Le chien a-t-il l’esprit de vengeance ?


Personnellement, je n’aurais pas pensé qu’un chien puisse se venger, si ce n’est que pour se défendre. La notion de vengeance est plus une caractéristique humaine et non-animale
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Le chien a-t-il l’esprit de vengeance ?

 

chien bêtise vengeance

Le chien qui fait pipi dans votre salon en votre absence vous punit-il pour l’avoir laissé seul ? Chloé Fesch, éducatrice et comportementaliste canin chez Nature de chien, vous explique si, oui ou non, le chien est capable de vengeance.

Par définition, la vengeance est une caractéristique exclusivement humaine pour la simple et bonne raison qu’elle nécessite de notre part d’être en mesure de mettre en relation deux actions espacées dans le temps et d’y associer un sentiment négatif.

Or, le chien n’a pas de notion de “bien” ou de “mal”, de “gentil” ou de “méchant”,etc. Il ne fait pas de sous entendus, ne cherche pas à faire mal aux autres ou à réparer une injustice. Toutes ces notions ne sont absolument pas dans la capacité d’un Chien, aussi intelligent soit-il. Donc dire du Chien qu’il est capable de se venger revient à lui attribuer des caractéristiques propres à l’Humain, c’est ce que l’on nomme l’anthropomorphisme.

Le chien réagit à des actions en fonction de son apprentissage

En réalité, le chien ne fait que réagir à des actions en fonction de son apprentissage. Par exemple, si votre chien n’est pas propre quand vous vous absentez. Vous pourriez penser qu’il fait cela pour se venger car vous l’avez laissé seul. Cette idée pourtant très commune prouve l’incompréhension du maître de ce qu’est réellement le chien. Un chien peut ne pas être propre pour plusieurs raisons : parce qu’il n’a pas bien appris, parce qu’il est malade, parce qu’il est anxieux, etc. Mais un chien ne se vengera pas, il n’a pas la capacité de conceptualiser un “plan machiavélique” pour vous punir de l’avoir laissé. Il ne fait que réagir à ses émotions sur le moment et à ses apprentissages.

En conclusion, n’oublions pas qu’un chien est un animal fantastique aussi parce qu’il à cette capacité de vivre toujours ici et maintenant. Cette différence avec vous, Humain, est grande et c’est pourquoi il est facile de mal l’interpréter. Retenez que le chien est beaucoup de choses, mais que ce n’est pas un humain. C’est un animal incapable d’avoir une idée conceptuelle de quelque chose et qui est toujours relié au moment présent.

Chloé Fesch
Gérante et formatrice chez Nature de Chien

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Le Saviez-Vous ► 3 choses fausses que vous pensez savoir sur les chiens


On a cette fâcheuse tendance à donner aux animaux domestiques des sentiments humains, alors que c’est une erreur. Comme on le voit dans diverse vidéos, cette croyance est très forte
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3 choses fausses que vous pensez savoir sur les chiens

 

Chien

3 idées reçues sur les chiens totalement fausses.

© CATERS/SIPA

Anne-Sophie Tassart Journaliste

Fidèle compagnon de l’Homme depuis des milliers d’années, le chien (Canis lupus familiaris) est un animal encore mal compris : certaines idées reçues ont la vie dure. L’anthropomorphisme, ou la tendance à attribuer à un animal (ou à autres choses) des sentiments humains, n’y est pas pour rien dans ces erreurs. Certaines vidéos virales qui tournent en boucle sur les réseaux sociaux contribuent à propager ces interprétations inexactes du comportement canin.

Non, les chiens n’aiment pas forcément les câlins

Si entre humains, une étreinte peut avoir un effet apaisant, ce n’est pas forcément le cas pour nos compagnons à quatre pattes. En effet, dans un papier paru sur le site Psychology Today, Stanley Coren, un neuropsychologue américain et spécialiste canin affirme que 4 chiens sur 5 montrent des signes de stress lorsqu’ils sont câlinés par une personne, familière ou inconnue. C’est en observant plus de 250 photos de chiens enlacés que le chercheur a constaté que 81,6 % de ces animaux s’en trouvent stressés, contre seulement 7,6% appréciant l’étreinte amicale dont ils sont l’objet. Suivant son caractère, l’animal peut ressentir de l’anxiété et de l’inconfort, détournant le regard, abaissant ses oreilles et se léchant de manière compulsive, pendant l’étreinte. D’autres peuvent vivre cet acte comme une agression. Enfin, certains chiens peuvent apprécier les étreintes : ouf.

Non, les chiens ne voient pas en noir et blanc

La croyance commune veut que les chiens ne soient capables de percevoir le monde qu’en noir et blanc : erreur ! Ces animaux ont une vision bien plus complexe que cela. Même si leur spectre de vision est plus étroit que le nôtre, ils sont néanmoins sensibles au marron, au bleu et au jaune tout comme les chats. Cependant, les chiens ont une meilleure perception du mouvement que nous. Conséquence : lorsque nous voyons une image continue sur notre télévision, ces animaux voient une série d’images qui clignotent très rapidement à cause du rafraichissement de l’écran qui se produit 60 fois par seconde. Mais ce phénomène ne les empêchent pas d’avoir un réel intérêt pour le petit écran et plus particulièrement pour les sons qu’il diffuse surtout s’il s’agit de jappements et d’aboiements.

Non, ce chien ne se sent pas coupable

Le chien a fait une bêtise et sous les réprimandes de son maître (muni de son smartphone), il s’éloigne et semble se cacher. Ce genre de vidéos fait régulièrement le buzz sur les réseaux sociaux : un animal penaud qui semble s’excuser, ça plaît. Sauf que la réalité est tout autre : selon une étude parue en 2015 dans la revue Behavioural Processes, ces animaux ne ressentent pas de culpabilité. Et d’après une autre étude, l’attitude fuyante du chien serait en réalité une réponse au comportement négatif de son maître, qu’il ait fait une bêtise ou non. Il ne s’agit donc pas ici de culpabilité mais bien de crainte

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Le chien ressent-il de la culpabilité après une bêtise ?


Je crois aussi qu’après une grosse gaffe, un chien exprimera plus la crainte face à notre intonation de voix que de la culpabilité
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Le chien ressent-il de la culpabilité après une bêtise ?

 

Après un pipi sur le tapis, votre toutou arbore ce qui vous semble être une petite bouille de repenti. Pour autant, le sentiment qu’il affiche ne serait pas de la culpabilité…

Une chaussure portée disparue puis retrouvée à moitié mangée, une poubelle renversée, un canapé ravagé… généralement, dans ce genre de situation, pas de doute possible : le canidé de la maison est fautif. D’ailleurs, lorsque vous rentrez, c’est tout penaud avec son regard de «chien battu» et la queue entre les pattes qu’il se cache ou fuit votre regard. Un comportement de honte aux antipodes de son enthousiasme habituel. Pourtant, d’après la science, votre chien est bien loin de se sentir coupable.

La culpabilité, un sentiment complexe

Croire qu’un chien culpabilise, c’est faire preuve d’anthropomorphisme. Ce que l’on prend pour du remord n’en est pas, révèle une étude menée par le Dr Alexandra Horowitz, scientifique spécialisée dans l’univers canin. En réalité, l’animal a peur de se faire disputer : il entend à l’intonation de notre voix que nous ne sommes pas contents, s’en rend compte par nos grands gestes… et exprime donc ainsi sa crainte d’être grondé.

«Il semble peu probable qu’ils [les chiens, ndlr] aient le même type de cheminement de pensée que le nôtre, en raison de leur cerveau vraiment différent, même si en majorité, les cerveaux des chiens sont davantage similaires que dissemblables des nôtres», a en effet récemment expliqué la scientifique auprès du site Business Insider.

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Les chats, ces incompris


Les animaux domestiques sont de plus en plus admis dans les réseaux de santé, dans les écoles, maisons de retraite, car ils installent un sentiment de bien-être à ceux qui les côtoient. Mais pourquoi ? La science peine a l’expliquer.
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Les chats, ces incompris

 

Geoffrey Da Costa et le chat Pumpkin, au... (PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE)

Geoffrey Da Costa et le chat Pumpkin, au café Chat L’Heureux, qui permet aux clients de côtoyer des chats, avenue Duluth à Montréal. «J’ai visité des cafés de chats à Paris, New York et Montréal, et je peux vous assurer qu’ici, les chats sont très bien traités», a dit le chercheur.

PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE

MARIE ALLARD
La Presse

«De plus en plus d’hôpitaux et de maisons de retraite introduisent des animaux entre leurs murs, ce qui permet d’alléger la médication des patients, dit Geoffrey Da Costa. Mais les scientifiques sont incapables d’expliquer ce que l’animal fait exactement de bien aux gens.»

L’hypothèse du doctorant en communication organisationnelle à l’Université de Montréal, qui a soutenu sa thèse il y a deux semaines? Ce qui fait du bien, c’est de communiquer avec l’animal.

«J’ai essayé de comprendre comment il se fait que même si on ne se comprend pas – les chats ne comprennent pas notre langage, on ne comprend pas les chats -, on continue nos relations», explique M. Da Costa.

Vraiment, on ne comprend pas les chats, domestiqués par l’homme depuis au moins 4000 ans?

«Le chat qui rapporte une proie en cadeau veut nous montrer à chasser, nous enseigner quoi prendre, illustre le chercheur. Généralement, l’humain qui reçoit cette proie la jette. Le chat se dit qu’il est vraiment stupide… Autre exemple: les chats communiquent entre eux grâce à l’émission de phéromones que nous ne sommes pas capables de décoder.» Eux ne peuvent, en retour, déchiffrer les langues humaines.

«J’ai développé un concept : la communication imaginaire, indique M. Da Costa. J’ai interrogé plusieurs propriétaires de chat. Ma conclusion, c’est que les gens fabriquent une partie de la communication avec leur chat. Comme humain, on va anthropomorphiser. Si notre chat ne vient pas nous voir, on se dit qu’il boude, qu’il est triste. Ce qu’on ne comprend pas, on le remplit. Ce qui cadre et alimente cette communication, ce sont les mythes autour du chat.»

Symbole d’indépendance

Ces mythes sont nombreux: le félin incarne l’individualisme, la liberté, l’indépendance, la sexualité, la violence, la rébellion…

«Grâce à internet, le chat est redevenu un symbole d’indépendance, un rebelle qui n’écoute pas. Les vidéos de chats sont incroyablement populaires sur YouTube.»

«Dans le top 100 des vidéos les plus regardées, il y en a environ 50 de chats, confirme le chargé de cours à l’Université de Montréal. C’est l’animal parfait pour notre vie moderne…»

Dans l’Antiquité, le chat a été domestiqué pour protéger les récoltes des rongeurs.

«Aujourd’hui, c’est le seul animal qui est autorisé à détruire les meubles, à mettre des poils partout, souligne M. Da Costa. Sa fonction, qui était d’empêcher le chaos, est maintenant d’en mettre dans nos vies plates. Les gens s’ennuient beaucoup.»

Besoin d’affection

Non seulement les gens s’ennuient, mais ils travaillent aussi énormément.

«Ils ont quand même besoin de rapports affectifs, dit le chercheur. Avec d’autres humains, c’est plus coûteux. Avec un animal, on croit que c’est simple, alors qu’en réalité, c’est complexe.»

Pour le bien-être des félins, M. Da Costa veut détruire certains mythes.

«Le chat n’est pas solitaire, rectifie-t-il. Mieux vaut adopter deux chats, sinon il peut y avoir des problèmes d’obésité, de stress qui surviennent. Il est aussi faux de croire qu’en regardant dans les yeux d’un chat, on voit son âme, comme on le fait pour les humains. Pour le chat, c’est un signe d’agression. Il peut attaquer.»

Mais nul besoin de s’inquiéter si on parle à son chat et qu’on lui attribue des capacités humaines.

«C’est normal, tranche le chercheur. On a tous besoin d’affection. Le chat qui vient nous voir n’est pas désintéressé: il veut de la nourriture, de l’attention ou de l’affection. Pour l’humain, c’est pareil: on a besoin d’avoir quelqu’un – dans ce cas, ce que les scientifiques appellent un non-humain vivant – avec qui interagir.»

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Un chat peut-il avoir peur devant un film d’horreur ?


Une spécialiste du comportement des chats, doute que les chats puissent avoir peur des films d’horreur, comme il est montré sur la vidéo. Ce petit chat, n’a pas les caractéristiques d’un chat qui a peur
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Un chat peut-il avoir peur devant un film d’horreur ?

 

Par Johanne-Eva Desvages

Des vidéos de chats devant un écran, on en trouve partout sur internet. Le regard éveillé et attentif, les chats semblent parfois captivés par un programme diffusé à la télévision. Une attitude décryptée par la comportementaliste Charlotte de Mouzon.

CHAT. Dans une vidéo mise en ligne sur Youtube en mai 2016, un chat semble captivé par un film d’horreur, qu’il suit avec attention. Au début, il paraît étonné. Ensuite ses pupilles se dilatent et le chat semble avoir toujours plus d’intérêt pour la vidéo…

« La perception des images n’est pas la même que dans la réalité. Il y a bien sûr une perception visuelle et auditive, mais pas de stimulations tactiles ni olfactives à la télévision, or la perception olfactive est particulièrement importante chez le chat », explique l’éthologue Charlotte de Mouzon, spécialiste du comportement félin.

D’après la comportementaliste, « il s’agit d’un jeune chat sur le qui-vive. Il peut être étonné qu’un personnage entre brusquement dans son champ de vision ou qu’il se passe une action brusque mais ne va pas avoir peur comme un humain » puisque l’animal, ne comprenant pas le scénario du film d’horreur, ne peut déceler la dimension oppressante de celui-ci. Il se contenterait d’avoir peur de ce qu’il ne connaît pas, comme certains bruits.

Les chats étant très sensibles au son, celui se dégageant du film d’horreur (de toute évidence Psychose en ce qui concerne cette séquence) peut être inquiétant pour l’animal. Mais s’il était réellement effrayé, il aurait le poil hérissé et les pupilles dilatées beaucoup plus longtemps.

Quand à sa réaction à la toute fin de la vidéo, qui pourrait s’apparenter à de la peur, « il faut connaître le contexte pour la juger. Si ça se trouve, il y a une mouche à côté de l’écran où un laser que les maîtres pointent pour inciter le chat à sauter », indique à Sciences et Avenir Charlotte de Mouzon, « mais dire qu’un chat peut avoir peur d’un film d’horreur ce serait juste de l’interprétation humaine, de l’anthropomorphisme »  conclut la spécialiste des félins. 

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La photo virale d’un kangourou "en deuil" cache une réalité bien plus sordide


On voit souvent des photos d’animaux qui semble avoir des comportements humains tels que la compassion, la peine, etc. Les animaux agissent différemment des êtres humains et ne peuvent pas être vraiment comparé (du moins pas tous) aux émotions que l’on ressent. L’image du kangourou en deuil est un exemple
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La photo virale d’un kangourou « en deuil » cache une réalité bien plus sordide

Ce mâle n'est pas le protecteur de cette femelle agonisante, mais celui qui lui a causé des blessures mortelles. © Twitter

Ce mâle n’est pas le protecteur de cette femelle agonisante, mais celui qui lui a causé des blessures mortelles. © Twitter

Par Morgane Kergoat

L’image a ému les internautes qui y voyaient l’adieu déchirant d’un kangourou à sa compagne agonisante. Mais un spécialiste des kangourous est formel : la réalité est bien plus brutale.

POLÉMIQUE. Que fait ce kangourou tenant dans ses bras une femelle à l’agonie ? Pour Evan Switzer, le photographe qui a capturé cet instant rare dans le Queensland (Australie), il s’agit d’un mâle étreignant sa compagne mourante pour un dernier adieu, sous le regard bouleversé de son petit. C’est ce qu’il explique au journal britannique Daily Mail le 13 janvier 2016 :

« Le mâle voulait chasser les autres kangourous qui arrivaient tout autour – il agissait comme une sorte de protecteur envers la femelle. Le jeune avait l’air un peu confus, il se tenait près de sa mère puis s’éloignait en sautant et mâchait un peu d’herbe, avant de revenir auprès d’elle ».

Aussitôt, l’histoire de ce kangourou protecteur fait le tour d’internet, chacun s’émerveillant devant le comportement si humain de cet animal face à la mort… Peut-être trop humain pour être vrai.

Gare à l’anthropomorphisme

Les scientifiques ne partagent pas du tout l’interprétation du photographe.

Ainsi, le Dr Derek Spielman, maître de conférences en pathologie vétérinaire à l’université de Sydney, a déclaré au Guardian qu‘il n’avait « aucun doute » sur le comportement de ce kangourou géant (Macropus giganteus). Selon lui, loin d’être en deuil, le mâle était en fait en train de tenter de s’accoupler avec la femelle – et pourrait avoir causé les blessures ayant causé sa mort.

« La concurrence entre mâles pour l’accouplement avec les femelles peut être féroce et peut donner lieu à de sérieux combats, a-t-il précisé. Il peut aussi être responsable de harcèlement et d’abus graves, y compris physiques sur la cible féminine, en particulier quand elle ne répond pas ou tente d’échapper au mâle qui la courtise. Les mâles peuvent poursuivre ces femelles de façon persistante et très agressive, au point de les tuer. Cela n’est pas leur intention, mais malheureusement, peut être le résultat, donc interpréter les actions du mâle comme étant basées sur les soins pour le bien-être de la femelle ou du petit est une grossière incompréhension, tant et si bien que le mâle pourrait avoir effectivement causé la mort de la femelle. »

De même, le Dr Mark Eldridge, scientifique à l’Australian Museum, a dénoncé la mauvaise interprétation de la photo d’Evan Switzer dans son billet de blog :

« Ceci est un mâle essayant de faire se lever une femelle pour qu’il puisse s’accoupler avec elle ».

Loin d’être son protecteur, le kangourou mâle serait donc bel et bien un prétendant agressif responsable des blessures mortelles de la femelle.

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Les gens névrosés ont tendance à voir des visages dans ce qui les entoure


Voyez-vous des visages ou des formes connues partout ? Il se pourrait que ce soit un signe de névrose ou par instinct de survie, enfin c’est ce qu’ils prétendent
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Les gens névrosés ont tendance à voir des visages dans ce qui les entoure

 

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Voyez-vous souvent des visages dans les nuages? | Erik bij de Vaate via Flickr CC License by

Repéré par Claire Levenson

Anthropomorphiser les objets environnants est signe que l’on est plus névrosé que la moyenne.

Certains objets ressemblent à des visages: les trous d’une prise électrique sont comme des yeux et une bouche et certains nuages et rochers ont des expressions humaines. Il y aussi des gens qui voient le visage de Jésus dans des tranches de pain ou sur deschips. Le nom savant de cette tendance à anthropomorphiser les choses est la paréidolie et il existe un compte Twitter –Faces in Things (visages dans les choses)–dédié à ce genre de perceptions.

Selon une étude japonaise, voir des visages partout n’est pas complètement anodin: c’est un signe qu’on est probablement plus névrosé que la moyenne. Norimichi Kitagawa et ses collègues du laboratoire de sciences des communications NTT à Tokyo ont fait passer des tests de personnalité à cent-soixante-six étudiants. Ils leur ont ensuite donné des images avec des points tracés au hasard et leur ont demandé de dire ce qu’ils voyaient, rapporte New York Magazine.

Détection des prédateurs

En général, les étudiants qui avaient plus de symptômes de névrose (selon leurs tests) avaient plus tendance à voir des visages, des animaux et des plantes dans l’assemblage aléatoire de points. Les femmes aussi étaient en général plus susceptibles d’y voir des êtres vivants.

Les chercheurs expliquent que ces spécificités ont probablement un sens en termes d’évolution biologique. Comme les femmes sont souvent plus faibles physiquement, elles sont devenues plus sensibles à des stimulus externes leur permettant de détecter des prédateurs.

Et comme les individus névrosés sont plus tendus, plus nerveux et instables émotionnellement, ils sont aussi prédisposés à la paréidolie. Ils sont constamment sur leurs gardes et conscients des menaces, donc ont plus tendance à voir des visages potentiellement dangereux.

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