Un produit antibactérien populaire interférerait avec les antibiotiques


La résistance aux bactéries et aux antibiotiques est de gros problème et des scientifiques viennent de constater que bien des produits ménager en sont une des causes, et aussi d’autres produits tel que parfum, maquillage, des cartes de crédit etc ..
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Un produit antibactérien populaire interférerait avec les antibiotiques

 

Le triclosan fait partie des ingrédients de ce... (Photo Kiichiro Sato, archives AP)

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Le triclosan fait partie des ingrédients de ce savon antibactérien.

PHOTO KIICHIRO SATO, ARCHIVES AP

 

JEAN-BENOIT LEGAULT
La Presse Canadienne
Montréal

Un produit antibactérien que l’on trouve dans une vaste gamme de produits ménagers semble plutôt renforcer la résistance des bactéries aux antibiotiques.

Le triclosan se retrouve dans des produits comme les lotions, les parfums, les désodorisants, les produits de santé naturels, les dentifrices, les rince-bouche, les désinfectants/nettoyants pour les mains, les savons pour la peau, les shampoings et les produits de maquillage pour les yeux et le visage. On en retrouverait même dans les vêtements, les jouets et les cartes de crédit.

On l’utilise comme agent de conservation, pour prévenir les odeurs, pour tuer ou éliminer les bactéries, et pour empêcher la croissance de bactéries, de champignons et de moisissures, peut-on lire sur le site de Santé Canada.

Des chercheurs de l’Université Washington, à Saint-Louis, ont constaté, lors d’expériences chez des souris, qu’une exposition au triclosan permet aux bactéries de résister à des doses d’antibiotiques qui leur seraient autrement mortelles. Qui plus est, cet effet protecteur a été mesuré face à de multiples classes d’antibiotiques.

« Ce n’est pas forcément surprenant, a réagi le docteur Christian Baron, le vice-doyen à la recherche et au développement de la Faculté de médecine de l’Université de Montréal. C’était déjà connu dans la communauté scientifique que des substances comme le triclosan […] qu’on trouve dans des produits comme le savon n’ont pas leur place-là. Il est clair qu’il y a des effets négatifs potentiels. »

Les chercheurs ont traité aux antibiotiques deux groupes de souris souffrant d’une infection urinaire. L’un des deux groupes a aussi reçu de l’eau à laquelle on avait ajouté du triclosan. L’urine de ce groupe contenait cent fois plus de bactéries que l’urine de l’autre, ce qui témoigne d’une efficacité réduite des antibiotiques.

Le triclosan est une substance toxique pour les bactéries. Sa présence provoque chez elles un état d’alarme qui leur confère ensuite une résistance à plusieurs molécules, et notamment aux antibiotiques.

« C’est comme l’alarme de feu d’une maison a illustré le docteur Baron. La bactérie est alertée, et ça augmente sa résistance. »

La puissante Food and Drug Administration des États-Unis s’est positionnée, en 2017, contre l’ajout de triclosan au savon, en évoquant notamment des préoccupations liées à la sécurité et à un manque d’efficacité.

Le triclosan fait actuellement l’objet d’au moins deux autres études : une étude animale qui porte sur le risque de développer un cancer de la peau après une exposition prolongée au triclosan et une autre qui essaie de déterminer si le triclosan se décompose en d’autres produits chimiques, sur la peau humaine, après une exposition aux rayons UV.

« C’est très difficile pour des agences comme Santé Canada de bannir ce genre de produit, mais au moins elles peuvent faire des recommandations, et je pense que les recommandations sont très claires depuis plusieurs années, a dit Christian Baron. Les consommateurs devraient réaliser que ces produits-là ne sont pas meilleurs (que) d’autres produits. Ça ne va pas les protéger, par contre ils vont avoir des effets négatifs. »

Les conclusions de cette étude sont publiées par le journal scientifique Antimicrobial Agents & Chemotherapy.

https://www.lapresse.ca/

Des larves bientôt envoyées en zones de guerre pour soigner les blessés


Un vieux remède refait surface pour aider les zones de conflits, de crises humanitaires ou les blessées sont difficiles d’accès. Des larves de mouches placées sur une plaie se nourrissent que de chairs mortes. Ces asticots sont des puissants antibactériens.
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Des larves bientôt envoyées en zones de guerre pour soigner les blessés

 

Les asticots mangent des tissus et de la chair morts et contrôlent l'infection car leur crachat et leur salive agissent comme un désinfectant et favorisent la guérison.

Des asticots pour nourrir chiens et chats de compagnie ? Crédits : Wikipédia

par Brice Louvet, rédacteur scientifique

Le gouvernement britannique prévoit de favoriser la guérison des blessures de guerre en appliquant des larves de mouches directement sur les plaies. Plusieurs zones de conflits sont concernées, où les accès aux premiers soins restent limités.

C’est un vieux remède – certes, fort peu ragoûtant – mais redoutablement efficace. Les aborigènes australiens, par exemple, y sont habitués. Ces asticots étaient également parfois utilisés pendant la Première Guerre mondiale pour soigner les soldats blessés dans les tranchées. Depuis, les accès aux premiers soins se sont très largement démocratisés, mais il existe encore des zones de guerre, souvent reculées, au milieu desquelles le simple fait de soigner une plaie reste une entreprise compliquée. Pour endiguer le problème, le gouvernement britannique a décidé de puiser dans les vieilles ressources : les larves de mouches.

Un puissant antibactérien

Ces larves (mouches vertes) ont en effet le pouvoir de freiner la contamination des plaies en se nourrissant des tissus humains morts et en propageant leur salive antibactérienne. Ce traitement est inhabituel au premier abord, mais redoutablement efficace. Un budget d’un peu plus de 200 000 euros sera prochainement alloué dans le but de soigner les blessés de guerre en Syrie, au Yémen, ou encore dans le Sud-Soudan.

« Les victimes de conflits et de crises humanitaires meurent encore de blessures qui pourraient facilement être guéries grâce à un accès correct aux soins », explique en effet au Telegraph Penny Mordaunt, secrétaire d’État britannique au Développement international.

mouches larves

Des larves de mouches vertes seront bientôt utilisées en zones de guerre pour soigner les blessés. Crédits : Wikipédia

Jusqu’à 250 plaies soignées par jour

Pour ce faire, l’armée britannique demandera aux hôpitaux de campagne d’élever des larves directement sur place. Celles-ci, stérilisées dès la naissance puis incubées pendant quelques heures, pourront ensuite être envoyées dans les zones concernées pour soigner les plaies. Elles seront soit placées directement dessus pendant deux à quatre jours, soit dans des BioBags qui seront ensuite enveloppés autour de blessures. Ces larves – qui ne se nourrissent que de tissus morts, et non de chair encore saine – ne seront destinées qu’à un usage unique, et seront ensuite placées dans des contenants cliniques après chaque utilisation pour éviter tout risque d’infection.

D’ici un an, les responsables du projet espèrent que suffisamment de larves pourront être élevées pour traiter jusqu’à 250 plaies par jour. Ces asticots peuvent de plus être utilisés pour traiter de nombreuses blessures, des brûlures aux plaies par balles. À terme, les autorités britanniques envisagent également de permettre aux communautés les plus isolées d’élever elles-mêmes leurs propres larves dans le but de panser d’éventuelles blessures.

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Les produits ménagers antibactériens ne servent à rien


Bien sûr qu’il est important de nettoyer notre demeure, mais dépenser des fortunes à divers produits anti-bactériens ne stérilise pas les surfaces, il reste toujours assez de bactéries pour reformer leur clan. Puis de toute manière, on est toujours vivant
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Les produits ménagers antibactériens ne servent à rien

 

© thinkstock.

Source: The Telegraph

Selon une étude britannique récente, pulvérisateurs et chiffons labellisés « antibactériens » ne servent à rien. Ou presque.

Selon une étude de la Northumbria University (Newcastle, Angleterre), les chiffons, éponges et autres lavettes « antibactériennes » n’éradiquent les bactéries que pendant une durée maximale de vingt minutes. Au terme de cette courte trêve, les germes se reproduisent car ils ne sont en réalité jamais totalement annihilés. Un élément suffit pour reconstituer « l’armée ».

Selon la chercheuse Clare Lanyon, l’achat de ces produits ménagers relève dès lors de la perte de temps et d’argent. Elle prétend d’ailleurs, étonnamment, qu’un simple pain de savon s’avère même plus efficace contre la bactérie parce qu’il contient des éléments mieux armés pour briser sa paroi cellulaire.

L’expérience a démontré que le nettoyage intensif et régulier n’offrait pas une meilleure garantie de « propreté absolue », car quelque soit l’énergie dépensée, votre maison ne sera tout simplement jamais « stérilisée » sous l’effet d’un quelconque produit.

De toute façon, l’exposition aux microbes permet au corps de mieux préserver ses défenses immunitaires et votre seule présence participe à la prolifération de nouvelles bactéries. Bref, la « propreté » n’est souvent qu’apparente mais, bonne nouvelle, ce n’est pas très grave.

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L’emballage alimentaire de demain


Un nouvel emballage alimentaire qui a tout pour être intéressant développé par des étudiantes à l’École Polytechnique de Montréal. Il est biodégradable, conserve les aliments plus longtemps et serait antibactérien contre des bactéries telles que E. coli, salmonella, listeria, staphylocoque. De plus, grâce à cet emballage, il y aura sans doute moins de gaspillage
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L’emballage alimentaire de demain

 

Le bioplastique produit dans un laboratoire de Polytechnique

Le bioplastique produit dans un laboratoire de Polytechnique Photo : Radio-Canada/Charles Contant

Des emballages moins polluants et capables de conserver les aliments plus longtemps. Voilà la petite révolution écologique que fomentent, dans leur laboratoire, deux ingénieures en génie chimique de Montréal.

Un texte de Jean François Bouthillette, des Années lumière

À première vue, cette pellicule transparente n’a rien de spécial. Souple, mince, elle fait le même son qu’un sac de plastique ordinaire quand on la manipule.

Mais ce bioplastique à base de chitosan, un produit tiré des carapaces de crustacés, est plein de promesses. Beaucoup moins polluant à produire et biodégradable, il est aussi capable de tuer les bactéries dangereuses et de prolonger la durée de vie des aliments.

En laboratoire, les chercheuses ont pu démontrer que la viande emballée dans leur film de chitosan pouvait être conservée une semaine de plus que dans un emballage ordinaire.

Ce qui empêche le produit de se conserver longtemps, c’est le développement de bactéries. Donc si on arrive à éliminer les bactéries, on augmente la durée de conservation. C’est exactement ce que fait ce bioplastique. Mounia Arkoun, finissante au doctorat en génie chimique à l’École polytechnique de Montréal

Mounia Arkoun, finissante au doctorat en génie chimique à l’École polytechnique de Montréal

Mounia Arkoun, finissante au doctorat en génie chimique à l’École polytechnique de Montréal Photo : Radio-Canada/Charles Contant

Cet emballage du futur est le fruit du travail de deux étudiantes au doctorat en génie chimique de l’École polytechnique de Montréal, Nury Ardila et Mounia Arkoun. Leurs recherches se poursuivent. Elles s’apprêtent à mesurer l’effet de leur ChitoPack – c’est le nom qu’elles lui ont donné – sur d’autres aliments comme le lait, les fruits et le fromage. Elles tentent aussi d’améliorer certaines propriétés mécaniques du bioplastique, comme sa résistance.

L’industrie alimentaire est très intéressée, évidemment. Mais au-delà des profits liés à une meilleure conservation, le ChitoPack présente aussi un grand intérêt pour la santé et l’environnement.

Avec notre emballage, on peut éviter des maladies, en tuant les bactéries comme la salmonella ou l’E. coli. Et aider à diminuer la pollution par les plastiques qui ne sont pas biodégradables. Nury Ardila, finissante au doctorat en génie chimique à l’École polytechnique de Montréal

La pellicule de chitosan est « active » : sa composition chimique lui permet d’éliminer les bactéries qui se développent à la surface des aliments. La viande emballée peut ainsi être conservée une semaine de plus.

La pellicule de chitosan est « active » : sa composition chimique lui permet d’éliminer les bactéries qui se développent à la surface des aliments. La viande emballée peut ainsi être conservée une semaine de plus. Photo : Radio-Canada/Charles Contant

C’est la composition chimique du chitosan qui lui confère ses propriétés antibactériennes. Il s’est montré très efficace pour éliminer des pathogènes parfois présents dans les aliments : E. coli, salmonella, listeria, staphylocoque… Des emballages actifs à base de chitosan pourraient ainsi réduire le nombre de cas d’infection et d’intoxication dus aux aliments contaminés, qui se chiffrent par milliers annuellement au Canada.

Doit-on s’inquiéter d’avaler de ce produit qui interagit avec nos aliments? Non, répondent les chercheuses, qui soulignent que l’innocuité du chitosan est établie depuis longtemps. Si des tests restent à faire, le chitosan ne semble d’ailleurs modifier ni le goût, ni la couleur, ni la texture des aliments.

À base de… carapaces de crevette

Les emballages de plastique ordinaire sont polluants à produire et persistent longtemps dans l’environnement. Le ChitoPack, lui, est beaucoup plus vert. Essentiellement composé de déchets organiques, il a aussi l’avantage d’être biodégradable.

Le chitosan est fait de carapaces de crustacés comme la crevette, réduites en poudre puis traitées pour en éliminer pigments, minéraux et protéines allergènes.

Le chitosan est fait de carapaces de crustacés comme la crevette, réduites en poudre puis traitées pour en éliminer pigments, minéraux et protéines allergènes. Photo : iStock

D’abord, des carapaces de crustacés sont réduites en une poudre : la chitine. C’est le matériau de structure de l’exosquelette de tous les arthropodes.

Des traitements éliminent ensuite pigments, minéraux et protéines responsables des allergies aux fruits de mer, puis rendent cette poudre soluble dans l’acide acétique – du vinaigre. On confectionne alors une solution de chitosan, visqueuse, qui se transforme en pellicule de bioplastique quand on fait s’évaporer l’acide.

Nury Ardila, finissante au doctorat en génie chimique à l’École polytechnique de Montréal

Nury Ardila, finissante au doctorat en génie chimique à l’École polytechnique de Montréal Photo : Radio-Canada/Charles Contant

Lutte contre le gaspillage

C’est là un autre intérêt du ChitoPack qui tient à coeur aux deux chercheuses. Elles soulignent que si le gaspillage alimentaire est un problème à l’échelle mondiale, il est particulièrement présent chez nous, au Canada.

À l’échelle mondiale, environ le tiers des aliments destinés à la consommation humaine sont gaspillés. En prolongeant la durée de conservation des aliments, l’emballage actif pourrait contribuer à régler le problème.

À l’échelle mondiale, environ le tiers des aliments destinés à la consommation humaine sont gaspillés. En prolongeant la durée de conservation des aliments, l’emballage actif pourrait contribuer à régler le problème. Photo : iStock

À l’échelle mondiale, environ le tiers des aliments destinés à la consommation humaine sont gaspillés. C’est 1,3 milliard de tonnes d’aliments perdus par année, dont 20 % de la viande, 30 % des céréales et près de la moitié des fruits et légumes.

Dans les pays industrialisés, le gaspillage alimentaire par les consommateurs équivaut à lui seul à plus de 220 millions de tonnes par année – soit l’équivalent de toute la production alimentaire nette de l’Afrique subsaharienne.

En améliorant la durée de conservation des aliments, des emballages actifs pourraient contribuer à régler le problème.

http://ici.radio-canada.ca

Le sang du dragon de Komodo contre la résistance aux antibiotiques


Les dragons de Komodo ont une multitude de bactéries dans la bouche qui ne les affectent pas. La réponse serait dans le sang de cet animal et qui pourrait donner une réponse contre la résistance aux antibiotiques chez l’humain
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Le sang du dragon de Komodo contre la résistance aux antibiotiques

Le sang du dragon de Komodo contre la résistance aux antibiotiques

Le dragon de Komodo.Photo Gentside Découverte

Avec une longueur généralement comprise entre deux et trois mètres, le dragon de Komodo (Varanus komodoensis) est la plus grande espèce de lézard vivant sur Terre. Carnivore, il est connu pour se nourrir de charognes mais il lui arrive également de s’attaquer directement à des proies. Il utilise alors sa longue queue, ses griffes et surtout sa mâchoire pour en venir à bout.

Toutefois, ses dents sont loin d’être la seule arme qui se cache sans sa gueule. De précédentes études ont démontré que la bouche du dragon était un véritable nid à bactéries: au moins 57 espèces différentes ont pu y être détectées, ce qui contribuerait à la mort de ses victimes. Mais comment l’organisme du reptile parvient-il à résister à ces dangereuses bactéries?  

Des scientifiques de la George Mason University aux États-Unis dévoilent la réponse dans une nouvelle étude publiée par la revue Journal of Proteome Research. La résistance du dragon de Komodo se cacherait en réalité dans son sang et celle-ci pourrait même nous aider à lutter contre la résistance des bactéries aux antibiotiques.

DES FRAGMENTS DE PROTÉINES ANTIBACTÉRIENNES

Pour en arriver là, l’équipe a prélevé et analysé du sang de dragon de Komodo. Objectif: rechercher la présence de peptides antimicrobiens cationiques (CAMPs en anglais). Comme leur nom l’indique, ces molécules ont des propriétés antibiotiques et sont synthétisées par la majorité des êtres vivants, représentant une partie essentielle du système immunitaire.

«C’est cette partie du système immunitaire qui vous maintient en vie durant les deux à trois semaines avant que vous ne puissiez fabriquer des anticorps contre une infection bactérienne. Cela fait partie de votre réponse immunitaire généralisée», expliquait en 2015 dans un communiqué, Monique van Hoek, co-auteur de la nouvelle étude.

Pour détecter les CAMPs, les chercheurs ont utilisé une approche innovante appelée «bioprospection» consistant à utiliser des particules d’hydrogel chargées négativement afin de capturer les peptides chargés positivement. Au cours d’une précédente étude, ils avaient employé la même méthode pour étudier le sang prélevé chez des alligators.

Cette recherche avait permis de mettre en évidence des peptides aussi divers que sophistiqués. Suite à ces résultats, Van Hoek et ses collègues ont décidé de reproduire la même chose chez le dragon de Komodo, ce qui a conduit à l’identification de 48 CAMPs potentiels.

DES PEPTIDES TESTÉS SUR DES BACTÉRIES RÉSISTANTES

D’après les résultats, 47 peptides sur les 48 identifiés sont dérivés d’histones, des protéines déjà  connues pour avoir des propriétés antimicrobiennes. Après avoir synthétisé huit de ces peptides, les scientifiques ont donc décidé de tester leur pouvoir sur deux espèces de bactéries et pas n’importe lesquelles.

Pseudomonas aeruginosa ou bacille pyocyanique et Staphylococcus aureus ou staphylocoque doré peuvent toutes deux présenter une grande résistance aux antibiotiques. Mais face aux peptides du dragon de Komodo, elles n’ont pas fait long feu: sept des huit peptides testés ont réussi à tuer les deux bactéries tandis que le dernier n’a été efficace que sur P. aeruginosa.

«Cette étude démontre le potentiel et la promesse de notre approche de bioprospection dans la découverte de peptide antimicrobien cationique», écrivent les scientifiques dans leur étude, «et cela révèle la présence d’une pléthore de nouveaux peptides antimicrobiens dérivés d’histones dans le plasma du dragon de Komodo». 

UNE NOUVELLE PISTE CONTRE LA RÉSISTANCE AUX ANTIBIOTIQUES?

Si l’efficacité des peptides sur les bactéries résistantes semble prometteuse, il est encore trop tôt pour savoir si cela pourrait conduire à la mise au point de nouveaux traitements antibiotiques. À l’heure actuelle, on ignore encore comment ces substances sont produites mais aussi comment elles sont régulées, soulignent les scientifiques.

Ces peptides entrent-ils naturellement dans la composition du plasma ou sont-ils produits suite à  la détection de pathogènes? De futures recherches doivent être menées pour répondre à cette question. Les chercheurs envisagent également de déterminer si ce phénomène est limité au dragon de Komodo ou s’il se produit chez d’autres espèces, dont les humains.

«Nous espérons que toutes ces recherches puissent constituer une base pour développer de nouveaux traitements», avait précisé en 2015, le professeur Monique van Hoek.

Une perspective importante alors que la résistance aux antibiotiques représente un problème sanitaire de plus en plus préoccupant.

http://fr.canoe.ca

Les bienfaits du clou de girofle : vive l’eugénol !


Les clous de girofle ne servent pas juste aromatiser les plats en cuisine, ils peuvent être utile pour soigner certains maux que sûrement, nos grands-mères connaissaient
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Les bienfaits du clou de girofle : vive l’eugénol !

 

Le secret du clou de girofle ?


L’eugénol qu’il contient. Ce composé aromatique présent en grande quantité dans les boutons de fleurs du giroflier, communément appelés clous de girofle, leur confère en effet ses propriétés médicales.

Le clou de girofle et son huile essentielle ont de nombreuses vertus :

  • Antibactérien, antifongique et antiviral pour lutter contre les maux de l’hiver, les mycoses et stimuler notre système immunitaire, par exemple.
  • Anti-inflammatoire pour soulager les gastrites, rhumatismes et douleurs musculaires.
  • Anesthésique et antiseptique pour soulager une rage de dents.

Reste à savoir comment l’utiliser pour bénéficier au mieux de ses bienfaits

 

Comment utiliser les clous de girofle ?

 

  • Pour soulager une rage de dents.
    En attendant votre rendez-vous chez le dentiste : mastiquer un clou de girofle 3 à 4 fois par jour au niveau de la
    dent sensible.
    Notez que mâcher des clous de girofle permet aussi d’enrayer une mauvaise haleine.
  • Pour prévenir les infections.
    Diluer 2 gouttes d’huile essentielle de giroflier sur un sucre, le placer sous la langue.
    Répéter 3 fois par jour.
  • Pour lutter contre des maux d’estomac et autres troubles digestifs.
    Faire cuire à feu doux 3 à 5 clous de girofle dans une tasse d’eau pendant une quinzaine de minutes.
    Boire cette tisane 3 fois par jour entre les repas.
    Pour la rendre plus agréable à boire, ajoutez-y un peu de miel ou de cannelle.
  • Pour soulager les rhumatismes et les douleurs musculaires.
    Diluer une dizaine de gouttes d’huile essentielle de giroflier dans de l’huile d’amande douce ou une autre huile adaptée aux massages et masser les zones douloureuses.
  • Lutter contre les insectes.
    Les clous de girofle et l’huile essentielle de giroflier utilisés en parfum d’ambiance permettent de faire fuir les insectes.
    Les clous de girofle sont ainsi très utiles pour éloigner les mites d’une armoire à vêtements.
Précautions d’emploi

L’eugénol a un effet caustique sur les muqueuses et la peau, l’huile essentielle de giroflier doit donc être utilisée avec précaution.

  • Toujours diluer l’huile essentielle de giroflier avant de l’utiliser.
  • Cette huile essentielle est déconseillée aux femmes enceintes et allaitantes ainsi qu’aux enfants en bas âge.
  • Les personnes à la peau sensible doivent éviter l’utilisation d’huile de giroflier.
  • Il est déconseillé de recourir à l’huile essentielle de giroflier plus d’une semaine pour une douleur/plainte qui nécessite un avis médical.

Article publié par Elise Dubuisson, journaliste santé

Sources : « Phytothérapie, la santé par les plantes », Vidal – « Se soigner par les plantes pour les nuls », Christopher Hobbs et Dr. Franck Gigon. – « Grand guide des huiles essentielles », Alessandra Moro Buronzo.

http://www.e-sante.be/

Des perturbateurs endocriniens dans des produits de beauté


On utilise tellement de produit pour l’hygiène corporelle dans une seule journée pour se sentir bien et propre qu’on ne peut soupçonner que ces produits peuvent renfermer des substances chimiques qui met en otage la santé et même peut-être la fertilité
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Des perturbateurs endocriniens dans des produits de beauté

 

L'association de consommateurs UFC-Que Choisir a dénoncé lundi la présence dans... (Photo Reuters)

PHOTO REUTERS

Agence France-Presse
PARIS

L’association de consommateurs UFC-Que Choisir a dénoncé lundi la présence dans de nombreux produits de beauté de substances chimiques connues comme perturbateurs endocriniens, parfois en concentrations élevées, ainsi que le manque de fiabilité de certaines étiquettes.

L’UFC-Que Choisir a annoncé dans un communiqué avoir trouvé des perturbateurs endocriniens «sous la forme de conservateurs, d’antibactériens, de filtres solaires et d’émollients ajoutés dans les produits de beauté et d’hygiène corporelle».

«Alors que l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) considèrent les perturbateurs endocriniens comme une menace mondiale pour la santé, du fait par exemple de leur impact sur la fertilité ou les troubles neurocomportementaux, les résultats de ce test exclusif douchent tout espoir d’innocuité», assure l’association.

L’UFC publie lundi les résultats de tests réalisés avec trois autres associations sur 66 produits, attirant notamment l’attention sur le dentifrice Colgate Total pour lequel les «mesures ont révélé une teneur en Triclosan susceptible d’effet sur la thyroïde».

UFC précise que la réglementation européenne prend bien «en compte les risques» liés aux perturbateurs endocriniens mais s’alarme de l’effet «cocktail» induit par l’addition de plusieurs produits utilisés l’un après l’autre.

«L’exposition à ces molécules est (…) accrue lorsque l’on utilise différents produits comportant la même molécule et dont les doses s’additionnent pour atteindre un niveau de risque significatif», souligne l’UFC.

C’est le cas en particulier avec le Triclosan pour les teneurs dans les dentifrices et les déodorants pris isolément sont «acceptables» mais qui atteignent un niveau de risque significatif pour une utilisation combinant les deux produits.

Ainsi le dentifrice Colgate Total renferme 2,09 g/kg de Triclosan, une dose jugée par les experts d’UFC comme «trop élevée en particulier combinée à un déodorant contenant également du Triclosan car elle engendre un niveau de risque significatif».

L’UFC attire également l’attention sur un gel douche de la marque allemande Nivea.

«Nous avons relevé dans le gel douche Nivea Water lily & oil, une teneur de 2,68 g/kg de propylparaben» alors que la recommandation du Comité Scientifique pour la Sécurité des Consommateurs (CSSC) qui est un organe consultatif de l’UE, est de ne pas dépasser 2,48 g/kg.

L’UFC appelle la Commission européenne à «diligenter (…) des recherches indépendantes sur l’impact de ces molécules sur le long terme» et à «renforcer» la réglementation pour prendre en compte «l’effet cocktail» des produits l’un après l’autre.

Les tests ont, en outre, montré que les listes d’ingrédients n’étaient pas toujours fiables avec la présence de substances non indiquées sur les étiquettes (par exemple du phénoxyéthanol dans un savon liquide Dettol et un gel douche Nivea). À l’inverse, l’UFC note que certains cosmétiques affichent la présence de molécules «non détectées par notre laboratoire».

Les perturbateurs endocriniens se définissent comme des substances chimiques (certaines naturelles) qui interfèrent ou bien sont suspectées d’interférer avec le système hormonal humain, parfois même s’ils sont présents à très faibles doses.

Ces perturbateurs endocriniens ou hormonaux sont suspectés d’avoir un impact sur la fertilité et d’être liés à l’augmentation du nombre de cancers dits hormono-dépendants, principalement ceux du sein et de la prostate.

En particulier le Bisphénol A (BPA), substance présente dans de nombreux contenants alimentaires est suspectée d’être un perturbateur endocrinien et a été banni des biberons et de produits destinés aux enfants dans l’UE.

http://www.lapresse.ca