L’océan Arctique, cul-de-sac pour les déchets en plastique flottants


L’image me fait penser à la pub de Coca-Cola avec des ours polaires, sauf que cette image-ci représente une triste réalité de la pollution des océans. Pour les chercheurs, il est surprenant de voir autant de matières plastiques dans cette zone de la mer et qui viendrait d’assez loin
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L’océan Arctique, cul-de-sac pour les déchets en plastique flottants

 

Les scientifiques pensent qu'il pourrait y avoir jusqu'à... (ARCHIVES REUTERS)

Les scientifiques pensent qu’il pourrait y avoir jusqu’à 110 millions de tonnes de déchets en plastique dans les océans.

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Agence France-Presse
Washington

L’océan Arctique est un cul-de-sac pour les débris en plastique flottant dans le nord de l’Atlantique, ont déterminé des scientifiques qui mettent en garde contre les risques présentés par cette pollution d’un écosystème unique.

Cette étude, publiée dans la revue américaine Science Advances, confirme que les objets et matériaux en plastique sont abondants et répandus dans les eaux à l’est du Groenland et du nord de la Scandinavie, alors même que ces régions sont peu peuplées. Les déchets, normalement, devraient y être nettement moins importants.

Ces observations montrent l’importance de bien gérer la collecte des déchets plastiques à leur source, car une fois dans l’océan, leur destination peut être imprévisible, relèvent ces scientifiques.

Les mers semi-fermées comme la Méditerranée, dont les pourtours sont très peuplés, sont fortement polluées par du plastique.

Mais de telles accumulations n’étaient pas attendues à des latitudes polaires peu peuplées.

En 2013, pendant l’expédition Tara Oceans menée avec la goélette scientifique française, des chercheurs dont Andrés Cózar, un scientifique de l’Université de Cadiz en Espagne, ont repêché à l’aide de filets des débris en plastique.

La plus grande partie de l’océan arctique était peu polluée par ces morceaux de plastique, précise l’étude.

Mais ces débris étaient en revanche très abondants dans les eaux baignant le Groenland et dans la mer de Barents située au nord de la Norvège et de la Russie occidentale.

110 millions de tonnes 

Selon ces chercheurs, il y aurait des centaines de tonnes de déchets et fragments de plastiques flottant à la surface sans compter ce qui se trouve déjà dans les fonds marins.

La proportion de certains types de débris dans les échantillons récupérés par les membres de l’expédition leur fait penser qu’ils viennent de très loin, comme par exemple des côtes d’Europe du nord, du Royaume-Uni et de l’est des États-Unis.

Une partie de ces déchets pourrait aussi provenir des navires croisant dans les eaux locales, selon ces chercheurs.

Ces derniers ont suivi le cheminement des déchets de plastique dans le Nord de l’océan Atlantique avec 17 000 bouées qui sont des relais de satellites. Ces observations ont confirmé que cette pollution vers les régions polaires suivait un courant appelé circulation thermohaline.

Selon cette étude, les débris de plastique flottant dans l’Arctique représentent actuellement moins de 3% du total mondial mais pourrait continuer à augmenter avec ce courant marin.

Il est estimé qu’environ huit millions de tonnes de plastique sont déversés annuellement dans les océans, selon une étude publiée en 2015 dans la revue américaine Science.

Les scientifiques pensent qu’il pourrait y avoir jusqu’à 110 millions de tonnes de déchets en plastique dans les océans.

Il paraîtrait également que de petits fragments de plastiques sont absorbés par les poissons et les autres espèces marines sans que l’on sache les effets sur leur santé et celles des personnes qui les consomment.

Les scientifiques pensaient enfin que ces déchets en plastique s’accumulaient surtout dans des tourbillons subtropicaux formés par des grands courants qui convergent au milieu des bassins océaniques.

Mais en fait, il semblerait que seulement 1% de cette pollution de matière plastique se concentre dans ces grands tourbillons et d’autres endroits à la surface des océans.

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Forêts: la marche des fantômes


Des endroits ou les arbres étaient rois, deviennent les fantômes des forêts causé par l’augmentation des eaux salées
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Forêts: la marche des fantômes

 

(Agence Science-Presse) Ce sont à présent plus d’un millier de kilomètres de rivages de l’Atlantique qui sont touchés par la maladie des « forêts fantômes » —lorsque trop d’eau salée pénètre à l’intérieur des terres, endommageant irrémédiablement les arbres.

Les biologistes signalent en effet le phénomène de la Floride jusqu’au New Jersey, rapporte le magazine e360. C’est le résultat de la hausse du niveau de l’océan, une hausse imperceptible pour les humains, mais qui signifie que, lors des grandes marées ou des tempêtes, les forêts les plus près du rivage sont plus souvent qu’avant arrosées d’eau salée.

Avec la hausse appréhendée des océans dans les prochaines décennies, le phénomène risque de faire de plus en plus parler de lui, explique notamment l’écologiste David Kaplan, de l’Université de Floride. Et c’est ainsi que des écosystèmes à la riche biodiversité se transforment peu à peu en un habitat homogène : un marécage salé. Outre les arbres, les plus grands perdants sont les tortues et les oiseaux migrateurs.

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Le Saviez-Vous ► L’iceberg qui a causé le naufrage du Titanic était vieux de 100 000 ans


Le Titanic n’avait aucune chance face au iceberg qu’il a rencontré et a causé des milliers de morts. Ce qui est encore plus surprenant, c’est que cette rencontre s’est préparée y a 100 mille ans au temps que l’iceberg s’est détaché du Groenland
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L’iceberg qui a causé le naufrage du Titanic était vieux de 100 000 ans

 

Une équipe de chercheurs britanniques a découvert que l’iceberg responsable du naufrage du Titanic s’était détaché du Groenland 100.000 ans auparavant. Selon leur étude, il était bien plus gros lors de sa formation qu’en 1912.

La tragédie du Titanic remonte à la nuit du 15 avril 1912. L’événement dramatique s’est inscrit dans l’histoire aux côtés des naufrages les plus importants et meurtriers avec plus de 1.500 victimes.

Si les coupables sont nombreux, notamment parmi les membres de l’équipage du célèbre paquebot britannique, l’élément responsable en partie de ce désastre est cet iceberg massif immergé partiellement sous les eaux de l’océan Atlantique, au large de Terre-Neuve. Plus de 100 ans après, une équipe de scientifiques dévoile certains secrets du gigantesque bloc de glace.

Un iceberg vieux de 100.000 ans

Les chercheurs dirigés par Grant Bigg de l’Université de Sheffield au Royaume-Uni, sont en effet parvenu à calculer l’âge du coupable. Les résultats, censés être dévoilés le 18 mars prochain à l’occasion de la Fête de la Science de Cambridge, ont été anticipés dans une interview accordée au Sunday Times.

Selon les propos des auteurs rapportés par le journal, la gigantesque masse de glace se serait détachée du glacier du Groenland il y a près de 100.000 ans. Ces estimations, à un siècle près, ont été réalisées à partir d’observations relevées non seulement aux alentours de 1912 mais aussi plus récemment.

« Nous avons créé un modèle mathématique sur ordinateur pour calculer les itinéraires des icebergs sur n’importe quelle année donnée », a expliqué Grant Bigg.

« Nous nous somme basés sur ce que nous savions en matière de courants océaniques et l’avons intégré à des données météorologiques de cette année calculées sur la base des vents dominants », a poursuivi le directeur des travaux de recherche.

Bien plus gros à sa naissance

C’est grâce à cette méthode que les scientifiques ont réussi à préciser l’origine de l’iceberg.

« Nous pensons que le vêlage [la séparation] de l’iceberg est survenu depuis la région de Qassimiut, sur la côte sud-ouest du Groenland », a indiqué le chercheur.

L’iceberg aurait ensuite dérivé pour terminer en 1912 au large de la côte atlantique de l’Amérique du Nord.

Ces résultats contredisent la théorie selon laquelle l’iceberg coupable se serait détaché en 1908 au cours d’un hiver doux et aurait voyagé durant l’hiver 1911-1912 où les températures ont été bien plus froides. Mais les scientifiques ne se sont pas arrêtés là, ils ont aussi estimé la taille de l’iceberg. Au moment du naufrage, le morceau mesurait un peu plus de 120 mètres dont seulement 30 mètres émergeaient au-dessus de la surface de l’eau.

Sa masse quant à elle, atteignait les 1,5 million de tonnes. Si ces mensurations peuvent sembler impressionnantes, l’iceberg était bien plus massif lors de sa formation, affirment les spécialistes. Il approchait les 500 mètres de long pour une masse de 75 millions de tonnes, d’après leurs calculs.

© Gentside Découverte

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Plus d’une centaine de dauphins échoués sur la côte Atlantique depuis début mars


Les côtes françaises sont témoins d’échouage de dauphins par centaine, une augmentation depuis les dernières années. Peu de dauphins sont morts de cause naturelle, mais à cause de la pêche, ajouté de la pollution sonore, des éoliennes, il n’y a pas de répit pour ces cétacés
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Plus d’une centaine de dauphins échoués sur la côte Atlantique depuis début mars

 

L'un des nombreux marsouins communs échoués sur les plages françaises, récemment. © Crédit LaTeste / PM

L’un des nombreux marsouins communs échoués sur les plages françaises, récemment. © Crédit LaTeste / PM

De plus en plus de cétacés, plus particulièrement des dauphins, sont retrouvés échoués chaque année sur les côtes françaises. Et 2016 démarre mal.

 

ÉCHOUAGE. Il y avait eu deux années d’amélioration. Mais les premiers chiffres de 2016 relevant les cadavres de cétacés retrouvés sur les plages françaises ne sont pas réjouissants. Ainsi, depuis le début du mois de mars, plus de 150 cadavres ont été retrouvés échoués sur les côtes Atlantique et de la Manche (en sachant que 70% des effectifs d’échouage annuels sont recensés durant les 6 premiers mois de l’année). Que ce soient des dauphins communs (Delphinus delphis), des marsouins communs (Phocoena phocoena) ou des phoques, la plupart ont été les victimes malheureuses de la pêche hivernale.

« Si l’échouage après une mort naturelle est évidemment possible, c’est bien des faits de captures accidentelles que sont morts la majorité des cétacés recensés », explique à Sciences et Avenir Willy Dabin, du domaine légiste de l’Observatoire Pelagis à l’Université de La Rochelle.

« La dérive des cadavres à la côte est normale en période hivernale, du fait des fréquences de vents d’ouest de fortes intensités. Ce qui l’est moins, c’est la mortalité additionnelle liée à la pêcherie, un phénomène connu depuis les années 1980 avec l’émergence du chalut pélagique », ajoute-il.

En effet, c’est la pêche au chalutier qui est surtout remise en cause. Cette pratique consiste à la capture de poissons en laissant traîner derrière un bateau le chalut, un filet en forme d’entonnoir à seulement quelques mètres sous la surface de l’eau. Ce chalutage pélagique est rapide et efficace, mais est très peu sélectif. C’est ainsi que sont piégés dans les mailles du filet, en compagnie des poissons recherchés par les pêcheurs, des animaux comme le dauphin ou le marsouin.

« Ce qu’il faut savoir c’est qu’un chalut c’est 90 m d’ouverture horizontale et 70 m d’ouverture verticale et 152 m de long, formant un entonnoir qui traîne derrière les bateaux (2 unités, en général) pendant 6 à 8 heures d’affilée et remonte parfois de 1 à 10 dauphins », détaille M. Dabin.

Une pratique qui empêche la bonne préservation des ressources marines et qui, in fine, provoque une surpêche pour compenser les déficits induits.

« C’est un cercle vicieux, qui n’est pas forcément la faute des pêcheurs ou des consommateurs. C’est juste un sujet mal géré », précise le responsable de l’Observatoire Pelagis.

DÉMÉNAGEMENT. Aussi, est-ce une situation encore plus difficile pour certains, comme le marsouin commun. Disparu des eaux métropolitaines françaises au 19e siècle, Phocoena phocoena a regagné la Manche et la mer du nord il y a une cinquantaine d’années, et l’Atlantique il y a seulement une quinzaine d’années.

« On n’en comptait une poignée d’individus échoués dans les années 1990s, aujourd’hui on en trouve des centaines » ajoute Willy Dabin.

Selon lui, ce changement de distribution récente est en réaction à l’industrie européenne, augmentant les nuisances sonores et chimiques avec les plateformes et autres éoliennes installées en pleine mer. Malheureusement, son milieu de retrait n’a pas apporté le répit escompté, puisqu’il subit lui aussi les dommages collatéraux de la pêche au chalutier. Enfin, il est à retenir qu’il ne faut absolument pas toucher ou s’approcher des carcasses de tels animaux échouées sur les plages. A l’inverse, il faut les signaler au numéro de l’Observatoire Pelagis, 05.46.44.99.10, afin que soient contactées les autorités communales et que soient enclenchées les procédures d’équarrissage adéquates.

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De gigantesques "zones mortes" découvertes au milieu de l’Atlantique


Des tourbillons dans l’océan ont des zones mortes, des zones ou l’oxygène est si bas, que la vie des poissons ne pourraient survivre. Ce qui semble plus inquiétant, c’est qu’ils se déplacent et pourraient être critiques à certains endroits pour des pêcheurs
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De gigantesques « zones mortes » découvertes au milieu de l’Atlantique

 

tourbillon océan

Les « zones mortes » récemment détectées au milieu de l’Océan Atlantique se forment dans des tourbillons analogues à celui ci-dessus, en bleu. Crédits : NASA Earth Observatory

Par Nicolas Revoy

Des chercheurs ont découvert dans l’Océan Atlantique l’existence de zones se caractérisant par des taux d’oxygène si bas qu’ils y interdisent toute forme de vie. D’une superficie dépassant les 100 km2, ces « zones mortes » se forment dans les tourbillons océaniques.

Pour la première fois, des « zones mortes » ont été découvertes au coeur de tourbillons océaniques, au milieu de l’Atlantique. Des « zones mortes » ? Il s’agit de régions océaniques caractérisées par des niveaux d’oxygène nuls ou très faibles, conduisant la plupart des animaux marins s’y trouvant (poissons, crabes…) à disparaître.

Jusqu’ici, quelques « zones mortes » avaient déjà été détectées, comme celle qui se forme chaque année dans le Golfe du Mexique. Mais ces dernières étaient situées près des côtes. Et surtout, elles n’apparaissaient pas au cœur des tourbillons océaniques, comme c’est le cas pour les zones mortes nouvellement découvertes…

De fait, c’est bel et bien au coeur de tourbillons océaniques que l’océanographe Johannes Karstensen (GEOMAR, Helmholtz Centre for Ocean Research à Kiel, Allemagne) et ses collègues ont détecté l’existence de plusieurs zones mortes, au large des côtes africaines. Rappelons que les tourbillons océaniques sont de gigantesques masses d’eau, de plusieurs centaines de kilomètres de diamètre, tournoyant sur elles-mêmes du fait des mouvements de la Terre.

Comment expliquer la présence de ces zones mortes ? Elles seraient causées par la présence de très grandes quantités de végétaux océaniques situés à la périphérie de ces zones mortes : la décomposition de ces végétaux par les bactéries consommerait de l’oxygène, ce qui aurait pour effet de vider progressivement de ce dernier les eaux situées à l’intérieur de cette ceinture de végétaux.

D’après les mesures réalisées par les scientifiques, les concentrations en oxygène seraient comprises entre 0 et 0.3 millilitres par litre d’eau. Soit des taux interdisant à la plupart des organismes marins d’y survivre.

Selon les auteurs de la découverte, ces zones mortes se déplacent lentement, à raison de 4 à 5 kilomètres par jour. Une dérive qui inquiète les scientifiques, car certaines de ces poches d’eau dénuées d’oxygène pourraient se rapprocher des îles du Cap Vert. Ce qui aurait un impact dramatique sur les activités de pêche de ses habitants.

Cette étude a été publiée le 30 avril 2015 dans la revue Biogeosciences, sous le titre« Open ocean dead zones in the tropical North Atlantic Ocean ».

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Un sous-marin nazi retrouvé au fond de l’Atlantique


On parle beaucoup de la Seconde Guerre Mondiale, c’est temps-ci, enfin surtout de qui entoure Hitler, mais la mer a aussi des choses a révélé sur cette époque sombre, car elle fut le théâtre ou s’est joué des combats navals
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Un sous-marin nazi retrouvé au fond de l’Atlantique

 

Un U-Boote allemand capturé dans l'Atlantique par la Marine... (Archives PC)

Un U-Boote allemand capturé dans l’Atlantique par la Marine royale canadienne 1944.

Archives PC

Agence France-Presse
Washington

Une épave de sous-marin allemand et un navire marchand américain, datant de la Seconde Guerre mondiale, ont été découverts au fond de l’Atlantique au large des côtes de Caroline-du-Nord, ont annoncé mardi les autorités américaines.

Ces navires avaient coulé lors de la Bataille de l’Atlantique en 1942 et étaient ainsi disparus depuis plus de sept décennies dans une zone mieux connue sous l’appellation de Cimetière de l’Atlantique.

Des recherches menées par le Bureau des sanctuaires marins nationaux de l’Agence américaine océanographique et atmosphérique (NOAA) ont découvert en août les vaisseaux à quelque 48 kilomètres des côtes. Ils se trouvaient à 220 mètres de distance l’un de l’autre.

Cette découverte du sous-marin allemand U-576 et du cargo Bluefields ouvre «une rare fenêtre sur une bataille militaire historique et sur le paysage de champs de bataille sous-marins de la Seconde Guerre mondiale», souligne la NOAA.

Ils s’étaient affrontés le 15 juillet 1942 lorsqu’un convoi de navires marchands escorté depuis Norfolk, en Virginie, en direction de la Floride avait été attaqué par le sous-marin allemand.

«L’U-576 a coulé le cargo Bluefields battant pavillon du Nicaragua et a gravement endommagé deux autres navires», a expliqué la NOAA.

«En réaction, l’avion Kingfisher de la Navy américaine, qui était chargé d’assurer la protection aérienne du convoi, a bombardé le sous-marin U-576 tandis que le navire marchand Unicoi l’attaquait au même moment au canon».

Les deux navires ont coulé mais seuls 45 marins allemands sont morts dans la bataille.

«Le public pense le plus souvent que la Bataille de l’Atlantique se passait seulement dans les eaux froides et glacées de l’Atlantique Nord», relève David Alberg, le responsable de la conservation des sanctuaires marin de la NOAA.

«Mais peu savent combien la guerre était en fait proche des côtes américaines», ajoute-t-il.

Le site où repose l’épave du sous-marin est considéré comme un cimetière militaire par l’Allemagne et est protégé par la loi internationale.

Pour autant l’Allemagne «n’a pas exprimé son intérêt dans la récupération des restes de l’U-576 et ne prendra pas part à un tel projet», a indiqué le ministère allemand des Affaires étrangères dans un communiqué.

«Ils sont sous une protection spéciale et devraient, si possible, rester à cet endroit pour permettre aux morts de reposer en paix», a-t-il ajouté.

Plus tôt cette année, en coordination avec le «Monitor National Marine Sanctuary», l’Okeanos Explorer, un navire de la NOAA a effectué une première exploration basée sur les archives navales.

En août, des archéologues à bord d’un autre bateau de la NOAA ont localisé et confirmé l’identité des deux épaves.

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Des baleines victimes de collisions avec des cargos


Ce n’est pourtant pas compliqué, si on veut protéger des espèces menacées, comme la baleine bleue qui sont en danger à cause de nos habitudes, il faut faire des concessions et tout le monde y gagne
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Des baleines victimes de collisions avec des cargos

 

La carcasse d'une baleine bleue flotte au large de la Californie. Une autopsie a montré que l'animal était mort des suite d'une collision avec un navire. © Oregon State University

La carcasse d’une baleine bleue flotte au large de la Californie. Une autopsie a montré que l’animal était mort des suite d’une collision avec un navire. © Oregon State University

Marie Dias-Alves

Dans le Pacifique et l’Atlantique, chaque année, baleines bleues et navires marchands se heurtent sur les routes maritimes. Si les cargos ne sentent rien, de nombreux cétacés, eux, décèdent de leurs blessures.

Jadis chassées, elles sont aujourd’hui protégées. Pourtant, les populations de baleines bleues stagnent toujours (estimées à 10 000), quand celles des autres cétacés augmentent. Pourquoi ? Parce que les baleines bleues sont parfois percutées par des navires et qu’elles décèdent de leurs blessures, conclut une étude de l’institut des mammifères marins (MMI), aux Etats-Unis.

Cette observation découle d’un suivi par satellite, pendant quinze ans, de 171 baleines bleues au large des côtes américaines. L’étude des déplacements de cet échantillon, d’une taille sans précédent, prouve que, en dépit des lois de protections internationales et l’interdiction de la chasse industrielle, l’homme reste un danger pour le rorqual bleu.

Malgré sa taille énorme (25 m de long pour 110 t, en moyenne), nous en savons très peu sur le plus gros animal vivant de notre époque.

« Des baleines bleues sont apparues au large de la Californie au début des années 1990, raconte Ladd Irvine, biologiste marin au MMI et auteur principal de l’étude. Nous n’avions aucune idée d’où elles venaient, où elles allaient se reproduire, ou combien elles étaient. C’est pourquoi nous avons posé des balises au plus grand nombre. »

Chaque été, ces baleines s’approchent des côtes californiennes, riches en krill, pour venir se rassasier. Leurs chemins croisent alors les itinéraires maritimes empruntés par les navires qui s’arrêtent dans les ports californiens. Cétacés et bateaux s’entrechoquent, causant des dommages dans les deux camps. Des dégâts mortels côté cétacés.

En deux semaines, en 2007, trois baleines bleues ont été tuées après une collision avec un bateau.

« Impossible de savoir combien de baleines bleues sont ainsi tuées chaque année, s’attriste Ladd Irvine. Certains navires sont si imposants qu’ils ne sentent même pas qu’ils heurtent une baleine. Et le phénomène s’étend bien au-delà des eaux de Californie. »

Comment éviter ces drames? Le Canada, qui a connu le même problème, détient la solution. En 2003, l’industrie maritime a décidé de dévier l’une des routes navales menant à la baie de Fundy, très empruntée par les navires et fréquentée des baleines bleues. Il a aussi été décidé que les navires entrants et sortants de la baie devaient ralentir leur vitesse.

Résultat : ces changements ont permis de réduire les collisions entre baleines et navires de 80 %. Il existeraient environ 10 000 baleines bleues dans les océans, bien qu’aucun recensement ne soit publié.

http://www.nationalgeographic.fr