Un nouveau type d’aurore boréale découvert au Canada


Steve est une aurore boréale qui a été vue au Canada, elle est différente des autres. Elle fut étudiée dernièrement pour comprendre sa formation particulière.
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Un nouveau type d’aurore boréale découvert au Canada

 

Voici "Steve", un nouveau type d'aurore boréale découvert grâce à des scientifiques amateurs

Steve et la Voie lactée, Childs Lake, Manitoba, Canada.

KRISTA TRINDER/MASHABLE

« Steve », c’est désormais son nom, est une sorte de ruban violet avec quelques touches de vert, qui s’allonge dans le ciel. Observé par des scientifiques amateurs depuis quelques années, il a depuis pu être étudié par l’univeristé de Calgary, avec les moyens mis à disposition par la NASA et son alter ego européen, l’ESA.

Les très rares photos et vidéos amateurs du phénomène, principalement capturées en Alberta, au Manitoba et en Colombie-Britannique, ont attisé depuis 2015 la curiosité des agences spatiales américaine et européenne.

C’est grâce au groupe Facebook Alberta Aurora Chasers ainsi qu’à la plateforme de collaboration entre amateurs et scientifiques Aurorasaurus sur ce sujet fascinant que la recherche a pu aboutir sur ces nouvelles observations.

L’université de Calgary, puis les agences spatiales américaine (NASA) et européenne (ESA) se sont intéressées à la question. À partir des informations données par les chasseurs d’aurores (lieu d’observation, date et heure), le satellite SWARM, qui étudie le champ magnétique terrestre, a pu identifier les conditions dans lesquelles « Steve » (acronyme anglais de Strong Thermal Emission Velocity Enhancement) apparaît.

D’après un  article publié cette semaine dans la revue Science Advances, ce type d’aurore est généré, comme tous les autres, de particules solaires qui interagissent avec les différentes couches du champ magnétique qui protège notre planète. Ce qui différencie « Steve » est le fait qu’il traverse plusieurs champs magnétiques et qu’il apparaît à des latitudes plus basses, soit plus près de l’équateur (on en reste tout de même relativement loin, NDLR). Enfin, cette superbe manifestation serait aussi liée à ce que les scientifiques appellent le « sub auroral ion drift », soit une sorte de tempête de particules extrêmement chaudes connues du monde scientifique depuis plus de quarante ans. Seulement, personne n’avait jusqu’ici établi de lien entre ces poussées d’énergie et des effets visuels.

Sources : National Geographic | NASA | Science Advances

https://www.meteomedia.com/nouvelles/

Un Triangle des Bermudes… dans l’espace


Tout le monde a déjà entendu parler du Triangle des Bermudes et ces phénomènes étranges, alors, sachez qu’il existe aussi un phénomène qui y ressemble de l’Atlantique Sud. On l’appelle d’ailleurs le Triangle des Bermudes de l’espace. À cet endroit, tout fonctionne de travers : des dommages sur les ordinateurs, les satellites, une augmentation des rayons solaires, même Hubble ne peut faire son travail
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Un Triangle des Bermudes… dans l’espace

 

Illustration © thinkstock.

Jeanne Poma.

Les astronautes ont découvert une zone de l’espace qui présente des niveaux de radiation anormaux et qui perturbe les ordinateurs. Quel est ce phénomène étrange?

L’anomalie de l’Atlantique Sud

L’ancien astronaute de la NASA, Terry Virts, nous dévoile qu’il a été témoin d’un phénomène étrange lors de ses voyages dans l’espace.

« Il s’agit de l’anomalie de l’Atlantique Sud. C’est un lieu où l’on peut observer de nombreux flash de lumière, sans aucun son. Cet endroit fait des ravages sur les ordinateurs et il expose les humains à des niveaux de rayonnement très élevés ». C’est pour cela que cet endroit est appelé le « Triangle des Bermudes de l’espace ».

Un phénomène qui tire son explication dans les ceintures de Van Allen

Pour comprendre ce phénomène, il faut parler des ceintures de radiation Van Allen. Il s’agit de deux zones en forme de beignets, qui sont chargées de particules. Elles entourent la Terre et sont maintenues en place grâce à son champ magnétique.

« Le Soleil émet énormément de radiations », nous explique Terry Virts. « Il projette des électrons à sa surface, qui se retrouvent ensuite dans l’espace. Quand ces éléments arrivent sur la Terre, ils sont piégés par notre champ magnétique et ils forment des ceintures de radiation dans l’espace ».

Les ceintures de Van Allen protègent la Terre contre ces particules électroniques. Mais ces particules font des ravages sur tous les satellites et tous les engins spatiaux qui traversent la zone.

La Terre n’est pas complètement ronde, elle gonfle légèrement au milieu

Les pôles magnétiques de la Terre ne sont pas complètement alignés avec les pôles géographiques et sont donc inclinés, ce qui entraîne également l’inclinaison des ceintures Van Allen. Le « Triangle des Bermudes de l’espace » est l’endroit où la ceinture de radiation intérieure de Van Allen est à son altitude la plus basse et donc à son point le plus proche de la Terre. En raison de l’inclinaison, le champ magnétique est plus fort dans le Nord, laissant une zone au-dessus de l’Atlantique Sud et du Brésil, sur la trajectoire de la ceinture de Van Allen.

Qu’a mis au point la NASA pour lutter contre ces radiations?

A une époque où les vols spatiaux sont de plus en plus fréquents et où les astronautes sont de plus en plus dépendants des ordinateurs, ces problématiques représentent de véritables dangers. Même le télescope spatial Hubble ne peut pas effectuer d’observations astronomiques lorsqu’il survole la région.

Pour lutter contre ces radiations, l’eau semble être le meilleur bouclier. Les astronautes construisent des « murs d’eau » pour se protéger. Le rayonnement est aussi étroitement surveillé pendant la durée des missions spatiales.

« Vous flottez dans un nuage vert et rouge »

Le phénomène du triangle des Bermudes apporte un autre effet troublant. Le combat entre le vent solaire et le champ magnétique de la Terre provoque des aurores boréales. Elles naissent du choc des particules du Soleil qui viennent se heurter à l’atmosphère de la Terre. De l’espace, le spectacle est encore plus grand et plus impressionnant que celui que l’on voit d’en bas.

http://www.7sur7.be/

Le Canada vulnérable aux tempêtes solaires


Le Canada serait le plus vulnérable aux humeurs du soleil, Quand une grosse tempête solaire se déclare, 3 jours plus tard nous pouvons ressentir les conséquences. Non pas nécessairement pour nous, mais pour notre quotidien. Avec toutes les technologies existantes, nous serions paralysés autant dans la vie de tous les jours, comme au travail, politique, et même pointe de vue défense du pays. Je me souviens de 1989, pendant 9 heures le Québec en entier et du nord des États-Unis
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Le Canada vulnérable aux tempêtes solaires

 

BAPTISTE RICARD-CHÂTELAIN

Le Soleil

Les drones ne savent plus où aller, Internet flanche, la télévision et les téléphones aussi; la moitié des avions doivent être détournés des gros aéroports; il faut redémarrer les satellites militaires; les foreuses des mines perdent la boule… Nous n’en sommes pas conscients, mais un épisode de météo «orageuse» dans l’espace peut avoir des conséquences considérables sur Terre. Préoccupée, l’Agence spatiale canadienne se prépare.

Le Canada est un des pays les plus vulnérables, sinon le plus vulnérable, face aux sautes d’humeur du Soleil qui engendrent des tempêtes spatiales au-dessus de nos têtes. Pourtant, jusqu’à ce jour, les risques n’ont jamais été évalués exhaustivement, ce qui permettrait de faire face.

C’est écrit dans un document produit par l’Agence spatiale canadienne (ASC) qui recrute justement des scientifiques pour réaliser une telle étude. Dans le même document, on ajoute que les multiples impacts des aléas de la météo spatiale sur nos vies n’ont pas plus été quantifiés.

Mais y a-t-il vraiment lieu de s’inquiéter?

«La plus grande tempête jamais enregistrée a frappé en 1859 et a perturbé le réseau télégraphique, la seule technologie de communication “moderne” de l’époque», écrit l’ASC. «Si ce type d’événement devait se produire de nos jours, nous pourrions nous attendre à de graves perturbations […]. Redresser la situation pourrait demander des années.»

Nous sommes au téléphone avec Pierre Langlois. Chef du programme Soleil-Terre à l’Agence spatiale, c’est l’expert en la matière.

Il corrobore. «Depuis une centaine d’années, on développe beaucoup les technologies», remarque-t-il.

Télécommunications, GPS, réseaux électriques, machineries de pointe, Web… Tout ceci réagit (mal) aux soubresauts de la météo spatiale.

«Il y a beaucoup d’industries qui sont sensibles, même à de petites variations.»

Et nous inventons d’autres joujoux encore plus connectés : drones, véhicules autonomes…

«Une autre façon de nous rendre de plus en plus vulnérables.»

Mais vulnérable à quoi, au juste? Pierre Langlois nous a parlé de la ionosphère et des particules ionisées, de protons, de la magnéto-sphère, de radiations, de rayons cosmiques. Tentons la vulgarisation : le Soleil est une boule de gaz fluide qui suit des cycles de 11 ans. Durant ceux-ci, il passe de peu actif à très actif. Quand il est actif, il est plein de taches qui peuvent exploser. Et quand elles explosent en notre direction, le vent solaire chargé de particules chargées est plus puissant.

À la suite de l’explosion, il faut huit minutes pour que nous puissions la voir. Et en huit minutes, elle peut déjà avoir des effets sur Terre! Le gros des détraquements commence cependant après un à trois jours.


La plus grande tempête jamais enregistrée a frappé en 1859 et a perturbé le réseau télégraphique, la seule technologie de communication “moderne” de l’époque, Si ce type d’événement devait se produire de nos jours, nous pourrions nous attendre à de graves perturbations […]. Redresser la situation pourrait demander des années.

— Extrait d’un document de l’Agence spatiale canadienne


Si la tempête est petite, il y a plein d’aurores boréales pour le plaisir des yeux. Surtout vers le pôle Nord magnétique, donc vers le Canada, là où la météo spatiale a le plus d’influence.

Mais si la tempête est grosse, les dérèglements sur Terre sont plus dérangeants. Les pipelines chargés de l’électricité venue du ciel vieillissent prématurément, les boussoles perdent le Nord, les ondes radio sont brouillées, des équipements coûteux d’Hydro-Québec sont détruits, les nombreux vols par-dessus l’Arctique deviennent périlleux…

Pas de panique!

Pas de panique, toutefois, prévient Pierre Langlois. Ces événements intenses sont rares et peu dangereux «pour les humains au sol».

(Il en va autrement pour les astronautes de la Station spatiale et les pilotes de vols long-courriers qui sont bombardés par les radiations).

Les contrecoups sur notre environnement technologique sont, par contre, plus étendus. Jusqu’au laser inscrivant la date de fabrication sur les sacs de croustilles qui est dévoyé.

Sans compter le volet géopolitique du dossier, fait remarquer Pierre Langlois. Quand les transformateurs géants de plusieurs réseaux électriques brisent à la suite d’une tempête spatiale, qui aura droit aux rares et dispendieuses pièces de rechange en premier? Les Québécois qui gèlent? Les voisins du Sud qui ont chaud? Le pays le plus riche?

Sans compter aussi le volet militaire. Lorsque les satellites de la Défense nationale boguent et qu’ils doivent être redémarrés, les hauts gradés veulent savoir rapidement s’ils sont victimes d’une attaque informatique ou si leur bijou de haute technologie a «seulement» été troublé par une tempête spatiale.

Voilà pourquoi il est écrit dans les documents de l’Agence spatiale canadienne :

«Il est de plus en plus reconnu dans le monde entier que la surveillance et les prévisions liées à la météorologie spatiale sont nécessaires pour protéger les actifs spatiaux et terrestres et, en fin de compte, les vies humaines contre les risques liés à l’espace.»

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Météo spatiale

Longtemps, l’humain a cru que l’espace était vide, totalement vide. En fait, il y a là-haut, entre autres, des vents propulsés depuis le Soleil. Lors d’explosions sur l’astre, ces vents sont plus forts et transportent beaucoup de particules, d’énergie, explique Pierre Langlois, le responsable du programme Soleil-Terre de l’Agence spatiale canadienne. La météo spatiale s’intéresse aux événements violents qui surviennent sur le Soleil et qui créent des remous jusque chez nous. Les spécialistes ne peuvent pas prévoir les tempêtes solaires. Ils les détectent et tentent ensuite de déterminer leur intensité et leurs possibles effets. Si l’explosion solaire est forte, dans l’heure qui suit les communications sont perturbées sur terre du côté où il fait jour. Les météorologues de l’espace disposent cependant d’un délai d’un à trois jours pour travailler avant que le souffle de particules qui suit, plus dommageable, atteigne la Terre. Au Canada, il y a un centre de prévision : meteospatiale.gc.ca

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Tempêtes célèbres

– 1859

La mère des tempêtes spatiales connues. Le seul réseau «technologique» de l’époque, le télégraphe, est grandement perturbé : des appareils se mettent en marche seuls, des stations prennent feu. L’espace autour de la Terre est si chargé d’énergie que des aurores boréales sont visibles jusque dans les Caraïbes.

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– 1989

Panne généralisée du réseau d’Hydro-Québec. La cause : une tempête géomagnétique créée par le Soleil ayant duré seulement 90 secondes. Six millions d’abonnés du Québec et du nord des États-Unis ont été privés d’électricité durant neuf heures. Des millions et des millions de dollars de dommages, notamment en pertes de production dans les grandes industries. Plusieurs autres compagnies d’électricité d’Amérique du Nord ont été touchées.

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– 1994

Les deux principaux satellites de télécommunications du Canada tombent en panne. Il n’y a plus de télé par câble, plus de transmission entre les médias, plus de service téléphonique dans le nord du pays.

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– 2004

En novembre, des réseaux électriques d’Europe, d’Afrique, d’Amérique du Nord et de la Chine enregistrent des courants élevés causés par les cieux. La tension dans les pipelines dépasse les normes pendant de longues périodes. Les feux des voies ferrées russes s’allument sans raison.

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– 2012

La NASA observe une «salve extrêmement puissante» du Soleil qui ratera la Terre.

«Si cette salve […] s’était produite juste une semaine plus tôt, la Terre aurait été probablement frappée de plein fouet, ce qui aurait perturbé les réseaux électriques, les communications et la navigation GPS à travers le monde, causant des dommages se chiffrant en milliards de dollars», écrit l’Agence spatiale canadienne.

Sources : Ressources naturelles Canada et Agence spatiale canadienne

https://www.lesoleil.com

Cassini s’apprête à effectuer un ultime plongeon vers Saturne


Nous sommes à une époque vraiment extraordinaire pour découvrir les planètes, les lunes de notre système solaire. Cassini, depuis 13 ans envoie des informations sur Saturne et ses satellites naturels. Comme toute bonne chose à une fin, Cassini ira mourir sur Saturne durant la nuit, laissant ses dernières informations pendant le saut de la mort
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Cassini s’apprête à effectuer un ultime plongeon vers Saturne

Une image de Saturne captée par Cassini depuis... (AFP)

Une image de Saturne captée par Cassini depuis une distance de 1,4 millions de km.

AFP

 

JEAN-LOUIS SANTINI
Agence France-Presse
Washington

Les heures sont comptées pour la sonde américaine Cassini, dont le plongeon final vendredi dans l’atmosphère de Saturne mettra fin à une mission très fructueuse de treize ans, qui a bouleversé les connaissances sur la planète géante gazeuse et la science planétaire.

«Cassini-Huygens est une mission extraordinaire qui a révolutionné notre compréhension des confins de notre système solaire», explique Alexander Hayes, professeur d’astronomie à l’Université Cornell dans l’État de New York.

Avec près de 300 orbites autour de Saturne, Cassini a fait d’importantes découvertes: les mers de méthane liquide sur Titan, son plus grand satellite naturel, et l’existence d’un vaste océan d’eau salée sous la surface glacée d’Encelade, une petite lune saturnienne.

Les données recueillies par le spectromètre à bord de Cassini, lors de la traversée d’un panache de vapeur au pôle sud d’Encelade, ont révélé la présence d’hydrogène jaillissant de fissures dans la couche de glace.

Cet hydrogène est la signature certaine d’une activité hydrothermale propice à l’existence de la vie, comme l’avaient expliqué les scientifiques en annonçant cette découverte en avril dernier.

«Ces découvertes faites par Cassini figurent  parmi les plus époustouflantes en science planétaire», a estimé mercredi devant la presse, Linda Spilker, principale scientifique de la mission au Jet Propulsion Laboratory (JPL) de la NASA en Californie.

«Ce monde océanique d’Encelade a vraiment changé notre approche sur la recherche de la vie, ailleurs dans notre système solaire et au-delà», a-t-elle dit.

Cassini, une sonde de 2,5 tonnes lancée en 1997 et dotée de douze instruments, a amorcé le 22 avril la première manoeuvre qui la fera plonger dans l’atmosphère de Saturne le 15 septembre.

Pour ce faire, le vaisseau s’était approché de Titan, grâce à sa poussée gravitationnelle, pour descendre sous les anneaux de Saturne et le haut de sa couche nuageuse. Pour la première fois, il avait ainsi exploré cet espace vide de 2700 kilomètres.

Cassini aura effectué au total vingt-deux de ces orbites jusqu’au dernier vendredi.

Une photographie infrarouge de Titan.... (AP) - image 2.0

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Une photographie infrarouge de Titan.

AP

Baiser d’adieu

Cassini a survolé une dernière fois Titan le 12 septembre et transmis les images et données scientifiques recueillies pendant ce survol.

C’est le dernier «baiser d’adieu», ont dit les ingénieurs de la NASA qui ont profité de cette communication pour s’assurer que le vaisseau est bien sur la trajectoire qui le fera plonger dans l’atmosphère saturnienne.

«La sonde transmettra des données durant son plongeon, du sans précédent pour Saturne», pointe Linda Spilker.

Cassini devrait perdre le contact avec la Terre deux minutes après le début de sa descente à 113 000 kilomètres/heure durant laquelle dix de ses instruments fonctionneront, dont le spectromètre pour analyser l’atmosphère.

Ces informations aideront à comprendre la formation et l’évolution de la planète gazeuse.

La veille, jeudi, d’autres instruments effectueront des observations des aurores boréales et des tourbillons aux pôles de Saturne.

Le grand final

Cassini amorcera son ultime descente à 3h14, vendredi matin, pour entrer dans l’atmosphère de Saturne à une altitude d’environ 1915 km.

Le signal de cette manoeuvre sera reçu par la NASA à 4h37, 86 minutes plus tard, le temps mis par les ondes radio pour atteindre notre planète.

Avec ses antennes orientées vers la Terre, Cassini entrera dans l’atmosphère de Saturne à 06h31, ce qui sera confirmé sur Terre à 7h54.

Une minute plus tard, à 1510 kilomètres au-dessus de la couche nuageuse, les communications s’arrêteront et peu après Cassini commencera à se désintégrer, prédit la NASA. Ce dernier signal sera capté à 7h55.

«Ce grand final représente la culmination d’un programme pour utiliser le carburant restant dans le vaisseau de la manière la plus productive scientifiquement», explique Earl Maize, responsable du projet Cassini au JPL.

«En précipitant Cassini dans l’atmosphère de Saturne on évite tout risque que le vaisseau aille s’écraser sur l’une des lunes où la vie pourrait exister comme Encelade, les préservant de toute contamination», précise-t-il.

La mission est une coopération entre la NASA, l’Agence spatiale européenne (ESA) et l’Agence spatiale italienne, ces deux dernières ayant construit la sonde Huygens transportée par Cassini jusqu’en en décembre 2004, quand elle est allée se poser sur Titan.

La mission Cassini-Huygen a coûté au total 3,26 milliards de dollars dont 2,6 milliards pour les États-Unis, 500 millions pour l’ESA et 160 millions pour l’Agence spatiale italienne.

Giovanni Cassini était un astronome italien du 17e siècle qui a découvert quatre lunes de Saturne, qui en compte plus de 60.

Christiaan Huygens, son contemporain, était un mathématicien hollandais qui a déterminé que Saturne avait des anneaux. Il a aussi observé Titan pour la première fois.

http://www.lapresse.ca/

10 façons de mieux vivre en ville l’hiver


L’hiver en ville quand une tempête s’annonce comme celle de dimanche à lundi, (29 cm de neige dans mon coin pays) c’est le branle combat. Pelleter, déneiger l’auto, se rendre au travail. Sinon, c’est de marcher dans les sillons de pneu (car les trottoirs sont impraticables) pour se rendre au bus. Le vent quand il fait froid est qu’on est dans son champ de tir, c’est glacial. Repenser à l’environnement d’une ville peut aider que cela soit moins pénible. Mais dans le fond, nos parents et grands-parents ont vu bien pire que nous, sans chasse-neige pour dégager les rues … Tout se faisait à la pelle
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10 façons de mieux vivre en ville l’hiver

 

Chauffer des ponts, construire des mégatrottoirs, utiliser des miroirs géants: il existe plein de façons de rendre le quotidien plus agréable en ville, en hiver.

Chauffer des ponts, construire des mégatrottoirs, utiliser des miroirs géants: il existe plein de façons de rendre le quotidien plus agréable en ville, en hiver. Photo : iStock

Vous savez ce moment où vous sortez du bureau, il est 16 h 15, il fait déjà nuit noire et vous vous faites happer par un corridor de vent? Ou cet épisode classique, après une tempête, où vous devez escalader une montagne de neige simplement pour atteindre votre arrêt d’autobus? Eh bien, il existe des solutions à tout ça.

Un texte de Laurence Martin

Edmonton accueille cette semaine une conférence internationale sur l’hiver. Seront réunis : urbanistes, ingénieurs et designers de partout à travers le monde, tous désireux de rendre la saison hivernale plus agréable en ville.

En attendant leurs propositions, voici 10 solutions à explorer.

1. Des miroirs qui réchauffent

Ces miroirs permettent à une petite ville norvégienne, située dans une vallée sombre, de recevoir beaucoup plus d'ensoleillement l'hiver.

Ces miroirs permettent à une petite ville norvégienne, située dans une vallée sombre, de recevoir beaucoup plus d’ensoleillement l’hiver. Photo : Reuters/Norsk Telegrambyra AS

En Norvège, la ville de Rjukan a installé trois grands miroirs en haut d’une montagne pour refléter la lumière du soleil sur la place publique. Les trois héliostats – c’est le nom de la technologie – pivotent durant la journée pour suivre la trajectoire du soleil et mieux réchauffer les passants.

2. Des gratte-ciel qui protègent contre le vent

La Tour Edmonton est un bon exemple de construction qui limite les corridors de vent. Les piétons sont moins dérangés par le vent qui descend vers le bas de l'édifice, en raison de la base plus large qui a été installée au pied de la tour.

La Tour Edmonton est un bon exemple de construction qui limite les corridors de vent. Les piétons sont moins dérangés par le vent qui descend vers le bas de l’édifice, en raison de la base plus large qui a été installée au pied de la tour. Photo : Radio-Canada/Geneviève Tardif

Les corridors de vent : l’ennemi numéro 1 des piétons qui marchent au centre-ville par grand froid. On peut toutefois construire des tours qui limitent le problème. Il suffit d’avoir une base plus large et idéalement de planter des arbres, au bas de l’édifice, pour que les piétons soient davantage protégés du vent.

3. Chauffer des ponts

Le pont Roca Spur, au Nebraska, contient du béton chauffé à l'électricité.

Le pont Roca Spur, au Nebraska, contient du béton chauffé à l’électricité. Photo : Radio-Canada/Christopher Tuan

On parle beaucoup ces jours-ci d’avoir des trottoirs chauffants à Montréal, comme il en existe au Michigan. Mais pourquoi pas des ponts ou des viaducs chauffants?

Selon le professeur de génie civil à l’Université du Nebraska, Christopher Tuan, les ponts sont des surfaces particulièrement glissantes pour les automobilistes durant l’hiver. Il faut épandre une quantité importante de sel pour les déglacer, ce qui finit par endommager leur structure.

M. Tuan a mis sur point un « béton chauffé à l’électricité », qui empêche la neige et la glace de s’accumuler sur le pont Roca Spur, au Nebraska.

4. Plus de lumière SVP…

Le manque de luminosité durant les mois d’hiver peut vite miner le moral. Plusieurs villes ont donc commencé à jouer avec leur éclairage extérieur pour garder un peu de couleur après 17 h. Un bon exemple? L’éclairage de façades d’immeubles, d’habitude très sombres le soir.

Un exemple d'éclairage mieux adapté à l'hiver : la compagnie Verkis en Islande souhaite remplacer l'éclairage assez agressant près du vieux port de Reykjavik (image du haut) pour quelque chose de plus tamisé et agréable pour les piétons le soir (image du bas).

Un exemple d’éclairage mieux adapté à l’hiver : la compagnie Verkis en Islande souhaite remplacer l’éclairage assez agressant près du vieux port de Reykjavik (image du haut) pour quelque chose de plus tamisé et agréable pour les piétons le soir (image du bas).   Photo : Verkis

Pas question, par contre, de créer de la pollution lumineuse. Dans certains cas, comme dans le port de Reykjavik, il s’agit de changer l’éclairage pour qu’il soit plus tamisé et donc plus agréable.

5. … mais pas tout le temps!

Une aurore boréale au-dessus de la capitale de l'Islande, Reykjavik. Plusieurs fois par année, la ville ferme ses lumières et incite les résidents à faire de même pour mieux voir les aurores boréales.

Une aurore boréale au-dessus de la capitale de l’Islande, Reykjavik. Plusieurs fois par année, la ville ferme ses lumières et incite les résidents à faire de même pour mieux voir les aurores boréales. Photo : iStock

Parfois, il faut tout éteindre pour admirer les belles lumières hivernales. Il y a quelques mois, la ville de Reykjavik en Islande a éteint pendant une heure son éclairage public pour permettre aux résidents d’admirer les aurores boréales… sans avoir à sortir de la ville.

6. Déneiger les pistes cyclables en premier

Des cyclistes à Copenhague peuvent apprécier les joies du vélo à l'année longue.

Des cyclistes à Copenhague peuvent apprécier les joies du vélo à l’année longue. Photo : iStock

Imaginez si votre réseau de pistes cyclables était non seulement déneigé à longueur d’année… mais qu’il était déneigé en premier, avant de nombreuses routes! Vous pourriez circuler paisiblement à vélo, en admirant votre ville recouverte de blanc. La ville championne de cette pratique? Copenhague.

7. Un stationnement à skis… près du train de banlieue

Ce rangement pour skis de fond (à gauche) a été installé juste à côté d'une station de train de banlieue, à Edmonton.

Ce rangement pour skis de fond (à gauche) a été installé juste à côté d’une station de train de banlieue, à Edmonton. Photo : Radio-Canada/Geneviève Tardif

Pourquoi vous rendre à votre station d’autobus à pied…quand vous pouvez y aller en skiant?

La ville d’Edmonton a installé un support pour ranger, en toute sécurité, les skis de fond, juste à côté d’une station de train de banlieue. Une façon d’intégrer le sport hivernal à vos déplacements quotidiens.

8. Des cabanes chauffantes originales

Le cabane chauffante d'Anish Kapoor

Le cabane chauffante d’Anish Kapoor   Photo : Warming Huts v.2017

Besoin de vous réchauffer entre deux coups de patin? À Winnipeg, des nouvelles cabanes font leur apparition chaque année le long des rivières Rouge et Assiniboine. L’occasion pour des artistes de renommée internationale comme Anish Kapoor de faire aller leur élan créatif.

9. Des mégatrottoirs

Avec une construction comme celle-ci, la neige n’empiète pas sur l'espace réservé aux piétons. Il suffit d'avoir une surface assez large entre la route et le trottoir, où la neige peut s'accumuler.

Avec une construction comme celle-ci, la neige n’empiète pas sur l’espace réservé aux piétons. Il suffit d’avoir une surface assez large entre la route et le trottoir, où la neige peut s’accumuler. Photo : Radio-Canada/Geneviève Tardif

La neige qu’on déblaie sur la moitié du trottoir, après une tempête, ça vous dit quelque chose? Et bien, pour éviter que les trottoirs deviennent impraticables pour les piétons, mieux vaut construire des mégatrottoirs, où la neige peut s’accumuler sans déranger les piétons.

10. Des terrasses ouvertes à l’année longue

La terrasse du Café bicyclette, à Edmonton en plein hiver.

La terrasse du Café bicyclette, à Edmonton, en plein hiver. Photo : Radio-Canada

Siroter un bon chocolat chaud dehors, sans avoir froid, ça vous dirait? C’est ce que proposent maintenant certains cafés, en ouvrant leurs terrasses durant toute l’année. On distribue des couvertures aux clients et on installe des chaufferettes au gaz ou carrément des fours à bois dehors. Attention, par contre, que la terrasse ne se trouve pas en plein couloir de vent!

http://ici.radio-canada.ca/

17 photographies prises en Islande


L’Islande possède des sites naturels époustouflants. Comme si nous étions sur une autre planète ou la pollution et les tracas des grandes villes étaient inexistants
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17 photographies prises en Islande

 

N° 1 — Un renard polaire.

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N° 2 — Hofskirkja.

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N° 3 — Litlanesfoss.

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N° 4 — Une rivière glaciaire en Islande.

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N° 5 — Landmannalaugar.

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N° 6 — Une aurore boréale près d’une église.

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N° 7 — Jokulsarlon.

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N°8 – Un arc-en-ciel au-dessus de Kirkjufell.

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N° 9 — Un renard arctique sauvage en Islande.

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N° 10 — Un cratère couleur rouille.

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N° 11 — Une maison en Islande.

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N° 12 — Une épave d’avion DC-3.

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N° 13 — Des montagnes embrumées.

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N° 14 — J’ai économisé pendant des mois pour avoir la chance de me rendre en Islande et prendre des photographies. Je pense que cela en valait la peine.

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N° 15 — Kirkjufell.

Andy Lee

Andy Lee

N° 16 – Le rocher éléphant, Heimaey.

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N° 17 — Kirkjufell.

Flickr

http://bridoz.com/17-

Le Saviez-Vous ► Les aurores boréales


Les aurores boréales sont un conflit entre la terre et le soleil, mais laissent un spectacle inouï. Bien des mythes ont été dites sur ce phénomène, moi, je disais petite que c’était les rideaux du paradis qui dansaient au vent
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Les aurores boréales

Description:

De féériques rideaux de lumières aux couleurs vibrantes dansent dans le ciel. Ces feux d’artifices naturels sont en fait des aurores boréales. Si le phénomène d’une grande beauté semble bien paisible, il est pourtant issu d’un combat entre la Terre et le Soleil…

L’explication scientifique:

Leur origine réside à 150 000 millions de km à la surface du Soleil. Lorsque l’activité solaire est intense, elle projette dans l’espace une grande quantité de particules chargées, ou vent solaire. Les particules provenant du Soleil peuvent parcourir jusqu’à trois millions de kilomètres à l’heure et atteindre la Terre en cinquante heures. Le champ magnétique de la Terre fait toutefois, bien heureusement, dévier ce vent solaire. Quand les particules du Soleil entrent en collision avec les particules dans notre atmosphère, elles dégagent de l’énergie, dont une partie se traduit en lumière.

Plus les éruptions sont violentes à la surface du Soleil et plus grande sera l’intensité de l’aurore. Lorsqu’elles se manifestent dans l’hémisphère Sud, on parle alors d’aurores australes. Celles-ci offrent un spectacle tout aussi grandiose. La couleur des aurores dépend des atomes et de l’altitude à laquelle ils se rencontrent. Elles affichent une variété de couleurs, avec une prédominance de vert, accompagnée le plus souvent de jaune et de violet.

Saviez-vous que :

Les aurores boréales se tiennent loin de la pollution lumineuse et donc des grandes villes. Elles sont plus visibles à proximité des pôles, mais peuvent aussi apparaître dans les régions plus centrales. Les régions du monde les plus concernées par ce phénomène restent le Groenland, la Laponie, le nord du Canada, l’Alaska, l’Antarctique et l’Islande.

Mythes et légendes :

Les aurores sont associées à de nombreux mythes. Dans toutes les langues, elles évoquent des « lumières du nord », excepté en Finlande, qui utilisent un terme signifiant « queue de renard rouge » ou « feux du renard ». Ils racontent que le renard polaire, en parcourant les étendues enneigées, soulève de la poussière avec sa queue jusqu’au ciel. Les Inuits du Groenland racontent quant à eux, que les âmes des morts jouent à la balle avec des crânes de morses.

D’autres mythologies nordiques évoquent une danse des esprits de certains animaux, tels que les saumons, les rennes et les phoques ou encore des torches allumées par les esprits des morts pour accueillir les nouveaux arrivants au paradis.

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