Il se fait enlever un bout de mollet pour connaître le goût de la viande humaine


Quelle idée peut bien passer dans la tête de ce journaliste, mais rassurez-vous, il a usé d’une stratégie peu commune pour savoir quel goût peut avoir la viande humaine sans passé par le cannibalisme. Mais, jamais, je n’essaierais ce qu’il a fait. Bref, c’est dégoutant
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Il se fait enlever un bout de mollet pour connaître le goût de la viande humaine

 

Greg Foot a analysé sa propre chair pour reproduire son goût dans un burger.

Greg Foot a analysé sa propre chair pour reproduire son goût dans un burger.

Photo : BBC

BEURK – Greg Foot, journaliste pour la chaine britannique BBC, est un grand curieux. Et lorsqu’il se pose des questions, il n’hésite pas à donner de sa personne. L’une d’elles : quelle est la saveur de la chair humaine ?

 

Difficile de manifester une conscience professionnelle à la hauteur de Greg Foot, journaliste pour la chaîne BBC en Grande-Bretagne. Dans le cadre d’une émission scientifique repostée sur YouTube le 19 mars, ce jeune homme de 32 ans s’est interrogé sur le goût de la chair humaine.

Et pour ne rien faire à moitié, il s’est fait extraire un morceau de muscle dans le mollet par un chirurgien pour analyser se propre « viande ». Si vous grimacez déjà, rassurez-vous. En Grande-Bretagne, manger de la chair humaine, y compris la sienne, est interdit par loi. Le journaliste a trouvé une autre combine pour se délecter de son propre muscle.

VIDÉO – Il se fait enlever un bout de mollet pour connaître le goût de la viande humaine

Photo: BBC

Des arômes d’agneau et de porc

« L’analyse de ma jambe a révélé que les même fibres de muscles étaient présents dans la poitrine de poulet mais aussi dans la côte de bœuf », explique Greg Foot.

Muni de son échantillon, il s’est ensuite rendu dans un laboratoire pour examiner les arômes de son bout de muscle. 80% des saveurs passent par ces arômes, confirme l’expert. L’odeur de cette viande atypique devrait donc révéler son goût.

VIDÉO – Il se fait enlever un bout de mollet pour connaître le goût de la viande humaine

Photo: BBC

En humant son extrait d’humain, une fois cuit, le journaliste, surpris, atteste :

« Ça sent plutôt bon. Ca sent vraiment la viande, beaucoup plus riche que le porc ou le poulet ».

Pour l’analyste, la viande d’humain s’approcherait davantage d’un mélange d’agneau et de porc.

« Il faut que je goûte ça, maintenant », a conclu Greg Foot.

VIDÉO – Il se fait enlever un bout de mollet pour connaître le goût de la viande humaine

Photo: BBC

Un burger goût « humain »

Le voilà donc en cuisine, armé de porc et d’agneau, pour préparer un authentique burger au goût d’humain. Une fois son dîner peu ragoutant malgré les apparences prêt, le verdict est tombé :

« Je vais vous dire, c’est vraiment bon ».

Vous saurez donc quoi faire pour goûter de l’humain sans pour autant devenir cannibale.

VIDÉO – Il se fait enlever un bout de mollet pour connaître le goût de la viande humaine

Photo: BBC

En France toutefois, l’anthropophagie n’est pas interdite par la loi, quand (bien sûr) elle ne concerne ni un acte de torture, ni une atteinte au corps d’autrui. Cette pratique est toutefois moralement condamnée pour des raisons évidentes. Même si nos confrères ultra-manchots s’y risqueraient presque, ne mangez pas votre prochain.

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Le Saviez-Vous ► Les Incas pratiquait la chirurgie sans bistouri


Les Incas, Mayas et Aztèque semblent avoir eu des techniques avancées pour la chirurgie avec des moyens de leur environnement. Il semble que certains ont survécu
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Les Incas pratiquait la chirurgie sans bistouri

 

Les Incas pratiquaient l'amputation, réalisée avec une lame en obsidienne après anesthésie du muscle avec des feuilles de coca et d'autres plantes. © Nicholas J. Saunders / The Art Archive / The Picture Desk / AFP

Les Incas pratiquaient l’amputation, réalisée avec une lame en obsidienne après anesthésie du muscle avec des feuilles de coca et d’autres plantes. © Nicholas J. Saunders / The Art Archive / The Picture Desk / AFP

Au XVIe siècle, la pratique de l’anthropophagie rituelle et des sacrifices humains apporta aux Incas une connaissance chirurgicale inégalée.

C’est ce que montrent les multiples trépanations observées sur les corps retrouvés. A l’aide d’une obsidienne (pierre noire à effet antiseptique) taillée, le chirurgien pénétrait sous la boîte crânienne sans toucher la dure-mère.

Les traces laissent imaginer une guérison

Il pouvait redresser le crâne, s’aidant parfois d’une prothèse en métal ou à base d’hévéa.

« Une étude menée sur 150 crânes trépanés montre que 60 % portent des traces de solidification, qui laissent penser à une guérison », rapporte l’ethnologue Denis Bombardier.

Chez les Chachapoyas, peuple andin ayant vécu de 900 à 1450 après J.-C., plusieurs momies au crâne trépané ont également été retrouvées.

Les Incas pratiquaient aussi l’amputation, réalisée avec une lame en obsidienne après anesthésie du muscle avec des feuilles de coca et d’autres plantes. Les tissus étaient recousus à l’aide d’aiguilles d’os ou de cheveux humains.

Un système d’agrafe astucieux

Chez les Mayas et les Aztèques, le travail était même achevé par des fourmis géantes, dont les mandibules pinçaient les bords de la plaie. On segmentait l’abdomen de l’insecte, et les mandibules, restant ancrées, faisaient office d’agrafes naturelles !

Par Caroline Tancrède,

http://www.sciencesetavenir.fr/

Le Saviez-Vous ► 5 Histoires de cannibalisme


Le cannibalisme a été pratiqué à travers les âges, soit pour survivre, pour l’humiliation ou autre raison. Aujourd’hui, encore nous entendons parler de cas de cannibalismes.
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5 Histoires de cannibalisme

 

 


Photo: Cannibalisme au Brésil, gravure de 1557

 

par Evelyne Ferron  Spécialisée en histoire ancienne

Le 10 juin dernier, un article scientifique paru dans la revue « Nature » a mis en avant-plan une maladie associée aux pratiques anthropophages ou cannibales de la tribu Fore, de Papouasie-Nouvelle-Guinée.  Le kuru, une maladie dégénérative du système nerveux qui provoque entre autres des tremblements, avait fortement affecté les gens de cette tribu entre 1950 et 1965, notamment en raison de la consommation du cerveau de leurs morts. Or, il n’y a pas que cette tribu qui a commis des actes de cannibalisme dans l’Histoire…

1- Le mythe de Cronos


Photo: Saturne (Cronos) dévorant un de ses fils de Francisco Goya 1823

Dans la mythologie grecque, le dieu Cronos, fils du Ciel (Ouranos) et de la Terre (Gaïa), craignait d’être détrôné par l’un de ses enfants, selon une prophétie qu’on lui avait racontée. Pour éviter de perdre son pouvoir, il mangeait systématiquement ses enfants à leur naissance. Mais son dernier enfant, Zeus, fut protégé par Gaïa et ce fut une pierre emmaillotée que Cronos dévora à la place de son fils. Le jour venu, Zeus défia Cronos et lui fit recracher tout ce qu’il avait jadis dévoré!

2- Au temps des Croisades


Photo: Illustration médiévale des croisades de Jérusalem

Au Moyen Âge, au cours de la première Croisade, les Croisés menèrent un long siège contre la cité fortifiée de Ma’arra al-Numan, tout près de Damas. Après avoir construit une tour d’assaut, les Croisés purent pénétrer dans les fortifications de la ville le 11 décembre 1098, alors que leurs réserves étaient presque épuisées. Malgré l’abdication des habitants, les Croisés y perpétrèrent un véritable massacre. Mais la cité n’était pas riche et les Croisés, à bout de réserves alimentaires, firent rôtir certains habitants de la ville pour les manger, si on en croit entre autres le récit de Raoul de Caen.

3- Le cannibalisme rituel au Brésil


Photo: Équarrissage de la victime Scène d’anthropophagie rituelle des Tupinamba par André Thevet

Les explorateurs Jean de Léry, André Thévenet et Hans Staden ont fait le récit et les dessins de rites anthropophages rituels au Brésil, alors qu’ils visitaient ce coin du monde au milieu du 16e siècle. La pratique semble avoir été propre au peuple des Tupi-Guarani et si on en croit Jean de Léry, il s’agissait surtout d’une façon d’humilier les ennemis:

« ils ne pratiquent pas le cannibalisme, ainsi qu’on pourrait le penser, par égard à la nourriture : car, bien que tous confessent que cette chair humaine est merveilleusement bonne et délicate, ils le font plus par vengeance que pour le goût. ». – Histoire d’un voyage fait en la terre du Brésil (1578)


Photo: L’explorateur André Thévet

4- La famine de Jamestown


Photo: À gauche: Crâne de « Jane » © Don Hurlbert/Smithsonian | À droite: reconstruction 3D du visage de « Jane » à partir du crâne par StudioEIS © Don Hurlbert/Smithsonian

Le premier établissement colonial de Nouvelle-Angleterre, Jamestown, est lui aussi associé au cannibalisme, mais cette fois-ci pour des raisons de survie en période de famine. Si certains récits d’époque laissaient croire à cette pratique, ce n’est qu’en mai 2013 que des chercheurs ont en effet pu démontrer que les premiers colons avaient consommé une jeune femme de leur groupe, surnommée Jane, qui avait 14 ans au moment des faits en 1609.

5- Le voyage fatal de la Méduse


Photo: Le radeau de la Méduse par Théodore Géricault, 1818

La Méduse est un bateau qui faisait partie d’une flotte envoyée au Sénégal pour asseoir l’autorité du roi Louis XVIII. Mais le 2 juillet 1816, la frégate avec 400 personnes à bord, s’est échouée au large des côtes sénégalaises, en raison d’une erreur de navigation. 147 survivants ont pris place sur un radeau et les plus hauts fonctionnaires dans des chaloupes, qui devaient en théorie remorquer le radeau… Les naufragés ont dérivé des jours avant qu’un autre navire de la flotte ne les retrouve le 17 juillet. Il ne restait que 15 survivants à bord. Deux survivants ont publié le récit de leur aventure et ont rapporté la nécessité de manger les morts, notamment après avoir eu à jeter la cuisinière par-dessus bord pour cause de maladie.

Bon appétit!

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Le cannibalisme «de survie» existe toujours


Une suite au billet  Etats-Unis: les premiers colons ont recouru au cannibalisme pour survivre, il est difficile d’imaginer que des gens puissent avoir recours aux cannibalismes, A part d’être un d’être malade, un problème qui relève de la psychiatrie ou d’un rituel,.il y a quand c’est une question de survie et cela existe et existera toujours. Mais, même encore là, ce n’est pas tout le monde qui ferait ce choix extrême
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Le cannibalisme «de survie» existe toujours

 

Après le crash   de leur avion   dans la Cordillère   des Andes,   seize passagers   ont survécu   à soixante-douze jours passés   à 3 600 m d’altitude.  Photo tirée du film  Les Survivants.   © Ethan Productions

Après le crash de leur avion dans la Cordillère des Andes, seize passagers ont survécu à soixante-douze jours passés à 3 600 m d’altitude. Photo tirée du film Les Survivants. © Ethan Productions

Manger ses semblables pour survivre n’a rien d’exceptionnel, rappelle l’anthropologue Georges Guille-Escuret. L’histoire recense en effet de nombreux cas d’anthropophagie qui apparaissent lors de crises et de famines.

En analysant plusieurs ossements, des scientifiques viennent de démontrer que les habitants de Jamestown, la plus ancienne colonie américaine, avaient, pour survivre, mangé une jeune fille de 14 ans pendant l’hiver de 1609. À l’époque, 80% d’entre eux étaient morts à cause du froid et de la famine.

Cette découverte n’a «rien d’étonnant» pour l’anthropologue français Georges Guille-Escuret.

«Quand les circonstances deviennent pressantes, il n’est pas rare que les gens se livrent à des actes de cannibalisme pour survivre», explique-t-il. «Cela arrive périodiquement et n’a rien à voir avec le cannibalisme culturel ou pathologique».

Le premier est rituel et le second relève d’une maladie. Ici, c’est l’instinct de survie qui prédomine.

Et inutile de remonter jusqu’au XVIIe pour rencontrer des cas de cannibalisme «de survie».

Les seize rugbymen rescapés d’un crash dans la cordillère des Andes en 1972, qu’on ne retrouva qu’après 72 jours de recherches, ont avoué avoir mangé ceux qui étaient décédés. En Corée du Nord, plusieurs témoignages rapportent des pratiques d’anthropophagielors de la famine qui dura de 1995 à 1999. Plus récemment encore, deux pêcheurs russes perdus dans la taïga ont été soupçonnés d’avoir mangé l’un des leurs.

Une dizaine de cas supplémentaires ont été recensés au XXe siècle. Le plus souvent, «cela se produit dans les lieux très froids» et «lors de crises profondes», détaille Georges Guille-Escuret.

Ce qui confirme la thèse avancée par ses confrères américains qui soulignent «le désespoir et les circonstances exceptionnellement difficiles» rencontrées par les colons.

Une pratique qui n’est pas obligatoire

Le cannibalisme de survie peut être par ailleurs toléré.

«Chez les Inuits, c’est moralement accepté. Il n’est pas rare qu’une personne agonisante donne son autorisation aux autres de la dévorer une fois qu’elle sera décédée, et ce, pour leur permettre de survivre plus longtemps», raconte Georges Guille-Escuret.

Sans oublier qu’une forme de pardon est parfois accordée. Le pape Paul VI avait absous les survivants de la cordillère après qu’ils eurent confessé leurs actes.

Mais l’anthropologue français précise que cette pratique «n’est pas obligatoire». «Certains peuples en proie à la pire des famines ne recourent pas au cannibalisme», remarque-t-il, soulignant qu’il faut des «prédispositions» pour passer à l’acte, l’environnement jouant un rôle clé.

http://www.lefigaro.fr/