Une découverte alarmante dans le sang d’un astronaute


Le corps humain n’est pas fait pour vivre à l’extérieur de la Terre. Un séjour prolongé dans l’espace occasionne certains changements indésirables. Dernièrement, ils étaient loin de se douter que des caillots de sang pussent se former chez les astronautes qui font de longs séjours. Si des anticoagulants ne suffisent pas, il faut espérer d’arriver à temps pour des soins, ou espérer qu’il y a un médecin à bord, ce qui ne sera pas évident pour des voyages  vers Mars
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Une découverte alarmante dans le sang d’un astronaute

Cette découverte prouve l’importance de mener des recherches plus approfondies sur les risques encourus par les astronautes dans l’espace. | Niketh Vellanki via Unsplash

Cette découverte prouve l’importance de mener des recherches plus approfondies sur les risques encourus par les astronautes dans l’espace. | Niketh Vellanki via Unsplash

Repéré par Odile Romelot

Repéré sur The Atlantic

Les astronautes de la station spatiale internationale ont découvert un risque supplémentaire aux séjours passés dans l’espace.

Les astronautes ne sont pas que des personnes qui ont la chance de vérifier visuellement que la Terre est ronde. Ce sont aussi des sujets d’étude primordiaux lorsque l’on cherche à savoir quels effets l’espace produit sur le corps humain.

Sur Terre, les astronautes sont régulièrement soumis à des batteries de tests pour mesurer leurs signes vitaux et leur état physique. Dans l’espace, les cosmonautes s’occupent eux-mêmes de réaliser ces tests. Lors d’une échographie, l’un d’eux s’est rendu compte qu’un caillot de sang s’était formé dans l’une de ses veines, à la surprise du spécialiste qui l’assistait en temps réel depuis la Terre.

«Nous ne nous y attendions pas», confirme Karina Marshall-Goebel, scientifique principale à la NASA et autrice de d’une étude consacrée à ce sujet. «Cela n’a jamais été rapporté auparavant.»

D’autres médecins de la NASA sont intervenus pour soigner l’astronaute à distance, à l’aide d’anticoagulants.

Ce n’est pas la première fois que l’on remarque des effets secondaires importants chez les personnes qui passent du temps en orbite: des nerfs optiques gonflés, des yeux un peu aplatis et une vision détériorée en raison de l’augmentation de la pression intracrânienne.

De la nécessité de mener des études sur les astronautes

Pour comprendre comment ce caillot de sang avait réussi à se former, les scientifiques ont étudié la veine jugulaire de onze astronautes, neuf hommes et deux femmes qui effectuaient une mission à bord de l’ISS, la station spatiale internationale. Leur débit sanguin a été mesuré, en position assise, couchée et inclinée. Puis il a été demandé aux participant·es de refaire les mêmes tests dans l’espace.

Les scientifiques ont constaté que le flux sanguin s’était arrêté chez cinq des onze astronautes. Pourtant, il n’est pas courant que le sang stagne dans ce genre de veines. Habituellement, cela se passe plutôt dans les jambes, lorsqu’on reste trop longtemps assis sans bouger.

Parfois, le caillot de sang se dissout tout seul ou à l’aide d’anticoagulants. Mais d’autres fois, il peut causer d’importants blocages. Dans le cas de deux astronautes, les chercheurs se sont rendus compte que leur sang avait commencé à faire demi-tour dans la veine jugulaire, probablement parce qu’il était bloqué en aval.

Karina Marshall-Goebel émet l’hypothèse que les organes soient remontés à l’intérieur de leurs corps, provoquant des dysfonctionnements de leur circulation sanguine. Une fois revenu·es sur terre, les astronautes n’ont plus eu de caillots de sang problématiques et leur santé est revenue à la normale.

Cette découverte a toutefois montré l’importance de mener des recherches plus approfondies sur les risques encourus par les astronautes dans l’espace. Car s’il ne faut que quelques heures pour revenir sur Terre en partant de l’ISS, il faudrait des mois pour rentrer de Mars par exemple. Sans compter que les astronautes maintiennent une excellente forme physique, ce qui n’est pas nécessairement le cas de toutes les personnes prêtes à payer pour participer au projet SpaceX.

http://www.slate.fr/

Des scientifiques veulent modifier génétiquement des humains pour qu’ils puissent survivre aux missions sur Mars


L’être humain n’est pas fait pour vivre ailleurs que dans un environnement comme la Terre. Vouloir changer la génétique sur des personnes qui pourraient partir coloniser une planète, ne serait plus selon moi, des humains. Pourquoi vouloir absolument aller coloniser une planète qui nous est hostile ? Alors que nous ne sommes même pas capable de prendre soin de notre propre planète ?.
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Des scientifiques veulent modifier génétiquement des humains pour qu’ils puissent survivre aux missions sur Mars

Thomas Boisson

Les voyages spatiaux et la colonisation spatiale en règle générale posent plusieurs problèmes d’ordre humain et technologique. L’un des problèmes les plus importants concerne l’adaptation du corps humain aux rigueurs de l’espace, notamment aux radiations. Pour contourner cet écueil, les chercheurs réfléchissent depuis plusieurs années aux bénéfices de l’édition génétique concernant les astronautes, afin de rendre l’organisme plus résistant aux conditions spatiales. Et l’une des solutions proposées pourrait être l’intégration d’ADN d’extrêmophiles, comme celui des tardigrades, dans le génome humain.

Chris Mason, généticien et professeur de physiologie et de biophysique à la Weill Cornell University de New York, a étudié les effets génétiques des vols spatiaux et la manière dont les humains pourraient surmonter ces défis pour étendre notre civilisation plus loin dans le Système solaire. L’un des moyens de protéger les futurs astronautes, pourrait impliquer l’ADN de tardigrades, de minuscules animaux capables de survivre dans les conditions les plus extrêmes, même le vide spatial.


Mason a dirigé l’une des 10 équipes de chercheurs que la NASA a choisi pour étudier les astronautes jumeaux Mark et Scott Kelly. Après son lancement en 2015, Scott Kelly a passé presque un an à bord de la Station spatiale internationale, tandis que son frère jumeau, Mark Kelly, est resté sur Terre.

L’incidence des voyages spatiaux sur la physiologie et la génétique humaines

En comparant leur réaction biologique à des environnements extrêmement différents au cours de cette période, les scientifiques ont cherché à mieux comprendre l’incidence des missions de longue durée sur le corps humain. Mason et les dizaines d’autres chercheurs qui ont travaillé à l’évaluation des effets génétiques des vols spatiaux ont mis au jour une mine de données qui ont jusqu’ici révélé de nombreuses nouvelles découvertes sur la manière dont l’espace affecte le corps humain.

En étudiant, en particulier, la manière dont certains gènes sont exprimés au cours des différentes étapes du vol spatial (y compris le retour intense sur Terre), ces efforts de recherche pourraient soutenir les études futures visant à atténuer les dangers des vols spatiaux. Par exemple, si de nouvelles études devaient confirmer que les retours sur Terre sont préjudiciables au corps humain, les scientifiques pourraient trouver des moyens de prévenir ces effets néfastes.

Mais avec un si petit nombre de données (l’étude sur les jumeaux ne portait que sur deux personnes), les scientifiques ne sont pas prêts à prescrire un traitement spécifique ou un médicament préventif pour modifier la façon dont les humains réagissent génétiquement au vol spatial. Cependant, de nouvelles recherches essaient de déterminer comment des outils telle que l’édition de gènes pourraient rendre les humains plus aptes à voyager plus loin dans l’espace, et même vers des planètes comme Mars.

Modifier l’expression des gènes pour résister aux radiations

L’exposition aux rayonnements est l’un des principaux problèmes de santé liés aux voyages dans l’espace. Si, par exemple, les scientifiques pouvaient trouver un moyen de rendre les cellules humaines plus résistantes aux effets des radiations, les astronautes pourraient rester en meilleure santé plus longtemps dans l’espace. Théoriquement, ce type de technologie pourrait également être utilisé pour lutter contre les effets des radiations sur les cellules saines lors de traitements du cancer sur Terre.

Vidéo expliquant quels sont les dangers des radiations lors des voyages spatiaux :


Cependant, l’idée de modifier des gènes humains est controversée. Mais Mason souligne qu’il faudrait probablement des décennies de recherche avant que ce type de science ne soit appliqué à l’Homme. Les scientifiques pourraient modifier les futurs astronautes par le biais de l’ingénierie épigénétique, ce qui signifie qu’ils activeraient ou désactiveraient l’expression de gènes spécifiques, explique Mason.

Combiner l’ADN humain avec celui d’espèces extrêmophiles

Alternativement, des chercheurs explorent les moyens de combiner l’ADN d’autres espèces, notamment les tardigrades, avec des cellules humaines pour les rendre plus résistantes aux effets néfastes des vols spatiaux, notamment celui des radiations. Ce concept a été exploré dans un article de 2016, et Mason et son équipe souhaitent s’appuyer sur cette recherche pour voir si, en utilisant l’ADN de tardigrades ultra-résilients, ils pourraient protéger les astronautes des effets néfastes des vols spatiaux.

L’édition génique d’êtres humains destinés à des voyages dans l’espace serait probablement une partie des changements naturels de la physiologie humaine qui pourraient se produire après avoir vécu sur Mars pendant plusieurs années. Le génie génétique des humains pourrait être éthique si cela rend les gens plus aptes à habiter Mars de façon sécuritaire, sans nuire à leur capacité de vivre sur Terre, conclut Mason.

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Nasa : après un an dans l’espace, l’astronaute Scott Kelly n’est plus le même


Pour comprendre ce qui se passe dans le corps humain lors d’un séjour prolongé dans l’espace, quoi de mieux d’avoir des jumeaux identiques pour faire des comparaisons. Mark et Scott Kelly se sont prêtés à cette expérience. L’un est resté sur la terre et l’autre à séjournée sur ISS. Alors que leur condition était similaire avant le départ de Scott, que des différences ont été notés au retour de l’espace de ce dernier en rapport à son frère. Certains résultats ont surpris les scientifiques, et leur étude n’est pas encore terminée.
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Nasa : après un an dans l’espace, l’astronaute Scott Kelly n’est plus le même

 

Imaginez envoyer un astronaute dans l’espace pendant un an et pouvoir comparer les réactions de son corps avec celles de son jumeau resté sur Terre. C’est exactement ce qu’a fait la Nasa, qui vient de publier les résultats d’une étude permettant de donner une meilleure idée des conséquences sur les humains de longs séjours dans l’espace.

Cette étude va « guider la recherche biomédicale spatiale et permettre des voyages plus sûrs vers Mars », s’est réjoui Steven Platts, directeur adjoint du programme de la Nasa consacré aux missions habitées.

L’arrivée du premier humain sur Mars, après un vol de plusieurs mois, est prévue par l’agence américaine en 2033.

L’astronaute américain Scott Kelly, 50 ans, a passé un an dans la Station spatiale internationale(ISS), pendant que son frère Mark Kelly, ancien astronaute lui-même, restait sur la terre ferme. Les chercheurs ont observé attentivement les changements provoqués par leurs environnements respectifs sur leur corps. Les résultats, publiés dans la prestigieuse revue Science, montrent que la plupart des modifications provoquées par un voyage spatial disparaissent peu à peu après le retour sur la Planète bleue.

Logo de The Twins Study, la vaste étude menée par la Nasa sur les deux jumeaux astronautes. © Nasa

Logo de The Twins Study, la vaste étude menée par la Nasa sur les deux jumeaux astronautes. © Nasa

Une étude sur l’adaptation du corps humaine réagit dans l’espace

L’étude est « l’appréciation la plus complète que nous ayons jamais eue de la réponse du corps humain à un vol dans l’espace », selon Susan Bailey, de l’université de l’État du Colorado.

Utilisant Mark comme référence, les 84 chercheurs, issus de 12 universités différentes, ont documenté les conséquences moléculaires, cognitives et physiologiques des 340 jours consécutifs passés par Scott dans l’espace, entre 2015 et 2016. L’intérêt de l’exercice ? 

« Parce qu’ils sont jumeaux, ils ont essentiellement le même code génétique », explique Andy Feinberg, de l’université Johns Hopkins. « De ce fait, toutes les différences constatées durant le vol spatial » peuvent être attribuées à ce voyage, souligne Susan Bailey.

Scott, qui a comme son frère participé par le passé à plusieurs missions de la navette spatiale américaine, a été examiné avant, pendant et après son voyage. Du sang, de l’urine et des échantillons de selles ont été rapportés sur Terre à bord de vaisseaux ravitailleurs. Parallèlement, les chercheurs ont également surveillé Mark, dénommé « référent génétique terrestre ».

Scott Kelly a témoigné de sa fatigue à son retour.

« C’était comme si j’avais la grippe », a-t-il raconté, faisant part de douleurs articulaires et musculaires. « J’étais nauséeux, étourdi. »

« Des milliers de changements moléculaires et génétiques surviennent lorsque quelqu’un va dans l’espace », expose Michael Snyder, de l’université de Stanford. Mais « pratiquement tout cela revient à la normale dans les six mois, a-t-il expliqué. C’est rassurant de savoir que lorsque vous rentrez, les choses rentrent globalement dans l’ordre ».

Quels changements ont été observés par la Nasa ?

Des mesures de l’épaisseur de la paroi de l’artère carotide des deux frères ont été prises. Un épaississement peut être l’indicateur de maladies cardiovasculaires ou de risques d’accident vasculaire cérébral (AVC).

« Notre découverte principale est que la paroi de l’artère carotide de Scott s’est épaissie lors du vol, et est restée ainsi pendant toute la durée de la mission », a expliqué Stuart Lee, du centre spatial Johnson de la Nasa.

 Le même changement n’a pas été observée chez Mark. Scott a également perdu 7 % de sa masse corporelle pendant qu’il se trouvait dans l’ISS, tandis que celle de Mark a elle augmenté de 4 % sur la même période.

Un vaccin contre la grippe leur a été administré, déclenchant la même réaction immunitaire chez les deux frères. Les jumeaux ont également été soumis à une batterie de tests cognitifs avant, pendant et après la mission. Ceux-ci ont montré que les performances de Mark avaient décliné à son retour, en termes de vitesse et de justesse.

En anglais, graphique résumant ce que les chercheurs ont appris et découverts dans le cadre de The Twins Study. © Nasa

En anglais, graphique résumant ce que les chercheurs ont appris et découverts dans le cadre de The Twins Study. © Nasa

L’influence de l’espace sur les gènes humains

Chris Mason, généticien au Weill Cornell Medicine, s’est lui penché sur l’influence de l’environnement si particulier qu’est l’espace sur les gènes humains.

 La « vaste majorité, plus de 90 % » des changements observés, ont disparu une fois de retour sur Terre, dit-il.

L’une des observations les plus intéressantes a été faite par l’équipe de Susan Bailey, qui s’est penchée sur les télomères. Ces derniers se trouvent à l’extrémité des chromosomes et raccourcissent habituellement avec l’âge, ce qui fait d’eux un marqueur de la vieillesse. Avant la mission, ceux de Mark et Scott étaient très similaires. Mais les chercheurs ont été surpris de constater chez Scott une « élongation des télomères » pendant son séjour dans l’ISS. Les scientifiques cherchent à déterminer si l’exposition plus élevée aux radiations dans l’espace, une inflammation ou encore le stress, pourraient être la cause de cet allongement.

Attention, cette découverte « ne peut pas vraiment être vue comme la fontaine de jouvence » ou comme la preuve que les humains pourraient « vivre plus longtemps dans l’espace », a toutefois prévenu Susan Bailey.

La longueur des télomères a en effet « très rapidement » décru après le retour sur Terre de Scott.

La Nasa, qui prépare les missions habitées vers Mars, a dévoilé les premiers résultats de l’expérience médicale à laquelle se sont prêtés les deux frères jumeaux Scott et Mark Kelly. Et ils ne sont pas encourageants : l’expression des gènes est modifiée chez l’un et pas chez l’autre. Les chercheurs avouent avoir été surpris par l’ensemble des résultats.

C’est dans une décennie environ que Mars devrait voir débarquer à sa surface les tout premiers explorateurs humains. Sur Terre, nombre d’ingénieurs, de techniciens et de chercheurs, dans diverses disciplines scientifiques, s’affairent pour préparer ce voyage très délicat  sur cette planète voisine qui nous fascine depuis des temps immémoriaux.

Mais le voyage vers Mars est long. Il faut, à l’heure actuelle, autour de six mois pour parcourir les dizaines de millions de kilomètres qui nous séparent de la Planète rouge. Quelles peuvent être les conséquences physiologiques et aussi psychologiques pour l’équipage ?, s’interrogent les scientifiques. Comment se comporte l’être humain dans cette situation, loin, très loin de la Terre ? Pour le moment, il reste encore beaucoup d’inconnues, tandis que les études sur les effets d’un séjour prolongé dans l’espace se multiplient. L’une des plus avancées vient de livrer ses premiers résultats. Et ils sont pour le moins surprenants.

Comparer les génomes des frères jumeaux Kelly

Tout d’abord, il faut préciser que ce ne sont vraiment que les premiers résultats qui ont été dévoilés ce 26 janvier, lors d’un colloque de scientifiques du Human Research Program de la Nasa au Texas, et dans la revue Nature. Au centre de ces recherches, deux jumeaux : Scott et Mark Kelly. Ils ont donc quasiment les mêmes génomes et aussi (presque) les mêmes activités. En effet, ce sont tous les deux des astronautes expérimentés. L’un, Scott, est même le codétenteur du record du plus long séjour dans l’espace, avec 340 jours à bord de la Station spatiale internationale (ISS), entre 2015 et 2016. Au total, il cumule 520 jours. Son frère Mark a, quant à lui, passé 54 jours dans l’espace, à travers différentes missions à bord des navettes spatiales.

Les deux frères jumeaux Mark (à gauche) et Scott (à droite) Kelly. © Nasa

Les deux frères jumeaux Mark (à gauche) et Scott (à droite) Kelly. © Nasa

L’expérience qui est menée avec eux, loin d’être terminée, s’emploie entre autres à comparer le génome de Scott, qui est donc resté près d’un an dans l’espace, avec celui de son frère resté sur Terre, au même moment. Les mesures réalisées avant, pendant et après montrent des changements de l’expression des gènes, de la méthylation de l’ADN et de plusieurs marqueurs biologiques, comme la flore intestinale.

C’est simple, « presque tout le monde rapporte avoir vu des différences », raconte Christopher Mason (Weill Cornell Medicine, New York), l’un des généticiens qui a participé à l’étude.

Alors, est-ce dû au séjour dans l’espace ou plus simplement à divers facteurs naturels ?

Le séjour dans l’espace a modifié les génomes

Dans le cas de Scott, ses télomères sont plus longs que ceux de Mark.

« C’est exactement le contraire de ce que nous pensions » a déclaré la biologiste spécialiste des rayonnements Susan Bailey (Colorado State University), après avoir vérifié les résultats auprès d’un second laboratoire.

Puis, de retour sur Terre, leurs longueurs sont revenues au niveau d’avant son départ. Pour éclaircir cette énigme, les génomes de 10 astronautes déjà partis ou qui partiront d’ici 2018 sont étudiés parallèlement.

Pour ce qui est de la méthylation, les scientifiques ont constaté qu’elle avait diminué chez Scott lorsqu’il était dans l’espace, alors qu’elle avait augmenté chez Mark au même moment. Puis après le retour du premier, les niveaux sont revenus à ceux d’avant le départ. Ce que cela signifie, les généticiens de l’équipe comme Andrew Feinberg, de l’école de médecine de l’université John Hopkins, avouent encore l’ignorer.

Enfin, les signatures d’expression des gènes chez les deux hommes diffèrent aussi. Bien que cela soit le produit de multiples facteurs sur Terre, comme l’environnement, l’alimentation, le sommeil, etc., les changements semblent plus forts que la normale chez Scott. Pour les spécialistes qui l’ont suivi, cela peut être imputable aux conditions éprouvées dans l’espace, la nourriture lyophilisée par exemple, et le sommeil, parfois difficile à trouver. Rappelons que, pour les habitants de l’ISS, le Soleil se lève toutes les 90 minutes et que le corps, bien qu’attaché pour dormir, ressent l’apesanteur.

Ces résultats, déjà très riches de données, seront suivis d’autres au cours des prochains mois et années. L’enjeu pour la Nasa est bien sûr de comprendre les effets sur le corps humain d’un long voyage dans l’espace, et aussi de mettre en place une médecine personnalisée qui permettrait de prévenir les maladies pour des futurs candidats au départ vers la Lune, Mars et au-delà.

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Des astronautes découvrent une nouvelle espèce de crustacé


Quoi de mieux pour les astronautes de couronner un séjour dans des grottes dans le but d’expérimenter la noirceur, la promiscuité, le froid, l’humidité et le confinement tout en cherchant des formes de vie, de trouver une nouvelle espèce de cloporte qui vit dans des mares souterraines..
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Des astronautes découvrent une nouvelle espèce de crustacé

 

Une étendue d'eau souterraine dans une des grottes de Sardaigne explorées par les astronautes au cours du programme d'entraînement CAVES de l'Agence spatiale européenne (ESA). © ESA–V. Crobu

Une étendue d’eau souterraine dans une des grottes de Sardaigne explorées par les astronautes au cours du programme d’entraînement CAVES de l’Agence spatiale européenne (ESA). © ESA–V. Crobu

Durant une expédition dans le système de grottes de Supramonte en Sardaigne en 2012, des astronautes en entraînement ont collecté de curieux petits crustacés incolores et aveugles dans une mare souterraine, qui se se sont avérés appartenir à une nouvelle espèce, annonce l’Agence spatiale européenne (ESA) dans  un communiqué.

Nommée Alpioniscus sideralis, du mot latin pour sidéral (qui a rapport aux astres) en clin d’œil aux astronautes, l’espèce est décrite dans un article paru dans le journal ZooKeys. Ce minuscule cloporte d’eau douce, de moins de 8 mm de long, est un des rares à être retourné à une vie aquatique. On appelle en effet cloportes un ensemble de crustacés qui ont évolué pour devenir terrestres.

Des astronautes internationaux (ESA, Nasa, Canada, Russie, Japon et Chine), accompagnés de spéléologues et de biologistes, ont contribué à la découverte de A. sideralis, survenue dans le cadre du programme Cooperative Adventure for Valuing and Exercising human behaviour and performance Skills (CAVES) organisée par l’ESA. Ils passent six jours dans l’humidité, le froid, l’obscurité, la promiscuité et le confinement des grottes sardes pour se préparer aux missions spatiales, mais aussi à la recherche de vie, ici d’organismes adaptés à une vie souterraine comme A. sideralis.

Ce petit crustacé découvert par les astronautes dans les grottes de Sardaigne est un représentant d'une espèce auparavant inconnue, nommée Alpioniscus sideralis. © ESA–M. Fincke

Ce petit crustacé découvert par les astronautes dans les grottes de Sardaigne est un représentant d’une espèce auparavant inconnue, nommée Alpioniscus sideralis. © ESA–M. Fincke

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L’espace réactive des virus en dormance


Dernièrement, on parlait d’un virus dormant de l’herpès qui pourrait ce réactivé lors des voyages spatiaux. Maintenant, il semble qu’il y a d’autres virus comme la varicelle, mononucléose, zona et le virus Epstein-Barr, sans parler des autres risques pour la santé. Si les voyages dans l’espace sont possibles, il y a beaucoup de problèmes techniques et médicaux à résoudre
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L’espace réactive des virus en dormance

 

Représentation virtuelle du virus de l'herpès

Le virus de l’herpès Photo: iStock

Renaud Manuguerra-Gagné

Séjourner dans l’espace cause un stress important et entraîne des répercussions sur la santé. Or, ces changements corporels peuvent aussi profiter à des voyageurs clandestins : des virus en dormance, cachés dans les cellules de notre corps, sautent sur l’occasion pour se réactiver et se propager.

Devenir astronaute est un choix de carrière qui expose à une incroyable quantité de stress. Or, ce stress n’affectera pas que l’astronaute; des virus cachés au cœur de ses cellules ressentent aussi ce changement, et pour eux, ce signal signifie qu’il est temps de reprendre du service.

C’est ce qu’a montré une analyse de plusieurs études(Nouvelle fenêtre)réalisées par des chercheurs de la NASA, qui ont détecté des traces de certains virus de la famille des Herpesviridaedans le corps de plus de la moitié des astronautes surveillés lors de voyages à bord de navettes spatiales ou de séjours dans la Station spatiale internationale.

Ces données montrent que davantage de prévention pourrait être nécessaire lors de futurs séjours de longue durée dans l’espace ou au moment du retour sur Terre.

L’herpès, partenaire silencieux de l’humanité

Certains virus, comme l’herpès, coévoluent avec notre espèce depuis si longtemps qu’ils sont parvenus à développer des techniques pour complètement contourner nos défenses immunitaires.

Après notre premier contact avec le virus, ce dernier restera en dormance dans certaines cellules de notre corps pour toute notre vie. Les signes selon lesquels le virus est sorti de sa torpeur ne surgiront que lors de moments de fort stress ou lorsque notre système immunitaire s’affaiblit.

Le succès de cette famille de virus est si grand qu’entre 70 et 95 % de la population humaine possède l’une des huit variantes qui touchent notre espèce, parmi lesquelles on retrouve l’herpès, mais aussi la varicelle, ou les virus responsables de la mononucléose.

La prévalence de ce type d’infection ainsi que sa fâcheuse tendance à resurgir aux pires moments ont poussé les chercheurs de la NASA à vérifier à quel point ces virus pourraient affecter les astronautes lors de missions à venir.

L’émergence d’un passager clandestin

Dans l’espace, le système immunitaire des astronautes peut être malmené de plusieurs manières. Le stress, qu’il soit causé par les forces d’accélération extrêmes, par l’apesanteur ou par la perturbation du cycle du sommeil, augmente la production de deux hormones, l’adrénaline et le cortisol.

À long terme, cela entraîne une diminution de la production de certains globules blancs importants pour l’élimination des virus et bouleverse la régulation de l’inflammation.

D’autres facteurs, comme les dommages engendrés par certaines radiations ou même la diminution de l’expression de certains gènes une fois dans l’espace, peuvent aussi contribuer à la baisse d’efficacité du système immunitaire des astronautes.

Ces effets négatifs peuvent même être ressentis après le retour sur Terre, et cette période représente une occasion inespérée pour un virus en dormance.

À l’aide d’échantillons de salive, de sang et d’urine, les chercheurs ont montré que 47 astronautes sur 98 ayant participé à une mission à bord d’une navette spatiale ainsi que 14 astronautes sur 23 ayant fait un séjour dans la Station spatiale internationale présentaient une hausse de certaines particules virales.

Parmi ces virus, on retrouvait les variantes orales et génitales de l’herpès, le virus varicelle-zona ainsi que le cytomégalovirus ou le virus Epstein-Barr, deux virus responsables de la mononucléose.

La vaste majorité de ces réactivations sont demeurées asymptomatiques. Seulement six astronautes ont développé des symptômes mineurs. Les chercheurs ont aussi remarqué que la charge de particules virales augmentait avec le temps passé dans l’espace, et que ces virus continuaient d’être détectables dans les 30 jours suivant le retour sur Terre, après quoi ils retournaient en dormance.

Ces travaux montrent l’importance de préparer des traitements médicaux pour ce type d’infections, surtout dans un contexte de futures missions de longue durée sur la Lune ou vers d’autres planètes.

De plus, ce type de virus comporte aussi un risque pour les proches des astronautes une fois de retour sur Terre, surtout lorsqu’il s’agit de nouveau-nés. Pour les chercheurs de la NASA, les tests de détection rapide développés pour les astronautes seront aussi très utiles dans les hôpitaux à travers le monde.

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La poussière lunaire pourrait bien être un problème pour les futurs astronautes


L’être humain n’est vraiment pas fait pour l’espace. Trop danger pour sa santé, sa vie. Même avec toute la technologie, je crois qu’il y aura toujours des obstacles à surmonter pour les protéger ces explorateurs de l’espace. Il serait mieux de trouver un moyen de dépolluer l’entourage de la Terre.
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La poussière lunaire pourrait bien être un problème pour les futurs astronautes

 

 

Crédits : Wikilmages/Pixabay

par Brice Louvet

Les futurs astronautes qui passeront de longues périodes sur la Lune pourraient souffrir de bronchite et d’autres problèmes de santé en inhalant de minuscules particules de poussière, selon une nouvelle étude.

Dans les années à venir, plusieurs agences spatiales prévoient d’effectuer des missions en équipage sur la surface lunaire. Pour cette raison, de nombreuses recherches ont été consacrées aux éventuels effets sur la santé des missions de longue durée sur la Lune. La plupart des recherches se sont concentrées sur les effets d’un environnement de gravité inférieure sur le corps humain, mais selon une récente étude, l’exposition à la poussière lunaire pourrait également avoir un effet sérieux sur les poumons des futurs astronautes.

Parce qu’il n’y a pas d’atmosphère sur la Lune, la surface a été pilonnée par des météores pendant des milliards d’années, ce qui au fil du temps, aura créé une fine couche de poussière de surface connue sous le nom de régolithe. De plus, la Lune est constamment bombardée par des particules chargées provenant du Soleil : le sol lunaire devient alors électrostatiquement chargé et adhère aux vêtements.

Les premières indications que la poussière lunaire pourrait causer des problèmes de santé sont apparues au cours des missions Apollo. Après avoir visité la Lune, les astronautes ramenèrent avec eux un peu de poussière dans le module de commandement. Après en avoir respiré, l’astronaute Harrison Schmitt (Apollo 17) avait alors décrit des symptômes semblables à ceux du rhume des foins – éternuements, larmoiements et mal de gorge. Mais alors que ceux-ci étaient de courte durée, les chercheurs voulaient savoir quels pourraient être les effets à long terme de la poussière lunaire.

Pour tenter d’en savoir plus, Rachel Caston et son équipe, de l’École de médecine de l’Université de Stony Brook (États-Unis), ont exposé des cellules pulmonaires humaines et des cellules cérébrales de souris à des échantillons de sol lunaire simulé. Ils ont alors découvert que jusqu’à 90 % des cellules pulmonaires humaines et des neurones de la souris étaient détruits une fois exposés aux échantillons de poussière. Les résultats suggèrent que le fait de respirer de la poussière lunaire – même en quantité infime – pourrait constituer un risque sérieux pour la santé des astronautes. Cela inclut non seulement la Lune, mais aussi Mars et d’autres corps terrestres comme Mercure.

« Il y a des risques pour l’exploration extraterrestre, à la fois lunaire et au-delà, plus que les risques immédiats de l’espace lui-même », explique Rachel Caston. « Une exposition prolongée à la poussière lunaire pourrait nuire aux voies respiratoires et aux poumons, et augmenter le risque de maladies plus graves comme le cancer ».

Par conséquent, toute tentative visant à atténuer les risques liés aux missions habitées vers la Lune, Mars et au-delà devra prendre en compte l’exposition non seulement à la gravité et à la radiation, mais aussi aux sols chargés en poussière électrostatique. Outre la limitation de la durée des missions, certaines contre-mesures protectrices devront être incorporées dans les plans de missions de longue durée. Un sas pourrait, par exemple, pulvériser les combinaisons avec de l’eau ou un composé conçu pour neutraliser la charge, débarrassant ainsi la poussière des costumes des astronautes avant qu’ils ne pénètrent dans l’habitat principal.

Source

http://sciencepost.fr/

Le Saviez-Vous ► Qu’est-ce que ça mange un astronaute?


L’alimentation des astronautes a bien changé avec les années. Aujourd’hui, ils mangent à peu près comme tout le monde, ce qui diffère est l’emballage et la cuisson ainsi que la façon de manger. Tout ce qu’il faut, c’est qu’il n’y a pas de miette, ni de gouttes de liquides flottantes. L’alimentation est fournie par la NASA et l’agence russe Roscosmos, mais d’autres agences spatiales comme celle du Canada peut proposer des repas pour l’espace.
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Qu’est-ce que ça mange un astronaute?

 

 

Par Mathias Marchal

En décembre, l’astronaute québécois David Saint-Jacques s’envolera pour un séjour de six mois dans la Station spatiale internationale. Métro a été convié à goûter à une partie de ce qu’il y mangera.

Divulgâcheur : Il y a du bon… et du pas mal moins bon stock!

1-Critique culinaire

Comment ça fonctionne la bouffe dans l’espace? En gros, la NASA et l’agence russe Roscosmos, fournissent la majeure partie des repas. Mais plusieurs agences spatiales (Union européenne, Japon, Canada) peuvent bonifier l’offre. Bref, ça donne une sorte de supermarché réservé aux hommes et aux femmes de l’espace, où chaque pays à son rayon, mais où finalement, la plus grande partie du magasin est réservée à la NASA! D’ailleurs si la bouffe proposée par la NASA est à l’image de leur lasagne, alors iiiicch, on a un (petit) problème Houston!

Heureusement, David Saint-Jacques pourra apporter une touche plus gastronomique au voyage. Il a fait son choix parmi 50 items qui lui ont été proposés par l’Agence spatiale canadienne, basée à Saint-Hubert. On y trouve notamment quatre types différents de saumon fumé au bois et un bon pad thaï bien épicé!

«C’est important les épices, car à cause de la microgravité, les fluides remontent vers la tête et les astronautes ont le nez congestionné comme s’ils avaient un rhume, surtout au début de leur mission. Le manque d’odorat les empêche alors d’apprécier la nourriture, d’où l’intérêt d’épicer les plats», confie la responsable de la nutrition et de l’exercice physique des astronautes à l’Agence spatiale canadienne, Nathalie Hirsch.

Pour se rafraîchir le palais, les astronautes ont notamment droit à du thé glacé sucré ou café instantané, mais pas à de l’alcool. Il n’y aura pas non plus de muffins au pot, même quand ce sera légalisé, pour des raisons évidentes. De toute façon, aucune zone de la station spatiale n’est exclusivement en territoire canadien!

Par contre, on a découvert lors de la dégustation le poivron et la poire déshydratés et de succulents gâteaux à l’érable. Tous les produits proposés par le Canada sont par ailleurs accessibles en magasin ou sur le web. Toutefois, l’Agence spatiale canadienne ne peut pas, en tant qu’organisme fédéral, promouvoir des marques ou des enseignes. Donc, quiconque souhaite acheter de la bouffe de l’espace pour un repas entre amis demeurera dans le flou. Désolé.

2-Bon à savoir

La station spatiale, c’est comme une colocation à six. Donc, les astronautes doivent se ramasser et ne pas laisser des miettes pour ne pas abîmer l’équipement. Voilà pourquoi les tortillas, thermisés et mis sous vide (pour qu’ils durent 18 mois) supplantent le pain. Et si un astronaute veut quand même manger un de ces bons biscuits à l’érable, il est conseiller de le faire près de l’aspirateur!

Dans l’espace, on mange pas mal la même chose que sur Terre. En fait, c’est essentiellement la méthode d’emballage qui change (beaucoup de sous vide), de même que la cuisson et la façon de manger (on a découvert la paille comprenant un cadenas, qui empêche le liquide de s’envoler). Dans la station, les astronautes manquent d’exposition à la lumière qui permet d’habitude au corps humain de synthétiser de la vitamine D. Ils doivent donc prendre des suppléments.

Là-haut, on craint aussi le sodium. En apesanteur, la masse du squelette diminue en effet de 1% à 2% par mois, car les os ne sont pas autant sollicités. Mais le sodium (utilisé comme agent de conservation) contribuerait aussi à cette décalcification des os. On cherche donc à le limiter. Par contre, le sel passe mieux, mais il est présenté sous forme liquide, là encore question de propreté.

Cinq minutes

«Vodka, Heineken, pas le temps de «niaiser» dit le (presque) dicton. Dans l’espace, seule la deuxième moitié de cette citation est valide. Dans la station, on mange plutôt rapidement le midi. En effet, la vie y est réglée par tranches de cinq minutes. Mais le soir, il est conseillé de prendre le temps de déguster, car un bon repas pris entre membres de l’équipage influe sur l’humeur et sur la productivité de l’équipe.

Big Brother

Les capacités nutritionnelles des différents aliments apportés sont évaluées à l’avance et chaque coloc de l’espace doit consigner ce qu’il mange dans une tablette connectée au sol. Si, au bout d’un moment, un astronaute a un peu trop abusé de la lasagne et pas assez goûté aux épinards deshydratés, les nutritionnistes de l’Agence spatiale canadienne le rappelleront à l’ordre.

 

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