Les astronautes ont de la fièvre à cause de la microgravité


Voyager dans l’espace n’est pas sans risque pour la santé. Entre autres pour la température du corps qui oscille autour de 38 C a cause de la microgravité dans l’espace. Cependant, un astronaute qui fait des exercices physiques pour garder la forme, voit sa température monter jusqu’à 40 C
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Les astronautes ont de la fièvre à cause de la microgravité

Marie-Céline Ray
Journaliste

Dans l’espace, le corps des astronautes flotte librement en apesanteur, une situation que beaucoup d’entre nous envient. Mais la microgravité a de multiples effets néfastes sur le corps. En voici un de plus : les voyageurs de l’espace ont souvent de la fièvre.

Les séjours dans l’espace ont des conséquences sur le corps des astronautes : ils grandissent, perdent des muscles et leur vision se détériore.

Dans une nouvelle étude parue dans Scientific Reports, des chercheurs allemands ont trouvé que les astronautes souffrent d’autres désagréments : la microgravité a un effet sur leur température corporelle, si bien qu’ils doivent s’accommoder d’une fièvre persistante.

Le saviez-vous ?

 

Notre température corporelle se maintient dans une fourchette étroite grâce au contrôle de l’hypothalamus. L’activité physique, les vêtements et des facteurs de l’environnement (moment de la journée, saison…) influencent notre température.

Pour mesurer la température corporelle de 11 astronautes de la Station spatiale internationale (ISS), l’équipe a utilisé des capteurs de températures placés sur le front. La température corporelle n’augmentait pas de manière brutale dès que les astronautes quittaient la Terre : elle était progressive sur une durée de deux mois et demi, et atteignait une valeur d’environ 38 °C, soit un degré au-dessus de la température habituelle de 37 °C.

De plus, pendant un exercice physique, la température corporelle des astronautes augmentait plus et plus vite dans l’espace que sur Terre : elle dépassait souvent les 40 °C lors d’un effort ! En effet, dans l’espace, la sueur s’évapore plus lentement que sur Terre, ce qui explique en partie que les astronautes se sentent chauds surtout quand ils font de l’exercice. Pendant l’exercice une part importante de la dépense énergétique est convertie en chaleur.

 

Le sport élève la température corporelle. C’est encore pire dans l’espace. © snedorez, Fotolia

Le sport élève la température corporelle. C’est encore pire dans l’espace. © snedorez, Fotolia

    Le bien-être des voyageurs de l’espace est en jeu

    Hanns-Christian Gunga, auteur de ces travaux, a expliqué dans un communiqué de l’université de médecine de la Charité à Berlin, « dans des conditions d’apesanteur, notre corps trouve extrêmement difficile d’éliminer la chaleur excessive. Le transfert de chaleur entre le corps et son environnement devient beaucoup plus difficile dans ces conditions ».

    Dans des conditions d’apesanteur, notre corps trouve extrêmement difficile d’éliminer la chaleur excessive

    Or le contrôle de la température corporelle contribue à la santé et au bien-être. Des fluctuations importantes de la température corporelle impactent les performances physiques et cognitives. Ces résultats peuvent donc inquiéter concernant le bien-être des astronautes lors de longs séjours dans l’espace : des voyageurs en partance pour Mars risquent de connaître des problèmes d’hyperthermie et de coups de chaud ! D’autres études doivent donc approfondir ce sujet pour mieux comprendre cette fièvre de l’espace et comment la combattre.

    Hanns-Christian Gunga voit aussi un intérêt de cette recherche pour comprendre l’adaptation de notre température aux variations de l’environnement : 

    « nos résultats soulèvent également des questions sur l’évolution de notre température corporelle optimale : comment elle s’est déjà adaptée et comment elle continuera à s’adapter aux changements climatiques sur Terre ».

    CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Des chercheurs allemands ont étudié la température de 11 astronautes de l’ISS.

  • Au repos, leur  température était de l’ordre de 38 °C au bout de deux mois et demi dans l’espace.

  • Leur température s’élevait rapidement lors de séances d’activité physique.

https://www.futura-sciences.com

Le cerveau des astronautes modifié après un long vol dans l’espace


L’homme n’est pas fait pour vivre dans l’espace. Après un voyage dans l’espace prolongé, les scientifiques constatent de plus en plus les effets négatifs sur le corps humain, alors que penser d’aller coloniser d’autres planètes ?
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Le cerveau des astronautes modifié après un long vol dans l’espace

 

© ap

Sarah Winkel

Selon une étude publiée mercredi dans le « New England Journal of Medicine », le cerveau des astronautes a tendance à se déplacer vers le haut de leur boîte crânienne lors de voyages spatiaux prolongés.

Si on savait déjà que les séjours spatiaux avaient des conséquences sur le corps des astronautes, on apprend aujourd’hui qu’ils en ont également sur leur cerveau.

Pour arriver à une telle conclusion, des chercheurs de l’Université de Caroline du Sud, aux Etats-Unis, ont effectué des radios du cerveau de 34 astronautes avant et après leur séjour dans l’espace.

Ces examens IRM ont révélé des modifications cérébrales chez les majorités d’entre eux revenant de missions spatiales à long terme: après trois mois, le cerveau avait tendance à se déplacer vers le haut de leur boîte crânienne.

« Il semble y avoir une augmentation du liquide céphalo-rachidien et un déplacement du cerveau dans le crâne », explique à CNN le professeur Rachael Seidler, qui a travaillé sur des études similaires.

Ce déplacement « serre » ainsi le crâne, et rend l’espace entre les différentes régions du cerveau plus petit.

« Il est désormais important de poursuivre avec des études supplémentaires pour examiner la durée de ces changements », a-t-elle ajouté.

http://www.7sur7.be/

Voter depuis l’espace, l’américain Shane Kimbrough l’a fait


Hillary Clinton ou Donald Trump auront au moins un vote venant du ciel, enfin façon de parler !!
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Voter depuis l’espace, l’américain Shane Kimbrough l’a fait

 

Voter

Il n’a pas indiqué pour qui il avait voté.Photo Vasily Maximov / AFP

Le seul astronaute américain actuellement dans l’espace Shane Kimbrough a voté pour l’élection présidentielle de mardi depuis la Station spatiale internationale (ISS), a indiqué lundi la Nasa.

Il est arrivé à l’avant-poste orbital le 19 octobre à bord d’un vaisseau spatial russe Soyouz pour une mission de plusieurs mois.

Shane Kimbrough n’a pas indiqué pour qui il avait voté.

Les astronautes américains peuvent exercer leur droit électoral depuis l’espace en vertu d’une loi de 1997 adoptée au Texas, où la plupart résident. Le centre spatial Johnson de la Nasa se trouve à Houston.

Le premier Américain à avoir voté depuis l’orbite terrestre était David Wolf, qui se trouvait alors à bord de l’ancienne station spatiale russe Mir.

Pour pouvoir voter depuis l’espace, les astronautes doivent entamer des démarches un an avant le lancement en choisissant les scrutins (local, de l’État et fédéral) auxquels ils souhaitent participer quand ils seront sur orbite.

Six mois avant l’élection, ils reçoivent un formulaire d’inscription pour voter par correspondance, dans ce cas via internet.

http://fr.canoe.ca/

La conquête de l’espace au risque d’endommager le cerveau humain


Je doute qu’un jour, nous puissions coloniser d’autres planètes, sauf peut-être si la technologie pouvait faire une barrière contre les radiations. Nous ne sommes pas faits pour vivre ailleurs que sur Terre. C’est comme si on disait aux poissons hippocampes de vivre sur la terre ferme
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La conquête de l’espace au risque d’endommager le cerveau humain

 

La planète Mars

PHOTO : ISTOCKPHOTO

Le rêve d’hommes d’affaires et de politiciens d’envoyer l’être humain sur la planète Mars est assombri par une nouvelle étude qui met en garde contre les dommages permanents au cerveau dont pourraient souffrir les astronautes après une trop longue exposition aux radiations dans l’espace.

RADIO-CANADA AVEC CBC

Au-delà des obstacles technologiques et financiers de telles ambitions, cette nouvelle étude, publiée dans la revue Scientific Reports, met en lumière les conséquences sur la vie des premiers humains à marcher sur Mars à leur retour sur Terre.

Plus l’être humain s’éloigne de la planète Terre, plus il s’expose aux rayons cosmiques d’origine galactique qui, étant composés de particules ionisées, peuvent pénétrer autant les satellites que les corps.

« Ces rayons voyagent dans toutes les directions », prévient le professeur d’oncoradiologie à l’école de médecine de l’Université de Californie, le docteur Charles Limoli.

Ils s’attaquent aux neurones du cortex préfrontal du cerveau, qui contrôle le comportement cognitif, comme la prise de décisions.

« Une exposition prolongée à ces rayons pourrait nuire à la capacité des astronautes à accomplir plus d’une tâche à la fois ou à prendre des décisions rapidement », explique le Dr Limoli.

Un astronaute

Un astronaute   PHOTO : ISTOCK

Ses analyses passées menées sur des rats, exposés à de telles radiations pendant plus de six semaines, ont effectivement démontré un impact sur les fonctions cognitives, en plus d’un niveau d’anxiété plus élevé.

Sa plus récente étude, où des rongeurs ont cette fois été exposés à des particules ionisées d’oxygène et de titane dans un laboratoire de la NASA, corrobore ses précédents résultats. Six mois après y avoir été exposés, les souris et les rats souffrent de dommages neuronaux.

http://ici.radio-canada.ca/

L’étrange syndrome qui affecte la vision des astronautes


Des missions de plusieurs mois dans l’espace comportent des risques pour les astronautes de perdre la vision. Un astronaute qui a une vision de 20/20 et quelque temps après sa mission revient avec une moyenne de 20/100. Si 80 % des astronautes en mission à long terme, alors qu’arrivera-t-il pour la vision de ceux qui voleront vers Mars ?
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L’étrange syndrome qui affecte la vision des astronautes

 

Au retour de leur mission, les astronautes constatent une perte de la vision | Tom B via Flickr CC License by

Au retour de leur mission, les astronautes constatent une perte de la vision | Tom B via Flickr CC License by

Repéré par Camille Malnory

Les chercheurs étudient un mystérieux syndrome oculaire qui touche 80% des astronautes après de longues missions dans l’espace.

Passer d’une vision de 20/20 à 20/100 en l’espace de quelques mois n’est pas chose courante. C’est pourtant ce qu’a vécu John Philips, astronaute ayant passé six mois sur la Station spatiale internationale en 2005. Il constate qu’il voit flou après seulement trois mois dans l’espace mais ne s’en inquiète pas.

Pour lui, «tout rentrera dans l’ordre à son retour sur Terre», explique t-il au Washington Post.

Sauf que, à son retour, la Nasa lui fait passer une batterie de tests qui montrent que non seulement sa vision est altérée mais que l’arrière de son globe oculaire s’est aussi aplati, poussant sa rétine vers l’avant, et que ses nerfs optiques sont enflammés. Ce phénomène, appelé pour le moment déficience visuelle par pression intracrânienne (VIIP), toucherait près de 80% des astronautes.

Les experts de la Nasa ne savent pas à quoi est dû ce phénomène mais penchent pour une hypothèse: sur Terre, la gravité fait descendre le fluide intracrânien vers les pieds, contrairement à ce qu’il se passe dans l’espace, ce qui aurait pour conséquence une trop grande pression intracrânienne, laquelle affecterait directement les yeux.

Partie émergée de l’iceberg

Pour l’instant, il est difficile de vérifier si un surplus de liquide dans le crâne est effectivement la cause du VIIP. Les tests pour ce faire sont invasifs et ne peuvent s’effectuer dans l’espace sans représenter un grand danger pour les astronautes.

Les chercheurs tentent de mettre au point des techniques moins risqués, utilisant par exemple des ondes sonores, mais, pour le moment, «aucune des techniques n’est assez précise», explique Eric Bershad, neurologue au Baylor College Medicine.

Peut-être faudra-t-il alors mener ces tests malgré leur danger, comme la Nasa avait dû le faire dans les années 1990 afin de vérifier l’impact d’un voyage dans l’espace sur le cœur. Car Richard Williams, médecin et chef de la santé à la Nasa, est presque certain que les troubles de la vision ne sont que la partie émergée du problème. Et ce n’est pas une question anodine: la Nasa a besoin d’en savoir plus sur le VIIP avant d’envoyer le premier homme sur Mars, d’ici 2030 si tout se passe selon les plans.

http://www.slate.fr/

L’astronaute Tim Peake court un marathon dans l’espace


Il faut le vouloir de faire un marathon  de 100 000 km depuis l’espace en même temps que les marathoniens qui couraient à Londres
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L’astronaute Tim Peake court un marathon dans l’espace

 

L'astronaute Tim Peake, photographié le 15 décembre avant son... (Photo Dmitry Lovetsky, AP)

L’astronaute Tim Peake, photographié le 15 décembre avant son décollage pour l’espace.

PHOTO DMITRY LOVETSKY, AP

Agence France-Presse
LONDRES

L’astronaute britannique Tim Peake a couru dimanche un marathon sur un tapis roulant à bord de la Station spatiale européenne (ISS), 400 km au-dessus de la Terre, au moment où des milliers de participants disputaient celui de Londres.

Tim Peake a ouvert la course en scandant le compte à rebours dans un message vidéo alors que les coureurs étaient prêts à s’élancer derrière la ligne de départ à Londres.

L’astronaute, qui portait des poids pour contrebalancer l’absence de gravité dans l’espace, a noté dans un message envoyé après la course qu’il avait parcouru les 42 km du marathon pendant que l’ISS accomplissait un trajet de 100 000 km.

«Hello London! envie de courir?», a-t-il tweeté avant la course.

Tim Peake est le deuxième astronaute à courir un marathon dans l’espace, après Sunita Williams qui avait disputé, depuis l’espace, le marathon de Boston en 2007 en quatre heures, 23 minutes et 10 secondes.

Mais l’astronaute britannique a battu ce record en terminant sa course en trois heures, 35 minutes et 21 secondes, selon une estimation postée sur le site internet de l’Agence spatiale européenne.

Le livre Guinness des records a confirmé l’exploit, affirmant sur son site être «en mesure de confirmer que l’astronaute de l’ESA Tim Peake a remporté un nouveau record … pour le plus rapide marathon en orbite».

Tim Peake, 44 ans, s’était entraîné à bord de la station spatiale en vue de ce marathon.

Premier Britannique à séjourner à bord de la Station spatiale internationale, il a entamé sa mission de six mois en décembre.

«Ce fut une expérience inoubliable», a-t-il commenté dans une déclaration rendue publique par les organisateurs du marathon.

Le Kényan Eliud Kipchoge a conservé son titre dimanche sur le marathon de Londres, qu’il a remporté en 2 heures, 3 minutes et 4 secondes, deuxième temps mondial.

http://www.lapresse.ca/

Dérive dans l’espace: le cauchemar des astronautes


Dans les films de science-fiction, nous voyons souvent des astronautes qui pour une raison ou pour une autre sont propulsé dans le vide vers une mort certaine. Dans la réalité, du moins jusqu’à maintenant, cela n’est jamais arrivé
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Dérive dans l’espace: le cauchemar des astronautes

 

Dérive

Image tirée du film «Gravity». Photo Warner Bros.

Lors de leurs sorties dans l’espace, les astronautes sont toujours bien ancrés. Mais quel serait leur sort si leurs attaches venaient à lâcher?

Sans être sécurisé à une structure comme la Station spatiale internationnale, un astronaute se verrait flotter dans l’espace, vulnérable à toute force exercée contre lui. En apesanteur, toute tentative de stabilisation serait inutile.

Le malheureux devrait alors utiliser son propulseur portatif pour se ressaisir et tenter de rejoindre les autres astronautes, en suivant le protocole prescrit par la NASA.

Ce type de manœuvre d’urgence ne peut toutefois être efficace qu’à une distance raisonnable d’une zone sécuritaire, puisque l’engin ne dispose que de 3 litres de carburant.

Advenant que les réserves de carburant de notre astronaute à la dérive s’épuisent, il ne lui resterait plus qu’à espérer être à la portée de ses collègues toujours amarré.

Sans sauvetage possible, le scénario le plus probable est que l’astronaute flotterait en orbite jusqu’à ce que ses réserves d’air s’épuisent.

Dans le pire des cas, la gravité terrestre pourrait l’attirer suffisamment pour qu’il pénètre l’atmosphère, le carbonisant sur le coup.

Heureusement, les mesures de sécurité prises par les agences spatiales ont jusqu’à maintenant réussi à prévenir de pareil scénario.

On peut tout de même apprécier le courage des hommes et des femmes qui s’expose à de tels dangers.

http://fr.canoe.ca/t