Pourquoi les parents d’enfants autistes doivent le plus tôt possible leur apprendre à nager


Pour diminuer les risques de morts accidentels de toutes sortes, parmi ces risques, il est suggéré que les enfants autismes puissent suivre des cours de natation.
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Pourquoi les parents d’enfants autistes doivent le plus tôt possible leur apprendre à nager

 

La mortalité parmi les personnes autistes a augmenté de 700% aux États-Unis au cours des seize dernières années, selon une étude de la faculté de santé publique de l’Université Columbia publiée mardi dans l’American Journal of Public Health.

Les autistes meurent trois fois plus de blessures accidentelles ou volontaires que le reste de la population, selon cette étude basée sur une analyse des certificats de décès de 32 millions de personnes dans le registre national entre 1999 et 2014.

Les chercheurs ont identifié 1367 personnes (1043 hommes et 324 femmes) qui avaient été diagnostiquées du trouble du spectre autistique.

L’âge moyen au moment du décès était de 36 ans, soit bien plus jeune que le reste de la population générale, précisent les auteurs.

Parmi les personnes souffrant d’autisme, 28% sont décédées de blessure, le plus souvent par suffocation ou noyade.

« Alors que des études précédentes montraient déjà un taux de mortalité nettement plus élevé parmi l’ensemble des personnes autistes, cette étude met en évidence le taux élevé des morts accidentelles qui avaient été sous-estimées dans ce groupe de la population », relève le Dr Guohua Li, professeur d’épidémiologie à l’Université Columbia, principal auteur de ces travaux.

« Malgré cette nette augmentation du nombre annuel de décès parmi les autistes mise en évidence dans ce dernier rapport, la mortalité chez ces personnes pourrait encore être très fortement ignorée dans les statistiques, surtout quand elle résulte d’homicide, de suicide ou d’agression », estime-t-il.

http://quebec.huffingtonpost.ca

Trisomique, John a crée son entreprise de vente de chaussettes


 

Dire qu’il n’y a pas si longtemps, les trisomiques étaient considérer par plusieurs comme inutile. Il a fallu que les parents relèvent les manches et croient en leur enfant atteint de trisomie. L’autre jour, j’avais un billet sur une jeune fille atteint de trisomie qui a lancé sa propre affaire de boulangerie  avec sa mère, et voilà un jeune homme qui est chef de sa propre entreprise de chaussettes fantaisiste, grâce à son père … C’est un grand pas pour eux. Ils sont capables de participer à l’économie et ils ont tant à donner
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Trisomique, John a crée son entreprise de vente de chaussettes

Crédit photo : John’s Crazy Socks

Atteint de trisomie 21, ce jeune homme est connu pour son amour des chaussettes colorées, rigolotes ou fantaisistes qu’il prend soin d’accorder chaque jour à son humeur matinale. Aidé de son père, il a fait de cette passion une petite entreprise : Les chaussettes folles de John, un magasin de chaussettes en ligne. Et ce qu’il propose, c’est de trouver chaussette à votre pied !

John Lee Cronin a toujours voulu faire affaire avec son père. Et s’il ne savait pas précisément dans quel domaine, une simple discussion autour de sa passion pour les chaussettes sera finalement une révélation.

Pour faire de son rêve d’entreprise une réalité, John, 21 ans, s’est associé à son père. Pendant que Mark Cronin l’aide à construire le site Internet, John travaille sur le design des produits. Et, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il a une imagination débordante !

Les 500 modèles de chaussettes que propose le duo père-fils ont tous des motifs originaux, reflets d’une multitude de personnalités différentes. Des partitions de musique aux cochons volants en passant par les spéciales mariage… tous les goûts sont dans les chaussettes de John !

Crédit photo : John’s Crazy Socks

Jeune chef d’entreprise engagé, John verse un pourcentage de ses ventes à des causes nobles comme le cancer du sein, la trisomie 21 ou l’autisme. Avec lui, chaque cause qui le touche a sa paire.

Crédit photo : John’s Crazy Socks

Il verse aussi 5% de son chiffre d’affaire aux Jeux Olympiques spéciaux.

En effet, John est un athlète olympique spécial. Il n’y a qu’à voir la liste de sports dans lesquels John a concouru : raquette, basket-ball, soccer, hockey, bowling… Des expériences qui lui ont permis de devenir l’homme qu’il est aujourd’hui.

Crédit photo : John’s Crazy Socks

Toutes les commandes passées sont chouchoutées. John assure la livraison des commandes locales et prépare les petits paquets en prenant soin de glisser une note manuscrite à l’attention de ses clients. Et il n’est pas rare de trouver quelques sucreries à l’intérieur…

Crédit photo : John’s Crazy Socks

Crédit photo : John’s Crazy Socks

Comme tout chef d’entreprise, John a des responsabilités et travaille dur chaque jour. Il participe à des événements commerciaux, assure des rendez-vous avec des fournisseurs et crée même des vidéos de promotion sur le compte Facebook de son entreprise.

Les chaussettes de John rencontrent un vrai succès. La preuve : de 50 commandes par jour en février, l’entreprise a depuis passé la barre des 1 000 commandes par jour !

Envie de vous faire plaisir et de faire plaisir ? Pour acheter les chaussettes hautes en couleurs de John, ça se passe ici !

http://positivr.fr

Mamans, pourquoi portez-vous votre enfant du côté gauche ?


Un geste anodin qui ne l’est peut-être pas. Les mamans et bien sûr, les grands-mamans ont tendance à porter le bébé du côté gauche et ce même si la personne est droitière. Il semblerait que cela aurait des effets bénéfiques pour le bébé, mais il faudra plus d’études pour mieux étudier si cela a un impact pour l’autisme et les maladies mentaux, mais cela ne veut pas dire que les enfants portés sur le côté droit ne se développent pas normalement ..
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Mamans, pourquoi portez-vous votre enfant du côté gauche ?

 

Mamans, pourquoi portez-vous votre enfant du côté gauche ?

Porter votre enfant du côté gauche plutôt que du côté droit serait primordial pour son bon développement. Des chercheurs russes avancent une nouvelle théorie, qui pourrait éclairer les connaissances scientifiques sur certains troubles mentaux.

De nombreuses espèces portent leurs petits du côté gauche

Les mamans ne s’en rendent sans doute pas compte, mais pour la plupart d’entre-elles en tout cas, elles ont tendance à porter leur enfant du côté gauche. Un réflexe qui ne serait pas seulement le fruit du hasard, selon une étude menée par des chercheurs de l’université de Saint-Pétersbourg, en Russie et récemment publiée dans la revue Nature Ecology & Evolution.

Ces derniers se sont interrogés sur la raison qui incitait de nombreuses espèces, les humains mais aussi les morses, les baleines ou les kangourous, à tenir leur enfant du côté gauche et ce, même quand – chez les humains en tout cas – la mère était droitière.

Une piste dans la recherche sur l’autisme ?

Conclusion : cette position ne serait pas anodine et aiderait notamment à la concentration de la mère lorsqu’elle doit s’occuper de son enfant.

« Nos résultats suggèrent que cette position permet de faciliter les interactions entre la mère et son enfant », expliquent les chercheurs.

Les auteurs de cette étude expliquent que l’hémisphère droit de notre cerveau, qui est « libéré » lorsque l’enfant est porté à gauche, est responsable de la stimulation de la communication et de la création de liens affectifs. L’hémisphère gauche est quant à lui lié au traitement des informations de manière plus ordonnée. Ainsi, lorsqu’une mère berce son enfant du côté gauche, les yeux de l’enfant sont directement reliés à l’œil gauche de la mère et les informations se dirigent vers l’hémisphère droit du cerveau, ce qui permet à la mère de décoder plus facilement le langage corporel de son bébé.

Un contact qui pourrait être fondamental dans la construction de l’enfant puisque les scientifiques n’hésitent pas à dire que cette découverte pourrait être d’une grande aide dans l’étude de certains troubles, comme l’autisme.

Sybille Latour

http://www.passeportsante.net/

Les autistes ont-ils contribué aux succès évolutifs des humains?


Une hypothèse intéressante qui serait détectable sur des peintures rupestres à propos des autistes. Ces personnes auraient été un tremplin pour des spécialisations techniques et sciences pour le développement de notre espèce. Ce serait grâce par leur capacité et leur différence
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Les autistes ont-ils contribué aux succès évolutifs des humains?

 

Une œuvre d'autiste préhistorique? | GOC53 via Flickr CC License by

Une œuvre d’autiste préhistorique? | GOC53 via Flickr CC License by

Repéré par Peggy Sastre

D’après de nouvelles recherches, l’humanité a progressé grâce à sa diversité et les capacités spéciales de certains.

Voici à peu près 100.000 ans, l’espèce humaine voyait émerger la moralité collaborative –le fait pour une communauté de s’investir dans le bien-être de tous ses membres, à chacun selon ses besoins et ses moyens–, ce qui allait permettre aux autistes, individus «différents» d’un point de vue cognitif et comportemental, de jouir d’une intégration totale à la société. Et en voyant leur spécificité non seulement tolérée, mais respectée et valorisée, les autistes ont pu être l’un des moteurs de la prospérité évolutive de notre espèce.

Telle est l’hypothèse d’une passionnante étude menée par trois chercheurs de l’université d’York, au Royaume-Uni. Selon Penny Spikins, Barry Wright et Derek Hodgson, œuvrant en archéologie et en sciences de la santé, les autistes possédant souvent des capacités de mémorisation exceptionnelles, des perceptions olfactives ou gustatives supérieures à la moyenne ou encore une meilleure compréhension «innée» de certains systèmes naturels, comme les comportements des animaux, ce sont autant d’aptitudes que les groupes ont eu tout intérêt à agréger afin d’en tirer profit.

Des traces dans les peintures rupestres

Pour les chercheurs, il est même assez probable que les autistes aient été à l’origine du processus de spécialisation des activités, des techniques et des sciences, qui aura été d’une importance cruciale pour le développement de notre espèce.

«Nous avançons que la diversité et les variations inter-individuelles ont probablement été plus essentielles aux succès évolutionnaires humains que telle ou telle caractéristique particulière, résume Penny Spikins. C’est la diversité entre les individus qui aura permis le succès humain, en permettant notamment d’offrir à certains des rôles spécialisés. Et avec l’essor de l’éthique collaborative, la diversité de la personnalité humaine a pu s’élargir.»

Ces recherches s’intègrent dans tout un corpus retraçant l’histoire évolutive et génétiquede l’autisme, et qui estime que l’autisme sans déficience intellectuelle –comme le syndrome d’Asperger– a pu être sélectionné par l’évolution voici un peu moins de 200.000 ans, ce qui lui aura permis de se maintenir dans la population humaine à une fréquence certes peu élevée, mais relativement stable. Certains traits autistiques seraient même détectables dans des peintures rupestres.

http://www.slate.fr/

La pollution s’attaque aussi à notre cerveau


La pollution est-elle vraiment ce que nous voulons donner en héritage à nos enfants. En plus de l’environnement qui en souffre, on sait que la pollution est responsable des troubles respiratoires et cardiovasculaires, sauf que c’est pire que l’on pensait, le cerveau peut en souffrir terriblement, et ce, à plusieurs niveaux
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La pollution s’attaque aussi à notre cerveau 

 

La pollution s'attaque aussi à notre cerveau

 

Il est temps de partir respirer l’air pur et de se mettre au vert car la pollution est néfaste pour notre cerveau. De plus en plus d’études attestent des effets de différents polluants sur le déclin cognitif, le QI et les troubles du comportement des enfants.

Notre cerveau davantage exposé à la pollution

« On connait le lien entre la pollution et les maladies respiratoires et cardiovasculaires mais ce que l’on sait moins, c’est qu’elle altère aussi le cerveau. Le nombre de publications scientifiques sur ce sujet augmente chaque jour davantage », affirme le Dr Véronique Narboni, vice-présidente de Sustainable Brain Health Institute.

Cette association, créée l’année dernière et située à Bruxelles, s’est donnée comme objectif de sensibiliser le grand public européen sur la nécessité de protéger nos neurones.

« Le cerveau est un organe clé, il faut prendre soin de lui tout au long de notre vie et pas seulement quand on commence à perdre la mémoire, souligne-t-elle. D’autant que l’espérance de vie s’accroit et qu’il est donc exposé plus longtemps à de nombreux polluants ». 

La pollution atmosphérique en cause

Aux États-Unis, une étude, réalisée dans la région de Boston sur des seniors, montre une baisse des performances cognitives chez les plus exposés aux particules fines émises par les gaz d’échappement des voitures. Une étude suédoise note également que les riverains de zones d’intense trafic routier ont 40% de risques supplémentaires de déclarer une démence de type Alzheimer. Selon toute hypothèse, la pollution pourrait provoquer une réaction inflammatoire. Des chercheurs ont, en effet trouvé, des traces d’inflammation sur l’hippocampe de souris soumises à un air pollué qui présentaient, par ailleurs, des troubles de la mémoire et des signes anxiodépressifs. Les particules fines pourraient aussi accélérer le vieillissement du cerveau en réduisant sa substance blanche. Autre nouvelle inquiétante : une vaste étude* vient de révéler que la pollution de l’air est responsable de 10,2% des AVC dans les pays développés et 33% dans les pays pauvres.

Attention au cerveau des enfants

D’autres polluants s’attaquent à notre matière grise. C’est le cas des substances chimiques dont certaines peuvent être très toxiques pour le cerveau.

En 2009, l’Inserm a reconnu que « l’exposition aux pesticides double le risque de maladie de Parkinson chez les agriculteurs ».

La maladie figure désormais sur la liste des maladies professionnelles. Mais si, aujourd’hui, tout le monde est en contact avec des polluants, à commencer par l’air intérieur des maisons, les plus vulnérables sont les enfants à cause de leur cerveau en développement.

« Notre cerveau n’a qu’une seule chance de se développer. Les dégâts subis par le cerveau d’un fœtus ou d’un enfant seront probablement irréversibles », écrit Philippe Grandjean (2). Dans son dernier livre, ce professeur de médecine environnementale à Copenhague et Harvard, reconnu comme l’un des plus éminents spécialistes internationaux du sujet, n’hésite pas à parler de « fuite chimique des cerveaux ». 

Trop de pollution : baisse du QI, trouble de la mémoire, autisme…

Des chercheurs, ayant mesuré les taux de deux phtalates (plastifiants utilisés partout) dans les urines de 328 New-Yorkaises pendant leur troisième trimestre de grossesse, ont suivi ensuite leurs enfants.

Résultat : à l’âge de 7 ans, chez les bébés dont les mamans avaient les concentrations les plus hautes, le QI était inférieur de 7 points à celui des enfants exposés in utero à des doses moindres. En France, un travail de l’Inserm a noté que les enfants qui présentaient les plus forts taux de pyréthrinoïdes (produit antipoux et antimoustiques) avaient plus de difficultés dans  compréhension verbale et la mémoire de travail que ceux qui en avaient moins. D’autres travaux montrent que des substances, désormais interdites mais très persistances dans l’environnement comme les PCB (utilisés dans les équipements électriques) et que l’on retrouve dans la chaîne alimentaire -à travers les poissons notamment- peuvent entraîner une baisse de la mémoire dès l’âge de 4 ans et des difficultés de concentration à l’âge de 11 ans lorsqu’ils sont décelés en quantité importante dans le cordon ombilical et, en proportion moindre, dans le lait maternel (3). En outre, ces expositions prénatales à de nombreux perturbateurs endocriniens pourraient être en cause dans les maladies neurocomportementales : troubles de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDHA) et du spectre autistique.

Philippe Grandjean : « La prévalence de certains de ces troubles paraît en hausse, ce qui tend à exclure une origine génétique. Les facteurs environnementaux font partie des suspects »

 

Article publié par Brigitte Bègue journaliste santé

Sources :

Conférence de presse « Pensez à votre cerveau ! », organisé par Substainable Brain Health Institute, (Institut pour la santé durable du cerveau), 3 juin 2016, Paris

www.substainable-brainhealth-institute.com

(1) « Global burden of stroke and risk factors in 188 countries, during 1990–2013 », The Lancet Neurology, juin 2016.

(2) « Cerveaux en danger », Philippe Grandjean, Buchet Chastel.

(3) « Polluants chimiques, enfants en danger : les gestes qui sauvent », Anne-Corinne Zimmer, éditions de l’Atelier.

http://www.e-sante.fr/

Quelques fausses croyances sur l’autisme


Que savez-v0us de l’autisme ? Certains préjugés ont la vie dure même sur les autistes. Ils sont des surdoués ? Ils vivent dans leur monde ? Est-ce causé par un vaccin ? Peut-on guérir l’autisme ?
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Quelques fausses croyances sur l’autisme

 

L’autisme n’est pas homogène. L’autisme a plusieurs visages. L’autisme a plusieurs personnalités. L’autisme a différents esprits.

L’autisme d’une personne est unique à l’image de celle-ci.

La neurologie des personnes autistes présente des racines communes. Un point de départ commun dans les branchements neurologiques, dans les connexions cérébrales. Des racines qui distinguent les autistes de la masse, parfois beaucoup, parfois très peu.

Des racines communes dans les aspects des aires de la communication et des interactions sociales ainsi que dans les centres d’intérêts, les activités et les comportements.

Mais, comme tous les humains, les autistes possèdent un bagage génétique, environnemental, social, culturel qui fait en sorte que leur esprit leur confère une personnalité unique.

Lorsqu’on parle d’autisme, il est impossible de parler pour tous.

Au fil des années, plusieurs observations ont été faites et plusieurs conclusions en ont été tirées. Cependant, les conclusions trop hâtives ont mené à plusieurs fortes croyances bien tenaces dans la population. En voici quelques-unes.

1. L’autisme est une maladie

Non, l’autisme n’est pas une maladie. Les autistes sont en parfaite santé physique et mentale. L’autisme ne se guérit pas et ne s’attrape pas. Officiellement, l’autisme est classé parmi les troubles neurodéveloppementaux. Cependant, le courant actuel amène à considérer l’autisme comme une condition, une manière d’être, une neurologie différentes. Ainsi, les autistes ne sont ni atteints ni porteurs d’autisme.

2. Les autistes sont dans leur monde, repliés sur eux-mêmes dans leur bulle imaginaire.

Les autistes ne sont pas dans leur monde, ils sont dans LE monde. Étant donné leurs facultés communicatives et sociales différentes de la moyenne, des autistes ont du mal à entrer en relation avec les autres. Certains sont non verbaux ce qui rend leur communication encore plus complexe. Certains ont plus de difficultés que d’autres à se faire des amis et plusieurs, au contraire, sont très à l’aise socialement. Le mutisme sélectif peut également être présent chez les autistes, ce qui complique souvent les échanges sociaux pour la personne autiste qui se retrouve observatrice de la conversation. Quelques-uns sont plus à l’aise en solitaire et vivent très bien ainsi. Pour prendre du recul, les autistes peuvent avoir besoin de se retirer ou de se couper des stimuli extérieurs qui les envahissent. Ils entrent dans une bulle protectrice et régénératrice temporairement. Mais quoi qu’il en soit, les autistes sont tout à fait conscients du monde qui les entoure.

3. Les autistes n’ont pas d’empathie

Basés sur de simples observations comportementales, des spécialistes avaient lancé cette conclusion qui s’avère bien évidemment non fondée. L’empathie et l’expression des émotions se manifestent et varient différemment chez tous les humains et les autistes n’en font pas exception. L’empathie autistique peut parfois se manifester par des gestes ou paroles rationnelles plutôt que réconfortantes et affectueuses. Cette empathie n’est pas moindre, elle est simplement différente de ce à quoi on peut s’attendre. La personne autiste peut également ressentir les émotions des autres, parfois très fortement, ce qui l’oblige à prendre du recul, voire à sembler distante.

4. Les autistes n’ont pas d’émotions

Dans la même optique que l’empathie, les émotions s’expriment et se ressentent distinctement de la moyenne de la population générale. Certains autistes sont très affectueux et démonstratifs. D’autres, au contraire, détestent les marques d’affection traditionnelles pour plusieurs raisons, la principale étant l’hypersensibilité tactile : les câlins et le toucher peuvent être douloureux. Pour bien des autistes, les émotions sont difficiles à décoder intérieurement et leur expression peut être difficile. C’est le chaos émotionnel. D’autres autistes sont très hypersensibles ainsi, toutes les émotions sont vécues très intensément et ils ont parfois le besoin de se faire une protection pour ne pas se laisser envahir.

5. Les autistes sont des surdoués

Certains oui, d’autres non. Comme pour tous les humains. Les autistes surdoués peuvent également avoir besoin de soutien, parfois très important. L’intelligence n’a rien à voir avec les difficultés reliées à l’autisme.

6. Les autistes sont tous déficients intellectuels

Certaines oui, d’autres non. Comme pour tous les humains. Contrairement à la croyance populaire, il n’y a pas plus de déficience intellectuelle chez les autistes que dans la population générale.

Entre la déficience intellectuelle et la douance, nous trouvons des autistes d’intelligence moyenne, comme chez tous les humains.

7. Les autistes ne regardent pas dans les yeux

Une croyance qui perdure encore. Ne pas avoir de contacts visuels n’est pas une caractéristique pour être autiste. Certains autistes ont un contact visuel très franc sans difficulté, d’autres y parviennent à force de pratiquer. Pour d’autres autistes, le contact visuel sera très difficile, voire absent. Plusieurs raisons peuvent expliquer ce comportement. Certains éprouvent de la douleur à regarder l’autre dans les yeux, certains n’en voient tout simplement pas l’utilité, d’autres se concentrent sur la bouche, d’autres évitent le contact visuel, car il contient trop de codes sociaux à déchiffrer, etc.

Dans tous les cas, jamais on ne doit forcer un autiste à avoir un contact visuel.

8. Les enfants autistes ont seulement besoin d’une bonne discipline stricte

Les enfants, TOUS les enfants, ont besoin avant tout d’empathie, de bienveillance, de respect, de considération et d’amour pour s’épanouir pleinement.

9. Les autistes ne sont pas autonomes

Encore une fois, les généralisations sont à éviter. Plusieurs enfants autistes deviennent autonomes rapidement et ont un parcours passablement standard. Ainsi, plusieurs adultes autistes mènent une vie tout à fait ordinaire de manière autonome emploi, maison, couple, famille, etc. Le degré de soutien varie d’une personne à l’autre.

Par contre, à l’heure actuelle, il subsiste encore un trop gros pourcentage d’autistes qui ne parviennent pas à une autonomie totale pour plusieurs raisons. Il est urgent d’agir pour trouver des solutions efficaces afin que la grande majorité de ces autistes puissent trouver leur autonomie et leur dignité, et ce, même pour ceux lourdement handicapés.

10. Les autistes sont agressifs et ont besoin d’être médicamentés pour contrôler leur impulsivité

Les autistes ne sont pas des personnes agressives plus que la moyenne. Lorsqu’on parle de comportements agressifs chez les autistes, il faut savoir que ceux-ci ne sont que très rarement intentionnels. Ils sont le résultat de surcharges sensorielles, d’une communication limitée, d’une mauvaise compréhension de leurs émotions, d’une incompréhension de la part des neurotypiques de leurs demandes et besoins, etc. Dans tous les cas, un comportement a toujours une raison et il est primordial d’en trouver la source. C’est en trouvant cette source que nous pourrons concrètement aider la personne autiste à mieux se connaître, à mieux distinguer ses émotions, à mieux les exprimer et à mieux les gérer.

11. L’autisme est causé par les vaccins, une carence affective, une intoxication aux métaux lourds

Non, non et non. On ne le dira jamais assez. On naît autiste et on meurt autiste.

12. L’autisme se guérit en changeant l’alimentation

Bien sûr que non. Une saine alimentation est recommandée pour tous les humains et on peut y voir un changement dans notre énergie et dans notre bien-être. Mais, on ne le dira jamais encore assez. On naît autiste et on meurt autiste.

13. Les autistes ne parlent pas

La grande majorité des autistes communiquent par la parole, même que plusieurs sont plutôt très volubiles. Certains dès leur plus jeune âge et d’autres plus tardivement, 5-6 ans, voire 14-15 ans. L’acquisition du langage est très variable d’un autiste à l’autre et le rythme de cet acquis n’a rien à voir avec le potentiel intellectuel ni avec leur autonomie future.

Certains d’entre eux peuvent avoir des épisodes de mutisme sélectif dans certaines situations.

Les autistes non verbaux peuvent communiquer, par écrit, par des pictogrammes, etc. Il est important de leur donner des outils pour leur permettre de s’exprimer afin qu’ils gagnent en autonomie. Ces autistes ont des opinions et des besoins comme tous les humains et méritent notre respect et d’être traités dignement.

14. Les autistes ont des talents particuliers comme une mémoire exceptionnelle, du génie en calcul mental, etc.

Certains oui, d’autres non. De manière générale, les aires cérébrales des autistes sont constituées de manière à développer certaines facultés mieux que la population générale. Il ne s’agit pas de super pouvoirs, mais, encore une fois, d’une différence neurologique. Le cerveau des autistes est construit de manière distincte ainsi certaines fonctions sont moins développées et d’autres d’avantages.
Les autistes se concentrent souvent sur leurs centres d’intérêt particuliers qui deviennent une véritable passion. C’est pourquoi ils peuvent exceller dans leur domaine de prédilection.

Chaque autiste a son propre potentiel, comme pour tous les humains.

15. Les autistes doivent être corrigés et traités pour être inclus socialement

Les autistes ont besoin d’être acceptés comme ils sont. Les tentatives pour changer leurs comportements et petits gestes que l’on juge inadaptés sont des atteintes à leur nature profonde. Les thérapies visant à corriger leurs comportements peuvent porter de grands préjudices aux autistes. Accepter, comprendre, décoder, porter attention aux comportements et adopter une attitude empathique, c’est de laisser toute la place à la pensée autistique de s’exprimer librement. Et c’est ainsi que nous verrons le vrai potentiel et la vraie nature d’une personne autiste et que nous l’aiderons à devenir une personne autonome.

L’autisme donne naissance à des racines communes, mais génère de multiples embranchements plus différents les uns que les autres. L’autisme grandit, l’autisme évolue à son rythme et libère un être exceptionnel prêt à nous faire grandir et évoluer à notre tour.

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Le geste plein d’humanité d’une caissière anglaise


On juge souvent les parents quand les enfants font des crises en public. Pourtant, c’est une chose qui arrive à tout parents aussi désagréable que cela peut être. Cette caissière d’un supermarché l’a bien compris surtout que les deux enfants sont non-voyant et autisme, on peut donc comprendre que pour la maman, ce n’est pas toujours facile
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Le geste plein d’humanité d’une caissière anglaise

 

Une employée d’un supermarché est venue en aide à une maman en s’occupant de sa fille autiste.

Photo : Facebook

ANGLETERRE – Une mère a raconté comment une employée lui était venue en aide dans un supermarché de Basingstoke alors que ses filles autistes faisaient une crise. Son message a été partagé des milliers de fois sur Facebook.

« Je voudrais remercier du fond de mon cœur la femme sur la photo qui m’a aidée ce matin au supermarché. »

Le message posté sur Facebook par Amanda Wilkins a été partagé des centaines de milliers de fois. Son histoire, qu’elle a racontée sur le réseau social, a en effet touché de nombreux internautes.

« Elle m’a tout simplement aidée »

Cette mère a raconté comment une caissière lui était venue en aide, dans une grande surface à Basingstoke (Angleterre).

« J’ai deux enfants qui sont tous deux aveugles et autistes. Comme vous pouvez l’imaginer, le shopping n’est pas une activité facile pour moi. A la caisse, mes deux filles ont fait une crise ».

Elle explique que la caissière, au lieu de la juger, l’a tout simplement aidée.

« Cela n’arrive pas souvent. Elle a distrait ma fille en lui faisant scanner toutes mes courses. Un rêve devenu réalité pour Holly qui aime jouer à la caissière », écrit Amanda Wilkins, touchée par « ces petits actes de générosité qui font une énorme différence dans mon monde ».

Le message a été largement partagé, notamment par le patron de la caissière qui s’est dit fier de son employée.

« Ça, c’est ma Lin », s’est-il félicité, ajoutant que sa photo serait désormais affichée sur le « mur des célébrités » du magasin

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