Tourisme animalier et dérives : ce qu’il faut savoir avant de partir à la rencontre des animaux


Dans les réseaux sociaux, nous ne devrions pas encourager les égoportraits fait avec des animaux exotiques. Des animaux dangereux ont été dressés par maltraitance ou droguer. Des bébés, c’est mignons, mais cela les empêche de retourner à la vie sauvage. Nous sommes responsables de ce qui circulent sur le Web en encourageant ces gens qui font du tourisme animalier. Quant à l’écovolontariat, il y a des signes qui montrent si les animaux sont exploités ou simplement aidé pour un bien-être et si possible retourner à la vie sauvage.
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Tourisme animalier et dérives : ce qu’il faut savoir avant de partir à la rencontre des animaux


Tourisme animalier et dérives : ce qu'il faut savoir avant de partir à la rencontre des animauxDes touristes dans un parc à tigres de Thaïlande.© Bronek Kaminski/Barcroft India/Getty Images

Par Emeline Férard

Le tourisme animalier est devenu un marché particulièrement lucratif à travers le monde. S’il permet aux voyageurs de vivre des expériences inoubliables, il est trop souvent synonyme de souffrance pour les animaux exploités.

Partir à l’autre bout du monde à la rencontre d’animaux exotiques, la perspective fait rêver plus d’un voyageur. Et ils sont aujourd’hui de plus en plus nombreux à se lancer. En témoignent les réseaux sociaux où fleurissent les publications de millions d’internautes fiers de partager les expériences qu’ils ont vécues avec des lions, des éléphants, des dauphins ou encore des loutres.

Selon l’ONG World Animal Protection (WAP), le tourisme de faune sauvage représente un marché global de quelque 250 millions de dollars (environ 225 millions d’euros) et constitue une source de revenus non négligeables pour les pays en développement. Mais le tableau est moins idyllique que ne le laissent croire les photos de vacances.

Car si les diverses activités proposées sont sources de divertissement pour les voyageurs, pour les animaux utilisés, elles sont souvent synonymes de conditions de vie misérables.

« On estime qu’à l’échelle mondiale, le tourisme animalier condamne quelque 550.000 animaux sauvages à une souffrance généralement invisible » et dissimulée aux touristes, explique World Animal Protection.

Stop aux selfies

En 2016, cette ONG a publié un vaste rapport sur les dessous des activités de divertissement faisant intervenir des tigres en Thaïlande. Cette année-là, 830 félins captifs étaient recensés dans le pays sur des sites proposant des spectacles ou des interactions type photographie. Ce qu’ignorent les visiteurs, c’est que ces performances sont jugées contre-nature et particulièrement stressantes pour les animaux.

Pour les réaliser, les tigres sont soumis à des dressages punitifs et passent l’essentiel de leur vie enchainés ou confinés dans de petites cages. Pour permettre aux touristes de faire des selfies, certains n’hésitent pas à droguer les félins ou ôter leurs griffes. Quant aux bébés, ils sont généralement enlevés à leur mère dès leur plus jeune âge pour être câlinés et nourris par les visiteurs.

Les tigres ne sont pas les seules victimes de la course aux photos. C’est aussi le cas de nombreuses autres espèces telles que les paresseux en Amérique du Sud. Comme l’a révélé World Animal Protection en 2017, il est désormais fréquent que des hommes se rendent en pleine forêt tropicale pour capturer des paresseux qu’ils utilisent ensuite pour proposer des photographies aux touristes.

Des singes, des dauphins, des hiboux ou encore des serpents subissent le même sort dans d’autres pays. Un constat préoccupant qui a poussé l’ONG à mettre en place le Wildlife Selfie Code. Celui-ci incite les touristes à ne pas prendre de photos si l’animal est tenu, porté dans les bras ou enchainé, s’il doit être appâté avec de la nourriture ou s’il risque d’être blessé.

Après avoir été interpellé sur les abus liés à cette pratique, Instagram a décidé de mettre en place un message d’avertissement dès qu’un hashtag associe selfie et un animal sauvage, par exemple #tigerselfie

. « Vous recherchez un hashtag qui pourrait être associé à des publications encourageant des comportements nuisibles pour les animaux ou l’environnement », explique ce message.

Des balades à dos d’éléphants décriées

Les selfies ne sont pas les seules activités touristiques pointées du doigt en matière de bien-être animal. Parmi les plus décriées, figurent notamment les balades à dos d’éléphant régulièrement proposées en Asie. De même que les interactions ou les spectacles de type numéros de cirque, cette performance est considérée comme stressante et nuisible pour les pachydermes.

Surtout, elle implique un processus particulièrement brutal et traumatisant connu sous le nom de phajaan. Cette méthode consiste à briser l’esprit de l’éléphant afin de le rendre docile et malléable. Pour cela, les pachydermes, âgés de quelques années seulement, sont enchainés ou enfermés dans des cages avant de subir des châtiments corporels ou des privations de sommeil, de nourriture ou d’eau.

Si les animaux ne meurent pas durant le processus, une fois leur volonté brisée, ils sont utilisés pour les balades, des safaris ou des spectacles de rue. En 2017, World Animal Protection a mené une enquête sur 2.923 éléphants utilisés pour le divertissement en Asie : trois sur quatre se sont avérés vivre dans des conditions jugées mauvaises ou inacceptables.

Un éléphant captif attaché en Inde. – Easwaran Chand/Getty Images

D’autres animaux, moins exotiques, souffrent également du succès des balades touristiques. L’organisation The Donkey Sanctuary, par exemple, a dénoncé à plusieurs reprises le sort des ânes de l’île de Santorin utilisés pour voyager à travers les falaises et transporter les affaires des visiteurs. Les mulets seraient aujourd’hui de plus en plus nombreux à être victimes de maltraitance et de problèmes de santé.

L’écovolontariat, attention aux pièges

Les dérives associées au tourisme animalier ne sont pas nouvelles et les alertes émises par les ONG ont fait naitre une certaine prise de conscience parmi les touristes. Si ceci a permis de dénoncer certaines pratiques et mettre en lumière la situation de certaines espèces, elle a aussi donné naissance à de nouvelles illusions.

Dans plusieurs pays, sont apparus des sanctuaires ou des refuges qui exploitent leurs animaux sous couvert de participer à la protection des espèces. Certains vont même jusqu’à proposer des missions d’écovolontariat. C’est notamment le cas de projets en Afrique offrant la possibilité à des voyageurs volontaires d’interagir avec des lions.

Frank Seidel, fondateur du portail francophone Guidisto spécialisé dans le volontariat à l’international, connait bien le problème. Dès la création du site en 2016, il a d’ailleurs décidé d’exclure systématiquement toutes les missions impliquant de jeunes félins (lions, léopards, guépards ou tigres). Des missions qui soutiennent très souvent l’élevage intensif et la chasse aux trophées.

« Si un projet propose de manière standard une interaction avec de jeunes lions, par exemple leur donner le biberon ou se balader avec eux dans la savane, il faut qu’il y ait un flux continu d’animaux à disposition et aujourd’hui, cela n’est possible que lorsque les lions sont élevés dans cet objectif », explique à GEO, Frank Seidel.

Une touriste porte un jeune lionceau dans un ranch en Afrique du Sud. – Sinikka Tarvainen/Picture alliance via Getty Images

Or, « lorsque ces lionceaux interagissent avec les humains, il devient ensuite impossible de les réintroduire dans la vie sauvage. A l’âge adulte, ils sont alors mis à disposition dans des chasses appelées chasses en boite parce qu’ils sont enfermés dans des enclos où ils peuvent être facilement tués par des chasseurs de trophées », poursuit-il. « Et le lien [entre ces pratiques] est systématique ».

Sans les exclure intégralement, l’équipe de Guidisto mène une évaluation scrupuleuse des missions d’écovolontariat impliquant des éléphants en captivité.

 « Dans cette catégorie aussi, les dérives sont importantes et fréquentes donc nous menons une évaluation projet par projet et nous excluons tout ceux qui ne sont pas suffisamment axés sur le bien-être des éléphants », souligne Franck Seidel.

Des conseils pour déceler les dérives

Les dérives du tourisme de faune sauvage ne s’observent pas qu’à l’autre bout du monde. On en répertorie également aux Etats-Unis ou en Europe notamment. Et il n’est pas toujours facile de réaliser la souffrance animale que ces activités causent tant les responsables s’appliquent souvent à la dissimuler. Il existe pourtant bel et bien des lieux qui parviennent à allier tourisme et bien-être animal.

Comment alors distinguer ces lieux respectueux des autres qui préfèrent privilégier le profit ? Avant de visiter un site présentant des animaux captifs quels qu’ils soient et de quelque façon que ce soit, il est important de se renseigner sur celui-ci et sur les activités qu’il propose. Les commentaires sur les réseaux sociaux ou des sites de voyage peuvent notamment aider à déceler d’éventuelles dérives.

Dans le cas particulier de l’éco-volontariat, des portails comme Guidisto peuvent aider à faire le bon choix et sélectionner des missions sérieuses. En pratique, plusieurs signes peuvent alerter. En voici cinq.

1 – Les animaux ont-ils assez d’espace ?

Les conditions de vie des animaux est l’un des principaux critères qui doivent alerter. Pour assurer leur bien-être, ceux-ci ne doivent pas être enchainés ou attachés. Ils doivent disposer d’un espace suffisant pour se mouvoir, se tenir debout, éventuellement pour escalader et se baigner si nécessaire. La propreté des enclos, la présence de nourriture et d’eau sont d’autres facteurs primordiaux. Dans l’idéal, l’animal doit disposer d’un habitat suffisamment grand et proche de son milieu naturel et doit lui offrir la possibilité de se cacher des regards s’il le souhaite.

2 – Les animaux semblent-ils en bonne santé ?

Il n’est pas toujours facile d’évaluer d’un simple coup d’oeil l’état de santé d’un animal. Mais là encore, certains signes peuvent alerter. S’il semble maigre, malade, présente des blessures non soignées ou des difficultés à se mouvoir, cela peut être le résultat de conditions de vie inadaptées. Le comportement peut également alerter. Par exemple, si l’animal montre des comportements répétitifs – il peut s’agir de va-et-vient ou de gestes répétés – cela peut être indicateur de stress. Les éléphants captifs, par exemple, y sont particulièrement sujets. Ils ont tendance à se balancer d’une patte sur l’autre ou à agiter leur tête.

3 – Les animaux semblent-ils avoir été dressés ?

Comme expliqué précédemment, les spectacles animaliers n’ont rien de naturel. De la même façon, il est anormal pour un animal né en captivité ou sauvage de se laisser facilement approcher, de poser pour des photographies ou d’accepter de se baigner avec des touristes. Tous ces comportements sont le plus souvent le fruit d’un dressage brutal et punitif qui peut passer par l’utilisation d’outils – un « bullhook » pour les éléphants par exemple – ou la privation de nourriture. Des pratiques qui engendrent souffrance mentale et physique aux animaux.

Nager avec les dauphins fait partie des activités très appréciées des touristes au détriment du bien-être animal. – CC

4 – Est-il possible d’interagir avec les animaux ?

Ce facteur est l’un des plus importants pour déceler d’éventuelles dérives. Des interactions trop étroites ou trop fréquentes avec les visiteurs – câlins, balades, photographies – n’ont, là encore, rien de naturel pour les animaux, même en captivité. Encore moins pour des espèces normalement considérées comme dangereuses comme des tigres ou des ours. Ces pratiques doivent donc être évitées. D’autant plus lorsqu’elles passent par une rémunération. A l’inverse, si les interactions entre les animaux et les touristes sont limitées voire interdites, cela peut attester de la prise en compte du bien-être des pensionnaires.

5 – Y a-t-il des bébés animaux ?

Ce signe peut être un bon moyen de distinguer un vrai sanctuaire d’un centre qui sert simplement à exploiter ses animaux. Généralement, les sanctuaires ne pratiquent pas la reproduction, même à des fins de conservation, car ils disposent souvent de moyens limités et ne peuvent se permettre d’accueillir des naissances. Ils peuvent en revanche secourir des bébés ou des femelles enceintes. Si un lieu abrite de jeunes spécimens et qu’il propose des interactions aux visiteurs, il y a donc de fortes chances que la conservation ne soit pas le but premier.

Lorsqu’il s’agit de partir à la rencontre d’animaux sauvages dans leur habitat naturel, il existe de la même façon des règles cruciales pour assurer leur bien-être et leur sécurité. De même que celles des touristes. Il est notamment important de toujours rester à une distance suffisante des animaux. Si ces derniers semblent réagir à la présence humaine, c’est que les curieux sont déjà bien trop près.

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Un homme tué par son propre casoar


Qu’est que fait un casoar aux États-Unis ? C’est un oiseau que l’on retrouve en Australie et il est l’oiseau le plus dangereux du monde. Un particulier avait des oiseaux exotiques sur son terrain, dont des casoars et comme tout animal qui devrait vivre en liberté dans son environnement, l’instinct fini par prendre le dessus.
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Un homme tué par son propre casoar

© ap.

Un habitant de l’Etat américain de Floride, qui élevait un casoar sur sa propriété, a été tué par son grand oiseau, ont rapporté les médias locaux.

© afp.

Marvin Hajos, 75 ans, détenait différents animaux exotiques dans l’enceinte de sa maison du comté d’Alachua, a précisé dimanche la chaîne WCJB. Il se trouvait vendredi près de ses oiseaux quand il a chuté de façon accidentelle. L’un de ses deux casoars l’a alors attaqué, lui infligeant une blessure mortelle.

Pris en charge par les secours, le septuagénaire est décédé à l’hôpital.

Un oiseau très dangereux

Oiseau coureur proche de l’autruche ou de l’émeu, le casoar est considéré être « l’oiseau le plus dangereux du monde » par le zoo de San Diego. Le bipède, originaire de Nouvelle-Guinée, est en effet doté de longues griffes tranchantes et peut sauter jusqu’à deux mètres de haut. La femelle peut atteindre 76 kilos, le mâle 55. Le casoar parvient à atteindre 50 km/h en vitesse de pointe.

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Grâce à la science, cet alligator a une nouvelle queue imprimée en 3D


Un alligator a eu la queue coupée par des trafiquants qui l’ont laissé dans cet état dans d’atroces souffrances. Heureusement qu’il a été pris en charge et a pu bénéficier de l’imprimante 3 D
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Grâce à la science, cet alligator a une nouvelle queue imprimée en 3D

 

Mr. Stubbs et sa nouvelle queue
Crédits : National Geographic

par  Ulyces

 

Il y a plusieurs années, des trafiquants d’animaux exotiques ont coupé sa queue à un jeune alligator. Il a été retrouvé in extremis à l’arrière d’un camion en 2013 et baptisé Mr. Stubbs par ses sauveteurs. 

National Geographic racontait le 14 août que grâce à la Phoenix Herpetological Society, dans l’Arizona, Mr. Stubbs a désormais une nouvelle queue – imprimée en 3D.

Crédits : National Geographic

Pour y parvenir, les chercheurs de la Phoenix Herpetological Society se sont associés avec Justin Georgi, professeur adjoint d’anatomie à la Midwestern University (AZCOM), et la start-up STAX3D pour créer un appendice sur-mesure pour l’alligator.

« Ils bénéficiaient d’une telle résolution qu’il était possible de modéliser des éléments de moins d’un millimètre », raconte Georgi. « La voir prendre forme en temps réel était incroyable. »

Mr. Stubbs a très vite intégré la prothèse aux mouvements de son corps, depuis qu’elle lui a été posée il y a environ cinq semaines.

Une réussite totale qui laisse espérer à Justin Georgi que la technologie pourra servir à présent à d’autres animaux victimes d’accidents, de malformations ou de mutilations.

Source : National Geographic

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Nouvelles espèces marines exotiques découvertes en mer de Java


C’est ce qui s’appelle une expédition très productive dans la mer de Java. 12 000 créatures sur les 800 espèces que les scientifiques on étudier d’animaux marins exotiques qui sont des petites créatures différentes de ce qu’ils connaissent à ce jour
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Nouvelles espèces marines exotiques découvertes en mer de Java

Ces scientifiques vont étudier en détail plus de... (South Java Deep Sea Biodiversity Expedition 2018 via AFP)

Ces scientifiques vont étudier en détail plus de 12 000 créatures sur les 800 espèces qu’ils ont rencontrées au cours de l’expédition et publier les résultats de leurs travaux en 2020, a dit M. Peter Ng. Sur cette photo prise lors de l’expédition, un crabe-araignée qui n’a toujours pas de nom.

SOUTH JAVA DEEP SEA BIODIVERSITY EXPEDITION 2018 VIA AFP

 

Agence France-Presse

Un crabe ermite et une crevette aux yeux brillants figurent parmi une bonne dizaine de nouvelles espèces marines exotiques découvertes au cours d’une expédition en eaux profondes au large de l’île indonésienne de Java, ont annoncé jeudi des scientifiques.

Au cours de cette expédition de 14 jours effectuée par une équipe de l’Université nationale de Singapour (NUS) et de l’Institut indonésien des sciences (LIPI) en mars et avril, les scientifiques ont exploré une vaste zone de l’océan Indien au large de la côte sud de Java et dans le détroit de la Sonde qui sépare cette île de celle de Sumatra.

« C’est une zone de l’océan Indien qui n’a jamais été explorée pour des animaux en eaux profondes, donc nous ne savions vraiment pas ce que nous allions trouver », a déclaré à l’AFP Peter Ng, un spécialiste des crabes.

« Nous étions très surpris par les découvertes » de ces espèces exotiques totalement nouvelles pour la science, qui « nous disent qu’il se passe des choses dans cette partie de l’Indonésie que nous ne connaissons pas », a-t-il ajouté.

Trois nouvelles espèces d’araignées de mer ont été découvertes pendant l’expédition au cours de laquelle 63 sites ont été explorés, ont précisé les scientifiques dans un communiqué.

L’une d’elles avait une plaque protégeant ses yeux qui ressemblait à des oreilles surdimensionnées, tandis qu’une autre était de couleur orange vif, ont-ils poursuivi.

Parmi les autres découvertes figure un crabe ermite avec des yeux verts brillants, selon le scientifique indonésien Dwi Listyo Rahayu, également un expert en crabes.

Autre nouveauté, une espèce de crevettes aux yeux brillants qui reflètent la lumière.

Ces scientifiques vont étudier en détail plus de 12 000 créatures sur les 800 espèces qu’ils ont rencontrées au cours de l’expédition et publier les résultats de leurs travaux en 2020, a dit M. Peter Ng.

http://www.lapresse.ca/