Le Saviez-Vous ► 5 animaux dont le sang n’est pas rouge


Les humains et les animaux ont du sang rouge, sinon, il y aurait lieu de s’inquiété pour sa santé. Mais certains invertébrés, ils ont du sang d’une autre couleur. Il en a qui ont du sang de la même couleur que M. Spock, mais ils ne viennent pas de Vulcan, ils habitent bien sur terre. D’autre par contre, ont du sang rose, violet, bleu, et même incolore
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5 animaux dont le sang n’est pas rouge

 

limule crabe

par Clara Zerbib, journaliste animalière

Chez la plupart des vertébrés, y compris l’Homme, le sang est de couleur rouge. La raison ? L’hémoglobine, une protéine qui permet au sang de transporter l’oxygène et qui contient un atome de fer. Or, ce fer absorbe toutes les longueurs d’onde de la lumière, excepté le rouge

Chez les invertébrés, c’est un atome de cuivre qui transporte l’oxygène, colorant ainsi leur sang en bleu ou en vert. Voici quelques-unes de ces étranges créatures.

1. La pieuvre

La pieuvre, aussi appelée poulpe, est un invertébré au sang bleu puisqu’elle utilise l’hémocyanine au lieu de l’hémoglobine pour transporter l’oxygène dans ses veines. Étant donné que la pieuvre peut évoluer dans des eaux profondes pauvres en oxygène, cette protéine chargée en cuivre est plus adaptée à sa survie. Même si le moindre changement d’acidité de l’eau la rend plus vulnérable.

Cet animal particulièrement étrange possède également trois cœurs qui lui permettent de pomper son sang. Et il a la formidable capacité à régénérer l’un de ses tentacules s’il est sectionné !

pieuvre

Crédits : iStock

2. Le brachiopode

Les brachiopodes sont des animaux marins qui ressemblent aux coquillages tels que les palourdes. Mais en réalité, ce ne sont pas des mollusques. D’autant plus que leur sang possède une teinte pour le moins originale : rose.

En effet, les brachiopodes transportent l’oxygène dans leur sang grâce à l’hémérythrine, une autre protéine pigmentée qui contient aussi des atomes de fer. Cependant, elle donne au sang une couleur rose ou violette lorsque ce dernier commence à absorber de l’oxygène. Le reste du temps, il est incolore.

brachiopode

 

Crédits : Didier Descouens/Wikipédia

3. Le scinque de Prasinohaema

C’est en Nouvelle-Guinée que l’on retrouve six espèces de lézards au sang vert. Fait étonnant, puisque les lézards sont des vertébrés et qu’ils ont normalement le sang rouge. Cette couleur verte est due à une forte concentration de biliverdine, un pigment contenu dans la bile résultant de la dégradation de l’hémoglobine. Ce pigment est également présent dans le sang humain, mais en toute petite quantité. Il est responsable de la teinte verdâtre autour des contusions.

Une accumulation de biliverdine provoque la jaunisse chez l’Homme, voire la mort. Cette substance est donc toxique pour l’Homme mais ne semble avoir aucun impact sur les lézards à sang vert. En effet, la quantité de biliverdine dans leur sang représente jusqu’à quarante fois la dose létale pour un humain ! Les scientifiques doivent donc encore découvrir pourquoi le sang de ces lézards est vert et en quoi il est bénéfique pour eux…

lézard vert

Crédits : AsenaS/Pixabay

4. Le crabe fer à cheval

Aussi appelé limule, ce crabe a une forme qui fait penser à celle d’un fer à cheval, d’où son nom. Mais ce crabe porte encore un autre nom : crabe au sang bleu. En effet, cet animal qui peut mesurer jusqu’à 50 centimètres et vivre jusqu’à 30 ans a la particularité d’avoir le sang bleu.

Ses cellules sont si incroyables qu’elles produisent une protéine particulière permettant de transformer son sang en gel capable de bloquer les infections bactériennes. Ainsi, lorsque ses cellules rencontrent une bactérie, elles sécrètent ce gel qui enveloppe rapidement cette dernière, l’empêchant de se propager.

limule crabe

 

Crédits : Didier Descouens/Wikipédia

5. Le poisson-antarctique

Le poisson-antarctique, de son nom scientifique Notothenioidei, a l’étrange particularité de ne pas avoir de globules rouges, ni d’hémoglobine. Ainsi, il absorbe directement l’oxygène, naturellement plus présent dans les eaux froides. Ce poisson vit dans les eaux glacées de l’Antarctique, dans des conditions extrêmes que peu d’êtres vivants sont capables d’endurer. En effet, il peut s’adapter à des températures qui peuvent descendre jusqu’à — 30 °C !

Étant donné qu’il évolue dans des eaux gelées, le poisson-antarctique a développé une étonnante capacité : il possède de l’antigel dans son sang. Ce dernier se présente d’ailleurs sous la forme d’un liquide incolore, ce qui est plutôt surprenant.

poisson antarctique

Crédits : Marrabbio2/Wikimedia Commins

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Un poisson ‘’antigel’’ intrigue les chercheurs


Généralement, des cristaux dus au froid dans les veines devraient être mortels, mais un poisson ne semble pas s’en formalisé, car il peut vivre une trentaine années sans problème. Des recherches en vue pour élucider ce mystère de la nature
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Un poisson ‘’antigel’’ intrigue les chercheurs

 

Certaines espèces animales sont capables de s’adapter à des environnements parfois extrêmement hostiles, comme c’est le cas du poisson « antigel ». Le Notothenioidei, ou poisson antarctique, est en effet doté d’un antigel dans son sang. De nombreux poissons de l’Arctique et de l’océan Austral sont munis de cette forme de protéine.

Avec une température corporelle tournant autour de -6°C, le Notothenioidei peut vivre dans des eaux environnant les -28°C. Si cet atout fascine les scientifiques, ceux-ci ont toutefois découvert que certains de ces poissons avaient des cristaux de glace dans leur sang, qui ne fondent pas même dans des températures supérieures au point de fusion de la glace.

Le phénomène intrigue d’autant plus les chercheurs puisque les cristaux peuvent, ou du moins devraient, menacer la vie de ces poissons en bloquant les petits vaisseaux, nuisant ainsi aux poumons ou au cerveau. Pourtant, le Nonothenioidei peut vivre une trentaine d’années sans problème apparent. Comment le poisson antarctique survit-il avec des cristaux de glace à l’intérieur de lui? Voilà un mystère que les chercheurs tentent d’élucider, pour possiblement trouver des applications pour l’homme…

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Une sangsue survit 24 heures à – 196°C, dans de l’azote liquide


C’est étonnant que des simples petites sangsues qui n’ont pratiquement aucune chance de rencontrer des froids aussi intenses peuvent survivre.
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Une sangsue survit 24 heures à – 196°C, dans de l’azote liquide

 

Parue fin janvier dans la revue PLoS ONE, c’est une étude idéale pour un mois d’hiver puisqu’elle évoque la résistance d’un organisme au grand froid. On sait que l’exposition prolongée à des températures négatives provoque le gel de l’eau contenue dans les cellules, ce qui conduit à l’explosion et à la mort de celles-ci.

C’est d’ailleurs pour cette raison que les animaux entrant en hibernation (marmottes, loirs, hérissons, grenouilles, lézards, etc.) voient certes leur température corporelle chuter, mais jamais en dessous de 1 ou 2°C. Ces animaux se débrouillent d’ailleurs pour passer la saison froide dans un habitat relativement protégé, l’hibernaculum, qu’ils ont souvent aménagé eux-mêmes en prévision de leur léthargie à venir et dont la température reste relativement constante pendant l’hiver.

Dans l’étude japonaise publiée par PLoS ONE, on n’est ni dans le programmé, ni dans le progressif. Les auteurs de ce travail ont plutôt fait dans le subit et le violent, en plaçant tout d’abord sept espèces différentes de sangsues dans un congélateur, à – 90°C, pendant 24 heures. Les représentants d’une seule espèce – Ozobranchus jantseanus, une petite sangsue tétant le sang de tortues asiatiques – ont survécu sans problème à ce traitement. On a donc poursuivi l’expérience pour tester leur résistance sur la durée. Trois mois plus tard, toutes les sangsues étaient encore vivantes. Neuf mois après le début de l’expérience, idem. Ce n’est qu’au bout de quinze mois de congélation que les premières pertes sont apparues. Et quand, trente-deux mois après le début de l’expérience, celle-ci est arrivée à son terme, une sangsue était encore en vie.

Mais les chercheurs japonais n’étaient pas au bout de leurs surprises. Ils ont également plongé cinq de ces animaux dans de l’azote liquide, soit à – 196°C, et ce 24 heures durant. Ceux qui croiraient qu’en-dessous d’un certain seuil, il n’y a plus vraiment de différence dans le grand froid, se trompent. Entre les deux expériences, il y a le même écart qu’entre mettre sa main dans la neige et la tremper dans une casserole d’eau bouillante. Quand les sangsues sont ressorties, cryogénisées, de l’azote liquide, elles n’étaient pas mortes pour autant. Après un passage dans de l’eau à température ambiante, elles ont repris vie. Toutes les cinq.

On pourrait rétorquer que ces sangsues présentent certes des caractéristiques exceptionnelles mais qu’on est loin du record en la matière, détenu par des invertébrés encore plus petits qu’elles, les tardigrades. Véritables trompe-la-mort, ces bestioles font preuve d’une résistance exceptionnelle face à quantité d’environnements hostiles, comme le vide spatial ou une plongée dans l’hélium liquide (-269°C), soit à une poignée de degrés du zéro absolu.

Mais les tardigrades ont un truc : ils ont besoin d’une période de préparation, d’adaptation, au cours de laquelle ils réduisent au maximum la présence d’eau dans leur corps, que ce soit dans les cellules ou entre elles. Au cours de cette phase de déshydratation, ils fabriquent des sucres qui vont en quelque sorte servir d’antigel. Puis, leur métabolisme va quasiment s’arrêter et, ainsi parés, ils résisteront presque à tout. Sans cette période d’acclimatation, ils s’avèrent plus fragiles que les sangsues asiatiques : une expérience a ainsi montré que seulement 22 % des tardigrades subitement plongés dans de l’azote liquide survivaient à un quart d’heure de ce traitement.

Pour les auteurs de l’étude, la performance d’Ozobranchus jantseanus est d’autant plus surprenante que rien ne prédestine cet animal à résister à un froid aussi intense, étant donné que, dans son mode de vie, il n’est que rarement exposé à des températures négatives. Pour le moment, on ignore par quel mécanisme ces sangsues parviennent à survivre à des chocs de température aussi violents. Aucune trace du procédé employé par les tardigrades ne se retrouve chez elles. Dans leurs conclusions, les chercheurs soulignent que résoudre l’énigme pourrait permettre le développement de nouvelles méthodes de préservation par le froid voire la résurrection d’organismes congelés, qu’ils soient découverts dans le pergélisol, en Antarctique… ou lors de l’exploration d’autres planètes !

Pierre Barthélémy

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Dangers domestiques: comment protéger vos chiens et chats?


Nos animaux qui vivent avec nous ne peuvent pas distinguer ce que nous utilisons, ou notre environnement sont toujours sans danger pour eux. Il est donc nécessaire de faire attention a nos petites bêtes pour qu’ils n’arrivent pas d’incidents malheureux qui pourrait dans certains cas être mortel
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Dangers domestiques: comment protéger vos chiens et chats?

Dangers domestiques: comment protéger vos chiens et chats?

Nos maisons, nous les partageons souvent avec nos chiens et nos chats. Malheureusement, elles regorgent de dangers dont nos amis poilus n’ont pas conscience! Quelques précautions simples permettent cependant d’éviter les accidents.

Pas de contact avec les produits ménagers


Les
produits anti-limaces et anti-herbes sont toxiques pour les animaux. Lorsqu’ils sont répandus sur le sol, ces produits représentent un danger notamment pour les chats qui contaminent leurs pattes en marchant et ingèrent le produit ultérieurement en se lavant. Ceci peut provoquer des brûlures de la langue empêchant le chat de s’alimenter. Des soins vétérinaires
administrés à temps permettent de soigner ces blessures. Les poisons anti-rongeurs à action anticoagulante représentent aussi un danger. Lorsque l’animal en ingère une quantité suffisante pour être intoxiqué, il doit recevoir un antidote quotidiennement pendant plusieurs mois! Enfin, l’antigel possède un goût sucré attirant et son ingestion entraîne une insuffisance des reins causant la mort en quelques heures.

Les plantes ornementales: ennemies des estomacs!

Les chats et parfois les chiens apprécient de grignoter les végétaux rencontrés dans votre maison ou votre jardin. Cette activité n’est cependant pas toujours sans danger. Dans la plupart des cas, les troubles de la santé sont peu sévères et se limitent à une inflammation de l’estomac qui se manifeste par des nausées et vomissements. Cependant, quelques plantes se révèlent plus toxiques et peuvent provoquer des troubles cardiaques (muguet, digitale). Mieux vaut donc ne pas posséder ces végétaux!

Les corps étrangers intestinaux


Il n’est pas rare de rencontrer des chiens qui rongent et mangent de petits objets en plastique, en bois…. Les chats aussi, aiment notamment
jouer avec des fils de laines ou autres ficelles. Dès lors, il est vivement conseillé de ne jamais laisser traîner tout ce qui pourrait être avalé par les carnivores domestiques. En effet, si dans certains cas on retrouve l’objet (entier ou en morceau) dans les selles, dans d’autres cas, il se coince dans l’estomac ou dans l’intestin et empêche partiellement ou totalement le transit digestif. Cette situation représente souvent une urgence chirurgicale. En effet, outre les troubles digestifs sévères (constipation, vomissements…), la paroi de l’intestin peut rapidement se nécroser et causer la mort de votre ami.

Les fenêtres oscillo-battantes: pièges à chats

Désireux de toujours plus de liberté, votre chat aura très vite repéré l’appel de l’extérieur via l’espace laissé par votre fenêtre oscillo-battante. Sachez qu’il est important de ne jamais laisser ce type de fenêtre entre-ouverte dans une pièce où vit un chat! En effet, dans de nombreux cas, le petit félin se hisse par l’ouverture mais se retrouve piégé les pattes antérieures à l’extérieur et le train arrière à l’intérieur. S’il reste plusieurs dizaines de minutes dans cette position, sa circulation sanguine va être compromise et les membres postérieurs vont souffrir d’un défaut de vascularisation. Dans de nombreux cas, cet accident entraîne malheureusement des dommages irrémédiables et la mort du chat

http://www.e-sante.be