Chez les chiens aussi, le sommeil permet de consolider la mémoire


Les chiens comme les êtres humains ont besoin d’un bon sommeil pour consolider leur mémoire pour un meilleur apprentissage
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Chez les chiens aussi, le sommeil permet de consolider la mémoire

 

Chien

Tout comme les humains, l’encéphale des chiens produit des fuseaux de sommeil durant le sommeil léger.

© CATERS NEWS AGENCY/SIPA

Par Anne-Sophie Tassart

Des chercheurs européens ont mis en évidence l’implication des fuseaux de sommeil chez le chien dans la consolidation de la mémoire, ce qui leur permet de mieux apprendre.

Chez les humains comme chez les rongeurs, des ondes cérébrales rapides dont l’amplitude oscille entre 9 et 16 Hz et produites pendant une certaine phase du sommeil, sont associées à la consolidation de la mémoire et à la stabilité de l’endormissement. Des chercheurs européens ont démontré dans un article publié le 11 octobre 2017 sur le site Scientific Reports que ces ondes appelées fuseaux de sommeil, jouent le même rôle chez les chiens.

Apprendre les ordres “Sit” et “Lie down” à des chiens hongrois

Les fuseaux de sommeil sont produits durant le sommeil dit non-REM pour Non Rapid Eye Mouvement et plus précisément, lorsque l’endormissement est léger. D’amplitudes, de densité et de durée variables suivant l’âge et le sexe (les femelles en émettent plus), ils vont permettre au sujet d’entrer par la suite dans un sommeil profond qui sera suivi du sommeil REM ou paradoxal durant lequel des mouvements oculaires sont perceptibles. Ces ondes avaient déjà été repérées chez les chiens, mais elles n’avaient jamais été analysées de manière poussée. Lors de cette étude, les chercheurs ont voulu découvrir si les fuseaux de sommeil de ces animaux jouent aussi un rôle dans l’apprentissage. Pour cela, ils ont enseigné à des chiens deux ordres simples en anglais : « assis » et « coucher ». Les canidés étant hongrois, l’apprentissage n’était pas forcément évident. Une fois la séance d’apprentissage terminée, l’activité cérébrale des chiens étaient analysées durant 3 heures, pendant leur sommeil.

Un chien qui dort est un chien qui apprend

Grâce à une électroencéphalographie (EEG), les scientifiques ont découvert que les fuseaux de sommeil des chiens oscillent entre 9 et 16 Hz durant la phase de sommeil non-REM, qu’ils sont reliés à la mémoire et caractérisés par un dimorphisme sexuel à l’instar des humains.

« Le nombre de fuseaux de sommeil par minute était plus élevé dans des conditions d’apprentissage et chez les chiennes, et ils étaient liés à une augmentation des performances », notent les chercheurs dans l’étude.

Un chien qui dort bien est donc un chien qui consolide sa mémoire et qui apprend mieux, tout comme nous.

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Comment arrêter de se punir pour ses erreurs ?


    Nous avons tous vécu des échecs, des ruptures douloureuses et notre manie de tout mettre sur notre faute et de laisser ces émotions négatives des années sont nocives pour nous. Changer notre de mode pensée de reformuler nos points négatifs en positifs et se convaincre qu’il y a quelque chose à apprendre permet mieux d’avancer
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    Comment arrêter de se punir pour ses erreurs ?

     

    Comment arrêter de se punir pour ses erreurs ?

    Comment arrêter de se punir pour ses erreurs ?

    Accepter ses imperfections et prendre de la distance sur une situation qui nous bloque permet de reprendre confiance en soi.

    Parfois, repérer nos propres commentaires qui détruisent notre confiance en nous est une affaire facile :

    « J’ai oublié d’allumer l’alarme, je suis vraiment trop bête, je n’arrive à rien », ou encore « Je suis un·e incapable, je n’arriverai jamais à terminer mon travail correctement ».

    D’autre fois, notre tendance à nous fustiger pour des erreurs est tellement bien ancrée qu’elle fait partie de notre inconscient.

    Les psychologues du site américain Psychology Today appellent ce réflexe de définition de soi-même par une action, une situation ou un résultat, la « catastrophisation ». Ruminer, penser au pire scénario, l’amplifier, et finir par se replier dans un sentiment d’impuissance a des effets graves sur l’estime de soi et sur le bonheur général. Pourtant, nous ne sommes pas de mauvais amis parce que nous avons eu une dispute avec un proche, nous ne sommes pas de mauvaises personnes à cause d’une erreur, et nous n’allons pas passer notre vie tout seul à cause d’une rupture. Voici deux techniques conseillées par les experts de Psychology Today pour lutter contre cette mauvaise habitude mentale.

    S’accepter

    Se punir pour une erreur signifie dans la plupart des cas que nous aurions pu mieux gérer une situation donnée. Il est inutile de faire semblant de rien et d’essayer de se convaincre que nous n’avons pas tort. Mais accepter notre vulnérabilité et apprendre à aimer nos faiblesses sont beaucoup plus efficaces. Une méthode très utile consiste à écouter son monologue intérieur : la prochaine fois que vous vous entendez formuler une critique envers vous-même, notez-la, et essayez de la modifier d’une façon bienveillante. Posez-vous la question :

    « Est-ce que je dirais la même chose à une personne que j’aime et que je respecte ? »

    Prendre de la distance

    Un autre outil consiste à prendre de la distance. Lorsque nous sommes concentrés sur un échec, élargir notre point de vue en nous projetant des semaines, des mois ou des années plus tard peut aider à retrouver la confiance perdue et à apprécier nos accomplissements. Nous sommes humains, imparfaits, et il n’y a aucun mal à l’affirmer, à en prendre conscience et à vivre avec.

    http://www.santemagazine.fr/

    La chouette astuce de ce père pour apprendre à son fils à marcher


    Gerry Bell, un canadien a trouvé un moyen pour aider son fils Cayden à apprendre à marcher. Il s’agrippe sur un hula hoop, se lève et marche alors que son père n’a pas le dos courbé pour l’exploit de son fils. En tout cas, je crois que c’est mieux qu’un jouet marcheur avec des roues
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    La chouette astuce de ce père pour apprendre à son fils à marcher

    6 règles d’or pour que votre cerveau continue de fabriquer de nouveaux neurones


    Peu importe l’âge que nous avons, des neurones meurs alors que d’autres sont en fabrication. Il y a quand même des conditions pour améliorer cette fabrique de neurones. Elles sont simples, comme une bonne alimentation, activité physique, voir des gens, apprendre des choses utiles etc ..
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    6 règles d’or pour que votre cerveau continue de fabriquer de nouveaux neurones

     

    Cerveau : 6 règles d'or pour continuer à fabriquer des neurones

    Représentation d’un neurone sur fond noir.

    © SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

    Par Stéphane Desmichelle

    Saviez-vous que, à n’importe quel âge, votre cerveau a le pouvoir de fabriquer en permanence de nouveaux neurones ? A condition de respecter quelques principes.

    La production de nouveaux neurones ne s’arrête jamais. Des chercheurs ont observé que dans une région du cerveau impliquée dans la formation des souvenirs et la gestion des émotions – l’hippocampe -, les anciens neurones étaient remplacés par d’autres, fraîchement produits à partir de cellules souches. Et chacun de nous aurait ce potentiel, quel que soit notre âge. Rassurant. Sauf que, d’après le Pr Pierre-Marie Lledo, lors de la deuxième édition du colloque S3 Odéon, les expériences chez les souris ont montré que cette capacité pouvait diminuer, voire même disparaître (en cas de stress) selon l’environnement. Au contraire, dans un environnement adapté, la neurogenèse chez les rongeurs a été multipliée par trois en quelques semaines. Le directeur du département de neurosciences à l’institut Pasteur nous livre six principes à respecter pour conserver un cerveau jeune jusqu’à la fin de ses jours.

    1. Fuir la routine

    Le cerveau se nourrit du changement. En effet, la stimulation provoquée par le changement entraîne les cellules souches à produire de nouveaux neurones. Il faut, selon Pierre-Marie Lledo, fuir la routine, « respecter la libido sciendi, c’est-à-dire la soif de comprendre et d’apprendre ».

    2. Lutter contre l’infobésité

    Le cerveau est malléable et l’information invite directement les circuits à se régénérer. En revanche, la question à se poser est : quelle information ? L’écosystème numérique dans lequel nous vivons entraîne une avalanche d’informations certes… Trop selon le médecin.

    « L’information qui nous fait juste savoir est absolument délétère, et n’incite pas le cerveau à produire de nouveaux neurones. Bien au contraire, ce dernier, bombardé d’informations, est alors condamné à l’anxiété ».

    Concrètement, il est indispensable de trier cette information : choisir l’utile, celle qui nous fait comprendre, et se débarrasser de la futile, celle qui nous fait juste savoir.

    3. Bannir anxiolytiques et somnifères

    L’objectif des anxiolytiques et des somnifères est d’empêcher le cerveau, celui qui cherche à comprendre, de fonctionner. Leur consommation permet de mettre le cerveau en « marche automatique ». Leur utilisation chronique est donc une entrave à la production de nouveaux neurones.

    4. Bouger !

    « Il nous faut lutter contre la sédentarité car la science nous dit que, en cas d’activité physique, les muscles produisent des susbtances chimiques (nommés facteurs trophiques) qui, par voie sanguine, viendront agir sur le cerveau et particulièrement sur la niche de cellules souches », explique le Pr Lledo.

    Il existe donc une corrélation directe entre activité musculaire et production de nouveaux neurones.

    5. Cultiver l’altérité

    Certaines parties de notre cerveau, que nous ne pouvons pas contrôler, ne sont engagées que lorsque ne nous sommes exposé à autrui.

    « C’est ce qu’on appelle globalement le cerveau social, ajoute le médecin. Plus vous allez cultiver votre altérité, et plus vous allez soigner votre cerveau car il sera enclin à produire plus de nouveaux neurones ».

    6. Soigner le microbiote

    Très récemment, les neurosciences, associées avec la microbiologie, ont montré qu’il y a une flore intestinale qui communique en permanence avec notre cerveau. Notre régime alimentaire a donc un rôle important : la consommation de fibres, un régime varié, incitent à la prolifération de certaines espèces bactériennes concourant justement à la prolifération de neurones. A l’inverse, une nourriture peu variée, riche en sucres, en graisses, favorise la prolifération d’espèces bactériennes qui ne permettront plus aux cellules de produire de nouveaux neurones, quel que soit l’âge.

    https://www.sciencesetavenir.fr/

    Pour lutter contre l’effet de groupe, le chimpanzé est aussi nul que l’homme


    Un comportement social observé chez le chimpanzé qui s’avère inutile, car il n’est pas une question de survie, ni de se nourrir est comparable chez l’être humain. Un singe fait quelque chose de différent alors son clan fini par imiter et cela devient une coutume comme l’être l’humain qui par exemple juste à voir les piercings, la mode en général etc ..
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    Pour lutter contre l’effet de groupe, le chimpanzé est aussi nul que l’homme

     

    Un chimpanzé dans un zoo japonais, le 16 février 2009 | Yoshikazu TSUNO / AFP

    Un chimpanzé dans un zoo japonais, le 16 février 2009 | Yoshikazu TSUNO / AFP

    Elise Costa

    Lorsqu’un soigneur du refuge pour chimpanzés de Chimfunshi voit l’une des femelles s’insérer un brin d’herbe dans l’oreille, il n’en pense pas grand-chose. Jusqu’à ce qu’il observe un nombre croissant de chimpanzés se trimballant à leur tour avec un brin d’herbe dans l’oreille. Qu’est-il en train de se passer?

     

    Quel est notre rapport aux animaux? Comment nous nous épaulons et parfois, nous détruisons? Cet été, Slate vous raconte des histoires extraordinaires d’animaux sauvages et domestiques à travers le monde pour nous aider à comprendre qui ils sont et qui nous sommes.

    En 2007, un membre de l’équipe de Chimfunshi se promène dans le parc. Chimfunshi est un sanctuaire pour chimpanzés situé au nord de la Zambie, en Afrique australe. Dans les années 1980, Sheila et David Siddle ont décidé d’ouvrir ce centre de soins après avoir recueilli un bébé chimpanzé mal en point. Si ce couple de Britanniques a d’abord fait sourire, ils ont vite été adoubés par la primatologue superstar Jane Goodall, ce qui leur a valu une certaine reconnaissance internationale. Aujourd’hui, Chimfunshi réunit près de 140 chimpanzés. Ils vivent séparés en quatre groupes, quatre communautés qui ne se côtoient pas. En ce matin de 2007 donc, le membre de l’équipe –premier témoin de l’affaire– se trouve au milieu du groupe 4. C’est alors qu’il remarque Julie.

    Julie est une femelle chimpanzé de 18 ans. Il la voit ramasser un brin d’herbe séché, semblable à de la paille. Elle ne joue pas avec. Elle ne le mâchonne pas. Elle regarde son brin d’herbe, puis se le met dans l’oreille. Elle le laisse là tandis qu’elle va se reposer. Elle le garde pour jouer. Elle l’a toujours quand elle part faire la toilette de son fils Jack. La tige ocre pendouille hors de l’orifice, le long de son visage. Le soigneur sourit. Après tout, pourquoi pas? Peut-être que ça l’amuse. De nombreux cas d’animaux farceurs ont bien été répertoriés au cours des dernières années (par exemple en 2006 par Mim Eichler Rivas, dans son livre Beautiful Jim Key), tout comme on sait que le rire est un état non réservé aux êtres humains (l’étude de Jaak Panksepp et Jeff Burgdorf a ainsi montré, en 2003, que les rats pouvaient aussi se poiler).

    Mais la blague devient récurrente. À leur tour, différents soigneurs voient Julie ramasser un long brin d’herbe séchée, se le mettre dans l’oreille et vaquer à ses occupations. Ils se demandent ce qu’elle fiche. Son brin d’herbe ne sert à rien. Il n’a d’autre utilité que d’être là, dans son oreille. L’affaire dure un moment.

    Contrairement à ce qu’on croyait, le chimpanzé peut imiter ses congénères

     

    En 2010, le professeur néerlandais Edwin van Leeuwen décide d’aller voir de lui-même si ce qui se raconte est vrai. L’éthologue raconte par mail la première fois qu’il a posé le pied à Chimfunshi:

    «Le sanctuaire est un endroit incroyable pour ces chimpanzés qui ont été victimes du comportement profondément cruel et stupide de certains hommes. Ils peuvent se remettre sur pied et devenir à nouveau eux-mêmes, trouvant une nouvelle famille chimpanzé, dans un parc naturel immense. Merveilleux! (…) Et là, il y a cette femelle qui se met très souvent ce brin d’herbe dans l’oreille, ce qui semble lui plaire – en tous cas elle ne semble pas stressée ni rien – puis qui retourne à sa vie de chimpanzé… ce qui est vraiment drôle à voir!»

    C’est drôle, dit Edwin van Leeuwen, car se fourrer un brin d’herbe dans l’oreille n’est pas un comportement typique du chimpanzé. Depuis le temps que les scientifiques étudient le Pan troglodytes, cela se saurait. Mais le propre des scientifiques est aussi d’être curieux. Cela ne sert à rien a priori mais cela soulève une question: pourquoi Julie fait-elle ça?

    Avec l’aide de l’équipe zambienne, Van Leeuwen décide alors de filmer les chimpanzés des quatre groupes (à cette époque, ils sont 94 primates à être logés au parc). Tous les jours, pendant un an.

    Et petit à petit, le phénomène s’étend. Dans le groupe 4, de plus en plus de chimpanzés adoptent le même comportement que Julie. Cela commence par son fils Jack (4 ans), puis ses amis Kathy (13 ans), Val (12 ans), Miracle (11 ans), et ainsi de suite. De manière étrange, la chose ne se propage pas aux autres groupes. Seule la bande de Julie procède à ce rituel caractéristique.

    «C’est devenu, explique Edwin van Leeuwen, un signe distinctif du groupe. Très peu d’entre eux ne l’ont jamais fait, à peu près 80% des membres du groupe se sont mis un brin d’herbe dans l’oreille… ce qui veut dire qu’ils l’ont socialement appris.»

    À la fin de la période d’observation, l’homme récupère près de sept cent cinquante heures de tournage. Il découvre ce que le brin d’herbe dans l’oreille n’est pas: il n’est pas un comportement social lié à l’évolution de l’espèce; il n’est pas motivé par un quelconque facteur écologique; il n’est pas un mécanisme de survie; il n’a aucun but biologique. En un mot, il ne sert à rien.

    «C’est devenu une tradition!», dit-il.

    Ce que le comportement des chimpanzés dit de nous

    Le consensus veut pourtant, en psychologie cognitive, que les chimpanzés soient incapables de surimitation ou de copie aveugle.

    Chez l’être humain, «les expérimentations montrent que les gens copient des actions irrationnelles “parce que c’est comme cela qu’on fait”. Ce processus est crucial pour la construction de la culture humaine et de l’identité du groupe. On ne le trouve pas chez les chimpanzés.» 

    Dans la revue SociologieS(octobre 2011), on lit: «Alors que les enfants ont tendance à “surimiter” (overimitation) les gestes qu’un expérimentateur effectue devant eux, même s’ils sont clairement inutiles, les chimpanzés ne copient que les manipulations qui permettent effectivement d’obtenir une récompense (Whiten et al., 2005).»

    L’étude de Van Leeuwen publiée en 2014 sur le brin d’herbe dans l’oreille («grass-in-the-ear behavior») montre l’inverse.

    «Les chimpanzés ne s’imitent pas simplement quand cela est nécessaire –pour manger ou survivre. Ils le font parfois sans raison apparente, comme les êtres humains, peut-être pour être comme l’autre (bien qu’évidemment, nous ne connaissons pas leur motivation).» 

    Autrement dit, les chimpanzés peuvent aussi choisir d’arborer un accessoire tendance et lancer une mode. À moins qu’il ne s’agisse d’une blague qui va trop loin.

    Car plus étonnant: lorsque Julie –it-girl de la tendance du brin d’herbe dans l’esgourde– décède en mai 2013, l’équipe de Chimfunshi rapporte avoir observé que d’autres membres de son groupe perpétuaient la tradition. Un geste qui nous ressemble énormément.

    «Ce sont nos similitudes et différences [avec les chimpanzés] qui peuvent nous aider à comprendre l’évolution des comportements socio-cognitifs: quand notre culture, notre coopération, notre sociabilité ont commencé, et pourquoi? Nous avons besoin de références non humaines pour répondre à ces questions.»

    Méfiance: entre la capacité à agir pour la beauté de la chose et le besoin de rigueur scientifique, nous n’en sommes plus qu’à quelques chromosomes près.

    http://www.slate.fr/

    Le chien a-t-il l’esprit de vengeance ?


    Personnellement, je n’aurais pas pensé qu’un chien puisse se venger, si ce n’est que pour se défendre. La notion de vengeance est plus une caractéristique humaine et non-animale
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    Le chien a-t-il l’esprit de vengeance ?

     

    chien bêtise vengeance

    Le chien qui fait pipi dans votre salon en votre absence vous punit-il pour l’avoir laissé seul ? Chloé Fesch, éducatrice et comportementaliste canin chez Nature de chien, vous explique si, oui ou non, le chien est capable de vengeance.

    Par définition, la vengeance est une caractéristique exclusivement humaine pour la simple et bonne raison qu’elle nécessite de notre part d’être en mesure de mettre en relation deux actions espacées dans le temps et d’y associer un sentiment négatif.

    Or, le chien n’a pas de notion de “bien” ou de “mal”, de “gentil” ou de “méchant”,etc. Il ne fait pas de sous entendus, ne cherche pas à faire mal aux autres ou à réparer une injustice. Toutes ces notions ne sont absolument pas dans la capacité d’un Chien, aussi intelligent soit-il. Donc dire du Chien qu’il est capable de se venger revient à lui attribuer des caractéristiques propres à l’Humain, c’est ce que l’on nomme l’anthropomorphisme.

    Le chien réagit à des actions en fonction de son apprentissage

    En réalité, le chien ne fait que réagir à des actions en fonction de son apprentissage. Par exemple, si votre chien n’est pas propre quand vous vous absentez. Vous pourriez penser qu’il fait cela pour se venger car vous l’avez laissé seul. Cette idée pourtant très commune prouve l’incompréhension du maître de ce qu’est réellement le chien. Un chien peut ne pas être propre pour plusieurs raisons : parce qu’il n’a pas bien appris, parce qu’il est malade, parce qu’il est anxieux, etc. Mais un chien ne se vengera pas, il n’a pas la capacité de conceptualiser un “plan machiavélique” pour vous punir de l’avoir laissé. Il ne fait que réagir à ses émotions sur le moment et à ses apprentissages.

    En conclusion, n’oublions pas qu’un chien est un animal fantastique aussi parce qu’il à cette capacité de vivre toujours ici et maintenant. Cette différence avec vous, Humain, est grande et c’est pourquoi il est facile de mal l’interpréter. Retenez que le chien est beaucoup de choses, mais que ce n’est pas un humain. C’est un animal incapable d’avoir une idée conceptuelle de quelque chose et qui est toujours relié au moment présent.

    Chloé Fesch
    Gérante et formatrice chez Nature de Chien

    https://wamiz.com/

    Nous avons fait grandir un blob fascinant en le nourrissant d’avoine


    Des fois, la recherche donne parfois des actions surprenantes, comme cette chercheuse qui a fait grandir un organisme unicellulaire qu’on appelle un blob. Il semble que c’est l’odeur est nauséabonde, mais l’expérience démontre que cet organisme avec une seule cellule peut apprendre et avoir une mémoire malgré l’absence de cerveau. Ce sont ces veines qui font le travail. Les recherches sont prometteuses avec le blob pour les cancers .. donc à suivre
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    Nous avons fait grandir un blob fascinant en le nourrissant d’avoine

     

    BLOB

     

    Le HuffPost  |  Par Annabel Benhaiem et Matthieu Balu

    Ce n’est pas très ragoûtant un blob. C’est jaune, visqueux et ça ne sent pas la rose. Mais vivre avec finit par provoquer un certain attachement.

    Le HuffPost France a partagé la vie d’un de ces organismes unicellulaires pendant un mois et quatre jours. Il nous a été donné par Audrey Dussutour, chercheuse au CNRS [Centre national de la recherche scientifique] et l’une des rares spécialistes françaises de la question. Elle avait apporté des échantillons américains lors de l’Échappée volée, un événement réunissant les têtes pensantes et agissantes du futur.

    Nous avons de suite mis notre nouvel ami dans une boîte en plastique transparent. Le lendemain, il avait doublé de volume. Le surlendemain, il avait quadruplé. Le jour suivant, il cherchait à s’étaler sur les bords de la boîte en plastique, le cinquième jour, il sortait de la boîte.

    blob

    Jusqu’à 10 mètres carrés

    Il faut dire qu’on en avait pris soin. De l’eau et de l’avoine en abondance. Les blobs raffolent de ce régime. Ils se projettent vers la nourriture, par l’intermédiaire de petites veines jaunes, s’assoient dessus et finissent par former un tout avec l’avoine.

    Ça ne les rend pas plus mignons pour autant. Mais les articles sur le blob ne tarissent pas d’éloges sur la finesse du réseau qu’il tisse en allant chercher à manger et à boire. Au jour le jour, la réalité est moins sympathique. D’abord, on ne sait plus où le caser. Ensuite, il faut s’en occuper jour et nuit.

    Afin d’en prendre soin, l’une des auteurs de cet article l’a amené chez elle un week-end. Son mari a vite déchanté quand il a appris qu’il pouvait s’étendre jusqu’à dix mètres carrés.

    « Allez, d’accord pour un chat », a-t-il concédé.

    blob

    Mais à quoi ça sert un blob?

    Le blob excite les passions parce qu’Audrey Dussutour en a dressé les multiples applications possibles dans son livre Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le blob sans jamais oser le demander.

    Selon la chercheuse, cet organisme, qui n’a qu’une seule cellule, qui n’est ni un champignon, ni un animal, ni une plante, est capable de penser. Jusqu’ici, la science considérait qu’il fallait un cerveau avec de multiples connexions. Le blob, lui, échange les informations avec ses congénères par ses veines.

    Mieux, il a démontré qu’une seule cellule était capable d’apprentissage. Donc de mémoire. La chercheuse se pose donc cette question:

    « Certaines cellules de notre corps seraient-elles capables d’apprendre? (…) Pourrions-nous (…) apprendre à nos cellules à ignorer certaines molécules thérapeutiques étrangères afin qu’elles ne soient pas détruites par l’organisme? »

    « Grâce au blob, continue Audrey Dussutour, la question se pose: n’existerait-il pas une forme d’intelligence indépendante du cerveau que l’on aurait négligée? » À la manière des microbiotes de l’intestin, désormais appelés « deuxième cerveau ».

    Le blob est aussi déjà utilisé dans la production de composés anticancéreux.

    « Par exemple, le piment bleu vert du blob Arcyria mutans (arcyriacyanine A) possède une activité inhibitrice unique sur un large panel de lignées cellulaires de cancer humain. » Par ailleurs, « le réseau de veines du blob, en particulier sa formation, sert également d’inspiration à la recherche sur le cancer.

    Pour survivre et se développer, les tumeurs ont besoin d’un approvisionnement en sang. Les priver de cet afflux sanguin serait donc un moyen efficace de lutter contre le développement du cancer.

     » Savoir comment le blob tisse ses réseaux, puis les abandonne, serait une clé dans ce secteur. « Avec le blob, le champ des possibles s’élargit sans cesse », précise la chercheuse.

    Il est mort deux fois

    En tous cas chez nous, au HuffPost France, il n’aura pas eu l’occasion de démontrer son utilité, parce qu’il est mort deux fois entre nos mains. Certes, un blob ne meurt jamais vraiment, mais le nôtre n’a pas souhaité se manifester plus avant.

    La première fois, nous avons tenté de le filmer pour montrer sa progression. Nous l’avons mis sur de l’essuie-tout, mais la matière a aspiré toute l’eau dont le blob avait besoin. Nous avions beau essayer de le ranimer avec des pulvérisations régulières, rien n’y faisait. D’autant que nous avions besoin de lumière pour le filmer, or le blob est un nocturne.

    Nous l’avons donc mis derrière des rideaux, mais la lumière rentrait par le haut. Bref, au bout de 48 heures, il était complètement desséché et n’avait pas progressé d’un centimètre.

    Notre blob est mort une seconde fois, envahi par la moisissure formée autour de lui par les flocons d’avoine imbibés d’eau. Nous avons essayé de le nettoyer. Nous avons lavé sa boîte à la javel. Nous l’avons réinstallé confortablement, mais rien n’y a fait, la moisissure est revenue l’avaler.

    Un blob, cela demande du temps, de l’amour et de la persévérance. Lors de l’Echappée volée, Audrey Dussutour racontait qu’elle s’obligeait à écourter ses week-ends pour aller nourrir ses blobs au laboratoire.

    Un sens du sacrifice qui lui permet aujourd’hui de faire figurer ses recherches parmi les plus prometteuses au monde.

    http://quebec.huffingtonpost.ca/

    Dans le cerveau des personnes atteintes de troubles anxieux


    Les personnes ayant des troubles anxieux et des troubles de l’humeur serait identifiable avec l’activité cérébrale. Grâce à ces recherches, il est possible de trouver de nouveaux traitements ou d’améliorer ceux qui sont déjà utilisés
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    Dans le cerveau des personnes atteintes de troubles anxieux

     

    Environ 3 millions de Canadiens (11,6 %) âgés de 18 ans et plus ont déclaré être atteints d’un trouble anxieux ou de l’humeur. Photo : iStock

    Il existe une dérégulation du circuit neuronal de la peur chez les personnes atteintes de troubles anxieux, ont découvert des chercheurs québécois qui espèrent que cette nouvelle connaissance permettra de mieux cibler les traitements et peut-être d’en créer d’autres.

    Un texte d’Alain Labelle

    L’humain compose avec l’émotion de la peur de façon régulière, mais cette régularité devient problématique pour les personnes anxieuses.

    Par exemple, si l’on se fait mordre par un chien, on peut développer une peur envers cet animal, ce qui fait référence à l’apprentissage de la peur conditionnée. Avec le temps, si on est exposé à différentes situations où il y a un chien et qu’il n’y a aucune conséquence négative, il est fort possible que notre cerveau forme un nouvel apprentissage de sécurité et que notre peur des chiens diminue, ce qui fait référence à l’extinction. Marie-France Marin, chercheuse

    La science connaît le rôle de diverses régions cérébrales impliquées dans l’apprentissage de la peur et son extinction.

    La chercheuse Marie-France Marin et ses collègues de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal ont voulu préciser ces connaissances et savoir si ces personnes possédaient des réseaux d’activations cérébrales précis et des caractéristiques psychophysiologiques différentes.

    Pour y arriver, ils ont soumis des individus d’un groupe d’anxieux et d’un groupe contrôle à une situation engendrant un conditionnement de peur, suivie par une période d’extinction.

    Les participants ont ainsi été exposés à un protocole de conditionnement de la peur et d’extinction au cours duquel des mesures psychophysiologiques et de neuro-imagerie ont été prises.

    Le saviez-vous?

    Environ 3 millions de Canadiens (11,6 %) âgés de 18 ans et plus ont déclaré être atteints d’un trouble anxieux ou de l’humeur en 2013.

    Des différences claires

    Les résultats de cette étude publiée dans le JAMA Psychiatry montrent que :

    • les circuits de peur sont dérégulés chez les personnes atteintes de troubles anxieux;
    • l’amygdale cérébrale joue un rôle important pour apprendre une association de peur, alors qu’une partie du cortex préfrontal (vmPFC) joue un rôle central dans l’apprentissage de l’extinction de la peur.

    Dans ces travaux, une activation plus faible du cortex préfrontal (vmPFC) a été observée chez les participants atteints de troubles anxieux lors du rappel d’extinction de la peur. Cette hypoactivité est associée à la sévérité des symptômes d’anxiété que les individus rapportent ainsi qu’au nombre de troubles anxieux coexistant.

    En outre, plus un individu est symptomatique, moins cette région sera active au moment de rappeler la mémoire de sécurité.

    L’hypoactivation de cette même région avait d’ailleurs été bien documentée chez les individus ayant un trouble de stress post-traumatique. Marie-France Marin, chercheuse

    « Il semble donc qu’il s’agisse là d’une signature qui s’applique à plusieurs psychopathologies qui sont caractérisées par des niveaux élevés de peur et une faible régulation émotionnelle », explique la chercheuse.

    Il est donc établi que plus le trouble anxieux est sévère, soit par le nombre de diagnostics ou par la sévérité des symptômes que l’individu rapporte, moins le vmPFC est actif.

    De plus, cette même région est connectée différemment au reste du circuit de la peur chez les individus atteints de troubles anxieux comparativement aux autres.

    http://ici.radio-canada.ca

    5 choses à savoir sur les enfants et la famine


    La guerre, les divers conflits et la sécheresse n’aident en rien pour surmonter la famine dans certains pays. Ceux qui en souffrent le plus serait les enfants, leur avenir est à se point hypothéqué que c’est toute une génération qui sera perdue
    Nuage

    5 choses à savoir sur les enfants et la famine

     

    Avec la famine, les conflits et les enfants déplacés, le monde fait face à la pire crise humanitaire depuis la Seconde Guerre mondiale. Sur le terrain, l’UNICEF intensifie son action dans les régions les plus touchées, mais, pour réagir à la famine, il faut faire plus que seulement envoyer des aliments d’urgence aux enfants. Il faut aussi prévenir les conséquences néfastes de la faim sur le développement des enfants, qui peuvent restreindre leurs perspectives d’avenir.

    Les conséquences à long terme de la faim comprennent :

    – Déficits permanents dans le développement social et émotionnel;
    – Lésion cérébrale;
    – Difficulté à l’école;
    – Baisse de la motricité et de l’activité;
    – Anxiété ou dépression;
    – Problèmes de comportement.

    Si nous tardons trop avant d’agir, la faim nuira aux capacités d’apprentissage des enfants et les répercussions seront permanentes.

    Voici cinq choses que vous devriez savoir sur la crise alimentaire.

    1. Les enfants ne peuvent pas attendre. La famine, la sécheresse et les conflits armés brisent leur vie et leur avenir.

    La famine a déjà été déclarée au Soudan du Sud et menace d’autres pays. Les enfants souffrent de malnutrition et de maladies. Ils ont besoin de notre aide.

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    2. Les enfants sont les plus durement touchés. Des millions d’entre eux sont près de mourir de faim.

    Cette année, près de 1,4 million d’enfants sont en danger imminent de mort. Dans chacun des quatre pays touchés ou menacés par la famine, et dans des régions entières, des enfants succomberont à des maladies, dont le choléra et la rougeole, qui entraînent la diarrhée et la déshydratation.

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    3. Pour l’instant, quatre pays constituent l’épicentre de la crise : le Yémen, la Somalie, le Soudan du Sud et le nord-est du Nigeria.

    Dans ces quatre pays, 22 millions d’enfants sont affamés, malades, déplacés et déscolarisés. Tant que la violence, la faim et la soif pousseront les populations de ces pays à se déplacer au sein et au-delà de leurs frontières, les taux de malnutrition ne cesseront d’augmenter dans ces quatre pays, dans le bassin du lac Tchad et dans la Grande Corne de l’Afrique.

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    4. L’activité humaine est le moteur de la crise

    Les guerres et les conflits persistants ont des effets dévastateurs sur la vie de millions d’enfants et de leur famille, et créent des risques de famine. Les belligérants chassent les habitants de chez eux, détruisent les récoltes et les moyens de subsistance et empêchent les organismes humanitaires de se rendre jusqu’aux personnes qui ont désespérément besoin d’une aide vitale, comme de la nourriture et de l’eau potable. La sécheresse aggrave ces crises alimentaires causées par l’homme dans certaines régions de l’Afrique, en particulier en Somalie et dans la Corne de l’Afrique.

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    5. C’est une situation d’urgence

    Si la situation ne s’améliore pas, les enfants risquent de mourir de faim, et leur avenir risque d’être menacé. En effet, la malnutrition sévère affecte de façon irréversible le développement intellectuel et physique, et restreint les perspectives d’avenir des enfants. Plus nous attendons avant de répondre aux besoins de ces enfants, plus nous mettons en péril leur avenir.

    Que pouvez-vous faire ?

    Trois choses sont absolument nécessaires pour sauver des centaines de milliers de vies :

    1. Demandez la fin des violations des droits de l’homme, qui sont des vecteurs majeurs des famines.

    2. Exigez que toutes les parties prenant part à ces conflits autorisent l’accès de l’aide humanitaire sans restriction et sans condition à tous les enfants et familles démunis.

    3. Donnez. Il est urgent de recueillir des fonds pour permettre aux équipes qui sont déjà sur le terrain de renforcer rapidement les programmes vitaux de nutrition et de distribution d’aliments, ainsi que les programmes d’eau, d’assainissement et d’hygiène.

    Les enfants ne peuvent pas attendre qu’une nouvelle famine se déclare pour que des mesures soient prises. Aidez-les maintenant.

    http://quebec.huffingtonpost.ca/