Des chercheurs canadiens élucident enfin le mystère des jointures qui craquent


Qu’est-ce qui cause les craquements des doigts ? Maintenant, il est possible de voir le processus de la bulle de gaz qui fait le bruit du craquement grâce à l’IRM. Reste maintenant à savoir si à la longue, cela pourrait être nocif
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Des chercheurs canadiens élucident enfin le mystère des jointures qui craquent

 

Des hypothèses précédemment formulées pour expliquer ce craquement... (Photo tirée d'une vidéo)

Des hypothèses précédemment formulées pour expliquer ce craquement évoquaient la formation ou la destruction de bulles de gaz.

PHOTO TIRÉE D’UNE VIDÉO

La Presse Canadienne
MONTRÉAL

Des chercheurs canadiens ont enfin élucidé un des plus grands mystères de la science: d’où provient le son qu’on entend lorsqu’on fait craquer nos jointures?

Les chercheurs de l’Université de l’Alberta ont eu recours à l’imagerie par résonance magnétique (IRM) pour examiner ce qui se produit à l’intérieur d’une jointure qui craque.

Ils ont ainsi constaté la formation rapide d’une cavité remplie de gaz à l’intérieur de la synovie, un liquide très visqueux qui lubrifie les articulations.

Des hypothèses précédemment formulées pour expliquer ce craquement évoquaient la formation ou la destruction de bulles de gaz.

Le professeur Greg Kawchuk et ses collègues espèrent maintenant poursuivre leurs recherches pour tenter de déterminer si le craquement des jointures est nocif pour la santé.

Les résultats de cette étude sont publiés par le journal scientifique PLOS ONE.

Une vidéo des images IRM d’une jointure qui craque est disponible sur YouTube:

http://www.lapresse.ca/

Quatre bonnes raisons de bien choisir son oreiller


Quelques notions importantes sur le choix de nos oreillers pour mieux dormir et éviter où au moins diminuer les courbatures dues aux mauvaises postures pendant le sommeil
Nuage

 

Quatre bonnes raisons de bien choisir son oreiller

 

On passe le tiers de sa vie au lit. C’est considérable, sans compter que plusieurs d’entre nous seront, un jour ou l’autre, incommodés par l’insomnie, qu’elle soit due à l’anxiété, la douleur ou des difficultés respiratoires chroniques ou passagères comme une simple toux. L’oreiller peut alors devenir un atout précieux pour favoriser un meilleur sommeil.

Voici comment bien choisir son oreiller et quatre bonnes raisons pour le faire.

L’élément principal

Quel est l’élément le plus important à considérer lorsque vient le temps de choisir un oreiller: le prix, le matériau ou les dimensions? Aucun de ces trois choix de réponses.

La première règle consiste à vous assurer que votre oreiller vous procure un maximum de confort. Le principe est plutôt simple, j’en conviens, mais beaucoup plus utile que des éléments mercantiles ou de prétendus avantages ergonomiques absolus. Duvet, latex, naturel ou synthétique, aucune étude scientifique n’a démontré la supériorité universelle d’un matériau sur un autre en terme de confort et de qualité de soutien. Installez-vous donc avec l’oreiller et fiez-vous à vous, à ce qui plaît à vos épaules, à votre dos, à votre cou et à votre tête. Pourquoi? Parce que votre corps est muni d’une quantité quasi infinie de terminaisons nerveuses qui agissent comme de petits détecteurs de tensions musculaires, ligamentaires et de positionnement. Votre cerveau reçoit donc des milliers d’informations ultra-précises, chaque seconde, et il les interprète afin de vous indiquer si l’oreiller est adéquat ou non. Notez qu’il faut quelques minutes aux articulations pour qu’elles s’adaptent à l’oreiller, notamment pendant un essai en magasin.
Raison 1: supporter le cou

Une bonne position de sommeil fait en sorte qu’on dort mieux. Votre oreiller devrait d’abord maintenir les articulations du cou dans une position neutre. Trop de flexion ou d’extension augmente le stress sur les muscles, les ligaments et les vertèbres. L’oreiller devrait donc supporter la tête et le cou, mais aussi, chez certaines personnes, une partie des épaules et le haut du dos. Pour y arriver, il est possible de mieux épouser les formes du cou en glissant sous la partie inférieure de la taie un petit rouleau fabriqué à l’aide d’une serviette (ou un autre matériau). Il est important de préciser que si votre colonne vertébrale est raide ou voûtée, la hauteur de l’oreiller devient un élément très important.

Raison 2: soulager le bas du dos

Votre posture couchée et debout devrait avoir plusieurs points en commun en matière d’alignement postural. Les douleurs articulaires nocturnes, notamment au dos et aux hanches, sont parfois causées par un mauvais alignement des jambes et des cuisses, ce qui fait en sorte que les genoux sont en contact durant plusieurs heures. Imaginez si vous passiez toute une journée, debout, dans une position où les genoux se touchent l’un et l’autre? Il vous serait évident que des tensions musculaires surviendraient rapidement. Pourtant, c’est ce qui peut se passer lorsque vous êtes couché. Or, la situation se corrige en plaçant un oreiller entre les genoux: un conseil particulièrement utile pour les femmes enceintes dont la posture change de semaine en semaine, et aussi pour les personnes dont la mobilité articulaire est réduite notamment par l’arthrose et une maladie inflammatoire.

Raison 3: contrer l’insomnie par le confort

L’insomnie se caractérise par une difficulté de s’endormir ou de rester endormi. Les causes sont souvent multiples: circonstancielles, hormonales, physiques, psychologiques, etc. L’inconfort et la douleur articulaire en font souvent partie. Aussi, l’influence insomnie-douleur est bidirectionnelle, c’est-à-dire que l’une peut agir négativement sur l’autre et faire en sorte que la situation devienne chronique. Plusieurs études ont effectivement démontré que les personnes dont le sommeil est perturbé sont plus à risque de douleur, un peu comme si leur système se fragilisait, et en retour, ces mêmes personnes éprouvent de la difficulté à bien dormir parce qu’elles peinent à se positionner correctement à cause de la douleur.

L’utilisation adéquate de l’oreiller devient alors un élément à considérer, ce qui n’empêche en rien de mettre en place une intervention plus globale, comme de réévaluer votre routine de sommeil (ex.: ce que vous faites avant d’aller au lit).

Raison 4: mieux respirer

Les articulations du cou sont à considérer quand vient le temps de réfléchir à sa position de sommeil. Bien sûr, parce qu’on y trouve de nombreux muscles, vertèbres, ligaments et autres structures impliqués dans le mouvement, mais en plus, la région du cou abrite une partie des voies respiratoires. Les personnes qui ont du mal à respirer bénéficient donc d’un meilleur positionnement au lit, comme les personnes atteintes d’emphysème et les femmes enceintes (oui, oui, encore une fois!), notamment durant les derniers trimestres de la grossesse.

L’utilisation d’un ou plusieurs oreillers permet de surélever le haut du corps et de maintenir les poumons, l’ossature et la musculature dans une position adéquate.

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Deux mini tests concernant le cou et l’utilisation de l’oreiller

Comment déterminer la hauteur de votre oreiller ?

  1. Couchez-vous directement au sol, sur le dos.
  2. Placez un ou plusieurs livres sous votre tête jusqu’à ce que vous soyez confortable.
  3. Votre cou ne devrait pas être exagérément cambré et votre regard devrait se diriger naturellement vers le plafond (et non vers le mur derrière vous).
  4. Réajustez le nombre de livres, si nécessaire, en fonction du point 3.
  5. La hauteur des livres correspond à la hauteur idéale de votre oreiller.

Comment vérifier rapidement la mobilité de votre cou?

Si vous répondez non à l’une de ces questions, portez une attention particulière à votre position de sommeil et à l’utilisation adéquate de l’oreiller.

  1. Êtes-vous capable de regarder les étoiles ou un plafond pendant quelques minutes, sans douleurs ni tensions?
  2. Êtes-vous confortable lorsque vous vous adossez au mur, sans plier les genoux?
  3. Dans la position décrite au point 2, êtes-vous capable de maintenir la tête, le cou et les épaules détendus?
  4. Êtes-vous confortable lorsque vous êtes couché au sol, en ne mettant rien sous la tête ni les genoux?
  5. Lorsque vous ouvrez la bouche, pouvez-vous mettre trois doigts entre les dents, dans le sens de la largeur?

Pour continuer sur le thème de l’oreiller, cliquez ici pour écouter l’entrevue de Denis Fortier donnée à l’émission Les éclaireurs, à la ICI Radio-Canada Première.

Denis Fortier est physiothérapeute et l’auteur du livre Conseils d’un physio, publié aux Éditions Trécarré. Vous y trouverez une multitude de conseils, plus de 50 exercices thérapeutiques, des façons simples de diminuer vos douleurs ainsi que 10 autoévaluations qui vous permettront de mesurer notamment votre mobilité, votre force et votre souplesse

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Pieds : 8 douleurs qui doivent vous inquiéter


Les pieds supportent notre poids et nous permettent d’aller ou bon nous semble. Quand une partie du pied a mal, c’est tout le corps qui souffre
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Pieds : 8 douleurs qui doivent vous inquiéter

 

Avec 26 os, 16 articulations, 20 muscles et 107 ligaments, les pieds peuvent être le siège de diverses douleurs. En voici huit qui doivent tout particulièrement attirer votre attention, et leurs causes.

Douleurs avec déformation des orteils : un oignon ?

Les orteils (plutôt les 2e et 3e) peuvent se recroqueviller « en griffe » ou « en marteau » occasionnant des douleurs.

Mais, comme le rappelle le Dr Jean-Pierre Mortier, orthopédiste « la déformation la plus fréquente est l’Hallux Valgus ou « oignon » (80% des motifs de consultation). Le gros orteil se dévie vers les autres orteils ce qui forme une bosse sur le bord interne de l’avant-pied. La personne ressent des douleurs à la marche et a du mal à enfiler ses chaussures. »

Quels examens ? Radiographie.

Quels traitements ? Semelles (ou orthèse).

« La chirurgie en dernier recours lorsque tous les autres traitements ont échoué, mais jamais pour des raisons esthétiques. »

Douleur dans le gros orteil : arthrose ou goutte ?

« Lorsque le gros orteil devient douloureux et raide, il peut s’agir d’un Hallux rigidus, une arthrose touchant l’articulation entre la première phalange et le métatarse (avant pied) », explique le Dr Jean-Pierre Mortier.

« Il ne doit pas être confondu avec la goutte qui est plus rare (1 cas sur 100), apparaît brutalement, rend l’articulatin rouge, gonflée très douloureuse. La goutte, due à un excès d’acide urique dans le sang, est héréditaire. »

Quels examens ? Radiographie.

Quels traitements ? Semelles et kinésithérapie, dans le cas de l’Hallus rigidus. Dans le cas de gouttes : régime alimentaire et traitement médicamenteux.

Douleur de la plante des pieds : l’aponévrosite plantaire

« Egalement appelée « fascite », c’est une inflammation de la membrane élastique qui sous-tend la voûte plantaire et garantit son élasticité à la marche. Elle est due à un excès de poids, une hyperactivité ou le port de chaussures inadaptées. Elle peut entraîner un arrachement de petits fragments osseux au niveau de l’os du talon, voire la formation d’une épine calcanéenne (on parle alors d’Epine de Lenoir) », décrit le Dr Jean-Pierre Mortier.

Quels examens ? IRM.

Quels traitements ? Massages, ultrasons et chocs électriques pour détendre la zone et ôter les adhérences.

Douleur du talon : la tendinite achilléenne

« Signalée par une douleur remontant dans le mollet, la tendinite du tendon d’Achille peut avoir plusieurs causes : hyper sollicitation par une pratique sportive intensive surtout sans échauffement, ce qui peut même occasionner une rupture, calcifications intraendineuses ou prise de certains médicaments notamment antibiotiques », souligne le Dr Jean-Pierre Mortier.

Quels examens ? IRM.

Quels traitements ? Repos, kinésithérapie. Les infiltrations sont à éviter car elles peuvent fragiliser le tendon et entraîner une rupture.

 Douleur de l’arrière pied : déformation de la voûte plantaire

« Les déformations du pied comme le pied creux, plat ou valgus, parfois liées à un tendon d’Achille trop court, peuvent entraîner une surcharge sur tout l’arrière pied et, donc un phénomène douloureux d’usure des articulations astragaleocalcanéennes, sous la cheville », explique le Dr Jean-Pierre Mortier.

Quels examens ? Scanner.

Quels traitements ? Semelles et kiné avec élongations.

Douleur en dessous des orteils : la métatarsalgie

Cette douleur du métatarse (partie charnue à la base des orteils, au dessous du pied) se révèle à l’appui.

« C’est une douleur mécanique dûe à une mauvaise répartition des appuis à la suite d’un hallux valgus ou hallux rigidus. En effet, à la marche, le gros orteil supporte 2/5 du poids du corps. En cas de douleur importante, la charge se transfère sur les autres orteils, déséquilibrant tous les appuis du pied. Des fractures de fatigues peuvent même survenir », constate le Dr Jean-Pierre Mortier.

Quels examens ? Radiologie.

Quels traitements ? Port de chaussures et semelle adaptées, orthèse et rééducation.

Douleur des pieds avec gonflement : la phlébite et l’arthérite

« Certaines douleurs peuvent être liées à des maladies veineuses ou artérielles. Si les deux pieds sont gonflées, il peut s’agir de stases lymphatiques, si seulement l’un des deux pieds est gonflé ainsi que cheville et la jambe, une phlébite peut en être la cause. Si des douleurs dans les pieds et les jambes obligent à s’arrêter à la marche, il peut s’agir d’une artérite » liste le Dr Jean-Pierre Mortier.

Quels examens ? Doppler.

Quels traitements ? Médicamenteux.

Douleurs de l’avant pied : le névrome de Morton

Ce gonflement des fibres nerveuses provoque « des douleurs brutales et invalidantes au niveau des 2e et 3e espaces entre les orteils pouvant irradier tout l’avant du pied, obligeant parfois à se déchausser » remarque le Dr Jean-Pierre Mortier.

Quels examens ? L’échographie ou l’IRM.

Quels traitements ?  Anti-inflammatoires, port de semelles, kinésithérapie et, dans les cas extrêmes infiltration. 

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Parkinson : les signes qui doivent alerter


La maladie de Parkinson évolue lentement, mais sûrement. Des symptômes apparaissent des années avant que soit diagnostiqué cette maladie. Cependant, ces mêmes symptômes peuvent ne pas être la maladie de Parkinson, d’ou l’importance d’en parler avec son médecin
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Parkinson : les signes qui doivent alerter

La maladie de Parkinson débute une dizaine d’années avant que les premiers troubles moteurs apparaissent et que le diagnostic soit posé. Pendant cette période, certains signes prémonitoires peuvent se manifester. Trouble du transit, du sommeil, douleurs… Voici ceux qui doivent vous alerter !

Une constipation sévère

constipation severe maladie de parkinson

« Avant l’éclosion des troubles moteurs* caractéristiques de la maladie de Parkinson, il y a des troubles non-moteurs qui peuvent suggérer la maladie comme par exemple une constipation sévère », explique le Pr Pierre Cesaro, chef du service Neurologie à l’hôpital Henri Mondor (Créteil).

Une étude américaine menée sur 7000 personnes suivies pendant 24 ans a d’ailleurs démontré que les sujets allant à la selle moins d’une fois par jour avait un risque 2,7 fois plus élevé de développer la maladie, comparé à ceux y allant une fois par jour. Et 4 fois plus élevé par rapport à ceux y allant deux fois par jour. La constipation serait liée à un ralentissement des mouvements intestinaux, allant de pair avec les lenteurs de l’organisme caractéristiques de la maladie de Parkinson.

Ce qui doit vous alerter : Une constipation sévère ne doit pas être négligée. Elle peut être liée à une maladie de Parkinson ou à d’autres affections.

Que faire ? La constipation se définit par un nombre de défécations inférieur ou égal à trois par semaine. Si vous êtes concerné(e) et que cela est gênant, parlez-en à votre médecin traitant.

Un sommeil agité

Un sommeil agité peut être un signe précoce d’une maladie de Parkinson. D’après les recherches du Dr Ronald Postuma (Montréal), 50% des personnes atteintes d’un trouble du sommeil paradoxal* les amenant à extérioriser leurs rêves, risquent de développer la maladie de Parkinson. Les troubles du sommeil peuvent se manifester suite à l’atteinte du système nerveux central (cerveau).

Ce qui doit vous alerter :

« La personne a des rêves agités, bouge, crie », explique le Pr Cesaro, neurologue. Elle peut donner des coups de poing, des coups de pieds. « Des épisodes d’endormissement dans la journée peuvent aussi faire partie des signes annonciateurs », poursuit le Pr Rascol, neurologue. 

Que faire ? Les symptômes décrits ci-dessus peuvent alerter d’un déficit en dopamine donc d’une maladie de Parkinson à venir. Mais pas seulement. Il peut s’agir d’une autre affection. Dans tous les cas, parlez-en à un médecin.

*Période du sommeil associée au rêve. Ce trouble augmente après 60 ans.

Des douleurs aux articulations

rhumatisme maladie de parkinson

Des douleurs rhumatismales peuvent faire partis des premiers signes de la maladie de Parkinson. On ne fait pas toujours le lien puisqu’elles se manifestent souvent avec l’âge donc on y voit plus un vieillissement naturel qu’une maladie neuro-dégénérative. Pourtant !

Ce qui doit vous alerter : Selon l’association France Parkinson, ces douleurs apparaissent souvent le long de la colonne vertébrale et aux articulations.

Que faire ? En parler avec son médecin traitant est comme toujours l’indication première. Les rhumatismes ne cachent pas forcément une maladie parkinsonienne.

Une baisse de l’odorat

odorat maladie de parkinson

« Une baisse de l’odorat peut révéler précocement une maladie de Parkinson », indique le Pr Pierre Cesaro, neurologue.

Cela pourrait être lié à un dérèglement au niveau du système nerveux central dans le cerveau. En 2008, des chercheurs japonais ont suivi 2267 hommes et se sont rendus compte que ceux ayant les plus bas score au test d’odorat avaient plus de risque de développer la maladie de Parkinson (1).

Ce qui doit vous alerter : Une diminution de la perception des odeurs peut faire suite à une maladie de Parkinson. Ce n’est pas le cas pour tous les Parkinsoniens et inversement toutes les personnes concernées par une perte de l’odorat ne vont pas développer cette maladie.

Que faire ? Si vous vous rendez compte que votre odorat défaille, parlez-en à votre médecin.

(1) Ross, G., Annals of Neurology, février 2008.

Une dépression

« Il y a 5 ans, j’ai fait une dépression, je ne savais pas pourquoi, je n’avais aucune raison d’en faire ».

 Aujourd’hui, cette personne a la maladie de Parkinson. Selon l’associationFrance Parkinson, un quart des Parkinsoniens souffrirait de dépression avant que le diagnostic de la maladie ne soit posée.

« C’est un symptôme non moteur qui fait parti d’une première phase précoce de la maladie », confirme le Pr Olivier Rascol, neurologue.

Pourquoi ? La dopamine, qui diminue en cas de Parkinson entre en jeu dans la régulation de l’humeur, du tonus psychique et du plaisir.

Ce qui doit vous alerter : Fatigue, anxiété, troubles du sommeil… Plusieurs symptômes peuvent évoquer une dépression.

Que faire ? Si vous pensez présenter des symptômes dépressifs, parlez-en à un médecin. Ce n’est pas forcément un signe précoce de Parkinson. Il peut s’agir d’autres affections. Dans tous les cas, il faut une prise en charge.

A noter : Même si aucun traitement ne peut, à ce jour, retarder l’évolution de la maladie de Parkinson, les spécialistes œuvrent dans ce sens. En étant suivi précocement, vous les aidez dans leurs recherches.

Des crampes et des raideurs

Un des trois symptômes moteurs caractéristiques de la maladie de Parkinson est une tension excessive des muscles (ou « hypertonie »).

Ce qui doit vous alerter :

« Il y a une augmentation du tonus musculaire. Quelques fois, cela peut se traduire par des crampes et des raideurs », explique le Pr Olivier Rascol, neurologue.

Le symptôme est aussi visible à la posture de la personne : crispée, voutée en avant et tête baissée.

Que faire ? En cas de doute, consultez votre médecin si vous présentez ce symptôme. Il ne s’agit pas forcément d’une maladie de Parkinson mais il faut en être sûr(e).

A noter :

« L’augmentation de la rigidité musculaire n’est pas le premier symptôme dont se plaignent les Parkinsoniens. Ce sont d’abord les tremblements et la lenteur des gestes », précise le Pr Rascol.

Des tremblements au repos

Le tremblement est un signe moteur caractéristique de la maladie de Parkinson (même si toutes les personnes atteintes n’en présentent pas). Pourquoi ? Parce qu’en cas de maladie de Parkinson, certains  neurones du cerveau, qui fabriquent la dopamine se « suicident ». Or, cette substance chimique entre dans la fonction des mouvements du corps. Quand on en a moins, des troubles de la motricité apparaissent. C’est le cas avec le tremblement.

Ce qui doit vous alerter :

 « Les tremblements se manifestent au repos et surtout au niveau des extrémités (main, poignet, doigt) », explique le Pr Pierre Césaro, neurologue. « Mais ils peuvent parfois se manifester au niveau des lèvres, comme chez Yasser Arafat. »

Autres caractéristiques : le tremblement disparaît généralement pendant le sommeil et réapparaît au réveil, il est assez régulier et plutôt ample. Au début de la maladie, le tremblement ne concerne souvent qu’un seul côté du corps.

Que faire ? Si vous présentez les symptômes décrits ci-dessus, parlez-en à votre médecin. Des tremblements peuvent cacher une maladie de Parkinson (même très précocément) ou d’autres affections. Dans tous les cas, ne le négligez pas.

A savoir :

« Un vieillissement réussi ne comporte pas de tremblements », rappelle le Pr Olivier Rascol, neurologue.

Une lenteur dans les gestes

Autre signe moteur majeur de la maladie parkinsonienne : les lenteurs*. Il s’agit comme pour les tremblements d’une dysfonction motrice liée à une perte cérébrale en dopamine. Le symptôme est plus ou moins handicapant selon les personnes et selon le stade de la maladie.  Avec le temps, il est associé à un risque élevé de chutes.

Ce qui doit vous alerter :

 « Il y a une lenteur dans les gestes, un retard à l’allumage, le temps de réaction est augmenté » explique le Pr Cesaro, neurologue.

« Les gens font des choses avec difficulté, ils ont notamment une marche lente avec des pas petits » ajoute le Pr Olivier Rascol, neurologue.

Ces lenteurs sont souvent associées à la fatigue et  des engourdissements.

Que faire ? Si vous présentez le symptôme décrit ci-dessus, parlez-en à votre médecin.

« Le diagnostic de la maladie parkinsonienne se base sur une lenteur du geste associée à des tremblements ou une rigidité musculaire », indique le Pr Cesaro.

Il se confirme devant l’efficacité des médicaments donnés (ex : Levodopa).

*Les lenteurs sont appelées aussi « akinésie » ou « bradykinésie« . L’akinésie désigne la difficulté à initier des mouvements. Elle peut parfois, chez le parkinsonien précoce, se traduire par le fait d’écrire de plus en plus petit. La bradykinésie caractérise la lenteur inégale des mouvements.

Parkinson : une évolution lente

La maladie de Parkinson évolue très lentement. Les premiers signes peuvent se manifester 10 à 15 ans avant que le diagnostic ne soit posé et les plus graves complications amenant à un handicap sévère se manifester 10 à 20 ans après le diagnostic.

Entre les deux, des traitements existent pour accompagner la personne malade.

« On sait corriger le manque de dopamine par des médicaments comme la Lévodopa® », cite par exemple le Pr Pierre Cesaro. 

Des molécules mimant l’action de la dopamine peuvent aussi être utilisées.

« Elles marchent un peu moins bien mais permettent un traitement plus continu et peuvent retarder l’arrivée de certains symptômes », poursuit notre interlocuteur.

Quand le handicap devient très lourd et que les médicaments ne suffisent plus, la chirurgie peut être employée. C’est la neurostimulation.

« Plus de 3000 patients sont implantés en France ce qui réduit de 50% la consommation de médicaments par jour », témoigne le Pr Cesaro.

A noter : L’évolution de la maladie et la réussite des traitements dépendent de chaque personne.

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10 symptômes à ne pas négliger


Quelques symptômes qui quelques fois peut-être anodines, mais s’ils sont constants ou reviennent souvent mieux vaut consulté un médecin. Cela dit, ces symptômes peuvent indiquer certaines maladies que seul un professionnel de la santé peut confirmer
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10 symptômes à ne pas négliger

PAR LUCIE TURGEON  | PHOTO: SHUTTERSTOCK

Publié dans moietcie.ca le 28 février 2012

Fatigue persistante, perte de poids anormale, essoufflement constant… Certains symptômes doivent être pris au sérieux, car ils peuvent cacher un problème de santé. En voici 10 qui méritent qu’on aille voir un médecin.

1. Fatigue constante

Une fatigue persistante peut, bien sûr, être liée au surmenage, mais elle peut aussi être le signe d’un problème de santé. La fatigue est l’un des symptômes les plus difficiles à interpréter en médecine, car elle peut indiquer une foule d’affections, notamment l’anémie, le diabète, l’hypothyroïdie, la dépression, la mononucléose, le cancer, etc. Si l’on traîne une fatigue persistante, il vaut mieux prendre un rendez-vous avec son médecin traitant pour investiguer davantage.

2. Perte de poids inexpliquée

Il est anormal de perdre 5 kg ou plus sans suivre un régime ou faire d’exercice. Ce symptôme peut trahir une variété de problèmes de santé, comme la dépression, le cancer, l’hyperthyroïdie, le diabète et les troubles de l’appareil digestif.

3. Essoufflement anormal

À moins d’avoir pris beaucoup de poids ou d’être en très mauvaise forme physique, il n’est pas normal d’être essoufflée pour rien. Cela peut indiquer un problème de santé, comme une maladie pulmonaire, de l’anémie, un trouble de la glande thyroïde ou une maladie cardiovasculaire. Si l’essoufflement survient brusquement et qu’il s’accompagne de douleurs à la poitrine, on se présente à l’urgence.

4. Maux de tête intenses et fréquents

Il n’est pas normal de souffrir de maux de tête intenses et fréquents. Cela peut être relié à un mal de cou, à la prise abusive d’analgésiques ou à la migraine. En revanche, si on a un mal de tête soudain, intense et inhabituel qui s’accompagne de troubles visuels, d’engourdissements, de faiblesses ou de vertiges, on se rend rapidement à l’urgence. Cela peut annoncer un accident cérébrovasculaire (ACV). La rapidité d’intervention est alors très importante pour limiter les dommages au cerveau et prévenir la mortalité. Il existe aussi un médicament qui, lorsque prescrit dans les trois heures suivant l’ACV, peut renverser les dommages causés et, par conséquent, réduire la gravité des séquelles.

5. Fièvre persistante

Si notre fièvre dure depuis 48 à 72 heures, cela peut signifier qu’on souffre d’une infection rénale (pyélonéphrite), d’un cancer comme le lymphome ou d’une maladie chronique comme la tuberculose ou le VIH/sida. Si la fièvre est élevée (39 °C et plus) et qu’elle s’accompagne d’un mal de tête lancinant et de raideurs au cou, il pourrait s’agir d’une méningite. 

6. Selles inhabituelles

Si les selles rétrécissent au point d’atteindre le diamètre d’un crayon, cela pourrait signifier qu’une tumeur obstrue l’intestin. Du sang dans les selles peut provenir d’hémorroïdes, d’une fissure anale ou de polypes intestinaux, mais il peut aussi signaler la présence d’un cancer. À noter: l’ingestion de certains aliments très pigmentés comme les betteraves donne des selles de couleur rougeâtre. Les selles noires ne sont pas normales: elles peuvent indiquer un cancer ou un ulcère gastroduodénal. La consommation de comprimés de fer peut aussi donner des selles noires.

7. Douleurs abdominales aigues ou persistantes

Les douleurs abdominales peuvent être liées à de nombreux problèmes de santé. Si la douleur est soudaine et très intense, elle peut annoncer une appendicite ou la rupture d’un kyste ovarien, surtout si elle est accompagnée de vomissements et de fièvre. Les douleurs abdominales persistantes peuvent être liées au syndrome du côlon irritable, à des pierres au foie ou à un cancer du côlon, si elles s’accompagnent de constipation récente. Chez la femme plus âgée, les vagues douleurs abdominales peuvent signaler un cancer de l’ovaire.

8. Éclairs lumineux

Si notre vue est troublée par ce qui ressemble à des éclairs lumineux, cela peut être le signe que l’humeur vitrée tire sur la rétine et qu’il va bientôt s’en séparer. Mieux vaut consulter un ophtalmologiste afin de vérifier qu’il n’y a pas de déchirure de la rétine. Cela est encore plus urgent si on observe la présence de corps flottants (points noirs, petites mouches, fils d’araignée, etc.) dans notre champ de vision. Une déchirure de la rétine, la membrane qui tapisse la surface interne et postérieure de l’œil et qui renferme les cellules visuelles, est un problème très grave. Le liquide de l’humeur vitrée s’infiltre dans la brèche et va se localiser sous la rétine, ce qui peut occasionner un décollement de celle-ci et mener à une perte de vision partielle ou totale.

9. Indigestion qui ne se résorbe pas

Si on a toujours l’impression d’avoir l’estomac plein, même lorsqu’on mange peu, ou qu’on souffre continuellement d’inconfort gastrique, notamment de brûlures d’estomac, de sensations de ballonnement après avoir mangé, de nausées et de vomissements, on a peut-être un désordre gastro-intestinal (gastrite, ulcère de l’estomac, etc.) ou un cancer de l’estomac, du pancréas ou des ovaires.

10 Articulations chaudes, rouges et enflées

Des articulations chaudes, rouges et enflées peuvent être un signe d’arthrite rhumatoïde ou de goutte. Dans ces cas, il faut agir rapidement, car des médicaments administrés dans les premiers stades de la maladie permettent de freiner la détérioration des articulations causée par l’inflammation. Le gonflement peut aussi signaler une infection ostéo-articulaire qui peut être causée par une bactérie comme le staphylocoque. Ce type d’infection se traite à l’aide d’antibiotiques, mais peut être mortel si l’on tarde à intervenir.

Merci au Dr Harold Dion, omnipraticien à la Clinique médicale L’Actuel, pour sa précieuse collaboration

http://www.moietcie.ca

ARTHROSE : IL N’Y A PAS QUE L’ÂGE EN CAUSE !


L’arthrose est une maladie des articulations souvent relier avec l’âge, mais peut aussi apparaitre plus jeune étant provoquer par l’obésité ou les gestes répétitifs
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ARTHROSE : IL N’Y A PAS QUE L’ÂGE EN CAUSE !

 

Arthrose : il n'y a pas que l'âge en cause !

    L’arthrose est une maladie fréquente qui entraîne une usure anormale des articulations.

    Elle est beaucoup plus fréquente après la cinquantaine… mais il ne faut pas en déduire qu’elle est uniquement liée à l’âge.

    Le poids et les mouvements répétitifs sont aussi des facteurs de risque.

    L’arthrose est liée à l’âge… mais pas seulement

    L’arthrose, une usure excessive du cartilage dans une articulation.

    Normalement, les cellules cartilagineuses sont capables de reproduire le cartilage pour répondre à l’usure. Quand l’arthrose s’installe, c’est que la destruction du cartilage devient trop importante pour que ce mécanisme permette de redresser la situation.

    En conséquence, le cartilage disparait, et dans l’articulation les os frottent l’un contre l’autre et s’abîment, avec plusieurs conséquences :

  • Parfois, la réparation ne se fait pas de manière harmonieuse.

    Des excroissances apparaissent alors sur l’os.

  • Il peut aussi arriver que très petits fragments d’os se détachent et se retrouvent à l’intérieur de l’articulation.

    Ils peuvent alors entraîner un blocage de l’articulation ou une inflammation.

Le surpoids, un autre facteur de l’arthrose

Puisque l’arthrose est une usure de l’articulation, il est évident qu’elle est liée à l’âge : chacun de nos mouvements abîme un peu nos articulations. Cependant il n’y a pas que l’âge. Le surpoids joue aussi un rôle important, en tout cas sur les articulations des membres inférieurs (hanches, genoux, chevilles). En effet, nos jambes et nos pieds doivent supporter tout notre poids plusieurs dizaines de fois par jour; et plus encore si nous courons ou portons des charges.

C’est pour cela que l’arthrose est devenue une complication reconnue de l’obésité.

A tel point que souvent, le premier conseil que donne un rhumatologue est de perdre du poids

Les mouvements répétitifs sont aussi à éviter contre l’arthrose

Les mouvements répétitifs, une cause d’arthrose

Ils font travailler la même articulation de façon répétée et parfois excessive. L’arthrose fait donc partie des risques de tous les métiers qui font faire le même geste encore et encore, des ouvriers aux caissières.

Les sportifs de haut niveau concernée par l’arthrose

Paradoxalement, les sportifs de haut niveau, puisqu’eux aussi doivent répéter les mêmes gestes pendant des heures pour arriver à améliorer leurs performances. Pourtant, l’exercice physique modéré et régulier est l’une des meilleures solutions contre l’arthrose…

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ARTHROSE : IL N’Y A PAS QUE L’ÂGE EN CAUSE !


Avec l’âge certain maux apparaissent, comme l’arthrose. Cependant, cette maladie a aussi d’autres causes. Il est important pour minimiser les conséquences de se tenir en forme
Nuage

 

Arthrose : Il n’y a pas pas que l’âge en cause!

 

L’arthrose est une maladie fréquente qui entraîne une usure anormale des articulations.

Elle est beaucoup plus fréquente après la cinquantaine… mais il ne faut pas en déduire qu’elle est uniquement liée à l’âge.

Le poids et les mouvements répétitifs sont aussi des facteurs de risque.

L’arthrose est liée à l’âge… mais pas seulement

L’arthrose, une usure excessive du cartilage dans une articulation.

Normalement, les cellules cartilagineuses sont capables de reproduire le cartilage pour répondre à l’usure. Quand l’arthrose s’installe, c’est que la destruction du cartilage devient trop importante pour que ce mécanisme permette de redresser la situation.

En conséquence, le cartilage disparaît, et dans l’articulation les os frottent l’un contre l’autre et s’abîment, avec plusieurs conséquences :

Parfois, la réparation ne se fait pas de manière harmonieuse.

Des excroissances apparaissent alors sur l’os.

Il peut aussi arriver que très petits fragments d’os se détachent et se retrouvent à l’intérieur de l’articulation.

Ils peuvent alors entraîner un blocage de l’articulation ou une inflammation.

Le surpoids, un autre facteur de l’arthrose

Puisque l’arthrose est une usure de l’articulation, il est évident qu’elle est liée à l’âge : chacun de nos mouvements abîme un peu nos articulations. Cependant il n’y a pas que l’âge. Le surpoids joue aussi un rôle important, en tout cas sur les articulations des membres inférieurs (hanches, genoux, chevilles). En effet, nos jambes et nos pieds doivent supporter tout notre poids plusieurs dizaines de fois par jour; et plus encore si nous courons ou portons des charges.

C’est pour cela que l’arthrose est devenue une complication reconnue de l’obésité.

A tel point que souvent, le premier conseil que donne un rhumatologue est de perdre du poids…

Les mouvements répétitifs sont aussi à éviter contre l’arthrose

Les mouvements répétitifs, une cause d’arthrose

Ils font travailler la même articulation de façon répétée et parfois excessive. L’arthrose fait donc partie des risques de tous les métiers qui font faire le même geste encore et encore, des ouvriers aux caissières.

Les sportifs de haut niveau concernée par l’arthrose

Paradoxalement, les sportifs de haut niveau, puisqu’eux aussi doivent répéter les mêmes gestes pendant des heures pour arriver à améliorer leurs performances. Pourtant, l’exercice physique modéré et régulier est l’une des meilleures solutions contre l’arthrose

Marion Garteiser, journaliste santé

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VOUS AVEZ DE L’ARTHROSE AUX DOIGTS?


Nos mains qui sont d’une grande utilité pour tout ce que l’on fait .. un moment donné rouspète par la douleur des doigts, plus précisément aux articulations ,..
Nuage

 

VOUS AVEZ DE L’ARTHROSE AUX DOIGTS?

 

Vos doigts sont raides, douloureux, gonflés?

Il se pourrait bien qu’ils soient atteints d’arthrose…

Le Dr Griet De Brabanter, de l’AZ Sint-Lucas à Bruges, nous en explique les symptômes et le traitement.

L’arthrose: une affection très fréquente

En effet, près d’un adulte sur trois souffre d’arthrose.

L’arthrose peut en principe se développer dans n’importe quelle articulation mais elle touche principalement le dos, les hanches, les genoux et aussi les doigts.

L’arthrose, une usure du cartilage

Les articulations sont des charnières entre deux os. Ces derniers sont recouverts d’une mince couche de cartilage qui les empêche de se frotter les uns contre les autres. Le cartilage permet aussi aux articulations de pivoter, s’étirer et se plier en souplesse.

Dans le cas de l’arthrose, cette fine pellicule de cartilage s’use progressivement et devient aussi plus rugueuse.

Dans le cas de l’arthrose des doigts par exemple, bouger les doigts devient dès lors de plus en plus douloureux.

Quels sont les symptômes de l’arthrose des doigts?

L’arthrose évolue lentement sur plusieurs années.

Elle se déclare rarement par une brusque aggravation des plaintes.

Après un certain temps, les symptômes suivants, typiques de l’arthrose des doigts, peuvent se manifester:

  • une raideur des doigts, surtout après une période de repos, par exemple le matin au lever. La raideur s’améliore dès la mise en activité;
  • des doigts douloureux: quand les mains sont sollicitées longtemps ou pour de lourds travaux;
  • moins de force pour saisir ou pincer;
  • des déformations osseuses: des excroissances osseuses peuvent apparaître aux extrémités des petites articulations des doigts;
  • des inflammations caractérisées par un gonflement et des rougeurs au niveau des articulations. 

En cas de doute, des examens seront effectués par votre médecin pour confirmer le diagnostic d’arthrose

Quelles sont les personnes les plus touchées par l’arthrose des doigts?

On ne connaît pas encore la cause de l’usure du cartilage.

Si elle n’est pas vraiment héréditaire, l’arthrose des doigts semble toutefois bien avoir une histoire familiale.

Elle touche aussi plus fréquemment les femmes, les plus de 50 ans et les personnes dont la profession malmène les articulations.

Que faire en cas d’arthrose des doigts?

Votre médecin vous recommandera en premier lieu de maintenir vos doigts suffisamment en mouvement, sans toutefois leur imposer d’efforts trop intenses.

Vous pouvez par exemple prévoir chaque jour une demi-heure d’exercice afin de renforcer les muscles de vos mains: fléchissez et étirez en alternance les poignets ou serrez les poings puis tendez et étirez les doigts.

Si vos mains sont très douloureuses, ménagez-leur des périodes de repos. Mais, dans ce cas, imprimez-leur quand même de légers mouvements.

La kinésithérapie peut s’avérer utile quand les doigts ont perdu de leur mobilité ou de leur force.

Quoi qu’il en soit, apprenez à ménager vos mains.

Un médicament contre l’arthrose?

Aucun médicament ne permet jusqu’ici de guérir l’arthrose ou de réparer le cartilage. Mais bien de diminuer la douleur.

Si la douleur vous empêche de dormir ou de bouger, prenez du paracétamol. La dose recommandée est de 1.000 mg trois fois par jour, avec un maximum de quatre prises par jour.

Si le paracétamol ne vous soulage pas, vous pouvez éventuellement prendre des anti-inflammatoires comme l’ibuprofène ou le naproxène (AINS, anti-inflammatoires non stéroïdiens).

Attention, en raison du risque d’effets secondaires, ils ne peuvent être pris que sur prescription médicale.

Votre médecin vous prescrira éventuellement aussi une crème contenant un AINS.

Pieter Segaert, journaliste santé

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La goutte, une maladie plus complexe qu’il n’y paraît


La goutte une maladie qui semble avancer dans divers pays, est-ce du a la restauration rapide ? l’obésité ? Il est clair que certains sont plus prédisposés que d’autres … mais comme maladie douloureuse, ayant probablement certaines conséquences sur d’autres problèmes de santé, les scientifiques cherchent de meilleur traitement
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La goutte, une maladie plus complexe qu’il n’y paraît

 

Martine Lochouarn

INFOGRAPHIE – Elle se manifeste par des crises articulaires très douloureuses.

Si l’épidémie mondiale d’obésité suscite à juste titre des inquiétudes, une autre maladie augmente en parallèle: la goutte 

«En Europe, elle touche 1 à 1,5 % de la population. Aux États-Unis, son incidence est passée entre 1990 et 2007 de 2,1 % à 3,9 % de la population, soit plus de 8 millions de sujets atteints, explique le Pr Thomas Bardin, rhumatologue (hôpital Lariboisière, Paris). La goutte progresse partout, frappant des pays jusque-là indemnes, comme la Chine, le Japon ou la Nouvelle-Zélande.»

Une progression favorisée par l’alimentation de type «fast-food», plus calorique, plus grasse, propice à l’expression de prédispositions génétiques mieux identifiées. Selon une étude récente, les Américains obèses ont 2 à 3 fois plus souvent la goutte que ceux de poids normal…

La goutte se manifeste par des crises articulaires très douloureuses, touchant surtout la base du gros orteil, parfois la cheville, le genou ou la main. Elle est provoquée par des cristaux d’urate de sodium issus de la dégradation en acide urique des purines, biomolécules majeures du métabolisme*. L’acide urique est pour l’essentiel éliminé par les reins dans les urines.

«Dans le sang, il est sous forme d’urate de sodium, peu soluble, qui tend à précipiter en formant des microcristaux s’il dépasse 60 mg/l, indique le rhumatologue. Sa solubilité baissant avec le froid, ces microcristaux se déposent plutôt aux extrémités.»

Ils se forment à la surface des cartilages et de la membrane synoviale des articulations, parfois dans les tendons ou sous la peau… Leur croissance est extrêmement lente.

Le plus souvent, l’hyperuricémie résulte d’une discrète prédisposition génétique à mal éliminer l’acide urique et d’une alimentation qui la favorise. L’hyperuricémie et les dépôts sont asymptomatiques, mais 10 à 15 % des hyperuricémiques font une crise de goutte qui, elle, est douloureuse. Plus l’hyperuricémie est ancienne et élevée, plus le sujet est âgé, et plus le risque de crise s’accroît.

Sauf exception, la goutte se déclare tardivement. Elle touche 4 à 5 fois plus souvent les hommes, surtout après 50 ans. La goutte peut aussi être secondaire à une insuffisance rénale. Chez les femmes très âgées, elle découle souvent de la prise prolongée de diurétiques contre l’hypertension. Elle atteint alors plutôt les mains. Dans cette dernière forme et dans les gouttes sévères apparaissent des tophus, des nodules parfois volumineux, remplis de cristaux d’urate, indolores mais qui peuvent léser les articulations et les os.

«Pour qu’une crise de goutte survienne, il faut qu’un événement fragilise un dépôt, libérant des cristaux dans l’articulation où ils interagissent avec des cellules immunitaires, monocytes-macrophages et polynucléaires. Une réaction inflammatoire se déclenche alors», explique le Pr Frédéric Lioté, rhumatologue (hôpital Lariboisière et Inserm U606, Paris).

L’événement déclencheur peut être un coup, une infection, une fièvre… Parfois juste un repas copieux. L’articulation devient alors rouge, chaude, douloureuse.

«L’accès est si brutal que la plupart des malades peuvent dire précisément à quel moment il s’est déclenché.»

La crise est souvent assez typique pour suggérer le diagnostic au médecin.

«Mais seule la biopsie de l’articulation qui place en évidence les cristaux permet de l’affirmer.»

Les crises de goutte peuvent également toucher la main.Application de glace

 


Les crises de goutte peuvent également toucher la main. Crédits photo : BSIP/SGO / BSIP

Certains malades ne feront qu’un accès ou deux ; pour d’autres, la maladie deviendra chronique, l’intervalle entre les crises diminuant au fil du temps.

«Il faut distinguer le traitement de la crise, qui vise à réduire la douleur, mais ne prévient pas les accès ultérieurs, du traitement de fond de la goutte, destiné à faire disparaître les dépôts en ramenant l’uricémie à la normale, souligne le Pr Pascal Richette (hôpital Lariboisière, Paris). Médicament de référence de la crise d’arthrite goutteuse, la colchicine est d’un usage délicat. Les anti-inflammatoires et les corticoïdes peuvent aussi être utilisés, sauf contre-indications.» Le repos articulaire, l’application de glace soulagent également.

En cas de goutte sévère (atteinte rénale, osseuse, tophus) ou d’accès répétés, un traitement de fond au long cours s’impose pour normaliser l’uricémie.

«Il repose surtout sur l’allopurinol, à utiliser avec précaution, et depuis peu sur un nouveau médicament, le fébuxostat.»

Le traitement repose aussi beaucoup sur la restriction d’aliments favorisant l’hyperuricémie (protéines animales, bière, sodas sucrés…).

Outre ces nouveaux soins, la recherche a aussi apporté une meilleure compréhension de la goutte, maladie inflammatoire intriquée avec le syndrome métabolique, avec le diabète, et qu’on soupçonne depuis peu d’être par elle-même un facteur de risque cardio-vasculaire. Son traitement évoluera donc certainement beaucoup dans les prochaines années vers une prise en charge plus globale des malades.

* Les purines sont un constituant majeur de l’ADN, et aussi de l’ATP, la molécule majeure des échanges d’énergie dans la cellule.

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Douleurs au dos et aux pieds. Attention aux gougounes!


Si vous êtes comme moi, l’été a la saison chaude, j’aime bien avoir les pieds a l’air .. et comme je marche beaucoup, les gougounes ou sandales semblable ne sont vraiment pas adapter pour faire de longues promenades. Voici quelques conseils qui peut-être pour les adeptes des tongs, vont comprendre d’ou viennent certains malaises aux pieds et aussi le reste du corps
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Douleurs au dos et aux pieds. Attention aux gougounes!

 

 

attention gougounes

© iStockphoto

Les gougounes semblent inoffensives, mais elles ont un effet nocif sur les articulations, les muscles et les tendons.

Par Dre Geneviève Fournier , chiropraticienne, B.Sc, M.Sc, D.C. , Lavaltrie, Canada

Les gougounes, ou tongs, qu’on s’empresse de sortir dès que le soleil pointe son nez, peuvent être aussi dommageables pour les pieds et le dos que les souliers à talons hauts.

Quelles chaussures sont aussi dommageables pour les pieds et le dos que celles à talons hauts? Les gougounes, ou tongs! À première vue, elles semblent inoffensives, mais elles ont un effet nocif sur la santé musculosquelettique, c’est-à-dire les articulations, les muscles, les tendons et les ligaments. Il ne faudrait donc pas porter ce type de sandales toutes les journées ensoleillées, au risque de voir notre dos et nos pieds en souffrir.

Problème de pieds… c’est le talon qui souffre!

Les gougounes et les talons hauts entraînent le même type de problème, mais celui-ci touche des parties différentes du pied. La hauteur du talon fait en sorte que les orteils supportent le poids du corps. À l’inverse, la semelle trop plate et trop basse de la gougoune occasionne des souffrances au talon.

Lorsqu’on marche, le pied se dépose au sol par l’entremise du talon, qui encaisse la plus grande part des chocs. Il est donc important de le protéger au moyen d’une bonne semelle, certes assez plate, mais aussi suffisamment coussinée. Ce qu’on retrouve rarement sur les gougounes! De plus, celles-ci n’offrent aucun soutien au pied et à la cheville. Quand on les porte, les ligaments (petites cordes qui relient les os ensemble) de la cambrure du pied subissent une tension constante, ce qui peut provoquer des tendinites (inflammation du tendon), de même que des douleurs au bas du dos, aux hanches, aux genoux et aux chevilles.

Les personnes qui marchent trop souvent avec des tongs risquent de se retrouver avec des douleurs chroniques au talon et même des problèmes plus graves, comme la fasciite plantaire ou l’épine de Lenoir

La fasciite plantaire est une inflammation du fascia de la plante du pied (couche de tissu en soutenant la cambrure) qui peut occasionner des d’importantes douleurs à la cambrure ou au talon. Quant à l’épine de Lenoir, indolore en soi, elle survient souvent en présence d’une fasciite plantaire chronique. Il s’agit d’une excroissance osseuse qui apparaît à l’intérieur du pied au niveau du talon. Malgré les multiples possibilités thérapeutiques pour traiter la fasciite plantaire, les personnes qui en ont souffert risquent de connaître des récidives. Surtout si elles ne changent pas leurs habitudes de vie nuisibles pour la santé des pieds comme le port de chaussures inadéquates.

 

L’orteil en marteau, un problème… d’orteil!

Étant donné que les gougounes offrent un support inadéquat aux pieds, ceux-ci et les jambes doivent compenser. Les orteils se contractent, ce qui force les muscles du devant de la jambe à travailler alors qu’ils devraient être au repos. Ce mouvement trop souvent répété peut causer la formation d’orteils en marteau. Il s’agit d’une déformation du deuxième, troisième ou quatrième orteil qui se recourbe au niveau de l’articulation vers l’intérieur du pied, ce qui lui donne l’apparence de l’outil duquel il tient son nom.

Risque de blessures en tout genre

L’absence de support au pied et à la cheville peut également avoir une incidence plus élevée quant au risque d’entorses, de foulures et de fractures. C’est pourquoi il est déconseillé de faire du sport en gougounes.

Problèmes de dos

Le port de tongs entraîne de mauvaises postures et peut être à l’origine de divers problèmes de dos. Lorsqu’on marche avec ce type de chaussures, toute la démarche est modifiée, puisque les orteils sont la plupart du temps recroquevillés pour empêcher les pieds de sortir. De plus, on a tendance à faire de plus petits pas, ce qui a pour effet de changer l’angle de la cheville lors de l’attaque du talon au sol. Les risques de se retrouver avec des problèmes aux hanches ou au dos sont alors considérablement accrus.

Que faire pour réduire les risques?

Malgré ces mises en garde, les gougounes restent une chaussure de choix pour les chaudes journées d’été. Heureusement, on n’est pas obligé de s’en passer complètement. Il est toutefois important d’alterner le port de tongs avec celui d’autres chaussures mieux adaptées à notre corps. On fait cependant attention aux ballerines, qui possèdent plusieurs lacunes similaires à celles des gougounes, comme le manque de support et une semelle trop mince. Il est préférable d’opter pour un soulier de sport ou de marche.

Impensable pour vous de laisser les gougounes dans la garde-robe? Voici quelques conseils pour vous aider à trouver les sandales qui seront les moins dommageables possible pour vos pieds!

Une semelle légère qui procure du support

L’avant de la sandale doit être relevé et plus souple que le reste de la chaussure. De plus, la semelle devrait être légère et offrir un bon soutien, ce qui permet d’absorber les chocs occasionnés par la pose du pied au sol.

Une semelle pas trop flexible

Si l’avant de la semelle est relevé, les deux tiers arrière doivent être rigides. Le pied bénéficie d’un meilleur support lorsque la surface sur laquelle il repose n’est pas trop flexible, car la torsion est alors contrôlée.

Un intérieur coussiné

Une doublure spongieuse permet d’éviter que les pieds soient stressés, puisqu’une infime fraction des chocs est transmise au talon.

Un effet antipronation

Des sandales antipronation (dotées de renforts pour limiter la pronation excessive, le mouvement qui permet d’atténuer le choc du contact entre le pied et le sol) corrigeront l’effondrement du pied. Une bosse au centre de la semelle intérieure permet d’en supporter la cambrure.

Un petit talon

De quelle hauteur doit-il être? Celle qu’on recommande est de deux à quatre centimètres. Et on choisit un modèle pourvu d’un support autour du talon afin de réduire le risque de foulure.

Des sandales bien attachées

On essaie de trouver des chaussures qui ont des attaches robustes. On opte pour des modèles à bande velcro ou, dans le cas des sandales de sport, pour un système de fermeture à lacets qui contribue à bien maintenir le pied.

http://www.servicevie.com