Aux États-Unis, une chaîne de magasins détruit 5 millions de dollars d’armes


Une chaine de magasin de sport le Dick’s Sporting Goods, a lancé un message fort a propos des armes à feu semi-automatique utilisé dans les fusillades. Il ne fait pas juste cesser la vendre les fusils d’assaut, il les a aussi détruite une valeur de 5 millions de dollars US. Et une perte de vente d’environ 250 millions de dollars.

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Aux États-Unis, une chaîne de magasins détruit 5 millions de dollars d’armes

Des armes à vendre en Virginie, en octobre 2017. | Jim Watson / AFP 

Des armes à vendre en Virginie, en octobre 2017. | Jim Watson / AFP

Repéré par Claire Levenson

Les enseignes Dick’s Sporting Goods avaient arrêté de vendre des armes semi-automatiques après la fusillade de Parkland, en 2018.

Repéré sur CBS

Avant la fusillade qui a fait dix-sept victimes au lycée de Parkland en février 2018, la chaîne de magasins de sport Dick’s Sporting Goods vendait aussi bien des baskets et des t-shirts que des fusils d’assaut.

Après cette tuerie en Floride, son PDG Ed Stack avait annoncé que ses établissements cesseraient de vendre des armes semi-automatiques. Celles qui restaient en stock –pour une valeur totale de 5 millions de dollars– ont été détruites et transformées en ferraille.

«Je me suis dit: “Vous savez quoi? Si on veut vraiment que ces armes ne se retrouvent pas aux mains de tout le monde, il faut les détruire”», avait déclaré l’homme d’affaires.

Le tueur de Parkland avait acheté l’une de ses armes chez Dick’s, qui compte plus de 700 magasins aux États-Unis, et même si elle n’a pas été utilisée pour le massacre, la direction de la chaîne a voulu changer de politique.

Transformation radicale

Le retrait de ces semi-automatiques a fait perdre environ 250 millions de dollars à Dick’s Sporting Goods. La vente d’autres types d’armes à feu a également été bannie dans une centaine de ses magasins, tout comme la vente d’armes et de munitions aux moins de 21 ans –dans de nombreux États américains, il est encore possible d’acheter un semi-automatique à partir de 18 ans.

À la suite des nombreuses fusillades récentes, plusieurs chaînes de magasins ont pris des mesures similaires (Walmart a cessé de vendre des pistolets et n’autorise plus sa clientèle à venir armée), mais Dick’s a opéré la transformation la plus radicale jusqu’à présent.

L’annonce du groupe a été saluée par plusieurs personnalités politiques, notamment par le candidat démocrate à la présidentielle Beto O’Rourke:

«Dick’s Sporting Goods fait plus que le Congrès pour protéger les Américains des armes semi-automatiques», a-t-il tweeté.

Au début de l’année 2019, la Chambre des représentants (à majorité démocrate) avait fait passer une loi pour imposer des vérifications d’antécédents pour toutes les ventes d’armes, y compris les ventes privées ou en ligne, mais cet effort avait été bloqué au Sénat (à majorité républicaine).

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Après l’at­ten­tat de Christ­church, la Nouvelle-Zélande rachète les armes de ses citoyens


Je salue l’initiative du gouvernement de la Nouvelle-Zélande qui n’a pas peur de réagir pour diminuer les armes suite à l’attentat de Christchurch. Les États-Unis devraient prendre en prendre l’exemple.
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Après l’at­ten­tat de Christ­church, la Nouvelle-Zélande rachète les armes de ses citoyens


Crédits : US Navy

par  Mathilda Caron


Trois mois après l’atten­tat de Christ­church, la Nouvelle-Zélande lance un programme de rachat d’armes semi-auto­ma­tiques. Le but est de débar­ras­ser le pays de ce type de calibre, utilisé par l’au­teur des attaques des mosquées qui avaient fait 51 morts en mars dernier, rapporte la BBCce 20 juin.

Sur les cinq gâchettes utili­sées par l’Aus­tra­lien Bren­ton Tarrant, le supré­ma­ciste blanc accusé d’avoir perpé­tré ces atten­tats, deux appar­te­naient à des fusils semi-auto­ma­tiques de type mili­taire. Cette nouvelle mesure concerne donc les 14 300 armes simi­laires, désor­mais illé­gales. Leurs déten­teurs ont six mois pour les livrer aux auto­ri­tés.

« Ce programme a un objec­tif : reti­rer les armes les plus dange­reuses de la circu­la­tion », assure le ministre de la Police, Stuart Nash.

Des dédom­ma­ge­ments seront offerts en fonc­tion de l’arme, ce qui devrait faire monter le coût du programme à 218 millions de dollars néo-zélan­dais (127 millions d’eu­ros). D’après le gouver­ne­ment, une personne sur quatre possède des armes à feu et il y en aurait 1,2 million dans tout le pays.

Source : BBC

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En Nouvelle-Zélande, même le lobby des armes approuve l’interdiction des fusils d’assaut


La Première Ministre de la Nouvelle-Zélande n’a pas froid aux yeux et veut changer les choses à propos des armes à feu. Et le lobby des armes dans ce pays appuie la décision de Madame Jacinda Ardern. C’est tellement différent des États-Unis, et pourtant, ils devraient prendre l’exemple sur la Nouvelle-Zélande. Le plus drôle est que la NRA américaine a voulu mettre son grain de sel et ils ont été repoussés en se faisant dire de s’occuper de leurs affaires. Bravo !! Car les Américains ne sont pas un modèle à suivre sur ce sujet ..
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En Nouvelle-Zélande, même le lobby des armes approuve l’interdiction des fusils d’assaut

 

Le contraste ne pourrait être plus fort avec... (PHOTO WILLIAM WEST, AFP)

 

Le contraste ne pourrait être plus fort avec les États-Unis, où la moindre tentative de toucher à la législation sur les armes est entravée par la farouche résistance de la National Rifle Association (NRA). En Nouvelle-Zélande, même les propriétaires d’armes pensent que les choses doivent changer.

PHOTO WILLIAM WEST, AFP

 

NEIL SANDS
Agence France-Presse
Wellington

Le Parlement néo-zélandais examine cette semaine un durcissement des lois sur les armes dans la foulée du carnage des mosquées de Christchurch, une réforme qui fait consensus jusque dans les rangs du lobby des propriétaires d’armes à feu.

Le contraste ne pourrait être plus fort avec les États-Unis, où la moindre tentative de toucher à la législation sur les armes est entravée par la farouche résistance de la National Rifle Association (NRA). En Nouvelle-Zélande, même les propriétaires d’armes pensent que les choses doivent changer.

L’électrochoc aura été le massacre du 15 mars dans deux mosquées de Christchurch, où 50 fidèles ont été abattus par un suprémaciste blanc australien.

« Nous voulons soutenir tous les changements que notre gouvernement décidera pour empêcher un nouvel attentat terroriste en Nouvelle-Zélande », a déclaré Nicole McKee, secrétaire du Conseil des propriétaires d’armes à feu sous licence.

Moins d’une semaine après le carnage, la première ministre Jacinda Ardern avait annoncé l’interdiction des armes semi-automatiques de type militaire (MSSA). La réforme sera présentée mardi au Parlement.

« Cibles en papier »

Il faut généralement des mois pour que ce genre de loi passe, mais Mme Ardern a jugé le sujet d’une urgence telle qu’elle devait être votée d’ici le 11 avril.

D’autres mesures devraient être prises avant la fin de l’année parmi lesquelles, potentiellement, la création d’un registre des armes, un renforcement des contrôles préalables à la délivrance de permis de port d’arme ainsi que des exigences plus fortes en matière de stockage des armes.

Chose impensable aux États-Unis, l’une des plus grandes armureries néo-zélandaises, Hunting & Fishing, a pris l’initiative d’arrêter de vendre des fusils semi-automatiques de type militaire et suspendu ses ventes d’armes en ligne.

« Ce genre d’armes de guerre n’ont pas leur place dans notre entreprise, ou notre pays », a déclaré le directeur général de Hunting & Fishing Darren Jacobs.

La Nouvelle-Zélande a sa propre National Rifle Association. Mais depuis le massacre de Christchurch, celle-ci ne cesse de rappeler qu’elle n’est qu’une petite association sportive, et non le riche et influent lobby qu’est la NRA américaine.

« Nos membres tirent sur des cibles en papier avec des fusils à verrou à un coup », explique son président Malcolm Dodson.

La NRA néo-zélandaise envisagerait même un changement de nom pour mieux se distinguer de la très controversée association américaine.

23 fois plus d’homicides

La Nouvelle-Zélande et les États-Unis présentent bien des similitudes. Voici deux anciennes colonies britanniques dont les populations d’origine européenne ont combattu les peuples indigènes et forgé au 19e siècle une mentalité de pionniers repoussant sans cesse la « frontière ».

Mais les deux pays ont une attitude fondamentalement différente sur les armes à feu, comme l’illustrent des statistiques frappantes.

En 2016, la Nouvelle-Zélande (4,7 millions d’habitants) a enregistré neuf homicides par arme à feu. Aux États-Unis (327 millions d’habitants), il y en a eu 14 415, soit un taux par habitant 23 fois supérieur.

On dénombre aux États-Unis environ 393 millions d’armes aux mains de la population, soit 1,2 par habitant. Il y en a 1,5 million en Nouvelle-Zélande, soit 0,3 par personne.

Le gouvernement néo-zélandais estime à 13 500 le nombre d’armes semi-automatiques de type militaire au sein de la population. Il y en aurait 15 millions en circulation aux États-Unis.

La différence fondamentale entre les deux pays réside dans le deuxième amendement de la Constitution américaine, hérité des pères fondateurs et qui garantit le « droit » du peuple à « porter des armes », selon Philip Alperts, spécialiste des politiques sur les armes à feu à l’Université de Sydney.

« Occupez-vous de vos affaires ! »

Ce chercheur néo-zélandais explique que la Nouvelle-Zélande considère la propriété d’une arme comme un privilège, alors qu’elle est aux États-Unis un droit inaliénable.

« Notre population serait horrifiée à la vue, aux États-Unis, de gens en train de déambuler avec une arme », dit-il, en expliquant que la sécurité est un aspect fondamental de la culture néo-zélandaise des armes à feu.

La Nouvelle-Zélande compte cependant, elle aussi, une minorité extrémiste radicale.

« La tyrannique première ministre tue le tir sportif », annonçait ainsi récemment sans nuance un des principaux sites internet néo-zélandais pro-armes.

Mais quand la NRA américaine et d’autres lobbys ont cherché à faire entendre leur voix dans le débat néo-zélandais, la réplique de l’ex-ministre de la Police Judith Collins a été sans détour.

« Occupez-vous de vos affaires ! », a-t-elle dit.

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Des centaines de Néo-Zélandais contactent la police pour rendre leurs armes


Ce n’est pas aux États-Unis que cela aurait pu être possible. La mentalité est vraiment différente ! De toute façon, à quoi cela sert d’avoir des armes de type militaire ? Ce que j’aime de cette première ministre, est qu’elle a tout de suis réagit suite à cette tuerie faite dans deux mosquées. Elle refuse de nommer le tueur par son nom, pour ne pas lui donner l’importance qu’il s’attendait. Elle a aussi durci le règlement des armes à feu. Bien sûr, il y a sûrement des gens mécontent, mais aussi moins la population semble bien répondre surtout avec le plan de rachat des armes visées, et des conséquences pour ceux qui gardent leurs armes qui sont assez onéreuses.
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Des centaines de Néo-Zélandais contactent la police pour rendre leurs armes

 

Un panneau publicitaire pour un magasin d'armes de... (PHOTO WILLIAM WEST, AGENCE FRANCE-PRESSE)

Un panneau publicitaire pour un magasin d’armes de Christchurch qui se dit le plus grand au monde

PHOTO WILLIAM WEST, AGENCE FRANCE-PRESSE

Agence France-Presse
Christchurch

 

Des centaines de Néo-Zélandais ont entamé les démarches pour rendre leurs armes, dans la foulée de l’interdiction de la vente des fusils d’assaut et armes semi-automatiques en réponse à la double tuerie des mosquées de Christchurch, a annoncé vendredi la police.

Celle-ci a également déploré un grand nombre de fausses déclarations de restitution d’armes sur son site internet. 

La première ministre Jacinda Ardern a annoncé jeudi l’interdiction de la vente des fusils d’assaut et armes semi-automatiques.

Cinquante fidèles ont été abattus il y a près d’une semaine par un suprématiste blanc australien dans deux mosquées de Christchurch, la plus grande ville de l’île du Sud, un massacre qu’il a filmé et diffusé en direct sur Facebook.

Immédiatement après le carnage, Mme Ardern avait annoncé un durcissement d’une législation qui avait permis au tueur d’acheter en toute légalité l’arsenal ayant servi à l’attaque, y compris des armes semi-automatiques.

« Pour résumer, chaque type d’arme semi-automatique utilisée dans l’attaque terroriste de vendredi sera interdit dans ce pays », a déclaré Mme Ardern. 

L’interdiction de vendre ces armes est entrée en vigueur jeudi à 15 h (22 h HE, jeudi) et une période a été décrétée pour la restitution des armes.

La chef du gouvernement a annoncé un programme de rachat pour un coût estimé entre 100 millions et 200 millions de dollars néo-zélandais (entre 92 et 183,7 millions de dollars canadiens). 

Il y aura une période d’amnistie mais toute personne qui n’aura pas rendu ses armes dans les délais s’exposera à des amendes allant jusqu’à 4000 dollars néo-zélandais (environ 3680 dollars canadiens) et trois ans de prison. 

Dans les 20 heures qui ont suivi l’entrée en vigueur de l’interdiction, près de 500 personnes ont appelé un numéro spécial mis en place par la police pour que les personnes entament les démarches de restitution, a annoncé la commissaire adjointe Tusha Penny.

Mais si le durcissement de la législation est globalement très soutenu par la classe politique, jusque dans les rangs de l’opposition, certains adversaires de cette interdiction ont voulu manifester leur mécontentement en adressant de fausses déclarations de restitution en ligne.

« Ces individus n’ont peut-être rien à faire, mais ce n’est pas le cas de la police », a-t-elle dit. « Dans les conditions actuelles, c’est inacceptable. »

La police estime à 1,2 million le nombre d’armes à feu en circulation en Nouvelle-Zélande, un pays de 4,5 millions d’habitants. Elle n’a fourni aucune estimation du nombre d’armes de type militaire détenues par la population.

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Une étudiante américaine pose avec un fusil d’assaut pour sa cérémonie de diplôme


C’est triste de voir la jeunesse qui grandit avec une mentalité pareille. Comme si des armes étaient LA solution. Pourtant, il y a plus de fusillades dans les écoles aux États-Unis que partout ailleurs en Occident. Même si elle renie les accusations de privilèges blancs, si cela aurait été une personne noire, il est plus que probable que les autorités auraient réagit
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Une étudiante américaine pose avec un fusil d’assaut pour sa cérémonie de diplôme

 

Capture d’écran du compte Twitter de Kaitlin Marie | @KaitMarieox

Repéré par Claire Levenson

Repéré sur Washington Post

Cette jeune conservatrice de 22 ans voulait protester contre une mesure en vigueur sur son campus, dans l’Ohio.

Comme des milliers de jeunes Américains et Américaines, Kaitlin Bennett a immortalisé l’obtention de son diplôme universitaire avec quelques photos. Pour faire passer un message qui lui tenait à coeur, elle a choisi de personnaliser sa tenue avec un fusil d’assaut AR 10, une arme semi-automatique utilisée pendant la guerre du Vietnam et la guerre civile soudanaise. Quant à son chapeau de diplômée, elle l’a décoré avec un dessin de fusil et un défi lancé aux autorités: «Viens me le prendre».

Elle a posté la photo sur Twitter, et elle est vite devenue virale. Depuis plusieurs années, Bennett se bat pour que les étudiants, étudiantes et le personnel de l’université Kent State soient autorisés à porter des armes sur le campus. Elle explique sur Twitter:

«Maintenant que je suis diplômée de @KentState, je peux enfin venir armée sur le campus. J’aurais dû pouvoir le faire en tant qu’étudiante – particulièrement parce que quatre étudiants non armés ont été tués par le gouvernement sur ce campus.»

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Elle fait référence à la fusillade qui a eu lieu en mai 1970 à Kent State, lorsque la garde nationale a ouvert le feu et tué quatre manifestants anti-Vietnam non violents.

Il y a quelques semaines, elle avait invité des propriétaires d’armes à feu à venir armé sur le campus (la loi de l’État autorise les personnes armées dans les parties extérieures du campus, mais l’université interdit le port d’arme pour les étudiants et le personnel). Ce n’est pas le cas de l’Ohio, mais de nombreux États américains autorisent le port d’armes dans les universités.

Un privilège blanc?

Plusieurs militants anti-armes ont noté sur Twitter que si Bennett n’avait pas été une jeune femme blanche, son arme aurait probablement posé problème. En effet, dans le même État de l’Ohio, Tamir Rice et John Crawford, tous les deux Afro-Américains, ont été tués par la police parce qu’ils portaient de faux pistolets.

«Tu es toujours vivante…même pas arrêtée – après avoir amené un fusil semi-automatique à l’école. C’est le privilège blanc», a écrit Shannon Watts, la directrice de Moms Demand Action, une association pour le contrôle des armes.

Bennett n’a pas apprécié la référence au «privilège blanc»et lors de son passage sur Fox & Friends, l’émission préférée du président Donald Trump, elle a crié au racisme anti-blanc.

Bennett dit avoir reçu des menaces de mort, mais aussi plusieurs demandes en mariage et une offre d’emploi. Elle a répondu aux demandes en mariage en postant une photo de son petit-ami, également armé d’un fusil automatique.

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Floride… promotion sur les armes automatiques


Quel manque de respect depuis la dernière fusillade en Floride, dans une école secondaire ! Un manque total de sympathie envers les victimes. Faire une promotion d’une arme semi-automatique qui permet de tirer plus de 100 cartouches à la minute et qui serait comme une arme automatique. ? Comment peut-on promouvoir d’embellir un pays avec ces armes ? Les fusillades sont majoritairement fait par des solitaires. Comment peut-on parler d’une sécurité quand ce genre d’arme pourrait tuer beaucoup plus qu’une cible dangereuse ? Je n’arrive pas à comprendre cette mentalité qui utilise le 2 ème amendement pour la sécurité des Américains alors qu’ils sont au premier rang dans ce genre d’évènement meurtrier dans les pays développés
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Floride… promotion sur les armes automatiques

 

Après la tuerie, armes de guerre à prix d'ami.
Jim Watson / AFP

Après la tuerie, armes de guerre à prix d’ami. Jim Watson / AFP

Repéré par Léa Polverini

Repéré sur The Guardian

Une «promo» qui a réutilisé le slogan de la campagne présidentielle de Trump: «Make America Great Again». («Rendez l’Amérique encore plus belle».)

Quelques jours à peine après la fusillade du 14 février dans un lycée de Floride qui a fait 17 morts, Slide Fire Solutions, un fabricant de bump stocks –un dispositif qui permet de tirer plusieurs centaines de cartouches à la minute– a annoncé des soldes de 10% sur ces dispositifs pour armes à feu, accessibles avec le code promotionnel MAGA. Un acronyme ciblé, hommage au slogan de la campagne présidentielle de Donald Trump: «Make America Great Again».

La compagnie a lancé son opération marketing avec le hashtag #HeresToFreedom («pour la liberté»), en référence au deuxième amendement de la Constitution des États-Unis, qui garantit le droit de porter des armes, «nécessaire à la sécurité d’un État libre».

Alors que Donald Trump s’est refusé à tout encadrement de la vente d’armes à feu en dépit des fusillades incessantes qui ébranlent les États-Unis, les bump stocks sont au cœur d’une polémique, notamment depuis que l’auteur de la tuerie de masse de Las Vegas du 1er octobre 2017 en avait utilisé un. La fusillade avait coûté la vie à cinquante-huit personnes et fait plus de 500 blessés. Un bilan énorme, imputable en grande partie à l’usage de cet accessoire qui, adapté à une arme semi-automatique, permet de reproduire la cadence d’une arme automatique.

Un dispositif qui ne permet en rien de se «défendre»… bien au contraire

Des experts ont déjà dénoncé à plusieurs reprises l’absence de valeur d’auto-défense de tels dispositifs, rappelle le Guardian, puisqu’ils ne permettent pas de tirer de manière très précise. De fait, un bump stock transforme un simple pistolet en arme de guerre.

Selon le Guardian, la Maison-Blanche n’a pas encore réagi à la «promotion présidentielle» de Slide Fire, ni précisé «si la Maison-Blanche supportait ou s’opposait maintenant à de nouvelles restrictions sur les bump stocks».

Le fondateur de Slide Fire, Jeremiah Cottle, avait quant à lui déclaré au mois d’octobre au Dallas Morning News que la fermeture de son entreprise «ferait du mal à toute la ville et à l’école», assurant «payer un très grand nombre d’impôts fonciers».

Implantée à Moran, au Texas, l’entreprise emploie près d’un dixième de la population totale de la ville et demeure l’un des plus grands employeurs de la région.

http://www.slate.fr