Un logiciel pourrait permettre de retrouver les fabricants d’armes imprimées en 3D


Ouain ! Au Canada, on a le cannabis qui est légal et aux États-Unis eux ont les armes en 3D et sur internet les plans pour construire ces armes. Sauf qu’en cas d’enquête, il est plus difficile de les retracer. Maintenant, il y a un logiciel qui peut détecter la signature de l’imprimante 3D, sauf que sans banque de données, les enquêtes ne sont pas plus avancées
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Un logiciel pourrait permettre de retrouver les fabricants d’armes imprimées en 3D

 

Une arme imprimée en 3D | ROBERT MACPHERSON / AFP

Une arme imprimée en 3D | ROBERT MACPHERSON / AFP

Repéré par Camille Jourdan

Repéré sur Université de Buffalo, Vice News

PrinTracker permet de tracer un objet en identifiant l’imprimante 3D qui l’a créé.

Depuis août dernier, les armes imprimées en 3D sont légales aux États-Unis.

Ces «ghost guns» «ne disposent d’aucun numéro de série, et sont par conséquent intraçables», s’inquiétait RFI il y a quelques mois.

Mais les recherches d’un professeur de l’Université de Buffalo pourraient bien changer la donne. Wenyao Xu, professeur d’informatique et d’ingénierie, a mis au point un logiciel qui permet de retrouver la machine à l’origine de n’importe quel objet imprimé en 3D.

L’ingénieur a en effet découvert que chaque imprimante 3D laisse son empreinte sur tous les objets qu’elle «met au monde». Sur chaque fil de plastique qu’elles agrègent par couches pour obtenir un objet, ces machines impriment également de «très légères imperfections», relève Wenyao Xu.

Et chaque imperfection, qui ne dépasse parfois pas le demi-millimètre, est spécifique à une imprimante en particulier.

Comme chaque humain a ses propres empreintes digitales, uniques en leur genre, chaque imprimante 3D a les siennes, laissées sur les clés, les meubles, les armes, ou tout autre objet qu’elle imprime. Identifier ces empreintes, c’est potentiellement retrouver l’imprimante, et son propriétaire.

«Retrouver cette « signature » pourrait aider les experts légistes et la police», espère Wenyao Xu, pour qui l’imprimante 3D est «le rêve de tous les contrefacteurs».

Mais sans «base de données», remarque Vice News, il y a peu de chances que l’espoir du scientifique aboutisse. En effet, même si PrinTracker parvient à repérer les empreintes sur une arme ou une contrefaçon en 3D, encore faut-il savoir à quelle imprimante elles correspondent. Pour cela, il serait nécessaire de «réguler» le marché des imprimantes 3D, de manière à enregistrer leurs empreintes, ainsi que l’identité de leurs acheteurs, dans une base de données, explique le site.

http://www.slate.fr/

La justice américaine bloque l’autorisation d’imprimer des armes en 3D


Alors que la Justice Américaine a temporairement suspendu les plans pour construire une arme en 3D qui avait été d’abord accordée par le gouvernement américain, Donald Trump a consulté la NRA pour savoir ce qu’ils en pensent pour enfin dire que cela n’a pas de sens … Comment se fait-il que Son gouvernement autorise alors que lui pense d’abord aux intérêts de RDA et non des risques d’une telle utilisation de ce type d’arme. En plus, le temps que la Justice Américaine suspend sur internet le manuel d’instruction, il a été télécharger plusieurs fois et pas juste aux États-Unis
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La justice américaine bloque l’autorisation d’imprimer des armes en 3D

 

 

Un tribunal fédéral de Seattle a fait droit à la demande des procureurs de huit États américain et de la capitale fédérale Washington.

  • Agence France-Presse

La justice américaine a temporairement suspendu mardi la mise en ligne de plans numériques permettant de fabriquer des armes à l’aide d’une imprimante 3D, une perspective qui avait ému une partie de la classe politique américaine.

Saisi lundi en urgence, un tribunal fédéral de Seattle a fait droit à la demande des procureurs de huit Etats américains et de la capitale fédérale Washington, qui voulaient empêcher l’accès à ces plans.

Le magistrat Robert Lasnik a indiqué qu’il examinerait le dossier sur le fond lors d’une nouvelle audience le 10 août.

Le groupe visé par les procureurs, Defense Distributed, semble toutefois avoir pris tout le monde de court: son fondateur a, en effet, déclaré qu’il avait déjà publié les plans sur internet.

Fin juin, après une longue bataille judiciaire, le gouvernement fédéral avait autorisé Defense Distributed à mettre en ligne des schémas numériques permettant de fabriquer depuis chez soi une arme à partir d’une imprimante 3D.

L’objet est en plastique mais fonctionne comme une arme bien réelle. Il est potentiellement intraçable et indétectable par les détecteurs de métaux.

« L’âge des armes téléchargeables commence réellement », promet le site du groupe, fondé par Cody Wilson, un libertarien âgé de 30 ans.

Officiellement, la mise en ligne des programmes d’instruction devait intervenir le 1er août. Mais M. Wilson a indiqué mardi au magazine Wired qu’il avait déjà publié les schémas le 27 juillet. Et, selon la revue, ils ont déjà été « téléchargés des milliers de fois ».

« Il est simplement fou de donner aux criminels les outils pour imprimer en 3D des armes intraçables et indétectables rien qu’en appuyant sur un bouton », s’est insurgée Barbara Underwood, procureure de l’Etat de New York, qui s’est jointe à la procédure devant la justice.

Cody Wilson ne compte pas se laisser faire.

« J’ai l’intention d’aller devant la justice », a-t-il déclaré à Wired. « Les Américains ont le droit incontestable de partager cette information ».

Une vingtaine de procureurs d’Etat ont également écrit à l’administration Trump pour dénoncer l’accord passé avec Defense Distributed, qu’ils considèrent comme « profondément dangereux » et de nature à « avoir un impact sans précédent sur la sécurité publique ».

Les Etats-Unis, où environ 30.000 personnes meurent chaque année à cause d’armes à feu, sont déjà profondément divisés sur la question de la réglementation sur les armes personnelles, notamment à cause des nombreuses fusillades de masse, souvent perpétrées avec des armes achetées légalement.

Trump consulte la NRA

 

Plus surprenant, Donald Trump lui-même a semblé s’opposer à ce nouveau moyen de s’armer.

« Je me penche sur cette affaire d’armes en plastique en 3D vendues au grand public. J’ai déjà parlé à la NRA, cela ne semble pas faire grand sens », a-t-il indiqué mardi sur Twitter.

La NRA, le principal lobby des armes à feu, ne s’est pas encore exprimée sur le sujet mais ne devrait pas voir d’un bon oeil l’arrivée de cette concurrence.

Un porte-parole de la Maison-Blanche a affirmé mardi qu’il était « actuellement illégal de posséder ou de fabriquer une arme à feu en plastique quelle qu’elle soit, y compris celles fabriquées par une imprimante 3D ».

« Le gouvernement soutient cette loi qui a presque 20 ans », a ajouté Hogan Gidley. « Nous allons continuer d’examiner toutes les options à notre disposition pour faire le nécessaire pour protéger les Américains tout en soutenant les premier et deuxième amendements » de la Constitution.

Le décalage entre le tweet du président et l’accord passé par son administration n’a pas manqué de faire tiquer l’opposition démocrate, déjà majoritairement favorable à davantage de contrôle.

« En effet, ça ne fait pas grand sens. Et ça ne fait pas grand sens que VOTRE ministère de la Justice et VOTRE département d’Etat aient autorisé la mise à disposition du public d’armes imprimables en 3D », a commenté Ed Markey, sénateur du Massachusetts.

La majorité républicaine, opposée à un contrôle renforcé des armes mais proche de la NRA, restait plutôt discrète sur ce sujet.

Cody Wilson a lancé son combat en 2013, quand il a publié les plans du « Liberator ». Tout en plastique, l’objet, qui a l’apparence d’un jouet, pouvait tirer une seule balle.

Ces schémas ont été téléchargés 100 000 fois avant que la police fédérale ne mette fin à leur libre accès.

Originaire de l’Arkansas et imprégné de la culture sudiste des armes, Cody Wilson entend faire de son projet Defense Distributed « un WikiLeaks des armes ».

L’homme ajoute avoir été totalement séduit par les possibilités qu’offrent les imprimantes 3D.

Cette technologie révolutionnaire, également connue sous le nom de fabrication additive parce qu’elle consiste à superposer des couches successives pour former l’objet désiré, permet de confectionner chez soi, avec une imprimante en trois dimensions, toutes sortes d’objets, en métal, aluminium ou plastique.

https://quebec.huffingtonpost.ca/