Ces athlètes ont couru 40 km par –52°C lors du mara­thon le plus froid du monde


Non, merci ! Déjà, la semaine dernière, il faisait très froid dans mon coin du monde, mais rien a comparer à Oïmiakon, marcher 30 minutes fut suffisant pour moi ! Alors, faire un marathon à -52, faut vraiment être en forme et vouloir dépasser les limites
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Ces athlètes ont couru 40 km par –52°C lors du mara­thon le plus froid du monde

 

Crédits : The Sibe­rian Times

par  Ulyces

 

Seize coureuses et coureurs, âgé·es de 21 à 71 ans, se sont donné rendez-vous en Yakou­tie, dans le nord est de la Sibé­rie, pour un mara­thon de l’ex­trême.

Le 5 janvier 2019, ils se sont retrou­vés dans le village le plus froid du monde, Oïmia­kon, pour courir plusieurs dizaines de kilo­mètres par –52°C, rapporte le Sibe­rian Times. Le record de la distance parcou­rue a été battu par Ilya Peste­rev, avec 39 km, en seule­ment 3 h 53. À son arri­vée, tous et toutes avaient les cils et sour­cils gelés, alors que la tempé­ra­ture avait légè­re­ment augmenté, pour atteindre –45°C.

« Nous voulions rendre la course par –50°C popu­laire, et montrer que les athlètes peuvent s’adap­ter à des tempé­ra­tures extrê­me­ment basses », a expliqué le cham­pion russe Yegor Abra­mov.

À 71 ans, il a pour sa part réussi à parcou­rir 15 km en 2 h 30. 

« Nous pouvions voir la fasci­na­tion dans les yeux des touristes, qui avaient voyagé depuis l’Aus­tra­lie, Taïwan, le Japon ou l’Inde pour assis­ter à la course la plus froide du monde », s’est féli­cité le doyen de l’évé­ne­ment.

Crédits : The Sibe­rian Times

Ce footing glacial devrait être le premier d’une longue série, puisque Yegor Abra­mov a déjà annoncé qu’une édition 2020 serait orga­ni­sée.

« Tous les athlètes du monde entier sont les bien­ve­nus ! » a-t-il assuré.

À bon enten­deur…

Source : The Sibe­rian Times

https://www.ulyces.co

Le Saviez-Vous ► Une condition génétique rare permet à un homme de 53 ans de courir 560 kilomètres sans s’arrêter


Une maladie génétique rare, permet de courir des heures, voir des jours sans arrêter. Il peut donc faire des marathons de longues distances sans que ses muscles se fatiguent
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Une condition génétique rare permet à un homme de 53 ans de courir 560 kilomètres sans s’arrêter

 

La plupart des athlètes seraient d’accord pour dire que l’acide lactique qui s’accumule dans les muscles est le fléau de tous les coureurs de longue distance – mais pas pour le coureur américain Dean Karnazes. L’homme de 53 ans a une maladie génétique rare qui traite rapidement l’acide lactique de son système, lui permettant d’exercer indéfiniment sans jamais éprouver une crampe ou une contraction musculaire. Le coureur extrême a terminé un marathon au Pôle Sud à -25°C, et effectuer 50 marathons complets en 50 jours. Il a également fait du jogging sur une distance de 560 kilomètres en seulement 80 heures et 44 minutes, sans dormir !

Quand les gens font de l’exercice, le glucose est transformer en énergie et un sous-produit de cette réaction est l’acide lactique. Comme il s’accumule dans les muscles, il provoque des crampes, la fatigue, et signale au cerveau d’arrêter. Mais dans le cas de Dean, il ne reçoit jamais ces signaux, car l’acide lactique ne s’accumule pas dans ses muscles. Donc, il est capable de rester « normal »pendant de longues distances sur de très longues périodes de temps, en lui donnant un avantage dans certaines des plus difficiles compétitions d’endurance au monde.

« À un certain niveau d’intensité, je sens que je peux parcourir un long chemin sans me fatiguer », a déclaré Dean à The Guardian. « Peu importe combien je pousse, mes muscles tiennent le coup. C’est plutôt une bonne chose si je prévois de courir un long parcours. Pour être honnête, ce qui arrive finalement est que je deviens somnolent. J’ai couru à travers trois nuits sans dormir et la troisième nuit de course blanche était un peu psychotique. En fait, j’ai eu des épisodes de «sommeil alors que je courrais», où je m’endormais en mouvement, et j’ai juste voulu continuer. »

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Dean a couru depuis son enfance, après avoir découvert son extraordinaire capacité d’endurance à un âge très précoce. Il a couru un total de 105 tours autour de la piste de son lycée lors d’une collecte de fonds, alors que la plupart de ses camarades de classe ont abandonné après 15. Mais il arrêté de courir après l’école secondaire, reprenant l’activité seulement après son 30e anniversaire. Malgré l’écart dans son entrainement, il a été en mesure de reprendre simplement là où il s’était arrêté, parcourant 50 kilomètres pendant sa première course. Bien sûr, il a souffert à cause des cloques, mais ses muscles ne montraient aucun signe de fatigue. Depuis, Dean a réalisé des exploits incroyables tels que l’achèvement du « 200-mile Relais » de Calistoga à Santa Cruz par lui-même. Il l’a fait pas moins de 11 fois.

Stupéfait par ses capacités physiques, les médecins ont effectué des tests de lactate sur Dean pour savoir combien de temps il lui faut pour atteindre son seuil d’acide lactique. Le test se termine généralement en 15 minutes pour la plupart des athlètes, mais dans le cas de Dean, les médecins ont tout simplement abandonné après une heure. D’autres coureurs développent un meilleur seuil d’acide lactique après des années de pratique, mais dans le cas de Dean, il semble avoir été né avec la capacité de le débusquer de son système.

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« J’ai été envoyé dans un centre de dépistage dans le Colorado », a expliqué Dean. « D’abord, ils ont effectué un test de la capacité aérobie dans lequel ils ont trouvé mes résultats cohérents avec ceux des autres athlètes hautement qualifiés, mais rien d’extraordinaire. Ensuite, ils ont effectué un test de seuil de lactate. Ils ont dit avoir besoin de 15 minutes, au maximum. Finalement, après une heure, ils ont arrêté le test. Ils ont dit qu’ils n’avaient jamais vu quelque chose comme ça avant. »

Dean, père de deux enfants, croit que d’autres facteurs sont en jeu ici aussi, comme son faible pourcentage de graisse corporelle et son régime paléo hautement alcalin. Il se concentre presque toujours sur l’endurance et non la vitesse.

« Je ne me soucie pas à quelle vitesse je vais », dit-il.« Je me soucie de savoir jusqu’où je vais. »

http://www.anguillesousroche.com/

Un malvoyant court 26 km en sentier grâce à un GPS


Le bon côté de la technologie et des téléphones intelligents permettent à des personnes comme les non-voyants a être beaucoup plus autonomes tout en pratiquant des activités qu’il n’aurait pas été possible de faire seul
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Un malvoyant court 26 km en sentier grâce à un GPS

 

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Le GPS de Clément Gass a été victime de l’humidité pendant la course.Photo AFP

Un jeune athlète quasi-aveugle a été le premier au monde à courir ce week-end en France un trail (course sur sentier) de 26 km, en toute autonomie, grâce à sa canne blanche et à un système GPS innovant.

Clément Gass, 27 ans, a couru samedi soir le «trail du Kochersberg» en Alsace parmi 219 participants voyants, sans l’assistance d’un autre athlète comme cela se pratique d’habitude.

«La marche fait partie de mon mode de vie. Je perçois des paysages sonores, j’entends les bruits des oiseaux ou le vent dans les arbres, je sens les odeurs, c’est très agréable», a raconté le sportif, habitué des randonnées.

Il a été guidé par son téléphone intelligent utilisé comme GPS, glissé dans une petite sacoche sur sa poitrine, qui lui indiquait les virages et bifurcations.

Pour être plus précis, ce guidage ne se contente pas d’indiquer «droite» ou «gauche», mais utilise la «direction horaire», un système issu de l’aéronautique: «Point 2, tourner à 11h. Dans 87 mètres, chemin à 3h», égrène la voix.

L’application dédiée, développée par des chercheurs du CNRS et de l’Université de Strasbourg, s’installe sur n’importe quel téléphone haut de gamme équipé d’un GPS, d’une boussole et d’un gyroscope. L’itinéraire doit avoir été numérisé au préalable, et l’utilisateur formé.

Une poignée de précurseurs utilisent déjà ce système sur des chemins de randonnée, voire au quotidien, en milieu urbain. Mais c’est la première fois qu’il était utilisé lors d’une course en pleine nature.

Lâché par la boussole de son téléphone, déréglé sans doute à cause de l’humidité due à la transpiration, l’athlète mal-voyant a finalement bouclé le parcours en 3 h 43, loin du temps qu’il s’était fixé.

Clément Gass ne compte pas en rester là: le 22 juin, il prendra le départ d’une randonnée de 80 km en six étapes à travers les Vosges du Nord, en compagnie d’une poignée d’autres marcheurs aveugles ou mal-voyants.

http://fr.canoe.ca/

Enceinte de 8 mois, une athlète américaine court un 800 mètres


Faire du sport oui quand on est enceinte, c’est même important de garder la forme, mais une compétition, faut le faire. Du moins, cela montre qu’être enceinte, n’est pas vraiment handicapant, on fait simplement les choses un moins vite
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Enceinte de 8 mois, une athlète américaine court un 800 mètres

 

Alysia Montano aux championnats d'athlétisme des Etats-Unis - © Twitter

Alysia Montano aux championnats d’athlétisme des Etats-Unis © Twitter

L’athlète Alysia Montano était la star des championnats des Etats-Unis, ce jeudi. Pourtant, la jeune femme de 28 ans a fini bonne dernière de sa série, sur le 800 mètres, à 35 secondes de son record personnel. Mais l’Américaine avait une bonne excuse : elle est enceinte de 8 mois !

La course d’Alysia Montano relève presque de l’exploit. Ayant reçu le feu vert des médecins avant la compétition, cette quintuple championne des Etats-Unis n’a pas hésité à se lancer sur la piste malgré son ventre bien rond. Elle a couru les deux premiers tours à un bon rythme, encouragée par les applaudissements du public.

« Je ne voulais simplement pas me faire prendre un tour. J’ai continué à courir pendant toute ma grossesse et je me suis toujours senti très, très bien » a-t-elle expliqué.

« Ce que j’ai découvert, c’est que faire du sport pendant la grossesse est bien meilleur pour la maman et le bébé… J’ai continué à faire les mêmes activités que d’habitude mais en étant enceinte » a-t-elle ajouté.

Voilà un beau message à faire passer à toutes les futures mamans !

http://www.ladepeche.fr/

Le saviez-vous ► Après Armstrong: le top 10 des champions déchus de leurs titres


Je déteste le sport professionnel car il est souvent question de pouvoir et d’argent .. ce n’est plus participer mais gagné quelque soit les moyens .. Ce n’est pas l’exemple que l’ont doit montré a la relève … Voici quelques athlète  et un entraineur qui ont connu la gloire mais a part Mohamed Ali, ils ont voulu forcé la victoire
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Après Armstrong: le top 10 des champions déchus de leurs titres


Lance Armstrong n’est pas le premier champion à se voir retirer des titres, et il n’y a pas que le dopage qui puisse priver des sportifs d’une ligne à leur palmarès.

L’Union cycliste internationale (UCI) a retiré à Lance Armstrong, lundi 22 octobre, ses sept victoires dans le Tour de France glanées de 1999 à 2005, et suspendu à vie l’ancien cycliste américain pour son implication dans le système de dopage organisé autour de sa personne au sein de l’équipe US Postal. Armstrong n’est pas le premier champion à se voir retirer des titres sportifs, mais le nombre de victoires annulées et leur prestige sont sans précédent dans l’histoire du sport.

Retour sur les dix déchéances de titres sportifs les plus marquantes de l’histoire, qu’elles soient liées au dopage ou non (soulignons également que toutes les affaires de dopage ne débouchent pas sur des déclassements ou des annulations de titres).

10. Floyd Landis
 

Etats-Unis
Cyclisme
1 Tour de France (2006)

Contrôlé avec un niveau anormalement élevé de testostérone à l’issue de sa victoire lors de la 17e étape du Tour 2006, il devient l’année suivante le premier coureur à se voir retirer son titre de vainqueur du Tour de France. Mais il est aussi le premier ancien coéquipier de Lance Armstrong à l’avoir accusé publiquement de dopage.

Alors qu’il avait jusque-là toujours nié avoir triché, il a envoyé en 2010 une série d’emails aux autorités du cyclisme et aux sponsors dans lesquels il avoue s’être dopé de manière systématique tout au long de sa carrière, et y accusant également d’autres coureurs et responsables d’équipes. Il y écrivait notamment qu’Armstrong, qu’il a aidé à gagner trois grandes boucles chez US Postal de 2002 à 2004, lui a donné un coup de main pour mieux comprendre les mécanismes du dopage.

Lors de l’annonce des sanctions contre Lance Armstrong, Pat McQuaid, le patron de l’UCI, a qualifié Landis et son compatriote Tyler Hamilton –qui ont tous deux avoué s’être dopés et ont fortement critiqué l’institution pour son manque d’efficacité dans la lutte antidopage, d’«ordures»– regrettant qu’ils soient devenus des «héros» pour leur rôle dans la mise au jour du système de dopage autour d’Armstrong.

9. Kim Jong-su
 

Corée du Nord
Tir sportif
2 médailles olympiques (argent et bronze) aux JO de Pékin (2008)

Vous ne connaissez sans doute pas Kim Jong-su, tireur sportif nord-coréen de son état. Et pourtant, s’il n’a jamais été une superstar du sport international, il est la preuve vivante que le dopage n’est pas réservé aux sports demandant un effort physique extraordinaire comme le cyclisme d’endurance ou le sprint.

Vainqueur d’une médaille d’argent et d’une de bronze aux Jeux de Pékin en 2008, il s’est fait exclure du village olympique et retirer ses deux médailles après avoir été contrôlé positif au propanolol. Le médicament est un bêtabloquant habituellement prescrit pour soigner l’hypertension ou la migraine. Il est aussi utilisé par les personnes atteintes de tremblements, d’où un avantage considérable dans les épreuves de précision (tir sportif ou tir à l’arc notamment).

8. Mohammed Ali
 

Etats-Unis
Boxe (poids lourds)
1 titre de champion du monde (1964)

Non, vous n’êtes pas sur le point d’apprendre que l’un des sportifs les plus mythiques du XXe siècle était en fait un vilain tricheur qui a gagné ses titres grâce à des substances illicites. En 1967, la New York State Athletic Commission a décidé de retirer à Mohamed Ali (nom musulman adopté en 1964 lorsqu’il rejoint la Nation of Islam) son premier titre de champion du monde des poids lourds, gagné trois ans plus tôt face à Sonny Liston, pour un motif plus original: il a refusé de partir se battre pour les Etats-Unis au Vietnam.

Ali explique sa décision par le fait que cela allait à l’encontre de sa religion et qu’il n’avait «rien contre les Viêt-Cong», et affirme que la procédure pour lui retirer son titre est teintée de «préjugés et de discrimination».

Son refus de la conscription militaire, qui était passible de cinq ans d’emprisonnement et de 10.000 dollars d’amende, l’a obligé à quitter les rings pendant près de quatre ans, même s’il a finalement échappé à la prison. Il a d’abord été jugé coupable pénalement, mais la Cour suprême a annulé sa condamnation sur un détail juridique en 1971. Les instances du sport ne lui ont pourtant pas restitué son titre. Il reprendra sa carrière en enchaînant les victoires de légende et les titres de champion du monde, devenant pour beaucoup le meilleur boxeur de l’histoire.

7. Alberto Contador
 

 

Espagne
Cyclisme
1 Tour de France (2010) et 1 Tour d’Italie (2011)

Le Tribunal arbitral du sport (TAS) a retiré à l’Espagnol son titre de vainqueur du Tour de France 2010 ainsi que tous ses titres gagnés en 2011, dont le Giro, à la suite de son contrôle positif au clenbutérol (un anabolisant) lors de l’épreuve française en juillet 2010. Contador avait plaidé l’intoxication alimentaire, affirmant qu’il avait mangé de la viande importée d’Espagne contaminée par ce médicament. Il avait été acquitté par sa fédération nationale en première instance en février 2011, ce qui lui avait permis de continuer à courir et de remporter le Tour d’Italie. Il figure toujours au palmarès du Tour de France comme vainqueur en 2007 et 2009.

6. La Juventus de Turin
 

 

Italie
Football
2 titres de champion d’Italie (2005 et 2006)

C’est en 2006 qu’a éclaté le calciopoli, le plus grand scandale de matchs truqués de l’histoire du football italien, impliquant les plus grands clubs du pays (dont la Juventus, la Fiorentina, la Lazio de Rome, l’Inter Milan et le Milan AC), accusés d’avoir influencé la désignation des arbitres pour leurs matchs. Au final, seule la Juventus sera reléguée en Série B (la 2e division italienne), et perdra ses deux titres de champion de 2005 et 2006. Luciano Moggi, l’ancien directeur général du club, dont les conversations avec des responsables et arbitres ont été enregistrées par la police et publiées dans les médias, sera banni à vie du football par la Fédération italienne, ainsi que son collègue Antonio Giraudo.

En France, l’Olympique de Marseille s’est vu retirer son titre de champion de France 1993 après l’affaire VA-OM, où des émissaires du club provençal ont tenté de corrompre des joueurs nordistes.

5. Larisa Lazutina, Olga Danilova et Johann Mühlegg
 

Russie et Espagne
Ski de fond
8 médailles (5 d’or et 3 d’argent) à eux trois aux JO de Salt Lake City (2002)

Avant Salt Lake City en 2002, les Jeux olympiques d’hiver n’avaient connu que cinq cas de dopage confirmés. Mais la mise en place de contrôles plus rigoureux lors de cette édition a entraîné une véritable épidémie, avec pas moins de sept athlètes épinglés.

Parmi eux, les deux skieuses de fond russes Larisa Lazutina et Olga Danilova ont perdu un total de cinq médailles après avoir été contrôlées positives à la darbepoetin alfa (l’Aranesp), un produit qui permet d’augmenter le nombre de globules dans le sang. Le skieur de fond espagnol Johann Mühlegg s’est lui vu retirer ses trois médailles d’or gagnées sur 30km libre, 10km poursuite et 50km classique pour l’utilisation de la même substance.

A l’époque, le produit en cause n’était pas encore interdit car nouveau. Le chef du comité médical olympique avait déclaré:

«C’est un signal fort pour tous ceux qui disent que nous sommes à la traîne. Nous sommes sur leurs talons.»

4. Ben Johnson

Canada
100 mètres
2 médailles d’or (JO de Séoul 1988 et Mondiaux de Rome 1987) et 2 records du monde

C’est le premier grand scandale de dopage de l’histoire des Jeux olympiques. Le 24 septembre 1988 à Séoul, lors d’une finale du 100m de rêve où se côtoient notamment le Britannique Linford Christie, la superstar américaine Carl Lewis et son grand rival, le Canadien Ben Johnson, ce dernier pulvérise le record du monde en 9’’79 devant des centaines de millions de téléspectateurs incrédules.

Mais moins de 24 heures après sa remise de médaille, Johnson est testé positif aux stéroïdes et se voit retirer d’un coup son titre olympique, celui gagné un an plus tôt aux Mondiaux de Rome et les deux records du monde successifs qu’il a établi lors de ces courses.

 

La course restera au final comme «la plus sale» de l’histoire: six des huit participants seront impliqués dans des affaires de dopage au cours de leur carrière. Le scandale marque aussi un tournant pour le CIO, qui est forcé de renforcer ses contrôles.

3. Marion Jones
 

 

Etats-Unis
Sprint
7 médailles, 3 d’or et 2 de bronze aux JO de Sydney (2000) et 1 en or et 1 en argent aux Mondiaux d’Edmonton (2001)

Si Ben Johnson est passé du statut de héros à celui de paria en 24 heures, la déchéance de Marion Jones a été moins spectaculaire car beaucoup plus lente. Et pourtant, la sprinteuse américaine a perdu pas moins de sept médailles majeures, dont quatre en or.

Véritable star des JO de Sydney en 2000, où elle rentre dans l’histoire en remportant l’or au 100m, 200m et au 4x400m et le bronze au 4x100m et au saut en longueur, elle perdra sept ans plus tard ses médailles sur décision du CIO. Elle a avoué en 2007 s’être dopée aux stéroïdes.

Le scandale Balco, du nom de l’entreprise californienne qui a fourni des produits dopants à de nombreux athlètes américains entre 1988 et 2002, a également impliqué l’ancien compagnon de Jones, Tim Montgomery, qui s’est vu retirer son record du monde du 100m (9’’78 en 2002).

2. Joe Paterno
 

 

Etats-Unis
Entraîneur de football américain universitaire
111 victoires (1988-2011)

Jusqu’à 2011, Joe Paterno était une véritable légende vivante du football américain universitaire. Entraîneur des Penn State Nittany Lions pendant 45 ans, il est l’une des rares personnes à avoir intégré le College Football Hall of Fame alors qu’il était encore en activité, en 2007.

Mais à la suite d’une enquête sur les abus sexuels de son adjoint Jerry Sandusky, le FBI a découvert que Paterno a couvert ce dernier. La NCAA (l’organisme qui dirige le sport universitaire américain) a infligé en juillet 2012 les sanctions les plus sévères de son histoire à l’équipe et à Paterno. De manière posthume pour ce dernier, mort six mois plus tôt, et qui s’est vu retirer toutes ses victoires de 1998 à 2011, soit 111 sur un total de 409 au cours de sa carrière, dont six victoires en bowl, les finales universitaires.

1. Lance Armstrong
 

 

Etats-Unis
Cyclisme
7 Tour de France (1999-2005)

Sept ans après sa dernière victoire sur le Tour de France, l’UCI a donc décidé de retirer tous ses titres datant d’après août 1998 à Lance Armstrong, suivant les conclusions du rapport accablant de l’Usada, l’agence antidopage américaine, qui écrit notamment:

«Les preuves montrent, sans le moindre doute, que l’US Postal a mis en place le programme de dopage le plus perfectionné, le plus professionnel et le plus efficace jamais vu dans le sport.»

Il ne fait désormais plus de doutes que l’Américain a utilisé des moyens illicites pour gagner ses sept Tour de France consécutifs de 1999 à 2005, aidé par un système de dopage systématique et sophistiqué mis en place par son équipe autour de sa personne. Le directeur du Tour de France, Christian Prudhomme, a annoncé son intention de faire rembourser à Armstrong les trois millions d’euros gagnés grâce à ses sept victoires dans la compétition.

Greg Fleurot

http://www.slate.fr

La LCF accusée de faire la promotion de la malbouffe


Je n’aime pas les sports ou il est questions de gros sous .. ce n’est plus du sport c’est du marketing .. et je pense que pour ceux qui aiment le sport et les sportifs devraient s’attendre a ce que les athlètes usent d’un brin  d’intelligence pour faire de meilleur choix santé dans ce qu’ils veulent véhiculer pour leur fans
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La LCF accusée de faire la promotion de la malbouffe

 

Tyrus (né en 2004) et Elias (né en... (PHOTO TIRÉE D'UNE PUBLICITÉ DE NESTLÉ)

 

Tyrus (né en 2004) et Elias (né en 2006) sont les fils de Scott Flory. Les deux garçons figurent avec leur père dans une publicité vantant les apports de nombreux produits chocolatés.

PHOTO TIRÉE D’UNE PUBLICITÉ DE NESTLÉ

MARIE ALLARD

La Presse

Dans une nouvelle publicité de Nestlé, le joueur de ligne offensive des Alouettes de Montréal Scott Flory mange en famille des aliments qu’il présente comme nutritifs. Pizza surgelée Delissio, salade verte, lait au chocolat Nesquik, crème glacée Drumstick et tablettes de chocolat Kit Kat sont sur la table autour de laquelle il mange avec ses trois jeunes enfants.

«Avec notre vie bien remplie, notre famille a besoin de repas faciles, rapides et nutritifs», affirme le joueur dans la publicité.

Nestlé s’est associée à la Ligue canadienne de football (LCF) en août et compare la vie de famille à un sport d’équipe très accaparant.

«Faites équipe avec Nestlé pour garder votre famille heureuse et bien nourrie», dit le slogan des réclames.

Cette campagne choque le Dr Yoni Freedhoff, professeur au département de médecine familiale de l’Université d’Ottawa.

«Je suis surpris que des athlètes, qui sont les héros des enfants et de bien des Canadiens, trompent la confiance du public, en faisant la promotion de tablettes de chocolat et de pizzas surgelées comme étant géniales à donner régulièrement à leur famille, indique-t-il. Les gens connus doivent se demander si ce qu’ils font est éthique et correct.»

Du lait au chocolat à tous les repas

Une autre publicité montre le receveur Geroy Simon, des Lions de la Colombie-Britannique, donner des boissons au chocolat Carnation à ses enfants au réveil. Rien d’autre.

«Nos matins sont très occupés», fait valoir sa femme Tracy, en mettant des tablettes chocolatées et du Nesquik dans les sacs à lunch des enfants.

Les boissons au chocolat «Essentiels du déjeuner» de Carnation contiennent plus de neuf cuillerées à thé de sucre par berlingot de 315 ml – plus que le Coca-Cola.

«Ne pas vouloir prendre de 5 à 10 minutes pour faire un bon petit-déjeuner à ses enfants, c’est stupéfiant et choquant», affirme le Dr Freedhoff.

«C’est très étonnant comme campagne, en 2012, observe de son côté Mélanie Olivier, nutritionniste spécialisée en sport chez Vivaï. Aujourd’hui, avec le niveau de jeu demandé et la concurrence entre les joueurs, il n’y a qu’une minorité de familles d’athlètes qui s’alimentent comme ça.»

Nestlé se défend

«Nous croyons que tous les aliments ont leur place dans une alimentation saine et équilibrée et un mode de vie actif», indique Catherine O’Brien, vice-présidente aux affaires de l’entreprise de Nestlé Canada.

«Pour les familles occupées, quoi de mieux qu’une pizza Delissio avec une salade comme accompagnement lorsqu’on n’a pas le temps de préparer un repas maison? se demande-t-elle. Et puis, pour des gâteries occasionnelles, quoi de mieux que les formats collations de Kit Kat et Drumstick?»

La LCF a également défendu cette entente.

«Nous sommes fiers de nous associer à Nestlé, qui a une vaste gamme de produits et qui fait la promotion de la modération, d’une alimentation équilibrée et d’un mode de vie actif», a répondu Jamie Dykstra, directeur des communications de la Ligue canadienne de football. Les Alouettes n’ont pas rappelé La Presse ni répondu à nos courriels, hier.

«Le message qui est envoyé, note Mme Olivier, c’est que c’est bien d’utiliser des repas tout préparés parce qu’on n’a pas le temps de cuisiner. C’est dérangeant.»

http://www.lapresse.ca