L’arthrite et le suicide, un lien inattendu


Un lien qui n’avait pas été envisagé entre les tentatives de suicide et l’arthrite. Et cela peut augmenter selon ce qu’à vécu la personne ou dans le milieu qu’elle vit
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L’arthrite et le suicide, un lien inattendu

 

L'arthrite et le suicide, un lien inattendu

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Selon une nouvelle étude menée par l’Université de Toronto (au Canada), les personnes qui souffrent d’arthrite auraient 46 % de risques supplémentaires de faire une tentative de suicide au cours de leur vie.

Pour en arriver à cette conclusion, les chercheurs canadiens ont travaillé pendant 4 ans (à partir de 2012) avec un panel de plus de 20 000 volontaires : 4885 adultes souffrant d’arthrite et 16 859 adultes en bonne santé.

Conclusion ?

« Il existe un véritable lien entre l’arthrite et la tentative de suicide », explique Natasha Ramzan, co-auteur de ces travaux, publiés dans la revue spécialisée Rheumatology International . « Même en tenant compte de certains facteurs, comme l’âge, la situation sociale, la douleur ou les troubles psychologiques… on observe une augmentation de 46 % environ par rapport aux sujets sains. »

Un facteur de risque aussi sérieux que la dépression

« Par ailleurs, chez les adultes qui souffrent aujourd’hui d’arthrite mais qui ont connu des maltraitances et/ou des abus sexuels au cours de leur enfance, ce chiffre est encore multiplié par 3. Et lorsque le patient est jeune ou issu d’un milieu social précaire, cela joue également. »

Les scientifiques estiment même que l’arthrite serait un facteur de risque aussi sérieux que la dépression…

L’arthrite (ou « rhumatisme inflammatoire chronique ») recouvre de nombreux problèmes articulaires : tendinite, bursite, polyarthrite rhumatoïde ... Elle survient lorsqu’il y a une inflammation de la membrane synoviale, le tissu qui tapisse l’intérieur d’une articulation. En France, les experts estiment que 650 000 personnes souffriront d’arthrite au cours de leur vie. Des patients qui mériteraient peut-être un suivi psychologique…

*Source : Observatoire national du suicide, rapport annuel de 2014.

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4 choses que vos pieds peuvent dire sur votre santé


Notre corps nous donne des signes quand quelque chose ne va pas. Au niveau des pieds, certains maux peuvent apparaitre, et donc, il serait bon d’en parler à son médecin à la prochaine consultation
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4 choses que vos pieds peuvent dire sur votre santé

 

FEET

Own  |  Par Dr. Mehmet Oz

Les pieds froids

Il peut s’agir : d’hypothyroïdisme

Toujours à la recherche d’une paire de bas? Vous souffrez peut-être d’hypothyroïdisme, un trouble causé par la glande thyroïde. C’est qu’elle ne produit pas assez de certaines hormones qui aident à régulariser le métabolisme. Un mauvais métabolisme peut alors causer un problème quand vient le temps de générer de la chaleur, résultant ainsi de grands froids dans les mains et les pieds.

Les ongles jaunes

Il peut s’agir : du syndrome des ongles jaunes

Les ongles d’orteils jaunes sont souvent causés par un champignon qui se traite à l’aide d’un produit. Dans certains cas, il se peut que ce syndrome soit associé à un problème respiratoire ou du lymphœdème, une condition qui cause de la rétention dans les bras et les jambes.

Un gros orteil plus large

Il peut s’agir : d’oignons sur les orteils

Considérés comme une des formes d’arthrite les plus douloureuses, les oignons apparaissent lorsque le niveau d’acide urique s’accumule au point de créer des cristaux tranchants dans les articulations. Pour des raisons encore inconnues, l’acide urique se dépose généralement dans les jointures des gros orteils.

Des crampes aux pieds

Il peut s’agir : d’un manque de nutriment

La cause principale des crampes aux pieds est le manque d’hydratation (assurez-vous de boire toute l’eau nécessaire au quotidien), une carence en électrolytes peut aussi forcer vos muscles à se contracter radicalement dans vos pieds. Ceci est signe qu’il vous faut plus de minéraux essentiels, comme du potassium, du magnésium ou encore du calcium.

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Le Saviez-Vous ► Il était une fois la maladie: un mal commun aux hommes et aux dinosaures


Une maladie connu  chez les dinosaures, les momies égyptiennes, Hippocrate, Galien et d’autres ont écrit sur le sujet. Des médicaments ont été élaborés jusqu’à la fameuse aspirine pour essayer de soigner ceux qui en souffrent et encore aujourd’hui, la recherche continu pour soulager avec efficacité l’arthrite
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Il était une fois la maladie: un mal commun aux hommes et aux dinosaures

 

 

Jacques Beaulieu

Chroniqueur et communicateur scientifique

Une maladie commune aux dinosaures et aux humains : L’arthrite

Il s’appelait Ötzi. Aujourd’hui, il serait âgé de plus de 3 300 ans. Lorsque son corps a été découvert le 19 septembre 1991 dans les Alpes de l’Ötztal (région entre l’Autriche et l’Italie), il était dans un état de conservation excellent. Si bien qu’on put établir que notre ancêtre mesurait 1,65 m et pesait 50 kg. Il est mort après quelques jours de marche et après avoir été atteint d’une flèche à l’épaule gauche. Les analyses radiologiques ont démontré que notre aïeul souffrait d’arthrose à la colonne lombaire ainsi qu’aux genoux et à la cheville. Iceman, c’est son autre pseudonyme, apporte donc la preuve que les maladies arthritiques remontent très loin dans l’histoire humaine.

Et bien avant

En réalité, la preuve a établi que l’arthrite était aussi présente bien avant, et ce même chez les dinosaures particulièrement au niveau de la cheville primaire. Puis, environ 1500 ans av. J.-C., le papyrus d’Ebers en Égypte fait une description assez exhaustive de ce qu’on appelle aujourd’hui l’arthrite rhumatoïde. D’ailleurs, plusieurs momies égyptiennes corroborent ce fait. On retrouve dans le Charaka Samhita, ce vaste traité de médecine (8 livres, 120 chapitres) écrit en Inde quelques centaines d’années av. J.-C. une description de la douleur, du gonflement, de la perte de mobilité et du fonctionnement causés par l’arthrite. Hippocrate décrivit aussi l’arthrite sans en déduire les diverses formes et Galien, près de 200 ans apr. J.-C., est le premier à introduire le terme de rhumatisme du grec «rheuma» qui signifie : qui s’écoule. Les anciens analysaient la physiologie humaine comme provenant de diverses humeurs. Lorsque certaines de celles-ci, sises près des articulations s’écoulaient, il y avait alors enflure, douleur, déformation et rhumatisme.

Paracelse (1493-1541), cet alchimiste et médecin suisse, avance que les substances qui ne peuvent pas être éliminées par les urines se concentrent dans les articulations et engendrent l’arthrite.

Du XVIe au XXIe siècle

Les réels succès dans la compréhension et les traitements de la maladie débutent avec un singulier docteur anglais. Thomas Sydenham (1624-1689) était un médecin anglais qui connut une carrière bien étonnante. Il publia un an avant sa mort un livre qui s’imposa et qui portait pour titre Traitement de l’arthrite et de l’hydropisie.

Au XVIIIe siècle, au Devon, un comté du sud-ouest de l’Angleterre aujourd’hui nommé le Devonshire, on trouvait une maladie typique qu’on appelait alors la colique de Devon. On doit à un médecin anglais la première description scientifique de la maladie. Le Dr William Musgrave (1655-1721) publia en 1715 un ouvrage intitulé De arthritide symptomatica qui sera longtemps une référence mondiale sur les maladies arthritiques. Il y consacre un chapitre sur les coliques de Devon. À l’époque, il attribuait, comme ses concitoyens, la cause de cette maladie à la consommation de cidre de pomme, les gens du Devon étant friands de cette boisson. L’acidité naturelle de cette boisson était alors mise en cause. Ce n’est qu’une quarantaine d’années plus tard qu’un autre médecin britannique, G. Baker, trouva l’origine réelle de cette maladie. Elle était due aux procédés de fabrication du cidre dans lequel le plomb occupait beaucoup de place. On utilisait, entre autres, pour nettoyer les barils de petites billes de ce métal. Il s’agissait donc d’une intoxication au plomb et non d’un effet du cidre de pomme.

En 1858, Sir Alfred Baring Garrod propose le terme d’arthrite rhumatoïde pour différencier cette forme d’arthrite des autres. Il constate que les patients souffrant de la goutte affichent aussi une forte concentration d’acide urique dans le sang. Il fut le premier à proposer le lithium pour traiter la goutte, car le carbonate de lithium pouvait dissoudre les calculs d’acide urique. Puis, devant les résultats obtenus, il proposa aussi ce remède pour améliorer le sort de ceux qui souffraient de maniaco-dépression, maladie étant alors perçue comme une forme de la goutte, mais qui aurait affecté le cerveau plutôt que les articulations.

Évolution des traitements

Les plantes médicinales contenant de l’acide salicylique étaient déjà utilisées du temps d’Hippocrate et de Galien. Nous oublierons volontairement les saignées, les sangsues et les purgations empiriquement en usage au Moyen-âge si ce n’est que pour souligner que ceux qui n’en survivaient pas devaient être plus nombreux que ceux pour qui la cure apportait une certaine efficacité. Avec moins de risques et peut-être plus d’efficacité, on pouvait toujours se tourner vers la prière et les invocations commecelle-ci:

Fuis d’ici, je te le dis,
Et te le redis, et reconstruis, tu le dois,
Tous tes dégâts!
Arthrose, horrible chose,
Tu as réparé, tu es pardonnée,
Saint Thibault et Saint Caprais l’ont ordonné ,
Par ma bouche, Dieu l’ordonne

Vers l’époque de la renaissance, l’usage des sels de métaux commença à se répandre. Plusieurs furent tentés sans succès comme les sels d’arsenic, de cuivre et de bismuth. Le sel d’or montra une efficacité certaine et fait toujours partie des médicaments antirhumatismaux modificateurs de la maladie (DMARDs sigle anglais).

En 1895, Payne introduit la quinine dans le traitement des maladies rhumatismales et du lupus érythémateux. Plusieurs autres médicaments viendront s’ajouter au vingtième siècle tels la cortisone, la chloriquine, l’hydroxychloroquine et le méthotrexate pour en citer quelques-uns.

En 1897, un jeune chimiste allemand, Felix Hoffman voulait soulager les souffrances de son père atteint d’un rhumatisme chronique sévère. Le 10 octobre 1897, il réussit à obtenir de l’AAS assez pur à partir d’une plante : la spirée ulnaire. Il vint certes en aide à son père et de plus, le 6 mars 1899 Bayer obtient le brevet pour un nouveau médicament : l’ASPIRIN. Le nom vient de «a» pour acétyle, «spir» pour l’acide spirique (Hoffman avait extrait l’AAS à partir d’une plante: la reine-des-prés ou en latin Spiraea ulmaria), et «in» parce que plusieurs suffixes d’appellation de médicaments se terminaient en in ou ine, exemple: quinine, morphine, etc. Dès sa lancée, l’ASPIRIN alors sous la forme d’une poudre blanchâtre s’affiche comme numéro 1 de la vente de médicament au monde. Elle a même connu des percées dans la prévention des maladies cardiovasculaires et des maladies cardiaques et, de nos jours, elle présente des avenues intéressantes dans le traitement et la prévention de certains cancers.

Dans le traitement de l’arthrite, les médicaments ont apporté d’importantes améliorations à la qualité de vie de millions de personnes. Un avenir semble se dessiner pour les anticorps anti-TNF et d’autres thérapies géniques. D’autres avenues sont aussi à l’étude. Ainsi l’étanercept et l’infliximab ont fait leur apparition vers la fin des années 1990. Ils peuvent être utilisés dans les traitements des polyarthrites rhumatoïdes. Mais le fait qu’ils soient injectables réduit leur utilisation de beaucoup. Le 7 juillet 2015, la Société de l’arthrite annonçait l’attribution d’une subvention de recherche de trois ans à Jason McDougall, de l’Université Dalhousie, pour la réalisation d’une étude sur le cannabis médicinal et ses effets sur la douleur de l’arthrite et la prise en charge de la maladie. Il s’agit peut-être là d’un autre outil pour venir en aide à celles et ceux qui sont aux prises avec cette maladie.

En somme, même si l’arthrite semble exister depuis la nuit des temps, il reste évident que le besoin en recherche soit de plus en plus criant pour trouver des solutions. Actuellement, bien des recherches s’orientent du côté des produits biologiques et engendrent beaucoup d’espoir.

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Pieds : 8 douleurs qui doivent vous inquiéter


Les pieds supportent notre poids et nous permettent d’aller ou bon nous semble. Quand une partie du pied a mal, c’est tout le corps qui souffre
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Pieds : 8 douleurs qui doivent vous inquiéter

 

Avec 26 os, 16 articulations, 20 muscles et 107 ligaments, les pieds peuvent être le siège de diverses douleurs. En voici huit qui doivent tout particulièrement attirer votre attention, et leurs causes.

Douleurs avec déformation des orteils : un oignon ?

Les orteils (plutôt les 2e et 3e) peuvent se recroqueviller « en griffe » ou « en marteau » occasionnant des douleurs.

Mais, comme le rappelle le Dr Jean-Pierre Mortier, orthopédiste « la déformation la plus fréquente est l’Hallux Valgus ou « oignon » (80% des motifs de consultation). Le gros orteil se dévie vers les autres orteils ce qui forme une bosse sur le bord interne de l’avant-pied. La personne ressent des douleurs à la marche et a du mal à enfiler ses chaussures. »

Quels examens ? Radiographie.

Quels traitements ? Semelles (ou orthèse).

« La chirurgie en dernier recours lorsque tous les autres traitements ont échoué, mais jamais pour des raisons esthétiques. »

Douleur dans le gros orteil : arthrose ou goutte ?

« Lorsque le gros orteil devient douloureux et raide, il peut s’agir d’un Hallux rigidus, une arthrose touchant l’articulation entre la première phalange et le métatarse (avant pied) », explique le Dr Jean-Pierre Mortier.

« Il ne doit pas être confondu avec la goutte qui est plus rare (1 cas sur 100), apparaît brutalement, rend l’articulatin rouge, gonflée très douloureuse. La goutte, due à un excès d’acide urique dans le sang, est héréditaire. »

Quels examens ? Radiographie.

Quels traitements ? Semelles et kinésithérapie, dans le cas de l’Hallus rigidus. Dans le cas de gouttes : régime alimentaire et traitement médicamenteux.

Douleur de la plante des pieds : l’aponévrosite plantaire

« Egalement appelée « fascite », c’est une inflammation de la membrane élastique qui sous-tend la voûte plantaire et garantit son élasticité à la marche. Elle est due à un excès de poids, une hyperactivité ou le port de chaussures inadaptées. Elle peut entraîner un arrachement de petits fragments osseux au niveau de l’os du talon, voire la formation d’une épine calcanéenne (on parle alors d’Epine de Lenoir) », décrit le Dr Jean-Pierre Mortier.

Quels examens ? IRM.

Quels traitements ? Massages, ultrasons et chocs électriques pour détendre la zone et ôter les adhérences.

Douleur du talon : la tendinite achilléenne

« Signalée par une douleur remontant dans le mollet, la tendinite du tendon d’Achille peut avoir plusieurs causes : hyper sollicitation par une pratique sportive intensive surtout sans échauffement, ce qui peut même occasionner une rupture, calcifications intraendineuses ou prise de certains médicaments notamment antibiotiques », souligne le Dr Jean-Pierre Mortier.

Quels examens ? IRM.

Quels traitements ? Repos, kinésithérapie. Les infiltrations sont à éviter car elles peuvent fragiliser le tendon et entraîner une rupture.

 Douleur de l’arrière pied : déformation de la voûte plantaire

« Les déformations du pied comme le pied creux, plat ou valgus, parfois liées à un tendon d’Achille trop court, peuvent entraîner une surcharge sur tout l’arrière pied et, donc un phénomène douloureux d’usure des articulations astragaleocalcanéennes, sous la cheville », explique le Dr Jean-Pierre Mortier.

Quels examens ? Scanner.

Quels traitements ? Semelles et kiné avec élongations.

Douleur en dessous des orteils : la métatarsalgie

Cette douleur du métatarse (partie charnue à la base des orteils, au dessous du pied) se révèle à l’appui.

« C’est une douleur mécanique dûe à une mauvaise répartition des appuis à la suite d’un hallux valgus ou hallux rigidus. En effet, à la marche, le gros orteil supporte 2/5 du poids du corps. En cas de douleur importante, la charge se transfère sur les autres orteils, déséquilibrant tous les appuis du pied. Des fractures de fatigues peuvent même survenir », constate le Dr Jean-Pierre Mortier.

Quels examens ? Radiologie.

Quels traitements ? Port de chaussures et semelle adaptées, orthèse et rééducation.

Douleur des pieds avec gonflement : la phlébite et l’arthérite

« Certaines douleurs peuvent être liées à des maladies veineuses ou artérielles. Si les deux pieds sont gonflées, il peut s’agir de stases lymphatiques, si seulement l’un des deux pieds est gonflé ainsi que cheville et la jambe, une phlébite peut en être la cause. Si des douleurs dans les pieds et les jambes obligent à s’arrêter à la marche, il peut s’agir d’une artérite » liste le Dr Jean-Pierre Mortier.

Quels examens ? Doppler.

Quels traitements ? Médicamenteux.

Douleurs de l’avant pied : le névrome de Morton

Ce gonflement des fibres nerveuses provoque « des douleurs brutales et invalidantes au niveau des 2e et 3e espaces entre les orteils pouvant irradier tout l’avant du pied, obligeant parfois à se déchausser » remarque le Dr Jean-Pierre Mortier.

Quels examens ? L’échographie ou l’IRM.

Quels traitements ?  Anti-inflammatoires, port de semelles, kinésithérapie et, dans les cas extrêmes infiltration. 

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Arthrose : quels symptômes ?


Arthrite, arthrose ou autre maladie articulaire, sont difficile à différencier quand la douleur s’installe. Le seule moyen d’en être certain est de consulter pour avoir un bon diagnostic
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Arthrose : quels symptômes ?

 

L’arthrose est une affection rhumatismale très fréquente.

Elle touche majoritairement les personnes âgées, mais pas exclusivement.

Quels sont les signes d’arthrose ?

Comment reconnaître cette maladie articulaire ?

L’arthrose est liée à une usure mécanique des articulations.

Avec le vieillissement, en raison d’une sursollicitation ou de tout autre problème articulaire, les cartilages s’abîment, tendent à disparaître, laissant la tête des os à nu. Ce phénomène entraîne principalement des douleurs.  

Quels sont les symptômes typiques de l’arthrose ?

La douleur 

C’est le symptôme majeur de cette maladie articulaire. Au début, la douleur est sourde, modérée, puis elle peut survenir de façon violente et sous forme de poussées. Elle se manifeste et s’aggrave lors des mouvements, d’un effort inhabituel, d’une simple marche plus longue, ainsi qu’en position debout ou assise prolongée. Inversement, elle disparaît au repos. C’est ainsi que cette douleur est faible, voire absente le matin au réveil, puis tend à s’accentuer au fil de la journée, c’est-à-dire à mesure que les articulations arthrosiques sont sollicitées. 

Au fil des ans, la douleur est plus fréquente, elle survient à chaque mouvement et l’articulation devient même douloureuse la nuit, perturbant le sommeil et entraînant de la fatigue.

La raideur matinale

Au fil de la progression de l’arthrose, un autre signe typique s’ajoute à la douleur : une raideur articulaire matinale, nécessitant ce que l’on appelle le « déverrouillage » des articulations au lever.

Là encore, au début, l’engourdissement est léger et se dissipe rapidement. Mais au fil de la progression de l’arthrose, « dérouiller » ses articulations le matin prend de plus en plus de temps et cette sensation peut aussi survenir en journée si l’on est resté longtemps immobile, comme au cinéma.

Le craquement articulaire

En cas d’arthrose évoluée, les articulations craquent. Lors d’un mouvement du genou ou des doigts, ce bruit de craquement ou « crépitation » peut surprendre. Il se produit lorsque les os de l’articulation coulissent entre eux et que le cartilage n’est plus là pour amortir.

De l’arthrose à l’arthrite…

L’arthrite est liée à une inflammation de l’articulation. De cause différente, l’arthrite s’accompagne également de symptômes différents : la douleur a la particularité d’être permanente, de s’accentuer au cours de la 2e partie de la nuit et d’être maximale le matin au réveil.

Ainsi, une douleur qui se manifeste surtout la journée et à l’effort évoque plutôt une arthrose, tandis qu’une douleur essentiellement nocturne et matinale témoigne davantage d’une arthrite. Mais attention, cette différence s’atténue voire disparaît au fur et à mesure que l’arthrose progresse. De plus, au fil du temps, l’arthrose peut provoquer une inflammation des articulations et donc se compliquer d’une arthrite.

Quelles sont les articulations touchées ?

Les articulations les plus touchées sont celles qui supportent le poids du corps, soit celles des genoux et des hanches. L’arthrose débute classiquement au niveau d’un genou, avant d’atteindre le second puis la hanche. Les autres articulations souvent concernées sont celles des doigts, des vertèbres lombaires et cervicales. 

Les genoux

Une arthrose du genou peut être un temps discrète, puis la douleur s’accentue, devenant de plus en plus gênante. Elle se localise sur le devant du genou et tend à descendre. Monter ou descendre les escaliers, marcher en terrain escarpé, s’accroupir, rester longtemps assis, sont autant d’activités qui deviennent éprouvantes. En revanche, la marche à plat est indolore. Attention, une douleur au genou peut aussi refléter une arthrose de la hanche.

Les hanches

La douleur se situe au pli de l’aine, voire dans la fesse et peut descendre le long de la cuisse, jusqu’au genou. La marche, les mouvements de rotation et de nombreux gestes de la vie quotidienne deviennent difficiles, comme se pencher pour se laver les pieds, mettre ses chaussettes, enfiler un collant, etc.

Les vertèbres

Selon les vertèbres touchées et d’éventuels nerfs compressés, la douleur est celle du mal de dos ou d’une cervicalgie.

Les doigts

Les doigts sont enflés, parfois douloureux et déformés (première phalange puis la dernière). Écrire et utiliser ses doigts longtemps pour des tâches minutieuses devient éprouvant. Seule l’immobilité des doigts soulage…

Et l’arthrose de l’épaule ?

La douleur au niveau de l’épaule est parfois  imprécise, mais certains mouvements la déclenche typiquement : élévation du bras vers l’avant, latérale, rotation interne ou externe du bras.

par Isabelle Eustache, journaliste Santé

Sources : Société française de rhumatologie (SFR). Dr Charlotte Tourmente, Victoire sur l’arthrose, Éditions Alpen.

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Le lien inattendu entre le brossage des dents et l’arthrite


Avant on accordait une attention aux dents pour pouvoir les garder longtemps. Aujourd’hui, c’est beaucoup plus que la santé dentaire, c’est aussi la santé en générale
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Le lien inattendu entre le brossage des dents et l’arthrite

 

Des chercheurs du Kentucky mettent en évidence l’intérêt du brossage des dents pour lutter contre l’arthrite.

Encore une bonne raison d’être attentif à son hygiène dentaire. D’après des scientifiques américains, se brosser les dents régulièrement et correctement préviendrait l’apparition de l’arthrite.

Pourquoi ?

 Parce que le brossage empêche le développement de certaines bactéries qui attaquent les gencives et les abîment. Ces bactéries appelées « porphyromonas gingivalis » produisent une enzyme unique qui réagit avec certaines protéines. Le corps identifie ces protéines comme des intrus et une attaque immunitaire se déclenche. Chez des patients atteints de polyarthrite rhumatoide, les chercheurs ont remarqué que cette attaque était responsable d’une inflammation chronique avec destruction du cartilage des articulations.

L’hygiène dentaire semble donc importante dans la lutte contre l’arthrite mais aussi dans sa prévention. Les personnes souffrant de maladies parodontales (touchant les gencives) ont plus de risque de souffrir de polyarthrite rhumatoide.

Source : Dailymail et Plos Pathogens.

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Une autre clé de l’ADN pour lutter contre l’arthrite


Généralement quand on vieillit des petits bobos commencent apparaitre. Certains sont plus handicapants que d’autres. Alors la recherche pourrait trouver  enfin aider a soulager la douleur de l’arthrite, et permettre a certaines personnes de rester plus longtemps autonome
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Une autre clé de l’ADN pour lutter contre l’arthrite

 

Vue transversale de l’ADN la molécule qui contient les gènes. Sur cette modélisation, les différents atomes constituant l’ADN ont été représentés en couleur : le carbone en orange, l’oxygène et bleu, l’azote en rouge, l’hydrogène en blanc et le phosphore en violet. Photo :  Inserm- Jean-Claude Lambry

Une équipe internationale de chercheurs ont découvert plus de 40 nouveaux points dans l’ADN qui augmentent le risque d’être atteint de polyarthrite rhumatoïde,  une forme d’arthrite inflammatoire.

Cette recherche, la plus vaste dans ce domaine, a été menée auprès de 30 000 individus. Les chercheurs ont comparé l’ADN de patients atteints d’arthrite avec celui d’individus non-atteints pour découvrir ces régions vulnérables.

Ils ont aussi découvert des points communs avec les personnes atteintes de certains cancers du sang. Cette information pourrait ouvrir la voie à une autre utilisation de médicaments utilisés pour traiter ces malades.

Les experts ont bon espoir de trouver une façon de guérir cette maladie en développant des médicaments qui ciblent les points névralgiques identifiés. Les résultats de la recherche ont été publiés dans le plus récent numéro de Nature.

Le terme « arthrite » est employé pour décrire plus de 100 maladies et troubles rhumatismaux qui affectent une ou plusieurs articulations.

Contexte


. L’arthrite est une maladie qui cause de la douleur due à l’inflammation et des lésions articulaires. Elle est souvent source d’incapacité.
. L’arthrite est l’un des problèmes de santé chroniques les plus fréquents au pays. Plus de 4,2 millions de personnes, soit 16 % de la population âgée de 15 ans et plus, déclarent souffrir d’arthrite.
. La prise en charge de cette affection, qui occasionne un fardeau économique estimé à près de 7 milliards de dollars au Canada, laisse à désirer chez la plupart des personnes atteintes.
. Les traitements contre la douleur arthritique entraînent souvent des effets indésirables graves, particulièrement lorsqu’ils sont administrés pendant de longues périodes.

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