Une agave sur le point d’éclore après 57 ans au Jardin Botanique de Cambridge


Dans un jardin botanique en Angleterre, un agave bleu ou connu aussi sous le nom de fleur de tequila ne fleurit qu’une fois dans sa vie. Sa floraison est pour permettre de semer sa graine. Les botanistes attendent depuis 57 ans, et si tout va bien, la fleur de tequila va fleurir dans 1 mois.
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Une agave sur le point d’éclore après 57 ans au Jardin Botanique de Cambridge

Une agave sur le point d'éclore après 57 ans au Jardin Botanique de CambridgeAgave heteracantha photographiée au jardin botanique de l’Université de Cambridge en 2010.© Magnus Manske / Wikimedia Commons

Par Juliette de Guyenro

Une fleur de tequila, plantée il y a 57 ans, est sur le point d’éclore au Jardin Botanique de l’Université de Cambridge. Il s’agit d’un phénomène particulièrement intéressant pour les botanistes puisque la floraison ne se produit qu’une fois au cours de la vie de cette espèce. A la fin de cette période, a fleur meurt après avoir semé une nouvelle graine.

Une agave bleue, ou fleur de tequila, pourrait éclore très prochainement au Jardin Botanique de l’Université de Cambridge, en Angleterre. C’est la première et unique fois que la plante fleurira. En effet, le phénomène ne se produit qu’une fois chez cette espèce végétale : la floraison terminée, l’agave sème une nouvelle graine et meurt.

Un demi siècle d’attente

La patience des chercheurs botanistes de Cambridge a payé. Après 57 ans d’attente, il se pourrait bien que l’agave du Jardin Botanique de l’Université éclose. Pour la première et unique fois de sa vie. Cette plante appartient, en effet, à la catégorie des espèces monocarpiques, qui ne fleurissent et ne fructifient qu’une seule fois avant de mourir.

Depuis le mois de juin 2019, une tige est apparue et continue de grandir, indiquant une floraison très prochaine. Mesurant plus de 3 mètres, la plante continue de pousser et les scientifiques pourraient être obligés d’ouvrir une partie du toit pour qu’elle puisse continuer de s’épanouir.

Un mystère qui se lève

Depuis qu’elle a été plantée en 1962, même si les scientifiques peuvent affirmer avec certitude que la plante fait partie de la famille des Asparagaceae, ils n’ont pas pu établir l’espèce exacte de la plante. En effet, celle-ci ne peut être déterminée qu’au moment de la floraison selon le spécimen qui éclot à cette période. Selon les botanistes, la plante du Jardin de Cambridge pourrait appartenir à l’espèce Agave heteracantha, mais ils attendent encore son éclosion pour confirmer leur hypothèse.

Le phénomène pourrait ne se produire que dans un mois. Encore un peu de patience donc avant que l’agave ne dévoile sa vraie nature.

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Ces vété­ri­naires croyaient soigner un oiseau exotique, c’était un goéland couvert de curry


Un oiseau en difficulté a été aidé par un hôpital pour animaux sauvages à Londres. Il était enduit de curcuma ou curry. Je me demande bien comment il a fait son compte.
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Ces vété­ri­naires croyaient soigner un oiseau exotique, c’était un goéland couvert de curry

Crédits : Tiggy­winkles Wild­life Hospi­tal

par  Nicolas Prouillac

Le 1er juillet dernier, les vété­ri­naires de l’hô­pi­tal pour animaux sauvages anglais Tiggy­winkles Wild­life Hospi­tal ont raconté sur leur page Face­book s’être occu­pés d’un patient très bizarre

Un couple les avait appe­lés pour les préve­nir de l’ar­ri­vée d’un oiseau jaune orangé qu’ils avaient secouru sur le bord de l’A41, qui relie Londres à Manches­ter.

Les méde­cins s’at­ten­daient donc à soigner un oiseau tropi­cal, mais pas du tout : c’était un goéland couvert de curry

« Il avait trouvé le moyen de se couvrir de curry ou de curcuma ! Il en avait partout sur les plumes et ça l’em­pê­chait de voler correc­te­ment », lit-on sur le post. « Nous n’avons aucune idée de la façon dont c’est arrivé, mais à part cette couleur vive et l’odeur puis­sante, le goéland allait bien. »

Les vété­ri­naires lui ont donné un bain pour ôter l’épice qui lui collait aux plumes, et ils l’ont baptisé Vinny en réfé­rence aux vinda­loos, ces plats indiens à base de curry. Il a encore le teint légè­re­ment hâlé mais il va beau­coup mieux.

ource : Tiggy­winkles Wild­life Hospi­tal

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Il a décou­vert l’épée d’un Templier au fond d’une mysté­rieuse grotte


Il y a 35 ans, un anglais a trouvé une épée dans une grotte. Il la gardait sur le bord de sa fenêtre chez lui. Puis, il s’est décidé de le montrer à des experts pour l’analyser. Une épée qui a appartenu à un Templier. C’est en fin du compte, une belle trouvaille.

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Il a décou­vert l’épée d’un Templier au fond d’une mysté­rieuse grotte


par  Suzanne Jovet

Dans les profon­deurs des grottes de Cayn­ton, Mark Lawton a aperçu le pommeau d’une épée sortant du sable. C’était en 1985 au nord-ouest de Birmin­gham, en Angle­terre

Cette décou­verte déjà incroyable s’est révé­lée l’être encore plus près de 35 ans plus tard. Car d’après les experts qui ont enfin pu l’exa­mi­ner, il s’agi­rait de l’arme d’un cheva­lier de l’Ordre des Templiers, rappor­tait la BBC le 21 juin.

Pendant plus de trois décen­nies, Mark Lawton a laissé l’épée sur le rebord d’une fenêtre de sa maison. Mais fina­le­ment, curieux de savoir ce qu’elle pouvait bien valoir, le profes­seur a envoyé sa vieille trou­vaille aux commis­saires-priseurs locaux pour qu’elle soit évaluée. Caro­line Dennard, du Halls Fine Art à Shrews­bury, a daté l’épée au XIIIe siècle.

Selon elle, elle a proba­ble­ment appar­tenu à un Templier, car le réseau de gale­ries souter­raines dans lesquelles elle a été retrou­vée était utilisé par les cheva­liers de l’Ordre pour tenir des réunions secrètes.

« Sur le plan stylis­tique, cela corres­pond tout à fait aux autres épées des Templiers que j’ai pu voir », a-t-elle déclaré.

Des experts du Shrop­shire Coun­cil et du British Museum l’exa­minent à présent à leur tour pour ache­ver de l’au­then­ti­fier. Elle est esti­mée aux alen­tours de 1600 euros.

« Je la vendrai proba­ble­ment. Ma femme a toujours eu un mauvais pres­sen­ti­ment avec cette épée », a déclaré Mark Lawton.

Indiana Jones est trop vieux pour ces conne­ries.

Source : BBC

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Un couple de retrai­tés pris en otage par des goélands pendant 6 jours


En Angleterre, le goéland est une espèce protégée. Au grand malheur d’un couple âgé, deux goélands ont décidé de faire leur nid sur la toiture de leur maison. Les oisillons ont tombé et il est impossible pour le couple de sortir dehors sans se faire attaquer. En attendant que les bébés s’envolent, ils ont de l’aide de la ville pour aider le couple a vaquer à leurs occupations.
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Un couple de retrai­tés pris en otage par des goélands pendant 6 jours


Credits : South West News Service

par  Suzanne Jovet

Au Royaume-Uni, un couple de retrai­tés a été retenu prison­nier dans sa maison en bord de mer par des goélands. À chaque fois qu’ils tentaient sortir du domi­cile, les oiseaux attaquaient, rapporte The Sun. Un cauche­mar digne des Oiseaux d’Hit­ch­cock qui a duré six jours.

Brenda et Roy Pickard se sont retrou­vés avec un nid sur la toiture de leur maison située dans le Lanca­shire, au nord-ouest de l’An­gle­terre. Un jour, des pous­sins sont tombés juste au-dessus de la porte d’en­trée. Il n’était désor­mais plus possible de la fran­chir sans se faire agres­ser par les deux parents goélands en colère.

« Si je tente de sortir, les deux adultes sont là et je n’ai aucune chance », a raconté Roy Pickard « C’est vrai­ment effrayant. Ma femme n’est pas très mobile en ce moment, alors elle compte sur moi. »

L’homme de 71 ans a été picoré si fort à l’ar­rière du crâne qu’il a dû être conduit à l’hô­pi­tal pour soigner ses bles­sures. Par chance, il a pu sortir par le garage, dont il laisse toujours la porte ouverte pour ne pas avoir à sortir de sa voiture.

Credits : South West News Service

Le couple s’est plaint de la situa­tion auprès des auto­ri­tés locales et des orga­ni­sa­tions animales. Seule­ment, les oiseaux sont proté­gés pendant la nidi­fi­ca­tion. Une pergola a pu être instal­lée pour que Roy ferme son garage, et les auto­ri­tés s’as­surent qu’il puisse emme­ner sa femme âgée de 77 ans à ses rendez-vous médi­caux. Mais pour que la menace s’éloigne complè­te­ment, il doit désor­mais attendre que les pous­sins s’en­volent.

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Un Britannique fait don de deux orteils pour un cocktail canadien


Il y a des traditions qui devraient se perdre. Le Sourtoe cocktail est une ces traditions barbares. C’est du whisky avec un orteil momifié servi au Yukon. Comme les orteils ne se trouvent pas à tous les coins de rue. On fait de la publicité pour ceux qui ont eu les orteils amputés suite à des engelures. Il faut 6 mois pour qu’un orteil soit consommable, sans pourtant être destiné à être mangé, juste toucher avec les lèvres. Heureusement, que cette tradition n’est pas à la grandeur du Canada.
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Un Britannique fait don de deux orteils pour un cocktail canadien


C'est Terry Lee, "mixologue" et "maitre de l'orteil" qui va prendre soin des orteils.

C’est Terry Lee, « mixologue » et « maître de l’orteil » qui va prendre soin des orteils.

© Frank HEUER/LAIF-REA / LAIF-REA / Frank HEUER/LAIF-REA

    Le froid avait coûté deux orteils à Nick Griffiths. Ils seront mis à profit pour une tradition locale très particulière, explique « The Guardian ».

    Par LePoint.fr

Élaborer un cocktail est un art. Il faut savoir ajuster les doses, mélanger au shaker ou à la cuillère, choisir les bons ingrédients… Mais si on y ajoute une dose d’originalité, les choses peuvent prendre un tour très particulier. C’est le cas du « Sourtoe cocktail », une spécialité de l’hôtel Downtown à Dawson City dans le Yukon, dans le nord-ouest du Canada. En effet, l’ingrédient majeur est un orteil humain, comme le raconte The Guardian.

C’est grâce à l’histoire du Britannique Nick Griffiths que ce cocktail arrive sur le devant de la carte. Le sportif a participé l’an dernier à la Yukon Arctic Ultra, une course extrême, dans le froid, sur une distance de 692 kilomètres. Un défi qui lui a coûté trois orteils, amputés à cause du froid. Sur son lit d’hôpital, il a repensé à une surprenante publicité qu’il avait vue auparavant.

 « Vous avez des engelures, nous voulons vos orteils. » Initialement, il pensait à une blague. Il s’agit en fait d’une tradition, vieille de plus de 40 ans à l’hôtel Downtown. Les curieux s’y pressent pour avoir la chance de tester le « Sourtoe cocktail ».

Ne pas avaler l’orteil

Cette boisson est composée de simplement deux éléments : un shot de whisky et un orteil momifié. Les clients qui s’y risquent doivent toucher l’orteil avec les lèvres, pour faire partie de ce qui est considéré comme un « club ». En revanche, gare à ceux qui l’avaleraient, une amende est au programme. Pour les faire parvenir dans le Yukon, le Britannique a tout simplement opté pour le courrier.

« Quand la dame à la poste m’a demandé ce que contenait mon paquet, j’ai commencé à bégayer. Elle a dû croire que j’envoyais un sachet de cocaïne », confie Nick Griffiths à Radio Canada.

Pour l’hôtel Downton, c’est une très bonne nouvelle puisque l’établissement a du mal à récupérer des orteils. Il faudra désormais six mois avant qu’ils ne soient « consommables ».

« Nous devrons l’embaumer sur du gros sel avant de pouvoir le servir. Ça fait longtemps, environ trois ou quatre ans, qu’on attend un gros orteil », précise Terry Lee, le mixologue et « maître de l’orteil » des lieux.

Pendant ce temps-là, Nick Griffiths pourrait bien se décider à retourner sur place afin d’être le premier à goûter le cocktail avec son propre orteil à l’intérieur.

« Les gens vous regardent comme si vous étiez un peu fou. Mais je pense surtout que c’est amusant », souligne le donateur au quotidien britannique.

https://www.lepoint.fr/i

Le Saviez-Vous ► 20 des pires tueurs en série depuis 100 ans


C’est vraiment glauque. Alors que des personnes ont été maltraitées et on vécu une enfance difficile, beaucoup garderont des séquelles, mais parmi eux, il y aura des tueurs en séries. Parmi ces 20 personnes, la plupart sont des Américains, ces tueurs ont été médecin, ingénieur, instruit ou non, ils ont décidé de devenir des meurtriers.souvent sadique quelque fois même cannibale
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20 des pires tueurs en série depuis 100 ans

Ted Bunty, tueur en série

Les tueurs en série ont parfois une tête de tueurs en série, ils ont parfois l’air de bons pères de famille, ils ont même parfois des gueules d’ange. Ils ont cependant tous en commun d’avoir eu une fois le désir de tuer un être humain, d’avoir assouvi ce désir et d’avoir recommencé. Encore et encore.

Voici le portrait de 20 des plus horribles tueurs en série qui ont sévi depuis 100 ans.

Daniel Camargo Barbosa, l’assassin assassiné

Daniel Camargo Barbosa

Photo : pouted.com

Barbosa est né en 1930, en Colombie. On estime qu’il a violé et tué plus de 150 jeunes filles en Colombie et en Équateur entre 1974 et 1986. Emprisonné en Colombie, il a réussi à s’échapper et à faire 71 autres victimes en Équateur. Quand il a été repris, il a indiqué aux autorités les endroits où se trouvaient les corps des victimes qui n’avaient pas encore été retrouvés et qu’il avait tous démembrés à coup de machette.

Il a expliqué qu’il ne violait que des jeunes filles vierges parce qu’elles pleuraient et criaient et qu’il tuait pour se venger de l’infidélité de LA femme.

Il a été condamné en 1989 à 16 ans de prison, la peine maximale permise en Équateur. Ce qui signifie qu’il serait aujourd’hui un homme libre s’il n’avait été assassiné en prison, en novembre 1994, par le cousin de l’une de ses victimes. Il avait 64 ans.

Joachim Kroll, le cannibale de la Ruhr

Joachim Kroll

Photo : highlife.sk

L’Allemand Joachim Kroll, né en 1933, a été arrêté en 1976, pour l’enlèvement d’une fillette de 4 ans. Quand les policiers sont arrivés à son domicile, ils y ont trouvé le corps découpé de l’enfant. Des morceaux se trouvaient dans le frigo, une main cuisait dans une casserole et les intestins étaient coincés dans le vide-ordure.

Kroll a admis avoir tué la fillette et a fourni tous les détails concernant 14 autres meurtres s’échelonnant de février 1955 au 3 juillet 1976. Treize des victimes étaient des femmes. Elles ont été violées, puis étranglées, poignardées ou noyées. Des tranches de chair ont été découpées des fesses et des cuisses de certaines d’entre elles.

Après un procès qui aura duré 151 jours, Kroll a été reconnu coupable de huit meurtres et d’une tentative de meurtre.

Il a été condamné à neuf peines d’emprisonnement à perpétuité. Il est mort en prison en 1991, d’une crise cardiaque, à l’âge de 58 ans.

3. Andreï Chikatilo, le boucher de Roslov

Andreï Chikatilo

Photo : AFP

Chikatilo, né en Ukraine en 1936, a fait des études de langues, de littérature et de génie mécanique avant de devenir instituteur.

Ce père de deux enfants a été le meurtrier d’au moins 52 femmes et enfants entre 1978 et 1990. Il torturait et assassinait ses victimes avant de les mutiler et d’en consommer la chair, en particulier les seins et les organes sexuels.

Il a tué 21 garçons de 8 à 16 ans, 14 fillettes du même groupe d’âge et 17 femmes.

Il a été condamné à mort en octobre 1992 et exécuté d’une balle dans la nuque en février 1994. Les parents des victimes s’étaient réunis pour réclamer que les autorités le libèrent pour qu’ils puissent le tuer eux-mêmes.

L’instituteur aurait expliqué ses crimes en disant :

« Quand j’utilise mon couteau, ça me procure un soulagement psychologique. Je sais que je dois être détruit. Je suis une erreur de la nature. »

Patrick Wayne Kearney, l’ingénieur tueur

Patrick Wayne Kearney

Photo : fanpop.com

Patrick Kearney, né en 1939, a tué 43 victimes. Son premier meurtre aurait eu lieu en 1965, alors qu’il avait 26 ans, mais c’est à partir de 1974 qu’il a commis tous les autres, presque un par mois.

Kearney ramassait ses victimes, tous des homosexuels, sur le bord de l’autoroute ou dans des bars gais. Il les tuait d’une balle à la tempe dans sa voiture ou son pick-up puis se rendait dans un endroit isolé pour les violer.

Patrick Wayne Kearney était un ingénieur en électronique de Los Angeles qui ne ressemblait en rien au tueur en série typique, avec ses lunettes, sa petite taille et son aspect inoffensif.

Il s’est lui-même rendu à la police et a plaidé coupable d’avoir tué trois hommes. Il a été condamné à la prison à vie.

Les autorités, sachant qu’il en avait tué plus, lui ont fait une offre. On lui a promis qu’il ne recevrait pas de peine de mort s’il donnait la liste complète de ses victimes. Kearney a alors confessé avoir tué 18 autres personnes et indiqué où trouver les cadavres. Il a par la suite admis en avoir tué 11 de plus, mais ne fut jamais accusé de ces meurtres.

Il est incarcéré à la prison d’État de la Californie.

John Wayne Gacy, le clown tueur

John Wayne Gacy

Photo : Des Plaines Police Department, Tim Boyle/Getty Images

John Wayne Gacy, né à Chicago en 1942, était un respectable homme d’affaires, marié deux fois, qui faisait beaucoup de bénévolat. Il jouait entre autres le rôle de Pogo le clown lorsqu’il allait visiter des enfants malades à l’hôpital.

C’était aussi un homme qui aimait avoir des relations homosexuelles avec des hommes plus jeunes que lui qu’il recrutait dans son entourage pour leur proposer des petits boulots, souvent à son domicile.

C’est ainsi que la police est venue lui rendre visite en 1978 lors d’une enquête au sujet des disparitions de jeunes gens ayant travaillé pour lui. Au total, 26 cadavres ont été retrouvés enterrés dans le vide sanitaire sous sa demeure de Des Plaines, trois dans sa propriété et quatre autres dans la rivière voisine.

Gacy a été accusé d’avoir tué 33 jeunes hommes entre 1972 et 1978. Il les menottait et les violait, puis se débarrassait des corps.

Il a tenté de plaider la folie lors de son procès, sans succès, et a été condamné à la peine capitale. Il a été exécuté en mai 1994 par injection létale.

En 1998, quatre cadavres supplémentaires ont été trouvés dans un bâtiment où avait déjà habité la mère de Gacy et où il avait déjà fait des travaux de construction. Ses autoportraits de clown sont aujourd’hui des articles de collection…


Paul Knowles, le Casanova meurtrier

Paul Knowles

Photo : asesinos-en-serie.com

En quatre mois seulement, Paul Knowles a tué 18 personnes, et peut-être plus. Les victimes de Knowles, né en 1946 en Floride, étaient des hommes, des femmes et des enfants de plusieurs états américains.

L’homme, que l’on disait aussi charmant que manipulateur, avait vécu sa jeunesse en famille d’accueil et en maison de correction et avait fait de la prison une première fois à 19 ans et plusieurs fois par la suite (mais pas pour meurtre. Pas encore).

En 1974, il a eu droit à une libération conditionnelle grâce aux efforts d’une femme avec qui il avait entretenu une correspondance alors qu’il était en prison. Tous deux devaient se marier, mais elle changea d’avis après avoir consulté une voyante.

C’est alors que Knowles s’est transformé en tueur en série. Il a été arrêté en Géorgie quatre mois plus tard.

Il est mort peu après, tué par trois balles dans la poitrine tirées par un agent du FBI alors qu’il tentait de s’échapper.

Ted Bundy, le tueur charismatique

Ted Bunty, le tueur charismatique

Photo : cbsnews.com

Ted Bundy est né en 1946, dans le Vermont. C’est l’un des plus célèbres tueurs en série américains. Il a violé et tué au moins 36 femmes entre 1974 et 1977, dans sept états différents. Certains croient qu’il en aurait tué une centaine et plus. Son charme et son intelligence ont fait de lui une célébrité lors de son procès et son cas a inspiré bien des romans et des films sur les tueurs en série.

Cet étudiant en droit d’apparence soignée et sans dossier criminel a été arrêté une première fois en 1977, mais a réussi à deux reprises à s’évader de façon spectaculaire. Le 10 janvier 1978, il a été placé sur la liste des dix criminels les plus recherchés par le FBI.

Le 15 février, il a été arrêté, définitivement. Il a assuré lui-même sa défense et a été reconnu coupable de plusieurs meurtres et viols. Sa technique pour attirer ses victimes était toujours la même : il faisait semblant d’être blessé, en portant un bras en écharpe par exemple, et demandait à la jeune femme de l’aider à apporter un paquet dans sa voiture. Il a décapité au moins 12 de ses victimes et a conservé les têtes dans son appartement, comme autant de trophées. Il a été exécuté sur la chaise électrique en 1989. Il avait 43 ans. L’histoire de cet homme qui avait tout pour réussir a troublé toute l’Amérique.

Harold Fredrick Shipman — Le médecin tueur

Harold Fredrick Shipman, le médecin tueur

Photo : sonypozo1.blogspot.ca

en 1946 en Angleterre, Shipman était un médecin généraliste et l’auteur de plus de 250 meurtres. Il était très respecté dans sa communauté, mais ses collègues ont néanmoins commencé à avoir des soupçons en 1998 devant le haut taux de mortalité dans sa région et le nombre de certificats d’incinération chez ses patientes plus âgées.

Il a été par la suite prouvé que Shipman injectait des doses mortelles de diamorphine à ses patients pour les tuer. Il forgeait ensuite de faux testaments pour hériter de grosses sommes d’argent et incinérait les corps pour détruire toutes preuves. Il a été reconnu coupable en janvier 2000 de 15 assassinats et condamné à 15 peines d’emprisonnement à vie, sans possibilité de libération conditionnelle.

En 2002, un rapport basé sur 2500 témoignages et l’analyse de plus de 270 000 documents a conclu qu’il avait probablement tué plus de 250 personnes, surtout des personnes âgées. Il s’est pendu dans sa cellule en janvier 2004. Il avait 58 ans.

Pedro Alonso Lopez — Le monstre des Andes

Pedro Alonso Lopez, le monstre des Andes

Photo : editinternational.com

Pedro Lopez est né en 1948, en Colombie. Il a violé et tué plus de 300 filles à travers l’Amérique du Sud. Il ne tuait jamais la nuit parce que, disait-il, tout le plaisir résidait dans le fait de regarder sa victime dans les yeux pendant qu’il la tuait. Il a été arrêté en 1974 en Équateur après une tentative d’enlèvement ratée et condamné à 20 ans de prison en cellule d’isolement. Il a été libéré le 31 août 1994, pour être arrêté de nouveau une heure plus tard en tant qu’immigrant illégal par les autorités colombiennes qui l’ont ensuite accusé du meurtre d’une fillette de 8 ans.

Déclaré irresponsable de ses actes lors de son procès, il a été envoyé dans un institut psychiatrique de Bogota. En 1998, il a été déclaré guéri et a été relâché après le paiement d’une caution de 50 $. En 2002, Interpol a lancé un mandat d’arrêt contre lui pour un nouveau meurtre. Depuis sa libération, nul ne sait où se trouve le monstre des Andes qui a un jour avoué à un journaliste qu’il « serait content de pouvoir encore tuer. C’est ma mission ». C’était avant d’être libéré…

Gary Leon Ridgway — Le tueur de Green River

Gary Leon Ridgway, le tueur de Green River

Photo : murdermedia.org

Gary Ridgway est né en 1949 dans l’Utah. C’était un routier et un vétéran de la guerre du Vietnam qui a été accusé en 2001 d’avoir tué 49 femmes durant les années 1980 et 1990 dans l’état de Washington. La plupart de ses victimes étaient des fugueuses ou des prostituées. Ils violaient les femmes, les tuait, les cachait dans la forêt, puis revenait plus tard pour avoir d’autres « relations sexuelles ». Comme il l’a ensuite expliqué lors de son procès, ce faisant, il n’avait pas à payer pour le sexe…

Ridgway a évité la peine de mort en indiquant aux policiers les lieux où il avait laissé ses victimes. Comme cinq d’entre elles avaient été jetées dans la rivière Green, la presse l’a vite surnommé le tueur de Green River. Il est emprisonné à vie sans possibilité de libération conditionnelle. Son cas a été lié à celui du tueur en série canadien Robert Pickton qui a été reconnu coupable en 2007 d’avoir tué six prostituées dans la région de Vancouver.

Richard Trenton Chase — Le vampire de Sacramento

Richard Trenton Chase, le vampire de Sacramento

Photo : hauntedamericatours.com

Cet Américain, né en 1950, a marqué les esprits, non pas tant par le nombre de ses victimes, six en tout, mais parce qu’il buvait leur sang et se livrait à des actes de cannibalisme. À l’âge de 25 ans, Chase a été placé, contre son gré, dans un institut psychiatrique après s’être injecté du sang de lapin dans les veines. Il a été relâché un an plus tard, après un traitement aux psychotropes, et confié à sa mère. Celle-ci a décidé qu’il n’avait plus besoin de médicaments.

Un an plus tard, le 29 décembre 1977 Chase a tué sa première victime. Il ne fut arrêté qu’un mois plus tard, après en avoir tué cinq autres. Il a déclaré qu’il devait boire leur sang pour éviter que les nazis transforment le sien en poudre, grâce à un poison qu’ils auraient placé sous son porte-savon. Il s’est suicidé dans sa cellule quelques mois après son arrestation. Il avait 28 ans.

Pedro Rodrigues Filho — Petit Pierre le tueur

Pedro Rodrigues Filho, petit Pierre le tueur

Photo : popdust.com

Filho est né en 1954, dans une petite ferme brésilienne, le crâne déjà fracassé suite aux coups assenés par son père alors qu’il était encore dans le ventre de sa mère. À 14 ans, il a tué un homme qui venait de licencier son père accusé de vol. Il a ensuite commencé une carrière de vols et de meurtres en tant que revendeur de drogue. Sa femme est alors tuée et pour la venger, Pedro torture et tue plusieurs personnes pour trouver son assassin.

Il n’a pas encore 18 ans, et déjà derrière lui une dizaine de cadavres. Parce que son père a ensuite tué sa mère avec une machette, il s’est rendu à la prison municipale pour le tuer, découper un morceau de son coeur et le manger. En 1973, Pedro Filho a été arrêté et condamné à la prison où il a tué au moins 47 autres prisonniers. En 2003, il a été condamné à 126 ans de prison, même si la loi brésilienne ne permet pas que quiconque passe plus de 30 ans en prison.

À cause des crimes que Pedriho Matador (Petit Pierre le tueur) a commis en prison, sa peine a été changée pour 400 ans d’emprisonnement. Il devait tout de même être libéré en 2017, mais après avoir passé 34 ans en prison, il a été libéré en avril 2007. Le 15 septembre 2011, il a été de nouveau arrêté, pour émeutes et emprisonnement illégal.

Javed Iqbal Mughal — Le tueur à l’acide

Javed Iqbal Mughal, le tueur à l’acide

Photo : true-crime-101.tumblr.com

Iqbal a tué 100 enfants en seulement 18 mois. En décembre 1999, l’homme, né en 1956, a envoyé une lettre à la police et à l’éditeur d’un journal de Lahore, au Pakistan dans laquelle il admettait avoir tué 100 garçons âgés de 6 à 16 ans, tous des fugueurs ou des orphelins vivant dans les rues de Lahore. Il écrivait les avoir étranglés et démembrés avant de les placer dans des cuves d’acide et de jeter leurs restes dans une rivière locale.

À son domicile, les policiers ont trouvé des taches de sang sur les murs et sur le sol, la chaîne avec laquelle Iqbal déclarait avoir tué ses victimes ainsi que les photos de plusieurs d’entre elles dans des sacs en plastique. Deux cuves d’acide contenant des restes humains à moitié dissous se trouvaient sur place avec une note stipulant que les corps n’avaient pas été jetés pour que les policiers puissent les trouver. Dans sa lettre, Iqbal expliquait qu’il allait se noyer dans la rivière. Comme on n’y trouva pas son corps, une chasse à l’homme a été lancée, sans succès.

On arrêta quatre complices, des adolescents qui vivaient chez Iqbal, et un mois plus tard, Iqbal s’est livré à la police. Même si ses journaux intimes contenaient des descriptions détaillées des meurtres, il a déclaré en cour qu’il était innocent et que toute l’affaire n’était qu’un canular pour éveiller l’attention sur le sort des fugueurs issus de familles pauvres.

Plus d’une centaine de personnes ont témoigné contre lui et il a été condamné à être pendu.

Le juge a déclaré : « Vous serez étranglé jusqu’à ce que mort s’ensuive devant les parents des enfants que vous avez tués. Votre corps sera ensuite découpé en 100 morceaux et placé dans l’acide, comme vous l’avez fait avec ces enfants ».

Plutôt que de subir ce jugement, Iqbal et l’un de ses complices se sont suicidés en prison, en octobre 2001.

Luis Garavito — La bête

Luis Garavito, la bête

Photo : Archivo/VANGUARDIA LIBERAL

Garavito, né en 1957 en Colombie, est un violeur et un tueur en série qui a admis avoir tué 147 garçons. Seulement 139 ont été prouvés et l’on croit même que le nombre de ses victimes pourrait dépasser 300. Il aurait lui-même été abusé physiquement et psychologiquement par son père et a commencé très jeune à reproduire ces sévices sur de jeunes garçons.

Il se déguisait en moine ou en vendeur ambulant pour s’approcher de ses victimes, qu’il violait avant de les égorger et de les démembrer. Il a été arrêté en avril 1999. Même si la peine maximum pour meurtre en Colombie multipliée par 139 (le nombre de cas prouvés) égale 1 853 ans et 9 jours, les lois colombiennes limitent le temps d’emprisonnement à 30 ans.

Et parce qu’il a aidé la police à retrouver certains corps et qu’il a confessé ses crimes, Garavito a vu sa peine réduite à 22 ans. Ce qui signifie que la Bête pourrait être bientôt libérée…

Charles Edmund Cullen — L’ange de la mort

Charles Edmund Cullen, ’ange de la mort

Photo : criminalminds.wikia.com

Cullen, un Américain né en 1960, a travaillé dans plusieurs hôpitaux du New Jersey en tant qu’infirmier. Il a confessé avoir tué 40 patients, pour la plupart âgés, entre 1984 et 2003, mais comme c’est le cas de bien des tueurs en série, on croit qu’il en a tué beaucoup plus, jusqu’à 400, ce qui en ferait le plus meurtrier de tous les tueurs en série américains.

Cullen empoisonnait ses patients avec des médicaments non prescrits ou en omettant de leur donner les médicaments prescrits. Il changeait d’hôpital dès que des soupçons apparaissaient. Il a déclaré avoir voulu soulager les souffrances de ses patients, mais plusieurs de ses victimes n’étaient pas du tout en phase terminale.

Il a été condamné à la prison à vie, sans possibilité de libération conditionnelle. Il est présentement détenu à la prison d’État du New Jersey. Fait à noter, en 2006, il a donné l’un de ses reins au frère d’une ancienne petite amie.

Jeffrey Dahmer — Le tueur cannibale

Jeffrey Dahmer, le tueur cannibale

Photo : EUGENE GARCIA/AFP/Getty Images

Dahmer est né en 1960 dans le Wisconsin. Il a violé, tué et démembré 18 hommes et garçons dans la région de Milwaukee entre 1978 et 1991. Il invitait les jeunes hommes, souvent trouvés dans des clubs gais, à son appartement où il les torturait pour tenter d’en faire des zombies.

Il perçait des trous dans leurs crânes, alors qu’ils étaient encore vivants, puis leur injectait de l’acide chlorhydrique ou de l’eau bouillante dans le lobe frontal. Lors de son arrestation, on a trouvé dans son appartement quatre têtes humaines, des photographies de ses crimes, des mains et des pénis, des corps dans des bidons d’acide, des ossements humains et un coeur conservé au congélateur.

En 1992, Dahmer a été accusé de 15 meurtres et condamné à 15 peines de prison à vie, soit 957 ans. Deux ans après son incarcération, il a été battu à mort en prison par un autre prisonnier. Il avait 34 ans. *Sur la photo, Jeffrey Dahmer à son entrée en cour pour son procès, le 6 août 1991.

Ricardo Ramirez — Le traqueur nocturne

Ricardo Ramirez, le traqueur nocturne

Photo : Michael Ochs Archives/Getty Images

Ricardo Ramirez est né au Texas en 1960. Son père le battait et son cousin, un vétéran du Vietnam, a tué sa femme devant lui alors que Ricardo n’avait que 13 ans. De 1984 à 1985, cet adorateur de Satan a terrorisé les villes de Los Angeles et de San Francisco.

Il s’introduisait de nuit dans les maisons de ses victimes, tuaient les hommes d’une balle dans la tête, puis frappait, violait et mutilait ses victimes, dont l’âge allait de 9 à 60 ans. Il signait ses meurtres en dessinant des pentagrammes sur les murs des scènes de crime.

Il a été arrêté en 1985 et condamné à la peine de mort pour avoir commis 11 viols et 14 meurtres. En octobre 1996, Ramirez a épousé en prison Doreen Lioy, une journaliste indépendante. Le 7 août 2006, son appel a été rejeté par la Cour suprême de Californie. Il est mort à l’hôpital le 7 juin 2013, âgé de 53 ans, de causes naturelles, dit-on. * Sur la photo, Ramirez, en 1984.

Robert Wagner et John Bunting — Les tueurs de pédophiles

Robert Wagner et John Bunting, les tueurs de pédophiles

Photo : murderpedia.org

John Bunting, un Australien né en 1966, faisait partie avec Robert Wagner d’une clique de meurtriers qui ont fait 12 victimes entre 1992 et 1999, quand huit corps ont été découverts dans des tonneaux planqués dans une banque désaffectée, à Snowdon, une petite ville pauvre près d’Adélaïde, en Australie.

L’enquête a démontré que Bunting et ses complices avaient torturé leurs victimes en utilisant sur eux différents couteaux, une scie, et un outil de métallurgiste qui servait à leur infliger des décharges électriques aux parties génitales. Bunting, un ancien militant néonazi, a commencé sa série de meurtres en tuant un homme soupçonné de pédophilie et c’est ce que le groupe a continué de faire.

Au procès en 2003, la cour a décidé que Bunting était le leader du groupe et l’a condamné à 11 peines consécutives d’emprisonnement à vie sans possibilité de libération conditionnelle. Robert Wagner a été condamné à 10 peines consécutives sous les mêmes conditions. En recevant sa sentence, il a déclaré :

« Les pédophiles faisaient des choses horribles aux enfants. Les autorités ne faisaient rien. J’ai décidé d’agir. J’ai agi. Merci. »

Yang Xinhai — Le tueur sans regrets

Yang Xinhai, le tueur sans regrets

Photo : executedtoday.com

Yang est né en 1968, dans la province de Henan, en Chine, d’une famille très pauvre. À 17 ans, il s’est mis à parcourir diverses provinces chinoises en travaillant comme journalier. Par deux fois, il a été accusé de vol, puis pour tentative de viol, ce qui lui a valu cinq ans de prison. Ce n’est qu’après sa libération, en 1999, qu’il s’est mis à tuer. Il entrait la nuit dans la maison de ses victimes et tuait tous les occupants — des fermiers, en général — avec des haches, des marteaux et des pelles. On s’est mis à le soupçonner à cause de son comportement bizarre lors d’une enquête policière de routine en 2003.

Après enquête, les policiers se sont aperçus qu’il était recherché pour meurtre dans quatre autres provinces. Après son arrestation, Yang a admis avoir tué 65 personnes, en avoir violé 23 et sérieusement blessé cinq autres. En février 2004, il a été déclaré coupable de 67 meurtres et de 23 viols et condamné à mort. Il a été exécuté deux semaines plus tard. L’homme n’a jamais exprimé de regrets.

« Quand je tuais des gens, a-t-il déclaré, j’avais du désir. Ça m’inspirait à en tuer plus. Je m’en fous s’ils ont le droit de vivre ou pas. Ce n’est pas de mes affaires. Je n’ai aucun désir de faire partie de la société. La société ne m’intéresse pas. »

https://www.sympatico.ca/

Le Saviez-Vous ► Si un chevalier du Moyen-Age voyageait dans le temps jusqu’en 2018 et voyait des femmes travailler librement, quelle serait sa réaction ?


Au temps des chevaliers, en Europe, on pourrait croire que la femme était soumise totalement à l’homme, sachant comment les femmes ont dû se battre pour nos droits que nous avons aujourd’hui et qu’encore, il y a des combats pour en faire reconnaître d’autres. Pourtant, les femmes en Europe avaient des pouvoirs, des droits, l’accès à l’héritage et la richesse sans avoir besoin de l’accord d’un homme. Elle pouvait  donc être indépendante au Moyen-Âge.
Nuage


Si un chevalier du Moyen-Age voyageait dans le temps jusqu’en 2018 et voyait des femmes travailler librement, quelle serait sa réaction ?


Antoine Durandy L’Histoire est comme la confiture

Helena Schrader

Auteur original

Cette réponse peut ne pas être une traduction fidèle de la réponse de Helena Schrader à Quora en anglais : If a medieval knight time traveled to 2018 and saw women working and having freedom, what would his reaction be?


Les non-historiens sont enclins à penser que le progrès est linéaire. Puisque les femmes n’ont obtenu le droit de vote qu’au début du XXème siècle dans les grandes démocraties, l’idée est qu’avant le XXème siècle les femmes n’avaient aucun droit. Cependant, comme l’a noté l’historienne française Régine Pernoud dans son livre La femme au temps des cathédrales (1981 en français, traduction anglaise en 1989), les femmes ont profité d’un pouvoir bien plus grand -liberté et influence- au Moyen-Age que dans les siècles qui ont suivi. Dans son introduction elle fait la remarque suivante:

Les femmes de ce temps (du Xème au XIIIème siècle) ont incontestablement exercé une influence que les rebelles solitaires du XVIIème ou les anarchistes du XIXème siècle ne pouvait atteindre. Cette influence a manifestement diminué […] les poussant à une éclipse dont elles n’ont émergé qu’au XXème siècle.

Au sommet de la société féodale, les reines étaient ointes et couronnées parce qu’on attendait d’elles qu’elles exercent une autorité sur l’entièreté du royaume, ce pour quoi la bénédiction divine était considérée comme essentielle. Ce n’était un pouvoir ni nominal ni cérémoniel. Quand le roi mourait et que son fils n’était pas en âge de régner, il était normal que la reine agisse comme régente. En France, cela remonte à 1060, et la mort d’Henri Ier, sa femme Anne fut régente au nom de son fils Philippe Ier (NdT: à l’époque les princes étaient sacrés du vivant de leur père pour leur apprendre tôt à gouverner, ce qui donne une idée de la jeunesse de Philippe). En Angleterre, Isabelle de France a servi de régente durant les périodes de démence de Henri VI. Quand Louis IX partit en croisade en 1249, il laissa sa mère comme régente, une fonction qu’elle avait déjà exercé durant sa minorité (après le décès de Louis VIII le Lion de dysenterie). Quand il fut fait prisonnier par les Sarrasins, il a négocié sa rançon en avançant le fait que comme il était prisonnier seule sa mère reignait et que seule elle pourrait confirmer les termes de l’accord. Donc n’importe quel chevalier serait parfaitement à l’aise avec une femme exerçant le pouvoir suprême.

A travers la majorité de l’Europe les femmes pouvaient être baronnes dans le sens où elles pouvaient à la fois recevoir et donner des serments féodaux. Cela ne peut pas être sous-estimé: les serments étaient le ciment de la société féodale, ils rendaient le féodalisme fonctionnel. La reconnaissance d’une femme comme vassale ou suzeraine, et pas en raison de son mari ou de son père mais de son propre chef (NdT: chef au sens de tête, donc de son droit propre), signifiait la reconnaissance de la femme comme une entité légale entièrement indépendante. Dans le royaume de Jérusalem, les femmes pouvaient ainsi accuser et se défendre au tribunal devant les Cours de Justice. Pour faire court, les chevaliers n’auraient aucun problème avec des femmes PDG.

Rien ne donne plus de pouvoir et de statut aux femmes que la richesse. Dans l’Europe médiévale, non seulement les nobles mais aussi les roturières et les paysannes pouvaient hériter, posséder et transmettre une propriété. De plus, elles n’avaient en aucun cas besoin de la permission de leur mari pour le faire. Des milliers d’actes juridiques médiévaux appuient cette idée.

De plus, les héritières n’étaient pas les seules à profiter de la propriété et ses bénéfices. Au contraire, même les femmes mariées recevaient un douaire (NdT: pour les nobles, souvent une partie de la dot). Au Haut Moyen-Age, les douaires étaient inaliénables et réservés à la femme du temps de son mariage. Une femme possédait et contrôlait son douaire, même après la mort de son mari (NdT: ce qui pouvait initier des querelles de succession avec des cousins avides; les veuves faisaient souvent appel à leur suzerain(e) lorsqu’on leur disputait leur douaire). En Angleterre, une veuve héritait généralement d’un tiers de la propriété de son mari, à Jérusalem la moitié. Donc des femmes disposant de ressources propres ne serait pas une idée saugrenue pour un chevalier médiéval.

Les bourgeoises pouvaient hériter d’entreprises entières, et comme veuves elles les dirigeaient, et participaient à la gestion des guildes. En fait, elles partageaient souvent le métier de leur mari de son vivant. Les illustrations manuscrites montrent par exemple des femmes banquières (collectant les intérêts des prêts, alors que le mari les accorde), ou des “tavernières”. Il y a même des illustrations de femmes casquées apportant des rafraichissements à des archers engagés dans une bataille!

Plus important encore, les femmes pouvaient apprendre, commencer et gérer une activité professionnelle par elles-mêmes. Elles pouvaient le faire comme veuves, célibataire (femme sole, en vieux français dans le texte), ou en tant que femmes mariées, gérant une entreprise différente de celle de leur mari. Les capacités acquises, encore plus que la propriété, encourageaient l’indépendance et la prise de pouvoir parce que la propriété pouvait toujours être perdue (incendie, invasion, dette) alors que les capacités restent tant que la personne est en assez bonne santé pour en faire usage. De plus, dès qu’elles étaient assez qualifiées dans un métier, les femmes prenaient part dans l’administration de leur profession, en tant que membres de guildes ou dans les tribunaux professionnels qui jugeaient les cas de fraudes, malfaçon etc. Pour faire court, les femmes n’étaient en rien discriminées dans un travail spécifique dès qu’elles étaient qualifiées.

Les femmes du Moyen-Age pouvaient apprendre une grande variété de métiers. Certains étaient mêmes dominés par la gent féminine, comme la brasserie en Angleterre, la boulangerie en France, et à peu près partout la lainerie. Cependant elles étaient aussi couramment boutiquières, vendant tout et n’importe quoi depuis les fruits et les légumes (peu lucratifs) jusqu’aux épices et livres (objets de luxe!). En plus, les femmes pouvaient être, entre autres choses, artisanes, fabricantes de bougies, paveuses, ou tanneuses. Elles pouvaient aussi être musiciennes, copistes, illuminatrices ou peintres.

Mais le plus surprenant pour des oreilles modernes, c’est que les registres médiévaux listent aussi des femmes comme orfèvres, serrurières, ou armurières. Un livre de compte de tous les trafics de Francfort de 1300 à 1500 montre un total de 154 commerces, dont 35 réservés aux femmes, alors que le reste était pratiqué à la fois par les femmes et les hommes, même si les hommes dominaient 81 des métiers restants.

Donc non, un chevalier ne serait en aucun cas surpris de voir des femmes travailler et prendre une part importante de l’économie sur un pied d’égalité avec les hommes. Il ne serait pas non plus surpris de voir des femmes modernes plus “libres” que les femmes de son temps.

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