Un avenir tumultueux pour la Voie lactée


Dans un milliard d’années, s’il reste des êtres vivants sur terre, ils seront témoins d’un spectacle grandiose lors de la collision du Grand Nuage de Magellan. Il semble qu’en principe la Terre, s’en sortira bien, mais dans 4 milliards d’années, ce sera la catastrophe avec Andromède.
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Un avenir tumultueux pour la Voie lactée

 

On voit le ciel étoilé et un observatoire au sol.

La Voie lactée est bien visible au centre de cette image prise à l’observatoire de La Silla, au Chili. À droite, on voit le Grand Nuage de Magellan et en bas à droite, le Petit Nuage de Magellan. Photo: ESO/Z. Bardon

On sait que notre galaxie, la Voie lactée, se trouve actuellement dans la trajectoire de notre voisine, la galaxie d’Andromède, avec laquelle nous entrerons en collision dans plus de 4 milliards d’années. Or, une autre voisine pourrait la précéder et bouleverser le ciel étoilé de nos descendants beaucoup plus tôt que prévu, soit d’ici un milliard d’années.

Un texte de Renaud Manuguerra-Gagné

Vue de la Terre, la Voie lactée ressemble à une longue bande blanche, lumineuse et diffuse. Depuis que l’humanité existe, elle est là, paisible et inchangée. Or, cette situation n’est que le calme avant la tempête.

Les galaxies entrent fréquemment en collision les unes avec les autres. Notre Voie lactée n’est pas différente et percutera sa voisine Andromède dans environ 4 milliards d’années. Des chercheurs ont toutefois découvert qu’une autre menace bouleversera notre galaxie bien avant ce terrible impact.

De nouvelles données, obtenues par des chercheurs de l’Université de Durham(Nouvelle fenêtre), en Angleterre, montrent que le Grand Nuage de Magellan, une galaxie naine en périphérie de la Voie lactée, changera de trajectoire et nous percutera de plein fouet dans un peu plus d’un milliard d’années.

La Voie lactée passera à travers cette collision sans trop de séquelles, mais les bouleversements subis entraîneront des changements profonds, qui modifieront considérablement la vue que nous avons du ciel étoilé.

Une voisine imprévisible

Situé à 160 000 années-lumière de la Voie lactée, le Grand Nuage de Magellan est la troisième galaxie la plus proche de nous, après les galaxies naines du Sagittaire et du Grand Chien.

On dit qu’il s’agit d’une galaxie naine, car elle ne comporte qu’une trentaine de milliards d’étoiles, un nombre beaucoup moins élevé que les centaines de milliards qui sont contenues dans les galaxies classiques.

Or, malgré ce nombre, des observations récentes ont montré que le Grand Nuage de Magellan serait une galaxie plus massive que ce qui avait été précédemment estimé, un changement que les chercheurs expliquent par le fait qu’elle possède une masse importante de matière noire.

Cette masse additionnelle augmente l’effet de la gravité entre elle et la Voie lactée. Selon les calculs des chercheurs, bien que le Grand Nuage de Magellan s’éloigne en ce moment de notre galaxie, cette force va ralentir notre voisine pendant des centaines de millions d’années, jusqu’à ce qu’elle lui fasse faire demi-tour, la plaçant ainsi directement dans une trajectoire de fusion avec la Voie lactée, un milliard d’années plus tard.

Un spectacle éblouissant

Bien que de tels impacts aient le potentiel de transformer radicalement les galaxies impliquées, ces événements sont loin d’être destructeurs.

Ces collisions font croître les galaxies qui en découlent grâce à un apport de nouvelles étoiles. L’agitation et les forces gravitationnelles qui secouent la région échauffent aussi des nuages de gaz qui s’effondrent alors sur eux-mêmes pour créer des pouponnières d’étoiles.

Selon les astrophysiciens, s’il reste quelqu’un sur Terre à cette époque, cette personne pourra alors assister à un spectacle stupéfiant!

Alors que notre galaxie absorbera sa voisine, une grande quantité de gaz affluera directement vers le trou noir supermassif Sagittarius A, qui se cache au centre de la Voie lactée. Cet apport de matière lui fera prendre une taille huit fois plus grande que ce qu’il a actuellement, en plus de générer un disque de matière surchauffée tournoyant vers le trou noir. Cette phase d’activité, nommée quasar, est l’un des phénomènes les plus lumineux de l’Univers.

Il n’y a généralement aucune collision entre les étoiles dans ces scénarios, car malgré leur nombre considérable, la distance qui les sépare les unes des autres est démesurée.

Toutefois, le « brassage » subi par les étoiles de la galaxie en éjectera plusieurs dans le vide intergalactique. Selon les chercheurs, il existe une très mince probabilité que le Soleil soit parmi les malchanceuses. Il s’agit toutefois d’un risque minime, et nos « descendants » auront davantage la chance d’admirer, chaque nuit, un spectacle lumineux sans précédent.

La collision avec Andromède, une galaxie d’une taille semblable à la nôtre, quelques milliards d’années plus tard, ne sera toutefois pas aussi clémente.

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Un petit génie de 15 ans cosigne une étude dans "Nature"


Qu’une théorie soit contesté voir revu pour être corrigé c’est normale car une théorie n’est pas certaine a 100 % Cependant qu’un jeune de 15 ans qui a cosigné pour contesté une théorie, ça c.est surprenant .. et cela parait bien dans un CV
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Un petit génie de 15 ans cosigne une étude dans « Nature »

 

La galaxie Andromède © Sipa

Neil Ibata, un lycéen français, a participé aux travaux de son père remettant en cause certaines théories sur la formation des galaxies.

Un lycéen de Strasbourg âgé de seulement quinze ans, Neil Ibata, a cosigné une étude sur l’astrophysique publiée cette semaine en couverture de la prestigieuse revue scientifique britannique Nature.

« Signataire principal de la publication, Rodrigo Ibata avait fait venir son fils Neil à l’Observatoire astronomique de Strasbourg, où il travaille, pour un stage sur le langage de programmation Python, utilisé pour les modélisations de cette étude » portant sur l’évolution des galaxies autour d’Andromède, indique le CNRS dans un communiqué. Neil, lycéen scolarisé au lycée international des Pontonniers de Strasbourg, a alors travaillé sur le projet de son père.

« C’est lui, le premier, qui a mis en évidence la rotation d’un disque de galaxies naines autour de la galaxie d’Andromède dans le cadre de ce projet », souligne le CNRS.

Pour sa participation à cette découverte, Neil Ibata a donc eu le privilège de voir figurer son nom aux côtés de ceux de son père et d’une quinzaine d’astronomes et de physiciens de divers pays européens, d’Australie, du Canada et des États-Unis.

Théories à revoir

La présence de nombreuses galaxies naines autour de grandes galaxies, comme celle d’Andromède ou notre propre Voie Lactée, est connue depuis longtemps : il s’agirait des restes de galaxies plus vastes peu à peu dévorées par leurs encombrantes voisines, et que les astronomes imaginaient indépendantes les unes des autres, explique le CNRS.

L’étude publiée par Ibata père et fils et leurs collègues révèle « qu’en fait, autour de la galaxie d’Andromède, la majorité d’entre elles sont organisées en une gigantesque structure aplatie de plus d’un million d’années-lumière de long, en rotation sur elle-même. »

Une découverte qui ouvre de nouvelles perspectives aux astrophysiciens pour repenser une partie de leurs théories sur la formation des galaxies.

http://www.lepoint.fr