Israël: mort de l’homme le plus vieux du monde à l’âge de 113 ans


Le plus vieil homme au monde est mort ce vendredi. Sa particularité : né en Pologne, il a été un survivant de l’holocauste, mit dans un camp de concentration à Auschwitz. Il a par la suite immigré en Israël jusqu’à la fin de ses jours
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Israël: mort de l’homme le plus vieux du monde à l’âge de 113 ans

 

GETTY IMAGES

C’est aussi un survivant de l’Holocauste

Le survivant de l’Holocauste Yisrael Kristal, identifié par le Guinness des records comme l’homme le plus vieux du monde, est mort vendredi à l’âge de 113 ans, ont rapporté des médias israéliens.

Ce juif observant avait vu le jour le 15 septembre 1903 à Zarnow, en Pologne actuelle alors sous domination russe, trois mois avant que les frères Wright n’effectuent le premier vol au monde avec un avion motorisé.

Sa famille n’était pas joignable vendredi en fin de journée, en raison du shabbat.

« Yisrael Kristal (…) est mort vendredi, un mois avant son 114e anniversaire », a indiqué le quotidien israélien Haaretz dans son édition en ligne.

Selon le site d’informations israélien Ynet, M. Kristal laisse deux enfants, neuf petits-enfants et 32 arrières petits-enfants.

Le Guinness des records l’avait identifié comme l’homme le plus vieux du monde en mars 2016.

M. Kristal avait survécu à la Première Guerre mondiale et vécu à Lodz, en Pologne nouvellement indépendante, jusqu’à l’invasion nazie en 1939. Il avait été déplacé avec sa famille dans le ghetto de la ville. Quatre ans plus tard, il était envoyé au camp de concentration d’Auschwitz.

– Survivant d’Auschwitz –

Il a perdu sa femme et leurs deux enfants dans l’Holocauste, mais lui avait survécu. Il ne pesait plus que 37 kilos, selon le Guinness, quand les Alliés ont libéré les camps.

Seul rescapé de sa famille, M. Kristal avait émigré pour Haïfa, dans le nord d’Israël, avec sa seconde femme et leur fils en 1950. Il y a tenu une entreprise de confiserie prospère jusqu’à sa retraite.

En septembre 2016, il avait célébré sa Bar Mitzvah, dont il avait été privé un siècle plus tôt. Cette cérémonie solennelle et joyeuse est l’une des plus importantes de la vie d’un juif. Célébrée à 13 ans pour les garçons, elle marque le passage des adolescents à la majorité religieuse. C’est l’âge où ils assument de nouveaux devoirs.

Des clichés vieux de 125 ans

Nombre de juifs n’ont pas fait leur Bar Mitzvah à cause des tumultes de l’histoire. Yisrael Kristal n’avait pas pu célébrer la sienne en 1916, en pleine Première guerre mondiale, car sa mère était décédée trois ans plus tôt et son père était soldat dans l’armée russe.

« Mon père est religieux et prie tous les matins depuis 100 ans mais il n’a jamais effectué sa Bar Mitzvah », avait expliqué à l’AFP sa fille Shula Kuperstoch, quelques semaines avant la cérémonie.

Selon le Gerontology Research Group (GRG), la doyenne de l’humanité est une Jamaïcaine, Violet Brown, née le 10 mars 1900.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Le Saviez-Vous ► Ce que racontent les «rouleaux d’Auschwitz»


Le génocide juif est certainement l’un des plus connu du 20 ème siècle avec la terreur exercée par Adolf Hitler durant plusieurs années, mais ce n’est pas ce génocide qui a fait plus de victimes … Cependant, c’est probablement le plus détaillé et souligné d’année en année.
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Ce que racontent les «rouleaux d’Auschwitz»

 

Auschwitz-Birkenau State Memorial Museum.

Auschwitz-Birkenau State Memorial Museum.

Nicholas Chare et Dominic Williams

Certains membres des Sonderkommandos, les unités spéciales d’Auschwitz chargées de brûler les cadavres, ont réussi à laisser un témoignage des atrocités que les nazis leur faisaient commettre.

Ce que l’on appelle les «Rouleaux d’Auschwitz» sont plusieurs documents de différentes natures, réalisés par des membres du Sonderkommando, ou unité spéciale, un groupe de prisonniers principalement juifs obligés de travailler dans les crématoriums d’Auschwitz-Birkenau. (Les Rouleaux ont inspiré le film Le fils de Saul, Grand Prix du dernier Festival de Cannes et qui vient d’être nominé pour l’Oscar du meilleur film en langue étrangère.)

Ces écrits furent enfouis dans le sol des crématoires en 1944. Entre 1945 et 1980, huit cachettes de documents de cinq auteurs identifiés ont été découvertes, la plupart du temps par hasard; peu de ceux qui en connaissaient l’existence avaient survécu. Comme le montre notre ouvrage publié récemment, Matters of Testimony: Interpreting the Scrolls of Auschwitz, les documents enterrés à Auschwitz permettent de voir sous un angle nouveau et primordial le Sonderkommando et les témoignages de la Shoah.

Les récits des survivants du Sonderkommando d’Auschwitz sont principalement des réactions d’horreur et d’incompréhension face à leur abjecte situation. Les gardes étaient souvent décrits comme des brutes avinées, qui avaient trahi leurs coreligionnaires juifs en échange d’un sursis de quelques mois. Les auteurs les plus compréhensifs les présentaient quand même comme des hommes traumatisés et dépourvus d’émotions, et les survivants de l’unité spéciale eux-mêmes racontèrent souvent qu’ils n’avaient été capables de supporter leur sort qu’en abandonnant toute vie intérieure. Les Rouleaux d’Auschwitz nous offrent la possibilité d’entendre les vraies voix de membres des Sonderkommandos, depuis ce qu’ils décrivaient eux-mêmes comme le cœur de l’enfer. Loin des automates qu’en a fait la légende, on peut ici les voir comme des humains, qui pensent et qui ressentent.

Il est communément admis aujourd’hui que la Shoah est impossible à représenter. Les tentatives de représentation sont toujours accusées d’être des trahisons des expériences des victimes. Les Rouleaux nous montrent que certaines de ces victimes, pendant qu’elles le vivaient, ont fait tout leur possible pour faire savoir ce dont elles étaient les témoins.

Ces extraits donnent une idée de l’éventail d’écrits que produisit le Sonderkommando.

Auschwitz-Birkenau State Memorial Museum

Emplacement du Crématorium III, à l’arrière du camp de Birkenau. Presque tous les manuscrits qui ont été découverts étaient enfouis ici. Ceux dont on sait précisément où ils ont été retrouvés étaient tous à gauche des ruines, sur la photo. Les SS ont fait sauter les bâtiments des crématoires avant l’évacuation du camp, en janvier 1945.

Auschwitz-Birkenau State Memorial Museum

Liste en polonais écrite au crayon. Cette liste rend compte du nombre de gens tués dans les crématoires pendant le mois d’octobre 1944. La liste fait état de la date, du nombre de personnes tuées, s’il s’agissait d’hommes («m.»), de femmes («kob.») ou d’enfants («dzieci»); du lieu d’où ils venaient et du crématorium dans lequel ils étaient tués. Le Sonderkommando appliquait un système de numérotation différent de celui qui est utilisé aujourd’hui par le musée d’Auschwitz: «Kr. 1» est aujourd’hui appelé Crématorium II, et ainsi de suite. Le Crématorium IV (Kr. 3 dans le système de la liste) n’est pas mentionné car il avait brûlé pendant la révolte du 7 octobre 1944. Les 460 membres du Sonderkommando fusillés après la révolte sont mentionnés sur le côté droit de la page.

Auschwitz-Birkenau State Memorial Museum

Détail d’une page extraite de La Déportation, texte écrit en yiddish par Leyb Langfus, le dayan (juge religieux) de Maków Mazowiecki, une petite ville au nord de Varsovie. Ce texte, qui remplit presque tout un cahier, raconte l’histoire de la déportation des Juifs du ghetto de Maków jusqu’à Auschwitz en décembre 1942. La plupart d’entre eux furent gazés à leur arrivée, mais Langfus fut désigné pour participer au Sonderkommando. Il a certainement écrit l’intégralité de ce récit après, à Birkenau. Langfus décrit de façon implacable la peur et les souffrances endurées, notamment la mort de sa femme et de son fils. Il prend également le temps d’organiser son récit en chapitres. Cet acte simple indique qu’il avait réfléchi à la manière d’organiser ces événements accablants et de les communiquer à un futur lectorat. L’encre de l’autre côté de la feuille a bavé au contact de l’eau et traversé le papier, mais la page est à peu près lisible. En haut de la page, il dit qu’il se sent écrasé de désespoir d’être incapable de protéger son fils. On distingue le titre du chapitre 4 («Fourbe supercherie») au milieu de l’image; il y explique comment les Allemands ont trompé les Juifs de Maków en leur faisant croire qu’ils allaient dans un camp de travail.

Auschwitz-Birkenau State Memorial Museum

Page du manuscrit de Zalman Lewental, rédigée en yiddish. Originaire de la ville de Ciechanów, au nord-ouest de Varsovie, Lewental fut déporté à Auschwitz fin 1942 et affecté au Sonderkommando en janvier 1943. On lui doit la description la plus détaillée du Sonderkommando, notamment le projet de révolte du groupe et sa réalisation, très loin de ce qui avait été prévu. Le manuscrit a été très abîmé par l’eau et les pages ont été séparées et mélangées lors d’une tentative de les sauvegarder. On ne possède aucune trace de leur ordre d’origine. Notre livre propose une reconstitution de cet ordre en se basant sur un fait simple mais négligé (et parfois difficile à voir): Lewental avait numéroté ses pages. Cet ordre montre qu’il n’a pas rédigé son récit de manière chronologique mais plutôt qu’après avoir fini d’écrire sur la révolte, il s’est mis à consigner d’autres histoires racontant comment les gens étaient arrivés à Auschwitz. Cette page (la plus ancienne, chronologiquement) parle d’événements qui se sont déroulés en 1939. En haut, on peut lire une bribe de ce qui semble être un titre. Le numéro de la page, 93, est visible dans le coin en haut à gauche. Cela laisse à penser que l’acte de résistance du Sonderkommando fut ce qui poussa Lewental à écrire, et qu’une fois cela fait, il continua à rédiger d’autres histoires, comme pour continuer à résister.

Auschwitz-Birkenau State Memorial Museum

La deuxième page du manuscrit de Marcel Nadjary, écrit en grec. Il s’agit du dernier des manuscrits des Sonderkommandos à avoir été découvert en 1980; parmi les autres pages, certaines ne comportent que des bribes de phrases déchiffrables, et d’autres sont complètement illisibles. Nadjary, Juif grec de Salonique, prit part à la résistance contre l’occupation allemande avant d’être capturé et déporté à Auschwitz où il arriva en avril 1944. Son récit est très différent des manuscrits mentionnés plus haut. Il s’agit d’une lettre à des destinataires qu’il nomme, laissés derrière lui en Grèce. Il montre un patriotisme farouche, illustré par des majuscules lorsqu’apparaît le mot «Grèce.»Contrairement à Langfus et à Lewental, des Juifs polonais dont l’univers entier avait été détruit, Nadjary a de l’espoir pour l’avenir de la Grèce, faute d’en avoir pour sa propre survie. Il fut l’un des rares survivants du Sonderkommando mais il mourut avant que sa lettre ne soit découverte. Même le peu de ce qui est déchiffrable dans son texte nous permet de vraiment appréhender la variété des origines des membres du Sonderkommando, qui était composé de Juifs de nombreuses nationalités différentes.

Nicholas Chare et Dominic Williams

http://www.slate.fr/

Le Saviez-Vous ► Top 10 des vrais savants fous, les zinzins en blouse blanche qui ont existé


Des scientifiques dont leurs méthodes et résultats donnent des frissons dans le dos. On pourrait juger certains de tueurs en séries sous le prétexte de la science. D’autres, c’est à se poser des questions sur leur intelligence et certains leurs affreuses méthodes a quand même servi à la science
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Top 10 des vrais savants fous, les zinzins en blouse blanche qui ont existé

 

  • L’image d’Épinal du savant fou voudrait nous montrer un taré avec des cheveux blancs en bataille qui manipule des liquides de toutes les couleurs dans un labo un soir d’orage en riant comme un maniaque. Et parfois il faut reconnaître qu’on en n’est pas loin du tout. En voulant vous faire une liste des scientifiques complètement perchés, on s’est rendus comptes qu’ils ne rentraient pas tous dans la même catégorie : entre les doux-dingues, les tarés cruels et les curieux malsains, le panel était plutôt fourni. Une chose est sûre cependant, tous ces mecs en avaient un grain et leurs cobayes ne sont souvent pas là pour en témoigner.

    1- Josef Mengele – L’ange de la mort

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    Source photo : polityka

Mengele est le symbole des atrocités que commirent les nazis dans les camps au nom de la médecine et de la recherche, même s’il n’y avait rien de médical dans les tortures infligées aux prisonniers d’Auschwitz.

Officier SS passionné par la génétique, Josef Mengele voit dans la masse de déportés un vivier sans fin sur lequel expérimenter.

Pour trouver une résonance médicale aux thèses aryennes (c’est ce qu’il dit en tout cas), il étudie en détail des centaines de jumeaux auxquels il injecte le typhus ou qu’il ampute sans raison. Son fait d’arme, avoir essayé de constituer des siamois en attachant 2 jumeaux (ça n’a pas fonctionné. Du tout.)

2-Shiro Ishii – Unité 731

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Source photo : answers

On vous a déjà parlé ici même de l’Unité 731, un centre japonais de recherche sur les armes bactériologiques pendant la guerre sino-japonaise de 37-45. Cette jolie installation était tenue par le lieutenant-général Shiro Ishii qui s’était spécialisé dans les expérimentations sur cobayes humains (constitués principalement de prisonniers de guerre).

Il leur fit injecter le bacille du charbon, le choléra ou la peste avant de passer à des produits exotiques comme des transfusions de sang de cheval ou d’eau de mer. Ensuite, il décidé de tester la réponse du corps humain à tout un panel de stimuli : eau bouillante, lance-flammes, congélation, électrocution, rayons X, déshydratation, privation de sommeil etc. Sans surprise, la réponse du corps humain était négative, à tel point qu’on estime le nombre de victimes à près de 10 000 hommes, femmes et enfants.

3-Vladimir Demikhov – Le chien à 2 têtes

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Ndlr : ceci est une photo du chien, pas de Vladimir

Source photo : youtube

Un chien à une tête c’est bien, un chien à deux têtes c’est mieux. C’est en tout cas ce que pense Demikhov, scientifique soviétique spécialisé dans une discipline qu’il a, sinon inventée, en tout cas fortement développée : la « transplantologie ».

 Coeur d’un animal dans un autre, remplacement des poumons et du coeur, et donc, pour finir, la greffe d’une tête de chiot sur un berger-allemand adulte qu’il réalise pour la première fois en 1954. En 15 ans, Vladou créa près d’une vingtaine de petits monstres qui ne survivaient malheureusement (ou heureusement) jamais très longtemps.

4-Sergei Brukhonenko – Autojektor

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Source photo : insanidadeshumanas

Dans les années 20, le scientifique soviétique Brukhonenko met au point une machine nommée « Autojektor » qui est constituée d’un poumon et d’un cœur artificiels.

Il décapite ensuite des chiens, et attache la tête du toutou à la machine infernale et là miracle, la tête s’agite et répond aux stimuli divers. Ces expériences furent cruciales dans le développement et la perfection des opérations à cœur-ouvert, même s’il a fallu pour cela décapiter des pauvres toutous.

5-Sidney Gottlieb – le Sorcier Noir

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Source photo : madscientistblog

Gottlieb était un psychiatre et chimiste de l’armée américaine qui reçu au cour de sa vie plusieurs surnoms sympas comme le Sorcier Noir ou le Sale Escroc

Sa spécialité, les poisons et le contrôle mental mais aussi la danse folklorique, Sidney aimait s’amuser. Son CV est long comme le bras, le mec était pour les cobayes humains, le lavage de cerveau, ou empoisonner Fidel Castro via un cigare, une veste, des chaussures ou un stylo empoisonné et même un coquillage explosif. Touche-à-tout, il fit des recherches sur le contrôle mental en trépanant des prisonniers, et passa un peu de temps à mettre au point des armes ne détruisant que certaines populations comme les cubains ou les nicaraguayens, sans succès là non plus. Un vrai curieux qui ira même jusqu’à travailler sur le paranormal et la « vision à distance ».

6-Johann Conrad Dippel – l’alchimiste allumé

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photo (creative commons) : wikipedia

Devinez où habitait Dippel, théologien, médecin et alchimiste allemand du XVIIe ? Au château de Frankenstein. Le rapport semble tout fait avec le personnage du roman de Mary Shelley mais rien n’est moins sûr.

 On sait cependant que Dippel ne reculait devant aucune expérience. Il aurait tenté un temps de transvaser une âme d’un corps à un autre (sans résultat, bizarrement), mais s’il est connu aujourd’hui c’est pour avoir inventé un élixir de jouvence, une huile nauséabonde obtenue en partie grâce à des os d’animaux.

Si l’huile n’a pas fonctionné pour son créateur mort en 1734, elle fut quand même utilisée jusqu’à la 2nde Guerre mondiale pour empoisonner des puits et repousser des animaux nuisibles. C’est mieux que rien.

 

7-Harry Harlow – le mal nécessaire ?

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Source photo : famouspsychologists

Pour étudier l’amour et l’importance de la présence d’une mère dans les premiers mois d’un enfant, Harlow décida de séparer dès singes de leur mère dès la naissance en les isolant complètement pendant plusieurs mois dans le « pit of despair », le puits du désespoir.

Ces méthodes cruelles et à l’éthique douteuse qui lui valurent l’ire des défenseurs de la cause animale permirent cependant de sensibiliser l’opinion à l’importance de l’accompagnement lors des premiers stades du développement, ce qui n’était pas chose acquise à l’époque. Mal nécessaire ou cruauté inutile, le débat est encore ouvert.

8-Jack Parsons – fusées et messes noires

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Source photo : wikimedia

Prototype même du savant fou, Jack Parsons est un inventeur, ingénieur et chimiste américain sans qui la conquête spatiale eut été impossible.

Il aurait pu entrer dans l’histoire comme un spécialiste des propulseurs et des fusées mais c’était sans compter son petit penchant pour l’occultisme. Disciple d’Aleister Crowley, il commença à participer à des messes noires, s’essayant même à un rituel avec son pote L. Ron Hubbard pour invoquer la déesse Babalon (sans succès).

Après cela, Hubbard parti fonder le mouvement scientologue et Jack Parsons mourut quand son labo-maison explosa. La police conclut à l’accident mais les emmerdes que Parsons avait eues avec le gouvernement (comme quoi il était un rouge, un coco) ont nourri la thèse de l’assassinat (ou du suicide).

9-Giovanni Aldini – Mister Electric

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Crédits photo (creative commons) : Wikipedia

Son oncle Galvani était un vrai génie. Il avait découvert l’existence d’une électricité animale et des impulsions lancées par le cerveau vers les muscles. Son neveu a décidé d’aller en plus loin en oubliant les grenouilles qui servaient de cobaye pour travailler sur des cadavres humains, notamment celui de George Foster, un meurtrier pendu qu’il « galvanisa » en lui envoyant des chocs électriques. Le cadavre ainsi réanimé marqua les esprits et Aldini rentra dans l’histoire pour avoir fait danser les morts.

10-Stubbins Ffirth – Vomito

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Source photo : kudok

Pas bien méchant le Stubbins, mais un peu zinzin quand même. Alors que la ville où il étudie la médecine, Philadelphie, est ravagée par la fièvre jaune, il émet l’hypothèse qu’elle n’est pas contagieuse et entend bien le prouver.

Il s’expose à des fluides corporels de personnes malades en étalant du vomi contaminé dans ses plaies ou dans ses yeux. Ensuite, il fait frire ce vomi et le respire, sans pour autant tomber malade. Plus sûr de lui que jamais, il s’enduit le corps de sang, de salive et d’urine contaminés, ce qui pour lui est la preuve ultime : la fièvre jaune n’est pas contagieuse. S’il n’avait pas foncièrement tort, la rigueur scientifique de ces expérimentations a été maintes fois remise en causes, certains ajoutant même que c’était « quand même vachement dégueulasse ».

Auschwitz: visite de l’horreur en photos


L’homme apprend t-il quelque chose de l’histoire ? À voir ce qui se passe dans le monde, qu’ils soient occidentaux (Canadien, Français, Anglais, Américains etc … , Juif, Arabe, Chinois, il semble que non. Pourquoi ? Parce que plusieurs n’ont pas vécu la Deuxième Guerre Mondiale ? Pourtant, il reste des preuves de ce douloureux passé et cela n’empêche pas l’homme de sévir à nouveau
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Auschwitz: visite de l’horreur en photos

 

Une statue en bronze de Mieczyslaw Stobierski intitulé «Starvation» (Famine)

Cette série de photos est mon humble hommage aux victimes de différentes nationalités qui ont été assassinées de sang-froid par les nazis au cours de la Seconde Guerre mondiale en Europe de l’Est.

J’ai grandi en regardant des films qui tournaient autour du thème de l’Holocauste – Warsaw Story, Le Pianiste, La Liste de Schindler, Odessa file, Le Garçon au pyjama rayé et plusieurs autres. J’ai aussi lu beaucoup sur l’Holocauste, à la fois dans les magazines ainsi que des romans. En tant que photographe, j’ai passé au travers de milliers de photos de l’Holocauste, de ses sites. En dépit de cela, quelque part, au fond de moi, je désirais visiter le plus grand des sites de l’Holocauste – Auschwitz.

Au mois d’août dernier, ce désir s’est finalement concrétisé. J’ai visité la Pologne et j’ai spécialement réservé du temps pour visiter Auschwitz. Contrairement à mes autres voyages, cette fois, je suis resté loin de toute préparation ou étude spécialisée, car je voulais m’y retrouver sans avoir d’idées préconçues. C’est comme ne pas lire les critiques d’un film très attendu par crainte que l’intrigue vous soit révélée.

J’ai conduit de Cracovie à Auschwitz, une jolie petite ville avec une population d’un peu plus de 40 000 habitants. J’ai choisi une route de campagne et évité l’autoroute. Le trajet de 65 km m’a donné plus qu’un aperçu de la campagne polonaise.

En arrivant à Auschwitz, j’ai constaté qu’il ne s’agissait plus d’un camp de concentration, mais bien d’un lieu de commémoration et d’un musée bien entretenu. J’ai aussi appris qu’Auschwitz n’englobait pas seulement un camp de concentration, mais bien trois – Auschwitz-I (Auschwitz), Auschwitz-II (Birkenau) et Auschwitz-III (Monowitz) – éloignés les uns des autres d’une distance de 3 à 4 kilomètres. Aussi surprenant que cela puisse paraître, cette zone de 10km² représentait l’abattage de millions d’êtres humains, dont 90% d’entre eux étaient des Juifs.

J’ai atteint Auschwitz-I à 8h30. Cela m’a donné un avantage : pas de file d’attente. Du point de vue de la photographie, cela signifie aussi que j’ai pu obtenir des photos sans trop de touristes.

Ne sachant pas trop à quoi m’attendre, j’ai suivi quelques personnes avec des guides. L’endroit tout entier était extrêmement organisé. La porte d’entrée affichait trois mots en allemand : «Arbeit macht frei», qui se traduit ironiquement «Le travail rend libre».

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L’entrée d’Auschwitz-I : Le travail rend libre

C’est un pur hasard si le premier bâtiment où je me suis retrouvé était une chambre à gaz. Des milliers de prisonniers ont été gazés à mort ici. Le bâtiment possédait deux incinérateurs qui ont été utilisés pour réduire les cadavres en cendres. Tout d’un coup, j’ai trouvé que mon humeur s’était assombrie.

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Des cannes vides de Zyklon B, un insecticide à base d’acide utilisé pour exterminer les millions de victimes.

Dans un état second, je me suis promené d’un bâtiment à l’autre. Partout où j’allais, j’étais témoin de l’atrocité des actes commis par le régime nazi. Chaque bâtiment que j’ai visité avait trois étages. Chaque étage avait une allée étroite au milieu et sur les côtés divers objets qui avaient appartenu aux victimes s’empilaient. Des valises, des membres artificiels, des lunettes, des brosses à cheveux, des brosses à dents, des chaussures, des jouets et d’autres biens.

Il y avait des expositions de photos thématiques sur les meurtres des Juifs, Polonais, Roms, Sintis et autres groupes. Il y avait également des descriptions émouvantes sous les images telles que,

«Cette femme pesait 64 kg lorsqu’elle a été amenée à Auschwitz; elle en pesait à peine 25 kg quand cette photo a été prise».

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Une montagne de valises

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Un tas de lunettes ayant appartenu aux victimes

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Des membres artificiels qui ont été retirés des cadavres avant qu’ils ne soient incinérés

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Les chaussures des victimes

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Brosses à cheveux, brosses à dents, brosses à raser, tous appartenant aux victimes

Quand j’ai constaté que je ne pouvais plus en prendre plus, j’ai décidé de sortir. Une chose que je voulais néanmoins voir avant de partir, c’était la voie ferrée qui avait été utilisée pour conduire les prisonniers à Auschwitz. En questionnant les gens autour de moi, j’ai su que c’était à Auschwitz-II (Birkenau) et je m’y suis rendu aussitôt.

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Auschwitz-II (Birkenau)

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Des incinérateurs dans une chambre à gaz

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Une tour permet de surveiller les prisonniers au cas où ils tenteraient de fuir en passant par-dessus la clôture électrique

Le manque de temps m’a empêché de visiter Monowitz. Mais j’en avais assez vu comme ça.

J’ai croisé beaucoup de personnes juives sur mon chemin (voir photo ci-dessous). Je comprends que pour eux c’est un peu comme un pèlerinage. Ils étaient là en hordes, venues rendre hommage à leurs ancêtres qui avaient connu le pire.

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Si jamais vous en avez la chance, visitez ce lieu solennel qui vous plongera face à face avec la barbarie de l’homme contre l’homme.

Toutes les photos ont été fournies par Ajay Sood.

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