Les déchets plastiques des océans viennent beaucoup des navires


Il y a deux sortes de pollueurs des océans, il y a ceux des plages, cours d’eau, qui se retrouvent dans la mer. Et il y a les plus gros pollueurs qu’on ne parle pas vraiment. Ce sont les industries de la pêche et du transport maritimes qui jettent des tonnes d’objets au lieu de le ramener sur terre, il semble près d’une petite île dans l’océan Atlantique sud, qu’une partie de la flotte marchande est visée surtout la flotte asiatique et en particulier la flotte chinoise.
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Les déchets plastiques des océans viennent beaucoup des navires


Les déchets plastiques des océans viennent beaucoup des naviresUne bouteille en plastique sur l’île Henderson dans le Pacifique, le 13 juin 2019© STUFF/AFP/Archives/Iain McGregor

Washington (AFP)

Sur la minuscule Île Inaccessible, qui porte bien son nom au milieu de l’Atlantique Sud, la plupart des bouteilles en plastique échouées sur le rivage ont probablement été jetées par des navires marchands chinois, conclut une étude publiée lundi.

Ces travaux sont une nouvelle preuve que les îles de déchets plastiques flottants au milieu des océans, qui suscitent une prise de conscience croissante chez le grand public, proviennent moins des bouteilles et autres articles à usage unique jetés dans la nature et les cours d’eau par les consommateurs, et plus par les industries de la pêche et du transport maritime, qui relâchent en pleine mer des tonnes de plastique.

Les auteurs de l’article paru dans la revue américaine PNAS ont ramassé et comparé des milliers de déchets lors de visites sur la petite île en 1984, en 2009 et 2018. L’île est située sur le gyre de l’Atlantique Sud, c’est-à-dire un tourbillon de courants à l’échelle océanique qui concentre au milieu ce qu’on appelle des « vortex de déchets ».

Alors qu’initialement la plupart des bouteilles s’échouant sur l’Île Inaccessible avaient des inscriptions montrant qu’elles venaient d’Amérique du Sud, portées par les courants depuis les côtes à 3.000 kilomètres à l’ouest, en 2018 les trois quarts venaient d’Asie, surtout de Chine.

Beaucoup de ces bouteilles en PET étaient écrasées avec le bouchon revissé comme on le fait sur les bateaux pour économiser l’espace, explique l’auteur principal Peter Ryan, de l’université du Cap en Afrique du Sud. Les dates de fabrication étaient récentes, à 90% dans les deux années précédentes, excluant qu’elles aient voyagé depuis les côtes asiatiques, d’où le voyage prend plutôt trois à cinq ans.

Et comme le nombre de navires de pêche asiatiques est stable depuis les années 1990, tandis que le nombre de navires marchands asiatiques et principalement chinois a beaucoup augmenté dans l’Atlantique, les chercheurs concluent que toutes ces bouteilles viennent de navires marchands, qui s’en sont débarrassées au lieu de les rapporter comme déchets à terre.

« Il n’y a pas d’autre explication: elles viennent de bateaux et non de la terre », dit Peter Ryan à l’AFP. « Une partie de la flotte marchande semble être responsable, et apparemment c’est la flotte asiatique ».

– Déchets de pêche –

Il faut donc distinguer deux types de pollution marine.

D’une part, les plages autour des grands centres urbains. Le plastique qu’on y retrouve vient des côtes: bouteilles, sacs et emballages en plastique. Mais ces objets légers coulent facilement et sont moins emportés par les courants.

Plus loin dans les océans, les vortex de déchets contiennent des fragments d’objets d’origine incertaine, ainsi que des articles utilisés par la marine marchande et les navires de pêche: non seulement les bouteilles consommées à bord, mais aussi filets, cordes, bouées, cagettes, casques, flotteurs….

« C’est une cause de pollution mal connue », dit Peter Ryan.

Le grand vortex de déchets du Pacifique est ainsi composé pour moitié de filets de pêche (en masse), estime une équipe qui a publié une étude l’an dernier dans Scientific Reports.

L’océanographe Laurent Lebreton, l’un des auteurs de cette étude-là, dit que le chiffre souvent cité que 80% de la pollution plastique vient de terre ne fait pas la différence entre côtes et haute mer.

Il raconte avoir trouvé dans le Pacifique d’énormes amas de filets créés par les pêcheurs, appelés « dispositifs de concentration de poissons », dans le but d’attirer les poissons.

« Souvent ils ne les récupèrent pas et les perdent. On en a retrouvés de plusieurs tonnes », dit Laurent Lebreton, de l’organisation The Ocean Cleanup, à l’AFP.

« Tout le monde parle de sauver les océans en arrêtant les sacs en plastique, les pailles et les emballages à usage unique. C’est important, mais nous quand on part dans l’océan, ce n’est pas nécessairement ce qu’on trouve », dit le chercheur.

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Un Triangle des Bermudes… dans l’espace


Tout le monde a déjà entendu parler du Triangle des Bermudes et ces phénomènes étranges, alors, sachez qu’il existe aussi un phénomène qui y ressemble de l’Atlantique Sud. On l’appelle d’ailleurs le Triangle des Bermudes de l’espace. À cet endroit, tout fonctionne de travers : des dommages sur les ordinateurs, les satellites, une augmentation des rayons solaires, même Hubble ne peut faire son travail
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Un Triangle des Bermudes… dans l’espace

 

Illustration © thinkstock.

Jeanne Poma.

Les astronautes ont découvert une zone de l’espace qui présente des niveaux de radiation anormaux et qui perturbe les ordinateurs. Quel est ce phénomène étrange?

L’anomalie de l’Atlantique Sud

L’ancien astronaute de la NASA, Terry Virts, nous dévoile qu’il a été témoin d’un phénomène étrange lors de ses voyages dans l’espace.

« Il s’agit de l’anomalie de l’Atlantique Sud. C’est un lieu où l’on peut observer de nombreux flash de lumière, sans aucun son. Cet endroit fait des ravages sur les ordinateurs et il expose les humains à des niveaux de rayonnement très élevés ». C’est pour cela que cet endroit est appelé le « Triangle des Bermudes de l’espace ».

Un phénomène qui tire son explication dans les ceintures de Van Allen

Pour comprendre ce phénomène, il faut parler des ceintures de radiation Van Allen. Il s’agit de deux zones en forme de beignets, qui sont chargées de particules. Elles entourent la Terre et sont maintenues en place grâce à son champ magnétique.

« Le Soleil émet énormément de radiations », nous explique Terry Virts. « Il projette des électrons à sa surface, qui se retrouvent ensuite dans l’espace. Quand ces éléments arrivent sur la Terre, ils sont piégés par notre champ magnétique et ils forment des ceintures de radiation dans l’espace ».

Les ceintures de Van Allen protègent la Terre contre ces particules électroniques. Mais ces particules font des ravages sur tous les satellites et tous les engins spatiaux qui traversent la zone.

La Terre n’est pas complètement ronde, elle gonfle légèrement au milieu

Les pôles magnétiques de la Terre ne sont pas complètement alignés avec les pôles géographiques et sont donc inclinés, ce qui entraîne également l’inclinaison des ceintures Van Allen. Le « Triangle des Bermudes de l’espace » est l’endroit où la ceinture de radiation intérieure de Van Allen est à son altitude la plus basse et donc à son point le plus proche de la Terre. En raison de l’inclinaison, le champ magnétique est plus fort dans le Nord, laissant une zone au-dessus de l’Atlantique Sud et du Brésil, sur la trajectoire de la ceinture de Van Allen.

Qu’a mis au point la NASA pour lutter contre ces radiations?

A une époque où les vols spatiaux sont de plus en plus fréquents et où les astronautes sont de plus en plus dépendants des ordinateurs, ces problématiques représentent de véritables dangers. Même le télescope spatial Hubble ne peut pas effectuer d’observations astronomiques lorsqu’il survole la région.

Pour lutter contre ces radiations, l’eau semble être le meilleur bouclier. Les astronautes construisent des « murs d’eau » pour se protéger. Le rayonnement est aussi étroitement surveillé pendant la durée des missions spatiales.

« Vous flottez dans un nuage vert et rouge »

Le phénomène du triangle des Bermudes apporte un autre effet troublant. Le combat entre le vent solaire et le champ magnétique de la Terre provoque des aurores boréales. Elles naissent du choc des particules du Soleil qui viennent se heurter à l’atmosphère de la Terre. De l’espace, le spectacle est encore plus grand et plus impressionnant que celui que l’on voit d’en bas.

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