maintenant vers la scarifi­ca­tion, dont le but est de laisser volontairement des cica­trices visibles sur la peau.

Pendant des heures, et malgré la douleur, ils se font délibérément brûler, couper, étirer et même peler la peau. Même si elle a souffert le martyre lors d’une première expérience, Adrian Fynch, 27 ans, coiffeuse et étudiante en sociologie de l’Université Concordia, se dit désormais une inconditionnelle de la scarification. Même si ce sera irréversible, elle souhaite maintenant se faire scarifier le visage.

Vous êtes tatouée, percée, même scarifiée. Pourquoi avoir décidé de recourir à ce moyen plutôt radical de modifier votre corps ?

Du plus loin que je me souvienne, les cicatrices m’ont toujours fascinée. Chaque marque sur la peau a sa petite histoire.

Enfant, je m’étais brûlé le doigt sur un poêle à bois. Je me souviens d’avoir beaucoup pleuré, mais j’étais fière de ma cicatrice parce qu’elle signifiait pour moi que j’avais réussi à passer à travers. Je fais le même parallèle avec la scarification. J’y ai recours par défi personnel. Elle fait mal, la guérison est plutôt longue, et j’ai envie de tester mes forces.

À 20 ans, vous avez vécu votre première expérience en vous faisant scarifier au bas du dos ?

C’est exact. Les cicatrices laissées par les coupures et les brûlures de la scarification sont très significatives à mes yeux. Elles représentent une vigne qui se déploie, ça évoque pour moi la force dans l’adversité.

Avez-vous beaucoup souffert lors de ces interventions ?

Celle dans le bas du dos m’a fait atrocement mal, surtout qu’il a fallu me brûler la peau pour arriver au résultat escompté. En tout et partout, ça a duré trois heures, et je dois le dire, je n’avais jamais autant souffert de ma vie. Une fois la scarification terminée, j’ai pris un taxi, et rendue chez moi, je me suis évanouie de fatigue tellement la douleur avait été difficile à supporter.

Il y a pourtant des gens qui trouvent l’expérience plutôt euphorisante ?

Certainement. Je n’ai pas du tout souffert pour celle sur le haut de ma cuisse.

J’aime souffrir quand le contexte s’y prête et que c’est volontaire. Je perçois la scarification comme un véritable rite de passage, une façon de prendre possession de son corps, et de se prouver qu’on existe. Il a aussi été prouvé qu’en présence de douleur, le corps sécrète des endorphines qui provoquent une sensation de bien-être, et de relaxation.

Vous n’êtes pas sans savoir que vos propos sont assez inusités ?

On a chacun nos intérêts et notre seuil de tolérance à la douleur. La scarification est pratiquée depuis le début de la civilisation, alors, pour moi, elle n’est pas si extrême que ça. Pour le reste, j’ai toujours été une personne timide. J’ai toujours eu peur de me blesser physiquement ou mentalement, mais avec la scarification, j’ai réalisé que la souffrance peut nous rendre encore plus forts. Elle permet aussi de constater que notre corps fonctionne très bien !

Les gens doivent penser que vous êtes une excentrique ?

Pour la majeure partie des gens, je le suis effectivement. Je l’avoue, je n’ai jamais été quelqu’un qui cadrait avec les autres. Je me suis toujours sentie à part des autres. Par contre, dans mon entourage, il y a des gens qui osent bien plus que moi.

Et qu’en pensent vos proches ?

Ils n’ont jamais été surpris par mes décisions. J’ai toujours été fascinée par les tatouages, le perçage. J’avais 4 ans lorsque j’ai vu des gens tatoués et percés dans la rue pour la première fois, et ça m’avait complètement séduite. Quant à mes parents, ils l’ont su après ma première scarification. Mon père est totalement en désaccord avec ma décision. Pour lui, c’est de l’automutilation. Ma mère est plus cool à ce sujet, mais elle n’apprécie pas la souffrance engendrée par cette procédure.

À quoi ressemble votre passé Adrian ?

Sans entrer dans les détails, je dirais que je n’ai pas eu une vie facile, mais je ne fais pas nécessairement de liens entre mon passé et mes choix personnels. Adolescente, je me suis automutilée en me coupant, mais ça n’est plus le cas maintenant. Les raisons qui me portaient à le faire n’ont aucun lien avec celles qui me poussent à recourir à la scarification aujourd’hui. Adolescente, je ne m’aimais pas, alors je me coupais, mais c’était en même temps une punition. Aujourd’hui, je vois plutôt la scarification comme une célébration.

Vous faites également des performances sur scène ?

En spectacle, je me suis déjà fait coudre les lèvres ensemble. Ça n’a pas laissé de cicatrices, car les points de suture ont été enlevés le jour même. On m’a déjà piqué le corps avec soixantaine d’aiguilles. Enfin, on m’a déjà fait, en direct sur scène, des scarifications sur le ventre et le haut de la cuisse.

Avez-vous l’intention de subir d’autres scarifications ?

J’aimerais plus de tatouages et de perçages. J’aimerais aussi me faire scarifier le visage, car j’ai toujours aimé les marques sur le visage, surtout chez les femmes. Évidemment, je préfère les cicatrices qui ont une signification, mais je n’ai quand même pas l’intention de me battre et de me faire blesser avec un couteau pour avoir une cicatrice…

Pat Pierce et Adrian Fynch

Photo Martin Alarie, Le Journal de Montréal

Il faut calculer 125 $ de l’heure pour recourir aux services de Pat Pierce.

« Le législateur doit s’en mêler » –Pat Pierce, perceur et scarificateur

Depuis 2006, en plus d’être perceur, Pat Pierce (Patrick Pacholik), propriétaire du Studio Mauve Body Art à Montréal, pratique également la scarification.

Même si ce procédé demeure encore exceptionnel, il gagne en popularité selon lui.

 

«Avec internet et les réseaux sociaux, la scarification pourrait faire boule de neige, comme ce fut le cas avec le tatouage et le piercing, qui ont littéralement explosé au cours des 10 dernières années», explique l’artiste.

Le problème est qu’au Québec, aucune législation n’encadre la pratique des salons de tatouages et de piercing en matière de sécurité et de propreté des instruments, ce qui inquiète l’homme de 41 ans.

«Contrairement à Toronto, aucun inspecteur à Montréal ne doit s’assurer que les studios de tatouages et de piercing respectent des normes d’hygiène précises. Pour le reste, n’importe qui peut s’improviser tatoueur, perceur ou scarificateur. C’est après avoir jeté un coup d’œil à des vidéos sur le web que certaines personnes s’improvisent scarificateurs. Elles n’ont reçu aucune formation, elles expérimentent sur les gens sans trop savoir ce qu’elles font», poursuit-il.

Pat Pierce ne mâche pas ses mots. À son avis, ces personnes sont dangereuses, elles font de la vraie mutilation et le législateur doit s’en mêler, car éventuellement, des accidents surviendront.

«Aux États-Unis, des personnes se sont même fait tatouer les globes oculaires. L’une d’entre elles a même perdu la vue à la suite du tatouage. Minimalement, l’hygiène des studios devrait être inspectée», affirme Pat Pierce, qui a appris son métier, entre autres, du légendaire Pierre Black, anciennement propriétaire du Studio Black Sun, rue St-Denis, à Montréal.

Quant à sa propre expérience de scarification, Pat Pierce avoue l’avoir trouvée horrible.

«Comme je voulais devenir scarificateur, je me devais de l’expérimenter. Ça a duré 40 minutes. La douleur était très intense, car on m’a coupé la peau juste en haut du sternum, un endroit très sensible. Même si j’ai trouvé l’expérience éprouvante, j’ai quand même l’intention de la revivre à nouveau. Une fois terminé, j’ai ressenti un sentiment de fierté et d’accomplissement comme rarement j’en avais vécu auparavant», a ajouté l’artiste des modifications corporelles.

Les risques de la scarification

Pour le Dr Daniel Barolet, dermatologue et professeur adjoint à l’Université McGill, les risques de la scarification sont nombreux. Une infection (bactérienne ou virale) peut se manifester puisqu’il y a une blessure générée intentionnellement. Ultimement, une infection non traitée convenablement peut avoir des conséquences majeures.

Cependant, le risque le plus fréquent est la mauvaise cicatrisation. Si le client ne guérit pas bien (selon sa génétique, l’endroit du corps à risque ou à la suite de soins inappropriés de la zone blessée), un phénomène de cicatrice hypertrophique (bombée) ou de chéloïde (cicatrice aberrante) peut survenir. Cela entraînera des douleurs et parfois une réduction de mobilité de la zone atteinte. Aussi, l’aspect cicatriciel de la peau deviendra inesthétique et parfois contraire à l’effet désiré.

Au Royaume-Uni, dans plusieurs États américains et au Manitoba, la scarification est interdite.

Photo Martin Alarie, Le Journal de Montréal

 

http://www.journaldequebec.com

 

Ados: la hausse des blessures auto-infligées inquiète les professionnels de la santé


Que se passe-t-il avec nos ados ? Le mode de vie d’aujourd’hui, aurait-il une incidence sur leur détresse pour s’automutiler? Le manque de temps envers nos enfants est-il une des causes ?
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Ados: la hausse des blessures auto-infligées inquiète les professionnels de la santé

 

Le plus souvent, il s'agit de patients âgés... (Photo Archives La Presse)

Le plus souvent, il s’agit de patients âgés de 12 à 17 ans qui s’infligent des coupures sur différentes parties de leur corps en utilisant toutes sortes d’objets, des lames de rasoir aux extrémités pointues d’un rapporteur d’angles.

PHOTO ARCHIVES LA PRESSE

ALISON AULD, SUE BAILEY
La Presse Canadienne

Les services de santé mentale du pays sont débordés face au nombre grandissant d’adolescents qui se présentent aux urgences avec des blessures auto-infligées et des pensées suicidaires, affirment des pédopsychiatres.

«Nous voyons deux fois plus d’enfants qu’il y a dix ans», souligne le docteur Hazen Gandy, chef de la division de psychiatrie communautaire à l’hôpital pour enfants Eastern Ontario, à Ottawa.

Le plus souvent, il s’agit de patients âgés de 12 à 17 ans qui s’infligent des coupures sur différentes parties de leur corps en utilisant toutes sortes d’objets, des lames de rasoir aux extrémités pointues d’un rapporteur d’angles, explique-t-il.

«Ils peuvent aussi se brûler. Ou encore s’infliger des contusions en se cognant les poings à répétition sur un mur. C’est en quelque sorte une façon de donner au corps toute une série de stimulations différentes qui leur permettent de ne plus se sentir aussi mal à l’intérieur.»

Le spécialiste explique que les blessures auto-infligées sont un symptôme de problèmes plus profonds, comme l’anxiété ou la dépression, causés par des facteurs complexes. Ce qui est clair, dit-il, c’est que la multiplication de ces cas affecte le système de santé à travers le pays.

«L’une de mes plus grandes inquiétudes, c’est qu’alors que ces services sont de plus en plus sollicités, un grand nombre de professionnels de la santé mentale sont eux-mêmes au bord de l’épuisement», affirme le docteur Gandy.

 Il pratique à Ottawa depuis 20 ans et affirme que les délais d’attente pour les soins aux patients externes sont maintenant de huit à dix mois.

«C’est un problème dans tout le pays», souligne-t-il.

Les récentes statistiques de l’hôpital montrent une augmentation sans précédent des visites aux urgences d’enfants en situation de crise de santé mentale. En 2012-13, l’établissement a reçu des demandes d’aide de 2900 enfants et adolescents âgés de moins de 18 ans, une hausse de 64 pour cent par rapport à 2009-10. Il s’agit du plus grand nombre de visites aux services d’urgence en santé mentale pour enfants de tout l’Ontario.

Plusieurs spécialistes soulignent par ailleurs que de nombreux jeunes patients qui ont besoin d’aide pour des blessures auto-infligées ne présentent pas les caractéristiques principales d’un trouble psychiatrique. Les médecins n’ont pas de réponses claires pour expliquer pourquoi ils voient de plus en plus d’enfants qui s’automutilent.

La docteure Kathleen Pajar, chef du département de psychiatrie au centre de santé IWK de Halifax, affirme que le nombre d’enfants s’infligeant des blessures ou ayant des idées suicidaires augmente constamment dans son établissement, et que ses collègues ailleurs au Canada et aux États-Unis constatent la même tendance.

«Beaucoup de ces enfants ne présentent pas vraiment les critères typiques de ces troubles», affirme-t-elle. «Ils semblent plutôt souffrir d’une sorte de crise existentielle, ils se disent: »Je suis vide, je ne sais pas qui je suis, je ne sais pas où je vais, je n’ai aucune base et je ne sais pas comment gérer mes émotions négatives«.»

La docteure Pajar pense que plusieurs facteurs poussent les adolescents à s’automutiler. Les familles sont plus fragmentées, les adolescents de sa région semblent fumer plus de marijuana et plusieurs n’ont pas la capacité de gérer le stress, les conflits ou les pertes, dit-elle.

Le docteur Gandy est d’accord et souligne que les garçons et les filles qui se présentent aux urgences partagent souvent le même trait de personnalité: une faible capacité d’adaptation.

«Ils ne vivent pas beaucoup d’événements négatifs dans leur vie», dit-il au sujet de ces jeunes patients qui viennent de milieux relativement aisés et bénéficient du soutien de leurs parents.

Lorsque quelque chose va mal dans leur vie, que ce soit une rupture amoureuse, un décès ou de mauvaises notes à l’école, plusieurs jeunes sont complètement dévastés.

«Ils passent en quelque sorte d’une situation où ils sont des enfants fonctionnels et plutôt normaux à une situation qu’ils ne peuvent subitement plus surmonter. Ils ne peuvent la gérer. Ils sont déprimés. Ils se présentent aux urgences désespérés», explique le docteur Gandy.

Le docteur Laurence Katz, professeur de psychiatrie à l’université du Manitoba, qui reçoit aussi des patients à l’hôpital pour enfants de Winnipeg, souligne que même si la demande de soins en santé mentale pour adolescents a augmenté au pays, les ressources n’ont pas suivi.

«Il y a clairement une demande accrue et cela crée une crise dans le système», affirme-t-il.

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