L’état du cerveau influence la façon de voter


C’est aujourd’hui que ce finalise les élection Enfin !  Quoi de mieux de faire des études du cerveau lors de campagne électorale pour déterminer comment leur électeur font leur choix et qui probablement va sûrement être utile pour des futures élections
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L’état du cerveau influence la façon de voter

 

Les participants à l'étude ayant une lésion dans... (PHOTO THINKSTOCK)

Les participants à l’étude ayant une lésion dans une partie du cerveauappelée le cortex orbitofrontal latéral se fondaient seulement sur l’attrait physique des candidats.

PHOTO THINKSTOCK

Une nouvelle étude menée conjointement par des chercheuses de l’Institut neurologique de Montréal et du Centre pour l’étude de la citoyenneté démocratique, tous deux à l’Université McGill, apporte des éclaircissements sur les mécanismes du cerveau sous-jacents aux décisions que prennent les électeurs.

Il ressort de l’étude qu’une partie du cerveau appelée le cortex orbitofrontal latéral (COFL) doit fonctionner adéquatement pour que le choix des électeurs combine différentes sources d’information au sujet des candidats. Selon l’étude, une atteinte du COFL porte les gens à fonder leur vote sur de l’information plus simple, à savoir la belle apparence d’un candidat. Pour faire leur choix, des personnes en santé ou ayant une lésion au cerveau affectant d’autres parties des lobes frontaux soupesaient spontanément l’attrait physique et une évaluation de la compétence du candidat.

La nouvelle étude établit pour la première fois que le COFL est crucial à l’intégration de différents types d’information qui permettent aux gens d’en arriver à une préférence.

Le COFL semble être important dans le cas de décisions difficiles, en ce qu’il aide à choisir la meilleure des options de valeur similaire, a expliqué la neurologue Lesley Fellows, chercheuse à l’Institut neurologique de Montréal et auteure principale de l’article paru dans l’édition du 3 juin du Journal of Neuroscience

L’étude a testé des sujets avec et sans lésion affectant le COFL. Les participants ont pris part à une tâche simulée d’élection, où on les invitait à voter pour des politiciens réels, mais inconnus, seulement en fonction de leurs photographies. Devant s’imaginer en période électorale, les participants avaient à coter l’attrait physique perçu et la compétence perçue des candidats.

Les participants sans lésion au COFL semblent avoir pris leurs décisions en fonction de l’attrait physique perçu et de la compétence perçue. Bien que pouvant coter la compétence des candidats, les sujets ayant une lésion au COFL n’utilisaient pas cette information au moment de voter et se fondaient seulement sur le facteur de l’attrait physique.

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À quoi pourraient ressembler les extraterrestres?


Quel aspect aurait les extraterrestres ? Car il y a sûrement la vie ailleurs ? Sur Terre, il existe des formes de vie qui ont été découvertes dans des endroits de chaleur ou de froid extrême alors pourquoi pas sur d’autres planètes. Reste à savoir à quoi ils ressemblent. Je suis d’avis que tout dépend de l’environnement qui pourrait être propice aux bactéries, insectes, animales .. mais s’ils étaient plus évolués je crois qu’ils nous ressembleraient
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À quoi pourraient ressembler les extraterrestres?

 

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Image tirée du film «Le Cinquième Élément», un film de science-fiction réalisé par Luc Besson (1997).Photo Gaumont

Chaque personne possède sa propre idée de l’apparence que pourrait prendre les extraterrestres. Aidés de plusieurs représentations imagées dans les films d’Hollywood, certains imaginent de menus personnages en allumette alors que d’autres visualisent de dangereux monstres sanguinaires.

Quoi qu’il en soit, les scientifiques commencent à s’intéresser à la question. Basant leurs théories sur des indices environnementaux et biologiques, les concepts sont tout aussi différents les uns des autres.

Voici cinq théories qui ressortent du lot.

LES MÉDUSES

La docteure Maggie Aderin-Pocock travaille pour la firme spatiale Astrium. En se basant sur la théorie de la vie sur Terre, elle croit que les extraterrestres vivant sur des planètes avec une forte concentration d’hydrogène et de méthane ressembleraient à des méduses.

La surface du corps de ces créatures serait métallique pour absorber la lumière, culminant vers un organe de pulsations lumineuses pour communiquer avec les autres individus. Une ouverture permettrait de capter des éléments chimiques pour grandir et se reproduire.

LES INSECTES

Les insectes sont parmi les espèces les plus résistantes de la planète. La coquerelle, par exemple, peut survivre neuf jours sans tête en raison de sa faible pression sanguine, retenir son souffle pendant 45 minutes et est quinze fois plus résistante aux radiations nucléaires que l’homme.

Considérant qu’il existe un nombre presque infini d’environnements possibles dans l’espace, une forme de vie sous forme d’insecte est un pari plausible en raison de ses capacités d’adaptation et de résistance.

LES HUMANOÏDES

Le professeur de paléobiologie évolutive Simon Conway Morris, de l’Université Cambridge, croit que les extraterrestres seraient comme les humains, non seulement physiquement, mais aussi dans leurs faiblesses, telles que la violence, la cupidité et l’exploitation des autres.

Selon lui, l’évolution est prédictible.

«Lorsqu’une espèce prend le dessus sur les autres durant l’évolution, des schémas émergent», explique le professeur.

VIE BASÉE SUR UN AUTRE ÉLÉMENT QUE LE CARBONE

Bien que la majorité des formes de vie sur Terre est à base de carbone, il n’est pas exclu que les êtres vivants ailleurs dans l’espace soient différents.

La théorie d’extraterrestres à base de silicone semble être privilégiée étant donné que le silicone est juste en dessous du carbone dans le tableau périodique et que les deux éléments partagent des similitudes chimiques. De plus, le silicone est largement répandu dans l’espace.

Quoi qu’il en soit, des étrangers en silicone ne risqueraient pas de ressembler aux humains.

LES MONSTRES

L’astrobiologiste Lewis Dartnell, de l’Université Collège de Londres, explore de son côté les possibilités de formes de vie sur des planètes différentes de la Terre.

Sur une planète couverte d’océans profonds, les formes de vie pourraient ressembler à ce qu’on trouve ici même sur Terre dans les bas-fonds des océans: des êtres adaptés à l’absence de lumière, chassant en groupe et communiquant à l’aide de bioluminescence.

Sur une planète couverte de glace, on pourrait découvrir des bactéries survivant en créant un large réseau bactérien capable d’extraire l’énergie des champs magnétiques.

Puis finalement, sur des planètes beaucoup plus massives que la Terre pourraient habiter des créatures énormes et puissantes, capables de tirer avantage de la gravité beaucoup plus forte.

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Être belle ou gentille ? 8 fillettes devant un choix difficile


J’espère que vous irez voir la vidéo de ce billet, cela laisse perplexe ! Nos enfants font déjà la différence sur l’apparence qu’importe si une personne est gentille ou non, c’est avant tout l’apparence
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Être belle ou gentille ? 8 fillettes devant un choix difficile

 

Par Marie-Claude Marsolais

Le court métrage Je suis Louie de la réalisatrice Lola Rougier-Onnis m’a laissée perplexe et triste. Présenté dans le cadre du Nikon Film Festival, ce film documentaire de 2 minutes donne la parole à 8 petites filles.

On met en scène une audition pour un rôle dans un film. Il y a deux personnages à combler: une petite fille méchante et une autre gentille. Laquelle aimeraient-elles jouer ? La gentille, bien sûr! Mais si le personnage de la belle fille était laide? Oups… voilà un choix déchirant.

Vous pouvez voir la vidéo ICI. Je vous laisse la regarder pour connaître les réponses, mais je ne suis pas certaine que c’est ce que vous avez envie d’entendre. Cela a tout de même le mérite de nous en dire beaucoup sur la place que l’on accorde à l’apparence, et ce, dès notre plus jeune âge. J’aurais d’ailleurs aimé voir la même expérience avec des petits garçons ou même des adultes.

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Et Voici Exactement Pourquoi On Ne Juge Jamais Quelqu’un Sur Son Apparence.


Encore une fois, on peut avoir foi en l’humanité quand on voit ce genre d’organisation pour rassurer et protéger des enfants victimes de violence. Cela donne une autre vision des motards assez inattendue du moins à ce que l’on connait
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Et Voici Exactement Pourquoi On Ne Juge Jamais Quelqu’un Sur Son Apparence.

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Pour beaucoup de personnes, les bikers font peur. On les perçoit comme des voyous et des brutes… mais, il y a plus de bikers que l’on ne le croit.

Ce gang, par exemple, aime intimider les gens. Cependant, ils n’intimident que les personnes qui osent s’en prendre aux enfants.

On les appelle les Bikers Against Child Abuse International (soit Les Bikers Du Monde Entier Contre La Violence Envers Les Enfants). Et ils ne plaisantent pas avec ça. (source)

Ces bikers se distinguent par leur passe-temps favori : aider les innocentes jeunes victimes d’abus.

Vous pourriez être pris de court par leur attitude gentille et généreuse, mais ils sont plus que des bikers avec simplement du cuir et des chaînes. Ces bikers agissent comme des gardiens pour les enfants victimes d’abus.

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Cette fille en violet a été maltraitée par un parent – quelqu’un en qui elle aurait dû avoir confiance. Il a quitté l’État, mais la procédure pénale progresse lentement, donc il n’est pas non plus en prison.

Elle vit encore dans la peur, mais cette foule aux allures disgracieuses dans son allée est là pour l’aider à se sentir à nouveau en sécurité.

Ils sont membres de la branche de l’Arizona des Bikers Against Child Abuse International, et ils portent leur devise sur leurs vestes en cuir noir et leurs tee-shirts :  «aucun enfant ne mérite de vivre dans la peur.»

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Le pouvoir et l’attitude d’un biker peuvent aider un enfant vulnérable à se sentir en sécurité… et ÊTRE en sécurité.

Si cette petite fille doit aller témoigner contre son agresseur au tribunal, ils iront aussi, marchant avec elle jusqu’à la barre des témoins et s’asseyant dans les premières rangées. On lui dira : «Regarde-nous, pas lui.» et quand elle en aura fini, ils l’encercleront encore pour la raccompagner dehors.

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Ces bikers ont même accueilli cette jeune fille dans leur gang, en lui faisant une veste en jean avec le nom «Rhythm» écrit dessus, pour une fille qui danse et qui adore la musique.

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Ces bikers sont tous bénévoles et offrent 10, 20 voire plus d’heures par semaine. Ils ne demandent aucun remboursement en carburant ou de temps qu’ils sacrifient dans leur travail. Les bikers doivent être forts, non seulement pour protéger les enfants mais pour être capable d’encaisser le coup quand ils apprennent ce que leur jeune protégé a traversé.

Un enfant de 8 ans battu par sa maman, un autre de 6 ans molesté par le petit-ami de sa mère. Une fille, de 10 ans, violée Ils sont formés par un professionnel en santé mental habilité et affilié à la branche.

Chaque biker devra donner ses empreintes digitales et on procédera à une intense vérification de leur casier judiciaire, équivalente à celle que subissent les travailleurs de la protection de l’enfance dans l’État ou les forces de l’ordre, avant de pouvoir rejoindre le groupe.

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Ces bikers ne cherchent pas les ennuis. La seule chose qu’ils veulent faire, c’est s’assurer que des enfants innocents ne se sentent pas seuls, ou trop impuissants.

«C’est déjà assez effrayant pour un adulte d’aller au tribunal», nous dit-il. «Nous n’allons pas laisser l’un de nos jeunes enfants traumatisés y aller seul.»

N’oubliez pas de partager l’histoire de ces “motards au grand coeur” avec vos proches ci-dessous.

http://bridoz.com

Un sans-abri amasse davantage d’argent lorsqu’il est bien habillé


On dit que l’habit ne fait pas le moine et pourtant … Pourtant, il semble que même pour les sans-abris, l’apparence vestimentaire fait toute la différence. Mais, comment peut-on juger un SDF de cette façon une personne sans ressources
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Un sans-abri amasse davantage d’argent lorsqu’il est bien habillé

Un sans-abri amasse davantage d'argent lorsqu'il est bien habillé

Sandy est un sans-abri qui est souvent obligé de quêter pour pouvoir se nourrir.

Joseph Costello du collectif Quiet Assassins s’est demandé si Sandy aurait davantage de succès auprès des passants s’il était bien vêtu. Il a amené Sandy dans un grand magasin afin de lui procurer un pantalon, une chemise et un veston.

Sandy a été filmé alors qu’il demandait de l’argent aux passants, vêtu de son costume d’homme d’affaires. Il a ensuite été filmé alors qu’il portait ses vêtements habituels.

Étrangement, les passants n’avaient aucun problème a donné de l’argent à un homme d’affaires qui les sollicitait. Vêtu de son veston propre, Sandy a amassé près de 10$ en quelques minutes.

Puis, lorsqu’il a remis ses vêtements habituels, aucun passant n’a daigné lui donner quoi que ce soit! Pire, certains se sont même comportés de façon odieuse avec lui!

http://www.francoischarron.com

Le vrai règne de la beauté


Malgré que l’article est long, je le trouve intéressant et cela vient appuyer ce que j’ai remarqué depuis que je suis petite, que l’on ment quand on dit que ce n’est pas la beauté qui compte, mais l’intérieur d’une personne, car en réalité, c’est tout le contraire qui se produit … Et, si nous sommes un peu observateurs de nos réactions ou ceux des autres, la beauté est quasi toujours un aspect important
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Le vrai règne de la beauté

 

Vous en doutiez encore? On savait que les gens plus séduisants avaient tendance... (Photo Masterfile)

Photo Masterfile

Silvia Galipeau
La Presse

Vous en doutiez encore? On savait que les gens plus séduisants avaient tendance à décrocher de meilleurs boulots, de meilleurs salaires, même carrément à être plus heureux. Voilà qu’une nouvelle étude démontre que les gens qui se croient beaux s’estiment de surcroît supérieurs. La supériorité de la beauté serait en quelque sorte intériorisée. Explications. Comparaisons. Et critiques.

Personne n’aime se sentir moche. Mais saviez-vous que quand on se lève du bon pied et qu’on se sent plutôt avantagé, plutôt joli ou carrément canon, on a aussi l’impression (l’illusion?) de graviter dans les hautes sphères de la société? Fini, la classe moyenne, un coup de rouge à lèvres et on se sent sinon riche et célèbre, du moins parmi les mieux nantis du pays. Avec toutes les implications psychologiques que cela entraîne. Une étude un poil troublante fait le point.

Troublante, cette étude réalisée par une équipe de l’Université Stanford, en Californie, notamment parce que l’inverse est également vrai. Quand on se sent plutôt moche, on a aussi tendance à croire qu’on fait partie des moins choyés de la société. La supériorité de la beauté, vous dites? Ouille.

C’est une équipe de deux chercheurs, dont Peter Belmi, étudiant au doctorat à la Business School de Stanford, qui est arrivée à ce dérangeant constat, après cinq enquêtes sur le sujet. Toutes arrivent à la même conclusion.

«Quand on se sent physiquement très attirant, on a tendance à se croire mieux placé sur le plan social. Et inversement, quand on se sent physiquement peu attirant, on a tendance à se rabaisser, à l’autre bout de l’échiquier», explique Peter Belmi en entrevue.

Le chercheur a commencé à s’intéresser à cette question pendant la récession.

«Je me suis rendu compte que malgré la récession, l’industrie américaine de la beauté continuait de faire bien des affaires. C’est fascinant. Cela voudrait donc dire que malgré les difficultés, les gens continuent de prendre soin de leur look. Et c’est là que j’ai commencé à faire des recherches sur les raisons pour lesquelles les gens investissent autant dans leur apparence. Et je me suis posé la question: se pourrait-il que notre apparence influe sur la perception que nous avons de notre statut social?»

Un statut bien mérité

Mais la deuxième découverte est encore plus troublante. En effet, les chercheurs ont aussi cherché à savoir quelles étaient les perceptions des répondants quant aux inégalités sociales. Et c’est là que le bât blesse. Car non seulement les gens qui se trouvent les plus beaux se croient les mieux nantis, mais ils ont aussi tendance à penser que s’ils sont arrivés là où ils sont, c’est parce qu’ils l’ont bien mérité. Bref, que ceux qui n’ont pas eu leur chance sont moins travaillants, plus paresseux, moins méritants.

Les plus beaux se montrent à cet égard les moins généreux, ayant moins tendance à donner aux pauvres, entre autres. Et les moins beaux? Exactement le contraire…

«C’est comme si les gens se sentaient fiers d’eux. Ils ont le sentiment qu’ils méritent d’être là où ils sont parce qu’ils ont travaillé fort. À l’inverse, quand on est moins favorisé, on ne veut pas non plus s’autoflageller.»

En effet. Ceux qui se trouvent moins beaux, moins choyés par la société croient du coup que s’ils sont moins fortunés, cela tient à des facteurs non pas personnels, mais au contraire «contextuels», liés à l’éducation, l’économie, la discrimination.

Beaux et privilégiés

Soit. Mais pourquoi les gens qui se trouvent beaux se croient-ils en prime socialement «supérieurs»?

«Parce que dans la vraie vie, les gens voient bien que la beauté est associée à certains privilèges, répond le chercheur. Il existe une foule d’études pour le confirmer: les gens beaux réussissent mieux dans la vie. Les gens le voient et associent du coup le statut social à une certaine beauté.»

Est-ce à dire que les gens qui se trouvent beaux sont aussi très sûrs d’eux, à la limite méprisants?

«C’est sûr que ma recherche démontre un peu ça, conclut-il. Mais cela démontre surtout que tout est une question de perception. C’est sûr que les gens aimeraient m’entendre conclure que ceux qui se trouvent beaux sont de méchants douchebags. Mais ça, je ne peux pas le confirmer. Ce que je peux dire, en revanche, c’est que l’on a clairement une psychologie différente, qu’on se croie en haut ou en bas de la hiérarchie sociale, et que tout cela dépend finalement de la perception que l’on a de sa propre beauté. Et ça, c’est fascinant.»

Tout ce que vous ignoriez sur la beauté… et préfériez ne pas savoir

 

MÊME LES NOUVEAU-NÉS PRÉFÈRENT LES BEAUX

À peine nés, les poupons sont déjà davantage attirés par les visages symétriques, les traits harmonieux, bref, les belles personnes, et non les moches. Une psychologue française a soumis des bébés de trois jours au test: devant des photos de femmes préalablement évaluées par un public adulte, les bébés passent systématiquement plus de temps à observer les visages séduisants.

«C’est l’insondable pouvoir de la beauté, écrit L’Express, dans la foulée de ces résultats. Si même de tout petits bébés sont sensibles à l’esthétique, qu’en est-il de nous?»

LES BEAUX ONT LES PLUS BELLES CARRIÈRES

Est-ce parce que les patrons préfèrent embaucher des employés séduisants? Ou plutôt parce que les belles personnes ont davantage confiance en elles et décrochent du coup de meilleurs jobs? Toujours est-il qu’une enquête longitudinale réalisée par une équipe de chercheurs britanniques et italiens sur une cohorte de 8000 jeunes diplômés américains est limpide: ce sont les beaux candidats qui décrochent le plus rapidement des postes, et qui connaissent de surcroît les plus prestigieuses carrières.

La beauté serait un facteur plus déterminant encore que les différences socio-économiques, l’éducation des parents et même le QI des candidats, conclut l’étude, publiée dans la revue Research in Stratification and Mobility.

LES HOMMES MARIÉS À DE BELLES FEMMES SONT PLUS HEUREUX

«Avoir une femme belle, c’est un marqueur social, une façon d’affirmer sa puissance», écrit le sociologue Jean-François Amadieu dans Le poids de l’apparence, une véritable bible sur la question de la beauté.

Aucun doute ici: la beauté de madame est aussi clairement liée au bonheur conjugal de monsieur, conclut une étude récente, réalisée par une équipe de psychologues auprès de 450 couples de jeunes mariés, publiée dans le Journal of Personality and Social Psychology.

Et surprise: si la beauté est ici un facteur clé, c’est vrai seulement pour les hommes. En d’autres termes, chez les femmes, la beauté du conjoint n’est pas du tout liée au bonheur. Tiens, tiens.

PLUS LES FEMMES SONT MINCES, PLUS ELLES GAGNENT D’ARGENT

Un homme qui pèse 30 kilos de plus que la moyenne gagnera environ 67 000$ par année, nous apprend une enquête de l’American Psychological Association (dont les chiffres sont publiés par Statistic Brain). S’il pèse 30 kilos de moins que la moyenne? 35 000$. En revanche, mieux vaut être mince pour une femme: celles qui pèsent 30 kg de trop gagnent à peine 21 500$, contre 62 000$ pour les plus minces (30 kg de moins). À noter qu’il vaut non seulement mieux être mince, mais aussi maquillée. Plus une femme a un beau maquillage, plus elle dégage de compétence, de fiabilité et de confiance, apprend-on.

LES BEAUX SONT PLUS HEUREUX

Celui qu’on surnomme l’économiste de la beauté, Daniel Hamermesh, a publié un article plutôt provocant: La beauté, la clé du bonheur, en 2011. Selon lui, le bonheur lié à la beauté serait en fait le fruit de différents facteurs purement économiques. Ainsi, écrit-il, comme les hommes beaux ont tendance à décrocher les meilleurs jobs, toucher les meilleurs salaires et épouser les plus belles femmes (et vice versa), les belles personnes seraient finalement les plus heureuses. Pour appuyer ce constat, le chercheur a analysé des données récoltées auprès de 25 000 foyers, tant aux États-Unis, au Canada et en Allemagne qu’en Grande-Bretagne. Les personnes les plus séduisantes se sont classées parmi les 10% plus heureuses, alors que les plus moches se sont retrouvées dans la catégorie des plus malheureuses.

Trois regards sur ce pouvoir discriminatoire

On aime bien se faire croire que c’est faux. Que le beau ne règne pas. Mais quelque part, n’est-ce pas l’hypocrisie qui règne? Réactions.

DISCRIMINATOIRE

Léa Clermont-Dion, féministe et auteure de La revanche des moches

«Plein d’études prouvent qu’on est attirés par les beaux, c’est fou. Cela part peut-être d’un instinct naturel chez les gens. On est attirés par la beauté en architecture, en art. Mais il faut se rendre compte que cela peut être extrêmement discriminatoire. Ce n’est pas juste une question de race, on voit maintenant que quelqu’un de beau est aussi privilégié dans le milieu du travail. Est-ce qu’on est en train de créer, par les moyens technologiques, une « société de classes »? […] Parce que ça n’est pas donné à tout le monde. […] Mais pourquoi se priver quand on en a les moyens? C’est tellement facile. […] Cependant, une nuance s’impose. Être beau, des fois, cela a des inconvénients. On accorde parfois moins de crédibilité à quelqu’un de beau, notamment une femme, tout particulièrement en politique. Je dirais donc que c’est une arme à double tranchant, la beauté, et qu’elle est doublement discriminatoire pour les femmes.»

PAS UN CRITÈRE D’INTELLIGENCE

Jean-Jacques Stréliski, professeur associé à HEC Montréal, expert en stratégie de l’image

«Est-ce que la beauté fait vendre en pub? C’est très vrai que globalement, en publicité, on demeure toujours dans le domaine de la projection, de l’image. Chez L’Oréal, par exemple, on a opté pour encore plus que la beauté, une beauté sublime, une beauté vers laquelle on voudrait tendre. […] Bien sûr, Dove a essayé de ramener des critères plus naturels et plus normés, pour que les gens puissent se reconnaître. Sur le plan du discours, cela passe très bien. Sur le plan des achats, par contre, cela passe moins bien. On est habitués, je dirais presque drogués, à ce que la publicité nous amène dans un autre univers. […] Mais de là à dire que le beau fait vendre? Je garderais une certaine pudeur. Vous savez, j’ai rencontré tellement de gens beaux et cons. La beauté n’est certainement pas un critère d’intelligence. Parce qu’on peut être beau et con à la fois, comme le chantait Brel…»

UNE QUESTION DE PERSONNALITÉ

Denis Desro, rédacteur en chef mode, Elle Québec

«Ce n’est pas une surprise, et c’est sans doute une espèce de vérité: les gens beaux ont accès à plus de choses que les gens moins beaux, ils ont certainement plus de facilité dans la vie. Les gens moins beaux ont autre chose, d’autres talents. Mais en même temps, beaucoup de gens beaux ne le savent pas, ou encore il y a des gens qui sont beaux, mais qui n’ont pas la personnalité qui va avec. Moi, je pense que c’est finalement une question de personnalité. Une belle personne aura plus de chances de réussir si en plus elle a une belle personnalité. Si on prend les mannequins, c’est sûr qu’il y a de très belles filles, par exemple, qui réussissent, mais il y a aussi de très belles filles qui ne réussissent pas, parce qu’elles n’ont pas une personnalité forte ou qu’elles ne dégagent pas. Et pour avoir une belle personnalité, ça prend beaucoup d’entregent, une facilité pour établir le contact, dégager quelque chose, du charisme…»

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