L’océan devient corrosif


En 200 ans seulement, nous avons changé l’environnement pour avoir un bouleversement majeur qui a des répercussions autant sur terre que dans la mer. Beaucoup d’espèces risquent de ne pas survivre à l’acidification des océans, cela aura des conséquences économiques et sur notre santé
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L’océan devient corrosif

 

Cliquez sur l'image pour visualiser notre diaporama sur les espèces menacées par l'acidification des océans © David Liittschwager

Cliquez sur l’image pour visualiser notre diaporama sur les espèces menacées par l’acidification des océans © David Liittschwager

Les océans absorbent plus du quart du CO2 produit par l’homme. Résultat : notre océan s’acidifie.  Quelles sont les conséquences pour l’environnement ?

Explications de Jean-Pierre Gattuso, directeur de recherche au CNRS.

“Les activités humaines rejettent du dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère : 30 % sont absorbés par la végétation terrestre et 28 % par l’océan, précise Jean-Pierre Gattuso. Le CO2 est un polluant acide. Quand il se dissout dans l’océan, il se transforme en acide carbonique, qui diminue le pH de l’eau. C’est ce que l’on appelle l’acidification. » 

L’eau ronge les coquilles

L’acidification de l’eau de mer touche en premier lieu les mollusques à coquille (huîtres, moules, etc.) et les coraux. Leurs structures en calcaire (coquilles, squelettes) ont besoin d’ions bicarbonate et d’ions carbonate pour se former. Or, ces particules disparaissent avec l’acidité.

“Les conséquences sont déjà visibles pour les industries ostréicoles de la côte Nord-Pacifique, où la reproduction des huîtres est de plus en plus difficile, observe le scientifique. Á certaines périodes de l’année, la diminution des ions bicarbonate est telle que l’océan devient corrosif et dissout le calcaire. L’Arctique est le principal touché par ce phénomène. En 2050, il sera devenu entièrement corrosif, ce qui entraînera la dissolution des organismes à structures calcaire. Cela se produira beaucoup plus tard dans les régions tempérées et tropicales.”

© Plateforme Océan et Climat

© Plateforme Océan et Climat

Des poissons désorientés

“Nous avons également découvert que l’acidification avait un impact direct sur les capacités sensorielles des poissons. Le poisson-clown, par exemple, peine à retrouver son anémone, car l’augmentation de l’acidité perturbe la neurotransmission dans son cerveau. »

Néanmoins, l’acidification n’a pas que des conséquences négatives.

“La photosynthèse de beaucoup d’espèces de phytoplancton est stimulée de 10 à 20 %. Cela constitue un garde-manger supplémentaire pour les poissons, mais ces organismes deviennent aussi plus compétitifs et se développent au détriment des coraux”. Des coraux dont le squelette est déjà fragilisé par la diminution des ions carbonate.

Les pêcheurs devront s’adapter

Pour les êtres humains, les effets sont uniquement indirects.

“Il n’y aucun danger sur la santé humaine : nous pouvons nous baigner sans risque. En revanche, la pêche et l’aquaculture devront s’adapter. Mais il est difficile de savoir quelles seront les conséquences exactes de ce changement.”

L’acidité des eaux océaniques s’est accrue de 26 % depuis le début de la révolution industrielle.

“L’océan s’est déjà acidifié avec la même ampleur il y a  55 millions d’années durant la transition entre le Paléocène et l’Éocène. Mais le processus est dix fois plus rapide aujourd’hui », explique le scientifique.

La période de la fin du Paléocène est marquée par un climat chaud sur l’ensemble de la planète. L’activité volcanique intense de cette époque avait libéré du CO2 en masse, entrainant une augmentation significative des températures.

“Il nous a fallu à peine deux cents ans pour changer la composition chimique de l’océan. Si nous arrêtions aujourd’hui d’émettre du CO2 dans l’atmosphère, il nous faudrait des centaines d’années, voire mille ou deux milles ans, pour revenir à la normale.”

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Jean-Pierre Gattuso est directeur de recherche au CNRS et travaille dans le Laboratoire d’Océanographie de Villefranche, un laboratoire de l’Université Pierre et Marie Curie.

Par Sidonie Hadoux

Pour tout comprendre sur l’acidification des océans, regardez Bleu océan, une animation produite par l’Initiative Océan 2015 :

http://www.nationalgeographic.fr/

Une étrange baudroie découverte dans les abysses


Peut-on dire une belle découverte d’une nouvelle espèce de poisson ? Bon point de vue esthétique, on peut repasser… Alors disons que cette découverte est très intéressante et impressionnante surtout que ce spécimen vit ou la lumière n’a point d’accès, sous des couches et des couches  de vagues dans les abysses
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Une étrange baudroie découverte dans les abysses

 

Une Lasiognathus femelle, de moins de 10 cm de longueur, munie de sa longue canne à pêche et d'une énorme bouche en guise d'épuisette. © Theodore Pietsch, Ph.D., University of Washington

Une Lasiognathus femelle, de moins de 10 cm de longueur, munie de sa longue canne à pêche et d’une énorme bouche en guise d’épuisette. © Theodore Pietsch, Ph.D., University of Washington

– Jean-Luc Goudet, Futura-Sciences

Découvert à plus de mille mètres de profondeur dans le golfe du Mexique, ce petit poisson aux allures de pêcheur à la ligne est une nouvelle espèce. On voit toutefois en lui un cousin de la baudroie et sa famille est bien connue dans les abysses.

« À chaque fois que nous partons pour une recherche dans les grandes profondeurs, il y a de bonnes chances que nous ramenions quelque chose d’inconnu », explique Tracey Sutton dans un communiqué de la Nova Southeastern University (NSU).

Ce jeune chercheur, en PhD, travaille auHalmos College of Natural Sciences and Oceanography et présente la trouvaille de la dernière expédition dans le golfe du Mexique : un représentant d’une nouvelle espèce de poisson (nouvelle aux yeux des Hommes…). Trois individus ont pu être observés entre 1.000 et 1.500 m de profondeur, d’une taille allant de 3 à 9,5 cm.

Son allure semble étrange, avec un corps plutôt difforme et une sorte de canne à pêche au-dessus de la tête. Ces caractéristiques sont connues : ce sont celles des baudroies (ou lottes, une fois décapitées et parvenue sur l’étal du poissonnier), encore appelées poissons-pêcheurs. Cet appendice (en fait la première épine de la nageoire dorsale) sert effectivement à pêcher et, au passage. Le poisson l’agite en tous sens (l’articulation est remarquable), ce qui fait bouger le lambeau de peau qui la termine, faisant passer l’appât pour un appétissant petit animal aux yeux d’autres poissons. Si la taille de cette victime potentielle lui convient, la baudroie ouvre brusquement son énorme bouche, gobant l’eau et son contenu.

L'une des espèces abyssales observées par l'équipe MAR-ECO (Mid-Atlantic Ridge Ecosystems) en 2006 au niveau de la dorsale médio-atlantique. Le poisson ressemble fort à un lophiiforme. ©Harbor Branch/E. Widder)
L’une des espèces abyssales observées par l’équipe MAR-ECO (Mid-Atlantic Ridge Ecosystems) en 2006 au niveau de la dorsale médio-atlantique. Le poisson ressemble fort à un lophiiforme. ©Harbor Branch/E. Widder)

Cette baudroie ne peut être qu’une femelle

Le nouveau venu est donc un lophiiforme. C’est aussi un cératiidé (ou cératioidé), une superfamille de poissons vivant à grande profondeur. Dans les eaux obscures des abysses où les animaux sont rares, cette canne à pêche, complétée de leurres lumineux, est un instrument très avantageux pour trouver des proies. Les auteurs, qui publient leur découverte dans la revue Copeia, classent le poisson dans un genre connu, Lasiognathus.

On peut même préciser que c’est une femelle car, chez les lophiiformes, les mâles sont minuscules et s’accrochent par la bouche à une femelle lorsqu’ils en trouvent une. Au niveau de la morsure, la peau des deux partenaires est progressivement digérée, tout comme les organes du mâle qui finit par se réduire à ses testicules, lesquels, quand l’heure viendra, répondront aux hormones femelles en éjectant des spermatozoïdes.

Ce n’est pas la première fois qu’une observation de ce genre se médiatise. Le 17 novembre 2014, Bruce Robison, du centre de recherches océanographiques MBARI, filmait un « dragon des mers » (surnom anglais des cératiidés), dans la baie de Monterey, sur la côte californienne des États-Unis.

 

http://www.futura-sciences.com/

Le calamar transparent à houppette


Un autre animal marin bizarroïde. Cette fois-ci, c’est un calamar transparent avec une houppette qui lui donne d’un petit air d’oiseau
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Le calamar transparent à houppette

 

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Le Taonius borealis est un calamar transparent qui peut atteindre une taille de 50cm avec des yeux globuleux et dont les tentacules lui font une houppette lorsqu’il nage.

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http://www.laboiteverte.fr/

Un biologiste pêche une langouste géante de 70 ans!


Le plus beau de cette histoire, est que ce crustacée a pu retourner dans son environnement. Le biologiste ne l’a pas gardé dans un aquarium, sauf pour le montrer à son entourage
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Un biologiste pêche une langouste géante de 70 ans!

 

 

En Californie, le biologiste Forrest Galante faisait de la plongée à la recherche de langoustes quand il est tombé sur un spécimen vieux de 70 ans!

L’animal pesait 11,9 livres!

Forrest l’a apporté à la maison pour le montrer à sa famille et est revenu le porter dans l’océan ensuite.

http://www.insoliteqc.com/