Une bourde sur le viol remet l’avortement sur le devant de la scène


Un viol légitime c’est quoi ça ? Dans sa définition légitime, adjectif
Sens 1 Reconnu par la loi. Anglais legitimate
Sens 2 Conforme à la loi. Synonyme légal
Sens 3 Justifié. Synonyme juste
Depuis quand un viol peut-être ne pas être un vrai viol ? Qu’on soit pour ou contre l’avortement .. un viol restera toujours un viol car il fait appel a la violence et le non consentement d’une personne ..
Si on va dans ce sens, les hommes qui se font violer n’est donc pas un vrai viol vu qu’ils ne peuvent avoir d’enfant ????
C’est vraiment avoir un esprit étroit d’énoncer de tel propos
Nuage

Une bourde sur le viol remet l’avortement sur le devant de la scène

 

Todd Akin, candidat républicain pour le siège du Sénat au Missouri, s’est excusé lundi, évoquant une «erreur».

PHOTO: AP

FABIENNE FAUR
Agence France-Presse
Washington

La bourde d’un élu républicain américain, qui avait affirmé qu’une femme victime d’un «viol légitime» ne peut pas tomber enceinte, a suscité lundi sarcasmes et colère, illustrant l’obsession anti-avortement d’une partie des conservateurs américains, élus en tête.

Todd Akin, un élu républicain du Missouri candidat au Sénat, a affirmé dimanche que lorsqu’une femme est victime d’un «viol légitime», elle tombe rarement enceinte, grâce à des réactions biologiques naturelles de défense.

L’élu, membre de la commission des Sciences de la Chambre des représentants, a affirmé sur la chaîne KTVI :«De ce que j’entends de la bouche des docteurs, la grossesse après un viol est très rare (…). S’il s’agit d’un véritable viol, le corps de la femme essaie par tous les moyens de bloquer tout ça».

«Un viol « légitime », ah bon? et la preuve est … C’est quoi exactement?», ironisait lundi un intervenant sur le blog duWashington Post, en évoquant après «les procès en sorcellerie».

«On vous jette à l’eau. Vous flottez, vous êtes coupables. Vous coulez, vous êtes innocents».

L’élu s’est pour sa part excusé lundi, évoquant une «erreur».

«Soyons clairs: un viol (…) est un acte diabolique, commis par de violents prédateurs».

Mais sa déclaration initiale a vite remis en lumière la question de l’avortement, sujet permanent de conflit aux États-Unis, exacerbé par les enjeux électoraux de la présidentielle de novembre.

Saisissant la balle au bond, le président Barack Obama a jugé ces déclarations «choquantes»:

«L’opinion exprimée (par M. Akin) est choquante. Un viol est un viol», a-t-il affirmé lors d’un point presse à la Maison-Blanche.

Son rival Mitt Romney n’a pas été en reste: les déclarations de M. Akin sont «insultantes, impardonnables et franchement, fausses. Comme des millions d’Américains, je les trouve insultantes», a-t-il déclaré au National Review Online.

«Beaucoup de conservateurs le croient»

Ces affirmations sont «médicalement fausses, choquantes et dangereuses», a pour sa part réagi dans un communiqué l’Association américaine des obstétriciens et gynécologues (ACOG).

«Chaque année aux États-Unis, entre 10 000 et 15 000 avortements suivent une grossesse après un viol ou un inceste et un nombre inconnu de grossesses sont menées à leur terme», ajoute l’ACOG selon qui suggérer qu’une femme violée contrôle sa fertilité «va à l’encontre des vérités biologiques de base».

Les déclarations de M. Akin sont «scandaleuses, insensibles et mal informées», a jugé auprès de l’AFP Brenda Smith, professeur de droit à l’American University de Washington, spécialiste de la loi et du viol. Selon Mme Smith, l’élu du Missouri «croit à ce qu’il dit et beaucoup de conservateurs le croient».

Les associations anti-avortement s’en sont d’ailleurs immédiatement saisies pour brandir leur drapeau: Family Research Council a ainsi souligné lundi que «pendant ses 12 ans au Congrès, Todd Akin a soutenu les lois qui honorent la vie humaine».

«Personne ne conteste que le viol soit un crime abominable», a pour sa part affirmé l’organisation Susan B. Anthony, accusant les démocrates d’utiliser «un rideau de fumée pour cacher leurs bilans pro-avortement».

Les sites internet des défenseurs de l’avortement ironisaient au contraire, rappelant d’anciennes déclarations républicaines du même acabit: l’élu Henry Aldridge estimait en 1995 que les «fluides ne coulent pas» quand les femmes sont «vraiment violées» et son collègue Stephen Freind croyait savoir en 1988 que la femme violée produisait «certaines sécrétions» qui empêchait la grossesse, rappelait le site Buzzfeed.

Un commentaire sur Twitter de @vampsicola estimait que «dans un monde parfait, ces commentaires (de M. Akin) auraient été un suicide politique mais dans la réalité, beaucoup de gens vont voter pour lui».

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Un élu veut interdire l’utilisation de foetus dans les aliments


Les élections laisse place a plusieurs promesses dont certains ont des propos assez inquiétants Doit-on prendre ces allégations au sérieux ou simplement juger que cela est de la pure invention pour espérer gagner des votes
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Un élu veut interdire l’utilisation de foetus dans les aliments

 

États-Unis - Un élu veut interdire l'utilisation de foetus dans les aliments

Manifestation anti-avortement à Washington.

© MANDEL NGAN / ARCHIVES AFP

CHICAGO – Un sénateur d’Oklahoma (sud) vient de déposer un projet de loi visant à interdire l’utilisation de foetus dans les aliments, ouvrant l’une des batailles les plus étranges à ce jour dans le combat plus général contre l’avortement aux États-Unis.

Ralph Shortey, membre du Sénat d’Oklahoma, a assuré que sa proposition de loi était sérieuse et avait pour but d’éveiller les consciences et d’empêcher les entreprises de se lancer dans des pratiques «immorales».

Pour ce législateur républicain, certaines sociétés ont utilisé des cellules souches embryonnaires et «des reins de foetus avortés» comme «exhausteurs de goût» de saveurs artificielles, a-t-il indiqué mercredi à l’AFP.

«Est-ce très éthique d’avoir recours à ce que je considère comme une vie humaine détruite pour permettre à la nourriture d’avoir meilleur goût?», a lancé M. Shortey, lors d’une interview par téléphone.

Son texte affirme ainsi que «nulle personne ou entité ne doit pouvoir fabriquer ou vendre, en connaissance de cause, de la nourriture ou tout autre produit destiné à la consommation humaine contenant des cellules de foetus humains avortés ou ayant impliqué des foetus humains avortés dans la fabrication de ces aliments».

L’élu s’était déjà illustré par d’autres projets de loi controversés. Il avait par exemple réclamé que les candidats à la Maison Blanche fournissent une preuve de citoyenneté, au moment de la campagne contre le président Barack Obama accusé de ne pas être né aux États-Unis.

M. Shortey assure qu’il mène l’enquête sur l’utilisation de cellules souches embryonnaires ou de foetus dans la nourriture depuis un an, après avoir appris que des groupes anti-avortement avaient lancé un boycott contre Pepsi, soupçonné d’avoir recours à ces pratiques.

L’entreprise américaine a rejeté ces accusations.

«Pepsico ne conduit ni ne finance aucune recherche utilisant des tissus humains ou des cellules issues d’embryons», a-t-elle démenti dans un communiqué.

L’agence américaine du médicament et de la sécurité alimentaire (FDA) s’est quant à elle refusé à tout commentaire.

 

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