«The Truth About Killer Robots» sonne l’alarme sur les dangers de l’automatisation


Êtes-vous inquiet de la robotisation dans plusieurs domaines comme des autos-autonomes, des cuisiniers robotisé et la liste est longue, sans oublier ceux qui font ressembler leurs robots a de vraies personnes ?
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«The Truth About Killer Robots» sonne l’alarme sur les dangers de l’automatisation

 

TIFF.NET

Le documentaire est le premier à être raconté par un robot.

Agence France-Presse

L’automatisation nous tue, prévient le cinéaste Maxim Pozdorovkin dans son nouveau documentaire The Truth About Killer Robots (La vérité sur les robots tueurs), qui sera présenté samedi en première mondiale au Festival du film de Toronto.

Signe de ce que l’avenir réserve peut-être à l’industrie cinématographique, le film est le premier à être raconté par un robot.

Le réalisateur d’origine russe dit surtout s’intéresser « à la façon dont la technologie influence » l’humain, « comment l’automatisation nous transforme. C’est un problème plus profond, fondamental pour qui nous sommes en tant qu’espèce », confie-t-il à l’AFP.

Le film examine les lois encadrant les robots qu’Isaac Asimov avait imaginés dans sa nouvelle intitulée Runaround (Cercle vicieux), parue en 1942 et selon laquelle les machines ne doivent pas nuire aux humains.

Il présente les points de vue d’ingénieurs, de journalistes, de philosophes et d’Asimov lui-même, grâce à des images d’archives.

Dans le film, Maxim Pozdorovkin illustre plusieurs accidents mortels causés ces dernières années par des technologies de plus en plus autonomes, comme dans une usine de Volkswagen en Allemagne ou avec des voitures semi-autonomes Tesla aux Etats-Unis. Il aborde également l’affaire de la police de Dallas, qui a choisi en 2016 d’envoyer pour la première fois un robot transportant une bombe pour tuer un tireur ayant abattu plusieurs policiers.

Ces histoires soulèvent de nombreuses questions, mais pour le cinéaste, il est clair que l’automatisation tue des emplois, tout en rendant nos esprits paresseux et en amoindrissant nos rapports aux autres.

« Nous parlons de changements sociétaux importants », note-t-il. « Et je pense que ça va se poursuivre ».

Un bon nombre de conséquences sont graduelles, comme dans le cas des camionneurs américains, maintenant obligés d’être assistés par des logiciels de navigation, en échange de moins d’argent sur leur paie.

Déshumanisation

« L’automatisation remet peu à peu en question les salaires, les compétences et la dignité des camionneurs et finira pas avoir raison de leur métier », soutient le réalisateur.

Il note que les percées de l’intelligence artificielle et des robots bien au-delà des usines, s’étendent maintenant à des cabinets d’avocats, des pizzerias ou des taxis.

Les avantages économiques sont faciles à comprendre: les robots sont plus rapides et plus productifs. Mais que va-t-il arriver à toutes ces personnes qui perdent leur emploi, interroge-t-il.

Ce qui est plus inquiétant encore, selon John Campbell, un philosophe de l’université de Berkeley en Californie, c’est la « perte de liens authentiques avec une autre personne » qu’entraîne l’utilisation de plus en plus répandue des robots et de l’intelligence artificielle.

Il explique dans le film que des robots conçus pour imiter les émotions humaines –ou pour nous piéger– risquent de rendre les gens moins empathiques en général.

« En se fiant à la technologie, votre esprit devient plus paresseux », commente dans le film un témoin d’une collision en Floride entre un semi-remorque et une voiture semi-autonome Tesla, dont le conducteur est mort alors qu’il regardait un film.

Après l’utilisation d’un robot pour abattre un tireur en 2016 à Dallas, le chef de la police a demandé au conseil municipal davantage de technologie, et non de policiers, pour faire face aux menaces futures, une demande qui a interpellé le réalisateur.

« Nous devenons plus robotisés », dit un tireur d’élite de la police de Dallas dans le film, qui sera diffusé le 26 novembre par la chaîne HBO.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Robotisation, quels emplois seront protégés ou remplacés


La robotique semblerait toucher plus les emplois demandant moins d’étude, pas tous, alors que les emplois épargnés seraient surtout dans le domaine de la santé. On parle de nouveaux emplois qui seront créer grâce à l’intelligence artificielle, sauf qu’il y a quand même des gagnes-pain qui devraient être protéger pour ceux qui sont sans diplômes si ce n’est que pour ne pas être sous le seuil de la pauvreté
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Robotisation, quels emplois seront protégés ou remplacés

 

Robotisation,

Google images

André Boily
 
Une université de l’Indiana s’est penchée sur les types d’emploi qui sont menacés ou épargnés par les avancées de la robotisation ou de l’automatisation. Votre boulot fait-il partie d’un de ceux-là ?

 

Des chercheurs de l’université Ball State en Indiana ont publié une étude sur l’un des sujets de l’heure, la robotisation, et comment les progrès techniques vont influencer le marché de l’emploi.

Publié par le site Entrepreneur, l’étude indique que «la production manufacturière a augmenté de plus de 10 % depuis 2000 (taux ajusté en fonction de l’inflation), alors que l’emploi a, dans la même période, décliné de près de 5,5 millions».

Les chercheurs de l’étude se sont concentrés sur 25 domaines susceptibles d’être touchés par l’automatisation. Si l’étude pointe les états les plus touchés par les progrès technologiques, les types d’emploi sont similaires à ceux que l’on retrouve chez nous.

Voici des emplois qui seront touchés par l’automatisation ou la robotisation :

  • La saisie de données
  • Les occupations et techniciens en sciences mathématiques
  • Les postes en télémarketing
  • Les assureurs
  • Les couturiers
  • Les préparateurs de déclarations fiscales
  • Les opérateurs en procédés photographiques et en machine-outil
  • Les bibliothécaires
  • Les réparateurs de montres

    Et ceux qui seront épargnés par l’automatisation ou la robotisation :

  • Les directeurs en gestion des urgences
  • Les réparateurs, installateurs et superviseurs machinistes
  • Les travailleurs en santé mentale
  • Les audiologistes
  • Les ergothérapeutes
  • Le personnel médical
  • Les prothésistes-orthopédistes
  • Les techniciens et technologues en santé
  • Les audioprothésistes
  • Les ludothérapeutes

    D’un autre côté, une autre étude prévoit que de nombreux et nouveaux emplois seront créés grâce aux développements de l’intelligence artificielle.

    http://fr.canoe.ca/

  • Quelle est la probabilité que votre métier soit remplacé par un robot ?


    Pour ma part la robotisation a de bons côtés, mais de là à remplacer une multitude d’emploi. La question que je me pose, si le chômage et les gens sans revenus n’ont plus de travail alors comment survivre au milieu de ces robots. Est-ce de la science fiction de s’inquiéter quand on entend parler des avancées technologiques de la robotique ?
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    Quelle est la probabilité que votre métier soit remplacé par un robot ?

     

    Les robots aussi font du sport

    Surprise ! Les sportifs ont 28 % de voir leur emploi remplacé par un robot au cours des 20 prochaines années.

    JENS MEYER/AP/SIPA

    Damien Desbordes Journaliste

    Quelles sont les chances (ou les risques) que vous soyez remplacé par un robot d’ici 20 ans ? Un service web de data-visualisation vous permet de le découvrir, selon le métier que vous exercez, et de comprendre ce qui vous rend indispensable.

    La robotisation : un thème minutieusement décortiqué par la science-fiction depuis les années 1920. Aujourd’hui, la menace est réelle, mais elle pèse surtout sur les travailleurs, de plus en plus nombreux à voir leur poste remplacé par une machine autonome. A l’heure où les robots diversifient leurs compétences, une équipe de chercheurs, développeurs et journalistes britanniques, a souhaité informer le grand public avec cette plateforme : Will a robot take your job ?

    Je suis un…

    Il suffit d’entrer son métier dans un mini-moteur de recherche pour découvrir la probabilité qu’il soit automatisé d’ici 20 ans, selon leurs travaux. Le programme s’appuie sur des données récoltées en 2013, au Royaume-Uni, par Michael A. Osborne et Carl Benedikt Frey, de l’université d’Oxford. Pour arriver à ces résultats, les chercheurs ont trié l’ensemble des tâches professionnelles en 9 catégories (négociation, persuasion, soin à la personne, dextérité manuelle…), associant à chacune un niveau d’automatisation attendu.

    La robotique ferait des merveilles dans les tâches à haut niveau de précision, mais aussi quand il s’agit de travailler dans des espaces confinés. 

    Michael Osborne et Carl Frey avancent que « les professions qui requièrent une subtilité de jugement sont de plus en plus sensibles à l’informatisation. La capacité de prise de décisions objective d’un algorithme représente un avantage sur les opérateurs humains ».

    Les tâches non routinières ne seraient en outre pas complètement hors d’atteinte.

    L’étude d’Osborne et Frey annonce que « l’écriture de textes légaux et la conduite de camions seront automatisés d’ici peu, tandis que les plaidoiries d’avocats ne le seront pas ».

     Pour obtenir leurs probabilités, les chercheurs ont associé la probabilité d’automatisation de chaque tâche avec le temps consacré à celle-ci. Et ce, pour chaque profession.

    Résultat : les démarcheurs par téléphone auraient 99 % de chances de ne plus être humains dans 20 ans. De l’autre côté de l’échelle on trouve les managers d’hôtel, avec seulement 0,4 % de chance se voir remplacer par des robots. Helena Blancafort, directrice de la société de rédaction automatique de textes Syllabs, ne veut pas entendre parler de grand remplacement :

    « C’est une légende de dire que les robots vont piquer le travail de tout le monde parce qu’ils ne coûtent rien. En fait, ils ont un coût non négligeable. »

    Comment sauver son poste

    Cette data-visualisation, hébergée par la BBC, ne se contente pas de tirer la sonnette d’alarme. Elle propose des pistes. Ce qu’il faut faire et ne pas faire pour se rendre indispensable. Les activités à cultiver sont donc : la discussion, par nature incertaine, donc très difficile à automatiser. Mais aussi la créativité et l’assistance à autrui (les auteurs parlent d’intelligence sociale). Cela dit, les professions médicales ne sont pas à l’abri pour autant. Trois ans après la publication de ces données, le robot Watson d’IBM a contribué à diagnostiquer une leucémie et indiquer des pistes pour un traitement adapté.

    Le 22 février 2017, Emmanuel Macron a confié son point de vue sur la question au généticien Axel Kahn. « L’automatisation par les robots, cela a un sens et une existence industrielle. Ce que moi je propose, c’est une vraie révolution en accompagnement de notre système de chômage et de formation professionnelle. »

    Avec les récentes avancées en Machine Learning (l’apprentissage des machines), en vision artificielle, statistiques computationnelles et autres sous-champs de l’intelligence artificielle, tous les métiers sont concernés. A part, peut-être, les fabricant de robots. 

    Mais puisque c’est une prédiction, il faut prendre cet outil avec des pincettes. Les données datent de 2013 et elles ont été prélevées au Royaume-Uni. Or, depuis, les connaissances ont beaucoup évolué dans ce domaine instable qu’est la robotique. Des imprévus juridiques pourraient également survenir. L’Europe travaille actuellement à définir le statut légal des robots. Ils pourraient un jour devenir des « personnes électroniques ». Il reste aussi énormément d’incertitudes vis-à-vis des travailleurs. Accepteront-ils de se laisser remplacer ? Il faudrait retenter l’expérience en 2035 pour voir si les chercheurs ont été visionnaires. 

    https://www.sciencesetavenir.fr/

    Emploi: savoir faire ce que la machine ne fait pas


    Avec les robots et l’intelligence artificielle de plus en plus perfectionné que sera l’avenir pour les futurs adultes aptes au travail.? Dans quel domaine, ils pourront se démarquer ? Quels sont les atouts que l’être humain surpassent les robots et l’intelligence artificielle ?
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    Emploi: savoir faire ce que la machine ne fait pas

    Le Huffington Post Québec  |  Par Laurence Houde-Roy

    Alors qu’au moins 5 millions d’emplois seront remplacés par des robots ou par des services d’intelligence artificielle d’ici 3 ans dans le monde, plusieurs travailleurs tenteront de sauver leur emploi et d’échapper à cette transformation du milieu.

    Pour affronter cette situation et éviter de se faire remplacer par la technologie, il ne suffit pas que d’être prêt pour le marché du travail («job ready»), ont fait valoir des experts du milieu universitaire lors d’une conférence au dernier Forum économique mondial, à Davos, il faut carrément être prêt pour le futur («futur ready»).

    Les tâches dans le milieu industriel sont depuis longtemps remplacées par l’automatisation, et plus récemment, même l’analyse de données dans le milieu financier et médical a été remplacée par l’intelligence artificielle. Sans parler que la voiture autonome, qui semblait être une lubie de l’esprit il y a 3 ans, se promène déjà dans certaines villes à travers le monde.

    Pourtant, le secret n’est pas de compétitionner contre la robotique, disent les experts, mais plutôt de perfectionner ce que la machine ne pourra jamais faire : être un humain.

    «Parce que ce qui va compter, c’est cette capacité de voir un peu plus loin que le robot; cette créativité qui est encore très difficile à codifier dans un logiciel, précise Suzanne Fortier, principale et vice-chancelière de l’Université McGill, qui était l’une des conférencières. Alors on sait très bien que la créativité va demeurer un atout de l’être humain par rapport au robot.»

    Mme Fortier nomme également d’autres habiletés humaines comme le leadership, la capacité à prendre des décisions, l’évaluation du risque et la résilience qu’il faut cultiver afin de se démarquer du robot et devenir un complément essentiel.

    «Il y a la compassion, aussi. Un robot peut nous sembler très sympathique, mais pour comprendre l’être humain, avec sa complexité, ce n’est pas encore quelque chose qu’on peut facilement codifier. Et dans le domaine médical, notamment, c’est nécessaire», ajoute-t-elle.

    Même son de cloche du côté d’Erik Brynjolfsson, directeur de l’Initiative on the Digital Economy au Massachusetts Institute of Technology (MIT), qui était également panelliste.

    Selon lui, «suivre des instructions, mémoriser des faits, c’est ce que les machines font. Ce que les humains ont de plus, c’est la créativité, une intelligence émotionnelle, la capacité de penser différemment. Pour vous démarquer, vous devez faire des choses que les machines ne font pas bien», explique l’expert.

    Suzanne Fortier résume son idée par trois lettres qui distingue l’Homme de la machine : RDD (Recherche, Développement et Design).

    «L’homme a d’abord cette forte capacité de rechercher encore plus profonde, plus précise, que la machine. Il peut ensuite développer son idée avec leadership et en analysant le risque. Enfin, le design permet de faire le pas entre la découverte et l’être humain, de développer son idée en l’adaptant aux besoins de l’être humain», précise la vice-chancelière.

    Ainsi, elle estime qu’un étudiant devrait choisir un domaine qui lui plaît réellement, dans lequel il a envie d’apprendre plus quotidiennement.

    «Et dans ce qui l’intéresse, il lui faut regarder les types d’emplois qui font appel aux RDD, afin de rester toujours indispensable et complémentaire à la machine», explique-t-elle.

    Pour cela, une large connaissance du monde qui nous entoure est nécessaire, rappelle-t-elle, en incluant les arts et l’étude d’autres cultures.

    «C’est ce qui fait mousser la créativité, et nous rend «futur ready»», précise Suzanne Fortier.

    http://quebec.huffingtonpost.ca/

    Les robots ne vont peut-être pas détruire de l’emploi mais…


    Avec la robotisation, les travailleurs peuvent-ils se retrouver au chômage ou trouver un travail moins intéressant et moins payant ? Les emplois disponibles seront-ils pour les hyper qualifiés ? Restera-t-il des emplois ? Il aura probablement beaucoup de gens sans travail, comment pourront-ils vivre
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    Les robots ne vont peut-être pas détruire de l’emploi mais…

     

    Le Huffington Post France  |  Par Grégory Rozières

      Les révolutions technologiques à venir peuvent faire fantasmer. Ou faire froid dans le dos. Prenez la voiture sans chauffeur. Plus besoin de conduire, moins d’accident, un trafic moins dense… Bref, le rêve.

      Enfin, sauf si vous êtes chauffeur de taxi. Auquel cas, cette révolution se transforme en un cauchemar appelé chômage technique. Pour autant, encore faudrait-il que les Etats autorisent des véhicules sans aucun conducteur.

      Si cette perspective peut sembler très lointaine, elle pourrait arriver bien plus rapidement pour les routiers. Il suffit d’imaginer des convois de camions se suivant automatiquement, et où seul un conducteur serait présent pour gérer ce flux de véhicules. D’ailleurs, des camions sans conducteur sont déjà en test sur les routes américaines.

      3 millions d’emplois perdus en 10 ans

      Les conducteurs ne sont pas les seuls concernés par une possible mise au ban. L’automatisation, via les robots et les intelligences artificielles (des algorithmes capables de réaliser diverses tâches répétitives et encadrées), pourrait toucher de nombreuses catégories sociales dans les années à venir. Une étude d’un cabinet de conseil citée par le JDD en 2014 évoquait ainsi le chiffre de 3 millions d’emplois supprimés en France d’ici à 2025.

      Un chiffre obtenu en imaginant une automatisation des tâches de 20%, touchant de nombreux secteurs, de l’agriculture au bâtiment en passant par l’hôtellerie (avez-vous entendu parler de cet hôtel japonais géré par des robots?).

      En 2013, des chercheurs de l’université d’Oxford avaient imaginé la probabilité pour chaque profession d’être remplacée par un robot d’ici 20 ans. Si les emplois créatifs et très qualifiés (chirurgien, conseillers sociaux, professeurs, etc) avaient peu de chance d’être touchés, il n’en était pas de même pour des tâches plus facilement automatisables: développeur photo, réparateur de montres, télévendeur, agent de crédit… la liste est longue. Au total, 47% des emplois avaient plus d’une chance sur deux de devenir l’apanage des robots.

      Depuis 200 ans, les machines ont créé des emplois

      Pas besoin pour autant de sortir la fourche et d’hourdir une révolte contre l’avènement des robots (pour le moment). Car la peur du remplacement par les machines ne date pas d’hier. Déjà au début du XIXe siècle, le luddisme avait opposé les tondeurs et tricoteurs travaillant dans le textile à détruire les révolutionnaires métiers à tisser mécaniques, accusés de mettre au chômage les artisans.

      robots ia

      Pourtant, si l’avenir n’est pas écrit, le passé est lui assez clair, et la technologie et ses machines ont créé de l’emploi. C’est en tout cas ce qu’affirme le cabinet Deloitte, cité par le Guardian, dans une étude publiée mi-août. Après avoir analysé 140 ans de données économiques en Angleterre et au Pays de Galles, le constat est clair: la technologie a été « une bonne machine à créer de l’emploi ».

      Selon les auteurs, la perception populaire tient au fait qu’il est plus facile de voir les emplois détruits par la technologie que ceux créés par celle-ci.

      Ainsi, la chute du nombre de travailleurs dans l’agriculture et la manutention « a été plus que compensée par la croissance rapide des services à la personne, de la créativité, de la technologie et des affaires ».

      Notamment dans le secteur du service, avec une augmentation importante du nombre de coiffeurs et de barmans (attention, les robots s’attaquent maintenant à ce secteur!), par exemple.

      Sur les deux dernières décennies, on voit par exemple des croissances de 909% dans le secteur des auxiliaires de puériculture. Autre exemple: en 1871, il y avait 9832 comptables en Angleterre et au Pays de Galles. Ils sont maintenant 215.678.

      Pile ou face

      Mais ces statistiques seront-elles valables dans le futur? Difficile à dire. Erik Brynjolfsson et Andrew McAfee, deux chercheurs du MIT américain, affirmaient dans le livre « The Second Machine Age », en 2014, que nous étions en plein dans une nouvelle révolution industrielle. Après la force manuelle de la vapeur, c’est la force cognitive qui est maintenant remplacée.

      Et comme les capacités de calcul des machines doublent quasiment tous les deux ans et demi, les robots et l’intelligence artificielle devraient devenir de plus en plus efficaces, et ce exponentiellement.

      A l’inverse, un autre chercheur du MIT, a une position « non alarmiste ». David Autor, professeur d’économie, affirme de son côté que si les emplois moyennement qualifiés sont effectivement de plus en plus détruits (comptable, travail de bureau aux tâches répétitives, etc), les emplois qualifiés, demandant de la créativité, sont eux en hausse. De même que les emplois peu qualifiés, qui résistent à l’automatisation.

      De plus, David Autor rappelle qu’il est actuellement très difficile de programmer une machine pour qu’elle imite le travail d’une personne, à moins que celui-ci soit très répétitif.

      Si vous ne savez pas sur quel pied danser, c’est normal, même les spécialistes sont perdus. Une enquête du Pew research center, qui a interrogé 1896 experts sur la question, montre que près d’un chercheur sur deux estime que robots et IA vont à l’avenir remplacer de nombreux travailleurs humains. L’autre moitié pense que la technologie créera plus d’emplois qu’elle n’en détruira…

      Des emplois, mais lesquels?

      Et si la question n’était pas de savoir si nous aurons tous un emploi, mais lequel? En reprenant les études de David Autor, l’écrivain Scott Santens s’interroge, chez nos confrères américains du Huffington Post.

      graphique emploi

      Sur ce graphique, provenant des travaux d’Autor, les lignes correspondent aux quatre dernières décennies. Les points placés en dessous de la ligne horizontale rouge indiquent qu’il y a eu une diminution du nombre d’emplois. Dès qu’une des courbes passe au dessus de cette ligne rouge, il y a eu une création d’emploi. Plus les points sont placés à gauche, plus ce sont des emplois non qualifiés. A l’inverse, plus ils sont à droite, plus ils représentent les emplois qualifiés.

      La conclusion tirée par Santens est qu’à terme, une minorité de travailleurs va trouver des emplois très qualifiés, mais que la majorité, la classe moyenne, va vite se retrouver avec des emplois peu qualifiés et peu rémunérés. Bref, à devoir faire le service dans un fast-food avec un bac+5 en poche.

      Et, note l’auteur, si un travail intéressant peut rendre un ancien chômeur heureux, un travail inintéressant le fera se sentir encore plus mal, selon une étude australienne.

      Peut-être que la question n’est pas de savoir s’il y aura plus ou moins d’emploi dans le futur, mais si celui-ci sera « rentable »… dans tous les sens du terme?


       

    http://quebec.huffingtonpost.ca/

    Serez-vous remplacé par un robot ?


    Depuis que l’automatisation a évolué, beaucoup ont prédit que les robots prendra la place des travailleurs. Il semble bien que cela va devenir une réalité à part quelques professions. Mais, qu’arrivera-t-il au petit travailleur, car ce sont surtout ces emplois qui seront, je pense, les premiers visés. Comment pourront-ils faire vivre leur famille. L’écart du riche et du pauvre se creusera-t-il encore plus ?
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    Serez-vous remplacé par un robot ?

     

    Vendeurs, chauffeurs de taxi, vigiles … tant de professions susceptibles d’être occupées par des robots dans quelques années. Crédits photo : YOSHIKAZU TSUNO/AFP

    L’Université d’Oxford a examiné les probabilités d’automatisation de 700 professions sur les 10 à 20 prochaines années.

    Qu’on les considère comme un progrès ou une menace, les robots sont destinés à être plus visibles dans notre quotidien. Dans une étude de l’Université d’Oxford rapportée par Bloomberg, des chercheurs ont mesuré le risque d’automatisation de 700 métiers.

    Près de la moitié des travailleurs actuels des Etats-Unis seraient visés par ce phénomène. Au sommet de la liste, les «low level jobs»: réceptionniste, vendeur en magasin, vigile ou cuisinier dans un fast-food ont 8 chance sur 10 de voir leur métier à terme être automatisé. Mais c’est aussi le cas des chauffeurs de taxi qui, selon l’étude, auraient encore plus l’occasion (89%) de laisser le volant à un robot.

    L’étude note quelques secteurs à l’abri de cette automatisation: les métiers manuels dits de précision (chirurgien …), le secteur de l’art (chorégraphes, directeurs artistiques…) exception faite des musiciens et des chanteurs, dont les performances peuvent être facilement imitées artificiellement. Sans oublier les métiers à forte dimension relationnelle (infirmiers …).

    Parmi ces secteurs protégés, on compte certaines branches de l’éducation: alors qu’on les dit souvent menacés, les professeurs du cours élémentaire ont seulement 0,4 % de chance d’être remplacés par des robots ou des ordinateurs dans le futur. En revanche, l’étude ne nous dit pas si les professeurs d’université, toujours plus menacés par le partage en ligne des contenus des enseignements, seront concernés par l’automatisation dans les décennies à venir. Le résultat pourrait s’avérer inquiétant.

    C’est une avancée de la recherche dans l’intelligence artificielle qui a permis aux chercheurs de mesurer si précisément l’automatisation potentielle de ces activités. Au cœur de cette avancée, la notion de prise de décision: les dénommées «machine-learning» auront la capacité d’apprendre à prendre des décisions sur la base des schémas des décisions prises par les humains.

    Pour finir, une information qui pourra en rassurer certains: le clergé n’a pas à craindre d’être remplacé par des robots. Les prêtres seront à priori toujours les seuls à baptiser, marier, et rendre les offices religieux en 2035.

    http://www.lefigaro.fr/