Les arômes pour cigarettes électroniques sont-ils nocifs ?


Bien que cette étude a été faite en laboratoire, il serait raisonnable de penser que cela pourrait être nocif à ceux qui utilisent les cigarettes électroniques. Après avoir analysé quelques arômes avec différents niveaux de nicotine. Il s’est avéré que des cellules à l’intérieur des vaisseaux sanguins étaient moins viables, nicotine ou pas. L’arôme à la cannelle serait la plus nocive. Bien sûr, il faut d’autres recherches, mais la e-cigarettes ne serait pas vraiment une bonne idée de rechange à la cigarette, car d’autres études semblent démontrer qu’il serait tout aussi nocive pour la santé.
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Les arômes pour cigarettes électroniques sont-ils nocifs ?


cigarettes électroniques

Les cigarettes électroniques sont-elles vraiment sans dangers ? Crédits : lindsayfox/Pixabay

par Brice Louvet, rédacteur scientifique

Une étude montre que les arômes concentrés dans les liquides de cigarettes électroniques peuvent endommager les cellules des vaisseaux sanguins. Et potentiellement augmenter le risque de maladies cardiovasculaires.

Les cigarettes électroniques sont souvent considérées comme “plus saines” que les cigarettes, mais le sont-elles réellement ? Le sujet est encore très nouveau, mais les études se succèdent. De récentes analyses ont, par exemple, révélé il y a quelques semaines que les fumeurs de cigarettes électroniques étaient 29 % plus susceptibles de présenter des accidents vasculaires cérébraux que les fumeurs “classiques”. Ils étaient également 25 % plus sujets aux crises cardiaques et 18 % plus sensibles aux maladies coronariennes. Une nouvelle étude s’attaque aujourd’hui aux arômes de ces e-cigarettes. Et encore une fois, les résultats ne sont pas très bons. Les détails de ces travaux sont publiés dans le Journal de l’American College of Cardiology.

L’arôme cannelle particulièrement nocif

Pour cette étude, une équipe de l’Université de Stanford (États-Unis) s’est penchée sur l’influence des e-liquides sur les cellules endothéliales humaines. Ce sont ces cellules qui tapissent l’intérieur de nos vaisseaux sanguins. Elles jouent donc un rôle très important dans le maintien d’une bonne santé cardiovasculaire. Pour cette recherche, six arômes ont été testés, avec différents niveaux de nicotine. Les résultats ont alors révélé que tous les arômes étaient potentiellement nocifs, qu’il y ait de la nicotine ou non. Et c’est celui à la cannelle qui semblait le plus toxique.

« Jusqu’à présent, nous n’avions aucune donnée de la manière dont ces e-liquides affectent les cellules endothéliales humaines, explique Joesph Wu, principal auteur de l’étude. Lorsque nous avons exposé les cellules à six arômes différents d’e-liquide avec différents niveaux de nicotine, nous avons constaté des dommages importants. Les cellules étaient moins viables en culture et ont commencé à présenter de multiples symptômes de dysfonctionnement ».

Notons que ces tests ont été menés sur des cellules élevées en laboratoire. Malgré tout, les chercheurs relèvent que les changements observés au niveau cellulaire durant l’étude ressemblent à ceux observés chez l’Homme développant des problèmes cardiovasculaires. Des recherches supplémentaires sont donc nécessaires, certes, mais nous pouvons raisonnablement penser que les arômes d’e-cigarettes sont potentiellement nocifs pour le corps humain.

Encore de nombreux doutes

On rappelle également qu’il y a quelques jours, le Comité de lutte contre le tabagisme de la Société européenne de pneumologie publiait une déclaration notant que les cigarettes électroniques ne devraient pas être largement recommandées dans les stratégies de sevrage tabagique. Les experts soulignent en effet le manque de preuves attestant ces affirmations.

« Bien que l’exposition à des ingrédients potentiellement nocifs provenant de cigarettes électroniques puisse être inférieure à celle des cigarettes, cela ne signifie pas pour autant qu’elles sont inoffensives, a notamment déclaré Tobias Welte, président de la European Respiratory Society. Jusqu’à ce que nous en sachions plus sur les effets à long terme de leur utilisation sur la santé humaine, il est irresponsable de recommander leur utilisation dans les stratégies de lutte antitabac à l’échelle de la population ».

Source

https://sciencepost.fr

Le Saviez-Vous ► Sans même le savoir, nous avons tous mangé une sécrétion anale du castor !


Alors qu’on rouspète (avec raison) contre la médecine traditionnelle chinoise qui demande des parties ou glandes et autres des animaux, il y a aussi de notre côté des faits assez accablants, sauf et heureusement que nous trouvons des solutions de rechange. En effet, il n’y a pas si longtemps l’industrie alimentaire utilisait des sécrétions anales des castors. Il était utilisé aussi dans certains alcools ainsi qu’en parfumerie.
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Sans même le savoir, nous avons tous mangé une sécrétion anale du castor !

 

castor

Crédits : PxHere

par Yohan Demeure

Saviez-vous que l’industrie alimentaire utilisait du castoréum, une sécrétion issue de glandes anales utilisée par le castor pour marquer son territoire ? Quel est l’ingrédient star contenant cette sécrétion ? L’arôme de vanille !

Le castoréum est une sécrétion huileuse, jaunâtre et odorante produite par des glandes dont sont dotées les deux espèces de castors existantes, à savoir le Castor fiber (Eurasie) et le Castor canadensis (Amérique du Nord). Or, ces glandes s’ouvrent dans le cloaque (organe en forme de canal) de l’animal, situé près du pénis et de l’anus !

Loin de vouloir absolument nous intéresser à l’anatomie du castor, la raison d’évoquer le castoréum est que cette sécrétion est, depuis le début du XXe siècle, massivement utilisée dans l’industrie de l’agroalimentaire pour renforcer les goûts de fraise, de framboise, mais surtout de vanille.

Vous adorez le pudding ou la glace à la vanille ? Vous ingérez donc sûrement du castoréum, mais il faut savoir que cette substance n’est pas toxique. En revanche, le fait est que les arômes de vanille, fraise ou framboise sont utilisés dans une multitude de produits tels que les sirops, les pâtisseries en tout genre, le pain ou encore les alcools comme le whisky !

Cependant, le castoréum trouve d’autres applications, par exemple en parfumerie. En effet, il s’agit de l’une des six matières premières animales de la parfumerie avec le musc, l’ambre gris, la civette, la cire d’abeille et l’hyraceum. Une fois le castoréum dilué, son odeur agressive devient agréablement douce et chaude.

Le castoréum a également été très utilisé en médecine durant l’Antiquité et fut intégré à des traitements médicaux dans le but de soulager ou guérir les fièvres, les maux de tête, les maladies de l’utérus ou encore l’épilepsie. Certains hommes lui prêtaient  aussi des vertus aphrodisiaques qui n’ont jamais vraiment été prouvées.

Néanmoins aujourd’hui, le castoréum est de moins en moins utilisé, que ce soit en parfumerie ou dans l’agroalimentaire, car pour obtenir la fameuse sécrétion, il est nécessaire de tuer l’animal.

https://sciencepost.fr/

GASTRONOMIE : Ceci est un steak (en réalité virtuelle)


L’art de leurrer le cerveau. Manger des aliments reconnus pour leurs nombres de calories et qui en fait ne serait qu’un mélange d’eau et d’agar-agar, konjac, et gomme d’arabique et sans calorie, mais dégageant des arômes réels. Serais-ce une solution pour éviter de prendre du poids ? Ou plutôt une autre béquille ? Et que pour le côté protéines, vitamines et minéraux ont en fait quoi ?
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GASTRONOMIE : Ceci est un steak (en réalité virtuelle)

 

Dessin de Joe Magee, Londres – Le site web du dessinateur

Dessin de Joe Magee, Londres – Le site web du dessinateur

Elle a l’apparence, l’odeur et la texture d’un aliment savoureux, pourtant c’est une gelée sans calories qu’on prend pour une entrecôte saignante. La vue, l’odorat et le toucher suffisent pour leurrer notre cerveau.

Vous avez déjà voulu manger sans avoir à vous préoccuper des calories que vous ingurgitiez ? Cela peut sembler trop beau pour être vrai mais, si Project Nourished, une expérience de réalité virtuelle visant à simuler le goût de plats réels, aboutit, le temps sera révolu où les allergies et les régimes alimentaires nous empêchaient de manger selon nos envies.

Ce projet, élaboré à Los Angeles par [la start-up] Kokiri Lab, a été inspiré par une scène du film Hook dans laquelle Peter Pan apprend à utiliser son imagination pour voir de la nourriture sur une table vide. Les premiers travaux sont si concluants que le fondateur de la société, Jinsoo An, pense qu’ils pourraient déboucher sur une nouvelle manière de s’alimenter.

“Je trouvais dommage que depuis l’aube de l’humanité notre façon de manger ait si peu évolué, et je voulais que les gens comprennent qu’ils ne sont pas obligés de s’en tenir aux vieux schémas, nous a-t-il confié. Je tiens à préciser que je ne souhaite pas que ce nouveau mode d’alimentation remplace l’actuel, mais qu’il soit perçu comme une autre possibilité.”

Cette expérience sensorielle fait appel au casque de réalité virtuelle Oculus Rift et à des couverts équipés de capteurs pour reproduire des environnements réels. Elle permet de simuler des plats tels que des steaks, des lasagnes, des tartes et des sushis avec des aliments peu caloriques à base d’agar-agar, de gelée de konjac et de gomme arabique. Grâce à des diffuseurs d’arômes, l’utilisateur peut même sentir son steak virtuel avant d’y planter sa fourchette.

Eviter le riz au lait

“Notre première démonstration simulera un endroit fictif du Tokyo d’hier et de demain. On mangera dans cette ville très animée au milieu de gens et d’objets en mouvement. Actuellement, on travaille aussi le rapport eau–agar-agar et la superposition de fines couches d’agar-agar (façon lasagnes) pour obtenir différentes textures, explique M. An. Jusqu’ici nos efforts se sont concentrés sur les sushis, les steaks, les lasagnes et les tartes, car ces plats ont une configuration relativement simple et d’importantes surfaces planes, ce qui les rend plus facilement détectables pour nos capteurs. Les plats qui présentent des formes irrégulières, sont en morceaux ou se désagrègent facilement seront les plus difficiles à simuler. Il est probable que nous éviterons le riz au lait, le poulet aigre-doux et la salade.”

http://www.courrierinternational.com/

Le Saviez-Vous ► Les copeaux de bois pour le goût fraise… ou vanille


Vive le naturel en alimentation, mais qu’est-ce qu’on entends par naturel. Il y a tellement d’additifs qui sont cachés que cela pourraient entrainer quelques problèmes pour ceux qui ont de certaines allergies
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Les copeaux de bois pour le goût fraise… ou vanille

 

Le recours aux arômes chimiques est maintenant quasi-systématique dans les denrées alimentaires vendues couramment.

Pourquoi ? Parce que la nature fournit des « produits » trop aléatoires… L’industrie alimentaire a donc choisi de pallier artificiellement à ses « déficiences » tout en dissimulant habilement ses manipulations.

 Ainsi, lorsque sur un yaourt à la fraise on peut lire « arôme naturel », il ne faut pas comprendre que les arômes sont extraits de la fraise. Ils sont en fait extraits d’une pâte obtenue après le mélange de copeaux d’un bois australien, d’eau, d’alcool et de quelques ingrédients secrets.

Avec une recette légèrement modifiée de cette pâte, il est possible d’obtenir de l’arôme de framboise, de cacao, de chocolat ou de vanille.

L’origine naturelle est incontestable, puisqu’il s’agit de bois… Quant aux morceaux de fruits, ils peuvent être remplacés par de la gélatine imitant leur consistance ou bien être intervertis et l’on se retrouve ainsi à manger de la pêche alors que l’étiquette indique de l’abricot.

Cette falsification du goût des aliments n’est pas sans conséquence pour notre santé. Car, même si les industriels garantissent l’innocuité des additifs qu’ils emploient, ils ne disposent généralement d’aucune base scientifique pour le faire (tester 20 000 additifs coûterait trop cher et prendrait trop de temps). Quant aux interactions entre ces différents produits chimiques, elles ne sont jamais étudiées.

Un casse-tête pour les allergologues

Pour les allergologues, comme pour leurs patients, l’inflation permanente du nombre d’additifs alimentaires devient un véritable casse-tête car les additifs sont partout et peuvent être cachés là où on les attend le moins.

Ainsi, il est possible de retrouver des traces de protéines de lait dans de la liqueur à la noix de coco, des peptides de gluten dans les caramels, les corn-flakes ou les bonbons, des traces de noisettes dans un gâteau au citron.

Comment deviner que si une barre chocolatée provoque une réaction brutale chez une personne allergique au poisson, c’est parce que les œufs qui ont servi à sa fabrication proviennent de poules nourries avec des farines de poissons ?

Plus grave encore, sous couvert de protection des secrets de fabrication, on dissimule systématiquement aux médecins et allergologues la composition exacte des aliments et on ne répond pas à leurs demandes de renseignements.

Ce méli-mélo de saveurs, savamment occulté sur les étiquettes, représente désormais un grave danger pour la santé humaine en général et pour les personnes allergiques en particulier. Il est temps d’y mettre fin.

http://www.principes-de-sante.com

Le Saviez-vous ► Combien d’odeur que l’être humain peut sentir ?


Peut-être que les premiers hommes avaient un super odorat étant un prédateur et qu’au long du temps, nous avons négligé notre odorat pour que n’identifier qu’environs 10 000 odeurs
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Combien d’odeur que l’être humain peut sentir ?

Sentir le parfum délicat d’une fleur ou l’arôme d’un chocolat chaud est un régal pour notre nez. Notre nez oui, mais pas seulement !

Tous ces effluves s’envolent bien jusqu’à notre nez avec l’air que nous inspirons. Ces odeurs remontent alors le long de nos narines et atteignent les millions de capteurs, qui tapissent le fond de notre nez. Ces derniers détectent le moindre soupçon d’odeur, même le plus infime. Leur très grande variété permet de distinguer près de 10 000 odeurs différentes.

Mais notre nez seul ne nous permet pas de sentir et de reconnaître toutes ces odeurs… Notre cerveau joue aussi un rôle très important. En effet, dès que nos capteurs ont détecté une odeur, un message est envoyé au cerveau sous forme de signaux électriques. Là, le message est interprété, stocké et comparé à nos souvenirs : est-ce une odeur que j’ai déjà rencontrée ? Si oui, notre cerveau nous rappelle quand et comment. C’est comme cela que l’on peut se réjouir d’une bonne odeur de gâteaux tout juste sortis du four : notre mémoire nous rappelle comme c’est bon ! De plus, puisque le nez communique avec la bouche, il contribue notablement au goût. Attention donc au rhume, car alors nos repas deviennent bien fades.

Le saviez-vous ?

Le chien est réputé pour son flair. Il possède effectivement 200 millions de capteurs d’odeurs, alors que l’homme n’en possède que 5 millions. Notre odorat s’est vraisemblablement amoindri au cours de l’évolution, car nous n’avons plus besoin de rechercher l’odeur d’un éventuel prédateur ou de nourriture…

http://www.espace-sciences.org/

Le chocolat chaud aurait meilleur goût dans une tasse orange


Peut-être sommes-nous dans une nouvelle air de la gastronomie qui jouerait plutôt sur la couleur ou forme de la vaisselle que nous voudrions servir nourriture et boissons ..
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Le chocolat chaud aurait meilleur goût dans une tasse orange

 

«La couleur du contenant dans lequel la nourriture... (Photo photos.com)

«La couleur du contenant dans lequel la nourriture ou la boisson sont servies peut améliorer certaines caractéristiques, comme le goût ou l’arôme», indique Betina Piqueras-Fiszman de l’Université polytechnique de Valence.

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Agence France-Presse
Paris, France

Le chocolat chaud paraît meilleur lorsqu’il est servi dans une tasse de couleur orange, ont démontré des chercheurs, illustrant une nouvelle fois comment un récipient peut modifier la perception que nous avons de son contenu.

Des équipes de l’Université polytechnique espagnole de Valence et de l’Université britannique d’Oxford ont fait goûter du chocolat chaud à 57 volontaires, servi dans des tasses de quatre couleurs différentes : blanc, crème, rouge et orange.

Le chocolat était identique dans toutes les tasses, et pourtant son goût semblait meilleur aux cobayes dans celles qui étaient de couleur orange ou crème.

«La couleur du contenant dans lequel la nourriture ou la boisson sont servies peut améliorer certaines caractéristiques, comme le goût ou l’arôme», résume Betina Piqueras-Fiszman, dans un communiqué de l’Université polytechnique de Valence.

«Il n’y a pas de règle fixe dictant qu’une tasse d’une certaine forme ou couleur augmente le goût ou le parfum. En réalité, cela dépend du type d’aliment», ajoute-t-elle, en insistant sur le potentiel souvent méconnu du contenant en matière de gastronomie.

Par exemple, des boîtes jaunes permettent d’améliorer la saveur du citron dans les sodas, alors que des couleurs froides, comme le bleu, donnent l’impression d’une boisson plus désaltérante. Une boisson dans un contenant rose sera à l’inverse perçue comme étant plus sucrée.

D’autres études ont montré qu’une mousse à la fraise paraissait plus sucrée et ayant plus de saveur lorsqu’elle était servie sur une assiette blanche que sur une assiette noire.

L’étude est publiée dans la revue scientifique spécialisée Journal of Sensory Studies.

http://www.lapresse.ca

LES ODEURS: UN DOPANT POUR LES ACHATS?


Je trouve cela un peu choquant qu’il peut avoir des outils comme des parfums pour manipuler les gens .. Bon si c’est pour une meilleur conscentration alors super .. !!! mais si c’est pour dépenser plus alors c’est selon moi de l’abus … mais est ce que l’ont peut considéré cela comme des méthodes subliminales ?
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LES ODEURS: UN DOPANT POUR LES ACHATS?

 

L’odeur de pin et de vin chaud qui commence à embaumer les rues vous donne envie de démarrer l’annuelle course frénétique aux cadeaux?

D’après une récente étude, le « parfum de Noël » ne serait pas le seul à booster notre shopping-attitude.

Quelle odeur vous fait acheter?

Un effluve familier et vous voilà instantanément projeté à un moment précis de votre enfance. La puissance de l’odorat sur la mémoire est connue depuis longtemps.

Une équipe de chercheurs suisses s’est interrogée sur un autre effet des odeurs:pourraient-elles influencer notre comportement d’achat? Et quel serait l’arôme qui nous mènerait le plus efficacement à remplir le caddie?

Pour répondre à ces questions, les scientifiques ont soumis d’innocents consommateurs à une petite expérience. Ils ont discrètement embaumé un centre commercial pendant quinze jours avec une essence d’orange, puis avec un parfum plus élaboré (orange, basilic et thé vert). Ils ont ensuite comparé le comportement des acheteurs avec et sans émanations.

Résultat: le groupe de personnes qui avaient fait du shopping en présence de l’odeur d’orange a dépensé environ 20% en plus que les autres!

Une odeur qui nous simplifie l’achat!

Pour comprendre, l’équipe suisse a recommencé l’expérience en parfumant cette fois l’environnement d’étudiants qui tentaient de résoudre des problèmes.

Verdict: ceux qui étaient exposés à des notes d’orange étaient plus performants! Comment expliquer ces résultats? Même si nous le « traitons » inconsciemment, un parfum trop élaboré (comme celui à base d’orange, basilic et thé vert) encombre notre esprit.

Par contre, une odeur simple comme l’orange contribue à la fluidité de notre activité cognitive. Il est vrai que le shopping peut parfois s’avérer un véritable casse-tête!

Les indécises comme moi se reconnaîtront… La présence d’une senteur dans le magasin influencerait inconsciemment notre raisonnement en nous poussant en douceur vers la caisse. Reste aux commerçants à déterminer l’odeur la plus « vendeuse ».

En attendant, s’il y a bien un parfum qui fait recette, c’est celui de Noël

Source: Andreas Herrmann, Manja Zidansek, David E. Sprott, Eric R. Spangenberg.The Power of Simplicity: Processing Fluency and the Effects of Olfactory Cues on Retail Sales. Journal of Retailing, 2012

Article publié par Barbara Delbrouck, journaliste santé

Ce billet fait partie du blog de Marion Garteiser, journaliste santé, Le blog de la Rédaction

http://www.e-sante.be