À neuf ans seulement, ses tableaux seront exposés aux États-Unis


Une jeune québécoise de 9 ans, artiste-peintre expose ses toiles d’art abstrait avec son mentor à Stoneham au Québec et verra ses toiles s’envoler vers les États-Unis. Pour ma part, c’est un art qui me plaît beaucoup et je trouve qu’elle a vraiment du talent
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À neuf ans seulement, ses tableaux seront exposés aux États-Unis

 

Des tableaux de Mégane Fortin, 9 ans

Des tableaux de Mégane Fortin, 9 ans Photo : Radio-Canada

À.neuf ans seulement, ses tableaux seront exposés aux États-Unis.

Le reportage de Valérie Cloutier

Elle n’a pas encore 10 ans que, déjà, son nom est identifié à la profession d’artiste-peintre. Jeune prodige de l’art abstrait, Mégane Fortin expose ses tableaux à Stoneham jusqu’en juillet. Et après? Ils voyageront jusqu’aux États-Unis!

« J’aime ça, faire de la peinture abstraite. Quand je peins, je ne pense pas à quelque chose […], mais je vois souvent des choses dedans. »

À neuf ans, Mégane Fortin semble aborder son passe-temps favori comme les autres enfants de son âge : avec ludisme.

Mais déjà, la jeune fille est en train de se bâtir un nom. Dans l’exposition « L’élève et le maître », présentée à la bibliothèque Jean-Luc Grondin, à Stoneham, une vingtaine de ses oeuvres sont accrochées aux murs. À leurs côtés, celles de son mentor, l’artiste-peintre Maurice Louis.

L’homme affirme que son élève, bien que très jeune, définit de plus en plus son propre style. Les aptitudes naturelles de la jeune fille y sont pour quelque chose, croit-il.

Des tableaux de Mégane Fortin, 9 ans

Des tableaux de Mégane Fortin, 9 ans Photo : Radio-Canada

« Elle a des réflexes impressionnants, c’est-à-dire qu’elle prend beaucoup de recul avant d’appliquer une autre couleur », explique le professeur.

Elle regarde sa toile sous différents angles avant de continuer. L’harmonie, l’équilibre et les vides qu’elle laisse autour, elle ne veut pas trop les charger. Elle aime bien ce qui est épuré. Maurice Louis, artiste-peintre

Maurice Louis, qui expose quant à lui une dizaine de toiles, est bien conscient du potentiel de sa protégée.

« Elle a 50 ans d’avance sur moi, donc tout est permis! » dit-il en riant.

Les tableaux présentés par Mégane sont le fruit du travail qu’elle a réalisé depuis février 2016. Si le professeur dit avoir guidé son élève dans ses premiers jets de peinture, cette dernière est de plus en plus autonome, hormis pour quelques démonstrations de nouvelles techniques, assure-t-il.

De la visibilité jusqu’aux États-Unis

Une fois l’exposition terminée à la bibliothèque de Stoneham, le 16 juillet, les tableaux de l’élève et du maître ne seront pas mis au rancart, loin de là.

Les oeuvres prendront plutôt la route de trois villes américaines : Miami, Los Angeles et San Francisco.

Une bien grande aventure pour la jeune Mégane, qui lance avec candeur qu’une de ses oeuvres n’aura pas la chance de traverser la frontière.

« C’est pour ma chambre, dit-elle, donc je ne veux pas la vendre! »

Voir le reportage sur vidéo avec les oeuvres de cette artiste ici

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Atteint de la maladie d’Alzheimer, un artiste peint son auto-portrait chaque année pendant cinq ans, jusqu’à ce qu’il ne se souvienne plus de son propre visage.


Un artiste-peintre a fait ses autoportraits tout au long de sa maladie l’Alzheimer. Est-ce que ses capacités artistiques se sont dégradées où ce sont les émotions qui ont guidé le pinceaux. Ce que je ressens pour ma part, serait du moins les premiers depuis le début de sa maladie, plus les émotions, comme la peur, la colère …
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Atteint de la maladie d’Alzheimer, un artiste peint son auto-portrait chaque année pendant cinq ans, jusqu’à ce qu’il ne se souvienne plus de son propre visage.

 

En 1995, l’artiste William Utermohlen, qui vit en Angleterre, a appris qu’il était atteint de la maladie d’Alzheimer. De manière générale, ce mal est très difficile à assumer pour quiconque en est atteint. Pour sa part, Utermohlen a choisi de peindre une série de tableaux bouleversants jusqu’à sa mort en 2007 : des auto-portraits, peints pendant les cinq dernières années de sa vie, qui illustrent la dégénérescence progressive de son esprit, victime de cette maladie handicapante.

Comme l’explique la veuve de l’artiste, Patricia, dans un billet, ces images sont particulièrement puissantes :

 “Dans ces peintures, on peut voir toute l’intensité déchirante avec laquelle William tentait d’expliquer les bouleversements de son identité, mais aussi toute sa tristesse et ses peurs.”

Il est difficile de savoir si les altérations progressives de ses portraits sont le produit de la dégradation de ses capacités artistiques, ou le résultat de changements psychologiques ; dans un cas comme dans l’autre, elles traduisent le tourment émotionnel d’un artiste qui, peu à peu, voit son esprit lui échapper. (source: williamutermohlen.org)

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25 peintures aux illusions d’optique à vous retourner le cerveau ! Vous n’en croirez pas vos yeux…


J’aime bien ce genre d’illusion, comme si chaque regard, une histoire nous est contée, non pas avec des mots, mais des formes, des couleurs, une perspective. La première image  est probablement la plus connue de l’artiste-peintre canadien, mais les autres sont tout aussi réussies
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25 peintures aux illusions d’optique à vous retourner le cerveau ! Vous n’en croirez pas vos yeux…

 

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Les superbes (et hallucinantes) illusions de l’artiste-peintre canadien Robert Gonsalves sont capables de modifier vos sens, et vous obligent à remettre en question la réalité de tout ce que vous voyez dans ses tableaux.

La plupart de ces tableaux stupéfiants narrent en effet plusieurs histoires simultanées, et la limite entre celles-ci reste constamment floue, ce qui oblige le spectateur à passer de l’une à l’autre, comme face à une illusion d’optique changeant à chaque regard.

Passionné d’art dès son plus jeune âge, Gonsalves est devenu particulièrement doué pour peindre de tels leurres visuels. À 12 ans à peine, il possédait déjà une vaste expérience en matière de technique, de perspective, et d’art architectural. Et sa rencontre avec Salvador Dali et René Magritte a clairement laissé une très forte impression sur Gonsalves et son art. Admirez le travail ! (plus d’info: Facebook)

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Lumière allumée et lumière éteinte, deux univers parallèles!


C’est vraiment magnifique ! De très beau mural fait avec une peinture phosphorescente qui donne à une pièce une profondeur étonnante
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Lumière allumée et lumière éteinte, deux univers parallèles!

 

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Une artiste incroyablement douée pour les murales que l’on voit, une fois les lumières éteintes! Bogi Fabian, est une spécialiste en la matière, ses murales éclairées par des ampoules noires (black lights) sont magiques!

Plusieurs de ses murales ne sont visibles qu’une fois plongé dans le noir. Et d’autres on une allure de simples murales, qui elles aussi, une fois dans le noir, deviennent vibrantes de couleurs brillantes!

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Source: bogifabian.com

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En panne d’idées pour rédiger votre lettre de motivation ? Inspirez-vous de celle rédigée par Léonard de Vinci en 1481


Se trouver du travail ce n’est pas toujours facile, encore faut-il se faire valoir. Alors, on fait un curriculum vitae en valorisant nos capacités et nos qualités, mais pas trop pour ne pas donner l’impression que nous surévaluons nos capacités .. Mais pour Léonard de Vinci, rien n’est trop beau pour se vendre
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En panne d’idées pour rédiger votre lettre de motivation ? Inspirez-vous de celle rédigée par Léonard de Vinci en 1481

 

Dans une lettre adressée à son futur employeur en 1481, le jeune Léonard de Vinci expose sans le savoir ses talents de visionnaire dans le domaine militaire, dont il n’était pourtant pas spécialiste.

A la Renaissance aussi, il convenait de savoir se « vendre » pour décrocher un emploi. Même Léonard de Vinci en a fait l’expérience en arrivant à Florence dans les années 1480. Humble fils de notaire, le jeune homme s’est d’abord vu refuser l’accès aux « hautes fonctions » de la ville (telles qu’avocat ou homme d’Etat), devant ainsi se satisfaire d’une activité d’artisan, et plus précisément, de peintre. Sous le patronage de Verrochio, artiste et orfèvre respecté, Léonard de Vinci développe la capacité d’observation qui va bientôt guider son illustre carrière.

Après avoir rapidement réalisé que Florence pullulait d’artistes en tous genres, Léonard de Vinci décide de quitter la ville pour se faire un nom, loin de cette concurrence trop rude.

Une fois arrivé à Milan, il fait la rencontre de Ludovico Sforza, qui s’employait alors à transformer Milan en capitale du monde culturel, sur le modèle de Venise et Florence. De Vinci lui propose donc ses services, et, connaissant l’intérêt que son probable employeur manifeste pour la guerre, rédige à son attention une lettre de « motivation » dans laquelle il se présente comme « ingénieur militaire » et façonne volontiers le résumé de son expérience. Voici quelques unes de ses inventions :

  » J’ai un moyen de construire des ponts très légers et faciles à transporter, pour la poursuite de l’ennemi en fuite ».

« Là où on ne peut se servir de canon, je puis le remplacer par des catapultes et des engins d’une efficacité étonnante et jusqu’ici inconnus ».

Outre des armes, de Vinci a également proposé plusieurs projets d’innovations, comme des tunnels à creuser sous les murs des châteaux, accompagnés de systèmes conçus pour dévier l’eau des douves et détruire des forteresses.

« Comme l’exigent de nombreux cas de figure, j’élaborerai un nombre sans fin d’objets destinés à attaquer et à défendre » avait-il notamment écrit.

Chose plus surprenante, l’artiste légendaire n’y mentionne ses talents d’architecte, de peintre ou de sculpteur qu’à la toute fin de sa lettre. Si ce choix de mise en valeur peut sembler douteux au regard des méthodes actuelles, la lettre de Léonard de Vinci a produit l’effet escompté : l’intéressé a travaillé pour le Duc pendant 16 ans, achevant une partie considérable de son œuvre, incluant « La Cène ».

Ci-dssous, la lettre de Léonard de Vinci à Ludovic Sforza (1481)

Ayant très illustre Seigneur, vu et étudié les expériences de tous ceux qui se prétendent maîtres en l’art d’inventer des machines de guerre et ayant constaté que leurs machines ne diffèrent en rien de celles communément en usage, je m’appliquerai, sans vouloir faire injure à aucun, à révéler à Votre Excellence certains secrets qui me sont personnels, brièvement énumérés ici.

1 – J’ai un moyen de construire des ponts très légers et faciles à transporter, pour la poursuite de l’ennemi en fuite ; d’autres plus solides qui résistent au feu et à l’assaut, et aussi aisés à poser et à enlever. Je connais aussi des moyens de brûler et de détruire les ponts de l’ennemi.

2 – Dans le cas d’investissement d’une place, je sais comment chasser l’eau des fossés et faire des échelles d’escalade et autres instruments d’assaut.

3 – Item. Si par sa hauteur et sa force, la place ne peut être bombardée, j’ai un moyen de miner toute forteresse dont les fondations ne sont pas en pierre.

4 – Je puis faire un canon facile à transporter qui lance des matières inflammables, causant un grand dommage et aussi grande terreur par la fumée.

5 – Au moyen de passages souterrains étroits et tortueux, creusés sans bruit, je peux faire passer une route sous des fossés et sous un fleuve.

6 – Item.

Je puis construire des voitures couvertes et indestructibles portant de l’artillerie et, qui ouvrant les rangs de l’ennemi, briseraient les troupes les plus solides. L’infanterie les suivrait sans difficulté.

7 – Je puis construire des canons, des mortiers, des engins à feu de forme pratique et différents de ceux en usage.

8 – Là où on ne peut se servir de canon, je puis le remplacer par des catapultes et des engins d’une efficacité étonnante et jusqu’ici inconnus. Enfin, quel que soit le cas, je puis trouver des moyens infinis pour l’attaque.

9 – S’il s’agit d’un combat naval, j’ai de nombreuses machines de la plus grande puissance pour l’attaque comme pour la défense : vaisseaux qui résistent au feu le plus vif, poudres et vapeurs.

10 – En temps de paix, je puis égaler, je crois, n’importe qui dans l’architecture, construire des monuments privés et publics, et conduire l’eau d’un endroit à l’autre. Je puis exécuter de la sculpture en marbre, bronze, terre cuite. En peinture, je puis faire ce que ferait un autre, quel qu’il puisse être. Et en outre, je m’engagerais à exécuter le cheval de bronze à la mémoire éternelle de votre père et de la Très Illustre Maison de Sforza.

Et si quelqu’une des choses ci-dessus énumérées vous semblait impossible ou impraticable, je vous offre d’en faire l’essai dans votre parc ou en toute autre place qu’il plaira à Votre Excellence, à laquelle je me recommande en toute humilité.

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La préhistoire comme on ne l’a jamais vue


Pour le commun des mortels, voir des os de la préhistoire, est difficile de s’imaginer ce que la bête pourrait avoir l’air physiquement. Un artiste peint des scènes qui aurait pu exister aux temps des dinosaures
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La préhistoire comme on ne l’a jamais vue

 

La Carcharocles megalodon était un véritable monstre des mers, capable de dévorer des Platybelodon, un mammifère apparenté aux éléphants. Des traces de morsures ont été retrouvées sur des fossiles : elles attestent la véracité de ce scénario [JULIUS CSOTONYI]

Julius Csotonyi est un paléo-artiste. A partir des sources scientifiques les plus solides, il imagine l’apparence de la faune préhistorique, des dizaines, voire des centaines de millions d’années plus tard.

Les dinosaures et autres créatures des ères préhistoriques sont un sujet de fascination sans fin. Ils sont aussi un sujet d’inspiration pour le paléo-artiste canadien Julius Csotonyi qui publie un nouvel ouvrage : « The Paleoart of Julius Csotonyi« .

Découvrez ici une sélection de ses plus belles créations (un aperçu plu complet de son travail est disponible sur son site internet).

Combat entre Secondotosaurus et Dimetrodons au début du Permien [JULIUS CSOTONYI]

Un Acheroraptor dévore un rongeur, juché sur un Triceratops et sous le regard d’un Tyrannosaurus Rex [JULIUS CSOTONYI]

Il y a 78 millions d’années, les Albertonectes, de l’espèces des pliosaures, étaient des chasseurs redoutés [JULIUS CSOTONYI]

Sur terre, le Brachiosaurus était également doté d’un cou gigantesque [JULIUS CSOTONYI]

Le Dorudon était un prédateur efficace. Peut-être l’ancêtre des baleines [JULIUS CSOTONYI]

Un Eryops tente d’attraper un Maganeuropsis sous le Permien [JULIUS CSOTONYI]

Un Triceratops, deux Tyrannosaurus Rex et deux Quetzalcoatlus. Ces derniers, d’une envergure de 14 mètres, sont les plus grands animaux volants ayant jamais existé [JULIUS CSOTONYI]

Un Ornithomimus : il ressemble à un oiseau, mais c’est un dinosaure [JULIUS CSOTONYI]

Un Rhamphorhynchus chasse des seiches sous le Jurassique [JULIUS CSOTONYI]

Un Suchominus achève un Sarcosuchus sous le regard d’un Kryptops [JULIUS CSOTONYI]

Le Tianyulong est un petit dinosaure porteur de plumes, dont les fossiles ont été retrouvés en Chine [JULIUS CSOTONYI]

Un Utahraptor attaque un Hippodraco [JULIUS CSOTONYI]

Scène de chasse sous l’Oligocène [JULIUS CSOTONYI]

http://www.directmatin.fr/

Des toiles qui brossent le portrait de la pollution


La pollution donne des couleurs aux couchers de soleil. Il semble que des peintres des siècles derniers ont immortalisé des paysages suite a des événements naturelles très polluantes et que le rouge et le vert soient de très bons indices
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Des toiles qui brossent le portrait de la pollution

 

William Turner et les autres peintres européens ont en... (PHOTO MATT DUNHAM, ARCHIVES AP)

William Turner et les autres peintres européens ont en effet, probablement sans le savoir, été les témoins éloignés de l’éruption la plus meurtrière de l’histoire, celle du volcan Tambora, survenue en avril 1815 en Indonésie.

PHOTO MATT DUNHAM, ARCHIVES AP

LAURENT BANGUET
Agence France-Presse
Paris

Les toiles peintes par les grands maîtres sont à ce point fidèles qu’elles peuvent renseigner les chercheurs sur les pollutions atmosphériques du passé, grâce à l’analyse des teintes de leurs paysages, démontre une étude publiée mardi.

«Je n’ai pas peint cela pour que ce soit compris, mais pour montrer à quoi ressemble un tel spectacle», disait le peintre britannique William Turner (1775-1851), célèbre pour sa maîtrise des couleurs.

Pari gagné! Ses couchers de soleil et leurs tons rougeoyants sont particulièrement révélateurs de la cendre et des gaz émis par des éruptions volcaniques majeures, assurent des chercheurs grecs et allemands qui ont passé à la loupe des centaines de tableaux réalisés au cours des cinq derniers siècles.

Turner et les autres peintres européens ont en effet, probablement sans le savoir, été les témoins éloignés de l’éruption la plus meurtrière de l’histoire, celle du volcan Tambora, survenue en avril 1815 en Indonésie. La catastrophe a fait quelque 10 000 victimes directes et on estime que des dizaines de milliers d’autres ont péri de ses répercussions sur le climat.

La quantité de cendres envoyée dans la haute atmosphère, à plus de 40 km d’altitude, par le Tambora fut telle qu’elle fit plusieurs fois le tour de la Terre. Ce «voile» provoqua certes à l’époque de spectaculaires couchers de soleil rouges et orangés, comme celui immortalisé par Turner dans «Didon construisant Carthage» (National Gallery de Londres). Mais il contribua aussi à une «année sans été» en 1816, avec une chute des températures généralisée (0,5 °C à 1,0 °C en moyenne dans l’hémisphère nord) et des récoltes en nette baisse.

Idem pour l’éruption du Krakatoa indonésien en 1883, parfaitement lisible dans les paysages d’Edgar Degas les deux années suivantes, selon l’étude.

C’est justement la présence de cendres, de gaz volcaniques ou d’autres polluants en suspension dans l’air que l’équipe de Christos Zerefos, spécialiste des sciences atmosphériques à l’Académie d’Athènes, a cherché à identifier en analysant les paysages des tableaux de maître.

Les verts et les rouges

«Dans la coloration des couchers de soleil, c’est la façon dont le cerveau perçoit les verts et les rouges qui renferme des informations importantes sur l’environnement», explique le Pr Zerefos dans un communiqué de l’Union européenne des géosciences.

Les particules en suspension dans l’air ont en effet la faculté de dévier une partie des rayons du Soleil, modifiant les nuances du spectre lumineux visible par l’oeil humain et du même coup celui retranscrit sur la toile par les peintres.

Christos Zerefos et ses collègues ont donc analysé des centaines de couchers de soleil peints entre 1500 et 2000, témoins potentiels d’une cinquantaine d’éruptions volcaniques majeures de par le monde.

«Nous avons découvert que le rapport entre la proportion de rouges et la proportion de verts dans les crépuscules peints par les grands maîtres correspond bien avec la quantité d’aérosols volcaniques dans l’atmosphère» à un moment donné, quel que soit le peintre ou son style, affirme le chercheur.

Ces observations sont cohérentes avec celles effectuées directement sur le lieu des éruptions ou l’analyse des couches de glace contemporaines de ces événements, précise l’étude, publiée dans la revue spécialisée Atmospheric Chemistry and Physics.

Pour confirmer la validité de leur modèle, les chercheurs ont demandé à un coloriste réputé de peindre des couchers de soleil pendant et après le passage d’un nuage de poussière venu du Sahara au-dessus de l’île grecque d’Hydra, en juin 2010.

Le peintre en question, Panayiotis Tetsis, n’avait pas été averti du passage de ce nuage de poussière. Et pourtant, l’estimation de la teneur en aérosols découlant de l’analyse colorimétrique de ses paysages correspond bien aux prélèvements atmosphériques effectués durant le phénomène.

Autrement dit, cette méthode d’analyse des tableaux peut être utilisée directement dans les modèles climatiques pour avoir une idée plus précise de la façon dont les aérosols et les pollutions atmosphériques ont affecté le climat au cours des siècles derniers.

C’est «une autre façon d’exploiter les informations environnementales sur l’atmosphère dans des endroits et des siècles où les instruments de mesure n’étaient pas disponibles», résume Christos Zerefos.

http://www.lapresse.ca/