Des gravures extraordinaires datant de 14.000 ans découvertes à Angoulême


Des dessins sur une tablette en grès d’animaux et rayures datant de 12 000 ans avant J.C. trouvé en France. Ce qui semble étonnant, c’est qu’il aurait 2 milles ans de différence entre ceux trouvés datant eux de 14 000 ans. À cette époque, l’Homo sapiens était des chasseur cueilleurs donc, nomade en pleine transition climatique vers la fin de l’époque glacière et s’installait un climat tempéré.
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Des gravures extraordinaires datant de 14.000 ans découvertes à Angoulême


Des archéologues ont fait une découverte exceptionnelle sur un chantier de fouilles à Angoulême (France). Ils ont mis à jour des animaux gravés sur une plaquette de grès datant de la fin du Paléolithique.

La découverte réalisée par les archéologues sur un chantier de fouilles à Angoulême (France) est une surprise. Car la pièce de grés qu’ils ont mis à jour est datée d’environ 12.000 ans avant notre ère, ce qui correspond à la période dite de l’Azilien. Dessus, des chevaux et d’autres herbivores gravés.

Or « l’art azilien est souvent considéré comme une rupture, il marque un abandon du figuratif au profit de l’abstraction », explique l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap). « Trouver des chevaux et d’autres animaux dessinés à cette période, c’est exceptionnel », estime Valérie Feruglio, spécialiste de l’art préhistorique.

À l’été 2018, des représentations figuratives avaient été retrouvées sur des plaquettes de schiste gravées du site azilien ancien (vers 14.000 ans avant notre ère) du Rocher de l’Impératrice à Plougastel-Daoulas (ouest de la France). 

« Mais là, cela décale de 2.000 ans la persistance des représentations figuratives dans l’art azilien », ajoute Valérie Feruglio.

La plaquette — ici, des dessins des gravures qui la recouvrent — a été trouvée lors de fouilles préventives de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) menées dans le quartier de la gare de la ville d’Angoulême entre le 9 avril et le 23 novembre 2018. Ces recherches avaient déjà révélé trois occupations préhistoriques successives, quelque 200.000 silex taillés et 400 pointes de flèches. © Denis Gliksman, Institut national de recherches archéologiques préventives

Des gravures sur les deux faces

Les auteurs des gravures d’Angoulême sont des Homo sapiens encore nomades, qui vivent de chasse et de cueillette. Ils sont en train de vivre une « transition climatique », avec la fin de l’époque glaciaire et le passage à un climat tempéré, souligne Miguel Biard, archéologue à l’Inrap, chargé du chantier de fouilles d’Angoulême. « Cela bouleverse leur mode de vie. »

Présentes sur les deux faces, les gravures associent motifs figuratifs et géométriques (notamment des rayures). Les silhouettes des herbivores finement dessinées s’entremêlent et il faut l’œil expert des spécialistes pour déterminer les animaux concernés. La gravure la plus visible, celle d’un cheval sans tête, occupe la moitié de la surface de la première face. De très fines incisions suggèrent le pelage. Pattes et sabots sont très réalistes. Il y a aussi un autre cheval, un cervidé, reconnaissable à la forme de ses sabots, mais lui aussi sans tête. Et peut-être un auroch. 

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Des trésors préhistoriques dévoilés par la sécheresse en Europe


Les changements climatiques, les sècheresses peuvent faire ressortir les secrets du passé. C’est en effet ce qui s’est passé dans le bout du Portugal. Depuis 3 ans la région de l’Alentejo a subi une grande sècheresse qui a baissé le niveau de la rivière et ce fut la découvert de l’art au temps de la préhistoire, 3 milles ans avant JC
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Des trésors préhistoriques dévoilés par la sécheresse en Europe

 

Le reportage de Louis Blouin

 

Le Portugal se relève d’une longue sécheresse qui a duré trois ans. Si le manque d’eau a eu des effets dévastateurs pour les agriculteurs, il a aussi révélé des secrets remontant à des milliers d’années.

Un texte de Louis Blouin

Dans la région de l’Alentejo, à la frontière entre le Portugal et l’Espagne, le niveau de la rivière Guadiana a beaucoup diminué ces derniers mois.

« C’était la première fois que je le voyais aussi bas », raconte Joaquin Larios Cuello, un résident du secteur.

Alors qu’il arpentait les berges du cours d’eau, redessinées par la sécheresse, des roches aux gravures intrigantes ont attiré son attention.

Amateur d’histoire, Joaquin Larios Cuello avait l’intuition que sa découverte était importante. La région de l’Alentego est riche en vestiges historiques. Des experts, certains parmi les plus réputés du Portugal, se sont déplacés pour les examiner. Ils ont vite confirmé l’importance de la trouvaille.

En vérité, j’étais très fier. On ne trouve pas quelque chose d’aussi extraordinaire tous les jours.

Joaquin Larios Cuello, retraité, amateur d’histoire.

En s’asséchant, la rivière a révélé des trésors jusqu’ici submergés.

Les gravures ont été taillées à l'aide d'outils de cuivre ou de pierre.

Les gravures découvertes près d’Elvas au Portugal datent de l’ère chalcolithique. Photo : Courtoisie/Luis Lobato de Faria

De l’art préhistorique

« Ça remonte à trois millénaires avant Jésus-Christ », explique Rafael Alfenim, archéologue à la Direction régionale de la Culture de l’Alentejo.

Ces pièces d’art, qui datent de l’ère chalcolithique, ont été gravées dans le schiste à l’aide d’outils en cuivre ou en pierre, selon M. Alfenim.Même si ces manifestations artistiques ne sont pas uniques dans le secteur, il note leur valeur « artistique » et la « qualité des gravures ».

Or, la signification des courbes sinueuses qui les composent demeure mystérieuse.

Peut-être que ça à voir avec l’eau et son pouvoir par rapport à l’agriculture. Rafael Alfenim, archéologue à la Direction régionale de la Culture de l’Alentejo.

Un symbole fort, venu du passé, dans une région où l’eau est venue à manquer tout récemment.

De la visibilité pour la région?

Le pont d'Ajuda près d'Elvas au Portugal et la rivière Guadiana.

La région de l’Alentejo au Portugal est réputée pour ses vestiges historiques. Le pont d’Ajuda près d’Elvas au Portugal et la rivière Guadiana. Photo : Radio-Canada/Jean Brousseau

L’historien Luis Lobato de Faria aimerait que cette trouvaille fasse rayonner sa région qui en a bien besoin.

« C’est bon pour le tourisme et l’économie », explique M. Faria, qui organise des excursions touristiques. « Nous avons des problèmes », poursuit-il. « Nous avons peu de population et les jeunes s’en vont en ville pour travailler ».

Pour sa part, Joaquin Larios Cuello évoque sa découverte avec fierté.

« Je suis content que les gens puissent venir et les admirer », lance-t-il.

« Je vais continuer de chercher », promet Joaquin, dont la passion pour l’histoire est ravivée par cette aventure.

Toutefois, les manifestations artistiques pourraient bientôt disparaître. Avec la pluie qui s’est remise à tomber, la rivière Guadiana risque de les engloutir à nouveau et emporter ses secrets.

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