Le vrai règne de la beauté


Malgré que l’article est long, je le trouve intéressant et cela vient appuyer ce que j’ai remarqué depuis que je suis petite, que l’on ment quand on dit que ce n’est pas la beauté qui compte, mais l’intérieur d’une personne, car en réalité, c’est tout le contraire qui se produit … Et, si nous sommes un peu observateurs de nos réactions ou ceux des autres, la beauté est quasi toujours un aspect important
Nuage

 

Le vrai règne de la beauté

 

Vous en doutiez encore? On savait que les gens plus séduisants avaient tendance... (Photo Masterfile)

Photo Masterfile

Silvia Galipeau
La Presse

Vous en doutiez encore? On savait que les gens plus séduisants avaient tendance à décrocher de meilleurs boulots, de meilleurs salaires, même carrément à être plus heureux. Voilà qu’une nouvelle étude démontre que les gens qui se croient beaux s’estiment de surcroît supérieurs. La supériorité de la beauté serait en quelque sorte intériorisée. Explications. Comparaisons. Et critiques.

Personne n’aime se sentir moche. Mais saviez-vous que quand on se lève du bon pied et qu’on se sent plutôt avantagé, plutôt joli ou carrément canon, on a aussi l’impression (l’illusion?) de graviter dans les hautes sphères de la société? Fini, la classe moyenne, un coup de rouge à lèvres et on se sent sinon riche et célèbre, du moins parmi les mieux nantis du pays. Avec toutes les implications psychologiques que cela entraîne. Une étude un poil troublante fait le point.

Troublante, cette étude réalisée par une équipe de l’Université Stanford, en Californie, notamment parce que l’inverse est également vrai. Quand on se sent plutôt moche, on a aussi tendance à croire qu’on fait partie des moins choyés de la société. La supériorité de la beauté, vous dites? Ouille.

C’est une équipe de deux chercheurs, dont Peter Belmi, étudiant au doctorat à la Business School de Stanford, qui est arrivée à ce dérangeant constat, après cinq enquêtes sur le sujet. Toutes arrivent à la même conclusion.

«Quand on se sent physiquement très attirant, on a tendance à se croire mieux placé sur le plan social. Et inversement, quand on se sent physiquement peu attirant, on a tendance à se rabaisser, à l’autre bout de l’échiquier», explique Peter Belmi en entrevue.

Le chercheur a commencé à s’intéresser à cette question pendant la récession.

«Je me suis rendu compte que malgré la récession, l’industrie américaine de la beauté continuait de faire bien des affaires. C’est fascinant. Cela voudrait donc dire que malgré les difficultés, les gens continuent de prendre soin de leur look. Et c’est là que j’ai commencé à faire des recherches sur les raisons pour lesquelles les gens investissent autant dans leur apparence. Et je me suis posé la question: se pourrait-il que notre apparence influe sur la perception que nous avons de notre statut social?»

Un statut bien mérité

Mais la deuxième découverte est encore plus troublante. En effet, les chercheurs ont aussi cherché à savoir quelles étaient les perceptions des répondants quant aux inégalités sociales. Et c’est là que le bât blesse. Car non seulement les gens qui se trouvent les plus beaux se croient les mieux nantis, mais ils ont aussi tendance à penser que s’ils sont arrivés là où ils sont, c’est parce qu’ils l’ont bien mérité. Bref, que ceux qui n’ont pas eu leur chance sont moins travaillants, plus paresseux, moins méritants.

Les plus beaux se montrent à cet égard les moins généreux, ayant moins tendance à donner aux pauvres, entre autres. Et les moins beaux? Exactement le contraire…

«C’est comme si les gens se sentaient fiers d’eux. Ils ont le sentiment qu’ils méritent d’être là où ils sont parce qu’ils ont travaillé fort. À l’inverse, quand on est moins favorisé, on ne veut pas non plus s’autoflageller.»

En effet. Ceux qui se trouvent moins beaux, moins choyés par la société croient du coup que s’ils sont moins fortunés, cela tient à des facteurs non pas personnels, mais au contraire «contextuels», liés à l’éducation, l’économie, la discrimination.

Beaux et privilégiés

Soit. Mais pourquoi les gens qui se trouvent beaux se croient-ils en prime socialement «supérieurs»?

«Parce que dans la vraie vie, les gens voient bien que la beauté est associée à certains privilèges, répond le chercheur. Il existe une foule d’études pour le confirmer: les gens beaux réussissent mieux dans la vie. Les gens le voient et associent du coup le statut social à une certaine beauté.»

Est-ce à dire que les gens qui se trouvent beaux sont aussi très sûrs d’eux, à la limite méprisants?

«C’est sûr que ma recherche démontre un peu ça, conclut-il. Mais cela démontre surtout que tout est une question de perception. C’est sûr que les gens aimeraient m’entendre conclure que ceux qui se trouvent beaux sont de méchants douchebags. Mais ça, je ne peux pas le confirmer. Ce que je peux dire, en revanche, c’est que l’on a clairement une psychologie différente, qu’on se croie en haut ou en bas de la hiérarchie sociale, et que tout cela dépend finalement de la perception que l’on a de sa propre beauté. Et ça, c’est fascinant.»

Tout ce que vous ignoriez sur la beauté… et préfériez ne pas savoir

 

MÊME LES NOUVEAU-NÉS PRÉFÈRENT LES BEAUX

À peine nés, les poupons sont déjà davantage attirés par les visages symétriques, les traits harmonieux, bref, les belles personnes, et non les moches. Une psychologue française a soumis des bébés de trois jours au test: devant des photos de femmes préalablement évaluées par un public adulte, les bébés passent systématiquement plus de temps à observer les visages séduisants.

«C’est l’insondable pouvoir de la beauté, écrit L’Express, dans la foulée de ces résultats. Si même de tout petits bébés sont sensibles à l’esthétique, qu’en est-il de nous?»

LES BEAUX ONT LES PLUS BELLES CARRIÈRES

Est-ce parce que les patrons préfèrent embaucher des employés séduisants? Ou plutôt parce que les belles personnes ont davantage confiance en elles et décrochent du coup de meilleurs jobs? Toujours est-il qu’une enquête longitudinale réalisée par une équipe de chercheurs britanniques et italiens sur une cohorte de 8000 jeunes diplômés américains est limpide: ce sont les beaux candidats qui décrochent le plus rapidement des postes, et qui connaissent de surcroît les plus prestigieuses carrières.

La beauté serait un facteur plus déterminant encore que les différences socio-économiques, l’éducation des parents et même le QI des candidats, conclut l’étude, publiée dans la revue Research in Stratification and Mobility.

LES HOMMES MARIÉS À DE BELLES FEMMES SONT PLUS HEUREUX

«Avoir une femme belle, c’est un marqueur social, une façon d’affirmer sa puissance», écrit le sociologue Jean-François Amadieu dans Le poids de l’apparence, une véritable bible sur la question de la beauté.

Aucun doute ici: la beauté de madame est aussi clairement liée au bonheur conjugal de monsieur, conclut une étude récente, réalisée par une équipe de psychologues auprès de 450 couples de jeunes mariés, publiée dans le Journal of Personality and Social Psychology.

Et surprise: si la beauté est ici un facteur clé, c’est vrai seulement pour les hommes. En d’autres termes, chez les femmes, la beauté du conjoint n’est pas du tout liée au bonheur. Tiens, tiens.

PLUS LES FEMMES SONT MINCES, PLUS ELLES GAGNENT D’ARGENT

Un homme qui pèse 30 kilos de plus que la moyenne gagnera environ 67 000$ par année, nous apprend une enquête de l’American Psychological Association (dont les chiffres sont publiés par Statistic Brain). S’il pèse 30 kilos de moins que la moyenne? 35 000$. En revanche, mieux vaut être mince pour une femme: celles qui pèsent 30 kg de trop gagnent à peine 21 500$, contre 62 000$ pour les plus minces (30 kg de moins). À noter qu’il vaut non seulement mieux être mince, mais aussi maquillée. Plus une femme a un beau maquillage, plus elle dégage de compétence, de fiabilité et de confiance, apprend-on.

LES BEAUX SONT PLUS HEUREUX

Celui qu’on surnomme l’économiste de la beauté, Daniel Hamermesh, a publié un article plutôt provocant: La beauté, la clé du bonheur, en 2011. Selon lui, le bonheur lié à la beauté serait en fait le fruit de différents facteurs purement économiques. Ainsi, écrit-il, comme les hommes beaux ont tendance à décrocher les meilleurs jobs, toucher les meilleurs salaires et épouser les plus belles femmes (et vice versa), les belles personnes seraient finalement les plus heureuses. Pour appuyer ce constat, le chercheur a analysé des données récoltées auprès de 25 000 foyers, tant aux États-Unis, au Canada et en Allemagne qu’en Grande-Bretagne. Les personnes les plus séduisantes se sont classées parmi les 10% plus heureuses, alors que les plus moches se sont retrouvées dans la catégorie des plus malheureuses.

Trois regards sur ce pouvoir discriminatoire

On aime bien se faire croire que c’est faux. Que le beau ne règne pas. Mais quelque part, n’est-ce pas l’hypocrisie qui règne? Réactions.

DISCRIMINATOIRE

Léa Clermont-Dion, féministe et auteure de La revanche des moches

«Plein d’études prouvent qu’on est attirés par les beaux, c’est fou. Cela part peut-être d’un instinct naturel chez les gens. On est attirés par la beauté en architecture, en art. Mais il faut se rendre compte que cela peut être extrêmement discriminatoire. Ce n’est pas juste une question de race, on voit maintenant que quelqu’un de beau est aussi privilégié dans le milieu du travail. Est-ce qu’on est en train de créer, par les moyens technologiques, une « société de classes »? […] Parce que ça n’est pas donné à tout le monde. […] Mais pourquoi se priver quand on en a les moyens? C’est tellement facile. […] Cependant, une nuance s’impose. Être beau, des fois, cela a des inconvénients. On accorde parfois moins de crédibilité à quelqu’un de beau, notamment une femme, tout particulièrement en politique. Je dirais donc que c’est une arme à double tranchant, la beauté, et qu’elle est doublement discriminatoire pour les femmes.»

PAS UN CRITÈRE D’INTELLIGENCE

Jean-Jacques Stréliski, professeur associé à HEC Montréal, expert en stratégie de l’image

«Est-ce que la beauté fait vendre en pub? C’est très vrai que globalement, en publicité, on demeure toujours dans le domaine de la projection, de l’image. Chez L’Oréal, par exemple, on a opté pour encore plus que la beauté, une beauté sublime, une beauté vers laquelle on voudrait tendre. […] Bien sûr, Dove a essayé de ramener des critères plus naturels et plus normés, pour que les gens puissent se reconnaître. Sur le plan du discours, cela passe très bien. Sur le plan des achats, par contre, cela passe moins bien. On est habitués, je dirais presque drogués, à ce que la publicité nous amène dans un autre univers. […] Mais de là à dire que le beau fait vendre? Je garderais une certaine pudeur. Vous savez, j’ai rencontré tellement de gens beaux et cons. La beauté n’est certainement pas un critère d’intelligence. Parce qu’on peut être beau et con à la fois, comme le chantait Brel…»

UNE QUESTION DE PERSONNALITÉ

Denis Desro, rédacteur en chef mode, Elle Québec

«Ce n’est pas une surprise, et c’est sans doute une espèce de vérité: les gens beaux ont accès à plus de choses que les gens moins beaux, ils ont certainement plus de facilité dans la vie. Les gens moins beaux ont autre chose, d’autres talents. Mais en même temps, beaucoup de gens beaux ne le savent pas, ou encore il y a des gens qui sont beaux, mais qui n’ont pas la personnalité qui va avec. Moi, je pense que c’est finalement une question de personnalité. Une belle personne aura plus de chances de réussir si en plus elle a une belle personnalité. Si on prend les mannequins, c’est sûr qu’il y a de très belles filles, par exemple, qui réussissent, mais il y a aussi de très belles filles qui ne réussissent pas, parce qu’elles n’ont pas une personnalité forte ou qu’elles ne dégagent pas. Et pour avoir une belle personnalité, ça prend beaucoup d’entregent, une facilité pour établir le contact, dégager quelque chose, du charisme…»

http://www.lapresse.ca

Les apparences


Les apparences sont souvent trompeuses, que ce soit des événements ou des personnes. Nous n’avons pas la science infuse, c’est pour cela que nous devons ne pas aller trop vite dans nos jugements
Nuage

 

Les apparences

 

 

« Méfiez vous aussi longtemps que vous vivrez de juger les hommes sur leurs apparences. »

– Jean de la fontaine

Le syndrome de la poupée


On parle d’acceptation de soi, que vieillir fait partie de l’ordre des choses, mais à contre courant, c’est la beauté qui prime. Juste a regarder des critiques de certaines personnes surtout vis-à-vis des femmes qui font la manchette, c’est une GROSSE vache, une VIEILLE peau, elle est laide elle devrait se cacher, avec sa face toute ridée .. etc. Pas étonnant que la chirurgie esthétique fait des affaires d’or. Pourtant, l’âge avance quand même et la chirurgie, le botox n’est pas la solution pour mieux vieillir. Surtout que le succès n’est pas assuré et impossible de retourner en arrière
Nuage

 

Le syndrome de la poupée

 

Pete Burns (Photo: WENN)

 

Tina Karr

Auteur, conférencière et formatrice, elle offre des ateliers de formation corporelle et d’estime de soi destinés particulièrement aux femmes.

Horreur à ces lignes qui parcourent le front, aux pattes d’oies sur le coin des yeux ou aux ridules qui dansent autour des lèvres. Interdit, les traces visibles du temps qui accompagnent allègrement les expressions de joie ou de tristesse. Tout doit être effacé pour laisser place à un visage lisse et ciré comme celui d’une poupée de porcelaine.

La pression exercée sur les femmes est énorme. Il ne suffit plus d’être indépendante financièrement, d’avoir un boulot intéressant, de maintenir une bonne forme physique, d’avoir un joli minois, d’être une épouse modèle, une mère attentionnée et une amante dégourdie, il faut encore et à tout prix, maintenir l’apparence d’une jeunette.

Jackie Stallone (Photo: WENN)

Depuis que le Botox a envahi le marché de la beauté, celles qui choisissent de payer leur hypothèque au lieu de se faire boursoufler les joues, qui préfèrent Venise aux injections ou qui estiment que les études de leur enfant valent mieux qu’un traitement rajeunissant, seront pointées du doigt. Ainsi passé 30 ans, si les femmes n’ont pas eu recours aux petites aiguilles remplies de ces potions magiques, plus coûteuses que la cocaïne, elles tombent dans l’indifférence générale…ou plus justement, dans l’inappétence sexuelle des hommes. Et de là tout le drame.

Le message véhiculé dans les médias, la publicité, les émissions de télévision et le monde de la mode est très clair. Quel intérêt peut avoir l’intelligence, le savoir-faire, la connaissance, l’expérience ou même le charme élégant d’une femme si elle ressemble à une vieille chouette? Il y a dans ce message tordu, une profonde indécence. Derrière l’obligation de plaire est dissimulé un véritable affront à la vie. Pourtant, la vie ne s’arrête pas à 20 ans, elle poursuit son cours, inlassablement, inexorablement. Et il est quelque peu prétentieux de croire que nous pouvons y changer quoi que ce soit. Notre peur de la mort sans doute …

Par conséquent, l’utilisation des produits comme le Botox ou l’acide hyaluronique se propage comme une épidémie, entraînant les moins de 30 ans dans la farandole.

Janice Dickinson (Photo: WENN)

Ce n’est pas surprenant, compte tenu du discours de propagande aussi malsain que dévastateur : « tuez le problème dans l’œuf! » Ainsi, les femmes seront assurées de développer une réelle dépendance à ces substances dont les résidus ne se résorbent jamais complètement et s’accumulent dans les tissus. Au point où, à 50 ou 60 ans, la jolie poupée de porcelaine se métamorphosera en une espèce de poupée Barbie plastifiée, boursouflée et sans âge, qui ressemblera étrangement à toutes les autres botoxées.

Personne ne nous oblige à quoi que ce soit, me direz-vous. Mais plus que jamais, le choix de s’assumer, telles que nous sommes, demande une sacrée dose d’estime de soi et surtout une confiance en soi en béton. Je connais peu de femmes qui peuvent se regarder dans le miroir et se sentir absolument et parfaitement en accord avec elles-mêmes. 85% d’entre elles avouent vouloir changer quelque chose à leur apparence. Le marché mondial de l’esthétisme médical en fait ses choux gras, avec un chiffre d’affaires de plus de 6,5 milliards de dollars en 2012.

Il est si difficile de vieillir dans notre société hyper-sexualisée où le culte de la beauté et l’obsession d’une jeunesse parfaite dictent nos comportements, nos habitudes et changent inévitablement la valeur que nous accordons à l’individu et particulièrement à la femme. Nous sommes ainsi victimes de nous-mêmes. Notre narcissisme et notre besoin de plaire sont si envahissants que nous sommes toutes, un jour au l’autre, tentées de succomber à la pression de nous transformer en jolie poupée.

Jocelyn Wildenstein (Photo: WENN)

Mais il ne faut jamais oublier qu’à la fin de notre histoire, nous logerons toutes à la même enseigne. Et quand viendra le temps de mourir, botoxées ou pas, chacune finira allongée dans une boite où les visiteurs continueront à chuchoter, combien le croque-mort a bien su nous arranger !

Joan Van Ark (Photo: WENN)

Dontella Versace (Photo: WENN)

Barry Manilow (Photo: WENN)

Michael Jackson (Photo: WENN)

 

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Mini-Miss au Québec: non merci!


Alors qu’on annonce que le concours Mini-Miss qui aura lieu a Laval en Novembre, un vent de protestation se fait entendre, car personne ne croit vraiment que ce concours n’aura aucune conséquence sur les enfants qui doivent apprendre trop vite le jeu de la séduction et de s’enliser dans les stéréotypes de l’apparence,qu’on  a déjà beaucoup de misère à faire comprendre aux adolescentes et même aux adultes de ce qui compte vraiment,  a cause de la mode, alors imaginez les enfants grandissant
Nuage

Mini-Miss au Québec: non merci!

 

 

Le phénomène « Redneck » débarque au Québec

PHOTO COURTOISIE

Honey Boo Boo! apparaît au 4e rang du ­palmarès des 12 célébrités qui ont dominé l’année 2012 selon la chaîne VH1

 

«Je m’appelle Jasmine, j’ai cinq ans et j’aime les paillettes», lance une gamine dans Mini-Miss, émission américaine diffusée sur les ondes de la chaîne Musimax.

Verra-t-on bientôt au Québec nos Jasmine, Chloé ou Camille faire une moue coquine pour gagner un concours avant la maternelle? Il semble que oui: l’organisme National Canadian Girl et sa directrice Liz MkCinnon planifient un concours à Laval le 24 novembre prochain. Il faut s’en inquiéter.

Toddler & Tiaras et autres télé-réalités sur TLC sont loin de faire l’unanimité: des fillettes portent le talon haut, arborent le froufrou, font des sourires mièvres et roulent des prunelles, jouant aux séductrices, déhanchements en prime, sur le catwalk. Sous l’oeil des parents enthousiastes.

Des questions surgissent. Comment se perçoivent ces gamines à travers ces concours? Veut-on, comme société, valoriser le superficiel dès la jeune enfance? Sommes-nous esclaves de ces modèles féminins pourtant remis en question dans l’univers adulte?

Au moment où le Québec s’ouvre au phénomène, pourtant la France… l’interdit: le Sénat vient d’y adopter, à large majorité, un amendement au projet de loi sur l’égalité des hommes et des femmes: on empêchera dorénavant les concours de beauté pour moins de seize ans. La sanction: deux ans de prison et 30 000 euros.

« À cet âge, les enfants doivent se concentrer sur l’acquisition de connaissances », affirme la députée Chantal Jouanno.

Pour le gala de Laval, on prétend que c’est autre chose:

 “C’est vraiment la personnalité et les réponses aux questions sur scène qui sont évaluées. Il n’y a pas de maquillage permis et les filles s’habillent dans des robes qu’elles porteraient à des mariages ou à l’église” confiait madame McKinnon à TVA.

 Maquiller l’idée pour mieux la faire passer ne change rien sur le fond: ces fillettes n’auront rien à envier à la jeune Honey Boo Boo. Les petites recevront d’ailleurs chacune une couronne… comme une princesse!

De tels concours renforcent l’obsession généralisée de l’image corporelle, établissant plus ou moins directement un lien entre jeux de séduction, volonté de plaire et nécessité de consommer. Sexualiser à outrance les plus jeunes est pourtant insensé.

Conditionnées à plaire trop tôt, les fillettes voient les parents survaloriser leur apparence, ce qui n’est pas sans conséquence: plus de 40% des adolescentes canadiennes de niveau secondaire sont insatisfaites de leur image corporelle et voudraient en conséquence la modifier (1). Les troubles alimentaires ne sont pas en croissance pour rien: 80% des femmes suivront un régime avant l’âge de 18 ans, ce qui peut déclencher des problèmes alimentaires encore plus graves.

Encourager ces concours est aussi un recul pour les femmes – comme pour les hommes. L’actualité regorgeant de discussions pertinentes sur la condition féminine, souhaitons-nous vraiment revenir au triomphe du miroir, qui nous dit « quelle est la plus belle »? La beauté n’a rien à voir avec l’endoctrinement des enfants.

Il ne faut pas négliger l’aspect économique: la prolifération de ces concours s’inscrit dans la logique d’une industrie lucrative, ciblant les tweens (contraction de «teen» et «between»), marché développé au début des années 90. De l’achat de cosmétiques à La Senza Girl, les fillettes – ou surtout leurs parents – contribuent à un marché fort lucratif, tout en préparant le terrain pour celui, encore plus considérable, de la femme adulte.

Pas surprenant que les magasins Wal-Mart offrent dorénavant Geogirl, marque de maquillage ciblant les 8 à 12 ans. Croyant faire plaisir à leurs fillettes, les parents perpétuent un modèle de plus en plus difficile à remettre en question. Et dans cette obsession précoce pour l’apparence, comment développer son esprit critique? Nous devrions plutôt répondre: plaire à tout prix, non merci.

Même si les promoteurs du gala de Laval se targuent de permettre au contraire l’épanouissement des enfants et suggèrent qu’il ne faut pas se comparer au modèle américain, il est tout à fait sain de se questionner sur la question. Et d’agir, comme la France l’a fait.

Rejeter ces concours enverra un message clair et important. En tant que citoyens soucieux de la jeunesse et de l’avenir, nous dénonçons vivement leur arrivée au Québec.

Auteurs et premiers signataires :

Léa Clermont-Dion, féministe

Alain Vadeboncoeur, médecin

Ianik Marcil, économiste

Autres signataires

Paul Ahmarani, comédien

Dre Marie-Frédérique Allard, psychiatre

Dominic Champagne, dramaturge

Bernard Émond, cinéaste

Jérome L. Boucher, chroniqueur

Véronique Cloutier, animatrice

Louis-Jean Cormier, auteur-compositeur-interprète

David Desjardins, chroniqueur

Vincent Graton, comédien

Aurélie Lanctôt, étudiante en droit

Louise Latraverse, comédienne

Guy A. Lepage, animateur

Marie-Soleil Michon, animatrice

Gabriel Nadeau-Dubois, étudiant en philosophie

Marie Plourde, animatrice

Dominique Poirier, journaliste et animatrice

Jocelyne Robert, auteure et sexologue

Véronique Robert, avocate et chargée de cours

Guylaine Tremblay, comédienne

Gaëlle Vekemans, pédiatre et auteure

Laure Waridel, éco-sociologue

[1] Conseil des ministres de l’Éducation. Étude sur les jeunes, la santé sexuelle, le VIH et le SIDA au Canada : facteurs influant sur les connaissances, les attitudes et les comportements, Toronto, le Conseil, 2003, 162 p. (p. 34-35).

[2] Statistique Canada. (2002). En ligne : «http://www5.statcan.gc.ca/can- sim/a16#TFtn». Consulté le 22 janvier 2012.

http://www.journaldequebec.com

Préjugés


C’est en grandissant que nous cultivons les préjugés, et nous avons de l’aversion à ce qui n’est pas conforme aux critères de la beauté, que nous attachons de l’importance aux choses
Nuage

 

Préjugés

 

Un enfant ne reprochera jamais à sa mère d’être laide, un chien ne reprochera jamais à son maître d’être pauvre …

Proverbe Chinois

L’apparence


On est tous d’accord pour dire que c’est la beauté intérieure qui compte, mais c’est drôle, c’est exactement le contraire qui se passe. Les gens vont s’attarder a ce qui plait a l’oeil et souvent font des erreurs de jugement justement en se fiant a l’extérieur d’une personne
Nuage

 

L’apparence

 

 

La beauté de l’apparence est seulement un charme de l’instant ; l’apparence du corps n’est pas toujours le reflet de l’âme.

George Sand

Le narcissisme et la superficialité obsessive démystifiés?


Difficile de côtoyer un narcissisme, mais il est peut-être intéressant de savoir que ces gens ont un dérèglement au niveau du cerveau Cette découverte, va peut-être aider ces gens à une meilleure estime de soi
Nuage

 

Le narcissisme et la superficialité obsessive démystifiés?

 

Le narcissisme et la superficialité obsessive démystifiés?

Photo Fotolia

Les gens obsédés par leur image et leurs défauts pourraient être victimes d’un malfonctionnement cérébral, selon certains experts.

Le narcissisme et la superficialité, ou encore le fait de constamment penser à son apparence, sont des comportements mis en lumière dans une nouvelle étude sur le sujet, qui révèle des faits étonnants.

D’abord, on apprend que les gens obsédés par leur apparence ne le sont pas toujours parce qu’ils s’adorent, au contraire, mais aussi parce qu’ils ne sont souvent pas satisfaits de ce qu’ils voient.

Selon cette récente étude en provenance de l’Université de Californie, rapportée par The National Library of Medicine, certains de ces phénomènes pourraient s’expliquer par des connexions déficientes ou « mal branchées » au cerveau, qui pousseraient ces gens à ne voir que leurs défauts et leurs imperfections.

Difficile de penser à autre chose quand votre tête ne vous renvoie que des images négatives de vous, et ce, de façon incessante!

« Nous avons trouvé une forte corrélation entre des connexions déficientes autour du cerveau et la sévérité des symptômes de ce désordre », résume Jamie Feusner, auteur de l’étude.

On ne parle pas des possibilités de traitement, mais comme pour tous les désordres de ce type, ce genre de découverte est souvent un premier grand pas vers des solutions efficaces. Un dossier à suivre.

 

http://fr.canoe.ca