Le Saviez-Vous ► L’animal le plus braconné au monde est…


L’animal le plus braconné n’est pas l’éléphant ou le rhinocéros. Curieusement, c’est un animal vivant exclusivement en Asie et en Afrique. Il est apprécié pour sa viande et pour la médecine traditionnelle chinoise. Il est vraiment malheureux que le braconnage existe sans tenir compte du risque de la disparition sur la surface de la terre d’un animal.
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L’animal le plus braconné au monde est…

 

pangolin

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Crédits : David Brossard/Flickr

par Clara Zerbib, journaliste animalière

Connaissez-vous ce petit animal sauvage à écailles qui vit exclusivement en Asie et en Afrique ? On l’appelle pangolin et c’est l’animal le plus braconné au monde avec 100 000 individus tués chaque année.

Qui veut la peau des pangolins ? Les écailles et la viande de cet animal insectivore sont très prisées, notamment en Asie. Non seulement sa chair est appréciée pour son goût, mais en plus ses écailles en kératine auraient de nombreuses vertus thérapeutiques et aphrodisiaques selon la médecine traditionnelle chinoise.

Une espèce désormais protégée

La situation des 8 espèces de pangolins étant particulièrement alarmante, tous les pays du monde ont décidé d’interdire la chasse de cet animal et sa vente et l’ont même qualifié d’espèce protégée. Grand amateur de fourmis et de termites, la disparition du pangolin serait une catastrophe écologique. Les insectes proliféreraient dans les régions concernées et tout l’écosystème se verrait bouleversé.

Malheureusement, ces mesures ne suffisent pas à arrêter le braconnage du pangolin. La demande est très forte du côté des Asiatiques, ce qui encourage les braconniers à en tuer illégalement des milliers chaque année. Animal très vulnérable, le pangolin (qui peut peser jusqu’à 35 kilos tout de même) se roule en boule dès qu’il sent poindre un danger. Les braconniers n’ont donc pas à fournir beaucoup d’efforts pour les attraper et les mettre dans leurs sacs.

Quand on sait qu’un pangolin peut être vendu 1750 euros à un restaurant pour être cuisiné, qu’un kilo de viande ou de peau de pangolin coûte jusqu’à 300 dollars et qu’un kilo d’écailles peut se vendre 3000 dollars, on comprend pourquoi le commerce illégal de cet animal marche fort.

Un soutien de choix

Afin de sensibiliser les Asiatiques au drame que vivent les pangolins depuis de nombreuses années et pour lutter contre leur extinction programmée, des personnalités se mobilisent.

Jackie Chan, star incontestée du kung-fu, s’est engagé pour la cause des pangolins en tournant un clip pour l’ONG WildAid qui vient en aide aux animaux sauvages. Dans ce clip, il devient professeur de kung-fu, une discipline qu’il enseigne à 3 pangolins. Le slogan qu’il clame et qui a pour objectif d’éclairer les consciences est :

« Le massacre s’arrête quand on arrête d’acheter ».

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Le détroit de Béring tel qu’il était il y a 18 000 ans


Une carte qui représente la région du détroit de Béring, il y a 18 000 ans. Ceci grâce à l’étude géologique des lieux et dans le but de mieux comprendre l’immigration humaine et animal pendant que l’accès était possible
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Le détroit de Béring tel qu’il était il y a 18 000 ans

 

  • Carte de la Béringie.
  • C’est la première carte de la Béringie qui comprend les lacs, les rivières et les bassins versants. Photo : Yukon Geological Survey

La topographie du pont terrestre de Béring, qui reliait autrefois l’Asie et l’Amérique du Nord, a été recréée par des géologues du Yukon à l’aide des plus récentes informations recueillies sur les fonds marins de la région.

Cette bande de terre est aujourd’hui submergée sous l’eau, mais le géologue Jeff Bond et ses collègues de la Commission géologique du Yukon ont réussi à réaliser une carte précise de la grande région de la Béringie il y a 18 000 ans, qui inclut le pont terrestre.

Une meilleure connaissance de ce pont est essentielle pour les anthropologues, puisque cette bande de terre aurait permis aux humains d’Asie de rejoindre l’Amérique du Nord durant la dernière ère glaciaire.

Les présents travaux permettent ainsi d’établir ce à quoi ressemblait cette région au moment du passage des humains en Amérique.

Migrations humaines et animales

À cette époque, même si une partie de la terre était recouverte de glace, une grande région de la Béringie était restée largement exempte de glace en raison de son climat aride.

Il faut savoir que des ponts de glace ont émergé à quelques reprises au milieu de la Béringie au cours de la dernière période de 3 millions d’années à la faveur des périodes de glaciation qui faisaient baisser le niveau de la mer jusqu’à 150 mètres.

Ainsi, lors de la dernière glaciation, un pont reliait la Sibérie à l’Alaska et au Yukon et a permis à des humains de passer d’un continent à l’autre. De nombreux animaux préhistoriques, comme les mammouths laineux, les rhinocéros laineux et les bisons des steppes, empruntaient aussi le pont lors de leurs grandes migrations.

Un paysage disparu

Pour créer la carte, l’équipe yukonaise a eu recours à des données sur les fonds marins fournies par des collègues américains de l’Université d’Alaska Fairbanks et à des images satellites.

La carte montre l’existence de lacs, de rivières et de bassins et donne une meilleure idée des paysages de l’époque. Certaines des étendues d’eau qui y apparaissent auraient pu être peu profondes, ce qui signifie qu’il s’agissait peut-être de terres humides.

La région n’aurait pas été couverte de grandes forêts, mais de prairies avec quelques arbustes. De plus, une grande partie de la Béringie aurait connu des conditions semblables à celles de la toundra.

Des environnements qui auraient été parfaits pour que de nombreuses espèces animales de la mégafaune y prospèrent. Outre ceux nommés ci-dessus, le lion de la Béringie, le bœuf musqué, le caribou et le cheval du Yukon devaient y vivre.

À la fin de la dernière glaciation, la calotte glaciaire a reculé et le niveau de la mer a commencé à monter. Le passage a ensuite disparu sous l’eau.

Les données bathymétriques utilisées sont les plus récentes et ont permis de réaliser la reconstruction la plus détaillée à ce jour du pont terrestre.

Jeff Bond, géologue

M. Bond affirme que c’est la première fois que les étendues d’eau de la Béringie sont cartographiées. Le géologue explique que ces nouvelles connaissances de la topographie de la région pourraient permettre de préciser le mouvement des migrations humaines.

La capacité d’établir les endroits où se trouvaient des voies navigables est très importante parce qu’elle permet aussi d’estimer où les humains campaient, et les endroits trop accidentés où il y avait peu de chance qu’ils risquent un passage.

Peut-être que cette carte donnera à certains archéologues marins des idées quant aux endroits dont il faut étudier le paysage pour les sites archéologiques.

Jeff Bond, géologue

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Le Saviez-Vous ► Panthère des neiges : 10 choses à savoir sur le plus bel animal du monde


La panthère des neiges qu’on connait aussi sous le nom de léopard des neiges ou encore l’once est un animal magnifique. Son comportement diffère un peu des autres fauves autant par le choix de son habitat que de ses capacités physiques et son anatomie. Malheureusement, comme toutes belles bêtes, cette panthère est menacée.
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Panthère des neiges : 10 choses à savoir sur le plus bel animal du monde

 

© Steve Winter / National Geographic Stock

© Steve Winter / National Geographic Stock

par Clara Zerbib, journaliste animalière

Aussi appelée léopard des neiges ou once, la panthère des neiges est considérée comme l’un des plus beaux animaux du monde. Et pour cause, son épaisse fourrure grise tachetée de noir, ses larges pieds touffus, sa longue queue et son regard intense ont de quoi fasciner. Pourtant, de par sa rareté, elle a rarement été observée dans son habitat naturel. En effet, on ne sait pas combien d’individus il reste à l’état sauvage, ce qui fait d’elle un animal bien mystérieux… Voici donc les faits les plus importants et les plus étonnants à savoir sur cet incroyable fauve.

1. Elle vit en altitude

Contrairement au autres grands fauves (lions, guépards, léopards…), la panthère des neiges préfère vivre en montagne, dans des endroits particulièrement froids. En effet, on peut la rencontrer dans les hautes montagnes des vallées escarpées d’Asie centrale, notamment en Chine, au Népal ou encore en Mongolie, à une altitude qui varie de 3000 à 5000 mètres.

Elle privilégie les falaises abruptes et les ravins, afin de pouvoir se camoufler plus facilement et ainsi surprendre ses proies, que sont les moutons et les chèvres sauvages. Cependant, elle peut également se nourrir d’animaux plus petits, comme les rongeurs, les lièvres ou les oiseaux. Et chose étonnante, les végétaux constituent une partie importante de son régime alimentaire.

léopard panthère des neiges

Crédits : iStock

2. Ses pieds sont très larges

Afin de se protéger du froid, la panthère des neiges possède une fourrure incroyablement dense ainsi que de grands pieds recouverts de poils. Leur taille particulièrement large permet au félin de ne pas s’enfoncer dans la neige, ses pieds agissant comme des raquettes. En effet, cela permet de répartir le poids du corps de manière plus uniforme sur la neige.

De plus, ses grandes pattes l’aident à étouffer le son de ses mouvements afin de passer plus inaperçue

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léopard panthère des neiges

Crédits : Eric Kilby/Flickr

3. Elle ne peut pas rugir

En plus de préférer les climats froids et secs aux climats chauds et humides, la panthère des neiges se distingue également des autres grands félins par le fait qu’elle ne peut pas rugir. En revanche, elle est tout à fait capable de feuler, de miauler ou de grogner. Les sons qu’elle émet sont similaires à ceux d’un chat domestique (et à peine plus forts).

De plus, ses yeux sont généralement gris ou vert clair, ce qui est plutôt inhabituel chez les grands fauves. En effet, ces derniers ont normalement les yeux jaunes ou dorés.

léopard panthère des neiges

Crédits : Eric Kilby/Wikimedia Commons

4. Elle est solitaire

La panthère des neiges est un animal solitaire qui s’active à l’aube et au crépuscule. Elle ne va à la rencontre de ses congénères que lors de la période de reproduction, qui a lieu de janvier à mai. Après l’accouplement, le mâle et la femelle repartent chacun de leur côté.

Après une gestation d’environ 100 jours, la femelle met au monde 2 à 4 petits qui resteront à ses côtés pendant au moins 18 mois.

bébés léopard panthère des neiges

Crédits : Eric Kilby/Flickr

5. Sa queue est très (très) longue

 

La panthère des neiges pèse en moyenne 45 kilos pour une taille d’environ 2 mètres de long, queue comprise. Mais la queue seule mesure généralement pas moins d’1 mètre, c’est-à-dire qu’elle est presque aussi longue que le corps de l’animal.

La raison d’une telle taille ? La queue de la panthère des neiges joue un rôle très important de balancier lors de ses ascensions dans des lieux escarpés. En effet, elle lui permet de toujours garder l’équilibre. De plus, elle est un véritable atout pour se protéger contre le froid lors des périodes de repos. Il suffit à la panthère des neiges d’enrouler sa queue autour de son corps, comme une écharpe, afin de se maintenir au chaud pour dormir.

Mais le plus étonnant, c’est que la panthère des neiges utilise sa queue pour stocker les graisses afin de l’aider à traverser les périodes de vache maigre !

léopard panthère des neiges

Crédits : skeeze/Pixabay

6. Elle saute très loin

La panthère des neiges possède des pattes arrière particulièrement longues, ce qui lui permet de sauter loin. En effet, elle est réputée pour faire des bonds de 15 mètres de long, rien que ça ! Mais elle peut également sauter 6 mètres à la verticale, c’est-à-dire suffisamment haut pour atteindre le toit d’une maison moyenne de deux étages.

Il s’agit même de l’un des meilleurs sauteurs parmi les félins. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que cette aptitude est très pratique pour chasser.

léopard panthère des neiges

Crédits : iStock

7. Elle est territoriale

 

Chaque panthère des neiges possède un vaste territoire dont elle parcourt chaque zone durant plusieurs jours. Cet animal endurant peut marcher plus de 20 kilomètres par jour.

léopard panthère des neiges

Crédits : iStock

8. Elle peut vivre 15 ans

 

En captivité, la panthère des neiges peut atteindre les 25 ans. Toutefois, à l’état sauvage, son espérance de vie dépasse rarement les 15 ou 18 ans.

léopard panthère des neiges

Crédits : Eric Kilby/Flickr

9. Elle est pacifique

 

La panthère des neiges n’est vraiment pas un félin comme les autres. En effet, elle possède un caractère particulièrement calme et docile qui lui vaut la réputation d’être le plus doux des grands carnivores. Pas du tout agressive, les attaques sur l’Homme sont quasiment inexistantes. Elle peut même s’avérer être incapable de se défendre face à un humain…

léopard panthère des neiges

Crédits : smerikal/Flickr

10. Elle est menacée

Comme la grande majorité des espèces vivantes qui peuplent la planète, la panthère des neiges est menacée d’extinction. En cause ? Le braconnage et la destruction de son habitat. Toutefois, on ne sait pas combien il reste d’individus à l’état sauvage, même si on estime leur nombre entre 4000 et 8000.

léopard panthère des neiges

Crédits : Eric Kilby/Flickr

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Néandertaliens et humains ont eu plus de rapports sexuels que prévu


Existe-t-il une race pure ? Depuis des milliers d’années, l’humain a subi plusieurs métissages et ce même avec l’homme de Néandertal
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Néandertaliens et humains ont eu plus de rapports sexuels que prévu

 

 

Crédits : Film Néandertal

par Brice Louvet

Néandertaliens et humains modernes se sont croisés géographiquement pendant plus de 30 000 ans suite à la migration humaine hors d’Afrique. Une cohabitation qui amena les deux espèces à se reproduire. Une récente étude suggère d’ailleurs que ces rapports étaient plus fréquents qu’on ne le pensait.

Il y a environ 50 000 ans, l’Homme moderne quittait l’Afrique pour l’Europe, puis l’Asie. Il tomba alors sur les Néandertaliens, présents en Europe depuis au moins 200 000 ans. Une cohabitation s’est donc installée, et nous savons aujourd’hui qu’il y a eu des rapports sexuels entre les deux espèces. En témoigne cette “petite part de Néandertal” – environ 2 % – présente dans notre ADN. Mais si l’on pensait au départ ces rapports bien réels mais plutôt rares, une récente étude propose aujourd’hui que ces rapprochements étaient en fait beaucoup plus fréquents que supposé.

De multiples “chevauchements”

Deux espèces sexuellement compatibles vivant l’une à côté de l’autre pendant environ 30 000 ans, cela entraîne forcément des rencontres intimes. Mais dans quelle mesure ? C’est la question posée par Fernando A. Villanea et Joshua G. Schraiber, de la Washington State University (États-Unis). En s’appuyant sur un vaste ensemble de données sur le génome humain moderne, les chercheurs ont comparé les modèles d’ADN de Néandertal chez des personnes d’ascendance asiatique et européenne.

Les chercheurs ont ensuite utilisé un algorithme d’apprentissage automatique pour évaluer tous les événements de croisements susceptibles d’avoir conduit aux modèles d’ADN de Néandertal observés. Il en est alors ressorti une relation plus complexe que supposée jusqu’alors. Il y aurait eu de multiples interactions entre les deux groupes, et probablement de nombreuses relations sexuelles entre les deux espèces, menant à des progénitures croisées.

Neandertal

Crédits : Wikipedia

« Nous pensons qu’une explication probable de nos résultats est que le flux de gènes entre l’Homme moderne et l’Homme de Néandertal était continu, et dans une région quelque peu restreinte géographiquement », notent les chercheurs les auteurs Nature Ecologie & Evolution.

Une histoire pleine de métissages

Rappelons par ailleurs qu’Homo Sapiens n’est pas la seule espèce avec laquelle Néandertal s’est accouplé. Un fragment d’os retrouvé dans une grotte de Sibérie il y a quelques mois – celui d’une adolescente – suggère que nos anciens cousins se sont également “entretenus” avec les Dénisoviens, engendrant des descendances.

Ainsi, le métissage semblait déjà être la norme il y a plusieurs dizaines de milliers d’années. Les relations sexuelles étaient en effet possibles à chaque fois que ces groupes interagissaient (Homo Sapiens et Dénisoviens se sont aussi accouplés). Et forcément, ça laisse des traces. Ces deux espèces hantent aujourd’hui toujours notre ADN.

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Un abattoir pour tigres découvert en République tchèque


Misère, les animaux sauvages qu’ils faut protéger sont aux prises avec des criminels qui feront n’importe quoi pour avoir leur peau, os et tout ce qui peut rapporter au marché noir
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Un abattoir pour tigres découvert en République tchèque

 

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Un congélateur rempli de cadavres de tigres en décomposition. Crédits : Inspection tchèque de l’environnement (CEI)

par Brice Louvet

Une enquête sur le commerce illégal de tigres vient d’aboutir à la découverte macabre d’un abattoir pour félins à Prague, en République tchèque. Le trafic illégal de grands félins est déjà répandu en Asie, mais il se propage également de plus en plus sur le territoire européen.

Une scène macabre

Il y a quelques mois, des responsables de l’Inspection tchèque de l’environnement (CEI) perquisitionnaient une dizaine de locaux à Prague et dans la région de Bohême, dans le cadre de l’opération Trophy. Arrivés sur place, ils sont tombés sur un tigre tué par balle quelques minutes plus tôt. Il ne s’agit pas d’un cas isolé. Si le trafic de tigres est bien connu en Asie, il se répand de plus en plus en Europe. On élève ici les félins pour ensuite les abattre et prélever leurs os et organes vendus à prix d’or sur le marché noir.

« Un problème très grave en Europe »

« Nous avertissons depuis plusieurs années que le commerce illégal de produits à base de tigre constitue un problème très grave en Europe, et pas seulement en Asie, a déclaré Pavla Říhová, inspectrice de la CEI. Il y a beaucoup de tigres en captivité en Europe, mais on manque de visibilité sur qui les détient, et où ». Dans le cas de cet abattoir, les principaux acheteurs étaient vietnamiens.

Les enquêteurs expliquent avoir été mis sur la piste de cet abattoir dès 2013, suite à l’arrestation d’un homme retrouvé avec un sac poubelle rempli de près de 8 kilogrammes d’os de tigres (les ossements de plusieurs spécimens). Cinq années d’enquête et plusieurs autres saisies ont finalement permis de localiser cet abattoir pour félins, retrouvé près de la ville de Prague.

Outre le tigre décédé à l’entrée, les inspecteurs détaillent également avoir retrouvé un vieux congélateur rempli de cadavres. Il y avait aussi un chaudron utilisé pour réduire les os des animaux en bouillon, ainsi que des griffes suspendues et plusieurs spécimens maintenus dans des box en béton.

Les clients préfèrent les tigres d’Europe

Pourquoi des tigres d’Europe ?

« La conviction que les tigres sont plus grands et plus forts est répandue en Asie, poursuit Kieran Harkin, responsable des campagnes sur la vie sauvage du groupe. C’est comme pour les voitures. L’origine européenne est synonyme de qualité. Les commerçants asiatiques de la faune disent ouvertement qu’eux-mêmes et leurs clients préfèrent les tigres venus d’Europe ».

tigre République Tchèque trafic abattoir

Des os de tigres réduits pour en faire du bouillon. Crédits : Inspection tchèque de l’environnement (CEI)

Côté chinois, rappelons que le gouvernement avait annoncé fin octobre que la vente de produits de tigre ou de corne de rhinocéros serait de nouveau autorisée, provoquant alors un véritable tollé international. Une nouvelle réglementation qui ne sera finalement pas appliquée (du moins pour l’instant), annonçait il y a quelques jours Ding Xuedong, secrétaire général adjoint du Conseil des affaires d’État.

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Les plus anciennes peintures figuratives du monde ont plus de 40.000 ans


    Ce n’est pas une découverte de cette année, mais les scientifiques ont établis que les peintures dans une grotte en Indonésie seraient datées de plus de 40 000 ans. Ce n’est donc pas en Europe, ais bien en Asie que serait le berceau de l’art rupestre.
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    Les plus anciennes peintures figuratives du monde ont plus de 40.000 ans

    En bas à gauche de cette photo, le dessin d’un bœuf sauvage datant de plus de 40.000 ans. © Luc-Henro Fage

    En bas à gauche de cette photo, le dessin d’un bœuf sauvage datant de plus de 40.000 ans. © Luc-Henro Fage

    Nathalie Mayer

    Journaliste

    Depuis les années 1990, les chercheurs savent qu’il se cache, dans les montagnes reculées et accidentées de Bornéo, des grottes contenant des peintures datant de la Préhistoire. Aujourd’hui, ils révèlent qu’il s’agit probablement des plus anciennes représentations figurées au monde. Elles dateraient de plus de 40.000 ans.

    L’art rupestre figuratif constitue l’une des principales innovations liées à la culture humaine. Et contrairement à ce qu’imaginaient les chercheurs, il n’a peut-être pas vu le jour en Europe. Mais plutôt en Asie du sud-est comme semblent le suggérer des peintures datant d’au moins 40.000 ans. Elles recouvrent les parois calcaires d’une grotte de Bornéo (Indonésie) et elles représentent un animal étrange, ressemblant vaguement à un bœuf sauvage.

    Des évolutions technologiques à l’origine de la découverte.

    Ces peintures avaient déjà été décrites au milieu des années 1990. Il manquait pourtant une estimation de leur âge. C’est aujourd’hui chose faite grâce notamment à des chercheurs de l’université de Griffith (Australie). Ils se sont appuyés sur une méthode de datation par l’uranium-thorium. Une technique déjà connue depuis plusieurs décennies.

    « Mais avec les évolutions technologiques, nous pouvons aujourd’hui travailler sur de plus petits échantillons », précise Maxime Aubert, l’un des chercheurs impliqués dans l’étude.

    Comment ça marche ? Il faut d’abord savoir que l’uranium est soluble dans l’eau. Et qu’il se désintègre lentement. Sa demi-vie est de l’ordre de 4,5 milliards d’années. En bout de chaîne, il reste du thorium. En mesurant le rapport isotopique de thorium par rapport à l’uranium, il est possible de dater un échantillon.

    Les premiers artistes originaires d’Asie

    Ainsi, les chercheurs ont ici prélevé, autour des dessins rupestres, des échantillons de carbonate de calcium pour lesquels ils ont pu déterminer ce rapport uranium/thorium. Conclusion : la représentation de cet animal sauvage date d’au moins 40.000 ans. Jusqu’alors, la palme du plus vieux dessin du monde revenait à celui d’un babiroussa de 35.400 ans également découvert en Indonésie.

    Ces résultats permettent aux chercheurs de découper désormais l’histoire de l’art rupestre ancien à Bornéo en trois grandes périodes. La première s’étend entre -52.000 et -40.000 ans et comprend des pochoirs à main ainsi que de premiers animaux. Le tout dans des couleurs ocres rouge orangé. À partir de -20.000 ans, les œuvres se tournent vers le monde humain. De couleur plutôt violette, les personnages sont représentés dansant ou chassant. Et les premiers signes abstraits apparaissent. La dernière phase ne semble pas débuter avant -4.000 ans. Elle offre des motifs géométriques et des bateaux en plus des personnages humains et fait la part belle aux pigments noirs. Ces différentes phases marquent-elles le travail de deux groupes humains distincts ou simplement une évolution culturelle ? Les chercheurs se posent toujours la question.

    . Ce qui positionne l’Asie comme le berceau de cet art puisque les plus anciennes peintures européennes semblent dater de quQuoi qu’il en soit, cette nouvelle datation semble en accord avec les informations récentes découvertes sur les premiers Hommes. Homo sapiens a quitté l’Afrique il y a environ 70.000 à 60.000 ans. Une fois dispersé en Eurasie, il se serait donc mis à l’art figuratif il y a plus de 40.000 anselque 35.000 ans et les plus vieux dessins rupestres africains d’environ 30.000 ans seulement.

    CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Des chercheurs ont daté, par la méthode de l’uranium-thorium, des dessins rupestres découverts dans les années 1990 dans une grotte de Bornéo.

  • Ils auraient plus de 40.000 ans. Ce qui en fait les plus anciennes peintures figuratives jamais découvertes.

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Le Saviez-Vous ► Histoire de la route des Indes : une épopée maritime


Les explorateurs ont cherché des moyens pour se rendre peut-être plus rapidement vers la route des épices, de la soie et pierres précieuses. Ce qu’ils ont découvert, c’est de nouveaux territoires. On peut imaginer que les cartes géographiques on changer à chaque voyage.
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Histoire de la route des Indes : une épopée maritime

 

Planisphère portugais dit « de Cantino » daté de 1502 ; première visualisation des parties du monde connues par les Européens au début du XVIe siècle. Bibliothèque Estense de Modène (Italie) © Domaine public

Planisphère portugais dit « de Cantino » daté de 1502 ; première visualisation des parties du monde connues par les Européens au début du XVIe siècle. Bibliothèque Estense de Modène (Italie) © Domaine public

Dès le début du XVIe siècle, les géographes européens savent que les terres découvertes outre-Atlantique ne constituent pas une partie de l’Asie mais un nouveau continent qui barre la route occidentale vers les épices, les pierres précieuses et la soie.

Des navigateurs portugais tels Vasco de Gama ont ouvert la route orientale de l’Inde par le Cap de Bonne-Espérance, en créant des escales sur les côtes africaines. La Chine est atteinte dès 1516 et un comptoir de commerce portugais est créé à Macao. La route occidentale vers l’Inde pose problème aux explorateurs : ils vont tenter d’ouvrir une voie maritime autre que celle de Magellan, trop loin au sud et obligeant le passage vers le Pacifique par un détroit très dangereux. Les expéditions du malouin Jacques Cartier ou de l’explorateur anglais Henry Hudson, s’emploient à découvrir le passage navigable au nord de l’Amérique, entre Atlantique et Pacifique. L’obstacle terrestre que constitue la chaîne des Rocheuses barrant la route vers l’ouest, ne sera véritablement comprise qu’au XVIIIe siècle.

Le mythe d’une immense terre australe inconnue

On transpose dans le Nouveau Monde les mythes géographiques hérités du Moyen-Âge européen ; l’existence du passage maritime vers l’Orient par l’ouest en est directement issue. Les Espagnols qui sont établis dès les années 1530 en Californie, stimulés par l’existence éventuelle de métaux précieux et de royaumes légendaires, remontent ainsi jusqu’à l’Oregon. Une longue bande côtière nord-ouest va cependant demeurer inexplorée jusqu’à l’arrivée de James Cook dans les années 1770.

L’existence mythique d’une Terra Australia Incognita, gigantesque continent austral, est l’héritage de la géographie de Ptolémée, d’une interprétation erronée de Marco Polo et d’une conception médiévale qui voudrait équilibrer masses continentales de l’hémisphère Nord par leur équivalent dans l’hémisphère Sud. Sur le planisphère de Mercator de 1587, le continent austral mythique reçoit son extension maximale, il couvre trois océans et jusqu’au début du XVIIe siècle, on pense que l’Australie et le continent antarctique ne font qu’un seul bloc.

À savoir

Gerardus Mercator est un géographe originaire des Pays-Bas espagnols (Belgique actuelle), premier à réaliser en 1569 une projection terrestre cylindrique tangente à l’équateur sur une carte plane ; petit problème cependant : plus on va vers les pôles et plus la déformation des continents est importante.

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Migrations: le défi est mondial


Le problème de migrants touche tous les continents. C’est des millions de personnes qui fuient quelque chose, que ce soit des conflits, génocides, pauvreté et autres. Il y a aussi les changements climatiques qui va augmenter ces migrants a trouver un endroit pour survivre. Nous ne pourrons pas fermer nos frontières
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Migrations: le défi est mondial

 

Le Bangladesh a dû faire face à une arrivée massive de réfugiés Rohingyas. Le plus grand camp de réfugiés du monde s'y trouve désormais, un demi-million de personnes.

MOHAMMAD PONIR HOSSAIN / REUTERS

Le Bangladesh a dû faire face à une arrivée massive de réfugiés Rohingyas. Le plus grand camp de réfugiés du monde s’y trouve désormais, un demi-million de personnes.

François LaRochelle

Ancien diplomate canadien

L’Agence pour les réfugiés des Nations Unies estime que l’on compte 66 millions de personnes déplacées à travers le monde: le nombre le plus élevé jamais connu.

La question migratoire est devenue un enjeu majeur dans de nombreux pays. Que ce soit en Europe ou en Amérique du Nord. Sans oublier l’Asie ou le Moyen-Orient. L’arrivée massive de migrants d’Afrique divise l’Union européenne. L’accueil fait par l’Allemagne au million et demi de réfugiés venant de Syrie et des environs a mis en péril la survie politique de la chancelière allemande Angela Merkel.

Chez notre voisin du sud, des politiciens se servent de l’immigration pour des fins démagogiques. En Hongrie et en Pologne, on évoque la «protection de la civilisation chrétienne» contre les «hordes» de musulmans pour refuser l’accueil de réfugiés. On se croirait revenu au temps où l’Empire ottoman menaçait Vienne! En Autriche et en Italie, les gouvernements ont été composés en fonction d’idées anti-immigration.

Ailleurs, c’est le Bangladesh qui a dû faire face à une arrivée massive de réfugiés Rohingyas. Le plus grand camp de réfugiés du monde s’y trouve désormais (un demi-million de personnes). Le Mexique sert d’escale aux migrants d’Amérique centrale et même d’Haïti, porteurs de l’espoir de traverser aux États-Unis. Sans oublier la Turquie, le Liban ou la Jordanie qui abritent des millions de Syriens.

Des millions de personnes déplacées

Au total, l’Agence pour les réfugiés des Nations Unies (HCR) estime que l’on compte actuellement 66 millions de réfugiés ou de personnes déplacées à travers le monde. Il s’agit du nombre le plus élevé jamais connu. Les raisons sont nombreuses: guerres au Moyen-Orient, violence et criminalité en Amérique centrale, pauvreté en Afrique, actions génocidaires en Birmanie, etc. La crise la plus récente voit deux millions de Vénézuéliens quitter leur patrie pour trouver refuge chez les pays limitrophes et même jusqu’au Chili.

Les changements climatiques provoqueront sécheresses et inondations, qui pousseront des populations à quitter leurs pays en quête de vie meilleure ou pour survivre.

Et malheureusement, ces statistiques ne feront qu’augmenter. Pas nécessairement parce que les conflits vont se multiplier, quoique, mais notamment parce que les changements climatiques provoqueront sécheresses et inondations, qui pousseront les populations touchées à quitter leurs pays en quête de vie meilleure ou pour simplement pour survivre.

L’ONU dans un rapport récent évoque que 800 millions de citoyens en Asie (Pakistan et Inde, en particulier) seront affectés négativement par les hausses de température. Ces pays ne sont évidemment pas équipés pour y faire face. Le manque de pluie nuit aux récoltes en Amérique centrale, poussant les paysans vers le nord. Il n’est sans doute pas à la veille de se résorber. La désertification en Afrique non plus. On peut prévoir que l’accès de plus en plus difficile à l’eau potable déstabilisera encore plus le Moyen-Orient, avec sa population en constante augmentation. L’Iran vit déjà ce problème. L’Égypte et ses 100 millions d’habitants ne comptent que sur le Nil.

Chercher des solutions au mouvement migratoire

Pour rassurer un certain électorat inquiet, les dirigeants occidentaux cherchent des solutions. Ainsi l’Union européenne essaye d’endiguer le mouvement migratoire en provenance d’Afrique par de l’aide financière aux pays d’origine ou de transit, comme c’est le cas au Niger. Avec un certain succès, semble-t-il.

Bruxelles aide la Libye à retourner les migrants qui s’y trouvent dans leur pays. Le président Trump martèle l’idée de son mur avec le Mexique et renforce le rôle des services frontaliers, quitte à séparer les enfants de leurs parents. Le Canada tente de convaincre les communautés haïtiennes ou centrales américaines aux États-Unis que de venir illégalement au pays ne se concrétise pas obligatoirement par l’obtention du statut de réfugié. On note une certaine diminution des arrivées sur les côtes européennes, à la frontière mexicaine et aussi au Canada. Mais pour combien de temps?

Il est illusoire de croire que les pays les plus riches pourront stopper complètement le flot de migrants frappant à leur porte.

Avec les problèmes liés au climat, à la présence de dirigeants incompétents qui s’accrochent au pouvoir comme au Vénézuéla, au Nicaragua, de sanglants conflits régionaux et du désespoir d’une jeunesse africaine ou maghrébine qui préfère prendre le risque de perdre la vie en traversant la Méditerranée que de mourir à petit feu chez elle, il est illusoire de croire que les pays les plus riches pourront stopper complètement le flot de migrants frappant à leur porte.

Face à ce constat, les gouvernements occidentaux n’auront finalement pas d’autres choix que d’accueillir davantage de migrants, choisis ou pas. Et de favoriser leur intégration. Il est statistiquement illusoire, malgré ce qu’en disent des dirigeants ou des candidats politiques de droite, de faire comme si de rien n’était et de croire qu’ils pourront empêcher les migrants économiques et les opprimés de vouloir améliorer leur sort en venant chez nous, légalement ou pas.

La solution serait, bien sûr, pour la communauté internationale, d’agir de manière concertée pour protéger l’environnement, pour trouver des solutions aux crises régionales et de travailler à l’amélioration économique des pays les plus pauvres. Malheureusement, il semble que cela ne soit plus envisageable pour l’instant avec certains de nos leaders, la montée des nationalismes et l’impuissance des nations à s’unir dans un monde de plus en plus éclaté.

Ce n’est pas avec des projets à courte vue, visant à compliquer l’arrivée de migrants ou leur intégration, que l’on règlera ce défi.

Ce n’est pas avec des projets à courte vue, visant à compliquer l’arrivée de migrants ou leur intégration, que l’on règlera ce défi. On ne fait que repousser l’inévitable. Il faut une stratégie internationale allant au-delà des slogans ou de promesses irréalisables. Il n’y a pas d’autre choix.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Le Saviez-Vous ► Pourquoi l’Australie a-t-elle été découverte si tard par les Européens?


Je me demande, si les indigènes d’Australie ont regretté comme les Amérindiens, tout le changement qu’à apporter l’Europe sur leur environnement. ? Si l’Australie n’a pas été découvert avant c’est avant tout une question d’argent et de commerce. En plus, ce que connaissaient les navigateurs de ce pays était terne.
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Pourquoi l’Australie a-t-elle été découverte si tard par les Européens?

 

 

La côte nord-ouest de l'Australie prise depuis la station spatiale internationale. Photo NASA/EarthKAM.org

La côte nord-ouest de l’Australie prise depuis la station spatiale internationale. Photo NASA/EarthKAM.org

Quora — Traduit par Iris Engintalay

L’Australie n’a vu son premier Européen qu’un siècle après l’Amérique.

 

Réplique du Duyfken, en 2006. Photo Rupert Gerritsen CC BY-SA via wikicommons

Pourquoi l’Australie a-t-elle été découverte si tard par les Européens alors que le tour du monde avait été fait en 1522 et que l’Asie du Sud-Est a été une plaque tournante du commerce pendant des siècles?

La réponse de Bernard Doyle, Australien de cinquième génération et fasciné par le reste du monde.

L’explorateur néerlandais Willem Janzoon est le premier Européen à avoir mis le pied en Australie à bord du Duyfken en 1606, soit un peu plus d’un siècle après la découverte du continent américain (si l’on ne tient pas compte de possibles voyages antérieurs de Vikings en Amérique du Nord). Ce délai peut sembler étonnamment long, mais si l’on pense aux dangers que représentait la traversée de l’océan au XVIe siècle et au sous-développement de la navigation à cette époque, ce n’est pas si surprenant. Bien que la péninsule malaise ait été marquée par une forte activité commerciale des Portugais à partir de 1511 et des Néerlandais à Java autour de 1600, ce n’est que lorsque Willem Janzoon débarque dans la région du cap York que les Européens apprennent l’existence de l’Australie. Et jusqu’à la première expédition de James Cook 160 ans plus tard (1768-1770), ils n’auront pas d’idée précise de sa forme ni de ses dimensions.

La première colonie européenne en Australie n’apparaît qu’en 1788, soit 182 ans après sa découverte. Comment l’expliquer?

Des voyages à visée uniquement commerciale

La première et principale raison est que les voyages d’exploration étaient alors uniquement à visée commerciale. Pendant des milliers d’années, le commerce lucratif entre l’Europe et l’Asie s’est effectué par voie terrestre, via la route de la soie ou au travers du golfe Persique. En 1453, Constantinople tombe aux mains des Ottomans, qui commencent à percevoir de lourds impôts sur les marchandises qui passent par leurs territoires. C’est la recherche d’autres routes vers l’Asie qui donne son élan à ce que l’on appelle «l’Âge des découvertes». À l’origine, ces découvertes sont essentiellement axées sur le commerce. Armer des navires est coûteux et les voyages en haute mer sont dangereux. Une fois que les routes maritimes vers l’Inde et les Indes orientales ont été cartographiées, l’accent se porte sur le commerce et la conquête. Les commerçants ne sont guère disposés à envoyer de coûteux navires dans de nouveaux voyages exploratoires alors qu’ils peuvent tirer de vastes profits des terres déjà découvertes. À cette époque, les épices valent littéralement leur pesant d’or.

C’est le commerce qui mène à la cartographie des côtes ouest, sud et nord de l’Australie.

Au début du XVIIe siècle, les Néerlandais commencent à s’impliquer activement dans le commerce en Asie, principalement autour de Java et de la péninsule malaise.

Hendrik Brouwer. | Domaine public via Wikimedia.

Voici Hendrik Brouwer, un navigateur néerlandais qui deviendra plus tard gouverneur des Indes orientales. En 1610, il découvre qu’en naviguant à des latitudes situées entre les 40e et 50e parallèles dans l’hémisphère Sud, la traversée de l’océan Indien est beaucoup plus rapide, passant d’un an à six mois. Cet itinéraire est alors baptisé la route de Brouwer, avant de devenir les Quarantièmes Rugissants.

Un problème de longitude

S’il était facile de connaître sa latitude (position au nord ou au sud de l’Équateur), il était beaucoup plus difficile de déterminer sa longitude (position à l’est ou à l’ouest du méridien de Greenwich) et ce n’est que dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle que le problème est finalement résolu. C’est pourquoi de nombreux navires néerlandais dérivent trop à l’est, se retrouvant sur la côte ouest, nord ou sud de l’Australie, un pays désolé, à la population primitive et sans opportunité de faire du commerce.

Les Néerlandais effectuent quelques voyages d’exploration. On retient surtout le navigateur Abel Tasman, à qui l’on doit la découverte de régions de la Tasmanie et de la Nouvelle-Zélande lors d’une expédition en 1644. Après 1644, la Compagnie néerlandaise des Indes orientales décourage activement la poursuite de l’exploration du continent australien, considérée comme trop coûteuse et peu susceptible de générer des profits. La carte de l’Australie de 1644 restera donc la même jusqu’au premier voyage de James Cook, 126 ans plus tard.

Un lieu idéal pour déporter des criminels

Les autres nations européennes sont occupées ailleurs. À cette époque, l’Espagne et le Portugal sont en déclin et font du commerce dans des régions d’Asie très éloignées de l’Australie; il n’y a donc aucune chance qu’ils explorent le pays, et encore moins qu’ils s’y installent. La France, quant à elle, est occupée à commercer et explorer en Amérique du Nord et en Inde, et n’a donc aucun intérêt à partir à la découverte de l’Australie.

Melchisedech Thevenot (1620?-1692): Hollandia Nova detecta 1644; Terre Australe decouverte l’an 1644, basé sur la carte du cartographe néerlandais Joan Blaeu. Domaine public via Wikimedia commons.

Du débarquement de Willem Janzoon en 1606 jusqu’à l’exploration de la côte est de l’Australie par James Cook, l’Australie (alors connue sous le nom de Nouvelle-Hollande) est perçue comme un endroit désolé au bout du monde, sans perspectives de commerce ou d’implantation. La visée des voyages de Cook est explicitement scientifique et exploratoire.

Photo DR.

Cook a publié un récit très lu de ses trois voyages, et dans sa description de la côte est de l’Australie, il explique avec enthousiasme comment elle peut être transformée pour l’agriculture. Après la perte des colonies américaines en 1776, l’Angleterre a besoin d’un endroit où envoyer ses prisonniers. À la lecture de la glorieuse description de Cook de la côte est de l’Australie (baptisée Nouvelle-Galles-du-Sud par l’explorateur) et étant donné son isolement, le gouvernement britannique y verra le lieu idéal où déporter ses criminels.

http://www.slate.fr/

Ils découvrent un conservateur naturel plus efficace que les conservateurs chimiques !


Un conservateur naturel pour les aliments qui serait meilleur que les conservateurs chimiques ? Il semble que cela soit possible et donc moins dommageable sur la santé.
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Ils découvrent un conservateur naturel plus efficace que les conservateurs chimiques !

 

 

jus d'orange

Crédits : PxHere

par Yohan Demeure

Une équipe de chercheurs basée à Singapour a mis en évidence les propriétés des flavonoïdes (pigments végétaux) afin d’améliorer naturellement la durée de conservation des aliments. Or il s’avère que ce moyen naturel est plus efficace que les méthodes chimiques !

Pouvez-vous imaginer un seul instant que les conservateurs chimiques puissent devenir obsolètes afin de faire durer les produits alimentaires plus longtemps ?

Il s’agit justement de l’objectif que se sont donné des chercheurs de la Nanyang Technological University (Singapour), qui pensent tenir une piste très sérieuse. Selon un communiqué de l’établissement publié le 16 août 2018, les scientifiques estiment avoir trouvé un conservateur aux performances inégalables et surtout, naturel : les flavonoïdes. Ceux-ci sont des métabolites secondaires des plantes présents naturellement dans les fruits et légumes, et font office d’antioxydants.

Utilisés pour conserver la nourriture, ces flavonoïdes seraient – selon les chercheurs – plus efficaces que les conservateurs chimiques. Ces recherches, qui feront l’objet d’une publication dans la revue Food Chemistry en janvier 2019, sont plutôt une bonne nouvelle dans le paysage alimentaire actuel. En effet, les conservateurs chimiques sont présents un peu partout, comme c’est le cas des nitrates de sodium et autres nitrites, dont l’impact négatif sur la santé est fortement soupçonné.

Les scientifiques ont testé les flavonoïdes afin de montrer leur efficacité, notamment à température ambiante (sans réfrigération) sur de la viande et des jus de fruits. Les résultats ont montré que la nourriture enrichie en flavonoïdes pouvait être consommée durant deux jours à température ambiante, contre seulement 6 heures dans le cas des conservateurs artificiels ! Par ailleurs, les scientifiques ont indiqué que la méthode pourrait également s’appliquer dans la conservation des médicaments et autres cosmétiques.

Sources : Science DailyChannel NewsAsiaConsoGlobe

https://sciencepost.fr/