Le Saviez-Vous ► Pouvait-on faire un burn-out au Moyen Âge?


L’article est plus intéressant au 2 ème sous-titre. Le travail a évoluer au temps du Moyen-Age, alors que la plus des gens étaient dans le milieu agricole, les heures de travail ne se comptaient pas. Tout était fait de la force de l’humain et animale, sans technologie comme aujourd’hui, puis dans les villes d’autres professions ont émergé. Curieusement, ce sont les artisans qui demandaient plus de travail pour faire plus d’argent. Puis vint un jour l’horloge qui dicte les heures de travail. Les patrons n’étaient pas trop favorables aux pauses, des soulèvements ont commencé pour un 8 heures de travail et les pauses.
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Pouvait-on faire un burn-out au Moyen Âge?

 

Le mois d’Octobre. Les Très riches heures du duc de Berry, 1412-1416, musée Condé de Chantilly. Détail.

Le mois d’Octobre. Les Très riches heures du duc de Berry, 1412-1416, musée Condé de Chantilly. Détail.

Simon Hasdenteufel

 

Le syndrome d’épuisement professionnel, difficile à définir tant il recouvre des réalités différentes, pose la question de la place du travail dans nos sociétés. Une interrogation qui ne date pas d’hier.

On bosse comme des damnés!

Le mot travail n’apparaît dans le langage courant qu’à la fin du XVe siècle et son étymologie pourrait être très parlante à tout amateur de longues grasses matinées. Il viendrait en effet du mot latin tripallium qui désigne un instrument de torture à trois pieux pour punir les esclaves rebelles –difficile d’avoir une vision plus négative du travail! Cette funeste étymologie reste néanmoins sujette à débat. Elle a en effet été contestée par le chercheur André Eskénazi, tandis que Marie-France Delport, spécialiste de linguiste hispanique, en partant de l’équivalent espagnol trabajo, avait auparavant proposé de chercher les origines du mot dans le préfixe « tra » qui renvoie à l’idée d’un obstacle à tra-verser. Plusieurs articles se sont par ailleurs fait le relais médiatique de ces corrections étymologiques dans une visée politique et sociale, afin de défendre l’idée que l’on pouvait concevoir le travail autrement que comme une souffrance et plutôt comme un dépassement de soi et un bienfait.

Cette complexité conceptuelle autour du travail se retrouve aussi dans les mots du Moyen Âge. En effet, jusqu’à la fin de l’époque médiévale, le terme de «travail» n’a pas encore émergé. On utilise d’autres vocables qui se rapportent chacun à des visions très différentes du travail. Le travail peut être le labor, qui donnera le mot «labeur», c’est-à-dire une peine. Mais il peut aussi être une ars, autrement dit le métier de «l’artisan», ou encore un opus, d’où est issu le mot très noble d’«œuvre». Ces différentes conceptions peuvent ainsi tout à fait nous ramener à notre actualité où certains subissent leur travail tandis que d’autres peuvent le vivre comme une source de fierté et d’accomplissement.

Par rapport à ces deux conceptions opposées, le labor médiéval est lui-même une notion plus complexe qu’il n’y paraît. D’un côté, le travail représente le prix à payer pour le péché originel: dans la Genèse, Dieu condamne Adam au travail manuel des champs et Ève au travail de l’enfantement. De l’autre, le Moyen Âge a également fait du labor une activité valorisante. Ainsi, entre le XIe et XIIIe siècle, période de croissance économique, le travail a une véritable dimension spirituelle: le paysan travaille la terre pour l’amour de Dieu et on attend des moines qu’ils ne fassent pas que prier et méditer mais œuvrent aussi à recopier des manuscrits ou à bêcher les champs. Ces deux visions cohabitent sans que jamais l’une ne l’emporte sur l’autre, ce qui a fait du Moyen Âge une période de réflexion et de débat intense sur le travail. La figure du Christ elle-même est au centre de cette dualité: d’un côté, aucun texte du Nouveau Testament ne présente Jésus en train de travailler et ce dernier fait l’éloge des oiseaux du ciel qui «ne sèment ni ne moissonnent» (Matthieu 6 :26); de l’autre, Jésus est associé à son père humain, Joseph, travailleur par excellence car tantôt charpentier, tantôt forgeron.

Des paysans «overbookés»

Laissons un peu de côté les mots et intéressons-nous à ce «réel» du travail qu’affectionnent tant nos politiques dans leurs discours. Dans la mesure où 90 % de la population du Moyen Âge vit à la campagne, le travail est avant tout agricole. Son rythme quotidien suit celui du soleil, tandis que le calendrier obéit au défilé des saisons. Dans cette organisation, point de vacances, en revanche plusieurs jours fériés liés aux fêtes chrétiennes –jours pendant lesquels il est littéralement interdit de travailler. Les travaux sont extrêmement divers, mais tous ont pour point commun d’être particulièrement physiques: le paysan qui laboure son champ retourne environ huit tonnes d’engrais et de terre par heure, tandis que celui qui sème les graines change trente fois son sac et parcourt 15 kilomètres par jour –soit le double de la distance préconisée aujourd’hui pour être en bonne santé !

Au-delà d’une liste qui serait digne des travaux d’Hercule, les difficultés de la condition paysanne ont pu attirer le regard de certains observateurs lettrés. Ludwig, frère franciscain d’origine allemande, écrivait ainsi à la fin du XIIIe siècle que les agriculteurs «se laissent ronger et opprimer par les [seigneurs] sous le poids très lourd des corvées». Il est intéressant de noter que la condition sociale des humbles accablés par leur travail a pu susciter de véritables interrogations chez les intellectuels, notamment dans l’intervalle 1260-1400 où se développent les universités. À la fin du XIVe siècle, le poète anglais John Gower compose un immense poème de presque 30 000 vers sur la condition humaine où il prend notamment à partie les nobles en leur reprochant leur goût du luxe au mépris du paysan qui «labourt pour sa vesture et son pain» (v. 23412).

Néanmoins, ce mouvement intellectuel n’a guère de conséquences concrètes: les élites médiévales considèrent en effet que l’ordre social associant ceux qui prient (oratores), ceux qui combattent (bellatores) et ceux qui travaillent (laboratores) est voulu par Dieu et ne doit en aucun cas être bouleversé. Aussi, lorsque les paysans d’un seigneur veulent changer leurs conditions de travail, c’est par le recours à la violence et à la révolte –avec la possibilité d’un échec et d’une répression seigneuriale.

Le mois d’Octobre. Les Très riches heures du duc de Berry, 1412-1416, musée Condé de Chantilly

«Travailler plus pour gagner plus»

Les véritables questionnements et débats autour du travail émergent en fait dans le monde des villes médiévales. En milieu urbain, à partir du XIIIe siècle, la monnaie commence à circuler de manière plus abondante dans toutes les couches de la société, tandis que les métiers de l’artisanat se développent, se diversifient et s’organisent au sein de corporations qui se dotent de véritables réglementations professionnelles. Les modalités du travail changent donc progressivement en ville.

À la différence du travail des champs, l’artisanat n’obéit pas forcément aux rythmes de la journée et des saisons –c’est un travail qui peut en effet se faire de nuit, en plein hiver. Des rythmes urbains s’affirment alors à côté des rythmes traditionnels et les patrons, marchands et corporations de la ville demandent l’installation de cloches pour sonner les différents moments de la journée de travail. La messe doit en conséquence partager le monopole du son dans l’espace public. À Florence, une horloge mécanique est ainsi installée en 1354: ce sont les débuts —certes encore timides— d’une nouvelle manière de mesurer le temps, à l’aune des obligations professionnelles. Toutefois, on peut signaler un fait curieux: dans ces nouveaux rythmes urbains, ce sont les artisans eux-mêmes qui auraient d’abord réclamé des allongements de la journée de travail afin de pouvoir augmenter leur rétribution —on retrouve ici la question de nos heures «sup» ou encore du tristement célèbre «travailler plus pour gagner plus». La comparaison ne s’arrête d’ailleurs pas là, puisqu’il arrivait que les artisans cherchent à travailler et être payés davantage afin de pouvoir faire face à des montées des prix.

Cette mise en place de nouveaux rythmes urbains et professionnels entraîna de véritables tensions, au sein du monde du travail médiéval, notamment dans le secteur du textile, en pointe à l’époque. Les donneurs d’ouvrage et autorités urbaines pouvaient en effet chercher à réglementer au plus près la journée de travail en fixant des horaires de travail et en limitant les temps de pause, afin de contrôler la main-d’œuvre et mieux mesurer leur productivité, faisant par là même perdre aux artisans la maîtrise de leur emploi du temps.

À Amiens, le 24 avril 1335, le roi de France Philippe VI accéda à la requête de la municipalité qui lui avait demandé de faire une «ordonnance» fixant quand les «ouvriers» devaient aller au travail, prendre leur pause déjeuner et repartir. À nouveau, le rythme est donné par une cloche qui devient dans certains cas un sujet d’affrontement. À Commines, en 1361, il est établi que si les ouvriers venaient à s’emparer de la cloche pour sonner leur révolte, ils devraient s’acquitter de l’amende la plus lourde. Dès lors, les travailleurs se saisissent de différents moyens pour exiger des conditions décentes: ils s’arrêtent de travailler et se rassemblent devant l’Hôtel de Ville de Paris, place de Grève; ou, comme les vignerons de Sens et d’Auxerre, ils portent en procès leur lutte pour la journée de 8 heures de travail.

Le pays de Cocagne par Pieter Brueghel l’Ancien, 1567. Wikimedia

Au XIIIe siècle, en pleine période de promotion du travail qui devient l’une des grandes valeurs du monde occidental, plusieurs propos tentent de discréditer une telle vision. C’est dans les années 1250 que naît ainsi cette image utopique du «pays de cocagne» que l’on doit à un fabliau, court récit satirique destiné à faire rire, et qui évoque un monde idéal où tous les oisifs sont comblés de nourritures, de vêtements, de biens, sans aucun travail. On est bien loin de tous les impératifs de réussite sociale et personnelle qui se sont cristallisés autour du travail, au XIIIe siècle comme aujourd’hui! En tout cas, ce texte drôle et onirique contient matière à réflexion. Sans doute le travail est-il nécessaire, sans doute peut-il et doit-il parfois être difficile, en vue de se dépasser; mais il ne doit certainement pas devenir une source de souffrance et, bien évidemment, il doit s’accompagner pour chacun d’entre nous de loisir et d’évasion.

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

The Conversationhttp://www.slate.fr/

Des archéologues découvrent une épée de 2.300 ans quasi neuve


Une épée de 2.300 ans a été trouvée dans une cité antique de la Chine. Une arme tellement bien conservée que sa lame pourrait être encore utilisée et être mortelle
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Des archéologues découvrent une épée de 2.300 ans quasi neuve

 

Vendredi passé, des archéologues chinois ont été étonnés par leur découverte dans les ruines de la cité antique de Chengyang (Chine): une épée vieille de 2.300 ans. © (capture d’écran).

L’épée, vieille de 2.300 ans, a été découverte dans les ruines de la cité antique de Chengyang (Chine). Quasi neuve et toujours aussi létale, elle donnait l’impression d’être prête à aller au combat, comme le précise le Daily Mail.

Vendredi passé, des archéologues chinois ont été étonnés par leur découverte dans les ruines de la cité antique de Chengyang (Chine): une épée vieille de 2.300 ans.

Comme on peut le voir sur les images, l’arme, en parfait état de conservation, donnait l’impression d’être prête à aller au combat. Malgré les années, sa capacité létale est restée intacte, ce qui démontre une fois de plus le haut niveau artisanal atteint par le peuple chinois à l’époque.

À côté de son propriétaire

Selon les premières informations, l’épée remonte à 475 et 221 avant JC, une période où les guerriers chinois faisaient la loi. Durant des siècles, l’arme est restée à côté de son propriétaire. Les archéologues ont trouvé le cercueil dans les ruines de la cité antique de Chengyang.

Chengyang est la cité antique la plus grande et la mieux protégée de l’ancien royaume de Chu. Elle se trouve à 25 km de la ville de Xinyang (province du Henan).

http://www.7sur7.be/

ARTISANAT : Des bijoux controversés


Est-ce glauque ou de l’art ? Ce fut une pratique courante il y a bien longtemps que les chasseurs portaient leur trophée en guise de collier Mais aujourd’hui ??? D’autres veulent rendre a leurs animaux un aspect éternelle (personnellement, je n’aime pas la taxidermie) et beaucoup vont trouver cela normal Quoiqu’il en soit, elle ne mérite quand même pas les menaces de mort du moins pas de la façon qu’elle se procure ses animaux
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ARTISANAT : Des bijoux controversés

PHOTOS LE JOURNAL DE MONTRÉAL, SIMON BOUSQUET

Abigaëlle Hébert porte des boucles d’oreilles ornées de griffes de coyote et tient des colliers faits de têtes d’oiseau. Elle est l’une des seules artistes au monde à créer des bijoux à partir d’animaux morts.

Une jeune artisane de Belœil utilise des animaux morts comme matière première pour faire des parures

Des colliers en tête d’oiseau, des boucles d’oreilles en souriceaux et des bracelets en griffes de coyote sont parmi les créations un peu macabres d’une jeune femme de Beloeil.

Abigaëlle Hébert est éducatrice dans une garderie, mais la jeune femme de 24 ans à un passe-temps unique. Elle empaille des animaux pour en faire des bijoux.

«Mon plus gros vendeur, ce sont les boucles d’oreilles faites en pattes ­d’oiseaux», explique l’artiste.

Avant-gardiste

La plupart des bijoux de l’artiste sont abordables allant de 20 $ à 40 $ pour une paire de boucles d’oreilles. Mais les créations taxidermistes sont extravagantes et peu de personnes ont l’audace de les porter.

«Il y a des femmes qui me disent, par exemple, “j’aime beaucoup le collier en tête ­d’oiseau, mais je n’aurai jamais ­l’occasion de le porter”.»

Depuis qu’elle a commencé à créer, en octobre 2012, l’artiste attire de plus en plus l’attention.

Elle croit que ses bijoux pourraient devenir très tendance d’ici peu. Des créateurs de haute couture, comme Alexander McQueen, ont d’ailleurs dessiné des robes et des accessoires à partir d’animaux morts.

«On voit que les gens portent de plus en plus de boucles d’oreilles ornées de plumes. Moi, je vais un peu plus loin en mettant les pattes. J’ai un pied dans la marge», admet Mme Hébert.

Menaces de mort

Mais l’attention grandissante pour le travail de l’artisane n’a pas que du bon.

Certains la traitent de sorcière ou prétendent qu’elle fait des jouets sexuels en peau d’animaux.

Quelqu’un l’a même menacée en lui écrivant «Je veux ta peau de sale conne sur mon plancher!» sur sa page ­Facebook.

L’artiste a récemment été forcée ­d’effacer son annonce sur le site Kijiji en raison d’un trop grand nombre de menaces.

«Si j’étais un vieil homme barbu dans le bois, ça passerait sûrement mieux, estime Mme Hébert. Pourtant, je ne contreviens à aucune règle et l’Association des taxidermistes du Québec m’a récemment admise puisqu’ils ­jugent mon travail respectable.»

Selon elle, c’est la méconnaissance des gens pour ses techniques ancestrales qui provoque ces réactions.

«Les gens ont l’image d’une ­personne qui joue dans des cadavres d’animaux pourris, mais ce n’est pas ça du tout. Ça n’a rien de morbide, ­soutient-elle. C’est comme faire la cuisine. Je ne fais que découper la peau. Il n’y a pas de sang ni de tripes partout.»

UNE TÊTE D’OISEAU MORT DANS LE COU

Abigaëlle Hébert aime travailler les animaux morts. Paradoxalement, c’est son amour des bêtes qui est à l’origine de cette passion.

«Quand j’étais petite, je voulais être ­vétérinaire, mais je n’avais pas les notes alors, au lieu de soigner les animaux, je les rends immortels», explique-t-elle.

Pour faire ses créations, l’artiste ne chasse pas d’animaux. Les peaux utilisées sont celles d’animaux qu’elle trouve ou que des chasseurs lui apportent. Elles sont ensuite nettoyées et stérilisées.

«Lorsque je les récupère, je m’assure qu’elles sont toujours fraîches et en bon état. Certains de ces animaux sont nuisibles et ont été abattus par un propriétaire de chalet», explique Mme Hébert.

Passion macabre

La jeune femme a appris les techniques de taxidermie dans les livres, puisqu’il n’existe pas de cours au Québec.

Elle a débuté par la restauration ­d’animaux déjà empaillés depuis ­longtemps. Son premier projet était une table faite avec des pattes d’orignal.

En mettant à contribution ses ­habiletés à manier le séchoir, qu’elle a ­acquises lorsqu’elle était coiffeuse, elle peut ­rendre les plumes particulièrement éclatantes.

En demande

À mesure que son travail se fait connaître, des amateurs de partout dans le monde la contactent pour apprendre ses techniques. Elle a reçu des demandes d’aussi loin que la France et l’Australie.

Son talent aussi est en demande. Elle raconte devoir refuser régulièrement des clients.

«L’autre jour, il y avait un homme qui voulait que j’empaille un ours, mais c’est impossible, car mon condo n’est pas assez grand. Je me concentre donc sur les ­bijoux», explique Mme Hébert.

L’artiste utilise aussi ses œuvres à des fins éducatives. Elle a présenté quelques «pièces simples» à sa classe d’enfants d’âge préscolaire, lors d’un atelier sur les animaux.

«Je n’ai pas dit que c’était moi qui les avais empaillés. Je ne voulais pas faire freaker les parents»,

admet-elle.

http://www.journaldequebec.com/