Le Saviez-Vous ► Les incroyables prothèses de James Gillingham


Ce ne sont pas les premières prothèses, mais en Angleterre, un cordonnier a su utiliser son savoir-faire pour créer des jambes et des bras artificiels. Imaginez fin des années 1860 être sans bras, ou sans jambes était un défi de chaque jour. Il a su aussi se faire de la publicité et améliorer aussi le côté esthétique de ses prothèses
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Les incroyables prothèses de James Gillingham

 


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PAR MARINE GASC

 

Qui est monsieur Gillingham ?

.C’est un cordonnier qui a sa petite entreprise « The golden boot », héritée de ses parents, à Chard, en Angleterre. On ne sait pas grand-chose de sa vie avant 1866 car il mène une vie plutôt discrète et paisible, qui du coup, n’a pas le moindre intérêt. Puis en 1866, il fait la connaissance d’un homme qui a perdu un bras en utilisant, plutôt mal manifestement, un canon. Les médecins ne peuvent rien faire pour sauver le bras du malheureux garde-chasse de Chard, il doit donc vivre avec un bras manquant. Mais lorsque James apprend cette histoire, il décide d’essayer de lui faire un nouveau bras, complètement gratuitement et avec son seul savoir-faire. Vous vous en doutez, c’est une réussite.

La première prothèse de James Gillingham

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Le bras est confectionné en différente pièces de cuir avec des articulations métalliques, ce qui fait que la prothèse est à la fois solide et rigide. Le monde médical est éblouit par le talent de James Gillingham et le sollicite régulièrement, c’est pourquoi il décide de produire toute une série de membres artificiels. Pour adultes, pour enfants, des bras, des jambes… Il travaille de très près avec les chirurgiens, il expose ses prothèses, pose des brevets et les médecins, notamment Sir William Fergusson le chirurgien extraordinaire de la Reine, suivent ses conseils pour que les amputations soient parfaitement adaptées aux prothèses. Ainsi, de nombreuses personnes retrouvent leur mobilité. Le business fonctionne bien car en 1910, le cordonnier a créé et vendu plus de douze mille membres. Faut dire qu’à partir de 1862, une ligne de train joint Chard à Londres et d’autres villes importantes de l’Angleterre. Il faut moins d’une journée pour rencontrer le cordonnier salvateur et personne n’hésite à faire le trajet. James Gillingham réussit l’exploit de remettre debout un homme qui a perdu ses deux jambes et à offrir deux bras à celui qui n’en avait plus. On trouve dans le journal The Lancet, un article qui est consacré à James Gillingham :

La «jambe de cuir» est préparée selon un procédé connu seulement de l’inventeur; il est solide, léger et durable, facile à porter et ne risque pas de se dégrader; simple dans la construction, et aussi belle que la vie en apparence. Il ne prend pas une quinzaine de jours à faire, mais si nécessaire peut être complété en quatre jours. La «jambe de cuir» ne peut pas se vanter d’être applicable aux patients à distance, mais le patient doit être sur place, pour avoir le membre correctement ajusté et adapté à son cas individuel. Tous les cas ne se ressemblent pas: certaines souches sont trop courtes, d’autres trop longues; des muscles rétrécis à l’os, des extrémités ouvertes, de mauvais lambeaux, des montures raides, des maladies dans la souche, et bien d’autres difficultés connues seulement du praticien, qui rendent toute règle fixe en rendant une jambe ou un bras impossible.

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Ce qui fait la renommée de James Gilimgham, c’est aussi et surtout que c’est un excellent photographe qui a su mettre en valeur son savoir-faire par des clichés exceptionnels. Lorsqu’il décède en 1924, sa famille récupère l’entreprise jusque dans les années 1960.

Les photographies médicales et artistiques

James Gillingham aime la photographie, il a un petit studio dans sa maison, à l’arrière de son atelier. Il prend régulièrement des photos mais c’est lorsqu’il fabrique les premières prothèses qu’il décide de travailler l’esthétisme. Certaines photos ont des buts médicaux, il les transmet aux chirurgiens mais aussi pour sa communication.

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Mais on peut voir sur d’autres clichés de la beauté et même de la sensualité avec des vêtements retroussés et des mises en scène érotiques, en tout cas pour l’époque. Aujourd’hui, voir les genoux(même en cuir) d’une femme, comme d’un homme, ça n’a pas la même valeur qu’au début du siècle dernier.

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Amputé des jambes et des mains à cause de son amour pour les chiens


Une bactérie qui se retrouve dans la salive des chats et des chiens. Généralement, elle n’est pas dangereuse, mais un homme a eu un choc septique à cause qu’il a touché a quelques chiens. Résultat : il a perdu ses jambes et ses mains. Il demeure quand même très positif
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Amputé des jambes et des mains à cause de son amour pour les chiens

 

 

© getty.

« Pourquoi lui? Pourquoi ça nous arrive à nous? »

Le 27 juin dernier, le destin de Greg Manteufel, 48 ans, a basculé dans l’horreur. En rentrant chez lui dans le Wisconsin, il a commencé à se sentir malade, à vomir, comme s’il avait la grippe, mais en pire. Le lendemain matin, sa température avait encore grimpé. Sa femme Dawn l’a emmené à l’hôpital. C’est là qu’elle a remarqué plusieurs bleus sur le corps de son mari, des bleus qui n’étaient pas là quinze minutes plus tôt. C’était comme si Greg « avait été frappé à la batte de baseball », lit-on sur les sites de People et du Washington Post.

En l’espace d’une semaine à l’hôpital, Greg a d’abord perdu ses deux jambes, puis ses deux mains. Les médecins ont diagnostiqué chez lui une infection du sang très rare, causée par une bactérie que l’on retrouve dans la salive des chiens et des chats, la Capnocytophaga canimorsus. Cette bactérie est bénigne dans la plupart des cas, mais elle a sauvagement attaqué Greg et provoqué un choc septique.

 « Pourquoi lui? Pourquoi ça nous arrive à nous? », se demande sa femme.

Vous pouvez voir des photos de Greg à l’hôpital ici. Au moment de la contamination, Greg a été en contact avec huit chiens différents, dont les siens.

« Il adore les chiens. Il les touche tous, il s’en fiche », confie Dawn, mariée depuis quinze ans.

Greg est à l’hôpital de Milwaukee depuis plus d’un mois. Passionné de moto, il ne pourra plus jamais remonter sur sa Harley.

« Il a dit au docteur: faites ce que vous devez faire pour me garder en vie… Il n’est pas négatif. Il a dit: c’est comme ça, il faut aller de l’avant. »

Une collecte de fonds a été organisée par un ami sur le site de GoFundMe, pour aider la famille de Greg à payer ses soins.

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La viande américaine a un petit goût de doigt de travailleur


Le titre porte un peu à confusion, enfin espérons-le !!! Travailler dans une usine de viande est à ses risques et périls, car la vitesse des lignes est souvent trop rapide et s’en suit des accidents tel que des amputations, brûlures, troubles musculosquelettiques, le syndrome du canal carpien … Alors que bien, des maux pourraient être évités simplement en diminuant la vitesse des lignes.
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La viande américaine a un petit goût de doigt de travailleur

 

Travail à la chaine dans les usines de transformation  | Capture d'écran via Youtube CC License by

Travail à la chaine dans les usines de transformation | Capture d’écran via Youtube CC License by

Repéré par Nina Pareja

Repéré sur The Guardian

Amputations en série, doigts cassés, brûlures au second degré et trauma crânien… Ce sont les blessures les plus courantes dont souffrent les travailleurs et travailleuses des usines de transformation de viande aux États-Unis, selon les révélations d’une enquête conjointe entre le Guardian et l’agence d’investigation du journalisme américain.

Les travailleurs et travailleuses américaines de l’industrie de la viande ont trois fois plus de risques de souffrir de sévères blessures que la norme, mais ceux et celles qui travaillent à l’abattage des porcs et bœuf ont sept fois plus de risques de souffrir de troubles musculosquelettiques. Leurs syndicats représentatifs sont inquiets car le gouvernement est actuellement en train de débattre de la fin des limites de vitesses des lignes d’acheminement des viandes dans les usines.

Risque au travail

L’administration américaine de sûreté et de santé (OSHA) affirme qu’on recense au moins dix-sept blessures graves par mois dans les usines de traitements de la viande –classifiées comme impliquant «hospitalisations, amputations où perte d’un œil».

Il y aurait au moins deux amputations par semaine et ce sont très souvent des doigts ou des morceaux de doigts, même s’il arrive parfois que cela concerne un pied, un bras ou des orteils. En trente mois, entre 2015 et 2017, 550 blessures graves ont été enregistrées sur vingt-deux États pour estimer les chiffres réels.

Le Guardian fait état de certaines histoires: un employé s’est penché et sa veste s’est coincée dans un rouleau, ce qui lui a broyé le bras et la main. Un autre séparait les côtes de la colonne vertébrale d’un boeuf et s’est retrouvé avec deux doigts en moins à cause d’une scie verticale.

Ce sont aussi les infections chroniques qui posent problème, car elles laissent les employées et employés handicapés à vie. Les syndromes du canal carpien (mains et poignets) dans l’industrie en général seraient responsables de deux milliards de dollars de traitements par an (1,7 milliard d’euros) aux États-Unis.

Augmentation de la vitesse: deux camps

L’un des travailleurs a témoigné auprès du département américain de l’agriculture (USDA):

«Toutes les personnes avec qui je travaille se sont blessées à un moment, avant d’ajouter, je peux témoigner que la vitesse des lignes est déjà trop rapide pour garder le rythme. S’il vous plait, je vous demande de ne pas l’augmenter».

Un autre a confié au Guardian que les patrons de son usine demandent aux salariés de mettre de la glace sur leurs mains pendant les pauses quand certains se plaignent de douleur.

«Quand je rentre chez moi, je dois étirer mes mains, mais je ressens un pincement, ça fait mal… On ne s’habitue jamais. Je le fais pour ma famille, je n’ai pas d’éducation», témoigne l’homme de 50 ans.

Si la vitesse des lignes des usines qui acheminent la viande à découper est accélérée, en plus des risques de blessures, les travailleurs et travailleuses seront encore plus exposées aux maladies liées à la répétition des mouvements.

Depuis vingt-cinq ans, des efforts ont été fournis après l’établissement d’un guide par l’OSHA. Selon l’agence américaine de statistiques au travail, cette année 5,3% des travailleurs et travailleuses à plein temps ont subi des blessures.

En enlevant certains bouchons qui bloquent la vitesse des lignes d’acheminement, les postes liés à l’inspection du respect des consignes pourraient être diminués ou redirigés. C’est ce qui intéresse le département de l’agriculture des États-Unis: la réduction des coûts. Il se justifie en expliquant que la fin de cette limitation ne signifiera pas automatiquement l’accélération des lignes, au contraire, chaque usine pourra choisir son rythme, assure-t-elle.

http://www.slate.fr/

Le Saviez-Vous ► Top 10 des douleurs les plus intenses


Les douleurs, certains sont plus douillets que d’autres, mais certaines douleurs sont pires et difficile à tolérer
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Top 10 des douleurs les plus intenses

 

Par Antoine Besse, Futura

 

Brûlantes, insupportables, intolérables… voici les pires douleurs qu’il est possible de ressentir. Aïe !

L’université de McGill (États-Unis) ( je crois qu’il y ai une erreur, cette université est à Montréal au Canada nldr ) a établi une échelle des douleurs en recoupant des questionnaires soumis à des malades. Voici donc le classement des douleurs les plus intenses ; elles sont ici classées de la plus tolérable à la plus insupportable.

10. Névralgie du trijumeau

Cette maladie appelée aussi « tic douloureux » se caractérise par des crises brutales et inattendues d’intenses douleurs sur la moitié du visage entre la paupière et la lèvre supérieure qui provoquent des contractions involontaires. Cela est souvent dû à une compression d’une partie du nerftrijumeau qui part de l’arrière du crâne pour innerver le visage.

9. Migraine

Les crises migraineuses sont dues à une inflammation des vaisseaux sanguins de la dure-mère provoquée par un dysfonctionnement du système nerveux central. Cette maladie héréditaire se caractérise par des douleurs intenses dans la moitié du crâne, des vomissements, une hypersensibilité à la lumière

8. Colique néphrétique

L’obstruction d’un canal d’excrétion urinaire par un calcul rénal provoque le gonflement du rein et des douleurs unilatérales très intenses et brutales qui partent des lombaires et rayonnent vers l’aine. Aucune position ne soulage, ce qui fait dire en faculté de médecine : « colique néphrétique, patient frénétique ».

7. Fibromyalgie

Cette maladie entraîne des douleurs diffuses tant au niveau articulaire que musculaire. Comme aucune lésion ou inflammation ne sont détectables, les médecins ont mis longtemps à reconnaître la réalité de la fibromyalgie pourtant très incapacitante. Ses causes sont encore mal connues. 

6. Polyarthrite rhumatoïde

Le système immunitaire du malade s’attaque à la membrane des articulations qui, en réponse, gonfle et fabrique des enzymes inflammatoires provoquant de vives douleurs qui sont encore ravivées par le contact (celui d’un vêtement suffit…). L’inflammation continue finit par endommager tendons, cartilages et os…

5. Maladie de Crohn

Cette inflammation, probablement auto-immune, du tube digestif entraine des crises de douleurs aiguës semblables à une crise d’appendicite qui ne pourrait être traitée. Les causes semblent être génétiques et environnementales.

4. Amputation d’un doigt

Le doigt étant la partie du corps la plus richement innervée, son amputation sans anesthésie provoque une douleur très intense. D’autant que la victime souffre souvent ensuite des douleurs dites du « membre fantôme ».

3. Accouchement

Un premier accouchement est souvent décrit comme une expérience non seulement douloureuse, mais également très longue (parfois plus de 6 h) avec des douleurs dues aux contractions brutales du muscle utérin puis par l’extension du périnée au moment du passage de la tête du bébé.

2. Piqure de Paraponera

Cette fourmi vivant en Amazonie délivre par son dard un venin neurotoxique extrêmement douloureux. Une sensation d’intense brûlure irradie dans tout le membre touché et provoque des contractions involontaires des muscles pendant plusieurs heures.

 

La piqure de Paraponera est considérée comme la plus douloureuse du règne animal. © Didier Descouens, CC sa 4.0

La piqure de Paraponera est considérée comme la plus douloureuse du règne animal. © Didier Descouens, CC sa 4.0

1. Syndrome douloureux régional complexe (SDRC)

 

Ce syndrome se déclare le plus souvent après une lésion (fracture, opération bénigne) qui lèse un nerf et entraînerait son dysfonctionnement. Le malade ressent alors des douleurs cuisantes avec une hypersensibilité, des œdèmes… Une crise peut durer plusieurs mois et il n’existe pas de traitement du SDRC…

https://www.futura-sciences.com/

Amputée de la cuisse, on lui greffe la jambe… à l’envers


Cette petite fille a 7 ans et elle très positive malgré le cancer qui la rongeait. Elle a subi une opération pour enlever une partie de la jambe au niveau de la cuisse, après il lui greffe le bas de la jambe a l’envers. Est-ce une erreur ?? Non, à son âge, ils peuvent faire une plastie de retournement pour être capable de mettre une prothèse comme un soulier qui lui permettra de faire du sport comme elle le veut plus tard
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Amputée de la cuisse, on lui greffe la jambe… à l’envers

 

Par Michaël Bouche

L’histoire de la petite Amelia est absolument bouleversante. Atteinte d’une tumeur à la cuisse, cette petite fille britannique de 7 ans, originaire de Birmingham, a subi une opération peu commune.

L’été dernier, la vie d’Amelia a basculé. Elle était revenue d’un camp de vacances avec la jambe très gonflée. Alors que les médecins ont d’abord cru à l’éclatement d’un vaisseau sanguin, une radiographie a révélé la présence d’une tumeur de 10 centimètres au fémur, qui après biopsie, s’est révélée être maligne. Ce cancer des os, appelé ostéosarcome, était tellement important et agressif qu’il avait déjà provoqué une fracture de l’os. Comme la chimiothérapie n’a pas fonctionné, les médecins ont décidé de lui amputer la partie de la jambe touchée par le cancer.

Plastie de retournement

Pour ne pas briser son rêve de devenir un jour danseuse, les médecins de l’Hôpital royal orthopédique de Birmingham ont alors décidé de pratiquer une « plastie de retournement ». Concrètement, cette intervention consiste à utiliser l’articulation de la cheville pour la mettre à la place du genou. Elle est également appelée l’opération de Borggreve ou de Van Ness.

En clair, on lui retire la partie supérieure de la jambe pour y greffer la partie inférieure… à l’envers. Une prothèse sera ensuite fixée à son pied pour lui permettre de marcher. Cette opération est réservée à de très jeunes enfants amputés de la jambe chez lesquels la pose d’une prothèse interne n’est pas envisageable. La prothèse s’enfile alors comme une chaussure.

Le courage d’Amelia

Dans environ trois mois, Amelia devrait recevoir sa prothèse. La fillette a toujours aimé le sport, notamment la natation, l’athlétisme et la danse.

« Les gens se demandent souvent comment on vit toute cette épreuve mais nous prenons exemple sur notre fille, qui malgré tout ce qu’il lui arrive, reste très positive. Avant d’entrer dans la salle d’opération, elle a dit Au revoir, tumeur, à jamais, loser », témoigne sa mère.

L’opération s’est déroulée sans complications et les médecins sont agréablement surpris par la faculté d’adaptation d’Amelia.

« Jusqu’à présent, tout le monde est admiratif de son courage et de son attitude positive. Elle ne cesse de dire que sa nouvelle jambe lui permettra de voyager aux quatre coins du monde et peut-être même d’un jour participer aux Jeux Paralympiques », conlut sa mère, particulièrement fière de sa fille.

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Ce guerrier médiéval avait remplacé sa main amputée par une lame de couteau


Imaginer l’amputation au temps médiéval sans anesthésie, sans anti-douleur ouf ! Les archéologues, on trouve en Italie un guerrier lombard qui était amputé d’un bras. Ils ne savent pas trop si c’est la suite d’une infection ou un combat, mais il avait une bien drôle de prothèse pour remplacer sa main, un couteau. Très pratique pour un guerrier
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Ce guerrier médiéval avait remplacé sa main amputée par une lame de couteau

 

Crédits : Micarelli et al./Journal of Anthropological Sciences

par  Nicolas Prouillac

Une nécropole lombarde, découverte dans le nord de l’Italie à proximité de la commune de Povegliano Veronese, a réservé aux archéologues une surprise de taille.

Parmi les centaines de squelettes qu’ils y ont retrouvés, l’un d’eux appartenait à un homme qui, amputé de la main droite, s’était fait poser une prothèse terminée par une longue lame de couteau. La chercheuse Ileana Micarelli, de l’université de Rome « La Sapienza », et son équipe révèlent cette trouvaille excitante dans une étude parue dans le Journal of Anthropological Sciences.

L’homme aurait vécu entre le VIe et le VIIIe siècle et serait décédé avant d’avoir soufflé ses 50 bougies. Les observations des chercheurs les ont conduits à conclure qu’il avait perdu sa main suite à un traumatisme contondant.

S’il est impossible de déterminer avec précision la nature du choc, il est possible « que le membre ait été amputé pour des raisons médicales », indique Ileana Micarelli dans l’étude.

Peut-être avait-il souffert d’une grave fracture après une chute ayant rendu la chirurgie inévitable.

« Mais compte tenu de la culture guerrière des Lombards, il n’est pas exclu qu’il l’ait perdu au combat. »

Ce dont on est sûr, c’est que la lame mortelle qui a remplacé sa main ne lui servait pas qu’à couper le beurre. Il la portait vraisemblablement depuis longtemps au moment de sa mort. La prothèse a été retrouvée sur son torse, assortie d’une sangle et de matériau organique décomposé – probablement du cuir. Un examen approfondi des dents et de l’épaule de la dépouille indique que l’homme nouait la prothèse avec les dents, en tirant sur la sangle de cuir assez fort pour finir par s’en abîmer les dents.

Face à une telle découverte, on est tenté d’imaginer les nombreuses aventures et rixes auxquelles ce guerrier médiéval qui devait impressionner ses pairs a pu prendre part. Mais pour les archéologues, sa longévité est surtout le signe d’une communauté très unie. 

« La survie de cet homme lombard témoigne du sens de la communauté, du soutien familial et de la grande valeur [que les Lombards] accordaient à la vie humaine », conclut Micarelli.

Source : Journal of Anthropological Sciences

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La douleur du membre fantôme décryptée par l’imagerie du cerveau


La douleur fantôme qui est souvent ressentie après une amputation n’est pas psychologique mais bien réelle. Grâce à l’imagerie par résonnance magnétique fonctionnelle, on peut voir que le cerveau ne fait pas son deuil du membre manquant
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La douleur du membre fantôme décryptée par l’imagerie du cerveau

 

Le cerveau conserve (à dorite) l'image précise de chaque doigt de la main amputée (à gauche) ©Kikkert et al

Le cerveau conserve (à dorite) l’image précise de chaque doigt de la main amputée (à gauche) ©Kikkert et al

Par Hugo Jalinière

Les personnes amputées connaissant la sensation du « membre fantôme » conservent une image cérébrale du membre perdu.

DOULEUR FANTÔME. Le cerveau conserve l’empreinte détaillée d’un membre amputé longtemps après le traumatisme. C’est ce qui expliquerait, au moins en partie, la survenue chez nombre de personnes amputées des douleurs dites du membre fantôme, un syndrome caractérisé par des sensations parfois très vives ressenties dans un membre disparu. C’est ce que vient d’établir l’équipe du laboratoire Main et Cerveau du département des neurosciences de l’université d’Oxford (Angleterre) qui publie ces résultats dans la revue eLife. En scrutant le cerveau de deux personnes amputées de la main depuis plus de 25 ans et souffrant toujours de vives douleurs dites du membre fantôme, les chercheurs ont découvert que celui-ci conservait une image très précise du membre manquant longtemps après l’amputation.

Le cerveau ne fait pas son deuil du membre amputé

« Nous souhaitions observer l’activité cérébrale sous-jacente aux mouvements fantômes pour voir comment elle se distingue de celle de personnes pouvant effectivement bouger leur main », explique le Dr Tamar Makin co-auteur de l’étude.

Pour cela, les chercheurs ont utilisé l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) qui permet d’observer l’activité cérébrale en direct. Ils ont demandé à deux personnes respectivement amputées depuis 25 et 31 ans et ressentant toujours la présence d’un membre fantôme de bouger leurs doigts, inexistants donc.

« Si l’activité cérébrale liée à la main gauche était certes moins forte chez les personnes amputées, les modèles spécifiques composant l’image de la main dans le cerveau correspondaient bien à ceux observés chez des personnes possédant leurs deux mains », détaille Sanne Kikkert, première auteure de ces travaux. 

Des observations que l’ont retrouve dans les images ci-dessus (©Kikkert et al./University of Oxford Hand Brain Lab) où chaque couleur correspond à l’empreinte cérébrale d’un doigt précis : rouge pour le pouce, jaune pour l’index, vert pour le majeur, bleu pour l’annulaire et rose pour l’auriculaire. 

« Il était jusqu’à présent admis que ‘l’image cérébrale de la main’, localisée dans le cortex somatosensoriel, ne pouvait être maintenue que par des stimuli sensoriels réguliers provenant de la main,rappelle Tamar Makin.

Les manuels enseignent que cette ‘image’ serait effacée en l’absence de stimuli. Mais si c’était le cas, les personnes ayant enduré une amputation devrait présenter une activité cérébrale extrêmement basse, voire pas d’activité du tout, liée au centre original de la main dans le cerveau », poursuit le chercheur. Or ce n’est pas du tout le cas selon ces dernières observations. Reste à vérifier ces résultats sur davantage de patients.

Notons que le syndrome du membre fantôme qui touche environ 2/3 des amputés est moins fréquent lorsque le handicap survient chez les plus jeunes. Ce qui s’expliquerait par une plus grande plasticité d’un cerveau jeune, plus à même de faire son « deuil » d’un membre perdu, et d’effacer cette image.

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Souffrant de calculs rénaux, elle sort de l’hôpital amputée de ses mains et ses pieds


Cela ne donne pas envie d’être malade au Pérou ! Être hospitalisée suite à une infection due à un cathéter dans le but de soigner un problème rénal et finir amputé des deux mains et des deux pieds, les auteurs devront reprendre leur cours d’hygiène et de stérilisation lors des traitements
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Souffrant de calculs rénaux, elle sort de l’hôpital amputée de ses mains et ses pieds

Shirley Melendez, une étudiante en administration âgée de 25 ans, dénonce une « négligence médicale ». © (capture d’écran).

C’est un authentique scandale qui a éclaté au Pérou. À un tel point que le président Pedro Pablo Kuczynski a présenté ses excuses en personne à Shirley Melendez. Souffrant de calculs rénaux, cette jeune femme de 25 ans était entrée à l’hôpital pour se faire soigner mais elle en est ressortie amputée de ses mains et ses pieds.

Shirley Melendez, une étudiante en administration âgée de 25 ans, dénonce une « négligence médicale ». Depuis le 15 janvier, elle a subi trois examens à l’hôpital Guillermo Almenara de EsSsalud. Mais il y a cinq mois, alors qu’elle se croyait guérie, elle a connu de graves soucis pour uriner.

À l’hôpital, l’état de santé de Shirley Melendez s’est empiré. La pose d’un cathéter a provoqué chez elle une infection généralisée.

« Les médecins ont voulu me poser un cathéter jusqu’au rein dans une partie du corps qui n’était pas stérilisée », se souvient-elle.

 

Shirley Melendez, fiévreuse, a été plongée dans le coma. Quelques jours plus tard, elle a été amputée de ses mains et ses pieds à cause d’un virus qui s’était propagé dans son corps.

La faute à qui?

« Trois mois plus tard, je suis toujours en vie mais je n’ai plus de mains et de pieds. Pour couronner le tout, j’ai toujours mes problèmes aux reins. Depuis tout ce temps, j’attends toujours une explication », ajoute Shirley Menendez.

Le président « indigné »

Hier, Pedro Pablo Kuczynski, le président du Pérou, s’est dit indigné par cette affaire.

« Je veux exprimer mon indignation totale. De tels cas ne peuvent plus se répéter dans notre système de santé », a-t-il reconnu

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Amputé chacun d’un membre, ce chat et cette petite fille sont les meilleurs amis du monde !


Je pense c’est une bonne idée d’offrir à leur enfant, un animal qui a le même handicap. Cela sera sûrement, une belle amitié entre eux
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Amputé chacun d’un membre, ce chat et cette petite fille sont les meilleurs amis du monde !

 

La différence n’empêche pas l’amitié de s’installer. C’est la jolie leçon que nous donne une petite fille amputée d’un bras originaire de Californie, accompagnée de sa fidèle boule de poils offerte il y a peu… également handicapée.

Scarlette Tipton n’avait que 10 mois lorsqu’un cancer lui a été diagnostiqué. Un mal qui lui a coûté son bras gauche faisant de la petite fille, aujourd’hui âgée de 2 ans, quelqu’un de différent. Mais afin d’adoucir les jours de leur fillette, les Tipton ont eu l’idée d’adopter – pour Noël – un chaton vivant dans un refuge… pour le moins très particulier.

Et de fait, comme Scarlette, Doc a également perdu une patte ! S’il n’a pas connu la maladie, il doit tout de même son petit accident de parcours à une sieste lors de laquelle il s’est caché au chaud, sous le capot d’une voiture.

«Nous voulions adopter un chaton afin que Scarlette puisse grandir avec et en plus, il a une petite particularité exactement comme elle», a confié la maman auprès du site Lovemeow.

Un petit quelque chose de différent qui semble beaucoup les lier, comme le montrent ces photos :

 

Par Deborah KoslowskiCrédits photo : Facebook – Smiles For Scarlette

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L’hiver, un tueur en série?


C’est donner un autre visage de l’hiver au Québec ! Vue de cette façon, il est vrai que l’hiver apporte nombres de soucis, d’accidents, de maladies et de morts. Cependant, l’hiver fait moins de victimes que les armes aux États-Unis, que les attentats, guerres, les saisons des tornades, inondations, et autres phénomènes naturels dans le monde
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L’hiver, un tueur en série?

 

Dans son livre «Guide de survie des Européens à Montréal» (Ulysse), l’auteur et conférencier Hubert Mansion parle de son expérience avec l’hiver au Québec. Cette saison, écrit-il, n’est pas seulement une source de petits tracas comme en Europe, mais une menace pleine de périls et de dangers.

Bref, pour les immigrants qui affrontent l’hiver du Québec pour la première fois, l’hiver québécois est un tueur en série. Et le pire, c’est qu’il y a une bonne part de vérité là-dedans.

Après la tempête du siècle du 4 mars 1971, plus de 11 cadavres ont été ramassés dans les rues de Montréal par les camions de déneigement, rapportaient les journaux de l’époque.

La neige qui tombe chaque hiver est une vraie menace publique. Au Canada, les souffleuses viennent au troisième rang pour les causes d’amputations, tout juste après les accidents de travail.

L’hiver n’est pas vraiment la saison romantique qu’on imagine. La période des grands froids, qui survient vers le début janvier, coïncide avec l’apparition de nombreuses maladies. Voilà qui explique pourquoi les Québécois meurent davantage en hiver. Au Québec, le nombre de décès par jour en juillet tourne autour de 154. En janvier, ce chiffre grimpe à 190. Un Québécois court 20% plus de risque de mourir en hiver que dans toute autre saison. Le premier colon français au Québec, Louis Hébert, est mort en hiver des suites d’une chute sur la glace. C’est tout dire.

En plus d’aggraver la sévérité de plusieurs types de maladies, l’hiver est aussi réputé pour être la saison des incendies. Plus la saison est froide et plus le nombre de victimes est grand. Les hivers plus froids que la moyenne, comme l’hiver 2014, le plus froid en 30 ans, sont davantage meurtriers. On n’a qu’à penser au drame de la résidence du Havre, près de Rimouski, où 32 victimes ont perdu la vie dans l’incendie d’un centre d’hébergement le 30 janvier 2014. Les conditions extrêmes de température et de poudrerie avaient même entravé le travail des pompiers.

À lui seul, le froid n’explique pas la plus grande mortalité dans la population en hiver. La pollution est plus nocive durant la saison froide. Les taux de concentration de polluants automobiles sont plus élevés et il y a davantage de smog selon Environnement Canada.
En hiver, le manque de soleil et d’activité physique contribue à dégrader la vitalité. Il y a aussi les maladies contagieuses, comme le virus de la grippe, dont les pics d’infections correspondent à l’arrivée des grands froids. Les taux de vitamine C et D, de calcium et de magnésium sont à la baisse en hiver. Ce manque de nutriments nuit à l’efficacité du système immunitaire.

On pourrait s’attendre à ce que l’hiver soit la saison la plus meurtrière sur les routes. Avec toutes ces tempêtes et ces millions de personnes affaiblies et déprimées au volant, sans compter les conditions du réseau, on pourrait le croire. Or, c’est le contraire. Le nombre d’accidents mortels diminue de 30 % en hiver selon les chiffres de Transport Québec. Les gens roulent moins vite et conduisent plus prudemment.

Malheureusement, cela n’est vrai qu’après la première tempête de l’hiver. En effet, les premières chutes de neige importantes de la saison ont toujours un effet démesuré. Non seulement dans les médias, mais aussi chez les automobilistes qui ne modifient pas leurs façons de conduire. C’est dans les premières semaines de l’hiver que le nombre de morts sur les routes est le plus élevé, avant que le froid et la neige s’installent pour de bon. Mais surtout, une fois que les gens sont acclimatés aux conditions météo et à la conduite automobile en hiver.

L’hiver est peut-être la saison de la Saint-Valentin et des amoureux, mais c’est aussi la saison des divorces. C’est en janvier que les demandes de divorce atteignent un sommet.

L’hiver est aussi la saison des caries, du diabète et des maladies cardiaques. Les ongles et les cheveux poussent moins vite en hiver. Après la peau, l’organe qui paye le gros prix en hiver est le cœur. Les maladies du cœur sont des maladies caractéristiques des pays aux hivers froids et neigeux. Le taux de mortalité de ce type de maladies, au Canada comme aux États-Unis et en Europe, grimpe chaque hiver pour atteindre un maximum en janvier et février. En fait, les crises cardiaques, angines et infarctus confondus, sont 30 à 40 % plus susceptibles de se produire en hiver que dans toute autre saison.

Partout dans le monde, les hivers sont plus difficiles pour le cœur et les artères. Aux États-Unis, les infarctus sont deux fois plus nombreux en janvier qu’en juillet. Même à Hawaii, les crises cardiaques augmentent en hiver. Mais heureusement pour les victimes, il n’y a pas de neige sur les routes pour ralentir les ambulances!

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Les Baromètres humains (Éditions Québec-Livres). Un bilan pointu et fouillé des dernières études sur l’influence des conditions météorologiques sur la santé, les humeurs et les comportements. Trente ans de recherches. Des conclusions percutantes. Des contenus rigoureux et un ton léger. Et surtout, des conseils avisés pour vous garder hors de l’oeil de la tempête. Vous êtes sensibles aux variations de température, d’humidité et de soleil? Ce livre est pour vous! En librairie et en version électronique. Consultez le site Les Baromètres humains

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