Le Saviez-Vous ► 3 choses fausses que vous pensez savoir sur les chiens


On a cette fâcheuse tendance à donner aux animaux domestiques des sentiments humains, alors que c’est une erreur. Comme on le voit dans diverse vidéos, cette croyance est très forte
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3 choses fausses que vous pensez savoir sur les chiens

 

Chien

3 idées reçues sur les chiens totalement fausses.

© CATERS/SIPA

Anne-Sophie Tassart Journaliste

Fidèle compagnon de l’Homme depuis des milliers d’années, le chien (Canis lupus familiaris) est un animal encore mal compris : certaines idées reçues ont la vie dure. L’anthropomorphisme, ou la tendance à attribuer à un animal (ou à autres choses) des sentiments humains, n’y est pas pour rien dans ces erreurs. Certaines vidéos virales qui tournent en boucle sur les réseaux sociaux contribuent à propager ces interprétations inexactes du comportement canin.

Non, les chiens n’aiment pas forcément les câlins

Si entre humains, une étreinte peut avoir un effet apaisant, ce n’est pas forcément le cas pour nos compagnons à quatre pattes. En effet, dans un papier paru sur le site Psychology Today, Stanley Coren, un neuropsychologue américain et spécialiste canin affirme que 4 chiens sur 5 montrent des signes de stress lorsqu’ils sont câlinés par une personne, familière ou inconnue. C’est en observant plus de 250 photos de chiens enlacés que le chercheur a constaté que 81,6 % de ces animaux s’en trouvent stressés, contre seulement 7,6% appréciant l’étreinte amicale dont ils sont l’objet. Suivant son caractère, l’animal peut ressentir de l’anxiété et de l’inconfort, détournant le regard, abaissant ses oreilles et se léchant de manière compulsive, pendant l’étreinte. D’autres peuvent vivre cet acte comme une agression. Enfin, certains chiens peuvent apprécier les étreintes : ouf.

Non, les chiens ne voient pas en noir et blanc

La croyance commune veut que les chiens ne soient capables de percevoir le monde qu’en noir et blanc : erreur ! Ces animaux ont une vision bien plus complexe que cela. Même si leur spectre de vision est plus étroit que le nôtre, ils sont néanmoins sensibles au marron, au bleu et au jaune tout comme les chats. Cependant, les chiens ont une meilleure perception du mouvement que nous. Conséquence : lorsque nous voyons une image continue sur notre télévision, ces animaux voient une série d’images qui clignotent très rapidement à cause du rafraichissement de l’écran qui se produit 60 fois par seconde. Mais ce phénomène ne les empêchent pas d’avoir un réel intérêt pour le petit écran et plus particulièrement pour les sons qu’il diffuse surtout s’il s’agit de jappements et d’aboiements.

Non, ce chien ne se sent pas coupable

Le chien a fait une bêtise et sous les réprimandes de son maître (muni de son smartphone), il s’éloigne et semble se cacher. Ce genre de vidéos fait régulièrement le buzz sur les réseaux sociaux : un animal penaud qui semble s’excuser, ça plaît. Sauf que la réalité est tout autre : selon une étude parue en 2015 dans la revue Behavioural Processes, ces animaux ne ressentent pas de culpabilité. Et d’après une autre étude, l’attitude fuyante du chien serait en réalité une réponse au comportement négatif de son maître, qu’il ait fait une bêtise ou non. Il ne s’agit donc pas ici de culpabilité mais bien de crainte

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Le chien ressent-il de la culpabilité après une bêtise ?


Je crois aussi qu’après une grosse gaffe, un chien exprimera plus la crainte face à notre intonation de voix que de la culpabilité
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Le chien ressent-il de la culpabilité après une bêtise ?

 

Après un pipi sur le tapis, votre toutou arbore ce qui vous semble être une petite bouille de repenti. Pour autant, le sentiment qu’il affiche ne serait pas de la culpabilité…

Une chaussure portée disparue puis retrouvée à moitié mangée, une poubelle renversée, un canapé ravagé… généralement, dans ce genre de situation, pas de doute possible : le canidé de la maison est fautif. D’ailleurs, lorsque vous rentrez, c’est tout penaud avec son regard de «chien battu» et la queue entre les pattes qu’il se cache ou fuit votre regard. Un comportement de honte aux antipodes de son enthousiasme habituel. Pourtant, d’après la science, votre chien est bien loin de se sentir coupable.

La culpabilité, un sentiment complexe

Croire qu’un chien culpabilise, c’est faire preuve d’anthropomorphisme. Ce que l’on prend pour du remord n’en est pas, révèle une étude menée par le Dr Alexandra Horowitz, scientifique spécialisée dans l’univers canin. En réalité, l’animal a peur de se faire disputer : il entend à l’intonation de notre voix que nous ne sommes pas contents, s’en rend compte par nos grands gestes… et exprime donc ainsi sa crainte d’être grondé.

«Il semble peu probable qu’ils [les chiens, ndlr] aient le même type de cheminement de pensée que le nôtre, en raison de leur cerveau vraiment différent, même si en majorité, les cerveaux des chiens sont davantage similaires que dissemblables des nôtres», a en effet récemment expliqué la scientifique auprès du site Business Insider.

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Les chats, ces incompris


Les animaux domestiques sont de plus en plus admis dans les réseaux de santé, dans les écoles, maisons de retraite, car ils installent un sentiment de bien-être à ceux qui les côtoient. Mais pourquoi ? La science peine a l’expliquer.
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Les chats, ces incompris

 

Geoffrey Da Costa et le chat Pumpkin, au... (PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE)

Geoffrey Da Costa et le chat Pumpkin, au café Chat L’Heureux, qui permet aux clients de côtoyer des chats, avenue Duluth à Montréal. «J’ai visité des cafés de chats à Paris, New York et Montréal, et je peux vous assurer qu’ici, les chats sont très bien traités», a dit le chercheur.

PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE

MARIE ALLARD
La Presse

«De plus en plus d’hôpitaux et de maisons de retraite introduisent des animaux entre leurs murs, ce qui permet d’alléger la médication des patients, dit Geoffrey Da Costa. Mais les scientifiques sont incapables d’expliquer ce que l’animal fait exactement de bien aux gens.»

L’hypothèse du doctorant en communication organisationnelle à l’Université de Montréal, qui a soutenu sa thèse il y a deux semaines? Ce qui fait du bien, c’est de communiquer avec l’animal.

«J’ai essayé de comprendre comment il se fait que même si on ne se comprend pas – les chats ne comprennent pas notre langage, on ne comprend pas les chats -, on continue nos relations», explique M. Da Costa.

Vraiment, on ne comprend pas les chats, domestiqués par l’homme depuis au moins 4000 ans?

«Le chat qui rapporte une proie en cadeau veut nous montrer à chasser, nous enseigner quoi prendre, illustre le chercheur. Généralement, l’humain qui reçoit cette proie la jette. Le chat se dit qu’il est vraiment stupide… Autre exemple: les chats communiquent entre eux grâce à l’émission de phéromones que nous ne sommes pas capables de décoder.» Eux ne peuvent, en retour, déchiffrer les langues humaines.

«J’ai développé un concept : la communication imaginaire, indique M. Da Costa. J’ai interrogé plusieurs propriétaires de chat. Ma conclusion, c’est que les gens fabriquent une partie de la communication avec leur chat. Comme humain, on va anthropomorphiser. Si notre chat ne vient pas nous voir, on se dit qu’il boude, qu’il est triste. Ce qu’on ne comprend pas, on le remplit. Ce qui cadre et alimente cette communication, ce sont les mythes autour du chat.»

Symbole d’indépendance

Ces mythes sont nombreux: le félin incarne l’individualisme, la liberté, l’indépendance, la sexualité, la violence, la rébellion…

«Grâce à internet, le chat est redevenu un symbole d’indépendance, un rebelle qui n’écoute pas. Les vidéos de chats sont incroyablement populaires sur YouTube.»

«Dans le top 100 des vidéos les plus regardées, il y en a environ 50 de chats, confirme le chargé de cours à l’Université de Montréal. C’est l’animal parfait pour notre vie moderne…»

Dans l’Antiquité, le chat a été domestiqué pour protéger les récoltes des rongeurs.

«Aujourd’hui, c’est le seul animal qui est autorisé à détruire les meubles, à mettre des poils partout, souligne M. Da Costa. Sa fonction, qui était d’empêcher le chaos, est maintenant d’en mettre dans nos vies plates. Les gens s’ennuient beaucoup.»

Besoin d’affection

Non seulement les gens s’ennuient, mais ils travaillent aussi énormément.

«Ils ont quand même besoin de rapports affectifs, dit le chercheur. Avec d’autres humains, c’est plus coûteux. Avec un animal, on croit que c’est simple, alors qu’en réalité, c’est complexe.»

Pour le bien-être des félins, M. Da Costa veut détruire certains mythes.

«Le chat n’est pas solitaire, rectifie-t-il. Mieux vaut adopter deux chats, sinon il peut y avoir des problèmes d’obésité, de stress qui surviennent. Il est aussi faux de croire qu’en regardant dans les yeux d’un chat, on voit son âme, comme on le fait pour les humains. Pour le chat, c’est un signe d’agression. Il peut attaquer.»

Mais nul besoin de s’inquiéter si on parle à son chat et qu’on lui attribue des capacités humaines.

«C’est normal, tranche le chercheur. On a tous besoin d’affection. Le chat qui vient nous voir n’est pas désintéressé: il veut de la nourriture, de l’attention ou de l’affection. Pour l’humain, c’est pareil: on a besoin d’avoir quelqu’un – dans ce cas, ce que les scientifiques appellent un non-humain vivant – avec qui interagir.»

http://www.lapresse.ca/

Un chat peut-il avoir peur devant un film d’horreur ?


Une spécialiste du comportement des chats, doute que les chats puissent avoir peur des films d’horreur, comme il est montré sur la vidéo. Ce petit chat, n’a pas les caractéristiques d’un chat qui a peur
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Un chat peut-il avoir peur devant un film d’horreur ?

 

Par Johanne-Eva Desvages

Des vidéos de chats devant un écran, on en trouve partout sur internet. Le regard éveillé et attentif, les chats semblent parfois captivés par un programme diffusé à la télévision. Une attitude décryptée par la comportementaliste Charlotte de Mouzon.

CHAT. Dans une vidéo mise en ligne sur Youtube en mai 2016, un chat semble captivé par un film d’horreur, qu’il suit avec attention. Au début, il paraît étonné. Ensuite ses pupilles se dilatent et le chat semble avoir toujours plus d’intérêt pour la vidéo…

« La perception des images n’est pas la même que dans la réalité. Il y a bien sûr une perception visuelle et auditive, mais pas de stimulations tactiles ni olfactives à la télévision, or la perception olfactive est particulièrement importante chez le chat », explique l’éthologue Charlotte de Mouzon, spécialiste du comportement félin.

D’après la comportementaliste, « il s’agit d’un jeune chat sur le qui-vive. Il peut être étonné qu’un personnage entre brusquement dans son champ de vision ou qu’il se passe une action brusque mais ne va pas avoir peur comme un humain » puisque l’animal, ne comprenant pas le scénario du film d’horreur, ne peut déceler la dimension oppressante de celui-ci. Il se contenterait d’avoir peur de ce qu’il ne connaît pas, comme certains bruits.

Les chats étant très sensibles au son, celui se dégageant du film d’horreur (de toute évidence Psychose en ce qui concerne cette séquence) peut être inquiétant pour l’animal. Mais s’il était réellement effrayé, il aurait le poil hérissé et les pupilles dilatées beaucoup plus longtemps.

Quand à sa réaction à la toute fin de la vidéo, qui pourrait s’apparenter à de la peur, « il faut connaître le contexte pour la juger. Si ça se trouve, il y a une mouche à côté de l’écran où un laser que les maîtres pointent pour inciter le chat à sauter », indique à Sciences et Avenir Charlotte de Mouzon, « mais dire qu’un chat peut avoir peur d’un film d’horreur ce serait juste de l’interprétation humaine, de l’anthropomorphisme »  conclut la spécialiste des félins. 

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La photo virale d’un kangourou "en deuil" cache une réalité bien plus sordide


On voit souvent des photos d’animaux qui semble avoir des comportements humains tels que la compassion, la peine, etc. Les animaux agissent différemment des êtres humains et ne peuvent pas être vraiment comparé (du moins pas tous) aux émotions que l’on ressent. L’image du kangourou en deuil est un exemple
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La photo virale d’un kangourou « en deuil » cache une réalité bien plus sordide

Ce mâle n'est pas le protecteur de cette femelle agonisante, mais celui qui lui a causé des blessures mortelles. © Twitter

Ce mâle n’est pas le protecteur de cette femelle agonisante, mais celui qui lui a causé des blessures mortelles. © Twitter

Par Morgane Kergoat

L’image a ému les internautes qui y voyaient l’adieu déchirant d’un kangourou à sa compagne agonisante. Mais un spécialiste des kangourous est formel : la réalité est bien plus brutale.

POLÉMIQUE. Que fait ce kangourou tenant dans ses bras une femelle à l’agonie ? Pour Evan Switzer, le photographe qui a capturé cet instant rare dans le Queensland (Australie), il s’agit d’un mâle étreignant sa compagne mourante pour un dernier adieu, sous le regard bouleversé de son petit. C’est ce qu’il explique au journal britannique Daily Mail le 13 janvier 2016 :

« Le mâle voulait chasser les autres kangourous qui arrivaient tout autour – il agissait comme une sorte de protecteur envers la femelle. Le jeune avait l’air un peu confus, il se tenait près de sa mère puis s’éloignait en sautant et mâchait un peu d’herbe, avant de revenir auprès d’elle ».

Aussitôt, l’histoire de ce kangourou protecteur fait le tour d’internet, chacun s’émerveillant devant le comportement si humain de cet animal face à la mort… Peut-être trop humain pour être vrai.

Gare à l’anthropomorphisme

Les scientifiques ne partagent pas du tout l’interprétation du photographe.

Ainsi, le Dr Derek Spielman, maître de conférences en pathologie vétérinaire à l’université de Sydney, a déclaré au Guardian qu‘il n’avait « aucun doute » sur le comportement de ce kangourou géant (Macropus giganteus). Selon lui, loin d’être en deuil, le mâle était en fait en train de tenter de s’accoupler avec la femelle – et pourrait avoir causé les blessures ayant causé sa mort.

« La concurrence entre mâles pour l’accouplement avec les femelles peut être féroce et peut donner lieu à de sérieux combats, a-t-il précisé. Il peut aussi être responsable de harcèlement et d’abus graves, y compris physiques sur la cible féminine, en particulier quand elle ne répond pas ou tente d’échapper au mâle qui la courtise. Les mâles peuvent poursuivre ces femelles de façon persistante et très agressive, au point de les tuer. Cela n’est pas leur intention, mais malheureusement, peut être le résultat, donc interpréter les actions du mâle comme étant basées sur les soins pour le bien-être de la femelle ou du petit est une grossière incompréhension, tant et si bien que le mâle pourrait avoir effectivement causé la mort de la femelle. »

De même, le Dr Mark Eldridge, scientifique à l’Australian Museum, a dénoncé la mauvaise interprétation de la photo d’Evan Switzer dans son billet de blog :

« Ceci est un mâle essayant de faire se lever une femelle pour qu’il puisse s’accoupler avec elle ».

Loin d’être son protecteur, le kangourou mâle serait donc bel et bien un prétendant agressif responsable des blessures mortelles de la femelle.

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Les gens névrosés ont tendance à voir des visages dans ce qui les entoure


Voyez-vous des visages ou des formes connues partout ? Il se pourrait que ce soit un signe de névrose ou par instinct de survie, enfin c’est ce qu’ils prétendent
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Les gens névrosés ont tendance à voir des visages dans ce qui les entoure

 

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Voyez-vous souvent des visages dans les nuages? | Erik bij de Vaate via Flickr CC License by

Repéré par Claire Levenson

Anthropomorphiser les objets environnants est signe que l’on est plus névrosé que la moyenne.

Certains objets ressemblent à des visages: les trous d’une prise électrique sont comme des yeux et une bouche et certains nuages et rochers ont des expressions humaines. Il y aussi des gens qui voient le visage de Jésus dans des tranches de pain ou sur deschips. Le nom savant de cette tendance à anthropomorphiser les choses est la paréidolie et il existe un compte Twitter –Faces in Things (visages dans les choses)–dédié à ce genre de perceptions.

Selon une étude japonaise, voir des visages partout n’est pas complètement anodin: c’est un signe qu’on est probablement plus névrosé que la moyenne. Norimichi Kitagawa et ses collègues du laboratoire de sciences des communications NTT à Tokyo ont fait passer des tests de personnalité à cent-soixante-six étudiants. Ils leur ont ensuite donné des images avec des points tracés au hasard et leur ont demandé de dire ce qu’ils voyaient, rapporte New York Magazine.

Détection des prédateurs

En général, les étudiants qui avaient plus de symptômes de névrose (selon leurs tests) avaient plus tendance à voir des visages, des animaux et des plantes dans l’assemblage aléatoire de points. Les femmes aussi étaient en général plus susceptibles d’y voir des êtres vivants.

Les chercheurs expliquent que ces spécificités ont probablement un sens en termes d’évolution biologique. Comme les femmes sont souvent plus faibles physiquement, elles sont devenues plus sensibles à des stimulus externes leur permettant de détecter des prédateurs.

Et comme les individus névrosés sont plus tendus, plus nerveux et instables émotionnellement, ils sont aussi prédisposés à la paréidolie. Ils sont constamment sur leurs gardes et conscients des menaces, donc ont plus tendance à voir des visages potentiellement dangereux.

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Obésité animale: un problème de poids


C’est épouvantable de faire un problème de santé chez l’homme, un problème pour les animaux .. Les chats qui restent a l’intérieur ont grand besoin de bouger et les chiens ont besoin de dépenser de l’énergie ,… et un chien doit aller dehors. C’est quoi cette manie de vouloir enfermer les animaux a tout prix
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Obésité animale: un problème de poids

 

Stewie suit un régime depuis le mois de décembre et a perdu près de 600g par mois depuis le début de son traitement.

PHOTO FOURNIE PAR LA PROPRIÉTAIRE DU CHIEN

Stéphanie Vallet
La Presse

Les statistiques parlent d’elles-mêmes: 50% de la population nord-américaine de chiens et de chats a un problème de surpoids, et 25% d’entre eux souffrent d’obésité chronique. Véritable enjeu de santé publique chez l’humain, l’obésité est considérée par de nombreux vétérinaires comme une épidémie chez nos compagnons à quatre pattes.

« La sédentarité de l’homme moderne et celle de ses compagnons vont de pair. L’humain montre son affection envers son animal en le nourrissant et se déculpabilise de le laisser seul toute la journée de la même manière», explique Yves Tarte, vétérinaire et chargé du développement professionnel chez Hills’s Pet Nutrition.

Pourtant, si votre compagnon ne semble jamais être rassasié et quémande sans arrêt de la nourriture, c’est que c’est dans sa nature.

«Le chien a un instinct de préservation, alors il se dit:  »Nourris-toi aujourd’hui, car demain tu n’auras peut-être pas de quoi manger ». Les gens font de l’anthropomorphisme et interprètent les repas comme des moments de plaisir. Résultat, 60 à 70% des chiens qui passent la porte de mon bureau sont en surpoids, se situant entre 7 et 9 sur une échelle où 9 indique un état d’obésité morbide», précise le docteur Sébastien Kfoury.

Outre l’aspect esthétique, le surpoids et l’obésité sont des facteurs aggravants ou déclencheurs de nombreuses pathologies comme l’arthrite, les blessures aux ligaments croisés, les maladies cardiaques, les cancers, le diabète, etc.

Accepter et agir

Pour de nombreux propriétaires, il est difficile d’accepter que son compagnon ait un problème de poids. Pourtant, il existe un moyen simple et efficace de savoir si c’est le cas: le test des côtes.

En effet si en passant la main sur les côtes de votre animal vous ne les sentez pas, c’est qu’il est temps de passer à la diète. Si les côtes et la colonne vertébrale sont difficilement palpables, que le creux de flanc n’est plus visible, on considère que le chien ou le chat est en excès de poids. Enfin, si une distension abdominale évidente est présente, alors votre compagnon est obèse.

Dès lors, la première étape sera de modifier son alimentation en lui donnant une nourriture «légère» dont la concentration en énergie et en lipides est diminuée, mais qui permet de couvrir tous ses besoins nutritionnels. Les fibres y sont souvent augmentées apportant ainsi un effet de satiété. Afin qu’il ne soit pas affamé et, par conséquent, ne réclame pas de la nourriture, il est indispensable de diminuer la ration très progressivement.

Dans certains cas, votre vétérinaire pourra vous prescrire un médicament pour lutter contre l’obésité de votre chien, comme le Slentrol.

«C’est un médicament qui donne à l’animal une impression de satiété. On l’utilise dans des cas extrêmes d’obésité morbide. Il permet d’instaurer un régime de perte de poids sans que l’animal ressente une faim atroce. Il est indiqué pour des animaux qui ont des problèmes à réguler leur satiété et dont les propriétaires ne sont pas capables de résister», explique Sébastien Kfoury, directeur des services vétérinaires de l’hôpital Rive-Sud et du Centre vétérinaire Laval.

L’exercice physique (30 minutes matin et soir) reste la clé de la lutte et de la prévention contre les problèmes de surpoids. Mais à un certain stade, certains animaux ne sont même plus capables de se déplacer.

«En physiothérapie, on va utiliser un tapis roulant sous l’eau. En une heure, l’animal peut perdre les calories d’une semaine. Puis, une fois la masse musculaire reconstruite, il pourra reprendre des marches à l’extérieur», précise le Dr Kfoury.

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