Les diplomates américains de Cuba ont bel et bien subi «quelque chose» au cerveau


C’est étrange, ces quarantaines de diplomates américains à Cuba,et leurs familles ont des problèmes des problèmes d’équilibre et de vertige, de coordination, de mouvement des yeux, ainsi que de l’anxiété, de l’irritabilité Alors côté canadiens, ils ne sont que 14. Les tests démontrent bien que cela n’est pas imaginaire, mais ils n’affirment pas non plus que cela est une attaque acoustiques.
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Les diplomates américains de Cuba ont bel et bien subi «quelque chose» au cerveau


Les États-Unis ont rappelé la majorité de leur personnel diplomatique de La Havane...

KRIANGKRAI THITIMAKORN VIA GETTY IMAGESLes États-Unis ont rappelé la majorité de leur personnel diplomatique de La Havane en septembre 2017.

Entre 2016 et 2018, des diplomates en poste à La Havane ont souffert de maux divers dont des problèmes d’équilibre et de vertige, de coordination et de mouvement des yeux.

  • Agence France-Presse

Les cerveaux d’une quarantaine de diplomates américains victimes de phénomènes mystérieux à Cuba montrent des différences par rapport à un groupe témoin, ont annoncé mardi des chercheurs qui les ont analysés par imagerie médicale à la demande du gouvernement américain.

L’étude publiée par le Journal de l’Académie américaine de médecine (Jama) et menée par des professeurs et médecins de l’université de Pennsylvanie ne permet pas de dégager une cause aux symptômes observés chez les diplomates entre fin 2016 et mai 2018.

Mais elle confirme que “leurs cerveaux ont subi quelque chose qui a causé ces changements”, dit à l’AFP Ragini Verma, professeure de radiologie à l’université de Pennsylvanie, et spécialiste de l’imagerie médicale.

«Ce n’est pas imaginaire»

“Ce n’est pas imaginaire”, avance-t-elle. “Cela s’est bien produit dans leur cerveau. Tout ce que je peux dire c’est que la vérité reste à trouver”.

“Ce qu’il s’est passé n’est pas dû à un antécédent médical”, ajoute la spécialiste.

Entre fin 2016 et mai 2018, des diplomates en poste à La Havane, ainsi que des membres de leurs familles, ont souffert de maux divers incluant des problèmes d’équilibre et de vertige, de coordination, de mouvement des yeux, ainsi que de l’anxiété, de l’irritabilité et ce que des victimes ont appelé un “brouillard cognitif”.

Les Etats-Unis ont rappelé la majorité de leur personnel diplomatique de La Havane en septembre 2017.

Certains sont aujourd’hui rétablis, mais d’autres restent en rééducation, selon Ragini Verma.

Washington n’a jamais établi publiquement la nature du phénomène, ni confirmé qu’il pourrait s’agir d’énigmatiques “attaques acoustiques” ou micro-ondes, comme la presse américaine s’en est fait l’écho, sans toutefois apporter aucune preuve. Cuba rejette toute responsabilité.

14 Canadiens

Le Canada a de son côté dénombré 14 “victimes” et également rappelé la majorité de son personnel en janvier.

A la demande du département d’Etat américain, 44 diplomates et membres de leurs familles ont été envoyés à partir de mi-2017 au centre des traumatismes cérébraux de l’université de Pennsylvanie pour subir des examens par imagerie par résonance magnétique (IRM).

Les chercheurs ont comparé les résultats à ceux de 48 personnes comparables de groupes témoins. Les différences sont statistiquement significatives et concernent la matière blanche du cerveau, ainsi que le cervelet, la partie qui contrôle les mouvements.

Un porte-parole du département d’Etat a dit saluer “l’implication de la communauté médicale dans ce problème incroyablement complexe. La priorité du département reste la sûreté, la sécurité et le bien-être de son personnel”.

La chercheuse Ragini Verma insiste sur l’importance de suivre l’ensemble des patients régulièrement pour suivre l’évolution des changements dans leurs cerveaux.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Des grillons derrière les «attaques acoustiques» à Cuba?


Les attaques acoustiques que les diplomates américains avaient eu des effets secondaires pouvant aller à la migraine, des nausées et des lésions au cerveau, entendus dans des appareils acoustiques à Cuba. Le bourdonnement serait peut-être un chant d’accouplement d’une espèce de grillon. C’est quand même assez surprenant.
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Des grillons derrière les «attaques acoustiques» à Cuba?

 

Les «attaques accoustiques» dont des diplomates américains ont été victimes, selon Washington, sont «une manipulation» a affirmé lundi le ministre des Affaires étrangères cubain après une étude concluant à un son produit par des grillons. 

Les autorités américaines affirment qu’au moins 24 personnes au sein de leur ambassade à La Havane ont souffert entre fin 2016 et août 2017 de migraines, nausées et légères lésions cérébrales, qu’elles pensent avoir été causées par des appareils acoustiques perfectionnés.

Les États-Unis ont retiré en réponse plus de la moitié de leur personnel diplomatique à Cuba, suspendu leurs activités consulaires à La Havane, et ordonné l’expulsion de 15 diplomates cubains du territoire américain, provoquant une crise diplomatique entre les deux pays.

Deux biologistes se sont penchés sur un enregistrement d’un bourdonnement censé faire partie de ces attaques acoustiques et ont conclu que le bruit en question correspondait au chant d’accouplement du grillon à queue courte de De Geer, présent dans les Caraïbes.

«La manipulation des soit-disant incidents de santé des diplomates américains continue», a affirmé mardi soir le ministre des Affaires étrangères cubain, Bruno Rodriguez, à la télévision d’État.

Si le gouvernement de Donald Trump «possède une seule preuve, un seul argument qui lui permette d’affirmer qu’il s’agit (…) d’un fait délibéré de quelconque nature, qu’il présente des preuves», a ajouté M. Rodriguez, soutenant qu’il s’agit d’un «prétexte pour affecter encore plus les relations bilatérales».

Un grillon à queue courte de De Geer.

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Rendue publique la semaine dernière, cette étude de deux biologistes n’a pas encore été publiée dans une revue scientifique, ni évaluée par des pairs. Elle ne s’intéressait pas directement à la cause des problèmes de santé rencontrés par les diplomates, et les chercheurs n’excluent pas l’éventualité d’attaques acoustiques par ailleurs.

«Bien que déroutants, les sons mystérieux à Cuba ne sont pas physiquement dangereux et ne constituent pas une attaque acoustique», avance l’étude d’Alexander Stubbs, doctorant à l’université de Berkeley en Californie, et de Fernando Montealegre-Zapata, enseignant en biologie sensorielle à l’université de Lincoln, en Grande-Bretagne.

Les deux chercheurs ont étudié un enregistrement réalisé par un employé du gouvernement américain, envoyé à l’US Navy et diffusé ensuite par l’agence Associated Press, et l’ont comparé à une base de données de l’université de Floride.

Le chant du grillon à queue courte de De Geer – dont le rythme des battements d’ailes compte parmi les plus élevés de l’espèce – correspond à l’enregistrement en termes «de durée, de fréquence de répétition des battements, du spectre de puissance, du taux de stabeilité des battements et d’oscillations par battement», indique l’étude.  

Ses auteurs font le parallèle avec le mystère de la «pluie jaune» lors de la Guerre froide. Les États-Unis avaient accusé en 1981 l’Union soviétique de mener des attaques chimiques en Asie du Sud-Est, alors que des chercheurs ont conclu que ces «pluies» étaient en fait des excréments d’abeilles.

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