Vers une interdiction des mannequins anorexiques


Je ne sais pas si c’est la solution pour diminuer les problèmes de l’anorexie, mais je pense que cela est une bonne initiative que de mieux contrôler les agences de mode qui préfère les mannequins qui ont des troubles alimentaires et qu’en plus d’interdire la promotion de l’anorexie. La France ne serait pas la seule à agir ainsi, d’autres pays ont emboité le pas. Espérons par contre, que ces mannequins visés auront de l’aide si nécessaire
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Vers une interdiction des mannequins anorexiques

 

PARIS – Le gouvernement socialiste français s’est prononcé cette semaine pour l’interdiction du recours aux mannequins dénutris et l’apologie de l’anorexie en dépit de réserves des agences de mannequins.

Ces mesures font l’objet d’amendements à un projet de loi sur la santé en débat à compter de mardi au Parlement français. Lundi, la ministre française de la Santé Marisol Touraine a annoncé qu’elle soutiendrait ces amendements.

«Oui je vais soutenir» cette initiative, a-t-elle dit à la chaîne BFMTV.

«Je trouve que quand on est mannequin, on doit s’alimenter et prendre soin de sa santé. C’est un message important en direction des jeunes femmes, des jeunes filles qui voient en ces mannequins des modèles esthétiques», a-t-elle précisé.

Le premier des deux amendements en question, déposés par le député socialiste Olivier Véran, vise à interdire aux agences de mannequinat le recours à des mannequins lorsqu’ils sont diagnostiqués en état de dénutrition. Le parlementaire propose de modifier le code du travail afin de contraindre les agences à produire pour chaque mannequin un certificat médical prouvant que son indice de masse corporelle (IMC) est supérieur à une valeur donnée. Tout contrevenant s’exposerait à une peine de six mois d’emprisonnement et à 101 000 dollars d’amende.

Le Syndicat National des Agences de Mannequins (Synam) représentant «une quarantaine d’agences», a regretté que «cet amendement qui semble tout ignorer des travaux parlementaires précédents, propose une approche (…) uniquement franco-française».

«Les agences de mannequins françaises sont en permanence en concurrence avec leurs homologues européens. En conséquence, une approche européenne est indispensable», a-t-il souligné dans un communiqué.

Certains pays comme l’Espagne, l’Italie, la Belgique, le Chili ou Israël ont déjà pris des dispositions législatives ou réglementaires sur ce sujet.

Le deuxième amendement créerait notamment un «délit de valorisation de maigreur excessive» et viserait à interdire les sites internet qui font «l’apologie de l’anorexie».

Olivier Véran estime qu’en France, «entre 30 et 40 000 personnes» souffrent d’anorexie mentale. «Ce sont des adolescents dans 90% des cas. L’impact social de cette image que véhicule la mode, où des femmes doivent être maigres à un niveau pathologique pour être belles et défiler, est très fort», selon ce député.

«C’est évident que c’est un fléau, tous les amendements qui aideraient à faire en sorte qu’on ne fasse pas la promotion de l’anorexie, c’est toujours bien», a réagi Gérald Marie, ancien directeur Europe de l’agence Elite aujourd’hui à la tête de l’agence parisienne Oui Management, interrogé par l’AFP. «Mais il faut éviter de mélanger les choses. Il y a l’anorexie et il y a des filles qui sont fines, très fines, par tempérament et vous pouvez les faire manger toute la journée elles resteront fines». «Il faut arriver à bien déterminer l’anorexie, et voir que c’est un problème psychologique, psychiatrique», a-t-il relevé.

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Reconnaître ses orteils? Pas si évident pour le cerveau


Le cerveau peut avoir des difficultés, quand les yeux fermés, à distinguer quels orteils est touchée par une tierce personne. Il se pourrait que cela soit relié a des maladies neurologiques ou même psychiatriques
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Reconnaître ses orteils? Pas si évident pour le cerveau

 

Reconnaître ses orteils? Pas si évident pour le cerveau

Sept femmes et 13 hommes ont été testés.Photo Fotolia

Combien d’entre nous peuvent arriver à identifier l’orteil touché par une autre personne alors que nos yeux sont fermés? C’est à cette question qu’a souhaité répondre une équipe de chercheurs de l’Université d’Oxford, au Royaume-Uni.

Dans cette étude publiée le 22 septembre au sein de la revue Perception, les scientifiques ont demandé à 7 femmes et 13 hommes, âgés de 22 à 34 ans, de fermer les yeux alors que des chercheurs «testeurs» poussaient l’un de leurs orteils en leur demandant d’identifier lequel.

La plupart des participants, tous en bonne santé, se trompaient, ont remarqué les chercheurs. Le taux de reconnaissance atteignait 94 % pour le plus gros et le plus petit orteil, mais tombait à 57, 60 et 79 % pour les 2e, 3e et 4e orteils respectivement. Le 2e orteil était identifié comme étant le 3e et le 3e comme étant le 4e.

La même expérience réitérée avec les doigts de la main montrait au contraire un plus faible taux d’erreur de 1 %.

C’est ce qui fait remarquer au Dr Nela Cicmil, du département de physiologie, d’anatomie et de génétique de l’université d’Oxford que

«le problème principal était de faire la distinction entre le 2e et le 3e doigt de pied». Plus encore lorsque le pied droit était présenté à un gaucher et vice et versa.

Un taux d’erreur important peut être associé à l’agnosie, expliquent les chercheurs. Ce phénomène peut être défini comme l’incapacité de notre cerveau à distinguer certains stimuli. C’est aussi une caractéristique retrouvée dans des maladies neurologiques et psychiatriques.

«Nous savions que certaines maladies pouvaient provoquer l’agnosie, mais ici, les personnes testées sont en bonne santé», reconnait le Dr Cicmil.

Si certaines erreurs sont jugées «normales» et illustrent une limite des capacités de perception du cerveau, d’autres sont plus rares et semblent associées à des conditions causant une agnosie ou des perceptions erronées du corps, comme c’est le cas dans l’anorexie en conclut l’équipe.

La différence clé dans la distinction des orteils du milieu entre les participants pourrait donner lieu à des applications de détection de dommage du cerveau, expliquent encore les chercheurs qui se sont servis de cette expérience comme d’un nouvel éclairage et «une meilleure compréhension des mécanismes cérébraux qui provoquent des erreurs simples de représentation du corps».

Reste à comparer le taux d’erreur obtenu lors de cette expérience avec celui de la population en général.

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Mannequin «maladivement maigre» Une pub d’Yves Saint Laurent interdite


Que ce soit des personnes ou des mannequins artificiels, une revue de mode ne pourrait-il pas des femmes ordinaires de toutes les grandeurs et poids sans aller dans les extrêmes ? Tout le monde serait content et au moins les femmes pourraient mieux s’identifier sans un complexe en arrière-pensée
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Mannequin «maladivement maigre»

Une pub d’Yves Saint Laurent interdite

 

Une pub d'Yves Saint Laurent interdite

Crédit photo : via Twitter

Une publicité pour la marque de luxe française Yves Saint Laurent, publiée dans le magazine Elle UK, a été interdite par l’autorité de régulation de la publicité du Royaume-Uni qui a jugé que le mannequin qui y apparaît est «maladivement maigre».

Sur cette photo en noir et blanc, une femme est allongée par terre, les mains dans les cheveux. La mannequin longiligne est vêtue d’une courte robe noire avec un décolleté plongeant.

L’autorité britannique de surveillance de la publicité (ASA), qui est intervenue après avoir été saisie d’une plainte, a considéré que  lapose du mannequin et l’éclairage de cette publicité attirait particulièrement l’attention sur son buste où «l’on voit les côtes et les jambes du modèle qui apparaissent très maigres», dans sa décision publiée mercredi.

«Nous considérons de ce fait que le mannequin semble maladivement maigre sur cette image et concluons que cette publicité est irresponsable», a ajouté l’organisme de contrôle.

L’ASA a précisé que YSL «avait indiqué être en désaccord avec la vision des plaignants sur le fait que le mannequin était maladivement maigre» mais n’a pas fourni de réponse détaillée.

Le magazine Elle UK, dans lequel la publicité a été publiée, a dit à l’ASA n’avoir aucun commentaire à faire sur la plainte.

La décision signifie que la publicité ne doit plus être publiée sous sa forme actuelle.

Début avril, dans une offensive contre les ravages de l’anorexie, les députés français ont voté l’interdiction du recours à des mannequins trop maigres et dénutris, au grand dam d’agences qui se disent victimes d’une «stigmatisation».

D’autres pays comme l’Espagne, l’Italie, la Belgique, le Chili ou Israël ont déjà pris des dispositions législatives ou réglementaires sur ce sujet.

Cette nouvelle mesure était intervenue en France au lendemain de la création d’un délit d’incitation à la maigreur excessive.

L’anorexie mentale touche 30 000 à 40 000 personnes en France, des femmes à une écrasante majorité (90%), et compte parmi les pathologies psychiatriques présentant la plus forte mortalité.

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«Ma fille se trouve laide et grosse»


Il est triste de voir que de plus en plus jeune, les enfants se soucient de leur apparence physique. Il y a une urgence d’agir, mais comment parler de l’apparence physique alors que tout parle du culte de la minceur pour les femmes et des corps musclés pour les hommes.
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«Ma fille se trouve laide et grosse»

 

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ALEXANDRE VIGNEAULT
La Presse

On le répète, comme pour s’en convaincre: il n’y a pas que l’apparence qui compte. On insiste auprès de nos enfants, aussi perméables que les adultes – c’est dire… – au culte de la minceur ou des torses musclés. L’impact est réel: à 10 ans, une fillette sur deux voudrait être plus mince. Et ce n’est pas nécessairement plus simple pour les garçons, rapporte notre journaliste Alexandre Vigneault.

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Porter le poids de son image

«Ma fille se trouve laide et grosse», se désole une maman sur Facebook. L’enfant en question n’a pas encore 9 ans. Cassandre*, la mère qui signe le billet, lui a fait valoir qu’elle n’est ni laide ni grosse, mais ses bons mots ne pèsent pas bien lourd dans la tête de sa fillette qui désire trouver sa place dans la cour d’école.

Cassandre n’a pas grimpé dans les rideaux la première fois que sa fille lui a fait part de sa souffrance par rapport à son apparence.

«Je ne voulais pas faire la mère freak et dire que mon enfant était fuckée, dit-elle. Mais après plusieurs fois, j’ai commencé à la questionner.»

«Ça vaut la peine de prendre le temps d’en parler. Ce n’est pas un hasard si un enfant répète une chose plusieurs fois. C’est probablement qu’il a envie d’en parler», estime Annie Aimé, professeure de psychologie à l’Université du Québec en Outaouais et spécialiste des problèmes liés au poids.

La fille de Cassandre n’est pas seule. Il y a aussi celle de Claudia, qui fait de l’embonpoint, et celle de Marie, qui a un ventre rondouillet. Se trouver trop grosse à 9 ans est malheureusement très courant.

«En avril 2014, on a publié un rapport de recherche dans lequel un peu plus de 40 % des enfants de 8 à 12 ans interrogés disaient vouloir être plus minces, expose Annie Aimé. Si on avait regardé toutes les insatisfactions par rapport au poids, on serait peut-être arrivé à 50 %.»

Ces chiffres correspondent aux constats aussi faits aux États-Unis et en Australie, précise la psychologue.

Les filles sont les principales affectées par le culte de la minceur, mais les garçons aussi sont touchés: à 9 ans, 33 % d’entre eux aimeraient être plus minces.

«On a été surpris de voir que nos garçons aussi voulaient être plus minces», admet Annie Aimé.

En fait, chez les garçons, deux tendances coexistent: vouloir mincir et prendre du muscle.

Un facteur d’intimidation

«Ce qui me sidère, c’est que ma fille est tout à fait normale», lance Cassandre.

Elle croit que cette idée lui vient de l’école. Marie et Claudia n’en doutent pas, elles.

«Il y a des commentaires des amis à l’école», confirme Marie. «Ma fille commence à se faire écoeurer à l’école», dit aussi Claudia.

Le poids est le trait physique le plus susceptible de devenir une source d’intimidation, rapporte Annie Aimé.

«On a tendance à percevoir le poids comme une chose qu’on peut contrôler. Si une personne est grosse, ce n’est pas « pauvre toi », mais plutôt: « qu’est-ce que tu fais pour être grosse de même? » On va blâmer la personne, la culpabiliser.» Annie Aimé,
professeure de psychologie à l’Université du Québec

«L’impression que j’ai, dit Cassandre, c’est qu’on vit dans une société de la performance comme travailleur, comme homme, comme femme, comme parent, comme amoureux. Il y a tellement de messages qui nous disent qu’on doit être parfait. Il n’est pas facile de se développer une pensée autonome.»

Les enfants les plus conformistes et ceux qui ont une faible estime d’eux-mêmes sont plus susceptibles d’être insatisfaits de leur apparence. Par ailleurs, ils sont perméables aux conversations entre adultes au sujet du poids, des régimes et de la nécessité d’améliorer sa silhouette. Ils sont aussi exposés aux publicités d’aliments minceur et d’appareils d’exercice.

«Ça fait longtemps que ma fille veut qu’on achète un vélo stationnaire», glisse d’ailleurs Marie.

Jouets, pub et jeux vidéo

«Les jeunes sont de plus en plus exposés aux médias et le sont de plus en plus tôt. Même avant 2 ans, les enfants peuvent commencer à interagir avec une tablette électronique, par exemple», fait valoir Thierry Plante, spécialiste en éducation aux médias chez Habilo Médias, organisme basé à Ottawa.

En plus de l’inévitable publicité, il évoque l’internet et les jeux vidéo. YouTube est en effet le site le plus populaire chez les jeunes Canadiens de quatrième année et plus, selon lui. Certains des jeux les plus populaires chez les jeunes Canadiennes sont aussi, en résumé, des jeux de magasinage et de maquillage de modèles stéréotypés «soit légèrement ou très sexualisés».

Les jouets colportent aussi des messages. L’icône du genre, pour les filles, c’est bien sûr la Barbie et sa taille d’une finesse démesurée. Une étude américaine qui date de 1999 signale également que les figurines du genre G.I. Joe et Star Wars avaient considérablement pris du muscle depuis les années 70.

«L’impact sur l’image corporelle et l’estime de soi des garçons va se faire sentir plus vers l’adolescence», précise Thierry Plante.

Que faire?

L’insatisfaction quant à l’image corporelle est une situation complexe. Le fait de jouer avec une Barbie ne rend pas anorexique, évidemment. L’exposition prolongée aux stéréotypes dominants peut par contre avoir un effet à long terme si la personne – enfant ou adulte – ne développe pas son sens critique.

C’est pourquoi Thierry Plante suggère de s’intéresser aux émissions et aux jeux qui captivent nos enfants, sans porter de jugement, mais en les remettant en contexte.

«Ça commence avec l’image corporelle, mais plus tard, à l’adolescence, ça touchera la sexualité, sa représentation et les comportements», dit-il.

«On peut aussi planifier l’utilisation des médias, plutôt que leur accès soit toujours une possibilité en arrière-plan, ajoute-t-il.

«Envisager le temps d’utilisation d’un média comme un choix a une influence sur leur utilisation: les enfants sont plus conscients des choix qu’ils font dans un tel contexte.» Thierry Plante,spécialiste en éducation aux médias chez Habilo Médias

Parler sans juger et accompagner les enfants constituent aussi des pistes de solution, selon Annie Aimé. Il faut essayer de naviguer entre l’éducation à l’alimentation, la nécessité de bouger et le développement du regard critique à l’égard des modèles dominants.

«On évite les extrêmes: il ne faut pas partir en peur, prévient-elle, mais on ne fait pas semblant que ce n’est pas là non plus.»

* Certains noms des mères qui témoignent ont été changés

Une fille sur deux

S’observer et se comparer est un comportement normal. Les recherches montrent toutefois que les enfants sont nombreux à se trouver inadéquats.

3 ANS

Âge auquel on commence à se préoccuper de son image corporelle et où on distingue clairement les gens minces des plus en chair. Cassandre dit d’ailleurs que dès 3 ou 4 ans, il était clair pour sa fille qu’une princesse «ne pouvait pas être grosse».

47 %

Presque une fillette de 9 ans sur deux souhaiterait être plus mince, selon une enquête réalisée au Québec. Il s’agit d’un bond spectaculaire puisque, à 8 ans, 25 % d’entre elles formulaient le même souhait. Après 10 ans, la proportion s’élève à 50 % et demeure stable au cours de l’adolescence.

8 ANS

Le regard des autres contribue à façonner notre image corporelle à partir de 8 ans. Avant, les enfants construisent surtout leur image à travers le regard de leurs parents.

15 %

Pourcentage de garçons de 9 à 11 ans qui voudraient être plus musclés. Une enquête menée au Saguenay-Lac-Saint-Jean en 2002 a révélé en outre que 73 % des garçons de 14 ans souhaitaient gagner du muscle.

Sources: Institut national de la statistique du Québec, Canadian Obesity Network, Annie Aimé (Université du Québec en Outaouais)

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Vers les troubles alimentaires?

Claudia ne tourne pas autour du pot: en voyant sa fille «manger ses émotions», elle craint que celle-ci ne développe un trouble alimentaire.

«Est-ce qu’elle va se faire vomir à l’adolescence? Si on ne règle pas ça en ce moment, ça va être pire plus tard, pense-t-elle. Ça ne peut pas aller en s’améliorant.» Pas tout seul, du moins, selon elle.

Entendre sa fillette se plaindre de son poids et de son apparence suscite une inquiétude semblable chez Cassandre, qui ne voudrait pas que sa fille souffre plus tard d’anorexie.

«Je me dis que c’est maintenant qu’il faut que je m’en occupe, avant que ce soit cristallisé et pendant que la communication est possible, dit-elle. J’ai travaillé avec des ados et je sais qu’à un moment donné, ils se referment…»

Les troubles alimentaires touchent bien sûr un certain nombre de garçons, mais ce sont d’abord les filles qui sont à risque de devenir anorexiques ou boulimiques. Des observateurs s’en inquiètent d’autant plus que, à l’ère de l’internet, des sites présentent la minceur extrême comme un mode de vie («lifestyle») et glorifient les petites cuisses, les ventres plats et les corps d’une minceur parfois extrême.

Inspiration minceur

Thierry Plante, spécialiste de l’éducation aux médias chez Habilo Médias, cite notamment des pages qui utilisent des variations des termes «thinspo» (de «thinsporation», contraction de «thin» et «inspiration») et «Pro-Ana» (raccourci de proanorexie), appellations cool pour désigner des pages consacrées à l’inspiration minceur ou faisant la promotion de comportements associés à l’anorexie. Sur l’un de ces blogues, on aperçoit même une fille impeccablement coiffée et habillée, qui se fait vomir avec style…

Annie Aimé, cofondatrice de la clinique IMAVIE, spécialisée dans les problèmes de nutrition et d’image corporelle, confirme que le risque que la situation empire est réel.

«Le facteur de risque le plus solide des troubles alimentaires, c’est l’image corporelle négative. Alors pour toute femme qui développe un trouble alimentaire, il y a des insatisfactions corporelles.» Annie Aimé, cofondatrice de la clinique IMAVIE

Elle précise néanmoins que ce n’est pas le seul facteur: il y a aussi l’anxiété, la dépression et l’isolement, notamment. L’image corporelle devrait être abordée à l’école, selon elle, et bien sûr à la maison.

«Il faut que la communication soit toujours ouverte», conseille-t-elle.

Même si elle est très embêtée par les inquiétudes de poids de sa fille, Marie peut au moins se réjouir de deux choses: son enfant «est relativement bien dans sa peau» et sa confiance en elle n’a jamais été un problème jusqu’ici.

Claudia se trouve dans une situation plus délicate. Elle ne veut pas mettre de pression sur sa fille et dit ne pas vouloir la voir maigrir pour maigrir.

«Ce que je voudrais, c’est qu’elle se sente en forme, qu’elle puisse courir comme les autres, précise-t-elle. Qu’elle ait du fun comme les autres enfants.»

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Le cauchemar réel de l’anorexie


Une personne anorexique parle de son point de vue et des causes selon elle qui n’aident pas ces personnes à s’accepter. Les réseaux sociaux avec les photos du bien paraître, la publicité qui ne cessent de montrer des corps parfaits et s’il le faut, on  »photoshop » sans compter les régimes a toutes les sauces avec des promesses de ventre plat avant la belle saison, mais avant tout cela … Rare que l’on mette la valeur d’une personne avant l’apparence. Ce qui est encore plus aberrant, c’est que tout le monde le dit, la beauté du coeur avant le physique, mais la réalité en est tout autre
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Le cauchemar réel de l’anorexie

 

Virginie Chaloux Gendron

Elles ont 12 ans, elles ont 17 ans. Elles se partagent des trucs, elles se posent des questions.

«Comment tu mastiques? Quel genre de bouchées tu prends?»

Elles se parlent surtout de poids, des 90 livres qu’elles aimeraient peser à nouveau. Elles font des allers-retours dans les couloirs dès que les infirmières soupent ; elles font des abdominaux sous la douche ou encore des jumping-jack après avoir éteint la lumière. Parfois, elles ouvrent même la fenêtre les nuits d’hiver pour greloter et perdre des calories. Non vous ne rêvez pas. Ceci est bien réel : c’est le cauchemar à ciel ouvert de l’anorexie.

Elles portent des vêtements trop grands dans lesquels elles flottent et boivent beaucoup d’eau afin d’obtenir le kilogramme de plus à la pesée. Nous pourrions croire que leur entrée à l’hôpital est synonyme de prise de conscience, mais il en va tout autrement ; le but principal est surtout de contourner les règles sans se faire prendre, de déjouer la surveillance.

Ces filles ne sont pas stupides, ce sont des humaines comme vous et moi s’étant peut-être trop fait influencer par la pop-culture, par les «Instagram baby», par les blogues de mode qui pullulent ou encore par leur mère qui refuse de vieillir. Dans bien des cas, l’anorexie est développée à une chambre à coucher de distance.

On sous-estime souvent la portée de nos paroles. Il y a quelques semaines, ma mère me disait :«Ta sœur m’a dit que son but était d’être comme toi.» J’étais flattée, jusqu’à temps que j’entende la suite : «Qu’elle aussi voulait avoir un ventre plat, un ventre qui entre par en dedans.» Ça m’a choquée. Pas dans le sens de fâchée, mais dans le sens de choc. Ainsi, c’était le type d’influence que j’avais eue. Moi, la personne qui ne faisait que s’entraîner et bien manger. Ce n’était pas très réjouissant ; j’étais à la limite de l’inconfort.

J’avais toujours cru prôner la diversité corporelle et le bien-être. Mais j’imagine qu’il est facile de faire l’apologie du «zéro-complexe» lorsqu’on correspond aux standards établis. J’ai toujours cru que j’étais au-dessus de la guerre corporelle même si je faisais violence à mon corps tout le temps. Même si c’était juste pour être en santé! Qu’il n’y avait rien de mal. Je le croyais vraiment. jusqu’au moment où ces paroles sortent de la bouche de ma sœur de 16 ans.

Je dis souvent que nous sommes toutes à une barre de chocolat ou à une photo Facebook près de l’anorexie. Nous sommes constamment bombardées de «Coach Beach Body, change ton corps en 21 jours!» dès que nous ouvrons la page du réseau social. Nous sommes constamment sous l’influence de publicités laissant sous-entendre que changer de modèle corporel va être gage de bonheur immédiat. Les gens mal dans leur peau nous énervent. «Arrête de chialer et va t’entrainer.» On la dit souvent celle-là, hen?

Ça peut être anodin. Jusqu’à temps que tu te réveilles au 7e étage de Sainte-Justine et que le cauchemar batte son plein. Jusqu’à temps que tu sois entourée de filles pareilles comme toi qui pincent leur peau (qu’elles méprennent pour du gras) aux cinq minutes et qui éparpillent la nourriture de leur souper aux quatre coins de leur assiette pour donner l’illusion qu’elles ont mangé ; de filles qui se demandent si elles mangent les pâtes ou le fromage au lieu des deux. De filles n’ayant aucun problème à démantibuler leur mac and cheese pour faire le tri. C’est tellement triste de voir tant d’efforts.

Ironiquement, j’appellerais notre présent l’ère du fast-food corporel. On consomme, on digère, on jette, on rachète. On ne connaît pas le chemin vers la santé, celui qui prend du temps. On vit dans «l’instant-tanné». Il faut avoir «ce» corps tout de suite et maintenant. Pas dans six mois, pas dans un an. Et ça fait en sorte qu’on mange peu, voire plus du tout, qu’on ne ressemble toujours pas aux «Insta-babe», et qu’on tombe sur le plancher un lundi matin, vidée de toute énergie.

On se ramasse entre quatre murs blancs. Mais ces quatre murs blancs ne sonnent pas l’alarme rouge. On en veut à nos parents de nous avoir amenées ici, on ne comprend pas. Dans notre tête tout va bien. Nous, anorexique? Voyons donc, c’est la blague de l’année. Ils sont dans l’erreur, c’était juste une petite chute de pression. La perte de poids? Bah, c’est juste une diète qu’on essayait. Depuis quand? Depuis assez longtemps pour qu’on ne s’en souvienne plus.

Et il est là, le problème. On s’est laissé embarquer les yeux fermés parce que le bobo faisait trop mal pour qu’on le regarde les yeux ouverts. On s’est fait encourager, on s’est fait dire à coup de centaines de commentaires qu’on était belle, qu’on était une modèle. On s’est fait dire qu’on était sexy avec le croc-top qu’on pouvait enfin porter. On voulait même connaître nos trucs! On en avait, des «J’aime» sur Facebook.

On en avait tellement qu’on a oublié de s’aimer en premier.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Elle se rendait malade en ne mangeant que santé


Manger santé est bien, mais en faire une obsession peut devenir un trouble alimentaire comme l’anorexie, la boulimie qui sont les plus connus. L’orthorexie n’a peut-être pas autant de conséquences sur le corps, mais il y a des conséquences sur le plan psychologique
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Elle se rendait malade en ne mangeant que santé

 

Photo Dominique Scali

Sylvie Béliveau passait trois heures par jour à planifier ses repas et elle angoissait à l’idée de manger des aliments malsains. Elle souffrait d’un trouble que les spécialistes rencontrent de plus en plus souvent.

L’orthorexie est un trouble alimentaire qui pousse certaines personnes à organiser leur vie autour d’une nourriture parfaitement santé, quitte à ne plus manger grand-chose.

«Je me suis déjà acheté des légumes et ensuite je les ai jetés parce qu’ils n’étaient pas bios. Je n’étais pas capa­ble de me faire un jus avec», illustre la femme qui donne des cours de stretching et d’éducation par le mouvement du corps à Saint-Hilaire.

«On se sent tellement bien à manger bien. J’avais plus d’énergie», dit la dame de 47 ans.

Par contre, le stress qui accompagnait son mode de vie était nocif.

Folie

Pendant neuf mois, son désir de manger santé a pris des proportions extrêmes.

 C’était «à en devenir fou», dit-elle.

Même dans une épicerie spécialisée, faire ses courses lui prenait une éternité, le temps de lire toutes les étiquettes. Après les repas, elle continuait de se demander si elle avait fait le bon choix de nourriture.

Dès qu’elle était dérangée dans sa routine, comme lorsqu’elle devait prendre la route, elle angoissait. La même question la taraudait:

«Qu’est-ce que je vais manger?»

Sa vie sociale a commencé à se dégrader. De peur d’avoir à se nourrir d’aliments malsains, elle s’empêchait d’aller manger au restaurant ou chez d’autres personnes.

Fierté

Pour Sylvie Béliveau, manger santé était une «source de fierté et une façon de performer. Tout est parfait dans mon panier. C’est comme une bonne note à l’école», illustre-t-elle.

Elle a souffert d’anorexie et de boulimie quand elle était adolescente et jeune adulte. Elle croyait que sa tendance au contrôle excessif était derrière elle, mais sa «police intérieure» est revenue pendant l’été 2013, prenant la forme de l’orthorexie.

Elle n’est pas allée jusqu’à se sous-alimenter ou à développer des carences. Sa faim était psychologique.

 «J’avais faim de quelque chose qui réconforte. Un repas chaud avec des pâtes.»

C’est à Pâques l’an dernier que le déclic s’est fait. Elle était seule chez elle, loin des membres de sa famille. Elle s’est alors rendu compte qu’elle se privait d’une certaine joie de vivre. Depuis, elle fait l’effort de prendre conscience de ses pensées obsédantes vis-à-vis de la nourriture.

Par exemple, elle mange parfois du chocolat pur à 70 %, alors qu’avant elle ne tolérait rien en deçà de 100 %.

L’alimentation, «il n’y a pas que ça dans la vie!» s’exclame-t-elle.

Elle considère toutefois qu’elle n’est pas complètement guérie de sa maladie.

Une maladie dans l’air du temps

L’orthorexie ne fait pas encore partie du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM), la bible des psychiatres. Depuis quelques années, nutritionnistes et psychologues disent toutefois rencontrer de plus en plus de personnes qui en présentent les symptômes.

Ces temps-ci, l’alimentation saine est valorisée socialement, ce qui pourrait expliquer que ce trouble gagne en fréquence.

«On entend beaucoup parler de l’importance de manger santé, des vertus de certains aliments», explique Patricia Groleau, psychologue à la clinique Change de Montréal.

Les personnes qui ont des tendances orthorexiques peuvent se sentir supérieures aux autres lorsqu’elles arrivent à suivre leurs propres règles, indique Mme Groleau.

À l’inverse, elles se sentent faibles, dévalorisées et anxieuses lorsqu’elles les enfreignent, ajoute-t-elle.

«Les règles deviennent de plus en plus restrictives. Un aliment qui était “correct” le mois passé ne l’est plus le suivant.»

Traitement

«Souvent, les gens se tournent vers l’alimentation pour se sentir stabilisés, ce qui, par la bande, peut diminuer le stress ressenti dans d’autres sphères de vie», indique Mme Groleau.

Il y a plusieurs liens à faire entre l’orthorexie et l’anorexie, ces troubles touchant tous au contrôle de l’alimentation, croient certains spécialistes.

Afin d’aider ses clients à surmonter leur orthorexie, Mme Groleau cherche à changer progressivement les comportements qui génèrent de la détresse et les problèmes de fonctionnement au quotidien.

La thérapie vise aussi à travailler sur les fausses croyances et les règles alimentaires que les clients entretiennent.

«Il est important de réitérer qu’il n’existe pas de bons ou de mauvais aliments, tout est une question d’équilibre.»

Exemples de ce qu’elle évite de manger

Sucre

Sel

Gluten

Soya

Produits laitiers

Levure

Blé

Caféine

Additifs

Colorants

Mauvais gras

Viande

Chocolat (sauf si très pur)

Tout ce qui n’est pas biologique

Exemple de dîner type

Un mélange de salade avec des noix, des légumineuses et des germinations. Pas de pain.

http://www.journaldemontreal.com

Les hommes souffrent aussi d’anorexie


L’anorexie semble touché aussi des hommes, certains symptômes sont similaire mais les réactions pour perdre du poids pourraient être différents
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Les hommes souffrent aussi d’anorexie

 

Les hommes souffrent aussi d'anorexie

Crédit photo : Archives Agence QMI

L’anorexie mentale chez les hommes est mal connue et comporte des spécificités qu’on ne retrouve pas chez les patientes féminines, selon une étude de l’Université de Montréal.

Selon la chercheure principale, la pédopsychologue Laurence Corbeil-Serre, la majeure partie de ce qui est connu sur cette maladie concerne les femmes. Pourtant, 10% des personnes touchées seraient des hommes.

«Nos résultats montrent qu’il semble exister des similarités entre la symptomatologie comportementale des garçons et des filles, mais on peut toutefois dégager certaines spécificités propres aux garçons, liées notamment à la personnalité, à l’identité de genre et à l’orientation sexuelle», a expliqué Mme Corbeil-Serre, lundi.

Les résultats de l’étude indiquent notamment que tout comme les femmes, les patients masculins ont peur de «devenir gros», mais que leur insatisfaction provenant de leur image corporelle est davantage liée à la masse musculaire.

«La pratique excessive d’exercice physique arrive d’ailleurs loin devant les rituels autour de l’alimentation et les vomissements, dans la liste des stratégies mises en place pour perdre du poids et les comportements associés à l’anorexie mentale chez les hommes», a dit Mme Corbeil-Serre.

Les auteurs ont également trouvé que le taux d’homosexualité chez les patients étudiés était largement supérieur à celui de la population en général.

«Nous faisons l’hypothèse que la valorisation de l’apparence physique présente dans les communautés homosexuelles aggrave le trouble une fois que celui-ci est présent et engendre une surreprésentation des patients homosexuels dans les unités de traitement», a dit Mme Corbeil-Serre.

La pédopsychologue estime que bien que son équipe ait contribué à approfondir la compréhension de l’anorexie mentale des hommes en dégageant ses caractéristiques propres,

«il est plus que jamais nécessaire d’effectuer davantage d’études approfondies auprès des garçons».

Pour en arriver à des conclusions, les chercheurs ont comparé les résultats de 24 études effectuées sur 15 ans et concernant 279 participants, âgés de 11 à 36 ans

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Dépression : hommes et femmes ne sont pas égaux face à la maladie


Personne n’est à l’abri de la dépression, mais elle se présente différemment entre femme et homme. Et c’est chez les hommes qu’il est plus difficile à diagnostiquer
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Dépression : hommes et femmes ne sont pas égaux face à la maladie

 

Hommes et femmes peuvent souffrir de dépression de différentes manières. Mêmes si certains symptômes sont communs, ils n’ont pas la même vulnérabilité face aux troubles de l’humeur.

Les femmes sont plus susceptibles de ruminer

 

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Ressasser les sentiments négatifs, s’attarder sur ce qui nous fait broyer de noir : ces deux attitudes sont rencontrées plus fréquemment chez les femmes que chez les hommes qui souffrent de dépression. Contrairement aux femmes, les hommes arrivent plus facilement à se laisser distraire de leurs pensées négatives tandis que les femmes ont plus tendance à ruminer, à se blâmer, et à souffrir d’une mésestime de soi.

Les femmes sont également plus susceptibles de souffrir de dépression en réponse à un événement stressant comme un décès dans la famille, un divorce ou la perte d’un emploi.

Les hommes sont plus susceptibles de boire

 

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C’est même un signe qui devrait mettre la puce à l’oreille de leur entourage. Les hommes qui souffrent de dépression ont en effet tendance à boire et à se tourner vers les drogues illicites pour tenter d’apaiser leur mal-être. Pour masquer leur tristesse, ils peuvent également se lancer à fond dans le travail ou pratiquer un sport de manière excessive.

Les hommes sont également plus susceptibles de tenter de se suicider et ont plus de chance de réussir leur tentative que les femmes.

Les femmes ont plus de risque de souffrir d’un trouble de l’alimentation

 

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La dépression et les troubles du comportement alimentaire comme l’anorexie ou la boulimie vont souvent de pair chez les femmes. Les difficultés psychologiques ou la difficulté à faire face à certaines situations difficiles se traduisent souvent, chez les femmes, par des crises ou des accès boulimiques, des compulsions alimentaires ou, à l’inverse, un refus de manger.

Ces symptômes sont liés à la situation de mal-être et de mésestime de soi qui accompagnent la dépression chez les femmes.

Les symptômes sont plus difficiles à reconnaître chez les hommes

 

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En raison de l’interaction des hormones, les femmes sont souvent touchées plus durement par la dépression que les hommes. Les symptômes apparaissent donc de manière plus marquée chez les femmes.

En cas de dépression, les femmes internalisent leurs troubles anxieux tandis que les hommes les externalisent. Certains deviennent plus agressifs, d’autres se lancent dans des comportements à risque comme le jeu, le tabagisme, ou les rapports sexuels non protégés. Des « symptômes » que l’on met du temps à mettre sur le compte de la dépression. Du coup, beaucoup d’hommes souffrent de dépression sévère lorsqu’ils sont enfin diagnostiqués.

Hommes et femmes réagissent différemment aux antidépresseurs

 

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C’est un nouveau domaine de recherches sur lequel, pour l’instant, peu d’études ont été publiées, mais il semble qu’il existe des différences dans la façon dont hommes et femmes métabolisent les antidépresseurs. L’origine la plus probable de ce déséquilibre entre les sexes semble de nature hormonale.

On sait, par exemple, que les hormones utilisées pour la contraception orale augmentent le taux sanguin des antidépresseurs. En utilisant les mêmes doses de médicament pour une femme que pour un homme, celle-ci risque d’avoir un taux excessif dans le sang et de voir augmenter les effets indésirables.

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Hausse fulgurante des hospitalisations pour troubles alimentaires


Les troubles alimentaires semblent augmenter chez nos jeunes, et de plus en plus jeunes.. Il ne faut pas oublier  que ce n’est qu’une maladie juste pour les filles, mais des garçons sont aussi atteints. Les causes sont multiples, mais, ces troubles ne peuvent pas être pris à la légère
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Hausse fulgurante des hospitalisations pour troubles alimentaires

 

Depuis 2008, le nombre de jeunes admis au Centre hospitalier universitaire... (Photo Archives Le Soleil)

Photo Archives Le Soleil

Katia Gagnon
La Presse

Depuis 2008, le nombre de jeunes admis au Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine pour des troubles alimentaires n’a cessé d’augmenter: en quatre ans, le nombre de ces hospitalisations a bondi de 44%.

En 2008, 83 jeunes ont été hospitalisés à Sainte-Justine pour anorexie dans les départements de pédiatrie ou de psychiatrie. Par la suite, chaque année, ce chiffre a grimpé pour atteindre les 120 hospitalisations l’an dernier.

Le Québec suit donc une tendance observable à l’échelle canadienne, puisque l’Institut canadien d’information sur la santé (ICIS) a révélé la semaine dernière que le nombre de femmes de moins de 20 ans hospitalisées pour des troubles alimentaires dans le reste du Canada est en hausse de 42% depuis 2006. Ces données dévoilées par l’ICIS excluaient cependant le Québec.

L’hôpital Sainte-Justine n’était pas en mesure de fournir l’âge moyen de ses patients. Mais les médecins observent que la maladie touche des enfants de plus en plus jeunes. Il n’est pas rare de voir des fillettes de 11 ou 12 ans être hospitalisées. Régulièrement, les médecins traitent aussi de jeunes garçons atteints de troubles alimentaires, qui représenteraient 10% des patients, selon des données de l’Institut Douglas.

«La détresse et la peur de devenir gros sont aussi intenses chez un garçon atteint. Mais la maladie est aussi vécue dans la honte parce que c’est considéré comme une maladie de fille», souligne la Dre Danielle Taddeo, pédiatre à Sainte-Justine et chef de la médecine de l’adolescence.

Pourquoi une telle augmentation de cas?

«Il y a de la génétique, de l’environnement, la contagiosité des images. Avant, on feuilletait une revue et on était complexés, mais là, les images viennent de toutes parts», souligne la Dre Taddeo.

Les campagnes contre l’obésité ont-elles l’effet pervers de pousser certains jeunes vers l’anorexie?

«On n’a pas de preuves, mais c’est sûr qu’il y a des risques à ces campagnes. Ça se rend jusque dans les cours d’éducation physique, où on pèse et on mesure les jeunes. Il va falloir apporter des nuances à ces campagnes», croit la Dre Taddeo.

Pour qu’un jeune soit hospitalisé à cause de troubles alimentaires, sa santé doit être clairement compromise. En plus d’un amaigrissement important, la tension artérielle de ces jeunes patients est souvent très basse, leur taux de potassium est peu élevé et le rythme cardiaque se situe généralement sous les 50 battements par minute. La détresse psychologique de ces jeunes est également très présente – certains sont allés jusqu’à la tentative de suicide.

Après une ou deux semaines d’hospitalisation, leur état physique s’améliore, mais ils demeurent en moyenne six semaines à l’hôpital.

«On n’attend pas la guérison complète pour donner le congé. Le rétablissement est beaucoup plus long, mais c’est possible!», tient à souligner la Dre Taddeo.

Une tendance inquiétante
Nombre de jeunes patients hospitalisés au CHU Sainte-Justine pour des troubles alimentaires graves
 
Années            Cas

 

2008-2009 ► 83

2009-2010 ► 99

2010-2011 ► 104

2011-2012 ►  106

2012-2013 ► 120

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L’anorexie, ce fléau tombé dans l’oubli


Les troubles alimentaires tels que l’anorexie et la boulimie sont difficiles à soigner et il semble selon, une personne anorexie, qu’il manque cruellement des traitements spécialisés. Pourtant les troubles alimentaires sont de 3% des filles âgées de 15 à 25 ans souffrent de troubles alimentaires. Environ 90% des personnes atteintes d’anorexie ou de boulimie sont des femmes, juste au Québec, selon aqpamm.ca Côté médical, ils sont moins alarmant, mais je pense que les patientes qui le vivent sont plus en mesure de voir la réalité des besoins
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L’anorexie, ce fléau tombé dans l’oubli

 

L'anorexie est loin d'être une maladie qui passe... (PHOTO: CATHERINE LEFEBVRE, COLLABORATION SPÉCIALE)

L’anorexie est loin d’être une maladie qui passe avec l’adolescence et plusieurs en meurent, rappelle Laurence Doucet, 22 ans, qui souffre de cette maladie depuis l’âge de 15 ans.

PHOTO: CATHERINE LEFEBVRE, COLLABORATION SPÉCIALE

Louise Leduc
La Presse

Est-il normal que de 5 à 20% des personnes atteintes d’anorexie meurent de ses complications, si l’on en croit Statistique Canada, et qu’on en parle si peu? Est-il acceptable que le Québec ne compte que six lits pour traiter tous les adultes atteints d’anorexie ou de boulimie? Est-il souhaitable qu’on en vienne à proposer à des gens d’ici d’aller se faire traiter gratuitement à New York?

Ce sont quelques-unes des questions que pose Laurence Doucet, âgée de 22 ans, qui raconte s’être sentie carrément coupable d’occuper pendant huit semaines l’un des six lits de l’hôpital Douglas spécialisés dans le traitement des troubles alimentaires.

«Dans mon département, il y avait une fille qui avait attendu sept mois à l’hôpital Notre-Dame avant d’avoir sa place à l’hôpital Douglas et une autre qui avait attendu quatre mois à l’hôpital Pierre-Boucher. Et moi, j’ai passé cinq semaines dans une unité non spécialisée dont je suis sortie sans avoir pris un seul kilo.»

Au nom de toutes celles qui sont toujours sur des listes d’attente, elle tient aujourd’hui à dire toute son indignation devant le peu de ressources spécialisées.

À son plus bas, Laurence a pesé 38 kilogrammes. Son régime composé surtout de laxatifs et d’amphétamines – «pour me donner de l’énergie» – l’a conduite à maintes reprises aux urgences.

Après avoir passé huit semaines à l’hôpital Douglas, elle a demandé sa sortie. Elle demeure très fragile.

«Je suis partie en étant convaincue que j’allais rechuter et que j’allais mourir d’anorexie.»

Deux semaines plus tard, elle tient le coup.

«Je n’ai perdu qu’un demi-kilo, ce qui n’est pas alarmant», dit-elle.

Elle compte néanmoins toujours le nombre de calories précis qu’elle ingurgite, elle continue de mesurer ses aliments et elle ne voit pas le jour où elle aimera mieux prendre une part de gâteau qu’une branche de céleri.

Une maladie qui reste

L’anorexie, dit-elle, est loin d’être une maladie qui passe avec l’adolescence. Elle-même en est atteinte depuis l’âge de 15 ans et plusieurs en meurent, rappelle-t-elle. En moyenne, selon une étude menée en 2007 (par Hudson et coll.), les personnes atteintes en souffrent pendant 8,3 ans.

Dans ces conditions, comment se fait-il que les soins spécialisés pour les adultes soient si rares? demande-t-elle.

Chef du service des troubles alimentaires de l’hôpital Douglas et professeur titulaire de psychiatrie à l’Université McGill, le docteur Howard Steiger ignorait que Laurence Doucet entendait lancer ce cri d’alarme.

«J’appuie son message et j’espère qu’il sera entendu, dit-il. Nous avons effectivement besoin de plus de programmes spécialisés.»

Cela dit, insiste-t-il, il ne faut surtout pas que les personnes en crise en concluent qu’elles n’ont nulle part où aller.

«Quand la situation est critique, on voit les personnes en deux jours. S’il n’y a pas toujours un lit spécialisé disponible tout de suite, on peut hospitaliser la personne dans un autre département.»

Oui, admet-il, les besoins sont énormes et la liste d’attente pour être évalué par l’hôpital Douglas est de six mois.

Cela ne veut pas dire pour autant que la solution passe par beaucoup plus de lits. En matière de troubles alimentaires, relève-t-il, l’hospitalisation est loin d’être toujours la meilleure solution. L’hôpital Douglas propose donc aussi un suivi en centre de jour, ce qui lui permet de voir 15 autres personnes.

Le docteur Howard Steiger croit aussi beaucoup au partage d’expertise. Son idée, c’est de former des gens un peu partout au Québec pour que des services non spécialisés dans les troubles alimentaires soient mieux outillés pour soigner des personnes qui en souffrent.

Des lacunes

Laurence Doucet sait tout cela, mais elle demeure très sceptique.

Va pour le partage d’expertise, dit-elle, «mais concrètement, même si l’on donne une formation à quelqu’un dans un CLSC ou un hôpital en région, ça ne nous donne pas pour autant davantage de traitements spécialisés».

Le problème avec le centre de jour, par ailleurs, «c’est qu’on y va seulement quatre jours par semaine. La fin de semaine, les filles ne mangent rien et reviennent amaigries au centre. Alors toi, si tu as mangé et gagné du poids, tu te sens démotivée et mal à l’aise par rapport aux autres».

Un séjour dans un service non spécialisé, par ailleurs, ne fait souvent que retarder le processus de guérison, à son avis. «Quand j’y étais, on m’apportait de l’Ensure, je le jetais dans les toilettes et le personnel n’y voyait que du feu.»

Quand on est très malade, un suivi spécialisé et personnalisé est impératif, selon elle, et elle trouve fort dommage que l’état d’une personne doive être critique pour qu’une prise en charge adéquate soit possible.

«On nous propose même d’aller à New York, au centre médical de l’Université Columbia, où l’on nous soigne gratuitement si l’on accepte de faire partie d’une étude. Personnellement, ma mère étant très malade, je n’avais pas envie de m’éloigner.»

«C’est très grave, l’anorexie, rappelle Laurence Doucet. On en meurt souvent et les gens qui sont atteints font très souvent des tentatives de suicide. Il faudrait qu’on se le dise davantage.»

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