Pour Washing­ton, la fonte de l’Arc­tique repré­sente « de nouvelles oppor­tu­ni­tés commer­ciales »


Donald Trump voit une grande opportunité commerciale ainsi que l’extraction de pétrole, uranium, or, diamant et autres avec la fonte des glaces en Arctique. C’est plutôt inquiétant cette stupidité extrême d’aller exploiter une zone fragile au détriment des autochtones qui y vivent.
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Pour Washing­ton, la fonte de l’Arc­tique repré­sente « de nouvelles oppor­tu­ni­tés commer­ciales »

Crédits : Willian Justen de Vascon­cel­los


par  Malaurie Chokoualé

Alors même que les aver­tis­se­ments sur les effets catas­tro­phiques du réchauf­fe­ment clima­tique n’ont jamais été aussi pres­sants, le secré­taire d’État améri­cain Mike Pompeo s’est permis une sortie aber­rante lors d’un discours prononcé lundi 6 mai 2019 à Rova­niemi, en Finlande.

Il s’est réjoui des « nouvelles oppor­tu­ni­tés commer­ciales » qu’offre la fonte des glaces de la région arctique, rapporte CNN.

Il a égale­ment assuré que le président Donald Trump était « déter­miné à exploi­ter les ressources de manière écolo­gique­ment respon­sable ».

Le secré­taire d’État a expliqué que la dispa­ri­tion de la glace pour­rait réduire de vingt jours le temps néces­saire pour voya­ger d’Est en Ouest.

« Les voies mari­times de l’Arc­tique pour­raient deve­nir les canaux de Suez et de Panama du XXIe siècle », a souli­gné Pompeo. « L’Arc­tique est à la pointe des  oppor­tu­ni­tés et de l’abon­dance car [cette région] contient 13 % du pétrole non décou­vert dans le monde, 30 % de son gaz non décou­vert, une abon­dance d’ura­nium, de miné­raux de terres rares, d’or, de diamants, et des millions de km² de ressources inex­ploi­tées et de pêche à profu­sion. »

Selon un nouveau rapport du Natio­nal Snow and Ice Data Center (NSIDC) – centre d’in­for­ma­tion et de réfé­rence des États-Unis à l’ap­pui de la recherche polaire –, le mois d’avril 2019 a enre­gis­tré des éten­dues de glace extra­or­di­nai­re­ment basses en Arctique, avec 230 000 km2 de moins qu’en avril 2018. Il pointe égale­ment que la glace vieille de quatre ans ou plus ne repré­sen­tait désor­mais plus qu’1,2 % de la couver­ture de glace.

Source : CNN

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C’est offi­ciel, plus rien ne pourra stop­per la hausse des tempé­ra­tures dans l’Arc­tique


Il est trop tard pour sauver l’Arctique, nous allons assister à de gros changements qui se feront sentir partout. Je crois quand même qu’il faut continuer à lutter contre les changements climatiques pour nos enfants et ceux qui suivront, si ce n’est que minimiser un peu l’impact
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C’est offi­ciel, plus rien ne pourra stop­per la hausse des tempé­ra­tures dans l’Arc­tique

 

 

par  Laura Boudoux

Crédits : Roxanne Desga­gnés

Quoi que la popu­la­tion mondiale entre­prenne, la tempé­ra­ture de l’Arc­tique est vouée à augmen­ter de 5°C d’ici la fin du siècle.

Une étude publiée le 14 mars 2019 par les Nations Unies montre en effet que les émis­sion de gaz à effet de serre ont été trop impor­tantes pour qu’un retour en arrière soit possible aujourd’­hui, même si l’on ne produi­sait plus aucune émis­sion de carbone dès demain.

« Ce à quoi nous devons nous attendre, c’est une fonte massive de la surface glacière, et un dégel du pergé­li­sol. Cela repré­sente une menace pour la biodi­ver­sité, nous assis­te­rons à un chan­ge­ment des condi­tions de vie des commu­nau­tés arctiques », prévient Jan Dusik, conseiller en enga­ge­ment stra­té­gique pour l’Arc­tique et l’An­tar­c­tique au sein du Programme des Nations Unies pour l’en­vi­ron­ne­ment.

Les consé­quences vont être désas­treuses pour la région, mais égale­ment à plus grande échelle, puisque ce réchauf­fe­ment clima­tique devrait « provoquer une éléva­tion du niveau de la mer dans le monde entier ».

Les recherches montrent en effet que les tempé­ra­tures hiver­nales dans la région devraient augmen­ter d’au moins 3°C d’ici 2050 et de 5 à 9°C d’ici 2080, par rapport aux tempé­ra­tures de la période pré-indus­tria­li­sa­tion.

Cette éléva­tion des tempé­ra­tures est inévi­table, à cause des gaz à effet de serre déjà émis et de la chaleur stockée dans l’océan.

« Les émis­sions de carbone et les émis­sions de gaz à effet de serre ont un effet à retar­de­ment, et les émis­sions que nous produi­sons aujourd’­hui et que nous conti­nue­rons à produire auront des effets sur des décen­nies », déplore Jan Dusik.

Sources : CBC / Global Linkages

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Phoques et baleines arctiques changent leurs habitudes alimentaires


Avec les changements climatiques certains animaux s’adaptent d’autres non. En Arctique, les phoques annelés ne semblent pas s’adapter en changeant leur mode d’alimentation, alors que les bélugas, profitent des nouveaux poissons qui remontent plus au nord.
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Phoques et baleines arctiques changent leurs habitudes alimentaires

 

Les phoques annelés passent désormais «une partie significativement... (ARCHIVES REUTERS)

Les phoques annelés passent désormais «une partie significativement plus importante de leur temps près des fronts glaciaires».

Agence France-Presse
Paris

Les phoques et les baleines de l’Arctique sont obligés de changer leurs habitudes alimentaires en raison du réchauffement climatique, des changements qui pourraient déterminer leur capacité à survivre ou non, selon une étude publiée mercredi.

Le phoque annelé et le béluga (ou baleine blanche) chassent dans des zones couvertes par la banquise et en particulier sur le «front glaciaire», où les glaciers rencontrent l’océan.

Mais avec le réchauffement, les chercheurs ont voulu découvrir comment les animaux s’adaptaient à la transformation de leur habitat lié à la fonte des glaces, en analysant des données à vingt ans d’intervalle.

«L’Arctique est le baromètre du changement climatique», selon cette étude publiée dans la revue Biology Letters.

«Avec le rythme rapide des changements qui rend l’adaptation génétique impossible», les chercheurs sont partis du principe que l’adaptation des comportements, en particulier alimentaires, serait «probablement la première réponse observable dans les écosystèmes».

Ils ont utilisé les données fournies par des balises fixées à des baleines et des phoques sur deux périodes distinctes.

Pour les phoques, ils ont comparé les données de 28 individus suivis entre 1996 et 2003 puis entre 2010 et 2016, et pour les bélugas, ils ont examiné des données récoltées sur 18 individus entre 1995 et 2001, puis 16 individus entre 2013 et 2016.

Ces données montrent qu’il y a vingt ans, les deux espèces passaient la moitié de leur temps à chercher de la nourriture sur les fronts glaciaires, avec un régime alimentaire dominé par la morue polaire. 

Mais les phoques annelés passent désormais «une partie significativement plus importante de leur temps près des fronts glaciaires», alors qu’au contraire, les baleines blanches sont parties chasser ailleurs.

Les bélugas «ont un territoire plus important et passent moins de temps près des glaciers et plus dans le centre des fjords», note l’étude.

Les chercheurs supposent que ces cétacés ont modifié leur régime, profitant de l’arrivée de nouvelles espèces de poissons, poussées vers le nord par le réchauffement des océans.

La réponse «flexible» que semblent adopter les baleines à la transformation de leur habitat «améliore leur chance de s’adapter au réchauffement», estiment-ils.

A l’opposé, «les fronts glaciaires semblent servir de refuge aux phoques annelés» qui sont restés fidèles à leur régime et sont donc obligés de passer plus de temps à chercher à manger, ce qui «reflète une adaptabilité et une résistance limitées». 

Probablement une mauvaise nouvelle pour cette espèce dans un monde qui a déjà gagné plus de 1 °C par rapport à l’ère pré-industrielle et qui continue à se réchauffer.

«Les espèces et les sous-populations qui ne sont pas capables de faire ces changements sont voués à décliner, peut-être jusqu’à l’extinction quand les espaces refuges deviennent trop limités pour permettre la survie de l’espèce», met ainsi en garde l’étude.

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Des contaminants plastiques découverts dans des œufs d’oiseaux de l’Arctique lointain


Les produits chimiques et plastiques sont un vrai désastre écologique. Les oiseaux marins en sont affectés par des phtalates qui se retrouvent dans leur sang et sont transmis dans les oeufs. Ce qui est inquiétant, ces oiseaux sont dans une région qui n’est pas la plus polluée, alors que penser dans les autres zones plus affectées
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Des contaminants plastiques découverts dans des œufs d’oiseaux de l’Arctique lointain

 

Fulmar boréal, Fulmarus glacialis, nidifiant en Écosse

par Brice Louvet, rédacteur scientifique

Des produits chimiques intégrés dans les produits plastiques jetables ont été retrouvés dans les œufs d’oiseaux de mer en Arctique, l’une des régions les plus éloignées de la planète.

La pollution plastique est comme un cancer qui se propage dans tout le corps de la planète. Même les zones plus isolées semblent touchées. La fosse des Mariannes, les plus hauts sommets, et maintenant les coins du Haut-Arctique. En témoigne une récente analyse. Les œufs pondus par le Fulmar boréal, de l’île Prince Leopold, dans l’Arctique canadien, se sont en effet révélés positifs aux phtalates. Il s’agit de perturbateurs endocriniens ajoutés aux plastiques pour les rendre plus souples. Une première pour cette population d’oiseaux isolée.

« C’est vraiment tragique »

Les contaminants intégrés aux débris plastiques (capsules de bouteilles et mégots de cigarettes, par exemple) ont vraisemblablement été ingérés par les oiseaux qui viennent se nourrir de poissons, calamars et crevettes dans le détroit de Lancaster. Les phtalates, une fois pénétrés dans le sang des oiseaux, s’engouffrent alors dans les œufs pondus par les femelles. Sur cinq œufs testés, un poussin à naître présentait des contaminants transmis par sa mère, peut-on lire. « C’est vraiment tragique », déplore la biologiste Jennifer Provencher, du Service canadien de la faune.

C’est effectivement un problème. Ces produits chimiques perturbent les hormones(système endocrinien), entraînant parfois des anomalies congénitales ou des problèmes de fertilité. Un constat jugé préoccupant par la biologiste, d’autant que ces oiseaux de l’Arctique ont tendance à rencontrer beaucoup moins de plastique que les autres espèces. Ainsi, l’un des rares environnements encore vierges de la planète semble lui aussi “touché” par le plastique et ses effets dévastateurs.

fulmar

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Crédits : Pixabay

« 90 % des oiseaux de mer du monde ont des fragments de plastique dans leur estomac »

Les scientifiques ambitionnent maintenant de rechercher la présence de contaminants plastiques dans les œufs d’autres populations d’oiseaux, plus exposés.

« La reconnaissance de la présence d’au moins certains contaminants dans ces œufs ouvre la porte à toutes les autres questions que nous devrions nous poser dans les zones où les concentrations de plastique sont beaucoup plus élevées », note la chercheuse.

Au regard de cette étude, Lyndsey Dodds, responsable de la politique marine du WWF au Royaume-Uni, s’est également exprimée :

« notre culture du jetable étrangle le monde naturel avec du plastique, étouffe nos océans et nuit à notre faune, a-t-elle déclaré. 90 % des oiseaux de mer du monde ont des fragments de plastique dans leur estomac et nous entendons maintenant que même leurs œufs ne sont pas à l’abri de la peste des plastiques. Nous devons prendre des mesures urgentes à l’échelle mondiale et nationale pour éliminer les plastiques de la nature d’ici 2030 ».

Source

 

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Un archipel arctique sonne l’alarme face à l’«invasion» d’ours polaires


Il fallait s’y attendre ! Avec le réchauffement climatique et l’Arctique qui fond vite, les ours polaires ont faim. Par instinct, ils vont ou ils peuvent trouver de la nourriture. Certains ours polaires se sont donc tourné vers les zones habitées. Les moyens actuels n’ont pas réussit à faire fuir les bêtes.
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Un archipel arctique sonne l’alarme face à l’«invasion» d’ours polaires

 

Une femelle et ses deux oursons sur l'île... (Photo fournie par le Fonds international pour le bien-être animal via REUTERS)

Une femelle et ses deux oursons sur l’île Wrangel, dans l’océan Arctique

PHOTO FOURNIE PAR LE FONDS INTERNATIONAL POUR LE BIEN-ÊTRE ANIMAL VIA REUTERS
Moscou

Ils attaquent les gens dans la rue et font intrusion dans les immeubles d’habitation : un archipel arctique russe a décrété samedi l’état d’urgence face à l’« invasion » de dizaines d’ours polaires agressifs, des animaux affectés par le réchauffement climatique et la fonte des glaces.

L’archipel de Nouvelle-Zemble (nord-est de la Russie) dont la population est estimée à environ 3000 habitants – est confronté à ce phénomène depuis décembre, expliquent les autorités régionales dans un communiqué.

« Je suis sur la Nouvelle-Zemble depuis 1983, mais je n’ai jamais vu une invasion si massive des ours polaires », assure le chef de l’administration de l’archipel, Jigancha Moussine.

Une cinquantaine d’ours polaires rendent régulièrement visite à Belouchia Gouba, le plus grand village de l’archipel où est basée une garnison militaire russe, certains animaux faisant preuve d’un « comportement agressif », lui fait écho son adjoint, Alexandre Minaïev.

« Ils attaquent les gens et pénètrent dans des immeubles d’habitation et de service », précise-t-il. « Entre six et dix ours polaires se trouvent en permanence sur le territoire du village », selon M. Minaïev.

« Les gens sont effrayés, ils ont peur de sortir de la maison […], les parents ont peur de laisser leurs enfants aller à l’école », a-t-il souligné.

Les ours polaires sont victimes du réchauffement global, et la fonte des glaces dans l’Arctique les force à passer plus de temps à la recherche de nourriture.

Ils sont reconnus comme espèce en danger et la chasse des ours polaires est interdite en Russie.

Pour l’heure, les autorités cherchent à chasser les ours polaires des immeubles d’habitation à l’aide de véhicules de patrouille et de chiens.

« Mais ces mesures ne font pas l’effet recherché », constate le communiqué.

Si le recours aux signaux lumineux et sonores n’aide pas à régler le problème, « l’abattage des animaux pourrait être la seule mesure qui s’imposera pour assurer la sécurité » des habitants, avertit-il.

Pour le moment, l’agence fédérale russe chargée de la surveillance de l’environnement refuse d’autoriser l’abattage des « animaux les plus agressifs », précise le communiqué.

Mais elle a décidé d’envoyer sur l’archipel une commission pour faire une évaluation de la situation.

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La mécanique du réchauffement climatique à l’origine du froid extrême


Je crois que Donald Trump ne devrait s’occuper à temps plein que du golf et pas autre chose. Ce qui est moi drôle, le vortex polaire que nous avons connu, le froid intense de janvier ne sera pas des évènements isolés. Brrrrr .. Les froids, ,les chaleurs, les pluies qui n’arrête plus, seront de plus en plus présent quelque part sur la Terre
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La mécanique du réchauffement climatique à l’origine du froid extrême

 

Une femme marche par grand froid.

La vague de froid intense qui s’abat sur le nord des États-Unis a fait une douzaine de morts. Photo: The Associated Press / John Minchillo

La vague de froid extrême qui s’abat sur le centre des États-Unis et sur le Canada, des Prairies à la Nouvelle-Écosse, donne des munitions à certains sceptiques, dont le président américain, qui se demandent où est donc passé le réchauffement climatique. Or, c’est bel et bien le même phénomène qui est derrière ce froid brutal. Comment est-ce possible?

D’après un texte de Nicole Mortillaro, de CBC News

C’est presque devenu une coutume. Dès que du temps glacial s’abat sur le nord-est ou le centre des États-Unis, Donald Trump souligne l’absurdité apparente de la situation, dans un contexte où la communauté scientifique met en garde la population mondiale contre les effets du réchauffement climatique.

« Dans le magnifique Midwest […] les gens ne peuvent même pas tenir quelques minutes dehors tellement il fait froid. Mais que se passe-t-il avec le réchauffement climatique? On t’en supplie, revient. Nous avons besoin de toi! », a-t-il écrit mardi sur Twitter.

Pourtant, ce sont bel et bien les changements climatiques qui sont responsables de cette vague de froid, et ce, en raison d’un phénomène que vous connaissez probablement, celui du vortex polaire ou tourbillon arctique.

Il s’agit d’une masse d’air froid qui se forme sur l’Arctique au cours de l’hiver et qui tourne sur elle-même, comme une toupie. Or, sa vitesse de rotation peut changer selon les influences du courant-jet, une bande d’air qui se déplace rapidement et qui marque la limite entre deux masses d’air distinctes.

Une image infrarouge de la NASA montre le vortex polaire au-dessus de la terre.

Le vortex polaire est la masse mauve qui se trouve au-dessus de l’Arctique et le courant-jet correspond à la ligne bleue qui délimite cette masse froide de l’air chaud plus au sud. Photo : NASA

« Le vortex polaire est bien connu, et cette masse d’air bouge et se trouve souvent déplacée. Présentement, le courant-jet l’a repoussée jusque dans le Midwest américain », explique la météorologue de CBC, Johanna Wagstaffe. « Parfois, elle peut aussi se diviser sous l’influence du courant-jet et donc faire un peu de surplace quelque part. »

C’est exactement ce qui se produit présentement : le courant-jet a divisé le vortex polaire en trois bras qui descendent plus au sud qu’à l’habitude.

Plus marqué et plus fréquent

On étudie ce phénomène depuis peu, mais les observations suggèrent que sa fréquence et son intensité devraient s’accentuer. C’est-à-dire que sous l’influence du courant-jet, le vortex polaire devrait descendre au sud plus souvent et entraîner des températures de plus en plus froides.

Auparavant, le courant-jet bougeait de manière relativement stable autour de l’hémisphère nord. Mais récemment, il affiche des ondulations du nord au sud plus prononcées, ce qui permet à l’air froid de l’Arctique de descendre beaucoup plus au sud et, inversement, à l’air chaud du golfe du Mexique de monter beaucoup plus au nord.

Un dessin fourni par la NASA montre une bande d'air et ses ondulations près de l'hémisphère nord.

Cette image illustre les ondulations prononcées que peut présenter le courant-jet, transportant les masses d’air froid au sud et les masses d’air chaud au nord. Photo : NASA

L’air de l’Arctique, qui se réchauffe deux à trois fois plus vite que le reste de la Terre, est à l’origine de ces ondulations plus prononcées dans le mouvement du courant-jet.

« Nous avons observé ce phénomène, c’est prouvé, affirme Johanna Wagstaffe. Et tous nos modèles climatiques montrent que cette tendance va persister. »

« Cela ne signifie pas simplement plus de sécheresse et de chaleur. Cela implique aussi plus de vagues de froid extrême et de systèmes dépressionnaires, que ce soit de la pluie ou de la neige, qui demeurent en place plus longtemps qu’auparavant. »

Climat ou température?

Il est impératif de savoir distinguer climat et température quand vient le temps de discuter de changement climatique.

La température représente l’état de l’atmosphère à un endroit et un moment précis, et se détermine grâce à la mesure de facteurs comme le vent ou l’humidité. Or, le climat est déterminé par la moyenne des mesures de ces facteurs sur une longue période de temps.

Une vague de froid ne signifie donc pas que les changements climatiques n’existent pas. En fait, au moment même où le froid engourdit une partie de l’Amérique du Nord, on enregistre des températures anormalement élevées ailleurs.

« L’atmosphère tente toujours de balancer son énergie, explique Mme Wagstaffe. Donc, présentement, de l’autre côté de la planète, dans le nord de l’Europe et de la Russie, ils battent des records de chaleur pour cette période-ci de l’année. »

Les changements climatiques ne se produisent pas à un endroit donné et un moment précis. C’est un phénomène global, qu’on observe sur une longue période de temps.

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Le Canada inquiet des projets de forage dans l’Arctique


Donald Trump pourrait demander une étude pour savoir l’impact sur l’environnement pour l’exploitation pétrolière et gaz aux frontières d’Alaska. Ce territoire est fragile et des autochtones en dépendent. Le caribou est une source importante de leur alimentation et ils pourraient en subir les conséquences. Sachant ce que le Président des États-Unis pensent de l’environnement, c’est à craindre pour les Premières Nations.
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Le Canada inquiet des projets de forage dans l’Arctique

Des caribous errent dans la toundra du Nunavut,... (Photo NATHAN DENETTE, archives La Presse canadienne)

Des caribous errent dans la toundra du Nunavut, en mars 2009.

PHOTO NATHAN DENETTE, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE

BOB WEBER
La Presse Canadienne

 

Le gouvernement du Canada, deux territoires et plusieurs Premières Nations expriment leurs préoccupations aux États-Unis au sujet du projet d’ouvrir les aires de mise bas d’une importante harde transfrontalière de caribous au forage, malgré les accords internationaux visant à la protéger.

Le ministère fédéral de l’Environnement affirme dans une lettre à l’établissement de l’Alaska du Bureau de la gestion du territoire des États-Unis (BLM) que le Canada est « préoccupé par les effets transfrontaliers potentiels de l’exploration et de l’exploitation du pétrole et du gaz dans la réserve faunique nationale de l’Arctique sur la plaine côtière de l’Alaska ».

Le Yukon et les Territoires du Nord-Ouest ont fait état de préoccupations similaires au moment où l’administration du président des États-Unis, Donald Trump, envisage d’étudier l’impact sur l’environnement de la vente de baux d’exploration dans la plaine riche en ressources écologiques.

La lettre des Territoires du Nord-Ouest à l’administration américaine souligne qu’« une grande partie de la faune qui habite le refuge se trouve aussi en territoire canadien ».

Elle ajoute que la conservation de ces ressources transfrontalières communes est très importante pour les groupes autochtones.

La harde de la Porcupine est l’une des rares populations de caribous en santé dans le Nord et une ressource cruciale pour les peuples autochtones.

Le Canada affirme que le caribou est couvert par l’un des quatre accords internationaux – dont deux sur les ours polaires et un sur les oiseaux migrateurs -, qui engagent les États-Unis à préserver l’écosystème dans la région. Au moins trois notes diplomatiques ont été échangées entre les deux pays sur la question.

L’interlocuteur américain a changé

Le Canada veut des garanties des États-Unis sur le contenu de l’étude environnementale. Les Territoires du Nord-Ouest demandent que des audiences soient organisées au sein des communautés autochtones du Canada dont la survie est liée à celle du troupeau.

Ce sera difficile, a déclaré Bobbi Jo Greenland Morgan, responsable du conseil tribal des Gwich’In.

« Nous ne traitons pas avec le même gouvernement que nous avons eu au cours des 30 années précédentes », a-t-elle souligné.

En décembre, les États-Unis ont publié un projet d’étude d’impact sur l’environnement pour la vente de baux avec une période de consultation publique jusqu’au 11 février.

Les enjeux sont importants pour l’étroite bande de terre qui borde la côte centrale de l’Alaska. Le troupeau de Porcupine s’élève à 218 000 têtes et est en croissance. Mme Greenland Morgan a fait valoir que ces animaux constituent une source de nourriture régulière pour son peuple.

« Nous mangeons probablement [du caribou] au moins une ou deux fois par semaine », a-t-elle indiqué.

Le caribou adulte peut coexister avec des activités industrielles, mais des scientifiques ont montré que l’animal évitait toute perturbation sur ses aires de mise bas.

« Le Canada est particulièrement préoccupé par le fait que l’exploration et l’exploitation de pétrole et de gaz affecteraient de manière négative le succès à long terme de la reproduction de la harde de caribous de la Porcupine », indique la lettre du gouvernement fédéral.

Les États-Unis sont conscients de cette possibilité.

« Les impacts potentiels, en particulier ceux liés aux changements dans la répartition des mises bas et la survie des petits, devraient être plus intenses pour la harde de caribous de la Porcupine en raison de leur absence d’exposition préalable aux champs pétroliers », indique le document.

Il souligne également l’importance du troupeau pour les Premières Nations du Canada.

« Ces communautés canadiennes seraient parmi les plus susceptibles de subir des impacts indirects », souligne le document.

Craig Machtans, du Service canadien de la faune, représente le Canada au sein d’un comité international qui gère le troupeau de Porcupine. Il a affirmé entretenir de bonnes relations avec son homologue en Alaska, tout en ajoutant que les liens ne sont plus ce qu’ils étaient.

Le représentant américain venait auparavant du Service de la pêche et de la faune. Le membre actuel provient du département de l’Intérieur.

« Il a un mandat différent, a dit M. Machtans. Je ne suis pas sûr que ce soit la même relation. »

Des représentants d’Affaires mondiales Canada affirment que les États-Unis respectent l’accord conclu sur la harde de caribous de la Porcupine. Des responsables américains n’étaient pas disponibles pour commenter le dossier en raison de la paralysie partielle du gouvernement fédéral.