Le Saviez-Vous ► Les régimes et cures detox sont des arnaques


Une des choses qui m’exaspère sur le net, ce sont les régimes ou aliments particuliers de toutes sortes supposés faire maigrir ou une détoxication du corps. C’est payant de vendre ces régimes, car cela coûte cher, mais pourtant ne donne pas grande chose. Bien sûr, le choix des aliments est important pour la santé, mais une alimentation équilibré
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Les régimes et cures detox sont des arnaques

Green spinach and kale protein smoothie  / Robert Gourley via Flickr CC License By

Green spinach and kale protein smoothie / Robert Gourley via Flickr CC License By

Repéré par Cécile Dehesdin

Repéré sur Guardian, Sciences et avenir, BBC

Scientifiquement, il n’est pas possible de «detoxifier» son corps.

Impossible d’être une star féminine hollywoodienne de nos jours si vous n’adhérez pas à un quelconque «régime detox» ou «detox jus verts». L’idée de ces régimes, qui peuplent également les pages des magazines féminins français, est de «purifier» son corps de l’intérieur via des techniques qui consistent généralement à jeûner ou ne pas manger d’aliments solides pendant un certain temps, ou à ne se nourrir que de jus de légumes.

Or, explique le Guardian, «l’idée qu’il est possible de vider son système de ses impuretés et laisser ses organes propres comme des sous neufs et au taquet est une arnaque. C’est un concept pseudo-médical créé pour vous vendre des choses».

Le journal britannique a interrogé un professeur de médecine de l’université d’Exeter, qui précise:

«Soyons clair. Il y a deux types de detox, l’un est respectable, l’autre non.»

La detox respectable, c’est celle des centres de désintoxication ou des hôpitaux qui aident les malades accros à la drogue à décrocher.

«L’autre, c’est le mot confisqué par des entrepreneurs, et des charlatans pour vendre des traitements bidons censés vider votre corps de toutes les toxines qu’il est censé avoir accumulé.»

(…) la detox est avant tout un business, avec ses livraisons de jus, ses shampoings, ses cures, ses retraites ou randonnées… Il existe même des «patches pour pieds» censés absorber nos toxines pendant notre sommeil, avec en guise de preuve la couleur marron du patch après une nuit de sommeil: une arnaque totale, décortiquée dès 2012 par Sciences et Avenir.

Le magazine a exposé les patchs à la chaleur, l’air libre et l’eau distillée, et le patch a viré au noir dans le dernier cas:

Conclusion: l’eau contenue dans la sueur fait noircir les patchs plus sûrement que les «toxines» qu’ils sont censés avoir absorbées!

Nos corps ont déjà leurs propres instruments (reins, foie, poumons…) pour éliminer nos toxines -sans quoi nous serions morts ou à l’hôpital, précise le professeur au Guardian.

«On ne connaît pas de façon -certainement pas de traitement detox- de faire en sorte que quelque chose qui fonctionne parfaitement bien dans un corps fonctionne mieux», conclut-il.

«Le minimum que ces vendeurs de produits detox devraient pouvoir faire, c’est donner une compréhension claire de ce qu’est la detox et une preuve que leur produit fonctionne effectivement. Les gens que nous avons contacté n’ont pu faire aucune de ces deux choses.»

http://www.slate.fr/

Une arnaqueuse de sushi ferait cracher le morceau à des restaurateurs


Une arnaqueuse qui joue bien son rôle pour frauder des restaurateurs. Elle semble voyager un peu partout pour réclamer de l’argent pour soi-disant s’être étouffé avec du plastique qui recouvre les plats à amener. Elle menace d’écrire sa plainte dans les réseaux sociaux pour détruire la crédibilité du restaurant
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Une arnaqueuse de sushi ferait cracher le morceau à des restaurateurs

 

COURTOISIE

Si vous travaillez dans l’industrie de la restauration, gardez l’oeil ouvert!

Des restaurateurs de Québec seraient victimes d’une «talentueuse» arnaqueuse qui utiliserait toujours le même stratagème partout où elle passe dans le but de soutirer frauduleusement de l’argent sous menace d’attaquer la crédibilité de l’établissement.

Une dizaine de restaurateurs ont été victimes de cette dame au cours de la dernière semaine à Québec.

Propriétaire du restaurant Sushi Togo sur la rue Saint-Jean, Xuan Phan est du nombre.

«La dame s’est présentée disant s’être étouffée avec un morceau de plastique (Saran wrap) qui se trouvait dans ses sushis. Elle voulait être remboursée sur-le-champ disant avoir acheté les 30 morceaux, l’assiette de luxe à 75$», explique Mme Phan.

Avant de la rembourser, Xuan Phan a longuement discuté avec la dame pour clairement lui faire savoir qu’elle croyait être en face d’une fraudeuse.

«Je me suis dit que c’était tellement absurde comme histoire que ça ne pouvait pas avoir été inventé.»

«J’ai même ajouté que je suis dans les sushis depuis 15 ans et que je n’ai jamais vu pareille histoire.»

COURTOISIE

Devant l’insistance de la propriétaire à ne pas vouloir rembourser ou à remettre un chèque cadeau au lieu d’un montant en argent, la suspecte a alors menacé de salir la réputation du restaurant sur les réseaux sociaux.

«Elle m’a dit « mes amis m’ont conseillé de ne pas revenir au restaurant et d’écrire toute mon histoire sur Facebook, mais comme je suis une femme de valeur, je préférais venir vous voir pour trouver une entente satisfaisante pour tous. Mais je ne repartirai pas sans avoir eu mon argent »», a souligné Mme Xuan au HuffPost Québec en rapportant les paroles de la mystérieuse dame qui serait dans la cinquantaine.

Réanimée sur l’autoroute 20

La voleuse serait finalement repartie avec 75$ en argent comptant. Elle a poursuivi sa visite en s’arrêtant dans un restaurant de sushis sur le boulevard Henri-Bourassa. Son histoire est encore plus rocambolesque.

«La même dame, bien vêtue, avec un bon langage, genre style femme d’affaires, s’est présentée au restaurant disant être une enseignante de l’Université de Montréal de passage à l’Université Laval à Québec. Après le même bla-bla qu’elle a inventé à Mme Phan, elle me sort un morceau de plastique disant avoir un rapport de police, car elle a dû être réanimée sur le bord de l’autoroute 20 après s’être étouffée alors qu’elle mangeait les sushis de notre restaurant», a raconté stupéfaite Catherine Blanchet, gestionnaire du restaurant, dont elle préfère ne pas dévoiler le nom.

Même si elle se doutait qu’elle était devant une arnaqueuse, elle a versé la somme de 75$ à la dame «pour acheter la paix, car je sais très bien que personne n’aurait pu avaler un morceau de plastique aussi gros sans s’en apercevoir.»

Toujours avec une présentation soignée, l’escroc aurait joué la même comédie au restaurant Nihon Sushi. Les tromperies de la dame se seraient déroulées sur une période d’une semaine.

«Comme dans les autres restaurants, elle est arrivée juste avant la fermeture. Elle disait être passée dans notre restaurant et avoir payé en argent comptant les 30 morceaux alors que nous étions dans le jus. Elle ajoutait même avoir téléphoné pour demander de parler au propriétaire du restaurant. Après des vérifications, il n’y avait pas eu de commande de 30 morceaux payée comptant la journée qu’elle disait être passée ni de gens qui avait téléphoné pour se plaindre», a mentionné le gérant Daniel Germain, lui aussi en colère de s’être fait flouer.

Prise à son petit jeu grâce à une photo

Au restaurant Banzai Sushi dans le secteur de Beauport, le propriétaire, Léo Phan, a été plus alerte. Il faut dire qu’il s’agit du frère de Xuan Phan et qu’il a pu profiter de la photo de la suspecte prise avec les caméras de surveillance et publiée sur le compte Facebook de sa sœur.

«Le lendemain qu’elle était passée chez ma sœur, elle s’est présentée chez nous. Je l’ai reconnue et je lui ai demandé une preuve de la facture de son achat. Après avoir fait semblant de téléphoner à une amie avec qui elle serait venue prendre la commande, elle est retournée dans son auto pour aller chercher la soi-disant facture, mais elle n’est jamais revenue. Elle savait que je venais de la démasquer.»

COURTOISIE

Aucune plainte n’a encore été déposée contre la dame.

M. Phan attend depuis trois jours pour rencontrer un policier du Service de police de la Ville de Québec et faire sa déclaration

. «On m’a dit que mardi (24 octobre) je pourrai le faire, après avoir remis mes premiers rendez-vous. Je trouve ça long parce que pendant ce temps, elle continue de voler les gens», a déploré Mme Phan.

Le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) a indiqué au HuffPost Québec que les plaintes devront être tout d’abord déposées avant que le dossier puisse suivre son cours.

«Chaque restaurateur qui se dit victime devra porter plainte et ensuite les dossiers seront reliés ensemble pour enquêter sur cette histoire», a mentionné la porte-parole du SPVQ, Cyndi Paré.

Un dossier épais

 

Le HuffPost Québec a enquêté pour découvrir que la dame en question se nommerait Nancy Demers, mais utiliserait le nom de Chantal Côté. Le numéro de téléphone pour la joindre n’est pas en service et l’adresse courriel de l’université où elle dit enseigner est inexistante.

Toutefois, une dénommée Nancy Demers aurait été condamnée dans le passé pour avoir usurpé l’identité de sa soeur pour déplumer des gens d’affaires.

Son dossier judiciaire indique pas moins d’une quarantaine de chefs d’accusation pour fraude, faux ou utilisation de faux et vols.

Selon nos informations, elle aurait été vue, il y a à peine quelques semaines, dans la région de Saint-Hyacinthe où d’autres restaurateurs disent avoir été victimes de fraudes reliées à une histoire similaire à celle des restaurateurs de Québec.

Le HuffPost Québec a tenté de joindre la dame au cours du week-end, mais cela n’a pas été possible.

http://quebec.huffingtonpost.ca

Arnaque française en terre québécoise


Si Immocom a arnaqué plusieurs entrepreneurs québécois, on peut soupçonner que cette compagnie fait aussi des affaires louches dans d’autres pays ainsi qu’en France, enfin je présume.  Ils font des fausses représentations, promet des ventes rapides moyennant un montant d’argent. Après plus de nouvelles.
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Arnaque française en terre québécoise

 

L’Auberge Presbytère Mont Lac-Vert

L’Auberge Presbytère Mont Lac-Vert   Photo : Site de l’Auberge Presbytère Mont Lac-Vert

L’agence française Immocom service international a soutiré de l’argent à des Québécois, en leur faisant croire que des investisseurs étrangers voulaient acheter de manière imminente leur maison ou leur entreprise.

Un texte de François Dallaire, de La facture

L’hameçon

À l’Auberge Presbytère Mont Lac-Vert, dans la municipalité d’Hébertville, au Saguenay, les propriétaires se remettent douloureusement de la visite de Séverine Sbeghen, une représentante d’Immocom service international.

La représentante disait qu’elle avait un acheteur sérieux, se rappelle le copropriétaire du gîte, Robert Bilodeau.

« La façon dont elle nous envoyait ça, c’est comme si elle faisait un voyage de Paris spécialement pour venir nous voir ici. »

L’offre est tellement alléchante, la représentante est si convaincante, que le couple de propriétaires a la certitude que la vente est presque conclue.

Elle nous a même fait monter le prix [de notre auberge] de 350 000 $ ! Ce n’est pas long que tu mords à l’hameçon. Robert Bilodeau

Le poisson

La rencontre a duré cinq heures. Au terme de la réunion, la représentante a apporté une nuance importante : si les investisseurs européens décident finalement de ne pas acheter l’auberge, Immocom va s’occuper de promouvoir la vente du gîte en Europe.

Pour accéder à ces investisseurs du marché européen, il faut d’abord payer 11  250 $, ce qui donne droit à des publicités sur différentes plateformes publicitaires d’Immocom, soit un site Internet, un catalogue imprimé et virtuel, YouTube, Twitter, etc.

« Il fallait prendre une décision très rapidement, car elle partait le lendemain », explique Robert Bilodeau.

Après avoir payé, le couple n’a plus jamais entendu parler des fameux investisseurs. L’annonce de leur auberge figure sur le site Internet Immoventedirect.com, mais elle n’a généré aucune visite en personne.

Pour le prix, une annonce sur un site et dans un magazine, on s’est carrément fait fourrer. Robert Bilodeau

Notre enquête

À l’aide de caméras cachées dans une maison, nous avons entendu le même discours, mais tenu cette fois par le président d’Immoventedirect.com, la vitrine Internet d’Immocom, Jean-Louis Sbeghen, le père de Séverine.

Pendant de longues heures, il s’est entretenu avec tous les membres d’une famille d’entrepreneurs, spécialisés dans la fabrication artisanale de portes et fenêtres.

 

Il a expliqué qu’il représente des immigrants investisseurs et que les avocats d’Immocom rencontrent chaque semaine les représentants du ministère de l’Immigration. Il a souligné que ces immigrants investisseurs sont pressés d’acheter une entreprise, car c’est là une exigence de nos gouvernements.

Le discours semble logique, mais tout est faux. Il n’y a pas de rencontres, et Québec n’exige pas des immigrants investisseurs qu’ils achètent une entreprise.

Immocom dit avoir des bureaux à Montréal. En fait, ce n’est qu’un centre d’appels. Le siège social est prétendument à la Défense, un secteur prestigieux de Paris, mais ce n’est finalement qu’une adresse postale.

Jean-Louis Sbeghen prétend que son catalogue de 486 pages est distribué à 7 millions d’exemplaires dans toute l’Europe. Un catalogue d’une telle épaisseur et distribué aussi massivement devrait être connu par les gens de l’industrie. Nous avons interrogé Jean-François Buet, le président de la Fédération nationale de l’immobilier, une organisation française.

Je ne les connais pas, je ne les ai jamais vus. Je ne connais pas ce catalogue non plus. Jean-François Buet, le président de la Fédération nationale de l’immobilier

Nous avons retracé plus d’une vingtaine d’entrepreneurs québécois qui estiment tous être victimes des manœuvres d’Immocom et leur avons parlé.

« Avec du recul, je me rends compte que c’est une arnaque », nous a dit le propriétaire d’un dépanneur dans la région de Chaudière-Appalaches. « Ils m’ont fait croire que ma business valait 1 million. Ils m’ont rempli comme il faut! », nous a lancé un boucher en Beauce.

Tous nous disent s’être fait représenter qu’un acheteur étranger désirait acheter leur entreprise de manière imminente.

Ces témoignages ont fait bondir le président de la Fédération nationale de l’immobilier.

Jean-François Buet

Jean-François Buet, le président de la Fédération nationale de l’immobilier Photo : Radio-Canada

Je suis très choqué par ces méthodes commerciales où l’on vend du vent, du rêve, pour des sommes astronomiques. Jean-François Buet

Immoventedirect.com est radiée du registre français des entreprises depuis février dernier, mais exploite toujours un site Internet publicitaire.

De fausses représentations

Pour Patrice Deslauriers, professeur de droit à l’Université de Montréal, il est clair que ces commerçants sont victimes de fausses représentations.

« Ce qu’on veut leur vendre, c’est un contrat de service pour Internet. Mais on passe par un détour, on leur met un peu de poudre aux yeux pour faire en sorte qu’ils signent ce contrat-là. C’est du dol ».

Dol : Manœuvres frauduleuses, agissements malhonnêtes destinés à surprendre et à tromper une personne pour lui faire prendre un engagement qu’elle n’aurait pas pris.
Source : Petit Robert

Jean-François Buet va plus loin.

« Vous me proposez des produits à 7000, 10 000 12 000 $, sans engagement de vendre. Donc, je dirais que c’est un beau métier! Par contre, je ne voudrais pas être le client. Parce que moi, j’appelle ça de l’arnaque », dit-il sur un ton ironique.

La réponse d’Immocom

Selon Immocom, le contrat est clair : leur seul engagement est de publier une annonce sur leurs plateformes, et donc il ne garantit pas la conclusion d’une vente.

Le président d’Immocom, Claude Kozuch, a refusé de nous donner une entrevue.

Il reconnaît qu’il « peut y avoir eu, dans certains cas, des situations ambiguës quant au rôle d’Immocom ».

Jean-Louis Sbeghen et François Dallaire

Le président d’Immovente, Jean-Louis Sbeghen (à gauche), a refusé de répondre aux questions du journaliste François Dallaire. Photo : Radio-Canada

Pas un mot sur leurs techniques de vente ni sur les fausses représentations auxquelles font référence les personnes rencontrées dans notre enquête. Il s’engage toutefois à contacter tous les clients qui nous ont fait part de leurs doléances et « d’apporter, le cas échéant, les ajustements nécessaires à leur satisfaction ».

Des recours?

Une dizaine de commerçants, qui se sont sentis bernés, ont été poursuivis par Immocom, parce qu’ils ont interrompu leurs paiements. Dans la plupart des cas, ces commerçants ont accepté de payer une somme réduite dans le cadre d’une entente à l’amiable.

Un document de la Cour du Québec

Une dizaine de commerçants qui se sont sentis bernés ont été poursuivis par Immocom, parce qu’ils ont interrompu leurs paiements. Photo : Radio-Canada

Dommage, car ils avaient de bons moyens de défense, selon l’expert en droit Patrice Deslauriers.

Si j’étais dans la position de ces gens-là et que j’avais la preuve qu’il y a eu de fausses représentations, j’offrirais une défense en disant : « Il y a eu fausse représentation, annulation du contrat; je ne vous dois rien ».

Le professeur de droit Patrice Deslauriers

Immocom, qui a vendu ses services à de nombreux Français ainsi qu’à des Suisses, a réussi à convaincre 470 Québécois de leur confier leur argent. Certains d’entre eux sont en attente d’un acheteur depuis plusieurs années.

Le reportage de François Dallaire et Christine Campestre est diffusé le 19 septembre à l’émission La facture sur ICI Radio-Canada Télé.

http://ici.radio-canada.ca

Que faire contre les escrocs de l’amour?


La dot qui est toujours en vigueur dans certains pays attire des gens mal intentionnés. Des Indo-Canadiens se marient avec des Indiennes en Inde pour prétendre, qu’elles pourront les suivre au Canada et ainsi profiter de la dot. Malheureusement, ces escrocs (parfois, des hommes aussi se font prendre) ne sont pas pénalisés pour leur vol au Canada et c’est bien dommage et injuste
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Que faire contre les escrocs de l’amour?

 

Une Indienne en pleurs.

Une Indienne en pleurs. Photo : iStock

Le Canada doit en faire plus contre les mariages frauduleux, disent des Indiennes. Au moins 30 000 femmes auraient été victimes d’escroquerie de la part d’Indiens établis en Occident qui leur ont promis de les aider à émigrer. En réalité, ils n’ont plus donné signe de vie après les noces, non sans avoir touché une importante somme d’argent à titre de dot.

Un reportage de Thomas Gerbet, correspondant en Inde

Un Indien m’a raconté une blague qui circule sur les habitants de la région du Pendjab. « Savez-vous quel est le premier mot que les parents pendjabis murmurent à l’oreille de leur enfant?… Canada. » Cette histoire est révélatrice de l’attrait que ces Indiens du nord-ouest ont pour notre pays.

La majorité des 1,3 million d’Indiens qui vivent au Canada proviennent de cette seule et même région. Les histoires à succès de sikhs établis chez nous sont ancrées dans la culture locale et notre pays est vu comme l’eldorado. De nombreuses familles pendjabies rêvent donc que leur fille épouse un Indo-Canadien pour qu’elle y déménage et puisse jouir d’un meilleur avenir. Certains membres de la communauté, mal intentionnés, l’ont bien compris…

Une Indienne en pleurs.

Kanchi (nom modifié) est en larmes. Elle ne veut pas être nommée. La dentiste de 28 ans a été victime d’une terrible arnaque qui a jeté la honte sur toute sa famille.

Une Indienne en pleurs. Photo : iStock

Le 2 février 2015, elle se marie au Pendjab avec un Indo-Canadien de Vancouver. Ses parents ont trouvé le jeune homme par une petite annonce matrimoniale dans un journal indien. Ils se sont rendu compte par la suite que les tantes des futurs mariés étaient amies, donc ils n’ont pas posé beaucoup de questions.

« Je ne voulais pas me marier de la sorte, raconte Kanchi. Je voulais être indépendante, mais comme ça arrive toujours en Inde, personne ne m’a soutenue. Il est venu en Inde en janvier, et en février nous étions mariés », explique la victime.

Dès le lendemain de la cérémonie, la famille du marié demande 60 000 $ à titre de dot en invoquant la nécessité pour leur fils d’acheter une maison au Canada.

« Il m’avait pourtant dit qu’il en possédait déjà une », s’étonne alors Kanchi.

Il m’a dit que si je ne payais pas, il ne me ferait pas venir au Canada. Kanchi, victime d’escroquerie

La famille de Kanchi refuse de donner une telle somme, surtout qu’elle a déjà distribué 500 grammes d’or pur à la belle famille lors des noces, l’équivalent de 27 000 $.

Après deux mois de mariage, l’homme repart au Canada en lui promettant de l’aider pour qu’elle émigre et le rejoigne.

« Depuis, je ne lui ai parlé que deux ou trois fois », se désole Kanchi.

 Elle qui rêvait de poursuivre des études de dentiste au Canada et d’y travailler, son rêve s’écroule. Elle réalise assez vite qu’elle est victime d’une escroquerie.

Les mains d'une mariée en Inde

Les mains d’une mariée en Inde Photo : iStock

La jeune femme porte plainte en Inde pour « fraude sur la dot ». Même si exiger une dot est interdit en Inde, le Code criminel reconnaît tout de même l’existence de la coutume et les dérives qui peuvent en résulter.

Les deux familles vivant en Inde, elles ont tenté de mener une médiation en l’absence du mari.

« Ils ont proposé de payer une partie du mariage », raconte Kanchi. J’ai retiré ma plainte.

Mais ils n’ont toujours pas payé. Je dois tout recommencer à zéro.

J’aimerais qu’il y ait une loi au Canada pour l’obliger à revenir en Inde. Kanchi, victime de fraude

Le pire dans cette histoire, c’est que Kanchi ne peut même pas demander le divorce, car ils ne sont pas officiellement mariés. En effet, elle a été victime d’une supercherie lors de la signature du contrat de mariage officiel qui, en Inde, se déroule dans les jours qui suivent la cérémonie religieuse.

« Lui et sa famille ne voulaient pas signer tant qu’on ne leur avait pas versé les 60 000 $, explique-t-elle. Ma famille a mis de la pression sur la sienne. Ils ont fini par céder et se sont déplacés au bureau. Là, j’ai signé ma partie et ils m’ont demandé de sortir. Je leur ai fait confiance… »

Je ne veux plus aller au Canada; une fois que cette histoire sera terminée, j’irai ailleurs. Kanchi

La dot est en quelque sorte le prix à payer par la famille d'une fille pour qu'elle épouse un garçon et déménage dans sa famille, comme le veut la tradition. Cela prend généralement la forme d'une somme d'argent, mais aussi de biens (voiture, meubles, appareils électroniques...). Il n'est pas rare que la dot représente plusieurs fois le revenu annuel d'une famille. Beaucoup de ménages consacrent la moitié de leur épargne au financement du mariage.

La dot est en quelque sorte le prix à payer par la famille d’une fille pour qu’elle épouse un garçon et déménage dans sa famille, comme le veut la tradition. Cela prend généralement la forme d’une somme d’argent, mais aussi de biens (voiture, meubles, appareils électroniques…). Il n’est pas rare que la dot représente plusieurs fois le revenu annuel d’une famille. Beaucoup de ménages consacrent la moitié de leur épargne au financement du mariage. Photo : iStock

« C’est du crime organisé », s’insurge Amanjot Kaur Ramoowalia, présidente de l’association Helping Hapless qui vient en aide aux victimes.

Elle estime que plus de 30 000 femmes du Pendjab ont été ainsi piégées par des Indiens résidant dans des pays occidentaux. Jusqu’à présent, les chiffres qui circulaient dans la presse indienne faisaient état de 15 000 à 20 000 victimes.

Certaines femmes attendent justice depuis 20 ans. Leur vie est gâchée. Amanjot Kaur Ramoowalia, présidente de l’association Helping Hapless.

« Une femme du Pendjab s’est mariée à un homme de Toronto qui lui promettait de la parrainer pour émigrer au Canada. Elle lui a donné plus de 50 000 $ de dot. Mais, ça ne lui suffisait pas. Il lui a demandé une avance d’argent de 10 000 $ pour l’aider à acheter un commerce au Canada. La famille de la mariée a vendu une partie de ses terres pour pouvoir fournir l’argent. Elle le lui a envoyé et il ne l’a jamais parrainé. »

Oui, c’est vrai, les gens sont naïfs. Mais la pression sociale est très forte. Amanjot Kaur Ramoowalia, présidente de l’association Helping Hapless.

« Le Canada devrait avoir une loi pour que les fraudeurs soient obligés de rentrer en Inde jusqu’à la fin de la procédure judiciaire, estime Mme Ramoowalia. La victime, elle, ne peut pas aller au Canada pour le poursuivre. »

La présidente de l’association aimerait que le Canada trouve une façon d’aider ces femmes. Elle compte faire le voyage jusqu’à Ottawa, le mois prochain, pour conscientiser des députés.

Que peut faire le Canada?

« L’enquête d’un crime en Inde tombe sous la responsabilité de la police de juridiction locale », donc en Inde, explique le sergent de la GRC Harold Pfleiderer.

Le ministère de l’Immigration ne semble pas pouvoir aider ces femmes davantage, « comme la fraude a lieu avant qu’une demande d’immigration ne soit soumise », indique le porte-parole Rémi Larivière.

Une Indienne.

Une Indienne. Photo : iStock

Daljit Kaur est une avocate de Chandigarh, au Pendjab. Elle traite ce genre de dossiers pour le compte de la NRI Commission of Punjab (NRI signifie « Non-Resident Indian »).

Elle raconte un cas : une jeune femme de Patiala, au Pendjab, épouse un Indien établi au Canada.

« Le gars est venu, il a touché la dot, est resté 15 jours, puis est retourné au Canada. C’est à ce moment-là qu’il a commencé à donner des excuses : « Je vais t’aider à émigrer, mais il me manque encore des papiers. » Etc, etc. Durant deux ans, ce cirque a continué. »

La jeune femme a fini par porter plainte. Elle a reçu 53 000 $ de compensation, à peu près l’équivalent de la dot qui avait été versée.

« L’homme a payé, car il a eu peur. »

Ce qui a mis de la pression, c’est le renforcement de la loi indienne (article 498 de l’Hindu marriage act) :

« Maintenant, les gens qui ont signé l’acte de mariage, la famille proche, peuvent aussi être arrêtés. »

La victime peut même récupérer de l’argent sur la valeur de la maison des beaux-parents.

« Ce ne sont pas juste des femmes qui sont victimes. Il y a de plus en plus d’hommes aussi. J’ai trois cas comme ça actuellement sur mon bureau. »

Une femme indienne a par exemple épousé un Indo-Canadien, a déménagé au Canada, a commencé des études, a attendu de recevoir sa résidence permanente, puis elle a quitté son mari pour faire venir son petit ami resté en Inde.

http://ici.radio-canada.ca

Arnaques : comment les Canadiens se font piéger


De plus en plus des fraudes via internet ou par téléphones se font faisant miroiter beaucoup d’argent, de l’amour ou des menaces pour des revenus non payés auprès du gouvernement. La BBB a fait un palmarès des fraudes au Canada, mais ces mêmes arnaques sont aussi dans d’autres pays. Malheureusement beaucoup se font prendre
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Arnaques : comment les Canadiens se font piéger

 

Des billets canadiens de 50 et 100 $

Des billets canadiens de 50 et 100 $   Photo : CBC

L’organisme Better Business Bureau (BBB) de la Colombie-Britannique a publié le palmarès annuel des 10 principales escroqueries enregistrées dans tout le Canada en 2016. L’arnaque à l’embauche, qui a coûté aux victimes plus de cinq millions de dollars, figure au sommet de la liste.

Radio-Canada avec La Presse canadienne

Bien que la somme d’argent perdue soit loin d’être la plus importante au classement, les fausses campagnes de recrutement ont constitué le plus grand nombre d’escroqueries à travers tout le pays l’année dernière, indique Danielle Primrose, directrice du BBB.

Le principe est simple : un escroc prétend embaucher un candidat par téléphone ou par Internet et lui demande ses informations bancaires afin de pouvoir être payé. Le faux employeur peut ainsi se servir allègrement dans le compte en banque de la victime.

« Les escrocs sont de plus en plus ingénieux, note Danielle Primrose. Ils font remplir tout un tas de papiers et de documents aux victimes pour rendre les choses très similaires aux procédures similaires. Ils vont jusqu’à vous envoyer une prime à la signature qu’ils vous demandent ensuite de rembourser ou de transférer à un autre employé ».

Le plus rentable : la fraude amoureuse

Le stratagème qui s’est avéré être le plus rentable pour les criminels est celui des fraudes amoureuses : 17 millions de dollars dérobés aux Canadiens. Les fraudes envers les Canadiens ont totalisé 91 millions de dollars en 2016, soit près de 30 millions de dollars de plus que l’année précédente, précise le BBB.

Malgré ces chiffres en augmentation, l’organisme affirme que la plupart des arnaques ne sont pas rapportées aux autorités.

« Nous estimons que les 91 millions ne représentent qu’environ 5 % des vraies pertes. Si vous faites le calcul, ça peut porter le chiffre à 1,8 milliard », commente Danielle Primrose qui explique que de nombreuses victimes ont honte ou bien ne savent qu’il est utile de rapporter une fraude.

En 2016, le Bureau de la concurrence et le Centre antifraude du Canada ont reçu près de 90 000 plaintes, comparativement à un peu moins de 70 000 en 2015.

LE PALMARÈS

  1. Les fausses offres d’emploi (5,3 millions $) – Un employeur, que vous n’avez probablement jamais contacté, vous fait miroiter un emploi. Il vous demande de déposer un chèque, en précisant que l’argent vous sera éventuellement retourné. Aucun employeur ne vous fera pareille demande, précise le Bureau de la concurrence.

  2. Les fraudes amoureuses (17 millions $) – Un fraudeur utilise une fausse identité et de fausses photos pour séduire en ligne. Ces arnaqueurs gagnent la confiance des personnes qu’ils rencontrent en ligne, leur font la cour, et ensuite les manipulent pour leur soutirer de l’argent. Souvent, l’arnaqueur prétend qu’il voyage à l’extérieur du pays pour expliquer pourquoi un rendez-vous en personne ne peut avoir lieu. Et pour soutirer des sous, il peut faire valoir, par exemple, qu’un membre de sa famille a besoin de soins médicaux urgents.

  3. Vols d’identité (11 millions $) – Le fraudeur dérobe votre identité de toutes sortes de façons, parfois par piratage informatique et aussi en trouvant des factures et des relevés bancaires dans votre bac à recyclage. Il se sert ensuite de ces précieuses données pour obtenir des cartes de crédit ou louer une propriété. Même les enfants peuvent se faire voler leur identité. Il est recommandé de changer fréquemment les mots de passe.

  4. Un prêt accordé, mais avec des frais payables à l’avance (1,1 million $) – Ces fraudeurs profitent de gens qui ne peuvent obtenir de prêt autrement dans un établissement financier.

  5. Fraudes lors d’achats en ligne (8,6 millions $) Les possibilités sont illimitées selon ce qui est recensé par le Bureau de la concurrence. Produits contrefaits, de faux sites web, des objets achetés qui n’arrivent jamais, des essais gratuits trompeurs ou des cadeaux d’échantillons — avec par la suite des frais mensuels sur les cartes de crédit du consommateur qui a accepté de les recevoir.

  6. Fausses demandes de virement (13 millions $) – Les entreprises sont gravement touchées par le harponnage. Le fraudeur va utiliser l’identité d’un membre de la direction d’une entreprise et demande qu’un virement soit effectué à une fausse adresse de courriel de cette même entreprise. Le consommateur reçoit alors un courriel qui semble légitime et transfère des fonds.

  7. Fraude d’option binaire (7,5 millions $)On vous promet un rendement élevé pour votre argent si vous l’investissez. En fait, il ne s’agit pas d’un investissement, mais d’un pari non réglementé où vous avez une chance sur deux de perdre. Les gains se feront attendre — mais pas les pertes.

  8. Faux gains de loterie (3 millions $)Sans avoir acheté de billet, vous êtes contacté par quelqu’un qui vous annonce que vous avez gagné un gros lot! On vous informe que vous n’avez qu’à payer l’impôt ou des frais d’assurance et la cagnotte est à vous. Souvent, il s’agit d’une importante loterie américaine.

  9. Faux appels de l’Agence du revenu du Canada (4,3 millions $) Un agent vous contacte par courriel ou par téléphone: il vous explique que vous devez de l’argent, parfois menace de lourdes sanctions ou pénalités si l’argent n’est pas immédiatement transmis ou encore demande des renseignements personnels prétextant vouloir vérifier votre identité. L’Agence ne fera jamais de menaces au téléphone et ne vous demandera pas d’informations personnelles par courriel ou par téléphone, précise le Bureau de la concurrence.

  10. Fausses recommandations en ligne et contenu commandité (montant indéterminé) – Les critiques positives et recommandations de produits ou de services sur les médias sociaux ne sont pas toujours véridiques, et souvent sont formulées par des personnes rémunérées dans ce but, est-il indiqué par les partenaires de ce palmarès.

Le Bureau de la Concurrence rappelle que si une offre semble « être trop belle pour être vraie », c’est probablement le cas.

http://ici.radio-canada.ca/

Arnaque à l’enfant cancéreux : des photos de varicelle détournées sur Facebook


Ce genre de message, je l’ai fuie comme la peste. Une photo pour ramasser de l’argent sur un réseau social d’une personne, d’un enfant malade comme le cancer, sans avoir été appuyer par un organisme connu, ou un site réputé, peut être une arnaque. Il est mieux de ne pas cliquer  sur j’aime, ni donner des commentaires (même si c’est Amen) et encore moins partager. Soyons un peu plus septique sur les demandes d’argent sur les réseaux sociaux, qu’importe la raison. Cliquer ou partager au cas où, est de faire continuer l’arnaque
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Arnaque à l’enfant cancéreux : des photos de varicelle détournées sur Facebook

 

 

Une mère se plaint du manque de réaction du réseau social face à un compte escroc, qui a utilisé les images d’enfants, dont le sien, pour obtenir de l’audience.

 

 Thierry Noisette

En août 2016, une mère de famille britannique, Sarah Allen, avait lancé un appel au gouvernement, demandant la distribution gratuite des vaccins contre la varicelle. Son fils de 2 ans, Jasper, venait d’être atteint d’une varicelle particulièrement sévère, et il avait dû être hospitalisé cinq jours, couvert de centaines de boutons. À cette occasion, plusieurs photos du petit garçon ont été diffusées dans la presse, y compris sur Internet.

Mais, rapporte la BBC, ces images ont été reprises par des escrocs, qui les ont faites passer pour celles d’une victime de cancer.

Ils les ont utilisées sur une page Facebook, en prétendant que le réseau social donnerait de l’argent pour l’opération de l’enfant si suffisamment de gens aimaient le post ou laissaient des commentaires. Le texte y accompagnant les photos de l’enfant disait :

« Ce petit bébé a le cancer et nous avons besoin d’argent pour la chirurgie.
Facebook a décidé d’aider en donnant
1 J’aime = 2 dollars
1 commentaire = 4 dollars
1 partage = 8 dollars.
Ne faites pas défiler l’écran sans entrer de texte. Amen. »

1,2 million de partages

 

Plusieurs heures après que la BBC a signalé ce post, le réseau social l’a effacé mais tout en laissant le compte de son créateur actif. La mère explique :

« Nous avions été prévenus que des gens pourraient prendre ses photos… parce que si vous googlez « varicelle » [« chickenpox » en anglais], ses images sont là. Nous étions donc bien conscients que cela pourrait arriver, mais pas de cette façon, pour dire qu’il avait le cancer. »

Un post qui mettait en scène le petit Jasper a été partagé 1,2 million de fois depuis le 1er février, indique la BBC. Sarah Allen dit avoir écrit plusieurs fois à Facebook, après avoir été alertée par des internautes. Elle s’est plaint plusieurs fois de violation de copyright, et a reçu le 10 février un message en retour lui disant que le compte en question était supprimé pour avoir violé les règles du site.

Pourtant, 24 heures plus tard le compte était de retour, sans explication. Il postait à nouveau des images d’enfants – mais plus du sien cette fois. Un des messages montrait des enfants en hôpital, et affirmait que l’internaute endurerait des années de malheur s’il passait la page sans aimer et partager le post.

« Ce qui est répugnant, c’est que ce ne sont pas que des photos de Jasper, mais celles d’une centaine d’autres familles. Facebook doit agir », se scandalise Sarah Allen.

Beaucoup d’arnaques à l’émotion

 

Ce procédé n’est pas rare, explique un spécialiste de la sécurité informatique, Graham Cluley, cité par la BBC :

« Beaucoup d’arnaques utilisent ce genre d’images émotionnelles – souvent c’est fait pour gagner de l’argent. Ils peuvent plus tard envoyer un post disant que vous avez gagné un prix et essayer de vous faire indiquer votre numéro de mobile, et puis vous faire signer pour un service à tarif supérieur, ou vous demander d’autres informations personnelles.

 

Le problème, c’est que les gens croient des choses postées en ligne, et qu’ils devraient être beaucoup plus attentifs à ce qu’ils aiment et partagent. »

 

Le détournement d’image d’enfant malade pour tromper des personnes émues, via les réseaux sociaux, fait l’objet d’un article dans HoaxBuster, le site anti-canulars du Web : il cite le cas récent d’une autre photo volée d’enfant, à laquelle l’usurpateur fait dire le contraire du message initial (un enfant en réalité très entouré, qui prétendument se plaint de sa solitude). La version volée a obtenu des millions de « like » et de commentaires.

Autre cas l’an dernier avec un scandale en Espagne – où les photos n’étaient pas usurpées : un père avait beaucoup médiatisé sa fillette, atteinte d’une maladie rare, entre 2008 et 2016 ; ce qui lui a permis de lever des centaines de milliers d’euros, prétendument pour la faire soigner. Or, l’enfant est bien malade, mais pas au risque d’une mort prématurée, contrairement à ce que prétendait son père. Et l’argent récolté n’est pas passé en soins : le père a été démasqué après des années de mensonges.

http://tempsreel.nouvelobs.com/

Le curcuma, remède miracle, «super épice» ou arnaque?


On entend souvent que des aliments, des épices auraient un effet miracle sur centaines maladie. Mais est-ce vraiment le cas. C’est ce qui semble arriver pour le curcuma qui pourrait avoir un impact sur l’Alzheimer, le cancer, et bien d’autres maladies
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Le curcuma, remède miracle, «super épice» ou arnaque?

 

Le curcuma, remède miracle, «super épice» ou arnaque?

Les vertus du curcuma restent à prouver.Photo Fotolia

Dominic D. Matthews

 

Face à une panoplie de recherches qui attribuent toutes sortes de bienfaits au curcuma, une équipe de scientifiques a voulu mettre les points sur les I en conduisant une étude critique sur la célèbre épice originaire du sud de l’Asie.

Leur verdict: malgré qu’ils n’excluent pas entièrement la possibilité que le curcuma puisse avoir des effets bénéfiques pour la santé humaine, ils notent qu’aucune étude clinique publiée à ce jour n’a pu démontrer l’efficacité thérapeutique de la curcumine (composé du curcuma le plus fréquemment étudié).

Publiée dans le Journal of Medicinal Chemistry, leur analyse conclut «qu’aucune étude randomisée en double aveugle contrôlée par placebo n’a été fructueuse», malgré plus de 120 essais pour différentes maladies.

Plus de 15 000 articles font état des effets biologiques de la curcumine, avec près de 50 nouveaux écrits par semaine. À travers tout cela, le curcuma se voit attribuer des vertus thérapeutiques contre l’Alzheimer, le cancer, la dysfonction érectile, la calvitie, et plus encore.

«Beaucoup d’effort et d’argent ont été gaspillés sur la recherche sur la curcumine», a affirmé au magazine Nature Gunda Georg, la corédactrice en chef du journal qui a publié l’étude.

Les interactions chimiques de la curcumine pourraient mener plusieurs scientifiques dans un cul-de-sac, ce qui expliquerait en partie l’engouement exceptionnel entourant cette molécule dans la recherche médicale.

En effet, la curcumine fait partie de ces composés que les chimistes appellent PAINs («pan assay interference compounds» ou «composés qui interfèrent avec les essais»). Dans des tests couramment utilisés pour identifier des substances prometteuses pour traiter des maladies, ces molécules peuvent donner l’impression d’interagir avec un élément – par exemple une protéine responsable d’une maladie – alors qu’il n’en est rien.

Ces composés créent donc de faux signaux qui peuvent laisser présumer d’un effet thérapeutique potentiel. La recherche s’emballe alors et dans le cas du curcuma, seulement aux États-Unis, 150 millions $ US de deniers publics ont été utilisés pour financer celle-ci depuis 1995.

Alors est-ce qu’on arrêtera de jeter de l’argent dans ce «trou noir» de la recherche que représente la curcumine?

«Les gens qui devraient lire [cette étude] ne le feront probablement pas», a affirmé Michael Walters, auteur principal de l’étude, au magazine Nature.

http://fr.canoe.ca/

Des chats rasés vendus sur Kijiji comme étant des sphynx


Acheter un animal à la va vite et en ligne n’est pas une bonne idée. Même si cela parait être une aubaine.
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Des chats rasés vendus sur Kijiji comme étant des sphynx

 

Des chats rasés vendus sur Kijiji comme étant des sphynx

Le sphynx n’a pas de poils et possède des yeux et des oreilles plus gros que la normal.Photo Fotolia

En Alberta, des amateurs de chats semblent avoir été victimes d’une arnaque sur Kijiji. Plusieurs acheteurs ont acquis des chats aux apparences de sphynx. Malheureusement pour ceux-ci, ces sphynx n’étaient en réalité que des chats rasés, a rapporté CBC.

L’une des acheteuses a acheté un chat 650 $, soit deux fois moins cher qu’un sphynx acheté en élevage. L’annonce ne possédait pas de photo et l’échange s’est fait sur une station essence, dans le noir. Des signes pas très rassurants de la part d’un vendeur mais qui n’a pas fait douter l’acheteuse, sans doute un peu trop naïve.

Au bout de deux semaines, l’acheteuse a compris qu’elle s’était fait arnaquer en voyant les poils du chat repousser.

Identifiable par leur absence de poils, la race des sphynx est également reconnaissable par la taille de leurs yeux et de leurs oreilles, plus gros que la normale.

Les vendeurs, qui n’avaient pas donné leur adresse, ont évidemment changé de numéro de téléphone et n’ont pas pu être retrouvés.

Si vous souhaitez acheter un animal en ligne, faites attention aux trop bonnes affaires. Méfiez-vous des vendeurs qui ne donnent que très peu de renseignements sur leur profil. Si le vendeur ne veut pas effectuer la vente à son domicile c’est mauvais signe. Si tout vous semble correct, n’oubliez pas de bien inspecter l’animal le jour de la vente.

http://fr.canoe.ca/

Au lieu de se moquer, aidons les seniors à mieux comprendre internet


Les personnes âgées veulent profiter d’internet en toute quiétude sans être obligées de se méfier de tout. Si on ne fait que donner des directives directes, ils disent souvent : Je ne connais rien, c’est trop compliqué, je ne suis pas bon là-dedans. Pourtant, ce n’est pas compliqué, mais nous devons prendre le temps de discuter, de conseiller ..
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Au lieu de se moquer, aidons les seniors à mieux comprendre internet

 

Mireille Caunesil, considérée en 2010 comme «la doyenne de l'internet» I PHILIPPE DESMAZES / AFP

Mireille Caunesil, considérée en 2010 comme «la doyenne de l’internet» I PHILIPPE DESMAZES / AFP

Jamie Winterton

Directrice stratégique

Traduit par Nora Bouazzouni

Ce n’est pas parce qu’ils sont bêtes que les seniors se font arnaquer sur internet. C’est parce qu’on ne leur apprend pas à s’en prémunir.

En juin dernier, l’internet tout entier a poussé un «aaawww» en découvrant l’histoire de cette grand-mère très polie qui commençait et finissait chacune de ses recherches sur Google par s’il vous plaît et merci.

«Je me suis dit que comme quelqu’un avait dû mettre [ces résultats] là, il fallait le remercier, a-t-elle expliqué à la Canadian Broadcasting Corp.Pour tout vous dire, je ne sais pas comment ça marche. Ça reste un mystère pour moi.»

Si les jeunes américains constituent la majorité des internautes, les seniors, eux, sont plus nombreux à s’y mettre que leurs enfants. En 2015, 81% des Américains âgés de 50 à 64 ans disaient se servir d’internet au moins de manière occasionnelle, tout comme 58% des 65 ans et plus. Une ressource fantastique pour les seniors, en particulier pour les personnes à capacité physique restreinte. Internet leur permet de rester en contact plus facilement avec leur famille, se découvrir de nouvelles passions et communiquer avec des gens qui partagent leurs centres d’intérêts.

Les victimes idéales

Mais ce nouveau monde qui s’ouvre à eux n’est pas tendre avec les personnes les plus vulnérables.

D’après le FBI, les seniors sont des cibles privilégiées des escroqueries sur internet «car ils sont les plus susceptibles d’avoir des “bas de laine”, d’être propriétaires de leur maison ou d’avoir une excellente solvabilité –ce qui fait d’eux les victimes idéales».

De plus, «les gens nés dans les années 1930, 1940 et 1950 ont reçu une éducation basée sur la politesse et la confiance. Les malfaiteurs profitent de cela, sachant qu’il est compliqué, voire impossible pour ces personnes de dire “non” ou bien de leur raccrocher au nez». Des escrocs conscients de l’exceptionnelle vulnérabilité de cette population et qui rivalisent d’imagination pour exploiter leurs faiblesses.

Certaines de ces cyberarnaques copient leurs méthodes sur celles du porte-à-porte, des escroqueries par courrier ou par téléphone, excepté qu’elles tirent désormais profitent de l’incroyable efficacité des communications sur internet. Pensez à toutes ces histoires déchirantes reçues par e-mail, conclues par des demandes de virements exorbitants; ces sollicitations pour des associations caritatives imaginaires; ces prix ou ces cadeaux gagnés; ou encore toutes ces menaces de clôturer un compte en banque, résilier une mutuelle ou suspendre des remboursements de la sécu dans le but de récupérer des données personnelles.

Ou, plus courant, ce stratagème visant à faire apparaître une fenêtre pop-up sur l’ordinateur d’un internaute, l’informant que sa machine a été infectée et va s’éteindre à moins de laisser un tiers y accéder. Ou bien ce message, vraisemblablement envoyé par un proche, enjoignant l’utilisateur à aller «voir ce super site!». Ces combines ne touchent pas que les seniors, mais ceux qui les envoient partent du principe que leur méconnaissance des usages du web en font des cibles privilégiées, plus faciles à piéger.

L’ordinateur, un problème?

Alors, que faire? De nombreux éditeurs de logiciels et autres professionnels de la sécurité, exaspérés par le succès de ces arnaques en tous genres, estiment qu’on ne peut rien pour ces soi-disant «utilisateurs débiles» et leurs mots de passe moisis. S’il est vrai, au sens tautologique, que vider internet de tous les êtres humains en ferait un réseau exceptionnellement sûr, être «débile» et être «mal informé» sont deux choses très différentes. Des tas de gens intelligents n’ont simplement aucune idée de comment se prémunir des escroqueries sur internet –les seniors, par exemple.

Comme l’écrivait sur Slate la journaliste Josephine Wolff, dans son article judicieusement intitulé Dire que les humains sont le «maillon faible» de la sécurité informatique est dangeureux et n’aide personne, autant d’erreurs de jugement prouvent que c’est la technologie qui est en échec face aux humains, pas l’inverse.

«Un ordinateur est censé améliorer la vie des gens, dit-elle, et pourtant, bizarrement, on a fini par leur dire que c’était eux, le problème.»

Arracher papi et mamie de leur clavier (ou quiconque ne sait pas quoi faire devant une pop-up jargonneuse sur les contrôles ActiveX) n’est clairement pas la solution. Mais à voir le rythme auquel se multiplient les escroqueries visant les seniors, nous devrions être capables de mieux informer ce public particulièrement vulnérable. De nombreuses ressources pédagogiques sur la cybersécurité et les données privées sont pourtant mises à disposition des seniors, notamment par l’Association américaine des personnes retraitées, (AARP), mais ne parviennent pas, semble-t-il, à toucher leur cible. Pour comprendre ce qui empêche ces informations de circuler correctement, j’ai dû contacter des personnes qui ne travaillent pas dans la sécurité informatique et qui ne sont pas, comme moi, des digital natives. Il me fallait des gens très, très différents de moi. J’ai donc appelé mes parents.

Dialogue entre générations

Ma mère est assistante juridique dans un grand cabinet d’avocats, et elle le fait très bien. Elle navigue entre les détails les plus complexes des législations fiscale et immobilière, telle une Isabelle Autissier du droit. Avant de prendre sa retraite, mon père a travaillé dans le secteur bancaire –simple guichetier, il a terminé vice-président. Ce sont des gens très intelligents, mais qui n’ont pas grandi avec internet.

-«Donc, ai-je commencé, affalée dans le canapé de la maison où j’ai grandi, où est-ce que vous allez pour trouver des informations sur la sécurité informatique?»

-«On t’appelle», ont-ils répondu à l’unisson, sans la moindre hésitation.

-«Bon, OK, mais imaginez que je travaille, je ne sais pas, pour l’Office national des forêts. Vous iriez où?»

-«Il n’y a nulle part part où trouver de bonnes infos» a répondu mon père, après un instant de réflexion. La télé m’angoisse, parce qu’elle joue sur la peur, mais sans fournir de réponse.»

-«Donc vous pensez qu’il faudrait une espèce de programme pédagogique sur la cybersécurité? Qui soit à la portée de tous?»

Ma mère a froncé les sourcils et secoué la tête. «Non, je ne crois pas. S’ils passaient ce genre de chose, les gens zapperaient sûrement sur Star Trek.» Elle n’avait pas tort.

-«J’apprends beaucoup de choses au travail, a-t-elle ajouté. On a un chouette service informatique. Je pourrais aussi prendre des cours à la fac. Mais ce genre de choses n’intéresse pas les gens dont ce n’est pas le métier.»

-«Mais ce que t’apprennent les gens au travail ne s’applique pas forcément à la maison,a nuancé mon père. J’ai davantage de quoi être inquiet ici qu’avant, au bureau.»

Mon père a raison, l’apprentissage de l’informatique sur le lieu de travail n’est pas exhaustif. Mais ça les a vraiment aidés. Par exemple, ils sont passés maîtres dans l’art de débusquer le spear-phishing. Ils savent qu’un e-mail n’est pas toujours ce qu’il prétend être, qu’il peut s’agir d’une entourloupe imaginée par quelqu’un qui connaît bien leurs habitudes, ce qu’ils aiment ou n’aiment pas, et utilise ces données pour les pousser à cliquer sur un lien malveillant ou à fournir des informations personnelles.

Méfiance, méfiance

«Je suis devenu paranoïaque quand j’ouvre un e-mail, m’a avoué mon père. D’abord, il faut s’assurer de connaître l’expéditeur.»

Très bon conseil. Au travail de ma mère, le service de sécurité informatique envoie même de faux messages de spear-phishing aux employés qui, s’ils cliquent, les redirigent vers des ressources pédagogiques sur la cybersécurité. C’est une super idée –mais qui nécessite d’embaucher quelqu’un qui s’y connaît.

«Il faut que ce soit tous publics, insiste ma mère. J’aime bien apprendre de nouvelles choses, mais il faut que ça aille vite. Quels éléments doivent me faire tiquer? Ça peut être des choses bizarres dans l’adresse e-mail, par exemple. Ou bien le fait de ne jamais cliquer sur un lien qu’on nous envoie si on ne sait pas ce qu’il y a derrière. Ce sont des choses qui peuvent servir à tout un chacun.»

On a continué à parler de sécurité sur internet et mes parents ont reconnu que sans leur service informatique (et dans un univers parallèle où je serais garde forestière), ils n’auraient aucune information adéquate sur le sujet. Puisque les 65 ans et plus représentent aujourd’hui 13% de la population des États-Unis, et que ce chiffre est en augmentation, on ne peut laisser aux employeurs l’entière responsabilité de la sécurité de nos seniors sur internet.

J’ai quitté le domicile parental plutôt satisfaite de leurs connaissances sur le sujet. Je mesurai aussi leur chance: ils ont beaucoup appris grâce à leur service informatique, et leur fille qui travaille dans la sécurité en ligne s’engage, dès qu’ils seront tous deux à la retraite, à les tenir au courant des évolutions en matière de cyber-escroqueries. Il est difficile de créer de nouvelles passerelles d’apprentissage, surtout si elles doivent être accessibles à tous. Comme me l’a rappelé ma mère, la caricature du senior incapable d’apprendre de nouvelles choses ne s’applique pas à la majorité des personnes concernées. Le problème, ce n’est pas la capacité d’apprentissage des seniors; c’est qu’il n’y a personne pour leur apprendre quoi que ce soit.

Une solution: vous

Certains employeurs se sont donné pour mission de remplir ce rôle, mais ça ne suffit pas. Quand ils auront pris leur retraite, les gens auront toujours besoin d’aide pour continuer d’assurer leur protection sur internet. Comme mentionné plus haut, l’AARP a d’excellentes ressources à disposition des seniors, des astuces pour empêcher l’usurpation d’identité ou repérer le spear-phishing sur les réseaux sociaux aux fiches expliquant ce qu’est le ransomware –mais il faut les chercher pour les trouver. Certaines associations de seniors ont commencé à proposer des cours sur la sécurité informatique. Une intention louable, mais ceux qui en ont le plus besoin ne pourront ou ne voudront pas forcément en profiter. La télé caricature éhontément le sujet et la couverture médiatique grand public est bien trop sporadique pour que l’on puisse compter sur elle pour toucher un maximum de gens.

Mais si vous êtes inquiet pour vos parents, il reste une solution: vous. Alors préparez-leur un bon gâteau au chocolat, asseyez-vous avec eux et parlez d’internet. Il y aura peut-être un malaise, comme le jour où vous avez eu la discussion. Mais en matière de cybersécurité, la seule façon d’avancer, c’est la protection –et non l’abstinence. Et qui sait, ils ne seront peut-être pas les seuls à apprendre quelque chose.

http://www.slate.fr/

Pourquoi la taille de vos vêtements est une belle arnaque


Vous avez sans doute remarqué quand vous magasinez des vêtements, d’une marque à l’autre, la taille peut varier et c’est très souvent très frustrant et le pire c’est que cela est voulu pour cela
Nuage

 

Pourquoi la taille de vos vêtements est une belle arnaque

© thinkstock.

« Ces chiffres ne veulent rien dire. »

Vous vous êtes déjà demandé pourquoi, dans un certain magasin, vous achetez vos vêtements en XS, et dans un autre, vous devez prendre une taille L? Cela n’a rien d’étonnant selon une enquête du site Vox. Il y a quelques jours, la journaliste Dion Lee a décidé d’acheter trois jeans de la même taille (4 aux USA, donc un 36 chez nous(Belgique ndlr)) chez trois enseignes différentes, Zara, Forever21 et Topshop. Et effectivement, les trois pantalons ne lui allaient pas du tout de la même façon: le premier était trop grand, le second ok mais le troisième trop petit.

Pourquoi est-ce si compliqué de trouver sa taille? Il faut revenir aux origines de la production de masse pour comprendre cette évolution, comme l’explique la vidéo de Vox. En 1939, le gouvernement américain a collecté les données de 15.000 femmes, toutes blanches et pour la plupart défavorisées (puisque l’expérience était payée), bref un échantillon pas très représentatif de la diversité des corps de l’époque, pour établir un système de tailles standardisées dès 1958. Très controversé, ce système a été mis à jour en 1970 puis abandonné. Mais par la suite, dans les années 70-80, les grandes marques ont commencé à populariser leur propre guide de tailles.

Les tailles sont devenues de plus en plus petites, tandis que les femmes ont globalement grandi et grossi. C’est ce qu’on appelle le phénomène du « Vanity sizing », destiné à flatter le client en lui faisant croire qu’il est plus mince qu’en réalité. Par exemple, quand une étiquette indique 38, le vêtement correspond en fait à un 40. Chaque marque s’adresse à son public cible et c’est pour cette raison que des tailles complètement incohérentes peuvent apparaître dans des magasins qui appartiennent pourtant au même groupe.

« Ce n’est pas votre faute, c’est la faute de l’industrie », assure le professeur Lynn Boorady, experte dans le domaine de la mode et du textile. « Les corps des femmes sont très bien comme ils sont. Ces chiffres sur les vêtements sont choisis au hasard, ils ne veulent rien dire. »

 

http://www.7sur7.be/