L’épave d’un navire négrier du XVIIIe siècle retrouvée au large de l’Afrique du Sud


La découverte d’une épave datant du 18e siècle qui vient témoigner une réveillé les sombres histoires d’esclavage des noirs et de traite d’humain.
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L’épave d’un navire négrier du XVIIIe siècle retrouvée au large de l’Afrique du Sud

 

<a href="http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Kenneth_Lu_-_Slave_ship_model_(_(4811223749).jpg?uselang=fr" target="_blank">Modèle de navire négrier du début du XVIIIe exposé au National Museum of American History</a> | Kenneth Lu via Wikimedia Commons <a href="http://creativecommons.org/licenses/by/2.0/deed.fr" target="_blank">License by</a>

Modèle de navire négrier du début du XVIIIe exposé au National Museum of American History | Kenneth Lu via Wikimedia Commons License by

Repéré par Claire Levenson

Des archéologues viennent d’identifier l’épave d’un navire portugais qui avait fait naufrage au large du Cap en 1794 avec à bord environ 500 esclaves du Mozambique.

En 1794, un navire portugais transportant près de 500 esclaves du Mozambique vers les plantations de canne à sucre du Brésil s’est échoué au large de l’Afrique du Sud. Une équipe d’archéologues vient de confirmer que ce négrier –le São José Paquete Africa– a bien été retrouvé dans les eaux proches de la ville du Cap, rapporte le New York Times.

C’est la première fois que des chercheurs repêchent une épave de ce genre. Une équipe d’historiens analysait les artéfacts venant de cette épave depuis plusieurs années et ils viennent enfin de confirmer l’identité et l’histoire du navire.

Une des preuves que ce bateau transportait des esclaves vient de la découverte de blocs de fer utilisés comme lest. Ce genre de poids est en effet un marqueur des bateaux transportant des esclaves: comme les êtres humains bougent et sont moins lourds que les marchandises, il est nécessaire de compenser avec des poids supplémentaires. Des chaînes utilisées pour attacher les esclaves ont aussi été retrouvées.

Histoire de la traite

Ce travail de recherche –connu sous le nom de Slave Wrecks Project– est une collaboration entre plusieurs musées africains et américains. Depuis plus de dix ans, l’historien Lonnie Bunch, le directeur d’un musée d’histoire afro-américaine qui va ouvrir à Washington l’année prochaine, cherchait des objets venant de l’épave d’un navire négrier. Il voulait pouvoir exposer ce genre d’artefacts afin de raconter l’histoire de la traite des esclaves.

L’année dernière, les historiens ont trouvé le billet de vente d’un esclave au capitaine du bateau et ils espèrent aussi localiser les descendants des esclaves qui ont survécu. Pour le musée de Washington, Lonnie Bunch voudrait aussi un morceau de la coque en bois du bateau, où les esclaves étaient détenus.

Une cérémonie à la mémoire des esclaves morts dans le naufrage aura lieu le 2 juin près de l’épave. Et de la terre du Mozambique, d’où venaient les esclaves, sera placée à l’endroit où le bateau a fait naufrage.

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Il veut réparer ses toilettes, il découvre tout un pan de l’histoire italienne


C’est une très belle découverte que ce restaurateur à fait sur son terrain. C’est l’histoire de plusieurs moments échelonnés à plusieurs époques à travers les siècles.
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Il veut réparer ses toilettes, il découvre tout un pan de l’histoire italienne

 

<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Lecce#/media/File:Anfiteatro_romano_Lecce.jpg">The Roman Amphitheatre</a> / Roberto Leinardi via FlickrCC <a href="http://commons.wikimedia.org/wiki/GNU_Free_Documentation_License">License by</a>

The Roman Amphitheatre / Roberto Leinardi via FlickrCC License by

par Vincent Manilève

Un restaurateur italien est tombé malgré lui sur un trésor archéologique inestimable.

Au début des années 2000, quand Luciano Faggiano achète un bâtiment dans la ville de Lecce, située dans les Pouilles, dans le sud de l’Italie, c’est pour en faire une trattoria. Les toilettes posaient cependant problème. Quand il commença à creuser avec ses deux fils pour en trouver l’origine, il a réalisé que ces toilettes cachaient quelque chose qu’il n’aurait jamais imaginé.

«Nous avons trouvé des couloirs souterrains et d’autres salles, donc nous avons continué à creuser», a expliqué Luciano Faggiano au New York Times, qui rapporte l’histoire.

«Le père et ses fils ont découvert un faux sol, qui menait à un autre sol fait de pierres médiévales, qui lui-même menait à une tombe des Messapes, qui ont vécu dans la région des siècles avant la naissance de Jésus. Vite, la famille découvre une chambre utilisée pour stocker le grain dans la Rome antique, et les fondations d’un couvent franciscain, où les nonnes ont préparé les corps des morts.»

Cette découverte a fait basculer leur vie. Les travaux, qui ne devaient durer qu’une semaine, ont mobilisé toute la famille pendant des années, y compris le plus jeune fils, âgé de 12 ans et suffisamment petit pour se faufiler dans les petites ouvertures. Prévenues par les voisins, les autorités sont vite intervenues pour le mettre en garde. Par la suite, Luciano Faggiano trouvera une bague ancienne chrétienne avec des symboles, des artefacts du Moyen-Age, des fresques cachées, et bien plus encore.

L’Italie est connue pour ses trésors cachés, que les habitants continuent de découvrir aujourd’hui encore. Et comme le précise le New York Times, Lecce a été à la croisée des invasions grecques, romaines, ottomanes, etc.

«Les premières couches [de civilisation] à Lecce datent du temps d’Homère, ou du moins selon la légende, explique l’historien local Mario De Marco au journal.Toutes ces populations ont laissé une trace.»

Severo Martini, membre du conseil municipal, ajoute:

«Peu importe quand vous commencez à creuser un trou, des siècles d’histoire vont en sortir.»

Il y a quelques semaines, le site Discovery News rapportait que des traces d’ADN du plus vieux Néandertalien avaient pu être extraites de son squelette découvert dans le sud du pays, à Altamura. Retrouvé dans une cave, l’homme d’Altamura aurait vécu il y a 150.000 ans. De quoi laisser présager de nombreuses découvertes à venir dans cette région d’Italie.

De son côté, Luciano Faggiano a transformé son immeuble en musée, et en a acheté un autre pour en faire une trattoria. Il espère que, cette fois-ci, il n’aura pas à sortir sa pelle. 

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Une trattoria est un restaurant italien, simple et sans prétention. L’ambiance y est ordinairement familiale et le service simple. Les trattorias n’ont habituellement pas de carte écrite et les mets servis sont traditionnels et bon marché. Une trattoria peut également avoir des activités de traiteur et de vente à emporter.

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