Climat: plus d’ouragans, plus de destruction


Ceux qui sont anti-climatiques, devraient pourtant voir l’évolution des changements climatiques qui s’accélèrent. Tant que cela nous touche pas vraiment, on dirait que c’est loin …
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Climat: plus d’ouragans, plus de destruction

PHOTO MERIDITH KOHUT, ARCHIVES THE NEW YORK TIMES

Les ouragans dans l’Atlantique Nord sont de plus en plus destructeurs.

Avec au moins 98 morts et près de 16 milliards de dollars en dégâts, la saison des ouragans dans l’Atlantique Nord a été plus destructrice que la moyenne pour la quatrième année de suite.

      NICOLAS BÉRUBÉ

      LA PRESSE

      18 ouragans

      PHOTO ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE

      Un total de 18 tempêtes tropicales ont été observées dans l’Atlantique Nord durant la saison 2019.

      Un total de 18 tempêtes tropicales, dont six sont devenues des ouragans et trois, des ouragans majeurs, ont été observées dans l’Atlantique Nord durant la saison 2019, qui s’étalait du 1er juin au 30 novembre

      « Dix-huit tempêtes, c’est très élevé : la moyenne est de 12, explique à La Presse Phil Klotzbach, chercheur au département des sciences de l’atmosphère à l’Université d’État du Colorado. Cela dit, sept tempêtes ont duré un jour ou moins. Et nous avons eu trois ouragans majeurs, ce qui est directement sur la moyenne. »

      Dorian

      PHOTO BRENDAN SMIALOWSKI, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE

      L’ouragan le plus dévastateur de l’année a été Dorian, qui a frappé les Bahamas le 1er septembre.

      L’ouragan le plus dévastateur de l’année a été Dorian, qui a frappé les Bahamas le 1er septembre. L’un des ouragans les plus puissants jamais enregistrés, avec des vents de près de 300 km/h, Dorian a fait 70 victimes.

      « C’est l’ouragan qui a le plus retenu l’attention cette année, autant pour le nombre de morts que pour les dommages, explique M. Klotzbach. Les dommages causés par Dorian aux Bahamas sont évalués à plus de 8 milliards US. Pour un pays avec une économie relativement petite, et une économie qui s’appuie largement sur le tourisme, ç’a été une catastrophe. »

      Plus d’ouragans ?

      PHOTO DANIELE VOLPE, ARCHIVES THE NEW YORK TIMES

      La crise climatique provoque un réchauffement de l’eau des océans, ce qui entraîne une augmentation de la force des ouragans.

      La crise climatique provoque un réchauffement de l’eau des océans, ce qui entraîne une augmentation de la force des ouragans. Mais cela ne veut pas dire qu’il y en aura plus, note Phil Klotzbach.

      « Si les changements climatiques continuent à évoluer comme on le prévoit, nous verrons probablement des ouragans plus puissants, mais pas nécessairement plus d’ouragans. Or, avec la hausse du niveau des océans, le même ouragan risque de transporter plus d’eau à l’intérieur des terres et faire plus de dommages. On risque aussi de voir des pluies plus abondantes, parce qu’une atmosphère plus chaude peut contenir plus d’humidité. Les villes qui tiennent un registre des pluies font déjà état d’une hausse des épisodes de pluies torrentielles. À court terme, c’est ce qui est le plus inquiétant sur le front des changements climatiques. »

      Kammuri frappe les Philippines

      PHOTO ASSOCIATED PRESS

      Le typhon Kammuri menaçait lundi les Philippines.

      Pendant que l’heure est au bilan en Atlantique Nord, d’autres régions du globe continuent de faire face aux tempêtes dévastatrices. C’est le cas des Philippines, aux prises avec le typhon Kammuri, qui a touché les côtes du pays lundi, poussant les autorités à annoncer une fermeture temporaire de l’aéroport de la capitale, Manille, où habitent plus de 13 millions de personnes. Les météorologues prévoient d’intenses précipitations ainsi que des vents de 165 km/h, avec des rafales pouvant atteindre 250 km/h. Le typhon le plus dévastateur enregistré dans le pays, Haiyan, a fait plus de 7300 morts et disparus en 2013.

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      Les ouragans ne vont plus aussi vite, et ce n’est pas une bonne nouvelle


      L’an dernier, les ouragans, les tempêtes tropicales ont fait beaucoup de dégâts parce qu’ils ont fait du surplace, malheureusement cela semble être la nouvelle norme causée par les changements climatiques.
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      Les ouragans ne vont plus aussi vite, et ce n’est pas une bonne nouvelle

       

      Crédits : Wikilmages / Pixabay

      par Brice Louvet

      Le rythme auquel les ouragans se déplacent à travers la planète ralentit, selon de nouvelles recherches, qui pointent du doigt le réchauffement climatique. Les tempêtes tropicales destructrices et à évolution lente deviendront de plus en plus fréquentes.

      Pourquoi l’ouragan Harvey fut si destructeur l’an dernier ? Parce qu’il a fait du sur-place, stagnant sur Houston et ses environs pendant cinq jours. Environ 90 personnes ont été tuées dans le sud-est du Texas et plus de 200 000 foyers et entreprises ont été détruits. James Kossin, de la NOAA à Madison, dans le Wisconsin, affirme que la lenteur de Harvey peut être symptomatique d’une tendance plus inquiétante. Son nouveau document, publié dans Nature, fournit des preuves montrant que la vitesse à laquelle les ouragans se déplacent à travers la planète, un phénomène connu sous le nom de vitesse de translation, ralentit.

      Ces nouvelles données montrent que, en moyenne, les ouragans dans le monde ont ralenti d’environ 10% au cours des sept dernières décennies. Plus précisément, en regardant les données historiques sur les ouragans de 1949 à 2016, le chercheur a constaté que les cyclones tropicaux dans l’Atlantique Nord ont ralenti de 6% au cours de la période observée. Dans l’est du Pacifique Nord et dans la région de Madagascar, il était plus proche de 4%, mais les ralentissements ont été de 15% dans les eaux australiennes et de 20% dans le Pacifique Nord-Ouest. Dans l’ensemble, les cyclones tropicaux ont ralenti dans les deux hémisphères et dans tous les océans, à l’exception de l’océan Indien du Nord.

      Les données suggèrent par ailleurs que ces effets de ralentissement s’aggravent lorsque les ouragans atteignent la terre. Des ralentissements statistiquement significatifs de 20 à 30% ont été documentés sur les régions terrestres à proximité de l’ouest du Pacifique Nord, de l’océan Atlantique Nord et autour de l’Australie. Ces ouragans « stagnants » provoquent ainsi beaucoup plus de dégâts, en particulier à cause des inondations.

      Selon le chercheur, la raison de ce ralentissement mondial pourrait être liée aux changements de direction de l’air qui régissent la direction et la vitesse des tempêtes tropicales. Il craint que le réchauffement de la planète ne change – et ne faiblisse – la façon dont l’air circule dans l’atmosphère. Le changement climatique est déjà considéré comme un facteur d’augmentation de la sévérité des cyclones tropicaux, et nous savons également qu’un réchauffement de la planète conduit également à des taux de précipitations plus élevés. Nous pourrions donc ajouter aujourd’hui une énième conséquence : des tempêtes tropicales plus lentes.

      Source

      http://sciencepost.fr/

      Baleines noires: les biologistes n’ont observé aucun nouveau-né cet hiver


      Les biologistes marins n’ont pas vu de bébé baleine noir, à moins que les baleines ont mis bas ailleurs de la zone surveillée. Il se peut que les baleines fassent une pause d’au moins 3 ans avant de reprendre le rôle de maman. Néanmoins, il y a des craintes sur les pertes de ces mammifères qui ont échouer réduit la population de baleine
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      Baleines noires: les biologistes n’ont observé aucun nouveau-né cet hiver

       

      Depuis une trentaine d'années, les baleines noires donnent... (PHOTO Stephan Savoia, archives Associated Press)

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      Depuis une trentaine d’années, les baleines noires donnent naissance en moyenne à 17 baleineaux chaque année, mais depuis 2012, les naissances ont été en général en deçà de cette moyenne annuelle.

      PHOTO STEPHAN SAVOIA, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

       

      RUSS BYNUM
      Associated Press
      SAVANNAH

      La saison hivernale de mise bas pour les baleines noires de l’Atlantique Nord tire à sa fin sans que les biologistes aient signalé de nouveau-nés au large de la côte sud-est des États-Unis, un phénomène sans précédent depuis trente ans qui fait craindre le pire pour cette espèce menacée d’extinction.

      Les biologistes marins recherchent depuis décembre la présence de nouveau-nés au large de la Floride et de la Georgie, là où les baleines franches mettent habituellement bas, dans les eaux plus chaudes de l’Atlantique.

      Les sentinelles expérimentées n’ont rien vu jusqu’ici, et leurs recherches du haut des airs prennent fin vendredi. Barb Zoodsma, responsable des baleines noires pour le sud-est des États-Unis au Service national de la pêche maritime, ne s’attend pas à des signalements d’ici là. Si ses prédictions s’avèrent, il s’agirait d’une première depuis que les observations ont commencé en 1989.

      Cette absence apparente de naissances n’augure rien de bon. Les scientifiques estiment qu’il ne reste plus que 450 baleines noires de l’Atlantique Nord sur la planète, et l’espèce a subi l’an dernier de lourdes pertes: 17 cadavres de baleines se sont échoués sur les rives américaines et canadiennes l’an dernier, soit trois ou quatre fois plus que les cinq naissances observées cette année-là. Une autre baleine noire a été retrouvée morte au large de la Virginie en janvier.

      Depuis une trentaine d’années, les baleines noires donnent naissance en moyenne à 17 baleineaux chaque année, mais depuis 2012, les naissances ont été en général en deçà de cette moyenne annuelle.

      Les scientifiques poursuivront quand même leurs observations alors que les baleines noires remonteront la côte pour venir se nourrir plus au nord. Des chercheurs espèrent aussi que des baleineaux sont nés cet hiver au large des Caroline et de la Virginie, des secteurs qui ne sont pas survolés par les sentinelles.

      Il est aussi possible que les baleines noires se préparent à une «revanche des berceaux» l’an prochain – les femelles prennent en général une pause de trois ans, parfois plus, entre les grossesses. On avait ainsi observé une seule naissance en 2000, mais 31 l’année suivante.

      Des recherches démontrent que les femelles meurent aujourd’hui avant l’âge de 30 ans – soit moins de la moitié de leur espérance de vie. Et les femelles qui ont mis bas l’an dernier ne l’avaient pas fait depuis sept ou huit ans.

      Devant toutes ces incertitudes, les chercheurs soutiennent qu’il est d’autant plus crucial d’éliminer les facteurs humains de l’équation – collisions avec des navires et empêtrement dans des filins de pêche.

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      Les parcs éoliens en pleine mer pourraient fournir le monde entier en énergie


      On sait que les éoliennes terrestres apportent un lot de problèmes, comme il a déjà été question dans différents médias, les éoliens sont un danger pour les oiseaux en plus l’énergie est disponible est quand même limité En pleine mer, elles seraient beaucoup plus productives à une plus grande surface, et peut-être moins destructrices pour les oiseaux
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      Les parcs éoliens en pleine mer pourraient fournir le monde entier en énergie

       

      Dans certaines régions, en particulier dans l'Atlantique nord,... (PHOTO REUTERS)

      Dans certaines régions, en particulier dans l’Atlantique nord, les parcs éoliens pourraient être beaucoup plus puissants parce que la résistance des pales de leurs turbines ne ralentirait pas autant les vents qu’elle le ferait sur terre.

      PHOTO REUTERS

       

      Agence France-Presse
      Miami

      Les parcs éoliens en pleine mer pourraient générer bien plus d’énergie renouvelable que ceux installés sur la terre ferme, possiblement assez pour fournir le monde entier, selon une étude publiée lundi aux États-Unis.

      Des chercheurs de la Carnegie Institution for Science ont découvert que les vents plus forts rencontrés en pleine mer pouvaient produire cinq fois plus d’énergie que les turbines installées sur la terre ferme.

      Bien qu’il n’existe actuellement aucun parc éolien à grande échelle en eaux profondes, les résultats de l’étude suggèrent que cette technologie vaut la peine d’être étudiée, et ce même si la puissance de telles fermes varierait en fonction des saisons.

      «En hiver, les parcs éoliens de l’Atlantique nord pourraient fournir une énergie suffisante pour répondre à tous les besoins actuels de la civilisation», selon cette étude publiée dans les Comptes rendus de l’Académie américaine des sciences (PNAS).

      En été, en revanche, «de tels parcs éoliens pourraient seulement générer assez de courant pour couvrir les besoins en électricité de l’Europe, ou éventuellement des États-Unis», selon l’étude.

      Celle-ci s’appuie sur des modèles informatiques comparant la productivité des grands parcs éoliens du Kansas, à des fermes éoliennes imaginaires géantes installées en pleine mer.

      Dans certaines régions, en particulier dans l’Atlantique nord, les parcs éoliens pourraient être beaucoup plus puissants parce que la résistance des pales de leurs turbines ne ralentirait pas autant les vents qu’elle le ferait sur terre.

      En outre, les parcs éoliens en pleine mer sont plus à même de  capturer l’énergie provenant du haut de l’atmosphère pour la transporter vers la surface.

      «Nous avons constaté que les parcs éoliens océaniques géants sont capables de profiter de l’énergie des vents d’une grande partie de l’atmosphère, tandis que les parcs éoliens à terre restent limités aux ressources éoliennes proches de la surface», a déclaré la coauteure de l’étude Anna Possner.

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      Mort de trois baleines noires: l’activité humaine montrée du doigt


      Il y a eu 6 baleines noires de l’Atlantiques qui sont mortes dans le Golfe du Saint-Laurent au Québec, des nécropsies ont été faites sur baleines dont deux sont mortes probablement suite a une collision qui serait peut-être un bateau. Les baleines sont en voie de disparition, il est donc important de mieux comprendre leur migration pour mieux les protéger du trafic maritime
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      Mort de trois baleines noires: l’activité humaine montrée du doigt

       

      Même si la cause de la mort des... (ARCHIVES AP)

       

      Même si la cause de la mort des baleines n’est pas établie avec certitude, les autorités devraient malgré tout tenter de trouver des moyens de diminuer les risques de collision, dit un expert.

      ARCHIVES AP

      ALISON AULD
      Agence France-Presse
      Halifax

      Les blessures observées sur au moins deux des six baleines noires de l’Atlantique Nord retrouvées sans vie dans le golfe du Saint-Laurent semblent indiquer qu’elles auraient été percutées par des bateaux, selon des spécialistes des mammifères marins.

      Tonya Wimmer, de la Marine Animal Response Society, a affirmé mardi que les données préliminaires des nécropsies pratiquées sur trois des baleines suggèrent que deux d’entre elles ont subi un traumatisme contondant, ce qui aurait causé des ecchymoses sur leurs flancs et des hémorragies internes.

      La troisième baleine a perdu la vie après s’être emmêlée dans un filet à pêche qui s’est enroulé autour de sa nageoire et dans sa gueule.

      L’équipe d’employés fédéraux, de vétérinaires et d’autres experts marins qui a participé aux autopsies à l’Île-du-Prince-Édouard ne peut pas encore dire avec certitude ce qui a causé la mort des baleines et doit attendre les résultats de tests sur les tissus des animaux.

      Les spécialistes doivent remettre un rapport final d’ici deux mois.

      Mme Wimmer souligne toutefois que les premières informations semblent confirmer que des collisions seraient survenues avec un bateau – l’un des dangers les plus mortels pour ces mammifères en voie de disparition.

      «L’animal a été manifestement frappé par quelque chose de gros. Ce que cela pourrait être, nous ne savons pas», a-t-elle expliqué.

      «Lorsque nous avons vu cela par le passé, les animaux avaient subi une collision avec des bateaux, mais pour ces deux-là, nous ne savons pas avec certitude ce qui s’est passé, puisque personne n’a vu ces animaux se faire frapper.»

      Hémorragies internes

      Les six baleines noires de l’Atlantique Nord ont été découvertes sans vie et en état de décomposition dans les eaux situées au nord de l’Île-du-Prince-Édouard et au sud-est de la péninsule de Gaspé le mois dernier. Lundi, les autorités ont annoncé qu’un rorqual commun avait été repéré dans les eaux à l’est de l’Île-du-Prince-Édouard, mais la cause de la mort n’est pas encore connue dans ce cas.

      Pierre-Yves Daoust, du Collège vétérinaire de l’Atlantique à l’Île-du-Prince-Édouard, a dirigé les nécropsies sur les baleines noires et dit avoir découvert des hémorragies internes au thorax et dans les tissus mous.

      «Cela suggère qu’il pourrait y avoir eu des forces de cisaillement importantes qui ont rompu les vaisseaux sanguins et causé un saignement interne fatal», a-t-il soutenu.

      «Ce que nous avons vu est cohérent avec l’hypothèse du traumatisme contondant, et donc une collision avec un bateau (…) mais nous ne pouvons jamais complètement écarter la possibilité que certains changements anormaux soient arrivés après la mort», a-t-il ajouté.

      Selon l’expert, même si la cause de la mort des baleines n’est pas établie avec certitude, les autorités devraient malgré tout tenter de trouver des moyens de diminuer les risques de collision, tout en poursuivant les recherches sur ce mammifère, qui a été chassé longtemps avant de devenir en voie d’extinction.

      Les six baleines noires de l’Atlantique Nord trouvées mortes représentent environ un pour cent de la population estimée à 525 individus restants.

      «Nous ne pouvons pas avoir une autre demi-douzaine de baleines tuées soit cet été ou l’été prochain avant que nous commencions à nous pencher sur les causes potentielles de mortalité», a résumé M. Daoust.

      Il faut remonter au XIXe siècle pour voir tant de décès de baleines en si peu de temps, a fait remarquer Mark Baumgartner, de l’Institut océanographique Woods Hole, à Cape Cod.

      Selon Tonya Wimmer, davantage de travail doit être fait afin d’identifier le chemin migratoire des baleines et leurs habitats pour s’assurer qu’elles soient protégées du trafic maritime et des activités de pêche.

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      Le Saviez-Vous ► Température, vague, éclair, vent : les records phénomènes météo les plus extrêmes


        L’Organisation météorologique mondiale valide si un record métrologique a lieu dans le monde depuis 1893. Voici quelqu’un de ces records
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        Température, vague, éclair, vent : les records phénomènes météo les plus extrêmes

        • Par Jean-Luc Nothias

          Depuis 1873, c’est l’Organisation météorologique mondiale qui valide les records des phénomènes météos, dont certains sont tombés cette année. Même si les technologies sont aujourd’hui bien plus précises, des records datant du début du XXe siècle sont toujours valables.

          Instance internationale, l’Organisation météorologique mondiale (OMM) est l’autorité validant, ou non, les records météorologiques. Et même si aujourd’hui, les technologies sont bien plus précises qu’il y a un siècle, des records datant du début du XXe sont toujours valables.

          La vague la plus haute

          Ce record est tout nouveau: depuis le 13 décembre 2016, la plus haute vague homologuée est d’une hauteur de 19 mètres (soit la hauteur d’un immeuble de 8 étages). Elle a été mesurée dans l’Atlantique nord le 4 février 2013 entre l’Islande et le Royaume Uni par une station météorologique automatique montée sur bouée. Le précédent record de 18,275 m datait du 8 décembre 2007, relevé aussi dans l’Atlantique nord.

          Une vague s'écrase sur un phare lors d'une tempête au sud-est de la Grande-Bretagne en octobre 2013 - Photo d'illustration - REUTERS/Luke MacGregor

          La hauteur d’une vague, c’est la distance verticale entre son point le plus haut et le point le plus bas. Un chiffre difficile à avoir, de si hautes vagues ne rendant pas la mesure facile. Pourtant les témoignages de marins abondent, dépassant le point le plus haut de leur passerelle. Et les photos aussi, comme celle de l’extrémité du pont d’envol d’un porte-avion américain tordu d’une manière incroyable. Les autres éléments cruciaux sont la longueur de la vague et sa vitesse qui vont déterminer sa dangerosité pour les navires. Les observations satellitaires, aux estimations plus hautes, ne sont pas homologuées car elles donnent des moyennes. Quand aux vagues scélérates (+ de 30 m), l’OMM attend une preuve irréfutable.

          La plus longue période d’aridité

          Comme celui de la plus longue période aride jamais enregistrée sur Terre: à Arica, ville portuaire du nord du Chili, au bord du désert d’Atacama, il n’est pas tombé une seule goutte d’eau entre octobre 1903 et janvier 1916 soit 173 mois sans la plus minuscule pluie.

          La province d'Arica au Chili est connue comme l'endroit habité le plus aride au monde - Crédit: CLAUDIO SANTANA/AFP

          La température la plus froide dans le monde

          Même chose côté température. Sans grande surprise, la plus froide a été enregistrée en Antarctique, sur la base russe de Vostock. Là, le 10 juillet 1913, le thermomètre a affiché -89,2° C. Le fait que cette base de recherche soit à 3.420 m d’altitude rend certains chagrins qu’elle ne soit pas plus proche du niveau de la mer. Constamment occupée depuis 1912, jamais n’a été relevé plus froid. Sauf par un satellite de télédétection en 2010 qui a relevé depuis les airs un -93,2 °C en Antarctique, un record qui n’a pas été homologué par l’OMM.

          La base russe de Vostock en Antarctique - Antarctic Photo Library, U.S. Antarctic Program

          La température la plus froide en France et en Europe

          En France, Mouthe dans le Doubs tient la dragée haute aux autres avec -41,2°C le 17 janvier 1985, loin des records de La Réunion (-1°C) ou de Mayotte (13,9°C). Des records qui ne devraient pas tomber dans les décennies qui viennent (changement climatique aidant), contrairement à ceux du chaud. A noter qu’outre-mer, en Guadeloupe dans les Caraïbes, la température la plus froide jamais enregistrée est de 9,8°C. Et qu’à Mayotte, dans l’océan Indien, on n’a jamais connu moins de 13,9°C.

          Mouthe détient depuis 1985 le record de la température la plus froide enregistrée en France

          Côté Europe, il faut chercher au Groenland et en Russie (-66,1°C) respectivement en 1954 et 1978.

          La température la plus chaude dans le monde

          En Californie, à la sortie de la Vallée de la mort, c’est à Furnace Creek (la rivière de la fournaise), au Greenland Ranch près de la ville de Beatty, qu’a été relevé 56,7° le 10 juillet 1913.

          En Antarctique, la température la plus haute jamais enregistrée a été de 15,9° le 11 octobre 1976 à la base Ezperanza.

          La température la plus chaude en Europe et en France

          En Europe stricto sensu, Athènes a les lauriers avec 48,0° à l’ombre le 10 juillet 1977. En France, 44,1° ont été atteint dans le Gard, le 12 août 2003, à Conqueyrac et Saint-Christol-lès-Alès.

          Le plus lourd grelon du monde

          C’est un petit pamplemousse glacé de 1,02 gramme, tombé le 14 avril 1986 à Gopalganj, au Bangladesh, qui décroche la palme. De plus gros ont été annoncés par ci, par là, mais jamais homologué. C’est qu’il faut être rapide pour la mesure.

          Un jardin recouvert de grêlons aprè sune tempête à Les Esserts en Suisse en 2009 - REUTERS/Valentin Flauraud

          L’éclair et le plus grand et le plus long

          Pour la première fois de son histoire, l’OMM a validé en 2016 des records concernant les éclairs. En l’occurence, le plus grand, 321 kilomètres de longueur en distance horizontale en Oklahoma (États-Unis) le 20 juin 2007; et le plus long, 7,74 secondes le 30 août 2012 dans le sud de la France, en région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

          Le vent le plus fort

          Le 10 avril 1996, aux Iles Barrow (Australie), la vitesse maximale de vent jamais enregistrée à la surface du sol a été de 407, 164 km/h lors du passage d’un ouragan. Le précédent record datait de 1949. Là aussi, des tentatives pour décrocher le ponpon ont échoué et on ne compte plus le nombre d’appareils de mesure envolés ou détruits sur place. Mais, changement climatique aidant, ce record pourrait tomber dans les années à venir.

          http://www.lefigaro.fr/

          Le choléra aime le réchauffement climatique


          Il va falloir vraiment s’adapter à une nouvelle réalité des changements climatiques. Des maladies, des épidémies risquent de refaire surface
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          Le choléra aime le réchauffement climatique

           

          (Agence Science-Presse) Le réchauffement des océans serait particulièrement favorable aux vibrions, des microbes qui peuvent causer de graves infections telles que le choléra.

          Il existe une vingtaine d’espèces de ces bactéries aquatiques, naturellement abondantes dans les zones côtières. Plusieurs d’entre elles sont toxiques, telles que la célèbre Vibrio cholerae.

          Des chercheurs américains et européens se sont penchés sur le rôle des changements climatiques sur ces infections. Leur étude, publiée dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America (PNAS), affirme que le réchauffement de la surface de la mer favorise la propagation des vibrions dans l’Atlantique Nord. Pour arriver à cette conclusion, ils ont analysé des échantillons de plancton prélevés sur 50 ans et ont comparé leur résultats avec les températures des eaux de surface et les épidémies infectieuses des cinq dernières décennies. Ils ont alors constaté que les trois étaient liés : quand l’océan se réchauffe, les vibrions se multiplient et les infections augmentent. Des épidémies ont déjà éclaté dans certaines régions de l’Alaska auparavant épargnées. Les chercheurs expriment leur inquiétude à propos de l’Europe du Nord, où la mer Baltique se réchauffe bien plus vite que la normale.

          – Matthieu Fannière

          http://www.sciencepresse.qc.ca/