Le Saviez-Vous ► Les virus et bactéries les plus mortels pour l’Homme


 

Il est bien de connaitre l’ennemi à combattre par son physique, ses forces et ses faiblesses. Chez les bactéries et les virus, ils sont minuscules et ne peuvent se voir qu’au microscope, ils sont pour plusieurs des tueurs en séries tant que la médecine n’arrive pas a le contrôler.
Nuage

 

Les virus et bactéries les plus mortels pour l’Homme

 

Le staphylocoque doré, terreur des hôpitaux

 

Staphylococcus aureus, le staphylocoque doré, n’est pas une bactérie intrinsèquement dangereuse pour l’humanité. La plupart du temps, elle ne provoque que de petites infections bénignes. Mais cette sournoise se terre parfois dans les hôpitaux, et profite d’une lésion pour s’insérer dans un patient affaibli pour le coloniser et entraîner une septicémie. Il est toujours temps de la soumettre aux antibiotiques… mais elle se montre de plus en plus insensible aux médicaments qu’on lui oppose et développe une résistance grandissante !

© NIAID, Flickr, cc by 2.0

Le virus de l’hépatite B, cette MST terriblement infectieuse

 

On en parle moins que le VIH pourtant, il mérite toute notre attention. Le virus de l’hépatite B se transmet cent fois mieux que le virus du Sida lors des relations sexuelles et s’attaque ensuite aux cellules du foie. Le plus souvent, la maladie n’évolue pas beaucoup et le patient ne ressent rien. Mais parfois, l’hépatite devient chronique, comme chez plus de 300 millions de patients, et détruit peu à peu les cellules hépatiques, aboutissant à une cirrhose ou un cancer du foie, qu’il est très difficile de soigner.

© Sanofi Pasteur, Flickr, CC by-nc-nd 2.0

Neisseria meningitidis, principal responsable des méningites

 

La méningite ne connaît pas un, mais plusieurs coupables. Parmi les formes bactériennes les plus graves, le principal accusé est Neisseria meningitidis, impliqué dans 90 % des cas. S’il n’y avait pas de traitements, l’infection serait presque à coup sûr mortelle. Malgré les antibiotiques, un nouveau-né sur cinq et un adulte sur quatre succombent à cette infection des méninges.

© Sanofi Pasteur, Flickr, CC by-nc-nd 2.0

Le virus de la rage, la morsure qui fait un carnage

 

Grâce aux travaux de Louis Pasteur, la rage a très nettement reculé dans le monde. On dénombre tout de même plus de 50.000 morts humains sur la Planète en 2004 à cause du virus de la famille des rhabdoviridés. Transmis par morsure, celui-ci fonce droit dans le système nerveux et y fait des ravages à tel point que la mort est presque inéluctable. Heureusement que les vaccins sont là !

© Sanofi Pasteur, Flickr, CC by-nc-nd 2.0

Yersinia pestis, la bactérie responsable des épidémies de peste

 
  • Yersinia pestis, la bactérie responsable des épidémies de peste

     

    Qui ne se souvient pas de ces cours d’Histoire évoquant les épidémies de peste au Moyen Âge ? Derrière tout ça, se cache Yersinia pestis, une bactérie qui s’attaque d’abord aux rongeurs avant de s’en prendre à l’Homme. La maladie existant le plus souvent sous forme bubonique (un bubonétant une inflammation et le grossissement d’un ganglion), elle peut évoluer en peste septicémiqueet devenir plus mortelle et plus contagieuse. Dans l’histoire de l’humanité, sa mortalité est difficile à évaluer mais elle est très probablement responsable de plus de 100 millions de victimes.

    © NIAID

    Bacillus anthracis, la bactérie à l’origine de l’anthrax

     
  • Bacillus anthracis, la bactérie à l'origine de l'anthrax

    La maladie du charbon, ou anthrax, est due à une bactérie nommée Bacillus anthracis, ou bacille du charbon. Le plus souvent, celle-ci pénètre dans l’organisme par l’intermédiaire d’une blessure dans la peau. Le corps parvient alors à s’en débarrasser tout seul.

    En revanche, lorsque les spores de la bactérie sont avalées ou respirées, c’est une tout autre histoire. Par voies aériennes, elle n’est pas loin d’être mortelle dans 100 % des cas. C’est pour cela qu’elle inspire autant les bioterroristes.

    © Janice Haney Carr, CDC

    Les hantavirus et leur terrible syndrome pulmonaire

     

    Les hantavirus et leur terrible syndrome pulmonaire

    Les hantavirus sont un peu différents des autres pathogènes présentés dans ce diaporama : ils préfèrent s’attaquer aux rongeurs mais, parfois, de manière malencontreuse, ils peuvent infester un Homme. Dans ces cas-là, leur action peut-être foudroyante. Causant des fièvres hémorragiques ou le syndrome pulmonaire à hantavirus, ils se montrent à l’occasion très agressifs et couramment mortels. Le virus Sin nombre, ou Sin Nombre virus (SNV), que l’on voit à l’image, frappe rarement, mais sûrement.

    © Brian et al., CDC

    Le virus Marburg, une vraie machine à tuer

     

    Le virus Marburg, une vraie machine à tuer

    Le virus Marburg est conçu pour tuer mais reste malgré tout un peu moins mortel que son cousin Ebola. Entraînant également des fièvres hémorragiques, ce filovirus emporte plus de 80 % des personnes qu’il contamine. Sa transmission d’Homme à Homme est malgré tout relativement difficile puisqu’elle nécessite un contact très rapproché entre individus, avec transmission par les selles, les vomissements, les urines ou la salive.

    © Frederic Murphy, CDC

    Le virus de la dengue gagne du terrain

     

    Le virus de la dengue gagne du terrain

    Il est loin d’être le plus mortel et le plus pathogène de cette liste mais il ne faut pas le négliger pour autant. Le virus de la dengue, transmis par les moustiques du genre Aedes, contamine entre 50 et 100 millions de personnes dans le monde. Pour 500.000 personnes, surtout des enfants, la maladie se présente sous une forme sévère qui emporte 10.000 âmes. Problème de taille : il est en recrudescence ces dernières décennies. Lui qui se limitait à neuf pays avant 1970 touche désormais une centaine d’États.

    © Sanofi Pasteur, Flickr, CC by-nc-nd 2.0

    Ebola, le virus à la mortalité la plus élevée ?

     

    Ebola, le virus à la mortalité la plus élevée ?

    Connu depuis 1976, le virus Ebola, du nom d’une rivière congolaise, est l’un des plus mortels. Certaines de ses souches entraînent des fièvres hémorragiques qui tuent dans 90 % des cas. Ce virus a causé plusieurs épidémies en Afrique, notamment en Sierra Leone, en Guinée et au Liberia, faisant plusieurs milliers de victimes. On ne dispose malheureusement d’aucun traitement préventif ni thérapeutique contre ce terrible fléau.

    © Frederic Murphy, CDC

    Le virus de la grippe espagnole, cette épidémie ravageuse de 1918

     

    L’année 1918 fut très meurtrière, d’une part parce que les combats avaient toujours lieu en Europe et même au-delà, d’autre part parce qu’une souche particulièrement virulente de grippe H1N1 a sévi dans le monde entier. Elle aurait infecté un Terrien sur deux, soit 500 millions de personnes à l’époque, et aurait fait entre 30 et 100 millions de victimes, selon les estimations. Une véritable arme de destruction massive…

    © Terrence Tumpey, CDC

    Clostridium botulinum, la bactérie qui empoisonne au botox

     

    Clostridium botulinum, la bactérie qui empoisonne au botox

    Clostridium botulinum a une technique bien à elle pour commettre ses meurtres : la bactériepréfère l’empoisonnement. En effet, elle produit l’une des toxines les plus puissantes du monde, la toxine botulique. Cette molécule résiste à de fortes chaleurs et à l’acidité du système digestif, si bien que, lorsqu’elle est ingérée, elle intègre la circulation et va bloquer la communication nerveuse, entraînant des paralysies parfois mortelles.

    © CDC

    Mycobacterium tuberculosis, l’agent mortel de la tuberculose

     

    Mycobacterium tuberculosis, l'agent mortel de la tuberculose

    Devenue rare en France comme dans les pays riches depuis l’instauration du BCG, la tuberculosepoursuit pourtant son œuvre meurtrière à travers le monde. Rien qu’en 2010, la bactérieresponsable, Mycobacterium tuberculosis, a infecté 8,8 millions de personnes et tué 1,4 million d’entre elles, en s’attaquant à leurs poumons. La bactérie sévit depuis 3 millions d’années.

    © Janice Haney Carr, CDC

    Le Virus A H5N1, à l’origine de la grippe qui fait trembler le monde

     

    Le Virus A H5N1, à l'origine de la grippe qui fait trembler le monde

    Apparaissant en 1997 à Hong-Kong, c’est seulement 9 ans plus tard que la grippe H5N1 a fait paniquer la Terre entière. Le virus (ici en doré dans des cellules de chien), transmis à l’Homme uniquement par des oiseaux contaminés, s’avère mortel dans 60 % des cas. En août 2012, l’OMS dénombrait 608 personnes ayant contracté le virus depuis ses débuts, pour 359 morts, même si de nombreux cas bénins ou asymptomatiques auraient pu ne pas être comptabilisés.

    Les scientifiques restent néanmoins inquiets, car le pathogène circule encore dans la nature et on sait que quelques mutations pourraient suffire pour qu’il devienne contagieux dans l’espèce humaine. Dans ce cas, les morts pourraient se compter en millions…

    © CDC

    VIH : le virus du Sida et ses 30 millions de victimes

     

    VIH : le virus du Sida et ses 30 millions de victimes

    Depuis 1981 et la date de sa découverte, le VIH (les petites boules vertes sur l’image) a tué environ 30 millions d’êtres humains à travers le monde et continue encore de se répandre. Ce rétrovirus engendre le Sida (Syndrome d’immunodéficience acquise) et ravage surtout les pays pauvres, ceux du continent africain en tête. Pourtant, il existe des thérapies qui entravent la progression du virusdans l’organisme et permettent aux patients de vivre avec le VIH sans déclarer le Sida durant de très longues années. Mais celles-ci ont du mal à s’exporter en dehors des pays riches.

    © Goldsmith et al., CDC

    https://www.futura-sciences.com/

  • Réchauffement climatique: la planète sera inhabitable bien plus tôt qu’on ne le pense


    Depuis quand des scientifiques de l’environnement ont lancé l’alerte ? On en parlait quand j’étais une petite fille. Aujourd’hui on sent l’urgence d’agir, mais il y a les climato-septiques qui pensent qu’a leurs gains et ne voient, ni n’entendent rien. Ce que nous laisserons à nos enfants et petits-enfants est une terre empoisonnée. Il fera chaud, la sècheresse augmentera et des maladies du passées cachées dans la glace referont surface.
    Nuage

     

    Réchauffement climatique: la planète sera inhabitable bien plus tôt qu’on ne le pense

     

    Effets du changement climatique | Ken Kistler via publicdomainpictures.net CC License by

    Effets du changement climatique | Ken Kistler via publicdomainpictures.net CC License by

    Repéré par Vincent Manilève

    Repéré sur The New York Magazine

    Dans cent ans, tout aura changé.

     

    Les dystopies climatiques inondent la culture populaire, provoquant chez certains d’entre nous une forme d’angoisse du lendemain, ou de l’été qui vient.

    David Wallace-Wells nous apprend aujourd’hui dans le New York Magazine que ces craintes sont en deçà de la réalité.

    «La plupart des gens parlent comme si Miami et le Bangladesh avaient une chance de survivre, écrit-il en introduction. La plupart des scientifiques à qui j’ai parlé estiment que nous les perdrons d’ici la fin du siècle, même si nous arrêtons de consommer des énergies fossiles dans la décennie qui vient.»

    Dans cette enquête fascinante, il dresse ensuite la liste des menaces directes et concrètes à l’égard de l’homme, des menaces qui pourraient apparaître avant la fin du siècle. Par exemple, la température du thermomètre mouillé, une mesure de l’évaporation d’eau dans une parcelle d’air, est sur le point d’atteindre un seuil critique.

    «Même si nous atteignons le seuil des deux degrés de réchauffement prévus par les Accords de Paris, des villes comme Karachi ou Calcutta deviendront inhabitables, subissant chaque année des vagues mortelles de chaleur comme celles qui les ont paralysées en 2015. Si on atteint quatre degrés d’augmentation, la vague de chaleur mortelle qui a frappé l’Europe en 2003, et qui a tué 2.000 personnes par jour, deviendra un été normal.»

    Les stocks de nourritures pourraient aussi être affectés à travers le monde. Les sécheresses transformeront les terres cultivées les plus importantes en déserts: on estime que, d’ici 2080, si rien n’est fait pour réduire les émissions, le sud de l’Europe pourrait, entre autres régions, voir ses terres mourir.

    Anthrax et peste bubonique

    Aujourd’hui, 10.000 personnes meurent chaque année à cause de l’air pollué, et plus de 330.000 à cause de la fumée provoquée par les incendies. La forêt amazonienne, pourtant tropicale, pourrait devenir si sèche que des feux se propageraient sans peine et détruiraient une grande partie de sa surface. Quand on sait que la forêt fournit 20% de notre oxygène, il est difficile de ne pas être inquiet.

    Les océans aussi seront bientôt dangereux, et pas seulement parce que le niveau de l’eau va augmenter. Le carbone contenu dans les océans et les mers représentent un tiers du total sur la planète et engendre une acidification de l’eau. Cela va augmenter la température de l’eau et menacer de nombreuses espèces.

    Saviez-vous également que l’Arctique renferme dans sa glace des maladies qui n’ont pas parcouru l’air depuis des millions d’années? Des scientifiques ont également découvert il y a peu des traces de peste bubonique, de varioles, et même de cette grippe qui a tué plus de cent millions de personnes au début du XXe siècle. La fonte des glaces pourrait libérer ces maladies. L’année dernière, un garçon est ainsi mort à cause de l’anthrax qui avait déjà contaminé et tué un cerf il y a plus de soixante-dix ans. Ce dernier est remonté à la surface à cause de la fonte du permafrost.

    Voilà quelques-uns des éléments avancés par le journaliste. Pour lire les autres

    (et la liste est aussi longue que terrifiante), c’est par ici.  (en anglais)

    http://www.slate.fr/

    3 maladies favorisées par le changement climatique


    Dans un billet récent, on parlait des enfants ou petits enfants, qui pourraient vivre jusqu’à 150 ans, mais peut-être qu’ils n’ont pas tenu compte des changements climatiques qui risque de faire revivre certaines épidémies du passé comme fut le cas en Sibérie. Les moustiques qui ont des saisons plus longues pour transmettre des maladies … et autres problèmes que nous allons rencontrer au cours des prochaines années
    Nuage

     

    3 maladies favorisées par le changement climatique

     

    Les polluants présents dans l'air, responsables de certaines maladies repiratoires, sont plus élevés en cas de chaleur extrême

    Les polluants présents dans l’air, responsables de certaines maladies repiratoires, sont plus élevés en cas de chaleur extrême

    Photo : DELAHAYE CATHERINE/SIPA

    ENVIRONNEMENT ET SANTÉ – Températures, montée des eaux ou encore émissions de gaz à effet de serre ne cessent de battre des records. Mais voilà, le changement climatique n’est pas sans conséquence sur la santé. Il réveille des bactéries et favorise la prolifération de maladies infectieuses.

    Le lundi 8 août correspond au Jour du dépassement de la Terre en 2016. Les hommes ont ainsi consommé l’ensemble des ressources que la planète peut renouveler en une année. Mais cette surexploitation des ressources naturelles participe à l’accumulation de carbone dans l’atmosphère et au réchauffement climatique. En plus plus du danger écologique que cela représente, le changement climatique laisse planer un risque pour la santé.

    « Bien que le réchauffement climatique puisse présenter localement quelques avantages, tels qu’une baisse de la mortalité hivernale dans les zones tempérées ou une augmentation de la production vivrière dans certaines régions, ses effets risquent dans l’ensemble d’être très largement négatifs, craint l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Le changement climatique influe sur les déterminants sociaux de la santé: air pur, eau potable, nourriture en quantité suffisante et sécurité du logement. »

    ► L’anthrax refait surface

    Le changement climatique pourrait être responsable de la réapparition de la bactérie Bacillus anthracis en Sibérie. En cause, la température avoisinant les 34°C au lieu des 15°C habituel.

    Le site Pourquoidocteur.fr explique ainsi que cette hausse aurait favorisé « la libération des spores de la bactérie retenus depuis des décennies dans le permafrost (le sol dont la température est en dessous de 0°C) », jusqu’alors retenue dans une carcasse de renne congelé. Aussi appelé maladie du charbon, l’anthrax a causé la mort d’un enfant de 12 ans et l’hospitalisation de 90 personnes dans la région. La dernière épidémie datait de 1947.

    ► Zika, dengue, chikungunya…des zones d’endémie plus larges

    En France, la période d’activité des moustiques s’étend de mai à novembre.

    Mais « le changement climatique allongera probablement la saison de transmission de certaines grandes maladies à transmission vectorielle et modifiera leur répartition géographique », prédit l’OMS.

    Ainsi, les moustiques du genre Aedes, qui transmettent le virus zika, la dengue ou le chikungunya pourrait se déplacer vers d’autres régions du globe, auparavant plus hostiles.

    La hausse des températures et des épisodes caniculaires contribue « directement à la mortalité par maladies cardiovasculaires ou respiratoires, en particulier chez les personnes âgées », relève l’OMS.

    Mais la température augmente aussi la teneur de l’air en ozone et en autres polluants, des facteurs de risques de nombreuses pathologies. De même pour les concentrations en pollens, tant redoutées par les allergiques.

    S’il est difficile de mesurer tous les méfaits du changement climatique sur la santé avec les données actuelles, « l’OMS, dans une évaluation prenant en compte seulement un petit groupe d’effets possibles sur la santé, et prenant pour hypothèse la poursuite de la croissance économique et des progrès sanitaires, a conclu que le changement climatique pourrait entraîner environ 250 000 décès supplémentaires par an entre 2030 et 2050: 38 000 dus à l’exposition à la chaleur des personnes âgées, 48 000 dus à la diarrhée, 60 000 dus au paludisme, et 95 000 dus à la sous-alimentation des enfants. »

    Si toutes les populations sont à risque, celles qui vivent dans les petits états insulaires et dans les régions côtières sont les plus vulnérables.

    http://www.metronews.fr/

    Fonte du pergélisol en Russie: l’anthrax contamine 21 personnes


    Nous voyons de plus en plus les conséquences des changements climatiques dans le monde. En Sibérie, un coin de la Russie reconnu pour son climat difficile, a un été particulièrement très chaud et des bactéries en dormance sous la gelée depuis des dizaines d’années se réveillent et provoque des épidémies chez l’homme et les rennes
    Nuage

     

    Fonte du pergélisol en Russie: l’anthrax contamine 21 personnes

     

    C'est dans le district autonome de Yamalo-Nenets qu'a... (Photo Sergei Karpukhin, archives Reuters)

    C’est dans le district autonome de Yamalo-Nenets qu’a ressurgi la maladie du charbon qui a infecté plusieurs personnes et tué plus de 2300 rennes. Sur cette photo, un garçon se tient devant un troupeau de rennes dans une région adjacente.

    PHOTO SERGEI KARPUKHIN, ARCHIVES REUTERS

     

    Agence France-Presse
    MOSCOU

    La maladie du charbon, ou anthrax, a contaminé au moins 21 personnes dans le Grand Nord russe dont un enfant qui est mort, la fonte du pergélisol libérant des bacilles mortels piégés dans le sol, ont rapporté mardi les autorités locales.

    « Malheureusement, le diagnostic a été confirmé pour 20 personnes » actuellement hospitalisées, a déclaré à l’agence de presse russe RIA Novosti une porte-parole de la région de Yamalo-Nenets, Natalia Khlopounova.

    Par ailleurs, un garçon de 12 ans est mort lundi de cette maladie mortelle, dont aucun cas n’avait été constaté depuis 75 ans dans cette région située à 2000 kilomètres au nord-est de Moscou et peuplée en partie de populations nomades.

    Un été anormalement chaud, avec des températures dépassant les 35 degrés Celsius, a fait fondre le pergélisol, les sols gelés du Grand Nord, et exposé selon les autorités un cadavre de renne infecté.

    « Les spores d’anthrax se conservent dans le pergélisol pendant plus d’un siècle », ont expliqué les services sanitaires.

    La maladie du charbon, ou anthrax, est une infection aiguë qui touche aussi bien l’animal que l’homme. La bactérie (Bacillius anthracis) existe dans la nature et est aussi considérée comme une arme bactériologique, car elle peut être facilement disséminée sous forme de spores. Elle est mortelle, à moins de prendre des antibiotiques très rapidement.

    La ministre russe de la Santé, Veronika Skvortsova, s’est rendue dans la région, placée sous quarantaine depuis une semaine après l’infection par l’anthrax des troupeaux de rennes d’au moins neuf éleveurs nomades.

    Elle a rendu visite aux personnes contaminées, dont une famille « qui a mangé de la viande de renne crue et bu son sang », a indiqué Natalia Khlopounova, précisant qu’il s’agissait d’une coutume des populations nomades.

    Au total, 90 personnes restent hospitalisées dans la principale ville de la région, Salekhard, pour limiter les risques de contagion dans la population.

    Le ministère de la Défense a annoncé avoir envoyé plus de 200 spécialistes, avec hélicoptères et drones, pour décontaminer la zone et brûler les cadavres des animaux infectés.

    Près de 160 éleveurs de rennes nomades ont été évacués et plus de 2300 rennes contaminés sont morts.

    http://www.lapresse.ca/

    Une épidémie d’anthrax en Sibérie tue 1500 rennes avec la fonte du permafrost

     

    EPIDEMIE ANTHRAX

    Une épidémie d’anthrax touche des troupeaux de rennes en Sibérie, certainement à cause de la fonte du permafrost (image d’illustration) | AFP

    Le HuffPost  |  Par Grégory Rozière

    SCIENCE – Une des conséquences du réchauffement climatique est la fonte du permafrost, ce sol éternellement gelé, que l’on trouve notamment au Groenland, en Alaska ou encore en Russie. En Sibérie, notamment, la fonte de cette couche de glace sur laquelle pousse la terre provoque la libération de gaz, tel le méthane, et crée des cratères dans le sol ou encore des bulles incroyables.

    Si ces gaz représentent un danger à long terme pour le climat, le sol sibérien commence à libérer d’autres substances très dangereuses. Ainsi, depuis une semaine, au moins 1500 rennes ont été tuées dans la péninsule de Yamal, intoxiquées par de l’anthrax, rapporte le Washington Post.

    63 personnes ont été placées en quarantaine et 40, pour la plupart des enfants,hospitalisées de manière préventive, précise le site pro-Kremlin RT. L’état d’urgence a été déclaré lundi 25 juillet par le gouverneur de la région. Depuis, des militaires sont arrivés sur place pour décontaminer la zone, notamment en enlevant les carcasses des animaux morts à cause de l’anthrax, toujours selon RT.

    Une carcasse contaminée vieille de 75 ans décongelée

    C’est la première fois que l’anthrax tue de cette sorte en Sibérie depuis 1941. Selon NBCNews, l’origine de l’épidémie serait due à une carcasse de renne vieille de plusieurs décennies. Celle-ci aurait été décongelée avec la fonte du pergélisol (permafrost) sibérien.

    Il faut dire que l’été en Sibérie pour ce mois de juillet a été extrêmement chaud: 35°C contre 17°C en moyenne. Une température qui a d’ailleurs affaibli les rennes, précise le site. L’anthrax arrive à survivre à des températures très faibles, dans une sorte d’hibernation. Puis, quand celles-ci remontent, les bactéries redeviennent infectieuses.

    Le Washington Post précise que d’autres épidémies sont possibles. En 2011, deux chercheurs russes ont travaillé sur le risque posé par le réchauffement climatique et la fonte du pergélisol sur une résurgence de contamination à l’anthrax. Ceux-ci rappelaient que quelque 200 cimetières d’animaux à l’est de la péninsule de Yamal étaient contaminés par l’anthrax et que la bactérie pouvait survivre plus de 100 ans dans le sol gelé.

    http://www.huffingtonpost.fr/

    Le Pentagone a envoyé par erreur de l’anthrax au Canada


    C’est le genre d’erreur, qu’on redoute quand on sait que des savants utilisent des substances dangereuses. Mais, je ne sais pas, je trouve bizarre que cette « erreur » à été envoyé dans plusieurs pays. C’est le genre de truc qu’on fait volontairement, non ?
    Nuage

     

    Le Pentagone a envoyé par erreur de l’anthrax au Canada

     

    La maladie du charbon, ou anthrax, est une... (Photo: Reuters)

    La maladie du charbon, ou anthrax, est une infection aiguë qui touche aussi bien l’animal que l’homme.

    PHOTO: REUTERS

     

    Le Pentagone a reconnu mardi avoir envoyé par inadvertance à un laboratoire canadien un échantillon actif de bacilles du charbon (anthrax), quelques jours après la découverte d’un autre lot de bactéries mortelles dans une base américaine.

    Cette découverte a soulevé de nouvelles inquiétudes sur la prise en charge, par le ministère américain de la Défense, de cette substance mortelle, et les conséquences de ces erreurs de livraison.

    La Défense américaine a reconnu ignorer pour le moment le nombre exact de pays et de laboratoires commerciaux ayant pu recevoir ces fioles contenant le bacille du charbon.

    Le Pentagone a confirmé que des spores actives de bacille du charbon ont été expédiées vers des laboratoires aux États-Unis, au Canada, mais aussi en Australie et en Corée du Sud.

    «Hier (lundi) nous avons pu déterminer la livraison au Canada de bactérie de bacille du charbon», a déclaré le porte-parole du Pentagone, le colonel Steven Warren.

    L’échantillon provenait d’un «échantillon référence», reconnu comme «actif» après test, a-t-il précisé. Il a été envoyé à un laboratoire d’Alberta, a indiqué à l’AFP un responsable de la Défense, sous couvert de l’anonymat.

    La substance avait été irradiée sur une base militaire située en Utah, a-t-il dit, mais pour une raison inconnue, la bactérie n’a pas été désactivée comme prévu originellement.

    Deux autres échantillons actifs de bacille du charbon ont été trouvés dans cette zone. Des sous-échantillons de ces lots ont été acheminés dans au moins 28 laboratoires américains, dans 12 États.

    Selon des responsables américains, ce chiffre va sûrement augmenter à mesure que l’enquête interne progresse.

    La maladie du charbon, ou anthrax, est une infection aiguë qui touche aussi bien l’animal que l’homme. La bactérie responsable (Bacillius anthracis) peut aussi être utilisée comme arme bactériologique. Elle est mortelle à moins de prendre des antibiotiques très rapidement.

    http://www.lapresse.ca/

    New York : des traces d’anthrax et de peste bubonique retrouvées dans le métro


    Doit-on être surpris ? Que ce soit à New-York ou ailleurs en métro, en autobus, il n’est pas surprenant qu’il y est autant de microbes, virus, bactéries quoiqu’il est surprenant qu’ils aient trouvé des éléments d’anthrax et de peste bubonique.
    Nuage

     

    New York : des traces d’anthrax et de peste bubonique retrouvées dans le métro

     

    Si des centaines d'espèces de bactéries ont été recensées, elles sont pour la plupart inoffensives.

    Si des centaines d’espèces de bactéries ont été recensées, elles sont pour la plupart inoffensives.Photo : JEWEL SAMAD / AFP

    ETATS-UNIS – Une étude menée pendant un an et demi par des chercheurs américains a recensé 637 espèces de bactéries dans le métro de New York. Des traces d’anthrax et de peste bubonique ont même été retrouvées.

    C’est une étude qui pourrait dégoûter certaines personnes de prendre les transports en commun. Des chercheurs de l’université américaine de Cornell ont publié une carte des microbes trouvés dans les 960 km du métro new-yorkais fréquenté chaque jour par plus de cinq millions de passagers. Pas moins de 637 espèces de bactéries, virus et champignons ont été recensées dans le cadre du projet « PathoMap » lancé en juin 2013. La moitié des séquences d’ADN ne correspondent à aucun organisme connu.

    Les chercheurs ont également découvert « des échantillons de bactéries causant des maladies résistantes aux médicaments, et même des fragments d’ADN associés à l’anthrax et à la peste bubonique », a indiqué l’université dans un communiqué.

    Deux échantillons contiennent des fragments d’anthrax alors qu’un élément est associé à la peste bubonique.

    Des microbes « pour la plupart inoffensifs »

    Pas de panique, toutefois. Les traces d’anthrax découvertes restent en effet très modestes, rappelle l’université. Des analyses consécutives n’ont par ailleurs retrouvé aucune trace de vie sur ses bactéries.

    « Pas besoin d’éviter le métro, ou de mettre des gants », estime l’université, qui se veut rassurante. « Les microbes qui vivent dans le métro de New York sont pour la plupart inoffensifs », a-t-elle précisé.

    Les chercheurs ont par ailleurs eu une autre surprise. Dix espèces de bactéries correspondant à un environnement marin ont été découvertes à la station de métro South Ferry. Une station inondée durant l’ouragan Sandy en novembre 2012.

    http://www.metronews.fr/

    Un nouvel antibiotique venu de l’océan


    Il y a de plus en plus d’infections qui autrefois était facilement guérissable, mais qu’avec le temps sont devenues résistantes aux antibiotiques. Il semble que la mer pourra donner un répit avec la découverte de bactéries marines qui pourraient venir a bout de certaines infections résistantes
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    Un nouvel antibiotique venu de l’océan

     

    L’anthracimycine, un nouveau composé chimique aux propriétés antibiotiques remarquables, a été découvert dans des microorganismes vivant au large des côtes de la Californie et s’avérerait efficace contre des bactéries devenues résistantes aux antibiotiques connus.

    Les chercheurs avancent que l’anthracimycine pourrait être employée contre l’anthrax, une bactérie qui peut être utilisée comme arme biologique, et le SARM, une bactérie multirésistante très commune au sein de la population.

    Contexte

    Les antibiotiques sont des molécules naturelles ou semi-synthétiques fabriquées par les champignons et les bactéries pour éliminer les microbes concurrents. Ils sont largement utilisés dans le domaine médical pour lutter contre les infections, depuis leur découverte à la fin des années 1920.

    La médecine assiste depuis quelques années à l’émergence de bactéries multirésistantes aux antibiotiques. C’est en raison de mutations génétiques spontanées que les bactéries deviennent résistantes à l’un ou l’autre des différents mécanismes d’attaque des antibiotiques. Ce phénomène, véritable impasse thérapeutique, rend le succès du traitement des infections de plus en plus aléatoire.

    Cette réalité inquiète les professionnels de la santé, particulièrement en milieu hospitalier, où des bactéries multirésistantes sont à l’origine des infections nosocomiales.

    Lauren Paul et William Fenical, deux des principaux chercheurs qui ont participé aux travauxLauren Paul et William Fenical, deux des principaux chercheurs qui ont participé aux travaux Photo :  Scripps Institution of Oceanography

    Le composé découvert par l’équipe américaine a été extrait de bactéries de type Streptomyces (Actinobactéries) présentes dans les sédiments de l’océan Pacifique. Les échantillons ont été prélevés près de la côte de Santa Barbara, en Californie.

    William Fenical, premier auteur de l’étude et chercheur à l’Institut d’océanographie Scripps à San Diego, explique que c’est la structure de l’anthracimycine qui en fait un composé si différent des autres classes d’antibiotiques.

    « La découverte de nouveaux composés chimiques est en fait très rare. Mais ces travaux s’ajoutent à plusieurs autres qui montrent que les bactéries marines sont uniques des points de vue génétique et chimique. »— William Fenical, professeur à l’Institut d’océanographie Scripps à San Diego

    Des tests en laboratoire ont montré que l’anthracimycine pouvait venir à bout de l’anthrax et du SARM. La découverte laisse à penser que les océans, dont les profondeurs demeurent pour la plupart inexplorées, regorgent de ressources de la sorte qui pourraient être utiles à la médecine.

    Les résultats sont publiés dans la revue allemande Angewandte Chemie.

    Qu’est-ce que le SARM?

    Le Staphylococcus aureus résistant à la méthicilline (SARM) est une infection bactérienne qui résiste aux antibiotiques de type méthicilline. Ce staphylocoque, parfois tout simplement appelé « staphylocoque doré » ou S. aureus, est une bactérie commune que l’on trouve généralement sur la peau de personnes en bonne santé. Si le staphylocoque doré pénètre dans le corps, il peut par contre causer des infections cutanées légères, telles que des furoncles ou des boutons, ou des infections graves, comme une pneumonie ou une bactériémie.

    On utilise couramment la méthicilline pour traiter les infections dues au staphylocoque doré. Bien qu’elle soit très efficace dans le traitement de la plupart de ces infections, certaines souches de S. aureus ont développé une résistance à la méthicilline et ne meurent plus au contact de cet antibiotique, d’où l’expression Staphylococus aureus résistant à la méthicilline ou SARM.

    Les centres hospitaliers demeurent toujours la principale source d’infection au SARM

    (Source: Centre canadien d’hygiène et de sécurité au travail)

    http://www.radio-canada.ca