Le ronflement en 10 idées reçues


Une personne qui ronfle régulièrement devrait en parler à son médecin, car il peut apporter un lot de problème. Il y a certains facteurs qu’on peut remédier sinon, une consultation serait importante à envisager Autant pour les adultes que pour les enfants
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Le ronflement en 10 idées reçues

 

Le ronflement importunerait un foyer sur trois au... (Photo : archives La Presse)

Le ronflement importunerait un foyer sur trois au Canada.

PHOTO : ARCHIVES LA PRESSE

FRÉDÉRIQUE SAUVÉE

Collaboration spéciale

La Presse

Source de moqueries, voire de conflit conjugal, le ronflement importunerait un foyer sur trois au Canada. Voici quelques clés pour démystifier ce grand fléau de la chambreà coucher.

Le ronflement est un problème de congestion nasale

FAUX : Le nez n’a pas ou n’a que peu d’incidence sur le phénomène du ronflement. En réalité, ce bruit respiratoire souvent très désagréable est lié à la vibration des muscles et des muqueuses de la gorge, détendus pendant le sommeil. Le pharynx, organe qui a pour rôle de bloquer ou de laisser passer l’air pendant la respiration, a tendance à s’affaisser au cours de la phase de sommeil profond et réduit ainsi l’espace dans la gorge par lequel l’air doit arriver pour se rendre aux poumons. Il se produit alors une vibration des tissus souples de la bouche – voile du palais, base de la langue et luette – qui se traduit par un bruit inspiratoire de tonalité grave: le ronflement. Certaines personnes présentent un excédent particulièrement important de tissus au fond de la gorge et sont donc condamnées à ronfler.

Si une éventuelle congestion nasale peut amener le dormeur à ronfler, c’est parce que le nez bouché contraint l’air à ne passer que par la bouche. L’effort nécessaire pour faire circuler l’air est donc plus important et le vrombissement qui se déclenche au fond de la gorge est alors accentué.

Les hommes ronflent davantage que les femmes

VRAI : Les scientifiques ont réussi à dessiner le profil type du ronfleur: homme, de 50 à 70 ans, forte corpulence et «pomme d’Adam» proéminente! Dans un échantillon de population, les études ont prouvé qu’environ 40 % des hommes ronflent, contre 25% des femmes. Cela serait dû avant tout à des différences anatomiques. Le larynx proéminent de l’homme (appelé pomme d’Adam) ainsi que son pharynx, plus étroit que celui de la femme, réduisent l’espace de circulation de l’air dans la gorge et favorisent alors le risque de ronflement chez la gent masculine. Les hormones féminines, quant à elles, ont un rôle protecteur sur les tissus musculaires de la bouche et limitent le phénomène. Or, dès la ménopause, période à partir de laquelle les femmes produisent moins de progestérone et où les tissus sont moins toniques, les ronflements touchent indifféremment les deux sexes et peuvent avoir tendance à s’accentuer. Six personnes sur dix, hommes et femmes confondus, ronflent passé l’âge de 60 ans!

La fatigue est le principal facteur de ronflement

FAUX : Surpoids, tabagisme, consommation d’alcool ou encore de somnifères comptent autant comme facteurs de risque qu’une intense fatigue. Chacun a un impact plus ou moins modéré sur le phénomène du ronflement. La surcharge pondérale crée par exemple une couche de peau et de graisse anormale au niveau de la gorge, ce qui exerce une pression sur le système respiratoire. L’alcool et certains somnifères ont, quant à eux, une influence directe sur le système nerveux et accroissent le relâchement musculaire pendant la nuit. De la même manière, le manque de sommeil provoque une augmentation de la quantité de sommeil lent profond, un stade où le relâchement musculaire est maximal et le ronflement, plus important. Enfin, la position allongée sur le dos est elle aussi en cause puisqu’elle entraîne la langue vers l’arrière du palais, ce qui réduit le passage de l’air.

Heureusement, il est possible d’agir sur tous ces éléments pour limiter le ronronnement nocturne.

Ronfler n’a aucun impact sur la santé

FAUX : Le ronflement est largement subi, en l’occurrence par l’entourage du dormeur, mais rarement considéré comme sérieux alors qu’il peut être le symptôme caché d’un trouble du sommeil dommageable pour la santé du ronfleur: l’apnée du sommeil. Ce trouble grave se caractérise par des ronflements intenses suivis de pauses silencieuses (10 secondes environ) qui se révèlent être des arrêts respiratoires durant le sommeil. Les conséquences peuvent être multiples, comme les dénombre le Dr Masse, chirurgien-dentiste spécialiste du traitement de l’apnée du sommeil:

«Somnolence en journée à la suite de microréveils répétitifs, maux de tête matinaux, irritabilité et, à plus long terme, hypertension artérielle, dépression et problèmes cardiovasculaires dus à une mauvaise circulation de l’oxygène jusqu’au cerveau. L’apnée du sommeil dite «obstructive» toucherait 2 % des femmes et 4% des hommes âgés de 30 à 60 ans.»

Tous les ronfleurs ne souffrent pas de ce trouble du sommeil, mais certains ronflements, surtout ceux suivis d’une pause, ne doivent pas être pris à la légère.

Le ronflement peut conduire au divorce

VRAI : L’intensité du ronflement peut atteindre 95 décibels, soit l’équivalent d’un camion passant à proximité! Or, qui dort paisiblement à côté d’une autoroute?

Selon une étude menée en France par la chaîne hôtelière du groupe InterContinental Hotels, plus de 60 % des personnes en couple perdent entre 15 minutes et 5 heures de sommeil par nuit à cause des respirations bruyantes de leur partenaire. Coups de coude, sifflements, tout est bon pour obtenir un moment de répit sonore pendant la nuit. Plus d’une personne sur quatre est ainsi obligée de réveiller son partenaire qui ronfle.

Rosalind Cartwright, chercheuse américaine et fondatrice du Centre des troubles du sommeil en Illinois, étudie de près les couples aux prises avec des problèmes de ronflement.

«Nos résultats indiquent que le sommeil de la femme est réellement perturbé à cause des bruits émis par le mari la nuit. Ce n’est pas un problème mineur. Le manque de sommeil chez les deux conjoints crée une situation remplie d’hostilité et de tension.»

Ainsi, 10 % des couples font chambre à part et près de 11 % ont failli se séparer à cause des problèmes de ronflement.

Pour chaque ronfleur, un traitement

VRAI : Le marché de l’antironflement est florissant! Si certains traitements vendus sur l’internet ont l’allure de véritables gadgets, d’autres, en vente dans les pharmacies et les cliniques, ont prouvé leur efficacité et sont à essayer avant d’avoir recours à une opération. Parmi les moins convaincants, on trouve: les bracelets, bagues et anneaux dans le nez, que l’on peut se procurer sur l’internet ou en vente par correspondance, dont les effets ont rarement été prouvés, hormis par des firmes médicales douteuses.

En pharmacie, on peut trouver généralement une large gamme de bandelettes qui facilitent le passage de l’air par les narines ou encore des vaporisateurs lubrifiants qui ramollissent les tissus et muscles de la gorge mis en cause dans le ronflement. Une solution pour ronfleurs occasionnels. Si le problème persiste, le Dr Masse préconise l’utilisation d’une orthèse dentaire.

«Portée toutes les nuits, celle-ci modifie légèrement la position de la mâchoire et maintient la langue vers l’avant afin d’éliminer, dans 90 à 95 % des cas, le risque de ronflement.»

L’orthèse est aussi largement conseillée en cas d’apnée du sommeil. Enfin, pour ceux qui préfèrent les méthodes douces, des rééducations antironflement, basées sur des exercices qui raffermissent les muscles de la gorge, peuvent être faites chez soi ou chez des orthophonistes.

Il faut toujours écouter les remèdes de grand-mère

FAUX : On m’a dit de surélever la tête et de dormir sur le côté pendant la nuit… Moi, j’ai entendu dire qu’il faut coudre une balle de tennis dans le haut du dos de son pyjama… Ma grand-mère disait toujours de dormir avec une noix dans la bouche! Fléau nocturne depuis la nuit des temps, le ronflement a été la source d’inspiration de toutes sortes de solutions, qu’elles découlent du gros bon sens ou qu’elles soient totalement fantasques. Avant d’en arriver à ces méthodes, parfois barbares, dans le but de stopper le problème du ronflement, quelques règles d’hygiène sont d’abord à adopter: perdre du poids, ne pas boire d’alcool moins de deux heures avant de se coucher, prendre un décongestionnant ou un antihistaminique avant d’aller au lit, faire fonctionner un humidificateur pour améliorer la qualité de l’air dans la chambre. Bien sûr, la balle de tennis dans le pyjama vous assurera de ne jamais dormir sur le dos, mais la noix dans la bouche, autrefois recommandée afin d’agrandir le canal d’air au fond de la gorge, risque cependant de vous étouffer au lieu de vous faire dormir comme un bébé…

Passer sous le scalpel : le dernier recours?

VRAI : Les remèdes de grand-mère n’ont pas fonctionné, les traitements du médecin non plus? Peut-être votre problème de ronflement vient-il finalement d’une anomalie au niveau du pharynx? Dans ce cas seulement ou en cas d’apnée du sommeil risquée pour la santé, il pourrait falloir envisager un traitement chirurgical. L’opération, qui a lieu sous anesthésie générale, consiste à raccourcir le voile du palais, à enlever une partie de la luette (intervention alors appelée pharyngoplastie) ou à retirer les amygdales (amygdalectomie) si elles sont obstructives. L’opération impose une hospitalisation de deux ou trois jours, en moyenne.

Si le bistouri vous fait peur, l’intervention laser, qui se déroule en plusieurs séances sans hospitalisation ni anesthésie, est une autre solution intéressante. De même que la radiofréquence (ou somnoplastie), qui n’est pas une vraie opération, mais permet de rétracter les tissus et de diminuer les vibrations du voile du palais grâce à des électrodes. Une discussion avec son médecin et son chirurgien permet d’y voir plus clair avant de se lancer.

À savoir : si l’efficacité de ces techniques est satisfaisante, elle ne persiste pas à très long terme. Les ronflements ont tendance à réapparaître avec l’âge ou la prise de poids.

Mon enfant ronfle, mais je ne m’inquiète pas

FAUX : Pas besoin de s’alarmer, mais il faut tout de même rester vigilant. Si l’enfant ronfle de manière régulière, c’est-à-dire en dehors de périodes de rhume ou d’allergie, cela peut traduire un problème sérieux de respiration. Environ 11% des enfants (âgés de 4 à 9 ans) ronflent, et cette proportion augmente dramatiquement lorsque les parents sont fumeurs. Fatigués au réveil, irritables et agités en journée, ils présentent des symptômes inquiétants qu’il faut surveiller.

«Les troubles respiratoires du sommeil seraient sous-rapportés autant chez les adultes que chez les enfants», estime Nelly Huynh, professeure à la faculté de médecine dentaire de l’Université de Montréal.

«Les parents devraient être attentifs à la respiration nocturne de leur enfant, à son humeur, à sa fatigue. Les professionnels de la santé devraient quant à eux poser des questions sur le sommeil de l’enfant et même sur celui du parent. Si ce dernier est apnéique, il y a de fortes probabilités que le jeune le soit aussi.»

Ces enfants ronfleurs peuvent aussi souffrir d’un volume anormal des amygdales. Il est alors nécessaire de pratiquer une opération afin de les retirer et ainsi libérer les voies respiratoires de l’enfant.

Les chanteurs ne ronflent jamais

VRAI ET FAUX : Rien n’a jamais été prouvé, mais les médecins ont remarqué que les gens qui font beaucoup fonctionner leur souffle et leur voix ont des prédispositions à ne pas ronfler. Jouer du Didgeridoo (sorte de grande flûte australienne) a même été l’objet d’une étude publiée dans le British Medical Journal afin de démontrer les bienfaits des techniques du souffle dans ce long instrument sur des patients atteints d’apnée du sommeil. L’augmentation de la capacité pulmonaire serait donc peut-être un facteur de diminution du ronflement et des autres troubles du sommeil liés à la respiration. Certains médecins prescrivent désormais le chant pour guérir du ronflement.

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Bien dormir n’est pas un luxe


Dormir .. c’est quoi ça ? Et c’est un problème qui touche juste au Canada des millions de personnes… Le manque de sommeil peut avoir plusieurs causes .. certains peuvent être compenser alors que d’autres demande de l’aide
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Bien dormir n’est pas un luxe

 

Nous passons un tiers de notre vie à dormir. Mais tous n'ont pas le sommeil... (PHOTO FOURNIE PAR PHOTOS.COM)

PHOTO FOURNIE PAR PHOTOS.COM

CAROLINE RODGERS, collaboration spéciale
La Presse

Nous passons un tiers de notre vie à dormir. Mais tous n’ont pas le sommeil réparateur dont ils ont besoin pour recharger leurs batteries! Les troubles du sommeil sont nombreux et répandus. L’insomnie, l’apnée du sommeil, le bruxisme et le syndrome des jambes sans repos n’en sont que quelques exemples.

Les ennemis du sommeil sont présents partout dans nos vies modernes: café, alcool, nicotine, stress, anxiété, horaires de travail atypiques, maladies, mauvaises habitudes, mauvaise alimentation, bruit, vieillissement, déséquilibres hormonaux, la liste est longue. Et mal dormir peut avoir de graves conséquences. En plus d’avoir des répercussions sur l’humeur, la fatigue et la somnolence entraînées par un sommeil de mauvaise qualité ou insuffisant augmentent les risques d’accidents, de maladies et d’absentéisme au travail. Elles nuisent également à la productivité, entre autres effets.

Selon Statistique Canada, plus de trois millions de Canadiens souffriraient d’insomnie. Au Québec seulement, cette dernière entraînerait des coûts directs et indirects de 6,6 milliards par an, selon une étude du Dr Charles Morin, directeur du Centre d’étude des troubles du sommeil de l’Université Laval publiée en 2009.

D’autre part, 3% des personnes âgées de 18 ans et plus souffrent d’apnée du sommeil, et cette proportion augmente à 5% chez les 45 ans et plus. Plus d’un adulte canadien sur quatre présente un risque élevé de faire de l’apnée du sommeil et les hommes de 50 ans et plus présentant un surplus de poids sont particulièrement à risque. Souvent, l’apnée du sommeil est associée à d’autres maladies, comme le diabète, l’hypertension, les maladies cardiaques, la dépression ou les troubles de l’humeur, et augmente les risques de les contracter.

Pour beaucoup de gens, les difficultés éprouvées pour dormir peuvent être résolues en changeant leurs habitudes de vie et en adoptant une hygiène de sommeil adéquate. Mais dans les cas plus graves, une aide médicale est nécessaire pour obtenir un diagnostic et trouver des solutions. Il sera peut-être alors nécessaire, pour ces personnes, de consulter des spécialistes du sommeil et de mener une étude de sommeil, ou polysomnographie, un examen complet en laboratoire qui permettra de savoir exactement ce qui trouble leurs nuits.

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Dix vérités sur le sommeil


Le sommeil, il me semble que c’est un beau mot … mais difficile a réaliser dans la réalité du moins pour certains points. Plus nous avançons sur la recherche sur le sommeil, plus il y a des liaisons avec la santé. L’idéale serait de suivre son horloge interne mais cela est impossible a cause de notre mode de vie Pourtant, il faut éliminer ce qui peut nuire a notre sommeil …
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Dix vérités sur le sommeil

 

La fatigue est la raison de près de 10% des consultations chez le médecin.

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Sophie Allard
La Presse

La plupart des Québécois dorment deux heures de moins par nuit que ce dont ils ont besoin. Les conséquences peuvent être graves, fait remarquer le Dr Pierre Mayer, directeur de la Clinique du sommeil de l’Hôtel-Dieu du CHUM.

Dans son nouveau livre Dormir – le sommeil raconté, il prend soin de donner des conseils pour adopter et maintenir de bonnes habitudes de sommeil, gage d’une meilleure santé globale.

«Les gens se soucient de leur alimentation, de leur forme physique, mais très peu sont sensibilisés à l’importance du sommeil, explique-t-il C’est le seul temps compressible. On coupe dans le sommeil, sans soupçonner à quel point les conséquences peuvent être graves.»

Selon le Dr Mayer, les gens prennent le sommeil à la légère.

«On en est à l’âge de pierre. Comme où l’on se trouvait par rapport à l’alimentation il y a 20 ans. Aujourd’hui, les gens mangent bio. Je souhaite qu’ils vivent bio, au rythme de leur horloge interne.»

Voici quelques vérités extraites de son livre, lancé la semaine dernière.

1. L’absence de sommeil tue plus rapidement que le manque de nourriture.

Chez le rat, la privation de sommeil peut tuer en moins de 10 jours, nous apprend le Dr Mayer. Chez l’humain, les conséquences du manque de sommeil sont dramatiques.

«Une étude réalisée à Chicago chez des jeunes hommes de 20 ans a montré que dormir quatre heures par nuit pendant six nuits consécutives entraînait des perturbations métaboliques semblables à celles causées par le diabète», écrit le Dr Mayer.

D’autre part, environ le quart des adultes de 25 à 59 ans qui dorment cinq heures ou moins sont hypertendus. C’est 12% chez les gens qui dorment sept-huit heures quotidiennement.

2. Le manque de sommeil est le premier responsable de l’épidémie d’obésité.

«Pendant que la proportion de gens obèses a plus que doublé, passant de 10 à 25%, nous avons diminué de plus de deux heures et demie (30%) en moyenne notre temps de sommeil par nuit. Une corrélation parfaite qui n’est pas le fruit du hasard statistique», écrit le Dr Mayer.

Selon plusieurs chercheurs, la carence de sommeil est le principal facteur d’obésité. Moins on dort, moins on sécrète de leptine, hormone qui freine notre appétit. Ça crée un cercle vicieux.

«Quand on coupe sur notre sommeil, on a plus faim, on prend du poids et on développe de l’apnée du sommeil», résume l’expert en entrevue.

3. La fatigue est la raison de près de 10% des consultations chez le médecin.

Dans 50% des cas, les causes de fatigue sont inconnues.

«La plupart du temps, la fatigue est un grand mystère. Les gens sont souvent frustrés. Quand finalement on ne trouve pas de cause physique, il faut travailler sur le mental. Le yoga, le tai-chi, l’exercice physique peuvent être bénéfiques pour contrer la fatigue cérébrale.»

Même si les causes sont inconnues, mieux vaut en glisser un mot à son médecin.

4. Le sommeil est plus réparateur avant minuit.

«Certaines réactions physiologiques essentielles à la vie ne se produisent que pendant le sommeil. C’est le cas de la sécrétion de plusieurs hormones, dont l’hormone de croissance, qui est produite principalement au début de la nuit pendant le sommeil lent profond», écrit-il.

Chez l’enfant, cette hormone est liée à la croissance. Chez l’adulte, elle favorise le développement de la masse et de la force musculaires.

5. Il y a huit fois plus d’accidents de la route vers 5h du matin et quatre fois plus d’accidents vers 14h.

«C’est le reflet de notre horloge interne qui nous ouvre des fenêtres sur le sommeil, dit Dr Mayer. Si on manque de sommeil, on ressent donc à ces moments une forte somnolence. Mieux vaut prendre une pause si on est volant.»

Il écrit que la somnolence est la cause de 57% des décès chez les camionneurs et elle est ainsi la principale cause de mortalité au travail. Plusieurs camionneurs s’arrêtent lors des fenêtres de vulnérabilité.

6. Le manque de sommeil est lié à plusieurs catastrophes.

La fatigue ou la somnolence auraient été en cause dans l’accident de l’Exxon Valdez en 1989, l’explosion du réacteur nucléaire de Tcherbobyl en 1986 et l’explosion de la navette Challenger en 1986, selon les commissions d’enquête.

«Quand on gruge dans son sommeil, ça équivaut rapidement à une nuit blanche. C’est plus sournois parce qu’on ne se méfie pas de notre manque de vigilance. Pourtant, c’est comme être en état d’ébriété», dit le Dr Mayer.

7. Twitter et Facebook comptent parmi les ennemis du sommeil.

«Tout ce qui favorise l’éveil est un ennemi du sommeil. L’explosion des médias sociaux et des progrès technologiques nuisent au sommeil selon l’usage qu’on en fait, dit le Dr Pierre Mayer. Si on va sur Twitter, où les messages sont parfois provocants, avant de dormir ou si on traîne la tablette électronique dans son lit pour naviguer sur le web, on stimule notre système nerveux central, on active les centres de l’éveil. Replonger dans le sommeil est plus compliqué.»

Peu d’études ont été menées sur les tablettes, mais certaines (sans rétro-éclairage) seraient plus recommandables.

«La stimulation directe au niveau de la rétine est susceptible d’entraîner l’inhibition de sécrétion de la mélatonine, l’hormone du sommeil. Je suis d’avis que c’est surtout l’activité qu’on en fait qui est importante. Lire un livre qui nous apaise, peu importe le médium, peut être bon pour l’un et mauvais pour l’autre. Il n’y a pas une seule et unique recommandation.»

8. À la puberté, l’horloge biologique se retarde de deux heures.

«L’ado se couche plus tard et se lève plus tard naturellement. L’obligation de se lever tôt pour aller à l’école et la difficulté de s’endormir tôt entraînent d’importants manques de sommeil chez les jeunes. En fait, seulement 15% des adolescents dorment les neuf heures dont ils ont besoin en moyenne et un sur quatre dort six heures ou moins. Fatigués, il se reprennent la fin de semaine en se levant très tard, ce qui perpétue ou aggrave le retard de phase…»

Se coucher tôt n’est pas la solution. L’Association américaine de médecine du sommeil recommande d’ailleurs que les cours débutent plus tard au secondaire.

9. Plus de 10% de la population est atteinte d’apnée obstructive du sommeil.

«L’apnée du sommeil est un gros problème de santé publique. C’est plus qu’un arrêt respiratoire. De plus en plus d’études montrent que l’apnée du sommeil est un facteur de risque de maladie cardiaque, d’accident de la route et d’AVC. Ça peut aussi mener à la dépression.»

De meilleurs outils diagnostics et l’épidémie d’obésité sont liés à la forte prévalence de cas. Les apnéiques sont aussi nombreux que les asthmatiques.

10. Les femmes sont plus affectées par le travail de nuit.

«Il est plus difficile pour une femme de s’adapter au travail de nuit. Cela est sans doute en lien avec des caractéristiques physiologiques, comme le fait que l’horloge interne des femmes tourne un peu plus vite et qu’elles sont plus sujettes à l’insomnie», écrit le Dr Mayer.

Le corps réagit fortement.

«Le travail de nuit augmente de 50% les risques de cancer du sein chez la femme et de 70% chez les agentes de bord soumises en plus au décalage horaire.»

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Dr Pierre Mayer

Dormir – Le sommeil raconté Apprivoiser son sommeil pour être en meilleure santé

Éditions Pierre Tisseyre, 256 pages, 26,95$.

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Mort dans son sommeil ►Son appareil respiratoire était mal branché


Qui aurait su qu’un appareil aidant a respirer la nuit pour ceux qui souffre de l’apnée du sommeil doit se brancher uniquement a une plaque murale ? Cela prend toujours un drame pour changer les chose alors qu’il aurait fallut qu’une mise a garde …
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Mort dans son sommeil ►Son appareil respiratoire était mal branché

 

(Crédit photo: Gracieuseté) Yan Desjardins

TVA Nouvelles

Yan Desjardins, un jeune homme de 33 ans de Longueuil aux prises avec l’apnée du sommeil est mort dans son sommeil après que son appareil de ventilation ait cessé de fonctionner.

«J’ai été dans la chambre pour aller voir comment il allait et puis finalement, je l’ai découvert en arrêt cardio-respiratoire», se souvient Sophie Tessier, la femme de Yan Desjardins et mère de quatre enfants.

«Il avait une cardiomégalie, il manquait d’oxygène, il a développé une arythmie et puis, comme il n’y avait personne aux alentours, il est décédé sur le coup», explique le docteur Jacques Robinson.

L’appareil C.P.A.P., une sorte de ventilateur qui pousse de l’air dans les voies respiratoires couramment utilisé pour contrôler l’apnée lors du sommeil, avait été mal branché. En fait, il a été branché dans une rallonge électrique, ce qui n’est pas recommandé, puisque l’appareil peut surchauffer.

«S’il avait branché ça directement au mur, il serait peut-être encore en vie aujourd’hui», indique le docteur Jacques Robinson.

En effet, des analyses en laboratoire ont démontré que son appareil fonctionnait bien, mais que l’adaptateur dans lequel il était branché était, par contre, défectueux, puisque cinq des six fiches de la prise ne fonctionnaient pas.

Le coroner Robinson écrit dans son rapport -dont TVA Nouvelles a obtenu copie- qu’il faut brancher le C.P.A.P. directement dans une prise murale, mais Sophie Tessier et Yan Desjardins n’ont jamais été informés du danger que cela représentait.

(Crédit photo: TVA Nouvelles) Sophie Tessier

«J’étais choquée. Je me sentais coupable, triste», confie la femme.

Des règles d’utilisation méconnues

 

Un médecin spécialiste de l’apnée du sommeil rencontré par TVA Nouvelles a avoué ne pas savoir qu’on ne peut brancher l’appareil à un adaptateur.

«Ça, c’est une découverte. J’ai appris quelque chose du rapport du coroner», déclare le docteur Marcel Baltzan de la clinique du sommeil de l’Hôpital Mont-Sinaï.

Une consigne qui n’est d’ailleurs pas indiquée dans les manuels d’instructions. C’est pourquoi, dans son rapport, le coroner Robinson recommande, entre autres, que les fabricants d’appareils fassent une mise en garde aux utilisateurs et que Santé Canada émette des directives très claires, alors qu’un Québécois sur 20 souffre d’apnée du sommeil.

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Apnée du sommeil «On se demande si on est en train de devenir fou»


L’apnée du sommeil est trop souvent mal diagnostiquée et pourtant, quand on met le doigt dessus cela évite bien des problèmes de problèmes de santé. Il y a des moyens pour aider le dormeur a mieux dormir et voir toute sa vie changer pour le mieux
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Apnée du sommeil

«On se demande si on est en train de devenir fou»

«On se demande si on est en train de devenir fou»

Crédit photo : TVA Nouvelles

Juan Montégro

La sensation d’être toujours fatigué, et ce, dès le réveil est un des symptômes de l’apnée du sommeil.

Des centaines de milliers de personnes au Québec souffrent de cette maladie, qui passe souvent inaperçue.

«Quatre pour cent des hommes en bonne santé et 2% des femmes en souffrent», explique le docteur Marcel Baltzan, pneumologue à l’Hôpital Mont-Sinaï, à Montréal.

Selon une étude réalisée à l’Université Laval, 40% des Canadiens ont de la difficulté à dormir.

Après 3 années d’inquiétude, alors qu’il ne dormait presque plus, Juan Montégro a finalement trouvé la source de son problème.

«J’avais des cauchemars comme quoi… comme si j’étais dans une piscine», confie-t-il.

Pendant un certain temps, il a cru qu’il avait le cancer des poumons. Des médecins lui ont même dit qu’il faisait une dépression.

«On se demande même si on est en train de devenir fou.»

Finalement, les médecins de l’Hôpital Mont-Sinaï ont découvert que Juan Montégro avait des allergies, une amygdalite, et qu’il faisait aussi de l’apnée du sommeil.

Réjean Gardner, un autre patient qui souffre d’apnée du sommeil, a recours à un masque, pour pouvoir dormir.

(Crédit photo: TVA Nouvelles) Réjean Gardner

«C’est comme un petit compresseur qui envoie de l’air sous pression dans mon pharynx pour me permettre de respirer», explique-t-il.

Il a fallu cinq ans pour que sa maladie soit diagnostiquée. Il se sentait toujours fatigué, n’arrivait plus à se concentrer. Il a même fait un infarctus, qui pourrait être relié à cette apnée du sommeil.

Des risques importants

Les conséquences de l’apnée du sommeil peuvent parfois être graves.

«Ça peut tripler les chances de décès dans les cinq ans après le diagnostic, si on refuse le traitement. Cela peut aussi encourager une arythmie du cœur: le sang devient paresseux, il se forme alors des caillots», dit Marcel Baltzan.

L’apnée du sommeil peut également provoquer des AVC.

http://tvanouvelles.ca