Montréal s’attaque aux chiens qui mordent


Un avertissement fait la une sur Facebook, et certains pensent que c’est un hoax et pourtant c’est la triste réalité Montréal prévoit durcir ses lois du aux morsures de chiens et un animal accusé a tords ou a raisons de morsures sera jugé dangereux et le maitre aura très peu de temps pour le défendre et lui évité l’euthanasie. Mais ils n’est pas prévu selon l’article, qu’on étudira le comportement du maitre face au chien et de le cause qui a provoqué l’agressivité
Nuage

 

Montréal s’attaque aux chiens qui mordent

 

Selon un projet d’harmonisation de la législation à Montréal, la clause sur les animaux dangereux donnera 24heures (au lieu de 48heures actuellement) au propriétaire de l’animal, sans distinction de race, avant l’euthanasie si celui-ci «a porté atteinte à la sécurité d’une personne ou d’un animal».

PHOTO: ST-PETERSBURG TIMES

On estime à près de 450 les cas de morsures de chien chaque jour au Québec, selon un sondage Léger Marketing réalisé en 2010. Un chiffre que la Ville de Montréal est résolue à faire baisser grâce à une politique de tolérance zéro: les propriétaires d’un chien ayant mordu une personne ou un autre chien n’auront plus que 24 heures pour contester l’avis d’euthanasie automatiquement lancé dans de telles circonstances et trouver par leurs propres moyens un expert qui évaluera leur animal.

La gestion animalière étant de la juridiction des arrondissements, la Ville de Montréal leur proposera ainsi dans les prochaines semaines une harmonisation de la législation en la matière.

«Depuis l’événement malheureux avec le Berger Blanc, on a pris un virage en matière de gestion animalière. On a travaillé avec des experts et les arrondissements pour proposer une juridiction basée sur les meilleures pratiques partout en Amérique du Nord. Le premier mandat de la Ville en gestion animalière est le contrôle. Si un chien constitue une nuisance, c’est la responsabilité de la Ville de protéger les citoyens contre cette nuisance», explique Martine Painchaud, attachée de presse à la Ville de Montréal.

La clause sur les animaux dangereux donnera donc 24 heures (au lieu de 48 heures actuellement) au propriétaire de l’animal, sans distinction de race, avant l’euthanasie si celui-ci «a porté atteinte à la sécurité d’une personne ou d’un animal». Il sera alors automatiquement déclaré animal dangereux par l’arrondissement. À partir de ce moment, la sentence sera l’euthanasie.

«Si le propriétaire désire contester l’ordre d’euthanasie, il a 24 heures pour l’exprimer et s’engager à trouver un expert de son choix qui va ensuite échanger avec l’expert de la Ville», ajoute la porte-parole.

Expert

Il n’existe au moment d’écrire ces lignes aucune précision concernant le type d’expert employé par la Ville. Mme Painchaud n’a pas été en mesure de nous en dire plus à ce sujet.

L’avocate Elaine Rosenberg, qui a défendu en juillet dernier Wicca, pitbull femelle de 5 ans euthanasiée après avoir été accusée d’avoir mordu à deux reprises, déplore cette situation.

«Je n’ai malheureusement pas réussi à sauver Wicca. Le règlement de la Ville ne donne que 48 heures d’avis avant l’euthanasie. J’étais en cour alors que le propriétaire de Wicca présentait la requête lui-même. Il a fait valoir ses droits, mais le juge était pris avec les critères stricts de la loi en vigueur», explique-t-elle.

Après avoir consulté le dossier de Wicca, l’avocate a tout de suite remarqué qu’aucun témoignage de la première victime n’était au dossier, mais que seule une photo montrant une égratignure à l’abdomen y figurait.

«Il était impossible de distinguer s’il s’agissait d’une morsure ou d’une griffure. Quand la dame s’est fait attaquer, elle a appelé son mari qui a ensuite appelé la police. Wicca était alors calme, assise à côté de son maître à l’arrivée de l’ambulancier. Quand celui-ci s’est approché, Wicca lui a senti les pieds et quand elle a monté sa tête, elle a frappé ses testicules. La Ville en arrive à la conclusion qu’elle l’a mordu. Or, dans la copie du rapport, l’ambulancier dit qu’il n’a subi aucune blessure», explique l’avocate de Wicca.

Selon Elaine Rosenberg, le propriétaire de Wicca n’a jamais eu la chance de se prononcer sur le fond de cette histoire, à savoir: le chien a-t-il vraiment mordu quelqu’un?

«La présomption d’innocence n’est pas respectée. Je pense même porter ça devant la cour constitutionnelle», conclut l’avocate.

À Calgary, Ottawa, Vancouver ou Toronto, les cas de chiens ayant mordu sont systématiquement portés devant un juge, une pratique que Alanna Devine, porte-parole de la SPCA, souhaite voir être mise sur pied à Montréal. La SPCA condamne d’ailleurs le projet d’harmonisation que va présenter la Ville de Montréal à l’automne.

«Avec ce projet de loi, si on se fait attaquer et que notre chien nous défend, il est susceptible d’être condamné à mort», précise Elaine Rosenberg.

Vers plus d’interdictions?

Les pitbulls sont actuellement interdits dans près d’une soixantaine d’arrondissements et municipalités au Québec. Néanmoins, la catégorisation du pitbull comme race «dangereuse» ne repose sur aucune étude sérieuse et indépendante, contrairement à celle menée en Grande-Bretagne, en 2003 (date postérieure à l’entrée en vigueur d’une loi interdisant les races dites «dangereuses»), qui a révélé que 24% des hospitalisations pour morsures ont été causées par des bergers allemands contre 9% par les races assujetties à cette loi (pitbulls, rottweilers et dobermans). Cette étude a également montré que les cockers, les jack russell terriers, les labradors et les collies sont les chiens qui mordent le plus fréquemment.

Les statistiques le prouvent donc: une grande variété de races de chiens est responsable des morsures enregistrées dans le monde. Interdire les chiens de type pitbull est-il donc vraiment une solution afin de faire baisser le nombre de cas de morsures ou de la simple discrimination raciale?

En 2008, le gouvernement néerlandais a abrogé l’interdiction des pitbulls, en vigueur depuis 15 ans, en raison de l’absence d’amélioration de la sécurité publique. En effet, le taux de morsures de chiens n’avait pas cessé d’augmenter en dépit de cette interdiction. En 2007, le Royaume-Uni a déclaré le Dangerous Dog Act caduc après avoir constaté que le nombre de morsures avait augmenté de 10% depuis sa mise en place. Une telle loi ne tient pas compte de la responsabilité du propriétaire quant au comportement de son chien.

De fait, elle ne protégerait pas les citoyens des morsures infligées par les autres races. À ce titre, une étude menée à Calgary, en 2003, a montré que sur 272 plaintes déposées pour morsure, 17,3% étaient causées par des bergers allemands contre 5,1% par des pitbulls, rapporte Anima Québec.

Ainsi, après Vancouver et Halifax en 2005, les Pays-Bas en 2008, l’Italie en 2007, plus de 50 villes américaines, dont New York, ont elles aussi levé leur interdiction visant les pitbulls.

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Usine à chiots 64 chiens rescapés en Montérégie


Il y aurait environs 2000 usines a chiots juste  au Québec, C’est épouvantable alors s’il y a un démantèlement espérons que ceux pris en faute ne pourraient plus reformer leur industries … mais bon on peut se permettre de rêver
Nuage

 

Usine à chiots

64 chiens rescapés en Montérégie

 

 


(Crédit photo: TVA Nouvelles)

 

L’organisme pour la protection des animaux, la Humane Society International Canada, a procédé vendredi au démantèlement d’une usine à chiots à Sainte-Victoire-de-Sorel, en Montérégie.

Une soixantaine de bêtes, qui se trouvaient dans des conditions apparemment épouvantables, ont été prises en charge et transportées dans un refuge situé au nord de Montréal.

L’opération s’est déroulée vendredi avant-midi au Chenil Riendeau, sur le rang Bellevue, à Sainte-Victoire-de-Sorel. Soixante-quatre chiots et des mères porteuses étaient gardés dans des conditions jugées non conformes pour l’élevage.

«Les animaux se trouvaient dans des conditions horribles. Les installations n’étaient pas adéquates pour ces bêtes dont la santé était compromise», a expliqué la directrice générale de la Humane Society International Canada, Rebecca Aldworth.


(Crédit photo: TVA Nouvelles)

Cette opération fait suite à une enquête et plusieurs interventions de l’organisme Anima-Québec qui a remis des avis de non-conformité au propriétaire du chenil, Maurice Riendeau. Il semble cependant que la situation n’a pas été corrigée menant ainsi à la prise en charge des chiots.

«Dans ce type d’usines à chiots, les propriétaires ne pensent qu’aux profits et ne se soucient pas de la condition des animaux», a ajouté Mme Aldwoth.


(Crédit photo: gracieuseté de la Humane Society International Canada)

Les animaux pris en charge ont été évalués par des vétérinaires. Plusieurs femelles enceintes nécessiteront un suivi médical important.

Un tribunal devra tout d’abord statuer, au cours des prochains jours, si les animaux peuvent être retournés à leur propriétaire ou si les conditions de garde mettent en péril la santé et la sécurité des chiots. Le propriétaire du chenil pourrait être accusé de négligence et/ou de cruauté envers les animaux.

Le Québec, berceau des usines à chiots au Canada?

Cette histoire d’animaux maltraités à Sainte-Victoire survient au moment même où le gouvernement du Québec vient d’adopter le projet de loi 51 modifiant la Loi sur la protection sanitaire des animaux.

Les nouvelles dispositions législatives, qui sont en vigueur dès maintenant, devraient compliquer la tâche aux propriétaires des usines à chiots qui s’exposeront dorénavant à des sanctions plus sévères.

Le propriétaire ou le gardien d’un animal qui en compromet la sécurité ou le bien-être sera dorénavant passible d’une amende de 600$ à 25 000$ et, en cas de récidive, d’une amende de 1800$ à 75 000$.

«C’est certainement un pas dans la bonne direction. Le Québec est perçu comme le berceau des usines à chiots au Canada et en Amérique du Nord. On estime à 2000 le nombre d’usines à chiots dans la province. Il faut cependant avoir les capacités d’intervenir afin d’éviter que ces événements ne surviennent trop souvent», a commenté Rebecca Aldworth de la Humane Society International Canada.cu.»

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Éleveurs de chiens au Québec: la loi de la jungle


Un projet de loi est mit sur table, mais beaucoup doute sur son efficacité a être plus sévère envers les usine a chiens qui se font passé pour des chenils. Il existe au Québec d’excellent chenils qui ont le soucis de vous montré les installations et leur chiens en bonne santé, malheureusement les usines a chien et il semble que même ayant eu des amendes, plaintes, ils continuent leur commerces sous des lamentables conditions
Nuage

 

Éleveurs de chiens au Québec: la loi de la jungle

 

Stéphanie Vallet et Hugo Meunier
La Presse

La Presse a visité clandestinement plusieurs chenils sanctionnés par des inspecteurs mandatés par le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) au cours des dernières années.

Toujours ouverts, ces établissements aménagés dans des cabanons, granges ou sous-sols, où les chiots sont vendus quelques centaines de dollars, sont le reflet d’une législation qui manque de mordant. Ces chenils improvisés pullulent dans la province. Selon certains organismes, il y en aurait près de 2000. Une industrie lucrative, où de nombreux chiots endurent un véritable enfer en attendant de devenir le meilleur ami de l’homme. Une lueur d’espoir cependant se laisse entrevoir avec la tenue aujourd’hui et demain d’une consultation à l’Assemblée nationale concernant le projet de loi P-51 qui pourrait remplacer la Loi sur la protection sanitaire des animaux actuellement en vigueur.

ÉLEVAGE DANS UN SOUS-SOL

Aucune pancarte ni indice n’annoncent un chenil. Une femme grille une cigarette dans le stationnement de l’entrée de cette résidence en peu délabrée de Wotton, dans les Cantons-de-l’Est. Nous prétendons être à la recherche d’un chiot. Elle nous invite à entrer et saisit le téléphone pour prévenir sa mère de notre présence. Des aboiements résonnent au sous-sol. La mère en émerge, trois yorkshires adultes dans ses bras.

Cette femme, la propriétaire, raconte qu’une portée est prévue dans une semaine. Le prix de ses chiots: de 500 à 800$. Elle refuse de nous montrer la mère, au sous-sol. «Elle serait trop nerveuse», explique-t-elle.

La propriétaire a été reconnue coupable en 2009 de n’avoir pas su garder propre et sûr l’élevage en question, qui comptait 117 chiens, au passage des inspecteurs d’ANIMA-Québec. Elle avait alors dû acquitter une amende de 1040$.

Elle dit maintenant préférer un endroit plus modeste et de plus petites races. Difficile toutefois de saisir l’ampleur de son élevage puisqu’elle nous en refuse l’accès. Seuls les aboiements nous rappellent la présence animale. La propriétaire ne nous a pas rappelés.

CHENIL EN BOIS POUR 75 CHIENS

On y débouche en roulant un bon moment sur une route cahoteuse à Saint-Nicéphore, près de Drummondville. «Élevage Gigi», dit la pancarte installée au bord du chemin. Des enclos en bois de toutes tailles, rafistolés tant bien que mal, sont éparpillés sur le terrain. La propriétaire, Ginette, nous accueille sous les hurlements de quelques dizaines de chiens, 75 selon elle.

L’éleveuse a reçu une amende en 2006 pour avoir laissé son chenil en mauvaise condition.

La propriétaire nous entraîne dans son petit bureau. «Maternité, entrée interdite», peut-on lire au-dessus d’une porte battante. Elle y entre et ressort rapidement avec deux caniches d’à peine 10 jours, puis deux shih tzu de 7 semaines. Par l’entrebâillement de la porte, on remarque dans une pièce sombre un mur de cages où se trouvent des chiens, des sacs de nourriture empilés. On demande à voir la mère, mais la propriétaire refuse sous prétexte qu’elle serait trop énervée. Peu importe la race, le prix des chiots va de 350 à 375$.

À l’extérieur, les chiens s’agglutinent contre les grilles à notre passage. La propriétaire précise qu’exploiter ce chenil constitue une tâche colossale et nécessite trois employés.

Jointe après notre visite, elle assure s’être occupée de ses chiens.

«Ça fait 38 ans que je fais ça. C’est ma vie, les chiens, et ici, ce n’est pas une usine à chiots. Les inspecteurs me reprochent toujours d’avoir des installations en bois. Et je conteste toujours parce que c’est des niaiseries. Mes chiens sont super bien, ne manquent de rien et ne tombent jamais malades», précise Ginette, qui ajoute détenir un permis de la municipalité pour élever ses chiens.

UNE NICHE SOUS LE TRAMPOLINE

Notre prochaine escale se fait dans la municipalité de Sainte-Sabine. D’un côté de la route, un grand enclos où une dizaine de chiens de diverses races ont le museau collé au grillage. Marielle, la propriétaire, nous amène voir une portée de chiots dans une boîte de carton, dans un abri Tempo sans bâche, puis sous un trampoline, où une autre portée vit dans une caisse en bois.

Nous nous dirigeons ensuite vers le bâtiment principal, où se trouvent plusieurs enclos. L’un d’eux renferme une portée de lévriers de 3 jours avec leur mère. L’endroit, qui se résume à une litière de paille sur des planches, est réchauffé par une lampe suspendue.

Un couple de lévriers sur le point de se reproduire partage un enclos. La femelle, handicapée, se tient péniblement sur trois pattes. Quatre bouviers adultes s’entassent dans le suivant et deux chiots de quelques semaines gigotent dans un autre près de la porte. La propriétaire dit faire de l’élevage depuis 16 ans. Elle a reçu une amende en 2010 pour ne pas avoir maintenu propre le lieu où elle garde ses 75 chiens.

«J’avais un plancher en bois parce qu’avant j’avais des chevaux, et j’ai eu une amende parce qu’il fallait que ça soit peint ou recouvert d’un plastique. Ce n’était pas de la mauvaise volonté, mais plus un état d’esprit: c’est un animal et c’est correct comme ça. J’ai été élevée sur une ferme et c’est notre manière de faire», explique Marielle.

AIDANTE NATURELLE ET ÉLEVEUSE

Le lac Aylmer s’étend presque au pied de l’élevage Jacqueline, que signale un écriteau au bord de la route. L’éleveuse nous accueille au pas de sa porte, suivie de son mari en fauteuil roulant. L’homme a fait un AVC l’an dernier, ce qui force sa femme à s’occuper de lui à temps plein. Elle gère un élevage de plusieurs dizaines de chiens, aménagé dans une annexe en bois. De sa maison, on entend les bêtes aboyer.

«Je n’ai que 12 chiens», s’empresse-t-elle de dire.

Le bruit aigu augmente et irrite carrément le tympan dès qu’on pousse la porte de l’élevage, spécialisé dans les caniches et les shih-poo (croisement de caniche et de shih tzu). On entre d’abord dans une salle où sont entreposées une dizaine de cages vides. La propriétaire s’engouffre dans le chenil par une porte battante sur laquelle il est inscrit «privé», qui donne sur une grande pièce où sont éparpillés des enclos et des cages en bois. Elle nous propose de chiens d’âge et de pelage variés dont le prix, très bas par rapport au marché, va de 150$ (pour un chien de 6 mois) à 350$. Elle propose également une formule clé en main: carnet de santé (avec deux vaccins), couverture, nourriture (1,5 kg) et un guide du nouveau propriétaire.

Elle avoue que sa passion, qu’elle pratique depuis 18 ans, est plus difficile à concilier avec le handicap de son mari. Jointe par téléphone par la suite, Jacqueline déplore que ses clients puissent encore voir sur les moteurs de recherche qu’elle a été condamnée à une amende de 1060$ par ANIMA-Québec, le 18 janvier 2008 pour n’avoir pas maintenu ses 70 chiens dans un habitat salubre.

UN CHIOT INERTE AU MILIEU DES ABOIEMENTS

«Chiots à vendre», peut-on lire en grosses lettres peintes sur une façade de grange visible de l’autoroute 20, à la hauteur de Saint-Cyrille-de-Wendover. Le Chenil des Voltigeurs est un endroit bien connu, mais pas pour les bonnes raisons.

Sur un terrain qui ressemble à une décharge à ciel ouvert, la maison du propriétaire voisine le chenil.

À notre arrivée, Naji, le propriétaire, nous interpelle. Il nous fait monter sans hésitation à l’étage de la vieille grange.

Son chenil a été piégé en 2008 par une équipe de l’émission Enquête de Radio-Canada, en plus de recevoir la visite des inspecteurs d’ANIMA-Québec l’année précédente. Ces derniers l’avaient condamné à une forte amende pour l’insalubrité des lieux, le manque d’eau, les risques pour la sécurité et la santé des animaux et la présence de chiens malades. L’endroit abritait alors 200 chiens.

La situation ne semble guère plus reluisante aujourd’hui. Outre l’insupportable vacarme, l’odeur vous prend au nez, même si le nombre de chiens semble à première vue moindre.

Les lieux ne semblent pas insalubres, mais les conditions d’élevage laissent songeur: des enclos grillagés dans lesquels sont entassés jusqu’à sept chiens.

Le propriétaire entre dans une cage pour en ressortir avec un caniche blanc au pelage jauni et qui se détache par croûtes. Il est le seul à ne pas aboyer ni même à bouger…

Il explique en faire cadeau à 250$, avec deux vaccins en prime, et précise que tous les papiers sont en règle.

Avant de partir, on fait le tour de la pièce et de l’autre côté, où s’entassent des chiens plus âgés et deux teckel gestantes. L’une est à moitié aveugle et a des bosses sur le corps; l’autre, apeurée, se tient debout sur deux pattes devant un nouveau-né roulé en boule, qui semble sans vie. Joint au téléphone, le propriétaire du chenil a simplement dit qu’il avait fait plusieurs changements depuis le passage des inspecteurs mais a coupé court à la conversation.

***

DÉBUSQUER UN ÉLEVAGE SUSPECT

Le verdict est unanime. Pour Yves Gosselin et Sébastien Kfoury, docteurs en médecine vétérinaire à l’Hôpital Rive-Sud, les conditions dans lesquelles sont gardés les chiens dans les élevages que nous avons visités sont inacceptables.

«C’est absolument inadéquat. Ce n’est pas pire que ce qu’on fait vivre à des poulets, mais c’est parce qu’on voit le chien comme n’étant pas un poulet, et avec raison», lance le Dr Kfoury après avoir visionné à peine quelques secondes les images captées à l’aide d’une caméra cachée.

«Tout bon éleveur va vous permettre de voir la pouponnière, l’endroit où les chiots sont gardés. Il n’y a rien de mieux pour un chiot que de voir des humains et de socialiser», précise-t-il.

Éleveur de labradors pure race, Alain Jetté a même mis au point un protocole de stimulation des chiots qui sont amenés à socialiser dès leurs premiers jours.

Il porte également une attention toute particulière à la génétique de ses animaux, contrairement aux usines à chiots dans lesquelles la reproduction est axée sur le volume.

 «Je fais passer toute une batterie de tests à mes chiens: les hanches, les coudes, les yeux, pour ne citer que ceux-ci, sont examinés pour garantir la pureté de la race. On ne fait pas ça pour l’argent, mais pour la passion», dit l’éleveur, qui a un emploi à plein temps et investit d’importantes sommes dans son élevage, où les chiots coûtent de 900 à 2000$.

Autres indicateurs qui devraient mettre la puce à l’oreille à tout acheteur responsable pour débusquer un élevage suspect: l’odeur, le bruit et la quantité de chiens gardés dans des installations en bois (et non en acier inoxydable).

«Le signal d’alarme est clair: quand on trouve plus de deux races dans un élevage et que les installations semblent improvisées, il vaut mieux rebrousser chemin», conclut le Dr Sébastien Kfoury.

 

 

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Animaux maltraités Le propriétaire cède les animaux à ANIMA-Québec


Après avoir vécu le cauchemar, ces animaux pourront espérer une nouvelles vie plus agréable et ne seront plus, espérons le, confiner des journées entières a des cages ..,
Mais je trouve inadmissible qu’on qualifie cet endroit de chenil car le terme exacte est usine a chiot ..
Nuage

 

Animaux maltraités

Le propriétaire cède les animaux à ANIMA-Québec

 

 

Le propriétaire cède les animaux à ANIMA-Québec

Crédit photo : Crédit photo : Courtoisie Humane Society International

 

Agence QMI

Les quelque 140 chiens et chats saisis ( http://wp.me/p15EGK-3AQ) par le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ), vendredi, à Adstock, dans la région de la Chaudière-Appalaches ont été cédés à ANIMA-Québec par le propriétaire.

Le MAPAQ a dévoilé lundi dans un communiqué que la saisie avait été effectuée à Adstock. Le lieu de la saisie avait été tenu confidentiel depuis le début pour des raisons juridiques. Le nom du chenil n’a toutefois pas encore été divulgué.

Le centre en question était une entreprise commerciale, connue du ministère et qui avait fait l’objet d’autres visites d’inspection. Des recommandations avaient aussi été adressées à l’entreprise, a fait savoir le porte-parole du MAPAQ, Guy Auclair.

Le ministère a également dressé lundi un portrait de la situation.

«Actuellement, des vétérinaires ainsi que des techniciens en santé animale s’emploient à soigner les animaux qui sont gardés dans un refuge d’urgence afin de s’assurer de leur état de santé», a souligné le ministère, précisant que 20 chiens nécessitaient des traitements spécifiques.

Au bout d’une quinzaine de jours, les animaux seront offerts à l’adoption par l’entremise des Sociétés protectrices des animaux (SPA) et des Sociétés pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA).

Après une visite des inspecteurs d’ANIMA-Québec dans ce centre situé dans la région de Chaudière-Appalaches, 125 chiens et 15 chats avaient été pris en charge et amenés vers un nouveau lieu de garde.

Les inspecteurs avaient constaté que les animaux n’étaient pas gardés dans un habitat convenable et salubre.

Le MAPAQ a ajouté que pour l’instant aucune accusation n’a encore été déposée. Ce sera au Bureau des infractions et amendes du Québec de le faire, si besoin, une foi qu’il aura reçu les procès verbaux du ministère.

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Plus de 125 chiens saisis en Chaudière-Appalaches


Une autre saisie dans une usine à chien. Si on pourrait éliminer toutes ces usines sur le territoire québécois, les chiens s’en porterais beaucoup mieux.  Espérant quand même que ces chiens vont trouver des nouveaux foyer
Nuage

 

Plus de 125 chiens saisis en Chaudière-Appalaches

 

Lors de leur visite des installations, les inspecteurs d’ANIMA-Québec, mandatés par le MAPAQ, ont jugé que les chiens n’étaient pas gardés dans un endroit considéré salubre et convenable.

PHOTO: FRANÇOIS ROY, ARCHIVES LA PRESSE

La Presse Canadienne
Québec

Plus de 125 chiens ont été saisis vendredi dans un centre d’élevage commercial de la région Chaudière-Appalaches, en raison des mauvaises conditions de détention des animaux.

L’établissement visé, que refuse d’identifier pour le moment le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ), a échoué une inspection de la Humane Society International (HSI). Cette organisation a constaté de nombreuses infractions liées à la sécurité et au bien-être des nombreux chiens qui se trouvaient sur place.

Lors de leur visite des installations, les inspecteurs d’ANIMA-Québec, mandatés par le MAPAQ, ont jugé que les chiens n’étaient pas gardés dans un endroit considéré salubre et convenable. Ils ont alors recommandé de procéder à une saisie, en vertu de la Loi sur la protection sanitaire des animaux.

Les bêtes secourues, la plupart étant de petites races de chiens, ont été transportées vers un refuge d’urgence. Dans les prochains jours, ils seront confiés aux soins de vétérinaires.

Il faudra attendre la décision d’un juge avant de déterminer si les animaux doivent être rendus à leur propriétaire ou orientés vers des sociétés de protection des animaux en vue de leur adoption.

Aucune arrestation n’a encore été effectuée dans le dossier.

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Usines à chiots Les saisies se multiplient


Comment cela se fait-il après l’indignation des traitements des chiens fait dans les usines a chiens que le gouvernement piétine encore alors qu’en Ontario, c’est rendu plus sévère ?  Encore une chance que certaines animaleries ont arrêter de vendre des chiens et des chats justement pour aider la cause .. Acheter un chien dans un chenil, ca vaut la peine de visiter les lieux et de voir comment sont entretenus les animaux Car il existe des chenils qui sont  reconnus pour leur qualité de leur travail. Et ne pas oublier les refuges, il y a tant d’animaux qui ne demande qu’un foyer pour enfin vivre tranquillement
Nuage

 

Usines à chiots : Les saisies se multiplient

 

Usines à chiots - Les saisies se multiplient

La SPA avait reçu une plainte concernant des activités d’élevage douteuses. Mais elle était loin de se douter de l’horreur cachée entre ces murs.

© Capture d’écran / Agence QMI

La prolifération des usines à chiots illégales inquiète au Québec.

Il y a des centaines de milliers de chiens élevés dans des conditions inimaginables de malpropreté, des chiens qui sont malades et qui ne sont là que pour reproduire et pour rapporter beaucoup d’argent à leur propriétaire.

Ils sont plusieurs centaines à opérer ce type de commerce qui donne froid dans le dos.

Le 8 mars dernier, l’escouade de la Société Protectrice des Animaux des Cantons a investi une résidence unifamiliale de la rue Duchaîneau à Roxton Falls. La SPA avait reçu une plainte concernant des activités d’élevage douteuses. Mais elle était loin de se douter de l’horreur cachée entre ces murs.

À l’intérieur d’un petit cabanon, ils ont retrouvé des chiennes entassées sur le point d’avoir leurs rejetons, des cages souillées par les excréments et l’urine, des bols de nourriture et d’eau contaminés.

« Faites attention, ils sont nerveux. Il y en a des non-voyants là-dedans. Ils n’ont pas vu la lumière. Ils risquent de capoter. Donc, on y va tranquillement », a précisé l’un des employés de la SPA lors de la frappe.

Dans le garage, les agents de la SPA ont été confrontés à la même vision d’horreur.

 « Dans chacune des cages, on retrouve un mâle et une femelle. Ces chiens sont là juste pour procréer, sans égards, à leur état de santé qui est soit dit en passant pitoyable », a martelé le directeur de la SPA des Cantons, Carl Girard.

43 chiens mal-en-point

Un à un, les chiens ont été retirés des deux bâtiments extérieurs. L’opération aura duré une bonne heure, permettant aux employés et aux bénévoles de se relayer en raison des odeurs nauséabondes qui se dégageaient des espaces clos.

«Plusieurs des chiens sont malades. Certains sont aveugles, ont des glaucomes, des parasites, des problèmes respiratoires, des maladies de la peau, et d’autres maux», a précisé avec tristesse M. Girard.

Une semaine avant la frappe, une équipe de l’émission J.E. avait été mis sur la piste. À l’aide d’une caméra cachée, un journaliste s’est fait passer pour des acheteurs de chiens. Sans se méfier, la propriétaire des lieux lui a offert un chihuahua pour 250 $.

« Moi, je ne les vends pas cher parce que je ne veux pas rester pris avec. Regarde, ces deux autres qui vont avoir des bébés. Peut-être qu’un petit peu plus tard, je vais avoir des Boston Terrier. »

Au Québec, on peut compter sur les doigts le nombre d’inspecteurs. En 2010-2011 Anima Québec, chargée de faire respecter la loi, ne disposait que de trois inspecteurs.

L’Ontario a compris qu’il fallait serrer la vis aux contrevenants. Environ 250 inspecteurs sur le terrain ont été embauchés.

Actuellement, le Québec fait piètre figure, avec une réglementation déficiente, la P42. Le gouvernement a déposé le projet de loi 51. Il sera débattu en commission parlementaire au cours de l’année.

La loi prévoit des modifications à la protection sanitaire des animaux, concernant principalement la sécurité et le bien-être des chiens.

 

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Lachute – Chiens maltraités en Outaouais : 6000 $ par jour aux contribuables


Voici des nouvelles des chiens qui ont été saisi dans un chenil, plutot une usine a chien en Outaouais (Usine à chiens démantelée: près d’un chien sur trois est malade ) (Outaouais : 527 chiens saisis sur une ferme ) Il me semble urgent que l’affaire soit juger pour qu’enfin ces chiens puissent trouver des maisons d’accueils mais en attendant ce qui compte c’est qu’ils sont pour la plus part mieux de leur santé
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Lachute – Chiens maltraités en Outaouais : 6000 $ par jour aux contribuables

Lachute - Chiens maltraités en Outaouais : 6000 $ par jour aux contribuables

Les chiens saisis il y a deux mois dans un chenil insalubre de l’Outaouais sont encore hébergés par l’organisme Anima-Québec, à Lachute. Malgré le soutien de nombreux bénévoles, leur hébergement et leurs soins coûtent près de 6000 $ par jour aux contribuables.

Le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) compte toutefois récupérer une partie des coûts, car le chenil fautif pourrait devoir les rembourser.

Le ministère attend d’un jour à l’autre une comparution devant le tribunal pour régler le dossier. Le juge responsable de l’affaire devra également statuer si les animaux seront confiés à Anima-Québec, un organisme mandaté par le gouvernement, pour être placés en adoption.

« Après deux mois, [les chiens] ont repris beaucoup de mieux, ils sont pour la majorité en pleine forme », affirme le porte-parole du MAPAQ, Guy Auclair.

Les mères et leurs chiots, qui nécessitent plus de soins et de tranquillité, ont été transférés dans des familles d’accueil bénévoles. Il reste encore près de 400 chiens sous la responsabilité d’Anima-Québec et des bénévoles se relaient chaque jour pour s’en occuper.

« Les bénévoles s’assurent de donner les besoins de base aux chiens, de les nourrir, de s’assurer que leur cage est nettoyée, de leur donner de l’exercice et de l’affection également », explique une bénévole qui travaille au refuge d’urgence de Lachute, Anny Picher.

Mais le dévouement ne suffit pas et des soins vétérinaires sont nécessaires.

« Normalement, on estime à 15 $ par jour – grosso modo ça peut varier – par chien pour garder ces animaux-là », explique Guy Auclair.

D’après un reportage de Myriam Fimbry

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