Faut-il gronder son chat quand il fait une bêtise ?


Les animaux ne ressentent pas la culpabilité, et les punitions négatives ne servent pas à grand chose. Le chat ne fait pas exception. Il est possible de changer des comportement indésirables, mais garder en tête qu’il a besoin de répondre à ses besoins fondamentaux. Dresser de manière traditionnelle comme un chien ? C’est possible, mais cela peut demander beaucoup de temps. Un chat est un animal solitaire et qui demande de l’attention quand il veut
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Faut-il gronder son chat quand il fait une bêtise ?

 

L’éducation du chat est rarement évoquée, car il s’agit d’un animal relativement indépendant, qui a tendance à n’écouter que ce qu’il a envie. Mais il arrive que son comportement nous incommode : malpropreté, agressivité… le répertoire des bêtises potentielles est vaste ! Comment réagir à ces situations qui peuvent vite devenir un problème ?

Le tempérament du chat est sujet à de longs débats : c’est un animal capricieux, à tendance solitaire mais qui dans certains cas demande beaucoup d’attention. La relation du chat avec les humains qui vivent avec lui est souvent particulière, propre à chaque couple chat/humain. Ce n’est pas comme le chien, animal social par excellence, qui cherche spontanément le lien et qui a tendance à tout faire pour le maintenir. Le chat n’aura aucune hésitation à vivre seul plutôt qu’entouré si la compagnie lui déplait.

Le chat : un animal capricieux difficile à dresser ?

Du coup, l’éducation du chat devient délicate : autant avec un chien, il est facile d’attirer son attention, et d’obtenir une réponse de sa part, car il souhaite davantage que le chat nous satisfaire. Et le chien cherche à provoquer des réactions positives chez nous, très souvent.

Mais ce n’est pas le cas du chat ! La réplique typique d’un propriétaire de chat le signe : il ne vient que quand il en a envie.

Or, le chat, bien que moins agité qu’un chien, peut avoir son répertoire de bêtises. Pour la plupart, le chat ne fait qu’exprimer ses besoins naturels, mais elles peuvent aussi venir d’un mal-être qu’il exprime en augmentant un comportement normal de manière excessive : jeux de prédation, besoins en dehors des zones habituelles, griffades…

Avant d’aborder le registre des récompenses/punitions, il convient donc de bien comprendre ceci : le chat est avant tout en bien-être lorsqu’il peut manifester ses comportements habituels comme il l’entend. Ce qui va du coup poser deux problèmes dans son éducation : comment l’orienter pour que ses besoins comportementaux naturels ne viennent pas empiéter sur les règles de vie d’une maison humaine, et comment réagir lorsqu’il est pris sur le fait.

L’éducation du chat : éviter la contrainte et favoriser les récompenses

Le chat étant capable de fuir un domicile où l’environnement ne lui convient pas, il vaut clairement mieux privilégier une éducation positive. Ce qui n’interdit pas de pouvoir repousser le chat quand il se fait trop présent. Mais il faut rester doux et patient, tout en étant ferme et clair. Par exemple, si le chat monte sur la table quand vous mangez et retente encore et encore, il suffit de le pousser délicatement et le faire descendre, en exprimant un « non » ferme, et ce dès qu’il monte, et éventuellement le récompenser en bas.

Pour le coup, il est très difficile de dresser un chat avec des méthodes d’éducation « traditionnelles » canines. Par contre, l’éducation dans le positif, à base de récompense, peut être très efficace. La difficulté est de trouver la récompense idéale du chat, car la nourriture n’est pas toujours son péché mignon. Par exemple, le fait de jeter la croquette plutôt que de la donner directement, ce qui donne l’occasion de courir après un petit truc qui en plus peut se manger derrière, peut être une récompense efficace. L’association avec le clicker peut être un bon moyen de marquer la récompense.

Mais avant de s’attaquer à l’éducation d’un chat, il vaut mieux s’armer de patience et ne pas attendre des résultats aussi nets qu’un chien. Au mieux, on obtient un chat qui exécute l’ordre quand il est de bonne humeur, dans son cadre habituel…

Voici une vidéo présentant les exercices réalisés avec un spécialiste du comportement félin, vous constaterez comment le chat met plus de temps à réagir et exécuter l’ordre qu’un chien. Il faut potentiellement des mois, voire des années pour arriver à ce résultat !

 

Pourquoi ne pas gronder son chat ?

Il reste le registre des bêtises, indépendamment de la volonté d’éduquer un chat ou pas. Comment réagir si le chat fait ses griffes sur le canapé sous vos yeux, ou retourne le pot de fleur en vous dévisageant calmement ?

Dans ces deux exemples, il s’agit de comportements qui peuvent être tout à fait normaux, mais parfois excessifs, ils sont alors très dérangeants. Interrompre le chat lors de ces séquences revient à le priver de ses besoins comportementaux, c’est pour cela que la première étape va être de lui trouver un substitut, avant toute réaction sur le chat. Installez des griffoirs un peu partout (ça ne suffit souvent pas, mais ça n’empêche pas l’essai), donnez-lui un accès à l’extérieur, enrichissez l’environnement avec des jouets et des plateformes en hauteur pour l’exploration… N’hésitez pas à voir cette phase avec un comportementaliste, qui pourra directement vous aider à trouver ce qui va marcher sur votre chat.

Enfin, la réaction sur la prise en flagrant délit est importante : le chat peut très bien apprendre via un stimulus négatif, lui faire peur par exemple. Mais l’apprentissage est de mauvaise qualité : le chat cherchera quand même à réaliser ses besoins comportementaux, mais il le fera dans un contexte anxieux vis-à-vis de l’humain. Et c’est souvent ce qui est frustrant : non seulement il continue de faire la bêtise dès qu’on est absent, mais en plus il se met à avoir peur quand on arrive, ne comprenant pas pourquoi il se fait gronder il devient méfiant à tout moment.

Cela dit, il est juste impensable de ne pas réagir en voyant son chat uriner sur le lit, par exemple (ce qu’il peut faire le plus naturellement du monde, en nous regardant droit dans les yeux). Dans ces cas-là, comme dis plus haut, j’invite à être ferme tout en restant doux (la célèbre « main de fer et gant de velours ») : un « non » marqué et repousser le chat sans violence, mais fermement, est un bon compromis. N’oubliez pas de le faire au moment où vous le surprenez, même 30 secondes après c’est déjà trop tard. Le but est juste de l’interrompre : dès qu’il s’en va, vous pouvez reprendre une attitude neutre ou positive. L’important est de synchroniser le comportement indésirable avec le stimulus qui le coupe ; si vous l’interrompez après coup, il ne fera pas l’association entre la bêtise et votre réaction. Je prends souvent l’image d’une personne que l’on sait être en colère juste à sa gestuelle, en la voyant à travers une vitre sans l’entendre : pas la peine d’en mettre des tartines, le chat voit (plus que nous même) les messages que l’on envoie en communication visuelle, et réagira probablement en fuyant rien qu’en vous voyant approcher de lui en colère.

Ce qui justifie souvent la remarque « il sait qu’il a mal fait, car il s’enfuit dès qu’il me voit ». Erreur d’interprétation ! Le chat sait juste que vous êtes en colère, et que les prochains instants risquent d’être désagréables pour lui, ça lui suffit pour s’enfuir ! En revanche, il n’a aucune idée de pourquoi vous êtes en colère, encore moins la notion de culpabilité ou de vengeance. C’est de l’anthropomorphisme que de lui prêter de tels notions humaines, et une expérience éthologique récente (A. Horowitz, 2009, Behavioural Processes)  l’a même montré sur les chiens, à défaut d’en avoir une sur les chats : l’animal réagit à la réaction de l’humain (colère ou bienveillance), peu importe ce qu’il a fait avant (bêtise ou pas). Il ne faut donc surtout pas gronder à postériori, et cette remarque valable pour les chiens l’est tout autant pour les chats !

Donc au final, difficile de répondre à la question « gronder ou pas ? » de manière générale. Chaque animal et chaque situation nécessite une réponse adaptée, et même si globalement il n’est pas recommandé d’agir de la sorte avec son chat, il est des situations où c’est juste impossible de rester neutre ! Agir avec mesure et équilibre, et éviter le piège de l’anthropomorphisme sur les notions de vengeance/culpabilité, restent la meilleure façon d’aborder ce problème.

Dr Stéphane Tardif
Docteur vétérinaire et rédacteur pour Wamiz

https://wamiz.com

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Le Saviez-Vous ► 3 choses fausses que vous pensez savoir sur eux


La croyance populaire sur les chiens est souvent augmentée par les vidéos qu’on voit un peu partout sur le Web et du fait que nous avons tendance à leur donner des émotions humaines Les chiens ont un langage par leur comportement qu’on l’on peut mal interpréter.
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3 choses fausses que vous pensez savoir sur eux

 

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3 idées reçues sur les chiens totalement fausses.

© CATERS/SIPA

Par Anne-Sophie Tassart

Bien que les chiens soient nos compagnons depuis des milliers d’années, nous conservons certaines idées fausses à leur sujet. Voici 3 croyances  qui ont été contredites par les chercheurs.

Fidèle compagnon de l’Homme depuis des milliers d’années, le chien (Canis lupus familiaris) est un animal encore mal compris : certaines idées reçues ont la vie dure. L’anthropomorphisme, ou la tendance à attribuer à un animal (ou à autres choses) des sentiments humains, n’y est pas pour rien dans ces erreurs. Certaines vidéos virales qui tournent en boucle sur les réseaux sociaux contribuent à propager ces interprétations inexactes du comportement canin.

Non, les chiens n’aiment pas forcément les câlins

Si entre humains, une étreinte peut avoir un effet apaisant, ce n’est pas forcément le cas pour nos compagnons à quatre pattes. En effet, dans un papier paru sur le site Psychology Today, Stanley Coren, un neuropsychologue américain et spécialiste canin affirme que 4 chiens sur 5 montrent des signes de stress lorsqu’ils sont câlinés par une personne, familière ou inconnue. C’est en observant plus de 250 photos de chiens enlacés que le chercheur a constaté que 81,6 % de ces animaux s’en trouvent stressés, contre seulement 7,6% appréciant l’étreinte amicale dont ils sont l’objet. Suivant son caractère, l’animal peut ressentir de l’anxiété et de l’inconfort, détournant le regard, abaissant ses oreilles et se léchant de manière compulsive, pendant l’étreinte. D’autres peuvent vivre cet acte comme une agression. Enfin, certains chiens peuvent apprécier les étreintes : ouf.

Non, les chiens ne voient pas en noir et blanc

La croyance commune veut que les chiens ne soient capables de percevoir le monde qu’en noir et blanc : erreur ! Ces animaux ont une vision bien plus complexe que cela. Même si leur spectre de vision est plus étroit que le nôtre, ils sont néanmoins sensibles au marron, au bleu et au jaune tout comme les chats. Cependant, les chiens ont une meilleure perception du mouvement que nous. Conséquence : lorsque nous voyons une image continue sur notre télévision, ces animaux voient une série d’images qui clignotent très rapidement à cause du rafraichissement de l’écran qui se produit 60 fois par seconde. Mais ce phénomène ne les empêchent pas d’avoir un réel intérêt pour le petit écran et plus particulièrement pour les sons qu’il diffuse surtout s’il s’agit de jappements et d’aboiements.

Non, ce chien ne se sent pas coupable

Le chien a fait une bêtise et sous les réprimandes de son maître (muni de son smartphone), il s’éloigne et semble se cacher. Ce genre de vidéos fait régulièrement le buzz sur les réseaux sociaux : un animal penaud qui semble s’excuser, ça plaît. Sauf que la réalité est tout autre : selon une étude parue en 2015 dans la revue Behavioural Processes, ces animaux ne ressentent pas de culpabilité. Et d’après une autre étude, l’attitude fuyante du chien serait en réalité une réponse au comportement négatif de son maître, qu’il ait fait une bêtise ou non. Il ne s’agit donc pas ici de culpabilité mais bien de crainte.

https://www.sciencesetavenir.fr

Des éléphants pleurent leurs morts : des images saisissantes


On sait que certains animaux semble vivre un deuil quand un proche décède, comme les chimpanzés, les dauphins. Une spécialiste des pachydermes a vu la même scène lors de la mort d’une matriarche. Ce qui n’est pas anodin, c’est que trois groupes qui ont défilé devant son corps n’appartenaient liés au clan de la matriarche. On n’ose pas dire que c’est une réaction emphatique pour éviter l’anthropomorphisme, alors pourquoi ce comportement ?
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Des éléphants pleurent leurs morts : des images saisissantes

 

Des éléphants viennent sentir et toucher le corps d’une matriarche, morte, de cause naturelle, quelques semaines plus tôt. © National Geographic

 Les éléphants vivent en communauté et ont développé des comportements qui parfois nous interrogent. Ainsi, en septembre 2016, nous avions découvert des images rares prises par une caméra : des éléphants défilant devant le cadavre d’une femelle.

D’après la zoologiste qui a filmé la scène, ce comportement n’est pas habituel et elle ne pouvait pas en donner d’explication précise.

Article de Jean-Luc Goudet paru le 3 septembre 2016

Ils s’approchent du reste du corps qu’ont laissé les charognards et l’explorent de leur trompe, voire de leurs pattes. Un troupeau d’éléphants défile ainsi, chacun s’arrêtant quelques secondes, ou plus. Le cadavre est celui d’une éléphante de 45 ans, une matriarche de la réserve nationale de Samburu, au nord du Kenya, morte deux ou trois semaines plus tôt (en 2013). Shifra Goldenberg, doctorante à la Colorado State University, spécialiste des pachydermes, avait suivi cette femelle, surnommée la reine Victoria.

Retournée sur les lieux, la jeune chercheuse a eu la chance de filmer ces images très rares, montrant trois groupes distincts d’éléphants venir autour de la reine Victoria. Dans le commentaire de la vidéo, publiée par National Geographic, elle explique que l’attitude et le comportement des animaux qui s’attardent près du corps ne sont pas du tout habituels.

Des éléphants en deuil ? En fait, on l’ignore

« Les animaux ont l’air stressé » commente Shifra Goldenberg. Comment interpréter cette scène ? Bien sûr, on pense à une sorte de deuil ou au moins à de la tristesse, mais il y a de l’anthropomorphisme dans cette analyse. La scientifique s’en garde bien, rappelant que l’on ne sait pas ce que les animaux ont dans la tête durant ce moment. Le fait que les trois groupes n’étaient pas liés à celui de la matriarche pose question.

Mais les pachydermes sont connus pour former des groupes très soudés, avec de nombreuses interactions sociales. D’autres mammifères, chimpanzés et dauphins notamment, manifestent de l’empathie pour leurs proches. Jane Goodall, dans les années 1960, fut la première à observer précisément de l’entraide entre des chimpanzés, des animaux valides venant apporter de la nourriture à des malades (la tribu avait subi une épidémie de poliomyélite). Mais leur comportement face à la mort reste mystérieux.

http://www.futura-sciences.com

Le chien a-t-il l’esprit de vengeance ?


Personnellement, je n’aurais pas pensé qu’un chien puisse se venger, si ce n’est que pour se défendre. La notion de vengeance est plus une caractéristique humaine et non-animale
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Le chien a-t-il l’esprit de vengeance ?

 

chien bêtise vengeance

Le chien qui fait pipi dans votre salon en votre absence vous punit-il pour l’avoir laissé seul ? Chloé Fesch, éducatrice et comportementaliste canin chez Nature de chien, vous explique si, oui ou non, le chien est capable de vengeance.

Par définition, la vengeance est une caractéristique exclusivement humaine pour la simple et bonne raison qu’elle nécessite de notre part d’être en mesure de mettre en relation deux actions espacées dans le temps et d’y associer un sentiment négatif.

Or, le chien n’a pas de notion de “bien” ou de “mal”, de “gentil” ou de “méchant”,etc. Il ne fait pas de sous entendus, ne cherche pas à faire mal aux autres ou à réparer une injustice. Toutes ces notions ne sont absolument pas dans la capacité d’un Chien, aussi intelligent soit-il. Donc dire du Chien qu’il est capable de se venger revient à lui attribuer des caractéristiques propres à l’Humain, c’est ce que l’on nomme l’anthropomorphisme.

Le chien réagit à des actions en fonction de son apprentissage

En réalité, le chien ne fait que réagir à des actions en fonction de son apprentissage. Par exemple, si votre chien n’est pas propre quand vous vous absentez. Vous pourriez penser qu’il fait cela pour se venger car vous l’avez laissé seul. Cette idée pourtant très commune prouve l’incompréhension du maître de ce qu’est réellement le chien. Un chien peut ne pas être propre pour plusieurs raisons : parce qu’il n’a pas bien appris, parce qu’il est malade, parce qu’il est anxieux, etc. Mais un chien ne se vengera pas, il n’a pas la capacité de conceptualiser un “plan machiavélique” pour vous punir de l’avoir laissé. Il ne fait que réagir à ses émotions sur le moment et à ses apprentissages.

En conclusion, n’oublions pas qu’un chien est un animal fantastique aussi parce qu’il à cette capacité de vivre toujours ici et maintenant. Cette différence avec vous, Humain, est grande et c’est pourquoi il est facile de mal l’interpréter. Retenez que le chien est beaucoup de choses, mais que ce n’est pas un humain. C’est un animal incapable d’avoir une idée conceptuelle de quelque chose et qui est toujours relié au moment présent.

Chloé Fesch
Gérante et formatrice chez Nature de Chien

https://wamiz.com/

Le Saviez-Vous ► 3 choses fausses que vous pensez savoir sur les chiens


On a cette fâcheuse tendance à donner aux animaux domestiques des sentiments humains, alors que c’est une erreur. Comme on le voit dans diverse vidéos, cette croyance est très forte
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3 choses fausses que vous pensez savoir sur les chiens

 

Chien

3 idées reçues sur les chiens totalement fausses.

© CATERS/SIPA

Anne-Sophie Tassart Journaliste

Fidèle compagnon de l’Homme depuis des milliers d’années, le chien (Canis lupus familiaris) est un animal encore mal compris : certaines idées reçues ont la vie dure. L’anthropomorphisme, ou la tendance à attribuer à un animal (ou à autres choses) des sentiments humains, n’y est pas pour rien dans ces erreurs. Certaines vidéos virales qui tournent en boucle sur les réseaux sociaux contribuent à propager ces interprétations inexactes du comportement canin.

Non, les chiens n’aiment pas forcément les câlins

Si entre humains, une étreinte peut avoir un effet apaisant, ce n’est pas forcément le cas pour nos compagnons à quatre pattes. En effet, dans un papier paru sur le site Psychology Today, Stanley Coren, un neuropsychologue américain et spécialiste canin affirme que 4 chiens sur 5 montrent des signes de stress lorsqu’ils sont câlinés par une personne, familière ou inconnue. C’est en observant plus de 250 photos de chiens enlacés que le chercheur a constaté que 81,6 % de ces animaux s’en trouvent stressés, contre seulement 7,6% appréciant l’étreinte amicale dont ils sont l’objet. Suivant son caractère, l’animal peut ressentir de l’anxiété et de l’inconfort, détournant le regard, abaissant ses oreilles et se léchant de manière compulsive, pendant l’étreinte. D’autres peuvent vivre cet acte comme une agression. Enfin, certains chiens peuvent apprécier les étreintes : ouf.

Non, les chiens ne voient pas en noir et blanc

La croyance commune veut que les chiens ne soient capables de percevoir le monde qu’en noir et blanc : erreur ! Ces animaux ont une vision bien plus complexe que cela. Même si leur spectre de vision est plus étroit que le nôtre, ils sont néanmoins sensibles au marron, au bleu et au jaune tout comme les chats. Cependant, les chiens ont une meilleure perception du mouvement que nous. Conséquence : lorsque nous voyons une image continue sur notre télévision, ces animaux voient une série d’images qui clignotent très rapidement à cause du rafraichissement de l’écran qui se produit 60 fois par seconde. Mais ce phénomène ne les empêchent pas d’avoir un réel intérêt pour le petit écran et plus particulièrement pour les sons qu’il diffuse surtout s’il s’agit de jappements et d’aboiements.

Non, ce chien ne se sent pas coupable

Le chien a fait une bêtise et sous les réprimandes de son maître (muni de son smartphone), il s’éloigne et semble se cacher. Ce genre de vidéos fait régulièrement le buzz sur les réseaux sociaux : un animal penaud qui semble s’excuser, ça plaît. Sauf que la réalité est tout autre : selon une étude parue en 2015 dans la revue Behavioural Processes, ces animaux ne ressentent pas de culpabilité. Et d’après une autre étude, l’attitude fuyante du chien serait en réalité une réponse au comportement négatif de son maître, qu’il ait fait une bêtise ou non. Il ne s’agit donc pas ici de culpabilité mais bien de crainte

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Le chien ressent-il de la culpabilité après une bêtise ?


Je crois aussi qu’après une grosse gaffe, un chien exprimera plus la crainte face à notre intonation de voix que de la culpabilité
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Le chien ressent-il de la culpabilité après une bêtise ?

 

Après un pipi sur le tapis, votre toutou arbore ce qui vous semble être une petite bouille de repenti. Pour autant, le sentiment qu’il affiche ne serait pas de la culpabilité…

Une chaussure portée disparue puis retrouvée à moitié mangée, une poubelle renversée, un canapé ravagé… généralement, dans ce genre de situation, pas de doute possible : le canidé de la maison est fautif. D’ailleurs, lorsque vous rentrez, c’est tout penaud avec son regard de «chien battu» et la queue entre les pattes qu’il se cache ou fuit votre regard. Un comportement de honte aux antipodes de son enthousiasme habituel. Pourtant, d’après la science, votre chien est bien loin de se sentir coupable.

La culpabilité, un sentiment complexe

Croire qu’un chien culpabilise, c’est faire preuve d’anthropomorphisme. Ce que l’on prend pour du remord n’en est pas, révèle une étude menée par le Dr Alexandra Horowitz, scientifique spécialisée dans l’univers canin. En réalité, l’animal a peur de se faire disputer : il entend à l’intonation de notre voix que nous ne sommes pas contents, s’en rend compte par nos grands gestes… et exprime donc ainsi sa crainte d’être grondé.

«Il semble peu probable qu’ils [les chiens, ndlr] aient le même type de cheminement de pensée que le nôtre, en raison de leur cerveau vraiment différent, même si en majorité, les cerveaux des chiens sont davantage similaires que dissemblables des nôtres», a en effet récemment expliqué la scientifique auprès du site Business Insider.

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Les chats, ces incompris


Les animaux domestiques sont de plus en plus admis dans les réseaux de santé, dans les écoles, maisons de retraite, car ils installent un sentiment de bien-être à ceux qui les côtoient. Mais pourquoi ? La science peine a l’expliquer.
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Les chats, ces incompris

 

Geoffrey Da Costa et le chat Pumpkin, au... (PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE)

Geoffrey Da Costa et le chat Pumpkin, au café Chat L’Heureux, qui permet aux clients de côtoyer des chats, avenue Duluth à Montréal. «J’ai visité des cafés de chats à Paris, New York et Montréal, et je peux vous assurer qu’ici, les chats sont très bien traités», a dit le chercheur.

PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE

MARIE ALLARD
La Presse

«De plus en plus d’hôpitaux et de maisons de retraite introduisent des animaux entre leurs murs, ce qui permet d’alléger la médication des patients, dit Geoffrey Da Costa. Mais les scientifiques sont incapables d’expliquer ce que l’animal fait exactement de bien aux gens.»

L’hypothèse du doctorant en communication organisationnelle à l’Université de Montréal, qui a soutenu sa thèse il y a deux semaines? Ce qui fait du bien, c’est de communiquer avec l’animal.

«J’ai essayé de comprendre comment il se fait que même si on ne se comprend pas – les chats ne comprennent pas notre langage, on ne comprend pas les chats -, on continue nos relations», explique M. Da Costa.

Vraiment, on ne comprend pas les chats, domestiqués par l’homme depuis au moins 4000 ans?

«Le chat qui rapporte une proie en cadeau veut nous montrer à chasser, nous enseigner quoi prendre, illustre le chercheur. Généralement, l’humain qui reçoit cette proie la jette. Le chat se dit qu’il est vraiment stupide… Autre exemple: les chats communiquent entre eux grâce à l’émission de phéromones que nous ne sommes pas capables de décoder.» Eux ne peuvent, en retour, déchiffrer les langues humaines.

«J’ai développé un concept : la communication imaginaire, indique M. Da Costa. J’ai interrogé plusieurs propriétaires de chat. Ma conclusion, c’est que les gens fabriquent une partie de la communication avec leur chat. Comme humain, on va anthropomorphiser. Si notre chat ne vient pas nous voir, on se dit qu’il boude, qu’il est triste. Ce qu’on ne comprend pas, on le remplit. Ce qui cadre et alimente cette communication, ce sont les mythes autour du chat.»

Symbole d’indépendance

Ces mythes sont nombreux: le félin incarne l’individualisme, la liberté, l’indépendance, la sexualité, la violence, la rébellion…

«Grâce à internet, le chat est redevenu un symbole d’indépendance, un rebelle qui n’écoute pas. Les vidéos de chats sont incroyablement populaires sur YouTube.»

«Dans le top 100 des vidéos les plus regardées, il y en a environ 50 de chats, confirme le chargé de cours à l’Université de Montréal. C’est l’animal parfait pour notre vie moderne…»

Dans l’Antiquité, le chat a été domestiqué pour protéger les récoltes des rongeurs.

«Aujourd’hui, c’est le seul animal qui est autorisé à détruire les meubles, à mettre des poils partout, souligne M. Da Costa. Sa fonction, qui était d’empêcher le chaos, est maintenant d’en mettre dans nos vies plates. Les gens s’ennuient beaucoup.»

Besoin d’affection

Non seulement les gens s’ennuient, mais ils travaillent aussi énormément.

«Ils ont quand même besoin de rapports affectifs, dit le chercheur. Avec d’autres humains, c’est plus coûteux. Avec un animal, on croit que c’est simple, alors qu’en réalité, c’est complexe.»

Pour le bien-être des félins, M. Da Costa veut détruire certains mythes.

«Le chat n’est pas solitaire, rectifie-t-il. Mieux vaut adopter deux chats, sinon il peut y avoir des problèmes d’obésité, de stress qui surviennent. Il est aussi faux de croire qu’en regardant dans les yeux d’un chat, on voit son âme, comme on le fait pour les humains. Pour le chat, c’est un signe d’agression. Il peut attaquer.»

Mais nul besoin de s’inquiéter si on parle à son chat et qu’on lui attribue des capacités humaines.

«C’est normal, tranche le chercheur. On a tous besoin d’affection. Le chat qui vient nous voir n’est pas désintéressé: il veut de la nourriture, de l’attention ou de l’affection. Pour l’humain, c’est pareil: on a besoin d’avoir quelqu’un – dans ce cas, ce que les scientifiques appellent un non-humain vivant – avec qui interagir.»

http://www.lapresse.ca/