En Amazonie, les peuples autochtones isolés toujours plus menacés


En Amazonie, il y a 4 500 personnes pour 16 communautés de chasseurs-cueilleurs qui ne veulent rien savoir du monde extérieur. Le problème est qu’ils sont mal protégés et vivent une grande perte de leur territoire en plus des escrocs et du progrès qui leur font de grands torts
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En Amazonie, les peuples autochtones isolés toujours plus menacés

 

Les autorités péruviennes n'ont pour l'heure pris aucune... (Photo CARL DE SOUZA, archives Agence France-Presse)

 

Les autorités péruviennes n’ont pour l’heure pris aucune mesure de protection en faveur des peuples isolés, alors que l’Amazonie péruvienne perd chaque année plus de 12 000 hectares de forêt.

PHOTO CARL DE SOUZA, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE

 

ROBERTO CORTIJO
Agence France-Presse
Lima

Comme les chasseurs-cueilleurs qui ont tué un Américain mi-novembre sur une île indienne, des Amérindiens d’Amazonie refusent tout contact avec le monde extérieur. Mais les trafiquants de drogue, l’exploitation minière et la déforestation illégales représentent des menaces toujours plus grandes.

Le Pérou, dont la moitié du territoire est couvert par la forêt amazonienne, est un des rares pays dans le monde où vivent des peuples autochtones, qui pour certains refusent d’entrer en contact avec le reste de la société. 

Selon le ministère de la Culture, l’Amazonie péruvienne compte 16 communautés amérindiennes, soit environ 4500 personnes, vivant en situation d’isolement volontaire. Parmi elles, les Mashco-piro, Cacataibos,  Isconahuas, Matsigenkas, Mastanahuas…

Trois autres communautés, soit 2500 personnes, sont en situation de « contact initial » avec le monde extérieur.

Toutes vivent dans des réserves situées dans les régions de Ucayali, Madre de Dios et Cusc, dans l’est du pays. 

Les contacts de ces peuples isolés avec des personnes de l’extérieur sont difficiles et parfois violents, à l’image des Sentinelles, des chasseurs-cueilleurs qui vivent depuis des siècles en autarcie sur une île indienne et ont tué le 16 novembre un Américain de 27 ans souhaitant les évangéliser. 

En Amazonie, ce refus de contacts avec l’extérieur vient parfois du fait que ces peuples ont été attaqués par le passé ou touchés par des maladies exogènes, qui ont décimé leur communauté. 

Pendant la « fièvre du caoutchouc » (1879-1912), de nombreux Mashco-piro ont ainsi été capturés et réduits en esclavage, poussant le reste de la communauté à s’enfoncer davantage dans la forêt pour se protéger. 

Mais l’Amazonie n’est pas une île et les menaces de l’extérieur pesant sur ces peuples autochtones sont toujours plus nombreuses. 

Dans cette région peu peuplée, les activités illégales représentent évidemment le plus grand risque, et en premier lieu le trafic de drogue, les trafiquants tirant avantage de zones forestières difficiles d’accès. 

« Les narco-trafiquants ne se préoccupent pas des aires protégées, sinon pour l’extension [de plantations illégales de coca]. Pour eux, c’est la jungle et ils s’en fichent », explique Arquimedes Leon, un responsable de la police.

Appel du pape

La richesse de l’Amazonie en ressources naturelles attise aussi les convoitises. Les chercheurs d’or y sont légions, tout comme les forestiers illégaux qui coupent cèdres et des acajous, désormais en danger d’extinction. 

« Les irruptions [d’étrangers] sont le plus souvent violentes, pour déplacer les communautés de leur lieu de vie », dénonce la Fédération autochtone du Fleuve Madre de Dios, une région considérée comme la capitale de l’exploitation minière illégale dans le pays. 

Autre périls, cette fois légaux, la construction de routes à travers l’Amazonie et le développement du tourisme.

En janvier, le Parlement péruvien a voté une loi autorisant la construction de routes en Amazonie, au moment même où le pape François, en visite dans la région amazonienne, avait appelé à protéger les peuples autochtones.

Le souverain pontife avait notamment dénoncé « la forte pression des grands intérêts économiques qui convoitent le pétrole, le gaz, le bois, l’or, les monocultures agro-industrielles ». 

Mais son appel semble avoir été vain. Les autorités péruviennes n’ont pour l’heure pris aucune mesure de protection en faveur des peuples isolés, alors que l’Amazonie péruvienne perd chaque année plus de 12 000 hectares de forêt.

La moindre intervention dans la région « doit être planifiée » pour ne pas affecter « sérieusement les Indiens ni les espèces » naturelles, explique Nancy Portugal, cheffe de la section des Peuples isolés et de contact initial, au ministère de la Culture. 

Mais face aux faibles capacités de surveillance et au manque de moyens des autorités dans ces régions immenses, cela sonne comme un voeu pieux.

Les Mashco-piro, des chasseurs-cueilleurs nomades (900 personnes), habitent dans deux réserves, proches de la ville de Cuzco et du Machu Picchu, attractions touristiques majeures du pays.

Pour éviter qu’ils ne soient dérangés par des intrus, le ministère de la Culture a mis en place des contrôles, afin d’éviter notamment que des agences de tourisme peu scrupuleuses vendent des excursions pour aller à leur rencontre.

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Un Américain tué par les flèches d’une tribu coupée du monde


Une ile dans l’état indien s’abrite des autochtones qui vivent depuis des siècles comme leurs ancêtres. Ces chasseurs-cueilleurs ne veulent aucunement entrer en contact avec le monde extérieur et tout ceux qui s’y aventure, risque leur vie.
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Un Américain tué par les flèches d’une tribu coupée du monde

 

Un Américain a péri sous les flèches d’une tribu autochtone d’une île indienne d’Andaman-et-Nicobar, en tentant d’approcher illégalement cette communauté coupée de la civilisation et hostile au monde moderne, selon la police locale.

Le  peuple de chasseurs-cueilleurs des Sentinelles, qui compterait 150 âmes, s’attaque en effet à quiconque pose le pied sur sa petite île de la mer d’Andaman. 

Le 16 novembre, John Chau, un Américain de 27 ans, a été encerclé et tué à peine arrivé sur l’île de North Sentinel. Il avait payé des pêcheurs pour le transporter jusqu’à ce lieu, situé au large à une cinquantaine de kilomètres à l’ouest de la ville de Port Blair, mais il avait fini le trajet seul.

Souvent décrites comme la tribu la plus isolée de la planète, les Sentinelles vivent en autarcie depuis des siècles sur cette île que l’État indien interdit d’approcher à moins de cinq kilomètres.

L’intrus a reçu une volée de flèches à peine débarqué, a déclaré à l’AFP une source policière ayant requis l’anonymat.

« Il a été attaqué avec des flèches, mais il a continué à marcher. Les pêcheurs ont vu les habitants de l’île lui nouer une corde autour du cou et traîner son corps », a poursuivi cette source.

Les pêcheurs « ont pris peur et se sont enfuis, mais ils sont revenus le matin suivant et ont trouvé son corps sur la plage », a-t-elle ajouté.

Aventurier ou missionnaire ?

La police indienne a ouvert une enquête pour meurtre. Sept pêcheurs ont été arrêtés en lien avec cette affaire.

Le voyageur « avait essayé d’atteindre l’île Sentinel le 14 novembre, mais n’y était pas parvenu. Deux jours après, il y est allé très préparé. Il a laissé l’embarcation à mi-chemin et a pris un canoë jusqu’à l’île », a raconté à l’AFP l’une des sources policières.

Les photos des comptes Facebook et Instagram de cet Américain dressent le portrait d’un jeune globe-trotter, féru de voyages.

Croyant, il les accompagnait à l’occasion de références religieuses chrétiennes. Certains médias indiens avancent même que c’était un missionnaire.

« Les gens ont cru que c’était un missionnaire, car il a parlé de sa foi […] Mais ce n’en était pas un au sens strict. C’était un aventurier », a déclaré Dependra Pathak, le chef de la police des Andaman, au site internet indien The News Minute.

Craintes de contamination

Dans un communiqué transmis à l’AFP, l’ONG de protection des tribus autochtones Survival International a dénoncé « une tragédie qui n’aurait jamais dû se produire ».

En raison de leur isolement ancestral du reste de l’humanité, « il n’est pas impossible que les Sentinelles viennent d’être contaminées par des agents infectieux mortels (apportés par le voyageur américain, NDLR) contre lesquels ils n’ont pas d’immunité, avec le potentiel d’éradiquer toute la tribu », s’est alarmée l’organisation dont le siège est en Grande-Bretagne.

L’histoire des Sentinelles avait fait le tour du monde à l’occasion d’une photographie emblématique réalisée peu après le tsunami de 2004.

Les gardes-côtes indiens avaient alors survolé l’île pour savoir si les autochtones avaient survécu à la catastrophe. Pris du ciel, le cliché montrait un homme essayant d’abattre leur hélicoptère à l’aide d’un arc et de flèches.

Survival International pense que cette tribu descend des premières populations humaines à être parties d’Afrique et vit aux Andaman depuis 60 000 ans.

Le gouvernement indien a tenté plusieurs expéditions pendant les années 1970 et 1980 pour entrer contact avec les Sentinelles. Après une succession d’échecs, l’Inde y a officiellement renoncé dans les années 1990.

En 2006, deux pêcheurs indiens dont le bateau avait dérivé pendant leur sommeil jusqu’au rivage de North Sentinel avaient été tués.

Les autorités indiennes s’assurent occasionnellement de la bonne santé des Sentinelles en observant la rive à partir d’un bateau, ancré à une distance respectable de l’île.

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Depuis 50 ans, ce couple préfère habiter une grotte


Ils ont l’air vraiment heureux dans leur choix de vie. Ce ne fut probablement pas lidée du genre de maison qu’ils pensaient vivre quand ils étaient un jeune couple, mais ils se sont bien adaptés et ne veulent pas vivre autrement aujourd’hui
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Depuis 50 ans, ce couple préfère habiter une grotte

 

 

Loin des gratte-ciels et de la densité des villes, un couple de Chinois âgés de plus de 80 ans s’est réfugié dans une grotte de la province du Sichuan depuis une cinquantaine d’années.

Liang Zifu et sa femme Li Suying se sont construit un immense trois-pièces comprenant un salon, une cuisine et une chambre, le tout sur 200 mètres carrés et dans une caverne aux énormes rochers agrémentés de bambou, bois de construction très utilisé en Chine. Tables, chaises, bancs, tout le mobilier intérieur a été façonné par le couple, rapporte le site d’informations CCTV News. Ils vivent presque en autarcie, cultivant eux-mêmes blé et maïs.

Des visiteurs inquiétants

Leur histoire remonte à 1962, année de la reddition de l’Inde dans la guerre l’opposant à la Chine, et surtout, en ce qui concerne Liang et Li, celle de pluies torrentielles qui les ont empêchés de construire leur maison de jeune couple.

Dans une caverne, ils n’auraient plus à s’inquiéter d’autres désastres naturels, pensaient-ils. Mais ce mode de vie avait un prix. Loups et sangliers leur rendaient régulièrement visite, semant la terreur. Pour réussir à scolariser leurs quatre enfants, le mari multipliait les petits boulots, travaillant jour et nuit, aidant par exemple à la cueillette des fruits dans les villages voisins.

«Mon fils est maintenant ingénieur», s’enorgueillit le père auprès de CCTV News, ajoutant que l’un de ses petits-fils vient d’obtenir un doctorat.

Leurs enfants leur proposent régulièrement de revenir vivre en ville, mais Liang affirme vouloir vivre dans cette cave jusqu’à ses cent ans et ceux de sa femme.

 

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Le Saviez-Vous ► Il existe une île où l’on vit en autarcie comme il y a 15.000 ans


Une tribu qui dans l’Océan Indien vit comme il y a 15 000 ans. Ils ne semblent pas vraiment intéressés à connaître l’autre monde, mais bien plutôt suivre les traces de leurs ancêtres. Pour combien de temps encore … ??
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Il existe une île où l’on vit en autarcie comme il y a 15.000 ans

 

Capture d'écran d'un documentaire sur l'île North Sentinel par Documentary Channel

Capture d’écran d’un documentaire sur l’île North Sentinel par Documentary Channel

Repéré par Leïla Marchand

Vous n’irez jamais en vacances sur North Sentinel.

C’est une légende du Web qui revient à intervalles réguliers: il existe, dans l’océan Indien, une île sauvage  à laquelle il est difficile d’accéder et, lorsqu’on y arrive, on en meurt. Et cette légende est vraie. Contrairement à ce que suggèrent les fausses publications de touristes sur sa page Google +, vous n’irez jamais en vacances sur North Sentinel.

Cette petite île de l’océan Indien, dont le Daily Mail et France TV info racontent l’histoire, est habitée par une tribu autochtone. Leur mode de vie n’a presque pas évolué depuis 60.000 ans. Et pour cause: les «Sentinelles» ont la réputation d’attaquer toutes les personnes qui tentent de débarquer sur leur île.

Coups de lances et de flèches

Quelques équipes anthropologiques ont tenté de les approcher. Dans les années 1960, celle de Trilokinath Pandit, universitaire indien, a été reçue à coups de lances et de flèches. Ce n’est qu’au bout de plusieurs tentatives d’approches, très espacées, que la tribu se laisse finalement approcher en 1991 (ce documentaire offrent un aperçu de quelques images, vers 1h20).

C’est de ces expéditions que l’on tient le peu d’informations glanées sur les «Sentinelles» (ils survivent en se nourrissant de tortues et de poissons, sont de très bons tireurs à l’arc…) et qui montrent qu’ils vivent comme il y a 15.000 ans.

Et gare aux touristes qui débarqueraient à l’improviste sur leurs plages. En 2006, deux pêcheurs ont été tués par les autochtones après avoir jeté l’ancre.

http://www.slate.fr/