Rétrospective : 16 découvertes qui ont marqué la science en 2016


2016 a été une année productive pour la science dans différents domaines
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Rétrospective : 16 découvertes qui ont marqué la science en 2016

 

De la détection d’ondes gravitationnelles à la naissance d’un premier enfant conçu par deux mères et un père, l’année qui se termine a été riche en premières et en découvertes. Voici notre rétrospective scientifique de l’année 2016.


1.UNE NOUVELLE ÈRE GÉOLOGIQUE S’AMORCE POUR LA TERRE

Photo : NASA

La planète est entrée dans l’anthropocène, une nouvelle ère géologique marquée par l’impact des activités humaines sur l’écosystème terrestre, ont annoncé 35 géologues. L’accumulation de matériaux polluants dans l’environnement comme le plastique, l’érosion de la biodiversité et les changements climatiques provoqués par les gaz à effet de serre rejetés dans l’atmosphère marqueront l’avenir de la planète et deviendront la signature humaine.

Ce passage marque la fin de l’holocène, qui a duré plus de 10 000 ans, et qui avait commencé avec la fin de l’ère glaciaire.


2. DES ONDES GRAVITATIONNELLES ENFIN DÉTECTÉES

Photo : NASA

Des ondulations de l’espace-temps, appelées ondes gravitationnelles, ont été détectées directement pour la première fois par des astrophysiciens américains. La détection confirme une prédiction majeure de la théorie de la relativité générale énoncée par Albert Einstein en 1915 et promet de révolutionner l’étude de notre Univers.

Les scientifiques ont déterminé que les ondes détectées sont nées pendant la dernière fraction de seconde avant la fusion de deux trous noirs, des objets célestes encore mystérieux résultant de l’effondrement gravitationnel d’étoiles massives.

Cette détection est, par le fait même, la première observation de la « danse » finale de deux trous noirs qui finissent par fusionner.


3. UNE NEUVIÈME PLANÈTE DANS NOTRE SYSTÈME SOLAIRE

Photo : La Presse canadienne/R. Hurt

Dotée d’une masse d’environ 10 fois celle de la Terre, cette planète se trouverait sur une orbite 20 fois plus éloignée que celle de Neptune. Très lente, elle mettrait entre 10 000 et 20 000 ans pour boucler son tour autour du Soleil.

Ce sont des astronomes américains de l’Institut de technologie de Californie (Caltech) qui, à partir de calculs mathématiques et de simulations par ordinateur, ont établi la présence de la planète.

Jusqu’à présent, l’astre en question n’a pas été observé directement. Il pourrait être détecté par un télescope d’ici cinq ans. – http://bit.ly/2hawfOe


4.DES VACCINS CONTRE LE VIRUS ZIKA DÉJÀ EN PRÉPARATION

Photo : Reuters/Juan Carlos Ulate

La médecine répond plus rapidement que jamais à la menace présentée par un virus. Plusieurs vaccins contre le Zika sont actuellement en préparation sur la planète, dont l’un créé par Gary Kobinge et ses collègues du Centre de recherche en infectiologie de l’Université Laval.

Il a été le premier au monde à obtenir l’autorisation de la Food and Drug Administration des États-Unis et de Santé Canada pour son développement. M. Kobinger a d’ailleurs été nommé scientifique de l’année 2016 de Radio-Canada pour sa contribution à la mise au point d’un vaccin contre le virus Ebola.


5. L’EXOPLANÈTE LA PLUS PROCHE DE NOUS

Photo : ESO/M. Kornmesser

L’Observatoire européen austral a découvert Proxima B, l’exoplanète la plus proche de la Terre détectée à ce jour. Située à quatre années-lumière du système solaire, soit 40 000 milliards de kilomètres, cette planète rocheuse d’une dimension semblable à celle de la Terre gravite autour de l’étoile la plus proche en dehors du système solaire, Proxima du Centaure.

Elle se trouve dans une zone qui rend possible la présence d’eau liquide. Mais, il y a un petit problème : une sonde utilisant la technologie actuelle mettrait des milliers d’années pour y parvenir.


6. LA MACHINE DÉPASSE ENCORE L’HUMAIN

Photo : Google

Un ordinateur a battu un joueur professionnel au jeu de go, un exercice de stratégie d’origine chinoise. Aucune machine n’avait réussi l’exploit de battre un humain expérimenté à ce jeu, considéré comme l’un des plus complexes du monde.

Le programme qui a réussi l’exploit est AlphaGo, mis au point par DeepMind, une entreprise appartenant à Google. Il y a 20 ans, le programme Deep Blue d’IBM avait battu le champion d’échecs Garry Kasparov.


7. DEUX MÈRES, UN PÈRE ET UN COUFFIN

Bébé naissant dans les mains d'une femme

Un bébé Photo : iStock

Pour la première fois, un bébé est né d’un embryon constitué de l’ADN de deux femmes. La technique utilisée a permis d’éviter la transmission d’une maladie héréditaire de la mère à l’enfant.

Les médecins à l’origine de cette prouesse controversée ont implanté l’ADN du noyau de l’ovule de la mère dans l’ovule d’une donneuse, duquel le matériel génétique nucléaire avait été retiré, mais qui contenait de l’ADN mitochondrial normal.


8. LE SPECTRE DE LA LUMIÈRE DE L’ANTIMATIÈRE MESURÉ POUR LA PREMIÈRE FOIS

L'expérience ALPHA

L’expérience ALPHA   Photo : CERN/ALPHA

Le spectre optique d’atomes d’antihydrogène a été mesuré pour la première fois par des scientifiques de l’Organisation européenne pour la recherche nucléaire.

Les atomes ont été capturés dans un piège magnétique mis au point par les chercheurs de l’expérience ALPHA. Le résultat obtenu est en fait la première observation d’une raie spectrale dans un atome d’antihydrogène, ce qui permet de comparer pour la première fois le spectre de lumière de la matière et de l’antimatière.

Dans les limites de l’expérience, la conclusion est qu’il n’y a pas de différence par rapport à la raie spectrale équivalente de l’hydrogène.


9. LA THÉORIE DE L’ESPRIT N’EST PAS UNIQUE À L’HUMAIN

Photo : iStock

La capacité d’attribuer aux autres des capacités mentales invisibles comme des émotions, des désirs et des croyances n’est pas réservée aux humains. L’aptitude a été observée chez trois espèces de grands singes.

La primatologue américaine Frans de Waal, professeur à l’Université Emory, a montré que les chimpanzés, les bonobos et les orangs-outans parviennent à comprendre les fausses croyances d’autrui. Cette nouvelle connaissance laisse à penser que cette capacité était peut-être présente chez leur ancêtre commun, qui est aussi le nôtre.


10. VOLER PENDANT 10 MOIS

Photo : iStock

Le martinet noir (Apus apus) a battu le record de vol sans se poser de toutes les espèces d’oiseaux en restant dans les airs jusqu’à 10 mois, ont déterminé des ornithologues suédois.

Pour le constater, le Pr Anders Hedenström, biologiste à l’Université Lund, et ses collègues ont utilisé les données transmises par de petits récepteurs attachés à 13 martinets. Ils ont ainsi pu déterminer que ces oiseaux, qui mesurent de 16 cm à 17 cm de longueur, se posaient seulement pendant deux mois de l’année, au moment de la reproduction.

Pendant les 10 autres mois, ils sont en vol, se nourrissant et hibernant tout en migrant vers le sud du Sahara.


11. DE GRANDS YEUX SUR L’UNIVERS

Photo : Reuters

Le plus grand radiotélescope du monde est entré en service cette année dans le sud-ouest de la Chine. Le Five-hundred-meter Aperture Spherical Radio Telescope (FAST), qui présente une ouverture sphérique d’un diamètre de 500 mètres, couvrant une surface équivalente à 30 terrains de football, est installé dans une zone rurale de la province du Guizhou, entre trois collines karstiques. Les scientifiques l’utilisent pour sonder la présence d’hydrogène dans les galaxies lointaines, déceler la présence d’étoiles à neutrons et peut-être détecter une vie intelligente extraterrestre.


12. UN OS SYNTHÉTIQUE STIMULE LA RÉGÉNÉRESCENCE OSSEUSE

Un os synthétique

Un os synthétique   Photo : Adam E. Jakus

Des chercheurs américains ont mis au point une imprimante 3D qui fabrique des os synthétiques composés d’un biomatériau malléable et résistant stimulant la régénérescence osseuse. Cette percée permet d’espérer la création d’implants et de prothèses bon marché pour traiter un ensemble de blessures osseuses et dentaires, mais aussi pour la chirurgie plastique.

À la différence des autres greffes osseuses synthétiques existantes, ce nouveau matériau est à la fois élastique et très solide. Il peut aisément et rapidement être mis en place dans un bloc opératoire.


13. UNE TÊTE TRANSPLANTÉE

Photo : iStock/Jeff J Mitchell

Le neurochirurgien italien Sergio Canavero a annoncé avoir supervisé la greffe de la tête d’un singe sur le corps d’un autre singe. Cette opération a été réalisée avec la collaboration du Dr XiaoPing Ren Ren, de l’Université de Harbin, en Chine. Les expérimentateurs ont laissé vivre le singe greffé une vingtaine d’heures avant de le débrancher. À ce jour, ces expériences sur des souris ont été répétées des centaines de fois avec de bons résultats, explique le Dr Canavero.

Ce n’est pas la première fois qu’une greffe semblable est réalisée. En 1970, le neurochirurgien américain Robert White en avait effectué une, mais le primate, paralysé, n’avait survécu que quelques jours. Le Dr Canavero se dit prêt à passer aux choses sérieuses et à expérimenter la méthode sur des humains. Il a déjà un volontaire, Valery Spiridonov, un Russe qui souffre d’une maladie dégénérative.


14. UN SEUL EXODE AFRICAIN AURAIT PEUPLÉ LA PLANÈTE

Photo : iStock

Nos ancêtres ont-ils quitté leur berceau africain en une seule grande vague migratoire? C’est ce que tendent à montrer trois analyses génétiques publiées cette année.

L’homme moderne aurait ainsi quitté l’Afrique il y a de 60 000 à 80 000 ans pour coloniser le reste du globe. Ces résultats contredisent d’autres études qui laissaient entendre que l’Asie du Sud-Est et l’Australie auraient été peuplées lors d’une migration distincte.


15. UNE ENZYME AU RÔLE CRUCIAL POUR LE CONTRÔLE DU SUCRE ET DE L’OBÉSITÉ

Photo : iStock

Une équipe québécoise a découvert une enzyme qui pourrait contribuer à la lutte contre l’obésité et le diabète. Le glycérol-3-phosphate-phosphatase (G3PP), dont on ignorait l’existence dans les cellules des mammifères, a pour rôle d’éliminer les effets liés à un excès de sucre.

Les travaux des chercheurs, dirigés par Marc Prentki et Murthy Madiraju, du CRCHUM, ont démontré que cette enzyme régule l’utilisation du glucose et des lipides dans les organes.

À partir de cette découverte, les chercheurs veulent créer « de petites molécules capables d’activer l’enzyme G3PP ».

La réussite de l’expérience, qui devra être testée sur des animaux, ouvrira la porte à la création de nouveaux traitements pour les personnes qui souffrent de diabète ou d’obésité.


16. AU PLUS PRÈS DE JUPITER

Photo : NASA

Cinq ans après son lancement et un périple d’environ 3 milliards de kilomètres, la sonde Juno de la NASA s’est placée en orbite autour de Jupiter pour une mission qui vise à percer les mystères de la plus grande planète du système solaire.

Les images en haute définition prises par une caméra « JunoCam » révèlent des tempêtes et des systèmes météorologiques jamais observés auparavant. Des images en infrarouge des deux régions polaires ont également été transmises, lesquelles révèlent des zones de chaleur méconnues.

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A l’origine de l’or, la collision d’étoiles mortes


On sait que l’or, ce métal précieux est présent dans l’espace, mais reste à savoir comment il est arrivé sur terre. Des scientifiques pensent avoir trouvé le phénomène en question.
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A l’origine de l’or, la collision d’étoiles mortes

 

Vision d'artiste de la collision de deux étoiles à neutrons. Credit: Dana Berry, SkyWorks Digital.

Vision d’artiste de la collision de deux étoiles à neutrons. Credit: Dana Berry, SkyWorks Digital.

Michel Alberganti

D’où vient cet or si précieux sur Terre? Comment cet élément s’est-il formé et pourquoi est-il si dispersé à la surface de notre planète? Un élément de réponse à ces questions a été apporté en 2011 avec la confirmation de l’origine extraterrestre du métal précieux. En effet, l’or originel, tout comme le platine, qui existait lors de la formation de la Terre a été entraîné, avec le fer, vers le noyau de la planète. Là, se trouveraient assez de métaux précieux pour recouvrir la surface du globe sur une épaisseur de 4 mètres… C’était il y a 4,54 milliards d’années. Et cette mine qui ferait chuter les cours n’est plus vraiment accessible. 

Par chance, il y a 3,8 milliards d’années, une pluie gigantesque de météorites s’est abattue sur la Terre. Elle a formé les cratères de la Lune et, surtout, elle a déposé sur la croûte terrestre une quantité d’or qui n’a pu migrer vers le centre de la planète en raison de la solidification avancée de la surface. Telle est la théorie exposée en 2011 dans un articlepublié dans Nature.

Tout cela ne nous dit pas d’où vient l’or. Comment s’est-il formé dans le cosmos pour être transporté par les météorites?

Lors d’une conférence de presse tenue le 17 juillet 2013 au Centre d’astrophysique Harvard Smithsonian, Edo Berger a expliqué sa théorie de la formation de l’or dans l’univers. Pour lui, l’or, contrairement au carbone et au fer, ne peut être produit à l’intérieur d’une étoile. Il proviendrait en fait d’un événement particulièrement cataclysmique: la collision de deux étoiles à neutrons, c’est-à-dire du cœur mort de deux étoiles ayant préalablement explosé en supernovas. 

La fantastique luminosité qui accompagne la fusion de deux étoiles à neutrons témoigne, selon Edo Berger, de la formation d’éléments lourds, tels que l’or.

«Nous estimons la quantité d’or produite lors d’un tel événement à 10 fois la masse de la Lune», a-t-il déclaré.


 

Cette véritable fontaine d’or pur s’accompagne de l’émission de rayons gamma, un phénomène appelé «sursaut gamma court» ou GBR, peut-être engendrés par la collision de deux étoiles à neutrons. Celui que le satellite Swift de la Nasa a détecté le 3 juin 2013, GBR 130603B, a duré moins de 2 dixièmes de seconde. A suivi une lueur à dominante infrarouge engendrée par des éléments radioactifs en cours de désintégration.

«Nous cherchons le “smoking gun” pour relier le sursaut gamma court et la collision d’étoiles à neutrons. La luminescence radioactive de GBR 130603B pourrait être cette preuve», explique Wen-fai Fong, coauteur de l’étude avec Edo Berger.

L’équipe a calculé qu’environ un dixième de la masse du Soleil a été éjectée durant ce bref sursaut gamma. Une partie des matériaux était de l’or. En combinant cette estimation avec celle du nombre de sursauts gamma qui se sont produits au cours de la vie de l’univers, les chercheurs estiment que la totalité de l’or présent dans le cosmos pourrait provenir de tels sursauts gamma.

L’hypothèse ne pourra que séduire les adorateurs du métal jaune. A la beauté et à la rareté, l’or ajouterait une naissance hors du commun. Chaque bijou serait ainsi issu d’une collision d’étoiles mortes. Un phénix cosmique, rien de moins.

M.A.

Michel Alberganti

http://www.slate.fr/

"Le Soleil détruira la Terre plus tôt que prévu"


Un jour, le soleil ne sera plus cet astre lumineux, mais une boule destructrice qui détruira la terre, mais nous aurons probablement disparu bien avant la chaleur intense qui enveloppera la planète bleue. Enfin, s’il n’y a pas un autre désastre qui nous arrivent avant
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« Le Soleil détruira la Terre plus tôt que prévu »

 

Soyez rassurés: ce phénomène n’arrivera pas avant 5.000 millions d’années. © photo news.

Il ne reste plus « que » 5.000 millions d’années avant que la Terre ne soit totalement dévorée par le Soleil, indique un astrophysicien dans Business Insider.

Ce sont les conclusions tirées par Jillian Scudder, un astrophysicien de l’Université de Sussex.

Selon ses prévisions, « la Terre sera détruite par le Soleil plus tôt que prévu », comme on peut le lire dans Business Insider.

Mais soyez rassurés: ce phénomène n’arrivera pas avant 5.000 millions d’années et sera accompagné par une augmentation de température de 10% chaque 1.000 millions d’années.

« L’énergie émise par le soleil augmentera progressivement au fur et à mesure que l’étoile brûlera ses réserves d’hydrogène. C’est un processus naturel qui se produit dans toutes les étoiles depuis des milliards d’années. Les réactions nucléaires transformeront l’hydrogène en hélium, ce qui accélèrera à son tour le processus en émettant plus d’énergie », détaille Jillian Scudder.

Gaz à effet de serre

Il ajoute:  « L’idée générale est que l’excès de chaleur du soleil provoquera plus d’eau et elle s’évaporera dans l’atmosphère. Elle agira en tant que gaz à effet de serre. Bien avant que le soleil n’épuise toutes ses réserves d’hydrogène, son rayonnement sera si intense que les molécules d’eau séparées dans l’hydrogène et de l’oxygène s’échapperont dans l’atmosphère. Le jour arrivera où le processus videra complètement l’eau de la planète. »

Dans 3.500 millions d’années, la radiation solaire sera 40% plus intense, ce qui sera déjà suffisant pour faire bouillir les océans. Il est peu probable que nous puissions rester si longtemps en vie pour admirer le spectacle.

http://www.7sur7.be/

Et si les extraterrestres nous cherchaient aussi?


S’il y a une vie intelligente dans l’univers, il ne serait pas surprenant qu’eux aussi recherchent les mêmes choses que nous. Des scientifiques donnent cette possibilité, que nous soyons  visibles pour qu’ils puissent nous détecter. Reste à savoir comment deux univers pourraient s’entendre quand on voit ce qui se passe sur terre entre humains
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Et si les extraterrestres nous cherchaient aussi?

 

Représentation de la Terre en transit de vant le Soleil

Représentation de la Terre en transit devant le Soleil   PHOTO : NASA

L’une des techniques utilisées par les astrophysiciens pour détecter des exoplanètes consiste à observer l’intensité lumineuse d’une étoile qui baisse légèrement lorsqu’une planète passe devant elle.

Cette méthode dite du transit a permis de détecter des centaines de nouvelles planètes hors de notre système solaire. À lui seul, le télescope Kepler en a détecté de cette façon plus de 1000 depuis son lancement, en 2009.

Des chercheurs européens et canadiens veulent maintenant se servir de cette technique, mais à l’inverse, pour trouver des civilisations extraterrestres.

Les scientifiques à la recherche d’intelligences extraterrestres devraient cibler des exoplanètes à partir desquelles il est possible de détecter le passage de la Terre devant le Soleil. René Heller, Max Planck Institute for Solar System Research

En analysant ces transits, ces civilisations de ces mondes peuvent voir que la Terre possède une atmosphère altérée chimiquement par la présence de la vie.

Selon M. Heller, « ces dernières ont une plus grande motivation à nous contacter, parce qu’ils possèdent des moyens d’établir que la planète est habitée ».

Le chercheur René Heller et son collègue Ralph Pudritz de l’Université McMaster en Ontario estiment qu’environ 10 000 étoiles sont susceptibles d’abriter de telles planètes dans environ 1000 parsecs (ce qui correspond à 3260 années-lumière de la Terre).

Les auteurs de ces travaux publiés dans la revue Astrobiology affirment que les futurs efforts de recherche de signaux extraterrestres devraient se concentrer sur ces étoiles qui se trouvent exactement au bon endroit dans l’Univers.

http://ici.radio-canada.ca/

Contacter des extraterrestres «n’est pas risqué»


Comment veut-on communiquer avec des civilisations extraterrestres alors que nous sommes incapables de dialoguer entre nous ? Depuis des millénaires, nous faisons la guerre pour des raisons ethniques, religieuses, politique, territoriales. Nous détruisons la terre que nous habitons.
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Contacter des extraterrestres «n’est pas risqué»

 

Contacter

Photo NASA

San José, États-Unis – Des astrophysiciens américains qui veulent envoyer des signaux vers des étoiles dans l’espoir d’établir un contact avec une civilisation extraterrestre ont rejeté jeudi les craintes d’autres scientifiques comme Stephen Hawking selon lesquels cette initiative pourrait menacer la Terre.

Ces chercheurs à l’Institut SETI (Search for Extraterrestrial Intelligence) en Californie espèrent pouvoir bientôt mettre en oeuvre ce projet.

«Pendant cinquante ans, nous avons pointé des radiotélescopes vers des étoiles en quête de signaux d’autres civilisations, mais sans succès», a expliqué Douglas Vakoch, un scientifique du SETI, lors d’une présentation à la conférence annuelle de l’American Society for the Advancement of Science (AAAS) réunie cette semaine à San Jose en Californie.

«Avec ce programme Active SETI, nous inversons le processus pour prendre un rôle actif en transmettant de puissants signaux riches en informations vers d’autres mondes dans l’espoir d’avoir une réponse», a-t-il ajouté.

Ces messages seraient envoyés vers des systèmes stellaires relativement proches comptant des planètes potentiellement habitables.

Selon ces astrophysiciens, une telle approche est plus prometteuse que les tentatives précédentes pour établir un contact avec des extraterrestres, telles le disque embarqué à bord des deux sondes spatiales Voyager, lancées en 1977, contenant des sons et des images sélectionnés pour faire un portrait de la diversité de la vie et de la culture terrestres.

Des signaux radio ont aussi déjà été transmis à cette fin dans le cosmos. En 1999, des scientifiques russes ont envoyé leurs propres messages avec le télescope Yevpatoria en Crimée, et en 2008, la NASA, l’agence spatiale américaine, a transmis la chanson des Beatles «Across the Universe» vers l’étoile polaire, distante de 430 années-lumière.

En recourant aux radiotélescopes actuels les plus puissants, Seth Shostak, directeur de l’Institut SETI, a estimé lors de cette même présentation jeudi qu’il faudrait diffuser vers ces étoiles tout le contenu d’internet, ce qui permettrait à une autre civilisation qui capterait ces signaux de décrypter toute l’histoire humaine et de sa culture.

Ces chercheurs reconnaissent que leur projet est controversé, citant les réserves émises notamment par Stephen Hawking, pour qui de telles transmissions seraient «irresponsables».

L’astrophysicien britannique a souligné le fait que l’histoire humaine fournit de nombreux exemples de rencontres tragiques pour des civilisations moins avancées, comme les Incas avec les Espagnols.

Mais les promoteurs du projet Active SETI rejettent avec force ces arguments, qui selon eux relèvent de la «paranoïa».

Seth Shostak a fait valoir qu«il est de toutes façons trop tard pour s’inquiéter de signaler notre présence» à d’éventuels E.T. belliqueux.

«Toute civilisation extraterrestre suffisamment avancée pour attaquer et vaporiser la Terre peut facilement capter nos émissions d’ondes radio, que nous diffusons depuis la Seconde guerre mondiale», a-t-il relevé.

Pour lui, si l’on voulait interdire de diffuser des signaux dans l’espace, il faudrait aussi empêcher l’utilisation des systèmes radar militaires et des aéroports, et pourquoi pas des éclairages des villes.

«De telles mesures paranoïaques saperaient toutes les activités et progrès des générations humaines futures», a-t-il jugé.

Rejetant les accusations de paranoïa, David Brin, astrophysicien et auteur d’ouvrages de science-fiction, a plaidé pour un moratoire avant d’envoyer ces messages.

«Nous proposons un appel au consensus par une consultation internationale et publique avant que l’humanité ne fasse un pas irréversible, à savoir signaler à grands cris notre présence dans le cosmos», a déclaré l’écrivain devant l’AAAS.

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Philae a atterri sur la comète, une 1re dans l’histoire spatiale


Ils ont réussi !! Un projet qui est né il y a 20 ans, envoyer un satelite Roseta en orbite sur la comète Tchourioumov-Guérassimenko, qui roule à 18 km/seconde, pour y déposer au moment voulu le robot Philae. Cette semaine a dû être intense pour tous ceux qui ont travaillé sur ce projet, maintenant, se sera les données de Philae, qu’ils recevront pour éplucher et peut-être connaitre un peu plus sur notre univers
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Philae a atterri sur la comète, une 1re dans l’histoire spatiale

 

Représentation artistique du robot Philae sur la comète Tchouri.Photo ESA

Vangelis (Crédit: ESA/Vangelis)

Véronique Martinache et Pascale Mollard-Chenebenoit

 

DARMSTADT – Mission accomplie: pour la première fois dans l’histoire de l’Humanité, l’Europe a posé en douceur mercredi un petit robot, Philae, sur le noyau d’une comète, couronnement d’une aventure spatiale entamée il y a vingt ans.

«Nous sommes sur la comète», «nous sommes très heureux», a déclaré Andrea Accomazzo, directeur de vol de la mission Rosetta au Centre européen d’opérations spatiales (ESOC) à Darmstadt (Allemagne), sous des applaudissements nourris.

Après une attente angoissante de sept heures pendant lesquelles Philae est descendu en chute libre vers sa cible, l’atterrissage du robot s’est fait «en douceur», selon l’ESA.

Le signal confirmant l’atterrissage est arrivé sur Terre à 11h03.

«C’est un grand pas pour la civilisation humaine», a commenté Jean-Jacques Dordain, directeur général de l’ESA. «Nous sommes les premiers à l’avoir fait et c’est cela qui restera pour toujours», a-t-il ajouté, manifestement soulagé après 24 heures sous haute tension dans les différents centres de contrôle de l’ESA.

Cette prouesse technique s’est jouée à plus de 510 millions de km de la terre.

La mission du robot laboratoire est de faire des prélèvements qui donneront des informations sur les origines du système solaire, voire sur l’apparition de l’eau et de la vie sur Terre.

Largué en début de matinée par Rosetta avec laquelle il avait voyagé pendant dix ans, le petit robot aventurier était à l’heure pour son rendez-vous sur le noyau de la comète Tchourioumov-Guérassimenko.

Comme prévu, il a touché le sol cométaire -ce qu’aucun engin de fabrication humaine n’avait encore jamais fait- sur le site d’Agilkia, choisi comme celui présentant le meilleur compromis technique et scientifique.

Cette arrivée en territoire inconnu n’est pas sans rappeler les premières explorations du sol martien.

Klim Tchourioumov, codécouvreur de la comète en 1969, était venu en personne à l’ESOC pour assister en direct à l’évènement. L’autre découvreuse, Svetlana Guérassimenko, a fait le déplacement jusqu’à Cologne, au siège de l’agence spatiale allemande.

Le graal des astrophysiciens

Philae s’est posé à la vitesse d’un marcheur (3,5 km/h)… mais sur une comète qui file à 18 km/seconde.

Pendant sa longue descente, Philae n’est pas resté désoeuvré: il a d’abord pris des images de sa fidèle complice, Rosetta, qui l’a transporté pendant plus de dix ans de voyage interplanétaire. Il a aussi pris des images à l’arrivée, du site d’atterrissage sur la comète.

Plusieurs autres de ses instruments ont été mis en action pendant la descente.

Mais c’est surtout les 60 heures qui viennent, pendant lesquelles Philae va fonctionner sur sa pile, qui vont être décisives pour la science.

Car outre l’exploit technique, Philae a la mission de trouver sur le noyau de la comète le graal des astrophysiciens: des molécules organiques qui ont pu jouer un rôle dans l’apparition de la vie sur Terre, les comètes étant les objets les plus primitifs du système solaire.

«On s’est fixé comme objectif que dans les 60 heures, chaque instrument puisse travailler au moins une fois au maximum de ses possibilités», a déclaré Jean-Pierre Bibring, responsable scientifique de l’atterrisseur.

Après, la ressource en énergie de Philae sera plus aléatoire: il devra compter sur un système secondaire de batterie, rechargeable par de petits panneaux solaires.

Si tout va bien, il doit fonctionner jusqu’en mars. Au-delà, il est condamné à mourir de chaud car il n’est pas conçu pour supporter la montée en température lorsque la comète se rapprochera du Soleil.

Mais Rosetta, qui a déjà parcouru 6,5 milliards de km et a été la première sonde à se mettre en orbite autour d’une comète, poursuivra sa mission d’escorte au moins jusqu’au 13 août prochain, date à laquelle Tchouri passera au près de l’astre, et même au-delà. Sa mission est prévue jusque fin décembre 2015.

«80 % de la science est faite par Rosetta mais, d’un autre côté, Philae va donner des informations sur la comète qu’on ne pourra pas avoir avec Rosetta», a souligné M. Dordain.

D’un coût total de 1,3 milliard d’euros, le prix de trois Airbus 380, la mission Rosetta a mobilisé environ 2000 personnes depuis 20 ans. Plus de 50 entreprises de 14 pays européens et des États-Unis ont participé à la réalisation de la sonde.

Voici la vidéo montrant des images de la comète Tchourioumov-Guérassimenko, sur une musique composée spécialement pour l’occasion par le célèbre musicien

 

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Une comète frôlera Mars de très près dimanche


Une comète qui date des milliards d’années va faire un petit voyage non pas vers la Terre, mais vers Mars. Siding Spring ne fera pas d’escale sur la planète rouge, mais tous les satellites qui circulent dans l’entourage ne manqueront pas d’essayer de lui soutirer quelques informations
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Une comète frôlera Mars de très près dimanche

 

Image de la comète qui passera près de... (Photo NASA, ESA, and J.-Y. Li, AP)

Image de la comète qui passera près de la panète Mars.

Photo NASA, ESA, and J.-Y. Li, AP

Kerry SHERIDAN
Agence France-Presse
Washington

Une comète particulièrement véloce va frôler Mars, un rendez-vous qui ne se produit qu’une fois par million d’années et que les engins disséminés autour de la planète rouge vont tenter d’immortaliser, a indiqué la NASA.

Le noyau de Siding Spring (C/2013 A1) fait environ 1,6 kilomètre de diamètre, mais est aussi solide qu’une balle de talc.

Au plus près, la comète doit passer à 139 500 km de Mars dimanche à 14h27, selon l’agence spatiale américaine, soit près du tiers de la distance de la Terre à la Lune.

L’astre, qui file à travers l’espace à 202 000 km/h, a peu de chance d’entrer en collision avec Mars. Mais les scientifiques se délectent par avance de pouvoir étudier sa trajectoire et sa traînée.

«Allons-nous voir des météorites dans l’atmosphère de Mars ? Les comètes sont très imprévisibles», a commenté Jim Green, directeur du département des Sciences planétaires au siège de la NASA à Washington.

«Je pense qu’il est peu probable qu’elle soit détruite», a-t-il déclaré. «Reste à savoir si elle va conserver sa structure ou non, c’est d’un grand intérêt».

La Nasa a éloigné ses engins en orbite autour de la planète rouge, en les positionnant à l’abri derrière Mars, afin qu’ils ne soient pas endommagés par les débris très rapides de Siding Spring.

Même si les satellites Mars reconnaissance orbiter, Mars Odyssey et Maven ont été repositionnés afin d’éviter également qu’ils ne soient saupoudrés de poussières nocives, les scientifiques espèrent pouvoir recueillir de précieuses informations sur ce passage en rase-motte spatial.

Les deux robots martiens Curiosity et Opportunity vont également être sollicités. Ils vont orienter leurs caméras vers le ciel martien et devraient envoyer leurs images vers la Terre dans les jours, semaines et mois suivants, selon la NASA.

Vieille de milliards d’années

La comète a été découverte par Robert McNaught à l’observatoire australien de Siding Spring en janvier 2013.

Elle se serait formée il y a plusieurs milliards d’années dans le nuage d’Oort, une sphère à la frontière de notre système solaire qui sert de réservoir à comètes qui «n’ont quasiment pas changé depuis la naissance du système solaire», a expliqué la NASA.

Carey Lisse, astrophysicien au laboratoire de physique appliquée de l’université Johns Hopkins, a relevé que les scientifiques étaient intrigués par les comètes pour de nombreuses raisons.

«Il est toujours très étonnant qu’elles existent encore après 4,5 milliards d’années, mais la principale raison à cela est qu’elles ont évolué très, très loin du Soleil et qu’elles sont congelées», a-t-il expliqué.

Siding Spring fait la taille d’une petite montagne, mais sa consistance est probablement poudreuse, ou comme une meringue qui fondrait dans la bouche, a poursuivi M. Lisse.

Elle doit être composée de glaces très volatiles (méthane, monoxyde de carbone), qui fondent très facilement. Elle n’a jamais vraiment été soumise à une forte chaleur auparavant, selon lui.

Les scientifiques sont particulièrement curieux d’apprendre si la comète s’est déjà en partie désagrégée au cours de son approche vers la Planète rouge.

«Il est possible que Mars provoque un peu plus d’activité, c’est la raison pour laquelle nous regardons», a expliqué l’astrophysicien.

La comète a voyagé plus d’un million d’années pour sa première rencontre avec Mars, et ne devrait pas se représenter avant un autre million d’années lorsqu’elle aura effectué sa prochaine boucle autour du Soleil.

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Un signal radio de l’espace ébranle les astronomes


Des ondes radios se sont manifestées dans l’espace. Est-ce E.T qui vient nous dire bonjour ? Probablement pas. Il parait que ce genre d’ondes se produit très souvent dans ce grand ciel rempli d’étoile, de trous noirs, de pulsar … etc
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Un signal radio de l’espace ébranle les astronomes

 

Un signal radio de l'espace ébranle les astronomes

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Un signal radio provenant non pas de la Terre, mais bien de l’espace, a été détecté dernièrement et secoue les astronomes de partout dans le monde.

Est-ce un signe qu’il y a bel et bien présence d’une vie extraterrestre? Les experts restent prudents et se questionnent toujours.

Ce n’est pas la première fois que de très brefs signaux radio qui proviennent de l’espace sont découverts, mais ces phénomènes sont rarement captés. En 2007, l’observatoire de Parkes, en Australie, détectait un «sursaut radio» de très forte intensité. Il faudra toutefois attendre cinq ans plus tard, en 2012, avant qu’un autre observatoire n’observe ce genre de signal radio.

Est-ce le signal d’une présence extraterrestre? Probablement pas. Un article scientifique publié dans The Astrophysical Journal confirme que ces phénomènes radios cosmiques se produiraient 10 000 fois par jour dans le ciel. Sauf si vous envisagez l’éventualité que les extraterrestres nous envoient des messages aussi souvent chaque jour, il faudrait entrevoir une autre hypothèse qui expliquerait ces manifestations radio.

Selon le quotidien Le Parisien, d’autres hypothèses sont envisagées, comme celle des trous noirs qui s’évaporent, par exemple. Même chose pour des étoiles à neutrons naissantes ou mourantes ou même des pulsars nouveau genre. Lorsqu’on avait découvert ces pulsars, un signal radio avait aussi été détecté.

Si plusieurs questions se posent toujours au sujet de ces «sursauts radio», l’astrophysicien James Cordes a affirmé au Parisien qu’«à ce stade, nous ne savons pas par quoi ces sursauts sont provoqués».

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La structure de l’Univers observée?


Est-ce que le hasard peut avoir joué quelque chose dans l’Univers ? En tout cas, pour les galaxies, il semble que non ! Les galaxies seraient même réunies entre elles par une sorte de gaz …
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La structure de l’Univers observée?

 

Les simulations informatiques de la structure de l'Univers laissent à penser que les amas galactiques sont reliés entre eux par des sortes de filaments

Les simulations informatiques de la structure de l’Univers laissent à penser que les amas galactiques sont reliés entre eux par des sortes de filaments. Photo :  S. Cantalupo

Des astrophysiciens américains affirment avoir obtenu la toute première « image de synthèse » du réseau de filaments qui relient les amas de galaxies entre elles et qui forment en quelque sorte la structure de l’Univers.

Pour y arriver, Sebastiano Cantalupo et ses collègues de l’Université de Santa Cruz ont eu recours à l’effet de « flash » créé par un gigantesque quasar, l’un des objets les plus lumineux de l’Univers.

Contexte

  • Selon le modèle standard qui explique la formation de l’Univers, les galaxies ne seraient pas réparties au hasard.
  • Elles formeraient un réseau de matière, un genre de « toile cosmique » avec des amas de galaxies très denses et d’autres zones presque vides.
  • À ce jour, les simulations informatiques de la structure de l’Univers à grande échelle laissaient à penser que ces amas sont reliés entre eux par des sortes de filaments galactiques composés de gaz diffus.
  • Jamais pourtant les scientifiques n’étaient parvenus à visualiser ces filaments ni à les reproduire à l’aide d’images de synthèse.

L’équipe californienne affirme maintenant avoir détecté un petit bout de ce réseau intergalactique grâce à l’intense lumière dégagée par le quasar UM287.

« Ce quasar illumine des gaz diffus sur une échelle qui dépasse largement tout ce qu’on a vu jusqu’alors, et nous donne la première image du gaz qui s’étend entre différentes galaxies. C’est un aperçu formidable sur la structure générale de notre Univers. »— Xavier Prochaska

Ainsi, l’énergie dégagée par ce quasar est si grande qu’elle rend fluorescent l’hydrogène contenu dans ces filaments, un peu comme un puissant flash d’un appareil photo qui illuminerait un nuage de vapeur autrement invisible.

Cette image montre le quasar UM287 (au centre) et la nébuleuse qui l'entoure.Cette image montre le quasar UM287 (au centre) et la nébuleuse qui l’entoure. Photo :  S. Cantalupo, UCS

Ce projecteur éclairant le fin fond de l’espace a permis aux astronomes de détecter une gigantesque nébuleuse de gaz d’environ 2 millions d’années-lumière de diamètre.

C’est de loin la plus importante nébuleuse observée à ce jour, souligne M. Cantalupo, qui estime que cet objet tout à fait exceptionnel s’étend bien au-delà de l’environnement du quasar.

« Nous avons étudié d’autres quasars de cette façon sans avoir détecté ce gaz. La lumière du quasar est comme le rayon d’une torche, et en l’occurrence nous avons eu la chance que la torche soit braquée sur la nébuleuse et fasse briller le gaz d’un bout du filament galactique. » — Sebastiano Cantalupo

Selon M. Cantalupo, une partie de ce gaz va être absorbée par des galaxies, mais la majorité va rester diffuse et ne formera jamais d’étoile.

Le détail de ces travaux est publié dans la revue Nature.

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De l’eau dans l’atmosphère de 5 exoplanètes


Le télescope Hubble est toujours et encore très fort pour transmettre les images et données de ce qu’il capture lors de son périple dans l’espace
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De l’eau dans l’atmosphère de 5 exoplanètes

 

Représentation artistique de l’atmosphère d’une exoplanète. Photo :  NASA

Des traces d’eau ont été détectées dans l’atmosphère de cinq exoplanètes, grâce aux observations du télescope spatial Hubble de la NASA.

Ce n’est pas la première fois que la présence d’eau est observée dans l’atmosphère des planètes hors de notre système solaire, mais ces travaux sont les premiers à la mesurer plus précisément et à en comparer les profils et les intensités entre exoplanètes.

La signature de l’eau varie d’une planète à l’autre. Deux d’entre elles semblent en posséder plus, mais les trois autres en possèderaient en moindre quantité.

« Analyser l’atmosphère d’une exoplanète est extraordinairement difficile, mais nous avons réussi à sortir un signal très clair, et c’est de l’eau. »— Avi Mandell, NASA

Ces travaux sont réalisés dans le cadre d’un recensement des atmosphères d’exoplanètes menées par des astrophysiciens de l’Université du Maryland.

Les scientifiques ont utilisé l’une des caméras de Hubble pour explorer les détails de l’absorption de la lumière par les atmosphères de différentes exoplanètes.

Les observations ont été réalisées dans le rayonnement infrarouge où la signature de l’eau, si elle est présente, apparaît clairement.

Les différences dans les formes et les intensités des profils d’absorption permettent aux chercheurs de penser à la présence d’eau dans les cinq atmosphères.

La signature de la présence d’eau est moins prononcée que les chercheurs ne le pensaient au départ, probablement en raison de couches de brume ou de poussière qui recouvrent les planètes.

Ces couches peuvent réduire l’intensité de tous les signaux provenant de l’atmosphère, un peu comme le brouillard masque la couleur réelle d’un paysage.

Ces planètes sont de type « Jupiter chaude », en référence à la planète gazeuse Jupiter de notre système solaire. Elles sont en orbite rapprochées autour de leurs étoiles.

Le saviez-vous?
Les astrophysiciens ont détecté plus de 1009 planètes dans 800 systèmes autres que le nôtre depuis le milieu des années 90.

Dans la vidéo qui suit, les scientifiques de la NASA expliquent en anglais les détails de cette étude.

 

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