Le Saviez-Vous ► Apocalypse : huit scénarios possibles de fin du monde


Un jour ou l’autre, la terre, l’univers n’existerait plus. En attendant, notre bonne vieille terre n’est pas exempté de la fin du monde. Plusieurs scénarios sont possibles. D’ailleurs depuis des siècles, on croit que la fin du monde est proche. Beaucoup ont prophétisé des dates d’expiration de notre monde. Avec les siècles, d’autres possibilités se sont ajoutées, car il n’est pas certain que la fin viendra d’abord de l’espace, mais le facteur humain pourrait en être une des causes.
Nuage

 

Apocalypse : huit scénarios possibles de fin du monde

 

Céline Deluzarche

Journaliste

 

Dans plusieurs milliards d’années, la Terre finira inexorablement absorbée par le Soleil transformé en géante rouge. D’ici là, l’humanité aura certainement disparu depuis bien longtemps. Reste à savoir comment…

Elle devait se produire en 1999. Puis, en 2008 ou en 2012. Peut-être bien, finalement, pour 2060 ? Depuis plusieurs siècles, prophètes et autres gourous prédisent régulièrement la fin du monde. Déluge biblique, invasion d’extraterrestres ou Armageddon, chacun y va de sa théorie fumeuse. Un peu plus élaborés, les films hollywoodiens se montrent aussi très imaginatifs pour détruire l’Humanité, d’Interstellar à La Planète des singes en passant par Le Jour d’après. Il existe pourtant de réelles probabilités de voir l’espèce humaine disparaître précocement. Voici les hypothèses scientifiques les plus sérieuses.

Une superéruption volcanique provoque un hiver permanent

Tous les 100.000 ans environ, se produit une superéruption capable d’annihiler pendant plusieurs années le rayonnement solaire. Des centaines de kilomètres cubes de cendres et de roches sont projetés dans l’atmosphère, plongeant la planète dans un hiver permanent, empêchant toute plante de croître, provoquant des famines et des épidémies. Une trentaine de supervolcans dans le monde seraient susceptibles de provoquer une telle catastrophe. En 2017, des chercheurs de l’Arizona State University ont ainsi averti d’un possible réveil du Yellowstone, aux États-Unis. Toutefois, il est peu probable que le phénomène soit suffisamment massif pour causer l’extinction entière de l’humanité.

Une superéruption se produit tous les 100.000 ans environ. © Marc Szeglat, Unspash

Une superéruption se produit tous les 100.000 ans environ. © Marc Szeglat, Unspash

Une météorite géante

Une météorite géante d’une dizaine de kilomètres de diamètre croise l’orbite terrestre tous les 100 millions d’années environ. Dégageant une énergie équivalente à cinq milliards de fois la bombe d’Hiroshima, une telle collision embrase l’atmosphère à plus de 1.000 °C et entraîne des tsunamisde plusieurs centaines de mètres de hauteur. C’est l’explication la plus communément avancée pour expliquer la fin des dinosaures, il y a 66 millions d’années.

Encore plus dangereux : la désintégration d’une comète géante entraînant une succession de méga-impacts. Rassurez-vous : des experts de la Nasa et de l’ESA planchent d’arrache-pied pour trouver un moyen de dévier les astéroïdes menaçant la planète.

Une météorite géante frappant la Terre embrase l’atmosphère à plus de 1.000 °C et entraîne de gigantesques tsunamis. © James Thew, Fotolia

Une météorite géante frappant la Terre embrase l’atmosphère à plus de 1.000 °C et entraîne de gigantesques tsunamis. © James Thew, Fotolia

Un déclin démographique inexorable ?

Au rythme actuel, il n’y aura plus aucun Japonais en l’an 3000, alertait en 2006 le National Institute of Population and Security Research, dépendant du ministère japonais de la Santé. En cause, un taux de fécondité d’à peine 1,41 enfant par femme. Ce n’est pas le seul pays menacé par l’extinction démographique : la Corée du Sud, dont le taux de fécondité ne dépasse pas 1,26, pourrait aussi disparaître d’ici l’an 2500. En Europe, la Roumanie, la Pologne ou l’Italie sont sur la même pente malgré les politiques natalistes lancées dans ces pays. En 2003, les Nations Unies ont réalisé une estimation de la population mondiale en l’an 2300 : selon la projection d’un taux de fécondité stabilisée, en fourchette basse, elle serait de 2,3 milliards ; en fourchette haute, de 36,4 milliards.

Dans une hypothèse où le taux de fécondité serait gelé au taux constant actuel pour les 3 prochains siècles, ce chiffre serait de… 134.000 milliards ! Mais comment pouvoir se projeter aussi loin, entre implosion et explosion démographique ? Car, c’est aussi faire peu de cas, outre les facteurs culturels, du déclin démographique provenant d’une chute de la fertilité humaine. Une étude de 2017 montrait ainsi que le nombre moyen de spermatozoïdes des hommes dans les pays les plus industrialisés du monde avait chuté de moitié en 40 ans.

Le Japon pourrait disparaître d'ici l'an 3000. © Chris B, Unsplash

Le Japon pourrait disparaître d’ici l’an 3000. © Chris B, Unsplash

Le réchauffement climatique rend la terre invivable

D’ici 2100, la plupart des pays du golfe persique pourraient devenir inhabitables sous l’effet du réchauffement climatique. Selon le MIT, la plaine du nord de la Chine, qui compte la plus grande concentration d’humains de la planète, pourrait, à son tour, devenir coutumière des vagues de chaleurs caniculaires d’ici 2070.

« Avec une température supérieure à 35 °C et un taux d’humidité de 100 % empêchant toute évaporation, les gens meurent en seulement six heures », avancent les chercheurs.

La chaleur atteinte au Pakistan, en Inde ou au Bangladesh pourrait là encore « excéder la capacité de l’organisme humain à survivre sans protection ».

Pourra-t-on loger tous ces futurs migrants en Sibérie ou au Canada ?

Les vagues de chaleur rendront de vastes parties du monde inhabitables. © Thomas Quaritsch, Unsplash

Les vagues de chaleur rendront de vastes parties du monde inhabitables. © Thomas Quaritsch, Unsplash

Une guerre nucléaire généralisée

On compte en 2018 plus de 14.000 armes nucléaires dans le monde, d’après l’organisation Ploughshares Fund. En 2014, une étude de l’Union géophysique américaine a démontré qu’un simple conflit nucléaire régional entre l’Inde et le Pakistan projetterait dans l’atmosphère cinq millions de tonnes de carbone, provoquant une chute généralisée des températures sur la planète et une importante dégradation de la couche d’ozone pouvant conduire à une véritable « famine nucléaire ».

Autant dire qu’une guerre généralisée aurait largement de quoi éradiquer l’humanité. Les conséquences pourraient encore être pires si l’on utilisait des bombes « salées » (ou bombe sale) en cobalt-59, un isotope radioactif capable de rendre la zone frappée inhabitable pendant au moins un siècle. De quoi approuver les partisans d’un désarmement global.

Avec 14.000 armes nucléaires dans le monde, un conflit généralisé pourrait détruire la planète. © twindesigner, Fotolia

Avec 14.000 armes nucléaires dans le monde, un conflit généralisé pourrait détruire la planète. © twindesigner, Fotolia

Une famine mondiale déclenchée par le déclin de la biodiversité

Le déclin dramatique de la biodiversité pourrait à terme constituer une menace pour notre alimentation. L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) met en garde : aujourd’hui, 75 % des aliments de la planète proviennent d’à peine 12 espèces végétales et 5 espèces animales. À peine trois céréales (riz, maïs, blé) produisent à elles seules 60 % des calories et protéines consommées par l’Homme.

Une maladie touchant ces variétés pourrait donc entraîner une famine de grande ampleur. Au XVIIIe siècle, le mildiou avait ainsi décimé les champs de pomme de terres en Irlande, provoquant la mort d’un million de personnes. Dans le domaine de la pêche, de nombreux stocks sont largement surexploités. Il pourrait ne rester plus aucun poisson en Asie-Pacifique d’ici 2048, d’après l’IPBES.

Maladies, monoculture, surpêche : aura-t-on de quoi nourrir l'humanité dans le futur ? © Africa Studio, Fotolia

Maladies, monoculture, surpêche : aura-t-on de quoi nourrir l’humanité dans le futur ? © Africa Studio, Fotolia

Une épidémie incontrôlable

Grand classique des films hollywoodiens, le virus destructeur éradiquant l’humanité en quelques semaines est aussi un des thèmes préférés des conspirationnistes. En mars 2018, l’Organisation mondiale de la Santé a alerté sur une mystérieuse « maladie X », capable de provoquer une pandémie mondiale « jamais vue ».

Cette future maladie pourrait provenir d’un accident de manipulation génétique, d’un acte terroriste ou de la fuite d’un laboratoire, mais elle devrait plus probablement arriver chez l’Homme par une transmission animale, comme le virus Ebola ou la grippe H1N1. Il est toutefois peu vraisemblable qu’un virus parvienne à éradiquer l’ensemble de l’humanité : il n’a, en effet, jamais intérêt à tuer tous les hôtes infectés car, dans ce cas, il ne peut plus se reproduire et continuer son expansion.

Le virus Ebola ou d'autres maladies encore inconnues sont susceptibles de déclencher une pandémie. © Niaid

Le virus Ebola ou d’autres maladies encore inconnues sont susceptibles de déclencher une pandémie. © Niaid

Un bombardement cosmique

La collision entre deux étoiles à neutrons ou l’explosion d’un trou noir produirait de redoutables sursauts gamma. Ces flux massifs de rayons gamma ionisent les molécules de l’atmosphère, détruisant la couche d’ozone. Sans cet écran protecteur, la dose de rayons UVB atteindrait un niveau mortel pour les phytoplanctons, à la base de la chaîne alimentaire et responsable de la moitié de l’activité photosynthétique de la planète.

Un tel sursaut gamma est sans doute à l’origine de la grande extinction de l’Ordovicien, il y a 450.000 millions d’années, où environ 60 % des espèces d’invertébrés marins ont subitement disparu. Encore faut-il qu’un sursaut gamma croise l’orbite de la Terre dans un périmètre suffisamment proche, ce qui reste hautement improbable.

Les sursauts gamma détruisent la couche d'ozone, annihilant toute vie sur Terre. © Nasa

Les sursauts gamma détruisent la couche d’ozone, annihilant toute vie sur Terre. © Nasa

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La Californie attend son apocalypse


Je me souviens il y a pas mal d’années, on parlait de la faille de San Andreas et d’un gros tremblement de terre qui sera désastreuse pour la Californie. Les scientifiques aimeraient préparer la population californienne de Big One. Car un jour, ce séisme destructeur sera une réalité. Plus les années passent, plus la force de cette catastrophe est crainte.
Nuage

 

La Californie attend son apocalypse

 

Extrait du film San Andreas.

Extrait du film San Andreas.

Simon Clair et Stylist

Tout le monde le sait. D’ici peu, la Californie devrait être ravagée par le Big One, un gigantesque séisme. Un désastre en sursis que beaucoup d’habitants envisagent encore comme une fiction.

C’est un matin ensoleillé en Californie du Sud. Et ce sont 7,5 millions de personnes qui s’activent pour aller au travail. Comme tous les jours, plusieurs milliers d’entre elles ont pris leur voiture pour rejoindre des comtés situés de l’autre côté de la célèbre faille de San Andreas, qui traverse l’État du nord au sud comme une longue cicatrice. Malheureusement, beaucoup d’entre eux ne feront jamais le trajet retour. 

À 10 h du matin, l’un des plus gros séismes jamais enregistrés vient de s’abattre sur l’État: 7,8 sur l’échelle de Richter. La terre n’a tremblé que deux minutes mais Palm Springs, San Bernardino, Los Angeles, San José ou San Francisco ont été très sévèrement touchés. Sous l’effet du choc, 1.500 buildings se sont littéralement effondrés et 300.000 autres bâtiments ont été en partie détruits.

En tout, le tremblement de terre a fait 1.800 morts et 53.000 blessés. On dénombre désormais 1.600 incendies un peu partout dans la région et la majorité des axes de communication ont été coupés. Coincés au milieu des ruines et des décombres, 255.000 sans-abri ne peuvent même pas appeler les secours tant les réseaux téléphoniques sont saturés. Pendant des semaines, peut-être même des mois, les survivants vont devoir se débrouiller sans eau ni électricité et attendre que quelqu’un vienne les chercher, malgré les risques de répliques sismiques.

«The Great California ShakeOut»

Pour reconstruire les villes, les routes ou les ponts, il faudra des années. Pour effacer le traumatisme du séisme, il faudra des vies entières.

«La vitesse à laquelle les choses reviendront à la normale après ce désastre dépend de vous. Soyez préparés.»

C’est sur ces mots que se termine la vidéo mise en ligne par l’Institut d’études géologiques des États-Unis.

Car derrière les chiffres et les détails de ce scénario catastrophe digne d’une partie ratée de SimCity, les scientifiques américains tiennent avant tout à rappeler que tout ça est bien sérieux. Pour preuve, ils organisent chaque année une répétition générale surnommée «The Great California ShakeOut», à laquelle participent plus de 6 millions de personnes à travers tout l’État.

The Great California ShakeOut I MARK RALSTON / AFP

Chacun y révise soigneusement les gestes à faire le jour J: rester à l’intérieur, s’abriter sous une table ou un meuble solide, se couvrir la tête et le torse, tourner le dos aux fenêtres, s’agripper à l’objet qui vous sert d’abri. Autant de choses qu’il ne faudra pas oublier le moment venu. Quand il arrivera enfin. Ce fameux Big One que tout le monde redoute comme l’Apocalypse.

Bombe à retardement

Il faut reconnaître que la Californie a effectivement toutes les raisons d’avoir peur. Car à écouter les chercheurs qui planchent quotidiennement sur le sujet, ce n’est pas un mais deux Big One qui menacent la côte Ouest.

«L’un des deux aura lieu dans le nord-ouest du Pacifique. C’est un séisme de magnitude 9 qui démarrera après une rupture de la faille de Cascadia, qui va de la Californie du Nord au Canada. Le sol se déplacera de 10 à 20 mètres. Mais plus au sud de la Californie, on attend aussi un Big One sur la faille de San Andreas. Ce sera un tremblement de terre de magnitude 8», détaille John Vidale, directeur du Southern California Earthquake Center (SCEC).

Et s’il parle au futur et avec une telle certitude, c’est parce qu’on sait que les plaques tectoniques se déplacent de plus de trois centimètres par an, se frottent les unes aux autres et finissent par casser, occasionnant des activités sismiques. Située en plein sur la zone de contact entre la plaque nord-américaine et la plaque pacifique, la Californie est de loin l’une des régions les plus exposées au monde. Et les derniers grands séismes enregistrés dans l’État datent maintenant de plus d’un siècle: le tremblement de terre de Fort Tejon en 1857 et celui de San Francisco en 1906.

San Francisco 1906 et 2006 I JUSTIN SULLIVAN / Getty Images North America / AFP

Tôt ou tard, la Californie devra donc faire face à de nouveaux séismes en forme de bombes à retardement. Et plus le temps passe, plus les dégâts seront conséquents, précise Pascal Bernard, sismologue à l’Institut de physique du globe de Paris:

«La probabilité que ça arrive augmente au fil des années. Les plaques tectoniques se déplacent d’environ 3 centimètres et demi par an. Mais par exemple, une zone de la faille de San Andreas est restée coincée depuis cent soixante ans. L’élastique continue donc de se tendre au fil des années mais il finira forcément par casser. Décennies après décennies, les risques sont plus élevés. Et ce n’est pas linéaire au niveau de la violence potentielle. Si on multiplie par deux le temps, on multiplie par huit l’énergie du séisme à venir.»

Selon les derniers calculs, les probabilités que ce terrible tremblement de terre ait lieu dans les trente prochaines années sont d’une chance sur deux. Même le meilleur des films catastrophe n’aurait pas fait un aussi bon trailer.

Peur sur la ville

Ce n’est que depuis quelques années que les Californiens s’intéressent à ce qui se passe sous leurs pieds.

«À Los Angeles, avant les années 1930, on n’avait pas vraiment réalisé que la faille de San Andreas occasionnait des séismes réguliers et très puissants. Puis peu à peu, on a commencé à comprendre la tectonique des plaques. Quant à la zone au nord de la Californie, c’est dans les années 1980 qu’on s’est rendu compte qu’il y avait des tremblements de terre. C’est à cette époque qu’est née la crainte du Big One», explique John Vidale.

D’autant plus qu’en 1989, le 17 octobre, San Francisco a déjà eu affaire aux prémisses du Big One. Pendant presque vingt secondes, le séisme de Loma Prieta, d’une magnitude de 6,9 sur l’échelle de Richter, a secoué violemment la ville, laissant dans les mémoires un traumatisme durable. La chanteuse Jennifer Herrema, qui vivait là-bas à l’époque, n’a rien oublié:

«C’était un décor de guerre. Il y avait des débris un peu partout, des gens allongés sur des civières et on pouvait voir plusieurs incendies qui s’étaient déclarés aux quatre coins de San Francisco. Au-dessus de nous, on entendait le bruit des hélicoptères qui survolaient la ville et dans la rue, des camions de pompiers nous dépassaient à toute vitesse. Au final, beaucoup de gens sont morts. L’une des plus grosses autoroutes aériennes s’est effondrée, tout comme une partie du pont entre San Francisco et Oakland. Des voitures ont quasiment plongé dans la baie.»

En termes de puissance, le tremblement de terre de Loma Prieta était pourtant bien loin de celui que tout le monde redoute. Car selon les estimations, le Big One ferait plus de 213 milliards de dollars de dégâts dans les villes californiennes. Un chiffre qui pourrait même être rapidement multiplié par deux ou trois dans le cas d’un scénario qui fait peur: le déclenchement en série.

Loma Prieta I JUSTIN SULLIVAN / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Car en cassant, une faille sensibilise bien souvent la zone qui l’entoure. C’est comme ça qu’est apparu un séisme de magnitude 8 seulement quelques mois après le séisme de magnitude 9,3 qui a frappé Sumatra en 2004.

Selon Egill Hauksson, professeur en géophysique au laboratoire sismologique de l’Institut californien de technologie, «un séisme de magnitude 7 aura soudainement 300 fois plus de chances d’avoir lieu dans la première semaine qui va suivre le Big One».

Une sorte de loi meurtrière des séries. «C’est ce qui pourrait arriver de pire.»

Désastre bientôt en salle

Difficile de rester serein dans cette atmosphère de fin du monde. D’autant plus que presque chaque année, Hollywood y va de son film sur le sujet, à grand renfort d’effets spéciaux et d’exagérations grossières. Earthquake de Mark Robson avait ouvert le bal en 1974 en mettant en scène Charlton Heston et Ava Gardner tentant de survivre après qu’un séisme avait réduit en miettes l’intégralité de Los Angeles.

Devant le succès en salles, le film de tremblement de terre est presque devenu un genre en soit, avec des titres comme The Great Los Angeles Earthquake (1990), 10.5 (2004) ou 10.0 Earthquake (2014). En 2015, c’est l’énorme production San Andreas –dans laquelle se réveille brusquement toute la faille du même nom– qui faisait d’impressionnants scores au box-office, malgré un scénario bodybuildé à la limite du ridicule.

«Grâce à ces films, nous restons conscients des risques sismiques et du fait qu’il faut s’y préparer. Mais ils ne sont tellement pas réalistes qu’ils ne permettent pas aux gens de se rendre compte de la situation. Et le plus gros problème est que ce genre de film laisse croire qu’il n’y a rien à faire contre ces séismes», commente John Vidale.

Pourtant, des villes commencent tout de même à adapter leurs infrastructures aux normes sismiques. Mais dans la pratique, ce sont souvent les quartiers les plus riches des villes les plus riches qui en profitent le plus, tandis que les zones défavorisées sont laissées à la merci du séisme. Quant aux exercices de sensibilisation, c’est un vrai imbroglio administratif:

«La question est de savoir qui doit payer pour préparer les gens. Le gouvernement fédéral voudrait que ce soit l’État de Californie et inversement», reprend John Vidale.

En attendant, le web commence à héberger toute une série de théories du complot surfant sur cette peur du Big One.

«J’ai déjà entendu dire que la Californie allait être coupée en deux et que l’un des deux morceaux tomberait dans l’océan», rigole Egill Hauksson.

Certains sites complotistes soutiennent même que le séisme d’Haïti en 2010 aurait été volontairement déclenché par les États-Unis pour tester la mise au point d’une arme sismique capable de créer des tremblements de terre.

«Nous ne sommes même pas capables de prédire correctement les séismes. Alors comment voulez-vous qu’on puisse les utiliser comme arme?», reprend Egill Hauksson.

Vous êtes donc prévenus, quand très prochainement le sol commencera à trembler, ce ne sera ni un exercice, ni l’attaque de la Corée du Nord, ni le tournage du prochain film à succès, mais bien le fameux Big One qui fait déjà frémir la Californie. Et il sera trop tard pour s’enfuir.

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Le retour de la fin du monde (selon une obscure histoire d’astrologie et de numérologie biblique)


Un de mes proches me racontait un truc qui se passerait le 23 septembre que sa petite amie lui a raconté. Je n’avais pas compris grand chose, mais je lui a dit qu’à mon avis la personne ne sait exactement quand la fin du monde viendra et de ne pas croire tous ces faux prophètes de malheur qui assurent connaître la date exacte. Et cet article viens tout expliquer d’ou part ce nouvel avertissement de fin du monde et comme le 23 septembre touche bientôt à sa fin … On ne peut que conclure que c’est encore une pathétique annonciation de la fin. Alors rendez-vous en 2020, il parait qu’une voyante américaine annonce aussi la fin du monde. Sinon à qui le prochain tour ?
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Le retour de la fin du monde (selon une obscure histoire d’astrologie et de numérologie biblique)

 

IG0RZH VIA GETTY IMAGES

 

Jésus avait 33 ans. Elohim est mentionné 33 fois dans la bible. Il s’est écoulé 33 jours depuis l’éclipse solaire. Imparable, non?

 

Vous n’avez envie de rien aujourd’hui? Ca tombe bien, ce samedi 23 septembre, c’est la fin du monde. Encore? Eh oui, en tout cas, si l’on en croit d’obscures affirmations provenant de chrétiens évangéliques. Par exemple, le site Unsealed a mis en place un compte à rebours depuis quelques jours pour cette date fatidique.

Ne paniquez pas pour autant. Si vous aviez l’once d’un doute, on vous rassure: tout cela est abracadabrantesque. Il n’y a qu’à voir les arguments cités par l’un des auteurs de cette théorie, David Meade, interrogé par le Washington Post.

Pour faire simple, celui qui se dit scientifique (sans expliquer dans quelle université), part d’une lecture de la Bible. Et de beaucoup de mauvaise foi.

« Jesus a vécu 33 ans. Le nom Elohim, celui du dieu des Juifs, est cité 33 fois », affirme-t-il.

Le rapport avec le 23 septembre? Cela fera tout juste 33 jours que l’éclipse solaire au dessus des Etats-Unis a eu lieu, le 21 août dernier.

Une femme, des dragons, mais pas de Marcheurs Blancs

Pas convaincus? Vous faites bien, mais David Meade a d’autres arguments. Il rappelle que dans l’Apocalypse de Jean, une femme enveloppée de soleil avec une lune sous ses pieds et une couronne d’étoiles doit donner naissance à un enfant qui dirigera le monde (alors qu’elle est menacée par un dragon à sept têtes).

Pour certains chrétiens évangéliques, à l’instar de Gary Ray, un des auteurs d’Unsealed, cette prophétie est carrément en train de se réaliser, explique le Washington Post. La constellation de la Vierge représenterait cette femme et elle devrait justement se retrouver encerclée par la Lune, neuf étoiles et trois planètes. Et accoucherait de Jupiter, qui passe justement dans le coin.

Le tout est expliqué dans une vidéo pleine d’images de synthèses qui a été vue plus de 3 millions de fois.

Evidemment, les conspirateurs rappellent que si rien ne se passe le 23 septembre, cela veut simplement dire que le début de l’apocalypse arrive. Pour David Meade, il prendra à terme la forme d’une planète entière qui foncera vers la Terre.

Après Nibiru et Niburu 2012, le retour de Nibiru

Baptisée Nibiru, elle devait normalement nous détruire en 2003. Puis le 21 décembre 2012, pour coller au nouveau cycle du calendrier maya. Evidemment, il est totalement impossible qu’une planète massive se rapprochant de nous puisse avoir échappé aux scientifiques, rappelait en 2012 la Nasa.

D’autant que cette planète ayant une orbite de 3600 ans selon ces théories, elle aurait déjà du passer plusieurs fois en plein coeur du système solaire. Ce qui aurait mis un sacré bazar dans les orbites des différentes planètes, rappelle l’agence spatiale américaine.

Celle-ci a l’habitude de devoir démentir des rumeurs de fin du monde. En 2015, elle rappelait que non, aucune base scientifique ne permettait de dire qu’un astéroïde puisse entrer en collision avec la Terre dans les mois à venir.

Pas totalement rassurés? Sachez que même les théologiens ne croient pas du tout à ces affabulations

Ed Stetzer, chercheur et pasteur américain, affirme tout simplement dans un article que « quand quelqu’un vous dit qu’il a trouvé un nombre secret dans la Bible, arrêtez la conversation ».

Déçus? Rassurez-vous, ce sera bientôt à nouveau la fin du monde. La prochaine prédiction de l’apocalypse, réalisée par la célèbre voyante autoproclamée américaine Jeane Dixon, débute en 2020.

Ce texte a été publié originalement dans le HuffPost France.

http://quebec.huffingtonpost.ca

Non, l’apocalypse nucléaire n’est pas plus probable que pendant la Guerre froide


L’horloge de l’apocalypse est passée le 26 janvier 2017 avec Donald Trump comme président des États-Unis, les armes nucléaires, réchauffement climatique, etc. Peut-on craindre à l’apocalypse de la fin du monde ? Selon le site Human Progress, le monde n’ira pas, du moins pour le moment vers une menace nucléaire … Enfin l’avenir sera là pour affirmer ou non s’ils ont raison
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Non, l’apocalypse nucléaire n’est pas plus probable que pendant la Guerre froide

 

Atomic cloud over Hiroshima, taken from "Enola Gay" flying over Matsuyama, Shikoku | 509th Operations Group via Wikimedia CC License by

Atomic cloud over Hiroshima, taken from « Enola Gay » flying over Matsuyama, Shikoku | 509th Operations Group via Wikimedia CC License by

Repéré par Jean-Laurent Cassely

Repéré sur Human Progress

Selon l’horloge de la fin du monde, l’humanité n’est plus qu’à 2 minutes de sa destruction. Faut-il relativiser cette menace?

 

Human Progress est un site internet qui remplit une mission difficile face au scepticisme ambiant. Nous convaincre que, selon la formule hollandienne, «ça va mieux», en tout cas dans certains domaines vus sous certains aspects. Chiffres à l’appui, les auteurs du site montrent par exemple que moins d’enfants souffrent de la famine, que plus de gens ont accès à la lumière ou à internet…

Et ça n’est pas tout. Parmi ces bonnes nouvelles, l’une nous concerne tous: selon le site, la probabilité d’une destruction mutuelle assurée de l’humanité par les puissances opposées serait plus faible que lors des pics de tension qui remontent à la Guerre froide. Ce message vient contredire l’appréciation que fait la célèbre «Horloge de la fin du monde» sur la situation internationale. Le 26 janvier 2017, les aiguilles de cette horloge, mise à jour par des scientifiques américains, est passée à 23 heures 57 minutes et 30 secondes, signifiant que, symboliquement, le monde n’était plus qu’à 2 minutes 30 de sa destruction.

Évolution de l’heure sur l’horloge de la fin du monde au fil des ans via Wikimedia CC

Pour relativiser l’imminence de ce risque, le site Human Progress s’appuie sur deux courbes, celles de l’évolution du nombre de têtes nucléaires détenues par la Russie et par les États-Unis depuis le début de la course à l’armement entre les deux grandes puissances du siècle précédent. Or la décrue s’est amorcée aux Etats-Unis dès les années 1960, alors qu’en Russie, le démantèlement de l’URSS en 1991 enclenche à son tour le mouvement de chute, très rapide.

Source: Human Progress

Le dernier décompte de la fédération des scientifiques américains, datant du début d’année, porte le nombre de têtes nucléaires américaines à 4.000, et celui de la Russie à 4.490. c’est donc un véritable paradoxe: ces quelques milliers de têtes sont certes largement suffisantes pour causer des dégâts irrémédiables à l’humanité… mais l’URSS avait dix fois plus de ces armes (40.149 têtes) en 1986! Et les États-Unis, plus de 31.000 en 1967.

«Personne ne peut prédire le futur, met en garde le site, mais un peu de perspective historique suggère que la menace d’une apocalypse nucélaire est plus éloignée que l’horloge de la fin du monde ne l’affirme.»

La bonne nouvelle doit elle-même être mise en perspective. Entrée en service après-guerre pour mesurer en priorité la prolifération des armes nucléaires, l’horloge a depuis pris en compte des menaces de différentes natures, en particulier le changement climatique et le regain de doctrines nationalistes dans plusieurs pays.

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Cette trousse de survie vendue chez Costco vous aidera à survivre à l’Apocalypse


Il est mieux d’avoir une trousse de secours en cas que nous soyons dans l’obligation de se débrouiller en attendant les secours pour 2 ou 3 jours, mais un an, c’est long, surtout si c’est en prévention d’une attaque de zombies .. Là, c’est pousser un peu trop fort les dépenses
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Cette trousse de survie vendue chez Costco vous aidera à survivre à l’Apocalypse

 

Vous êtes-vous déjà demandé comment vous nourririez votre famille en cas d’invasion de zombies? Ou ce que vous feriez si une catastrophe naturelle vous obligeait à vous barricader dans votre maison pendant plusieurs mois?

Non? N’ayez crainte! Costco a pensé à tout. Le club-entrepôt propose une trousse de survie permettant de nourrir quatre personnes pendant un an (si les autres membres de votre famille n’ont pas encore été dévorés par un mort-vivant… ou pire). Tout ça, si vous avez assez de place pour les entreposer dans votre bunker nucléaire, évidemment!

La trousse «In Case Of» comprend 32 777 portions d’aliments lyophilisés et déshydratés. Elle suffira donc à procurer à chaque membre de votre famille quelque 1350 calories par jour (ce qui est en deçà des besoins estimés par le Guide alimentaire canadien, mais ― que voulez-vous? ― c’est l’apocalypse).

Le tout, pour la modique somme de… 8499,99 $ (plus taxes et frais de livraison).

Si vous trouvez l’investissement un peu trop onéreux ― ou si vous doutez de vos capacités à transporter autant de boîtes de conserve tout en étant poursuivi par un zombie ― Costco propose aussi des trousses plus modestes, qui vous garderont en vie de 72 heures à 90 jours.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Le Saviez-Vous ► Et si la Terre était aspirée par un trou noir?


Les trous noirs ont toujours eu un aspect très mystérieux, personne n’a pu voir de l’autre côté de ce trou béant. La terre pourrait-elle être aspirée par un trou noir ? Peut-être, mais les probabilités du moins pour le moment sont faibles
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Et si la Terre était aspirée par un trou noir?

 

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Et si un trou noir apparaissait dans le voisinage de la Terre?Capture d’écran Gentside

Aussi gigantesque que redoutable, les trous noirs n’en finissent plus de fasciner les chercheurs. Selon la définition communément admise, un trou noir est un endroit dans l’espace où la force gravitationnelle est tellement intense qu’elle empêche toute lumière ou matière de s’en échapper. Toutefois, les astronomes savent aujourd’hui qu’il existe différents types de trous noirs.

Certains se forment à la suite de la mort d’une étoile par exemple, d’autres apparaissent au centre de galaxie. C’est ce qu’on appelle des trous noirs supermassifs parce qu’il présente des tailles bien plus importantes que les autres, pouvant aller jusqu’à plusieurs milliards de fois celle du Soleil.

Mais que se passerait-il si un tel objet apparaissait à proximité de la Terre? Actuellement, les astronomes estiment qu’il y a une chance sur un trillion pour que cela arrive.

Cela ne les a pas empêchés d’établir le scénario que nous connaitrions si un tel évènement se produisait. La vidéo ci-dessus dévoile la réponse. Comme on peut l’imaginer, l’apparition d’un trou noir serait tout sauf bénéfique pour la Terre et ses habitants, elle conduirait même à une vraie apocalypse.

UN SYSTÈME SOLAIRE COMPLÈTEMENT DÉTRAQUÉ

D’après les astronomes, si un trou noir s’approchait à 1000 années-lumière (1000 billions de kilomètres) ou moins, cela suffirait à conduire l’humanité à sa perte. Mais à cette distance, nous bénéficierons de quelques centaines de milliers de répit avant d’y arriver.

La présence de cet ogre spatial et de son intense force gravitationnelle commencerait par détraquer le système solaire en modifiant l’orbite des planètes.

Peu à peu, la Terre se déplacerait, soit en s’éloignant, soit en se rapprochant du Soleil, ce qui induirait une hausse ou une baisse considérable des températures. Sans surprise, nous n’y survivrions pas et finirions tous brûler ou geler. Mais ceci ne constituerait que la première partie du processus. La seconde encore plus apocalyptique, conduirait à la destruction totale de notre planète.

Quand la Terre serait suffisamment proche, elle commencerait à se fragmenter et tomberait en morceaux. Ces derniers seraient alors aspirés peu à peu, jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien de la planète bleue.

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Le Saviez-Vous ► Pourquoi les Incas avaient-ils peur des éclipses ?


 

L’être humain a toujours eu peur de ce qu’il ne connait pas. Les phénomènes naturels ont été longtemps crains par les peuples et des légendes sont nées pour représenter leur plus grande crainte. Heureusement aujourd’hui, la science explique bien ces phénomènes
Nuage

Pourquoi les Incas avaient-ils peur des éclipses ?

Qu’elle soit totale ou partielle, l’éclipse n’effraie plus personne (ou presque) de nos jours. Le dimanche 3 novembre, une éclipse solaire hybride est annoncée par les astronomes. Le fait d’être capable de prévoir et de comprendre un tel événement est une révolution.

Il y a cinq siècles, les Incas – ignorant tout du fonctionnement de l’Univers – pensaient qu’un puma était en train de dévorer le Soleil lorsque la Lune le cachait. Et ils n’étaient pas les seuls à s’imaginer toutes sortes de scenarii rocambolesques. Retour sur les croyances passées autour de l’éclipse.

L’éclipse vue par les Incas : un puma dévorant le Soleil

Si aujourd’hui les scientifiques sont capables de fournir une explication rationnelle à la formation d’une éclipse, à une certaine époque, l’être humain redoutait de voir le Soleil disparaître à jamais.

La civilisation inca (XIIIe—XVIe siècle) voue un véritable culte au Soleil. Pour elle, une éclipse du Soleil est synonyme d’apocalypse.

Selon la croyance populaire, elle est la conséquence de la mort d’Int, le dieu du Soleil, dévoré par un puma. Dans la civilisation inca, le félin est le symbole des êtres surnaturels. Certains pensent qu’il est aussi à l’origine des orages : son rugissement est le tonnerre, les éclairs le reflet de ses yeux. Une éclipse solaire serait ainsi un combat entre le Ciel et la Terre. Pour effrayer l’animal, les Incas sortent dehors, prient, crient, et font un maximum de brouhaha.

Si le Soleil tient une place centrale dans la civilisation inca, la Lune aussi est vénérée. Alors quand l’astre disparaît, la panique s’empare du peuple.

D’après la légende, les éclipses de Lune surviennent lorsque l’astre se laisse emporter par un sommeil trop profond et dévie de son chemin habituel.

Conséquence : il risque de se perdre, pire, de tomber sur la Terre et d’écraser ses habitants ou d’être dévoré par un monstre. Pour réveiller la Lune, les Incas se mettent à faire le plus de bruit possible en jouant de toutes sortes d’instruments, en fouettant les chiens et en battant les enfants.

Autre hypothèse : ces cris de chiens et d’enfants sont provoqués par les Incas pour toucher en plein cœur la Lune et ainsi la tirer de son sommeil.

À la fin de l’éclipse, le peuple loue le dieu Pachacamac, soutien de l’univers, pour avoir participé à la survie de l’espèce humaine.

VIDÉO – Dans Le Temple du Soleil, Tintin se sert d’une éclipse pour effrayer les Incas :

Entrez la légende de la vidéo ici

© DR – YouTube

Les Incas n’étaient pas les seuls à redouter les éclipses

Chez les Mayas : l’interprétation est à peu près la même que celles des Incas. Seule différence : le mangeur de soleil est un jaguar. Quant aux éclipses de Lune, ce serait le Soleil le glouton.

Dans l’Égypte antique : derrière l’éclipse solaire se cache le serpent Apophis, qui tente d’attaquer Râ, le dieu du Soleil. De par sa puissance, Apophis essaie de faire chavirer la barque solaire qui traverse le ciel et ainsi créer le chaos : la fin de l’univers.

Dans la Grèce antique : certains racontent à l’époque qu’une éclipse se produit lorsqu’Artémis, déesse associée à la Lune, rend visite à Endymion. D’autres pensent que ce sont des magiciennes malveillantes qui tentent d’attirer la Lune sur la Terre.

Dans la Chine antique : c’est la faute de l’Empereur. Considéré comme le fils des cieux, il doit s’assurer que Terre et Ciel s’entendent bien. Pour le peuple, une éclipse est le résultat d’un mauvais gouvernement.

En Inde : selon la légende, il s’agit d’une vengeance du démon Rahû. Le dieu Soleil et la déesse Lune l’ont empêché de boire un élixir d’immortalité. La tête de Rahû a été tranchée puis jetée dans l’espace mais comme l’anti-dieux a réussi à boire quelques gouttes de la potion, il rôderait encore au-dessus de nos têtes. Avec un seul objectif : dévorer le Soleil et la Lune en guise de vengeance. Une éclipse serait le signe que Rahû est parvenu à ses fins mais, sa tête étant séparée de son corps, il ne pourrait digérer les astres et les recracherait au bout de quelques minutes.

En Afrique : d’après la tradition populaire, les Mandingues (peuple d’Afrique de l’Ouest) pensent qu’un chat interpose sa patte entre la Lune et la Terre. Pendant toute la durée de l’éclipse, ils chantent et dansent sans s’arrêter.

Par Cécile David

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