Le Saviez-Vous ► Apollo 11: la première photo prise sur le Lune est celle… d’un sac-poubelle


La première photo que Neil Armstrong a prise quand il a mit le pied sur la Lune était un sac-poubelle pleine de déjections. Cela montre un côté négatif des missions spatiales, les déchets laisser sur place. Bon, on comprend que l’odeur des excréments pendant des jours dans un endroit confiné devait être insupportable. Il fallait bien s’en débarrassé dans un sac plastique, le plastique qui ne se dégrade pas en criant ciseaux et encore moins sur la lune. Malheureusement, il n’y a pas juste le sac de plastique en cause, mais divers objets qui ont été laissé sur la Lune au cours des missions depuis Apollo 11. Preuve que partout ou l’homme met les pieds, il pollue l’environnement.
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Apollo 11: la première photo prise sur le Lune est celle… d’un sac-poubelle


  • Par   Tristan Vey

Au total, les six missions Apollo auront laissé derrière elles des centaines de kilos de «déchets», recensés dans un catalogue publié par la Nasa en 2012.

C’est un moment historique. Neil Armstrong pose le pied sur la Lune. Pour la postérité, il lâche ces quelques mots, soigneusement préparés: «It’s a small step for [a] man, but a giant leap for mankind» (en français: «C’est un petit pas pour l’homme mais un bon de géant pour l’humanité»). Puis il prend son appareil photo et immortalise l’instant en prenant un cliché… d’un sac-poubelle.

Les défis de la conservation des objets de la mission Apollo 11

On en déduit que la première chose que les astronautes de la mission Apollo 11 ont fait en sortant de leur capsule, c’est donc de jeter leurs ordures à la surface. À leur décharge (sans mauvais jeu de mots), les astronautes devaient probablement vouloir se débarrasser au plus vite de leurs déjections qui devaient empester l’habitacle. Cela fait en effet plus de quatre jours que Neil Armstrong, Buzz Aldrin et Michael Collins (resté en orbite) partagent un habitacle extrêmement réduit, sans douche ni toilettes. Imaginez un vestiaire de gymnase sans aération depuis quatre jours et dont les sanitaires sont bouchés et vous aurez une petite idée de l’enfer olfactif dans lequel ils vivaient.

Ce «jettison bag» devait ainsi contenir, entre autres, des «sacs à fèces», un dispositif en plastique transparent qui se colle aux fesses et permet de faire ses besoins en apesanteur à peu près proprement. Rappelons que lorsqu’ils sont dans leurs scaphandres, les astronautes portent carrément des couches pour faire leurs besoins, encore aujourd’hui. Pas très glamour, reconnaissons-le.

Mais au-delà de l’anecdote, cette question des déjections n’est pas si anodine. En 1967, un traité onusien sur l’exploration spatiale rappelle que tous les membres de l’organisation internationale, dont les États-Unis font évidemment partie, doivent s’assurer d’éviter «toute contamination nocive de l’espace et des corps célestes». Or les déjections fécales contiennent de nombreux microbes. De la vie, en somme.

Peu de chances que les micro-organismes aient survécu à leur séjour prolongé sur la Lune, bombardée en permanence par les rayons cosmiques, mais on ne sait jamais. Des scientifiques réfléchissent très sérieusement à récupérer ces «échantillons» et à les faire revenir sur Terre pour les étudier. Ce qui a conduit Buzz Aldrin à répondre avec humour début avril à un long article sur le sujet posté sur le média Vox:

Autre problématique, celle de la préservation des sites Apollo. Les six missions ont laissé sur place des centaines d’objets, instruments (et 96 sacs de ces sacs-poubelles hightech). Cinq des six drapeaux américains sont encore en place. Faut-il préserver les sites en l’état comme vestige d’un patrimoine mondial commun? Ou les nettoyer? Les sites des expériences déployées par les missions Apollo 16 et 17 ont des petits airs de décharges à ciel ouvert… Un catalogue publié par la Nasa en 2012, et disponible ici, recense tous les objets qui ont été laissés sur place. Et il y a en a beaucoup…

Les expériences menées par les astronautes lors de la dernière mission Apollo, la 17.Les expériences menées par les astronautes lors de la dernière mission Apollo, la 17. NASA

Les instruments laissés sur place par les astronautes de la mission Apollo 16.


http://www.lefigaro.fr

L’Homme est-il vraiment allé dans l’espace ?


Les théories du complot, vous connaissez ? Je ne sais pas si elles se valent toutes, mais celle qui prétend que l’homme n’a été dans l’espace n’a pas de fondement solide Même si nous n’étions pas physiquement présent à la NASA, nous avons des données et des documents qui prouvent que l’homme a été dans l’espace, et même marché sur la Lune.
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L’Homme est-il vraiment allé dans l’espace ?

 

Sur cette photo prise en 1965 par l’astronaute James McDivitt, son collègue Ed White flotte à l’extérieur du vaisseau Gemini 4.

PHOTOGRAPHIE DE JAMES MCDIVITT, AVEC L’AIMABLE AUTORISATION DE BLOOMSBURY AUCTIONS

La réponse est oui. Même si près de deux Français sur dix en doutent, selon une récente étude IFOP réalisée conjointement pour la Fondation Jean-Jaurès et l’observatoire Conspiracy Watch. Jeudi, 5 avril

De National Geographic

Peu importe le nombre de vidéos, d’articles, de faits scientifiques vérifiés (et vérifiables) prouvant que les Hommes sont bien allés dans l’espace, d’aucuns – et ils sont nombreux – continuent de le nier. De fait, l’une des théories du complot les plus populaires est sans doute celle concernant la mission lunaire Apollo 11.

Les premiers pas de Neil Armstrong et Buzz Aldrin sur le sol lunaire le 20 juillet 1969 ont marqué à jamais l’histoire de l’exploration spatiale. Pendant près de 2h30, les astronautes américains ont exploré la surface de notre satellite tandis que Michael Collins pilotait le module de commande en orbite. Beaucoup d’entre nous se souviennent avoir suivi l’événement à la télévision, ou l’ont entendu raconter par leurs parents ou grand-parents.

Mais que dire à ceux et celles qui doutent que l’Homme ait jamais voyagé dans l’espace ?

LES ASTRONAUTES NE POUVAIENT PAS PASSER LA CEINTURE DE VAN ALLEN

Un des « arguments » les plus populaires pour justifier que l’Homme n’est jamais allé dans l’espace est lié à la Ceinture de Van Allen, une zone toroïdale de la magnétosphère de la Terre entourant l’équateur magnétique et chargé de particules énergétiques provenant du vent solaire. Beaucoup aiment à dire que l’être humain ne pourrait passer à travers cette ceinture magnétique sans mourir des suites de l’exposition à de telles radiations.

En fait, la communauté scientifique internationale avait connaissance de l’activité énergétique de la Ceinture de Van Allen depuis les années 1950 et les missions lunaires Explorer et Pioneer. Au moment du lancement de la mission Apollo 11, l’intensité de la Ceinture de Van Allen était à son plus bas niveau, l’énergie fluctuant avec l’activité du Soleil.

Le syndrome d’irradiation aiguë, potentiellement mortel, résulte d’une exposition à une forte dose de rayonnements ionisants, d’environ 20 à 100 gray en l’espace de quelques heures. Les astronautes de la mission Apollo 11 ont passé moins de 2 heures à l’intérieur de la ceinture, protégés par la cellule de commande. Ils n’ont été exposés qu’à une radiation d’environ 0.18 gray, soit un niveau de radiation tout à fait acceptable. La NASA avait d’ailleurs fait en sorte que durant cette mission de 12 jours, les astronautes ne puissent être exposés à plus de 0.0018 gray par jour (l’équivalent d’une radio aux rayons X), sécurisant et isolant autant que possible la capsule qui les a emmenés sur la Lune.

La NASA a pensé aux plus sceptiques d’entre vous avec ces estimations mathématiques de la charge énergétique de la Ceinture de Van Allen.

POURQUOI LE DRAPEAU AMÉRICAIN FLOTTAIT-IL ?

Autres « preuves » irréfutables que l’Homme n’a pas posé le pied sur la Lune selon les adeptes de la théorie du complot : les images du drapeau américain flottant sur le sol lunaire. Sur les vidéos et photos montrant Neil Armstrong et Buzz Aldrin planter le drapeau états-unien sur la Lune, celui-ci semble flotter au vent. Mais attendez une minute… il n’y a pas de vent sur la Lune. Comment pourrait-il flotter ?

La vérité, c’est que le drapeau ne flotte pas. Si vous prêtez attention aux détails de ce GIF réalisé par le National Space Center britannique, le drapeau a la même position d’une image à l’autre, alors que l’astronaute se meut sur le sol lunaire. Une tige horizontale au sommet du poteau a été pensée pour tenir le drapeau déployé, d’où sa position verticale. Cette tige a été légèrement déformée au moment où le drapeau a été planté au sol, ce qui lui a donné cette inclinaison inchangée par l’absence de gravité sur notre satellite.

Sur cette autre vidéo montrant les astronautes planter le drapeau, il semble être ballotté d’avant en arrière. Les astronautes, en le plantant, l’on fait bouger d’avant en arrière pour mieux l’enfoncer dans le sol lunaire, ce qui a donné au drapeau un mouvement similaire à celui d’un pendule pendant quelques secondes. Pas besoin de vent ici pour faire bouger le drapeau. De nombreuses vidéos de la NASA montrent du reste le drapeau dans la même exacte position pendant des heures.

L’astronaute Buzz Aldrin près du drapeau américain.

PHOTOGRAPHIE DE NASA

POURQUOI NE VOIT-ON PAS D’ÉTOILE SUR LES IMAGES DE LA MISSION APOLLO 11 ?

Autre point régulièrement soulevé dès lors que l’on jette un oeil aux images de la mission lunaire : on ne distingue sur celles-ci aucune étoile dans le ciel sombre. Ce qui, en fait, est commun à la plupart des photos prises dans l’espace, où le contraste ombre / lumière est extrême. De plus, les pellicules photo utilisées ne pouvaient pas montrer en même temps une brillance et des zones plus sombre.

L’astrophysicien Brian Koberlein a par ailleurs consacré une publication à cette question.La luminosité éclipse les lumières lointaines, plus faibles, de la même manière que des phares peuvent éclipser les lumières environnantes plus faibles. L’oeil humain et les objectifs optiques doivent s’adapter pour « faire le point » sur les étoiles. Les astronautes envoyés en mission dans la station spatiale internationale prennent régulièrement des photos de la Terre entourée d’un immense manteau sombre sans étoile, pour les mêmes raisons de contraste.

LANCER LE DIAPORAMA

LE ROCHER MARQUÉ DE LA LETTRE « C »

Le célèbre rocher marqué de la lettre C de la mission Apollo 16. Les accessoires utilisés sur les plateaux de cinéma sont souvent numérotés ou marqués d’une lettre pour mieux les distinguer et les placer. Ce rocher aurait été malencontreusement placé du mauvais côté, laissant apparaître son indicatif et trahissant donc la supercherie d’images filmées en studio.

Mais en vérité la marque n’existe tout simplement pas. L’image du rocher est extraite d’un plan beaucoup plus large de la surface lunaire, comme on peut l’observer sur les images ci-dessous. L’image originale, à gauche, ne montre aucune marque. Un cheveu ou un fil s’est sans doute retrouvé coincé dans la caméra ou dans l’outil utilisé pour copier les images.

Les archives de la NASA peuvent être une première étape fascinante si vous souhaitez mener votre propre enquête.

Zoom sur le rocher « marqué » par un « C ».

PHOTOGRAPHIE DE NASA

IL Y A DES TRACES DES MISSIONS APOLLO SUR LA LUNE

Il existe des preuves de notre passage dans l’espace et plus précisément sur la Lune – et toutes ne viennent pas de la NASA. Il est par exemple possible de voir des traces de pas et l’engin spatial laissé là par les astronautes des missions Apollo.

Si des télescopes pourtant très puissants comme Hubble n’ont pas la résolution suffisante pour déceler ce type de détails, des sondes en orbite autour de la Lune comme le Lunar Reconnaissance Orbiter de la NASA ou des sondes envoyées par la Chine, l’Inde et le Japon ont pu observer les traces de pas des astronautes sur le sol lunaire (à voir ici et ici). Les images envoyées à la Terre montrent que l’engin spatial abandonné par les astronautes se trouve toujours au même endroit.

Autres éléments essentiels, encore en usage aujourd’hui : les réflecteurs lunaires. Cinq rétro réflecteurs ont été déposés sur la Lune par les missions humaines Apollo 11, 14 et 15 puis par les sondes robots soviétiques Lunokhod afin de mesurer la distance qui sépare la Terre de son satellite au moyen de faisceaux laser. Cette mesure est effectuée dans le cadre de l’expérience dite Télémétrie laser-Lune (ou Lunar Laser Ranging Experiment, LLR) de l’Observatoire de la Côte d’Azur.

Ces réflecteurs sont toujours utilisés pour mesurer la distance Terre-Lune (variable) avec une précision centimétrique.

LA PREUVE EST DANS LA PIERRE

La preuve ultime tient sans doute aux roches lunaires que les astronautes ont rapporté de leurs missions. Des prélèvements de plus de 832 kilogrammes ont été faits lors des missions lunaires habitées. Ceux-ci contiennent de nombreuses sphérules de verre, formées soit par l’activité volcanique ou l’impact de météorites. La cristallisation qui suit l’un de ces événements explosifs sur la Lune produit des sortes de sphérules translucides, que l’on ne retrouve pas sur Terre où le verre produit par l’activité volcanique est rapidement et naturellement détruit.

L’observation même de sphérules de verre sur les météorites et sur les morceaux de roches rapportées par les astronautes des missions Apollo prouve que les Hommes ont bien été dans l’espace.

Cette roche lunaire a été prélevée par les astronautes de la mission Apollo 14, en 1971.

PHOTOGRAPHIE DE NASA/SEAN SMITH

Cet article n’aborde bien sûr que de manière succincte l’immense quantité de preuves scientifiques passées et présentes qui prouvent que l’Homme est bien allé dans l’espace.

Outre les missions lunaires, sans doute les plus observées et médiatisées, les missions habitées pourraient se multiplier dans les années à venir, notamment pour découvrir Mars, présentée par Elon Musk et d’autres comme la « planète de secours » de la Terre. 

http://www.nationalgeographic.fr/

Le Saviez-Vous ► Les origines du Rear-Facing (siège d’auto)?


    Quel est le rapport entre les sièges d’autos pour enfant et la mission Apollo ? La position des astronautes sur le dos a amoindri les effets de l’accélération. Ceci a inspiré les Suédois a fabriquer des sièges d’autos pour les enfants ce qui a améliorer la sécurité routière des petits. Au Québec, il est obligatoire d’installer un siège pour bébé jusqu’à 10 kg puis vient le siège d’enfant (on fait des siège d’auto qu’on ajoute un siège pour bébé) et le siège d’appoint plus de 18 kg
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    Les origines du Rear-Facing (siège d’auto) ?

    NON,  ce ne sont pas des enjeux commerciaux pour vous imposer de nouveaux sièges !!! Sinon le marché Français ne s’en serait pas privé ! C’est simplement que, pour un enfant, la façon la plus sûre de voyager est d’être assis dans le sens contraire de la marche.

    Depuis 1960

    C’est la mission Apollo sur la lune, dans les années 60, qui a inspiré les Suédois. La NASA savait qu’en positionnant ses astronautes sur le dos, les effets de la fantastique accélération qu’ils ressentiraient en étant projetés dans l’espace, seraient amoindris. Cela a aussi amené les concepteurs de sièges auto Suédois à assoir les enfants dans une position moins conventionnelle.

    En France il est obligatoire pour les bébés de moins de 9 mois de voyager dos à la route. Mais en Suède, qui a parmi les meilleures statistiques de sécurité routière d’Europe, les enfants voyagent dos à la route en voiture jusqu’à l’âge de 4 ou 5 ans.

    L’Europe est actuellement en train de reconsidérer ses directives pour insister sur le transport des enfants dos à la route, en prenant modèle sur la Suède.

    Les premiers prototypes de sièges enfants dos à la route remontent à 1964 par la marque VOLVO et le le premier mis sur le marché remonte à 1967 par la marque KLIPPAN

    Qu’est-ce que le Rear Facing ?

    Le rear-facing c’est voyager dos à la route ! C’est la plus sûre façon de voyager, 5x plus sûr !​

  • ​D’abord dans un siège coque le plus longtemps possible, de la naissance à env. 15 mois, suivant le siège et le gabarit de votre enfant.

  • Puis avec certains sièges, on peut continuer jusqu’à 4 voir 5 ans. On parle alors de rear-facing étendu (ERF).

La culture de l’automobile suédoise exige que les enfants s’assoient dos à la route jusqu’à 4-5 ans contre 9kg en France (env. 1an). En 2013, la réglementation évolue en France pour imposer le dos à la route jusqu’à 15 mois

https://www.securange.fr/les-origines-du-rear-facing

Le Saviez-Vous ► Il est pour l’instant le seul homme à avoir été inhumé sur la Lune


Eugene Shoemaker est considéré comme le père de la cosmologie. Grâce à lui, c’était la première observation en 1994 une collision planétaire. Il aurait voulu être astronaute, mais son rêve ne put être réalisé pour des raisons de santé. Pour rendre hommage à ses réalisations, il a été dispersé sur la Lune. C’est peut-être une ère pour des funérailles alors que des compagnies s’intéressent du côté commercial des voyages dans l’espace. Cela sera t’il vraiment une bonne chose
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Il est pour l’instant le seul homme à avoir été inhumé sur la Lune

 

Ciel nocturne avec pleine Lune via PublicDomainPictures.net

Ciel nocturne avec pleine Lune via PublicDomainPictures.net

Repéré par Léa Marie

Repéré sur Atlas Obscura

Grâce à des entrepreneurs américains, cela pourrait bientôt changer.

Son nom ne vous dit probablement rien. Et pourtant, (feu) Eugene Shoemaker jouit d’un privilège sans précédent: celui d’être le seul être humain à avoir été inhumé sur la Lune, rappelle le site Atlas Obscura. Qu’a-t-il bien pu faire pour pouvoir reposer en paix sur le seul objet céleste visité par l’homme?

Les férus d’astronomie connaissent sûrement la comète qui porte son nom: la Shoemaker-Levy 9. Disloquée à l’approche de la planète Jupiter puis entrée en collision avec celle-ci en 1994, elle a été découverte –comme son nom l’indique– par cet Américain né en 1928, sa femme Carolyn et leur collègue québécois David Levy. Et à l’époque, ce n’est pas rien: c’est la première fois que des Terriens sont en mesure d’observer directement une collision planétaire.

Preuve que l’événement connaît un écho retentissant: Green River, une petite ville de l’État du Wyoming, à l’Ouest des États-Unis, avait alors transformé une de ses pistes d’atterrissage en «aéroport intergalactique» destiné à accueillir d’éventuels aliens jupitériens: le fameux Greater Green River Intergalactic Spaceport. Rien que ça. 

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Eugene Shoemaker – NASA/Public Domain

Un rêve exaucé à titre posthume 

L’astronomie telle que nous la connaissons aujourd’hui doit énormément à Shoemaker. «Gene» est considéré comme un des pères fondateurs de la planétologie. Spécialiste des cratères, il a notamment participé à l’entraînement des astronautes des missions Apollo en les formant aux spécificités de la surface lunaire.

C’est dans un violent accident de voiture qu’il perdit la vie en 1997 à l’âge de 69 ans. Sa contribution à la science, elle, lui survivra. Intellectuellement, et matériellement. Car en plus de l’immense héritage théorique qu’il a laissé derrière lui, l’astronome demeure le seul homme dont les cendres ont été déversées sur la Lune. Un honneur d’autant plus significatif que Shoemaker aurait voulu être astronaute, mais n’avait pas pu réaliser son rêve en raison d’inaptitudes médicales.

L’inhumation dans l’espace: le business du futur?

Voilà pourquoi, afin de lui rendre hommage, la Nasa a pris la décision de faire voyager son urne funéraire jusqu’à la Lune. Une idée qui sera exécutée par Celestis, une entreprise américaine qui promet de transporter les cendres de défunts dans l’espace. Le 31 juillet 1999, la capsule contenant ces dernières est lâchée sur la surface lunaire. Faisant de Shoemaker le seul et unique être humain enterré ailleurs que sur la Terre.

Pour Charles Chafer, le fondateur de Celestis, Shoemaker est le premier mais ne sera pas le dernier:

«Je pense que nous entrons dans une ère d’abondance de l’accès commercial à l’espace», affirme-t-il au site Atlas Obscura.

Cela entraînera inévitablement, selon lui, une hausse de la demande pour de tels procédés funéraires. L’émergence de plusieurs entreprises rivalisant avec la sienne prouve, elle aussi, que Shoemaker pourrait bientôt avoir de la compagnie. 

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Eugene Shoemaker et sa femme Carolyn Shoemaker. USGS/Public Domain

http://www.slate.fr

Le Saviez-Vous ► Les 10 plus grandes théories du complot de tous les temps


Personnellement, je ne suis pas une adepte de la théorie du complot, quoique certains points me questionnent alors que d’autres points sont carrément douteux de la valeur de ces théories
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Les 10 plus grandes théories du complot de tous les temps

 

Express.live

1. Les attentats du 11 septembre 2001

Bien qu’Al Qaïda se soit vanté à plusieurs reprises d’avoir préparé ces attentats, et en dépit des enquêtes et des images, certaines rumeurs continuent d’enfler à propos de l’effondrement des tours jumelles du World Trade Center, selon elles parce que Bush voulait en tirer une excuse pour attaquer des pays du Moyen Orient.

Le « Mouvement de la Vérité du 11/9 » (the 9/11 Truth Movement), affirme avoir des preuves attestant que l’avion n’a pas frappé le Pentagone comme cela avait été déclaré, et que le World Trade Center ne pouvait pas s’être effondré uniquement à cause des impacts des deux avions, et des incendies alimentés par la combustion du carburant des avions.

Enfin, de nombreux témoins, y compris des pompiers, des policiers et des personnes qui se trouvaient dans les tours au moment des impacts, prétendent avoir entendu des explosions qu’ils localisent en dessous du point d’impact (y compris dans les sous-sols) avant les crashs des avions.

2. L’assassinat de John F Kennedy

Le film en 8 mm du cortège présidentiel de JFK réalisé par Abraham Zapruder a fait naître la conviction qu’au moins quatre coups de feu avaient été tirés, et non pas trois, comme la Commission Warren qui avait enquêté sur l’assassinat l’avait indiqué. De plus, au visionnage du film, il semble que l’une des balles provienne d’une direction totalement opposée à celle qu’auraient dû prendre les balles tirées du revolver de Lee Harvey Oswald, que l’on avait accusé d’avoir commis le crime. Beaucoup pensent que plusieurs coups ont été tirés par des tueurs postés derrière les piquets de clôture de l’esplanade qui surplombait le lieu de l’assassinat, Dealey Plaza.

En 1979, la HSCA (House Select Committee on Assassinations) a trouvé que le rapport de la commission Warren, comme celui du FBI, présentaient de sérieuses incohérences. Elle confirma que quatre coups avaient bien été tirés, et que l’hypothèse du complot était recevable. Ses propres conclusions furent elles-mêmes remises en question par l’Académie Nationale des Sciences.

3. Roswell

Quelque chose s’est écrasé à proximité de Roswell, dans le Nouveau Mexique, un peu avant le 7 juillet 1947, ce qui a suscité de nombreuses théories d’OVNI qui sont encore très vivaces au plan mondial. Au début, les autorités expliquèrent qu’il s’agissait d’une soucoupe volante, puis des hauts gradés parlèrent d’un crash de ballon météo. Beaucoup rapportèrent avoir vu des débris métalliques éparpillés sur une large zone, et au moins une personne avait vu un objet scintillant dans le ciel peu avant le crash. En 1989, Glenn Dennis raconta qu’il avait participé à des autopsies d’extra-terrestres à la base aérienne de Roswell.

Un rapport émis en 1995 conclut qu’il pouvait s’être agi d’un ballon espion destiné à détecter les explosions de bombes atomiques et de missiles testés par les Soviétiques, développé en secret dans le cadre du projet Mogul. Un autre rapport avait conclu que les témoignages invoquant des extra-terrestres étaient liés à des souvenirs de blessures, et à l’usage de mannequins utilisés lors de tests de parachutes dans les années 50 (opération High Dive).

4. La Nasa aurait “fabriqué” l’ atterrissage d’Apollo sur la Lune

Des théories réfutent l’alunissage d’Apollo. La NASA aurait donné une illusion au public, grâce à toute une collection de preuves fabriquées (photos, transmissions, échantillons de roches). Les sceptiques ont mis en cause le film du « petit pas pour l’homme », en alléguant que le drapeau américain flottait d’une façon étrange, et que les ombres ne « collaient » pas.

5. Les Illuminati et l’Ordre du Nouveau Monde (NWO)Beaucoup d’évènements historiques sont expliqués par un complot impliquant des groupes secrets et puissants (the Illuminati, le Groupe Bilderberg, et d’autres) qui auraient pour but d’imposer un gouvernement global qui commanderait toute l’humanité, ce que l’on appelle the New World Order (NWO – L’Ordre du Nouveau Monde). Ces groupes utiliseraient leurs influences dans plusieurs domaines ainsi que de la propagande, et ils contrôleraient de grandes organisations internationales, telles que le FMI, ou encore l’Union Européenne.

6. Elvis Presley a simulé sa propre mort

Beaucoup pensent qu’Elvis n’est pas mort, et qu’il vivrait caché, ce qui a été alimenté par des milliers de témoignages de personnes qui ont rapporté avoir vu le « King » au cours du temps. L’une des raisons à l’appui de cette dénégation, c’est que sur sa tombe, son second prénom, Aron, est épelé « Aaron ». Mais la vérité, c’est qu’Aaron était vraiment son deuxième prénom, qui avait été changé par la suite en Aron probablement pour évoquer son frère jumeau mort né, Jesse Garon Presley.

7. Shakespeare n’était pas Shakespeare

Qui était réellement le meilleur auteur de langue anglaise ? Les spéculations vont bon train, et les noms de Francis Bacon, Christopher Marlowe, William Stanley (6ème Comte de Derby), Edward de Vere (17ème Comte d’Oxford, sont les noms les plus célèbres proposés. Beaucoup pensent en effet qu’il est peu probable que l’acteur et homme d’affaires aussi connu sous le nom de Shaksper de Stratford soit l’authentique auteur de l’œuvre colossale qui porte son nom. Très peu de détails sont connus à propos de l’existence de Shakespeare.

8. Paul McCartney est mort

“Paul est mort” est une légende selon laquelle Paul McCartney serait mort d’un accident de voiture en 1966, et qu’il aurait été remplacé par un sosie doté de la même voix. Les tenants de cette théorie font valoir plusieurs indices : on entendrait des déclarations lorsque les disques des Beatles sont joués à l’envers, et sur certaines pochettes, des signes ambigus conforteraient cette théorie. En particulier, McCartney est le seul à figurer pieds nus sur la pochette de l’album « Abbey Road », et il ne marche pas du même pas que les autres.

9. Le virus du Sida a été créé en laboratoire

Le Docteur William Campbell Douglass, et beaucoup de sceptiques à sa suite, sont convaincus que le HIV a été créé en laboratoire en 1974 par L’Organisation Mondiale de la Santé, qui aurait cherché à produire un virus tueur testé ensuite avec succès en Afrique. D’autres estiment qu’il est le fruit des recherches du KGB ou de la CIA pour produire un moyen de réduire la population.

10. Barack Obama est un Musulman

Bien que le Président Obama aille régulièrement à l’église avec sa famille, et qu’il ait plusieurs fois déclaré publiquement sa foi chrétienne, un grand nombre d’Américains sont toujours convaincus qu’il cache qu’il est Musulman. Cette croyance est alimentée par de nombreuses déclarations du Président dans des discours célèbres, notamment celui du Caire, où il a expliqué qu’il était issu d’une famille kenyane comptant des Musulmans. Beaucoup rappellent que le second prénom du Président est “Hussein”. Enfin, certains voient dans son attitude lors de certaines cérémonies des signes d’allégeance ou des clins d’œil à l’Islam.

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Les astronautes d’Apollo davantage touchés par les maladies cardiovasculaires


Si les vols habités dans l’espace comportent des dangers majeurs pour les astronautes à cause des radiations, alors qu’ils sont en général sont choisi par des critères rigoureux dont la santé. Il se pourrait bien le vol habité sur Mars risque fort bien d’être retardé. Les Terriens ne sont pas faits pour vivre à l’extérieur de la Terre
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Les astronautes d’Apollo davantage touchés par les maladies cardiovasculaires

 

L'étude prend en compte seulement sept de ces... (PHOTO ARCHIVES NASA)

L’étude prend en compte seulement sept de ces décès, Edgar Mitchell, qui apparaît sur cette photo historique, étant décédé en février 2016 alors que les données étaient déjà rassemblées.

PHOTO ARCHIVES NASA

 

PASCALE MOLLARD-CHENEBENOIT
Agence France-Presse
Paris

Gare aux rayons cosmiques : les astronautes d’Apollo meurent davantage de maladie cardiovasculaire que leurs homologues restés plus près de la Terre, sans doute en raison d’une exposition plus forte aux radiations venues de l’espace, révèle une étude.

Les astronautes de ce programme de la NASA qui a permis à l’Homme de faire ses premiers pas sur la Lune sont les seuls humains à avoir voyagé au-delà de la magnétosphère qui protège la Terre d’une partie de ces radiations.

Alors que les États-Unis envisagent d’envoyer un vol habité sur Mars à l’horizon 2030, que le milliardaire Elon Musk pense y parvenir dès 2024 et que la Lune attire à nouveau les puissances spatiales, ces travaux confirment que l’excitante conquête spatiale présente un risque pour la santé.

« Nous connaissons très peu les effets des radiations de l’espace sur la santé humaine, particulièrement sur le système cardiovasculaire » (coeur et circulation sanguine), souligne Michael Delp, principal auteur de l’étude publiée jeudi dans Scientific Reports. « Elle nous donne un premier aperçu de l’impact négatif que ces radiations peuvent avoir sur les hommes », ajoute ce chercheur de l’Université d’État de Floride (FSU).

Le programme Apollo de la NASA s’est déroulé entre 1961 et 1972. Il a été marqué par le premier pas de l’Homme sur la Lune le 21 juillet 1969 (Apollo 11).

Neuf des onze vols habités d’Apollo sont allés au-delà de l’orbite terrestre basse, dans laquelle se trouve actuellement la Station Spatiale Internationale (ISS).

Sur les 24 hommes du programme Apollo qui ont volé dans l’espace lointain, huit sont désormais morts. L’étude prend en compte seulement sept de ces décès, Edgar Mitchell étant décédé en février 2016 alors que les données étaient déjà rassemblées.

« Quarante-trois pour cent des décès des astronautes d’Apollo sont dus à un problème cardiovasculaire », relève l’étude. « C’est près de cinq fois plus » que pour les astronautes décédés qui n’ont jamais volé (9 %). Et « quatre fois plus » que pour ceux qui sont restés dans l’orbite basse de la Terre (11 %), note l’étude.

« Les risques vont augmenter »

« Ces résultats suggèrent que les vols habités dans l’espace lointain pourraient être plus dangereux sur le plan cardiovasculaire qu’on ne le pensait auparavant », ajoutent les scientifiques.

Les astronautes diffèrent de la moyenne de la population générale dans la mesure où ils font l’objet d’une exigeante sélection, qu’ils font du sport, qu’ils ont un haut niveau d’éducation et des revenus élevés, qu’ils bénéficient d’un suivi médical régulier, etc. Autant de facteurs positifs pour la santé. C’est pourquoi les chercheurs ont choisi de comparer la mortalité des membres d’Apollo à celle d’autres astronautes.

Les scientifiques n’ont pas trouvé de différences entre les astronautes sur le plan des cancers.

Pour aller plus loin, les chercheurs ont mené des expériences sur des souris en les exposant au type de radiations subies par les astronautes d’Apollo. Au bout de six mois (l’équivalent de 20 ans pour un homme) – elles ont présenté des atteintes des artères.

« Cela montre que les radiations de l’espace lointain sont mauvaises pour la santé vasculaire », souligne Michael Delp.

Avec les projets de vols habités pour Mars ou de missions sur la Lune, « les risques pour la santé vont augmenter », avertit l’étude.

Durant leur long voyage interplanétaire, les astronautes seront exposés à toutes sortes de radiations ionisantes, dont des rayons cosmiques galactiques et des particules énergétiques solaires liées à l’activité du Soleil.

Une précédente étude, publiée en 2015 dans Science Advances, a déjà montré que l’exposition à des radiations de l’espace endommage le système nerveux central et entraîne des déficiences cognitives permanentes, selon des expériences sur des souris.

La NASA travaille à trouver des protections efficaces contre ces radiations.

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Le Saviez-vous ► Que nous rapportent vraiment les programmes spatiaux


Il y a des fois qu’on se demande pourquoi tant d’argent de dépenser autant d’argent pour les explorations spatiales. Disons que je suis septique sur cet acharnement de vouloir coloniser Mars, mais pour le voyage d’exploration, c’est quelque chose de fantastique. Mais, il est important de comprendre que ces explorations spatiales des divers projets ont changé aussi quelque chose pour nous, et ce, nous sommes bien loin de s’imaginer tout l’impact que cela a contribué dans notre quotidien. Voici quelques exemples … Mais tout n’est pas énuméré et il reste encore bien des choses à découvrir
Nuage

 

Que nous rapportent vraiment les programmes spatiaux

Pas une journée ne s’écoule sans qu’un astronome ou un chercheur ne se voit  poser cette question : à quoi ça sert d’investir dans les programmes spatiaux ? Quels sont les bénéfices pour l’humanité ? Ou encore : ça coûte cher, on ferait mieux de s’occuper de ceux qui meurt de faim dans notre propre pays etc. Avec la crise, ce genre de discours se généralise de plus en plus et il est donc indispensable d’apporter un éclairage complet sur cette question.

En plus des acquis incroyables pour la connaissance humaine et pour la science, il faut bien comprendre que l’exploration spatiale bénéficie à toute l’humanité, à tous les niveaux, aussi bien économique qu’environnemental, pour l’industrie ou pour les entreprises, pour la médecine ou pour l’agriculture. Et toutes ces avancées ne sont pas exclusivement le résultat du programme Apollo.

Ce que l’espace apporte à notre vie quotidienne

Nous venons de voir que les technologies développées pour l’espace pouvaient avoir des applications médicales. Et quand on parle d’espace, on pense tout de suite aux satellites et à ce qu’ils nous permettent de réaliser. Grâce à eux, nous avons accès à des données qui permettent chaque année de sauver des milliers de vies humaines. Les satellites météo permettent de prédire les catastrophes naturelles, comme les inondations, les orages, les tornades, les typhons. Ils permettent également de repérer des incendies ou d’analyser leur étendu. Les humains peuvent dans ces conditions êtres prévenus en amont et des mesures de protections peuvent être mises en place.

satellite GPS bénéfice

Le GPS, le Global Positioning System, permet chaque jour de sauver des vies.

L’humanité en dépend pour les transports maritimes. Il a été inventé dès le premier satellite mis en orbite, Spoutnik en 1957. Les changements dans la fréquence radio ont aidé les scientifiques américains à suivre Spoutnik à la trace. C’est le résultat de l’effet Doppler, qui est un changement de fréquence des ondes sonores ou lumineuses selon les changements de position.  Ce principe a permis d’élaborer le système de navigation maritime baptisé TRANSIT conçu pour les sous-marins. Le GPS pour la navigation a été développé par la défense américaine dans les années 1970, ce qui a conduit au lancement du premier satellite GPS en 1978.

De nombreux marins ont également été sauvés grâce au canot de sauvetage développé par la NASA pour récupérer les astronautes en mer. Ce canot peut se gonfler en 12 secondes. Et même des vents forts et une grosse mer ne peuvent le retourner.

Bien sûr, les satellites sont aussi devenus nécessaires pour la télévision, les stations radio, le téléphone…

L’agriculture aussi dépend maintenant des satellites et de l’espace.

Les différentes caméras élaborées pour explorer la composition des planètes lointaines servent aussi à déterminer si des plantes ont besoin d’eau, d’insecticide. Aujourd’hui, les agriculteurs peuvent savoir quelle zone de leur parcelle a besoin d’attention, d’engrais, d’eau, etc.

L’environnement doit aussi beaucoup à l’espace. 

Quand les américains ont démantelé le lanceur Saturn 1B, ils ont découvert quelques années plus tard, que la peinture contenait des polychlorobiphényles (PCB), des polluants d’une grande toxicité qui empoisonnait le sol. Des scientifiques ont donc développé une pâte capable d’extraire le PCB de la peinture sans endommager la peinture elle-même. Ce système a depuis été légèrement transformé et il est régulièrement utilisé pour supprimer de nombreuses formes de contaminations sur terre.

Au CADMOS par exemple, j’ai pu voir personnellement une expérience qui est actuellement menée dans l’espace. L’objet de cette expérience est d’étudier le comportement du goudron sans gravité afin de trouver un moyen qui permettra dans les années à venir de recycler le goudron.

Les pneus de nos voitures utilisent aussi une technologie initialement inventée pour le parachute de Viking sur Mars. Ces parachutes étaient fabriqués avec une fibre qui sert aujourd’hui dans le pneu « radial » qui ont une durée de vie bien plus longue que les pneus classiques.

La détection de ressources naturelles se fait également depuis les satellites aujourd’hui. Et trouver du pétrole ou de l’eau qui se trouvent en profondeur sous la croûte terrestre est envisageable sans creuser n’importe au petit bonheur la chance. sans

Il ne faut pas oublier que les satellites doivent être régulièrement remplacés. Ainsi, si nous voulons continuer de vivre avec le même confort et la même sécurité, nous sommes aujourd’hui « obligés » d’envoyer de nouveaux satellites pour prendre le relais des satellites en fin de vie.

L’électronique

L’exploration spatiale a permis qu »aujourd’hui nous ayons des téléphones portables dans nos poches ou des ordinateurs dans des sacs. Les astronautes ont fabriqués dans les navettes spatiale ou dans la Station spatiale internationales des composants électroniques miniatures  qui ne pouvaient être fabriqués que dans l’espace. De plus, la nécessité de réduire le poids embarqué à bord des fusées a largement contribué à la miniaturisation des composants, ainsi qu’à l’invention des microprocesseurs et des ordinateurs modernes. Les piles à combustible inventées pour les programmes spatiaux sont actuellement à l’étude pour alimenter nos voitures à la place du pétrole.

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Charge-Couple Device, CCD

Concrètement, les CCD (les capteurs photographiques) qui se trouvent sur les téléphones portables, convertissent un rayonnement électromagnétique en valeur numérique. Ces CCD étaient à l’origine développé pour l’astronomie. Les CCD sont aujourd’hui utilisés dans la plupart des appareils photos, webcams et téléphones.

Les technologies de l’information

Les systèmes d’information et de données d’observation de la Terre de la NASA enregistrent et archivent quotidiennement un grand nombre de données sur l’atmosphère terrestre, les océans et la végétation. Ces données cumulées représentent plus de 4,5 Pétabytes, soit les mêmes données que 90 millions de placard à 4 tiroirs remplis de papiers. (Et ces chiffres datent de 2010). Pour accéder simplement à ces données, la NASA a développé un logiciel capable de gérer un grand nombre d’informations. Aujourd’hui, les hôpitaux, les fournisseurs d’accès, les entreprises, les organisations utilise la même technologie pour conserver leurs informations.

Forth, le langage informatique développé pour le télescope de 11 mètres en haut de Kitt Peak, est actuellement utilisé par FedEx pour suivre les colis.

AT&T, le plus grand fournisseur de services téléphoniques aux États-Unis, utilise un logiciel développé par le National Optical Astronomy Observatory pour analyser ses ordinateurs.

La sécurité

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Un détecteur de fièvre dans un aéroport

Les ­télescopes européens Herschel et Plancks sont 10 fois plus sensibles dans le domaine infrarouge et dans celui des rayons gamma que ceux lancés avant eux. Ils pourraient être utilisés sur Terre pour la surveillance des forêts et la détection précoce des incendies. Ou encore dans les aéroports pour repérer les gens fiévreux.

La Terre est fragile et de nombreuses menaces peuvent remettre en cause son équilibre. La chute d’un astéroïde a déjà bouleversé cet équilibre à de nombreuses reprises et il y aura forcément un nouvel astéroïde qui viendra nous menacer.

Les lanceurs de fusée servent aujourd’hui à lutter contre les incendies. Rory Groonwald, l’ingénieur en chef d’Orbital Technologies Coroporation, a travaillé en partenariat avec le groupe de recherche des pompiers de l’armée de l’air américaine pour concevoir un système similaire à haute-pression pour éteindre un feu en quelques secondes. Cette technologie a réduit la quantité d’eau nécessaire.

Les aéroports utilisent les avancées technologiques initialement conçues pour l’astronomie. La technologie d’observation par rayon-X est utilisé sur les tapis des bagages des aéroports. Et la chromatographie à gaz (un instrument conçu pour mission martienne) est utilisée pour détecter les explosifs dans les bagages.

Sans oublier que sans les instruments développés pour l’astronomie, on ignorerait la présence du trou dans la couche d’ozone, ou encore la faible intensité du champ magnétique terrestre en Amérique du Sud.

Quelles applications l’espace peut avoir dans la médecine ?

De nombreuses recherches effectuées pour l’exploration spatiale ont eu des applications pratiques inattendues dans la médecine de tous les jours.

Cœur artificiel français

Cœur artificiel : une minuscule ­pompe d’assistance ventriculaire, utilisée dans les cœurs artificiels, est dérivée des pompes à carburant de la navette spatiale américaine (2000). Et le premier cœur artificiel français est développé par des ingénieurs d’EADS et de MATRA (2008).

Pompes à insuline : le design s’inspire du concept du laboratoire biologique du vaisseau spatial Viking (1986) et plus précisément sur le bras robotique mécanique. Pensez-y la prochaine fois que vous croiserez quelqu’un avec le diabète.

Les machines de dialyse : le système de recyclage des fluides lors des missions Apollo na servi à élaborer le système de dialyse qui permet de filtrer les éléments toxiques de l’urine en cas d’insuffisance rénale.Cette technologie permet au patient de bénéficier d’une plus grande liberté pendant sa dialyse.

Détection des tumeurs : Lorsque le télescope Hubble a été mis en orbite, il était myope et ses images étaient floues. Les ingénieurs ont alors mis au point un logiciel pour améliorer la lecture des images. Ce logiciel est aujourd’hui utilisé en radiographie pour détecter des tumeurs cancéreuses à un stade très précoce. Cette technologie a permis de sauver des milliers de vie et justifie presque à elle seule l’investissement dans le spatial.

Les IRM :  La NASA n’a pas inventé l’IRM, mais l’agence spatiale a grandement amélioré la technologie. Dans le milieu des années 1960, le Jet Propulsion Laboratory de la NASA a mis au point un système de traitement d’images numériques afin de permettre aux ordinateurs d’agrandir les photos de la Lune. Aujourd’hui, ce procédé sert à créer et à améliorer les images des organes du corps humain dans les tomographies axiales informatisées et les IRM.

Pacemakers : le premier pacemaker utilise de nombreuses innovations développées par la NASA. Le pacemaker intègre une batterie rechargeable à longue durée directement inspiré des systèmes électriques des vaisseaux Apollo, une puce résultat de la miniaturisation développée grâce aux programmes spatiaux,  et un système de télémétrie bidirectionnelle utilisé pour communiquer avec les satellites. (1995)

Les matériaux à mémoire de forme servent bien sur pour nos matelas et aujourd’hui, notre qualité de sommeil s’est grandement amélioré. Ces matériaux étaient développés pour réduire la force des impacts quand les vaisseaux atterrissaient. Ils sont aujourd’hui également utilisés pour les voitures, les casques de moto ou les selles de chevaux.

D’autres alliages en nickel et en titane à mémoire de forme ont des propriétés intéressantes. Ils sont capables de revenir à leur état initial après avoir été déformé. Ils servent par exemple à fabriquer des « stents », des petits tubes que l’on glisse dans les artères pour les déboucher. On réduit leur taille avant de les poser, et ils reprennent leur forme sous l’action de la chaleur du corps. Certaine agrafes chirurgicales utilisent ce même matériaux développé à l’origine pour l’exploration spatiale. Et il y a actuellement d’autres voies en cours d’exploration, comme les vêtements. A suivre…

En construisant des télescope spatiaux, il a fallu inventer des environnement extrêmement propres pour éviter que des particules de poussières viennent obscurcir les miroirs ou les instruments. Des méthodes identiques sont utilisées dans les hôpitaux et les laboratoires pharmaceutiques.

Bien sûr, cette liste n’est pas exhaustive. Le nombre d’application est absolument incalculable.

Conclusion

Le champ d’application des avancées liées à l’exploration spatiale ou à l’observation de l’univers est absolument gigantesque. Il est dit que chaque euro dépensé dans la recherche spatiale rapporte de 4 à 20 euros dans les 10 ans qui suivent. s’il y a bien un domaine qui peut nous aider à sortir de la crise et à regarder l »avenir avec espoir, c’est bien celui-ci. En plus, il ne faut pas sous-estimer le sens que donnent ces recherches à notre humanité. En cherchant à découvrir de nouvelles planètes habitables ou habitées, nous avons découverts que nous étions nous-mêmes de la poussière d’étoiles. Les hommes que nous envoyons dans l’espace sont également une source d’inspiration qui nous rappelle sans cesse que l’homme est un explorateur, physiquement et intellectuellement. En regardant au-delà de notre planète, nous découvrons que l’univers est immense et que nous sommes juste un minuscule fragment mais que nous en faisons partie. L’autre chose, c’est que la vie est rare et précieuse et que la Terre, notre maison, doit donc être protégée.

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