Attentat dans une mosquée de Québec: le fil des événements


Aucun acte terroriste ne doit être accepté. Ce Québécois avait des convictions (mauvaises pour ma part) et a tué pour de mauvaises causes. Il a été arrêter avec un autre homme, ce dernier a été relaché car il était un témoin qui aidait une victime mais eu peur en voyant des hommes avec des armes
Nuage

 

Attentat dans une mosquée de Québec: le fil des événements

 

Des policiers sur les lieux de l’attentat à Ste-Foy Photo : La Presse canadienne/Francis Vachon

L’attaque d’une mosquée de Québec a fait dimanche six morts et cinq blessés graves, dont trois entre la vie et la mort. Voici le déroulement des événements.

DIMANCHE

19 h 45 : Au moins un homme cagoulé fait irruption dans le Centre culturel islamique de Québec, situé au 2877, chemin Sainte-Foy. Il ouvre le feu sur des fidèles réunis pour prier au rez-de-chaussée. Six personnes périssent sous les balles et cinq sont gravement blessés. Une soixantaine de personnes étaient dans la mosquée au moment de l’attaque. Les hommes priaient au rez-de-chaussée, tandis que les femmes et les enfants se trouvaient à l’étage.

19 h 55 : La police de Québec arrive sur les lieux de la fusillade après avoir reçu plusieurs appels provenant du 2877, chemin Sainte-Foy. Elle constate l’ampleur du drame et découvre plusieurs victimes. Peu après, un homme est arrêté à proximité de la mosquée. La police ne peut pas confirmer si celui-ci est impliqué dans la fusillade.

VERS 20 h 10 : La police reçoit l’appel d’un autre homme qui souhaite « parler de son geste ». Il affirme qu’il est impliqué dans l’affaire et précise l’endroit où il a garé sa voiture, à une vingtaine de kilomètres de la mosquée, tout près du pont de l’île d’Orléans.

20 h 40 : L’ambulance quitte les lieux de la fusillade.

21 h : Un large périmètre de sécurité est établi à l’entrée du pont de l’Île d’Orléans, où le deuxième homme est arrêté à bord d’un véhicule Mitsubishi gris par le Groupe tactique d’intervention.

VERS 21 h 30 : Premières réactions du premier ministre du Québec, Philippe Couillard, sur Twitter.

Fusillade au Centre culturel islamique: le gouvernement est mobilisé pour assurer la sécurité de la population de #Québec. #polqc

— Philippe Couillard (@phcouillard) 30 janvier 2017

22 h : La Structure de gestion policière intégrée contre le terrorisme, regroupant la Sûreté du Québec, la GRC et le Service de police de la Ville de Montréal, est mise sur pied et travaille ici en collaboration avec la police de Québec.

Des policiers de Québec patrouillent dans les rues près de la mosquée visée par un attentat.

Des policiers de Québec patrouillent dans les rues près de la mosquée visée par un attentat. Photo : Reuters/Mathieu Bélanger

VERS 22 h 30 : Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, réagit à l’attentat sur Twitter.

Ce soir, les Cdns pleurent les victimes de l’attaque lâche dans une mosquée de Québec. Mes pensées sont avec les victimes et leurs familles.

— Justin Trudeau (@JustinTrudeau) 30 janvier 2017

VERS 23 h : Le maire de Québec, Régis Labeaume, invite la population de Québec à s’unir et à être solidaire.

 « Mes premières pensées vont vers les victimes et leurs familles touchées alors qu’ils étaient réunis pour la prière. Québec est une ville ouverte et où tous doivent pouvoir vivre ensemble en sécurité et dans le respect », peut-on lire dans le communiqué publié dimanche soir.

VERS 0 h : Le premier ministre Couillard parle désormais d’un acte terroriste.

À la suite de cet acte terroriste, j’ai demandé à l’#assnat de mettre en berne notre drapeau du #Québec. #tousunis

— Philippe Couillard (@phcouillard) 30 janvier 2017


LUNDI

VERS 0 h 45 : Des personnes se rassemblent devant la mosquée.

Rassemblement spontané près de la Grande mosquée de Québec; des citoyens plaident pour le vivre ensemble #mosqueedequebec#rcqc #fusillade pic.twitter.com/T4piJQ8owB

— Alexandre Duval (@alexduval88) 30 janvier 2017

0 h 50 : La GRC et la Sûreté du Québec dressent un premier bilan des victimes faisant état de six morts et de huit blessés. Quelque 200 agents de la police de Québec et de Montréal, de la Sûreté du Québec et de la Gendarmerie royale du Canada poursuivent l’enquête.

1 h 40 : Le premier ministre Philippe Couillard, le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, et le maire de Québec, Régis Labeaume, tiennent un point de presse. Le gouvernement confirme que la sécurité sera accrue dans l’ensemble des mosquées de la province.

« Québec est en deuil », déclare le maire Labeaume, très ému.

Aucun être humain ne devrait payer de sa vie par le fait de sa race, de sa couleur, de son orientation sexuelle, de sa croyance religieuse.

Régis Labeaume, maire de Québec

Dans cette même conférence de presse, le premier ministre Couillard déclare que le Québec est « frappé par le terrorisme ». Il ajoute que les Québécois vont y faire face « ensemble avec courage et avec solidarité ». Et aux membres de la communauté musulmane, il dit : « Nous sommes avec vous, vous êtes chez vous, vous êtes la bienvenue. »

8 h 50 : Le pape François condamne l’attaque de la mosquée et appelle au respect mutuel entre les fidèles de différentes religions.


10 h : Le maire Régis Labeaume rencontre des membres de la communauté musulmane de Québec à l’hôtel de ville pour « savoir quels gestes on peut poser ».

Témoignage du président du Centre culturel islamique de Québec, Mohamed Labidi

Témoignage du président du Centre culturel islamique de Québec, Mohamed Labidi Photo : Radio-Canada/Maxime Corneau

11 h 45 : Le président des États-Unis, Donald Trump, téléphone au premier ministre Trudeau pour lui offrir ses condoléances ainsi qu’au peuple canadien. Il propose aussi son aide.

12 h : La SQ confirme qu’un seul des hommes arrêtés dimanche soir est considéré comme suspect. L’autre homme est maintenant considéré comme témoin.

13 h 40 : Au Parlement à Ottawa, les députés canadiens observent une minute de silence.

http://ici.radio-canada.ca/

Mohamed Belkhadir: «Pour eux, quelqu’un qui fuit, c’est un suspect»

 

Des policiers à l'extérieur du Centre culturel islamique de... (PHOTO PASCAL RATTHÉ, LE SOLEIL)

Des policiers à l’extérieur du Centre culturel islamique de Québec, dimanche soir.

PHOTO PASCAL RATTHÉ, LE SOLEIL

 

VINCENT LAROUCHE
La Presse

Mohamed Belkhadir, l’étudiant en génie arrêté par erreur dans la foulée de l’attentat terroriste à la mosquée de Sainte-Foy, était en train de porter secours aux victimes lorsqu’il a été confondu à tort avec un suspect.

Fraîchement revenu chez lui, le jeune homme de 29 ans a accordé une entrevue à La Presse pour indiquer qu’il n’en veut pas du tout aux policiers de Québec, qui ont été « très gentils » avec lui.

« J’étais entré pour essayer de faire les premiers soins à mon ami, par terre, et j’ai vu quelqu’un avec une arme. Je ne savais pas que c’était un policier, je croyais que c’était quelqu’un qui revenait pour tirer. Alors j’ai fui à l’extérieur, du côté du stationnement », dit-il.

« Je comprends, je respecte qu’ils m’ont attrapé. Ils m’ont vu fuir, ils ont pensé que j’étais suspect, c’est normal. Pour eux, quelqu’un qui fuit, c’est un suspect », insiste-t-il.

L’étudiant d’origine marocaine avait assisté à la prière dimanche soir, puis était sorti déneiger les escaliers de la mosquée. Peu après, il a entendu plusieurs coups de feu, pendant 15 à 20 secondes, dit-il.

Il est entré, a appelé le 9-1-1, a donné l’adresse aux services d’urgence, puis a utilisé son manteau pour réchauffer un blessé sur le sol. C’est alors qu’il a paniqué lorsqu’un policier est entré arme au poing.

http://www.lapresse.ca/

Les Américains s’arment à un rythme record


Je crois qu’un peuple aussi armé que les Américains augmentent encore plus leur insécurité. Cette course à l’armement devient dangereuse pour eux-mêmes. Vue de l’extérieur, on constate que cela ne fait qu’augmenter les fusillades, les tueries et les accidents reliés aux armes à feu. Être armé ne résous  rien au contraire. en octobre 2015, les statistiques révélaient qu’il y avait une fusillade tous les 64 jours aux États-Unis, cela fait beaucoup.
Nuage

 

Les Américains s’arment à un rythme record

 

Selon un professeur au département de santé publique... (Photo Luke Sharrett, Bloomberg)

Selon un professeur au département de santé publique et de gestion de l’Université Harvard, «il n’y a pas nécessairement plus de gens qui achètent des armes. Souvent, ce sont des gens qui possèdent déjà des armes qui en achètent d’autres.»

PHOTO LUKE SHARRETT, BLOOMBERG

PHILIPPE MERCURE

 

Des records de ventes d’armes à feu, chaque mois, depuis maintenant sept mois. Les indices montrent que les Américains sont en train de s’armer à un rythme inégalé. Et les tueries comme celles de San Bernardino, loin de freiner le phénomène, sont connues pour l’accélérer.

Vendredi dernier, lors des soldes du Vendredi fou (Black Friday), le FBI a effectué pas moins de 185 345 vérifications d’antécédents criminels pour des gens souhaitant acheter des armes à feu. C’est plus de deux vérifications par seconde, et un record de tous les temps pour une seule journée.

Le Vendredi fou entraîne toujours une ruée vers les armes, puisque des rabais substantiels sont offerts aux consommateurs. Mais le record de cette année s’inscrit dans une tendance lourde. Une analyse des chiffres du FBI montre que depuis avril, chaque mois s’est systématiquement soldé par des records de vérifications de sécurité liées aux achats d’armes.

Selon les experts, les attentats terroristes comme ceux qui ont frappé Paris, combinés aux fusillades de masse quasi quotidiennes sur le sol américain, créent un sentiment d’insécurité qui incite les gens à s’armer.

«La principale motivation expliquant les ventes d’armes est la crainte de la violence quotidienne, y compris les tueries de masse», affirme Jon Vernick, codirecteur du Johns Hopkins Center for Gun Policy and Research.

En fait, selon M. Vernick, les tueries comme celle survenue mercredi à San Bernardino ont un double effet. En plus de créer un sentiment d’insécurité, elles font ressurgir le débat sur le contrôle des armes à feu, incitant les amateurs d’armes à devancer leurs achats de crainte que les lois ne soient resserrées.

«Nous croyons qu’il n’y a pas nécessairement plus de gens qui achètent des armes, précise David Hemenway, professeur au département de santé publique et de gestion à l’Université Harvard. Souvent, ce sont des gens qui possèdent déjà des armes qui en achètent d’autres.»

Tout cela n’augure rien de bon quand on sait qu’une augmentation des armes en circulation, loin de favoriser la sécurité, fait directement augmenter les risques de violence.

«Les gens qui ont des armes à la maison sont plus susceptibles de devoir composer avec un homicide ou un suicide d’un membre de leur famille», rappelle Jon Vernick, citant de nombreuses études sur le sujet.

Chez nous, la Sûreté du Québec affirme ne pas avoir noté d’augmentation des demandes de permis d’armes depuis les attentats de Paris du 13 novembre.

Des ventes sous-estimées

Les ventes d’armes elles-mêmes n’étant pas comptabilisées aux États-Unis, les vérifications d’antécédents criminels effectuées par le FBI sont l’indice le plus utilisé pour estimer le rythme auquel s’arment les Américains. Selon le Johns Hopkins Center for Gun Policy and Research, ce chiffre sous-estime en fait les ventes d’armes, puisque pas moins de 40% d’entre elles se feraient par l’entremise de petits marchands non enregistrés qui ne vérifient pas les antécédents criminels de leurs clients.

http://www.lapresse.ca/