L’Oiseau sacré des Aztèque


Le quetzal resplendissant est l’oiseau sacré des Aztèques. C’est un oiseau superbe. Une fois l’an, il pousse des longues plumes sur la queue du mâle pour la saison des amours. Et c’est le mâle qui a la charge de nourrir les petits.
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L’Oiseau sacré des Aztèque

Des grenouilles évitent d’uriner pour survivre


Au Québec, nous avons des grenouilles qui hibernent malgré les rudes hivers. Comme la grenouille des bois, c’est grâce à son urine qu’il peut survivre. Tout son corps s’arrête pour revivre au printemps.
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Des grenouilles évitent d’uriner pour survivre

 

Clara do Amaral / The Associated Press

Par RédactionThe Associated Press

WASHINGTON — Vous avez envie de pipi et pas moyen de trouver une toilette publique?

Arrêtez de vous plaindre: la grenouille des bois passe huit mois sans uriner pour survivre à l’hiver.

Des chercheurs viennent maintenant de percer son secret.

Recycler l’urée — le principal déchet de l’urine — en azote utile permet à la grenouille d’hiberner, même si elle est entièrement congelée. L’azote de ne la garde pas au chaud, mais elle protège les cellules et les tissus des dommages du gel à un moment où son coeur et son cerveau cessent de fonctionner et son sang de circuler.

Des microbes spéciaux dans l’intestin des grenouilles leur permettent de recycler l’urée, peut-on lire dans une étude publiée par le journal scientifique Proceedings of the Royal Society B.

Certains décrivent l’urine des grenouilles comme un type d’antigel, mais le coauteur de l’étude, le zoologue Jon Costanzo, rappelle que «leurs yeux sont blancs. Leur peau est congelée. Elles ressemblent à des petites roches. Elles sont gelées».

Si ces grenouilles étaient humaines, on dirait qu’elles sont mortes, a-t-il ajouté. Mais quand le temps se réchauffe, elles reprennent vie.

La grenouille de bois se retrouve partout en Amérique et même dans le cercle arctique. En Alaska, la température de certaines grenouilles chute à – 18 degrés Celsius.

D’autres animaux cessent d’uriner pendant leur hibernation, mais contrairement aux grenouilles, des mammifères comme les ours ne sont pas complètement gelés.

M. Costanzo et ses collègues ont étudié la flore intestinale des grenouilles. Ils ont trouvé en abondance chez les grenouilles congelées un type de bactéries qui adore le froid, mais qui est indétectable chez des grenouilles actives.

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Enfin élucidée, l’origine de la patate douce éclaire l’histoire des Hommes


    La patate douce est apparue bien avant la présence des êtres humains, il y a 800 000 ans, en Amérique Centrale, puis elle hybrider avec une autre espèce il y a 56.000 ans. Si on la retrouve ailleurs ce n’est pas par l’importation de l’homme, mais plutôt par les vents, la mer et les oiseaux
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    Enfin élucidée, l’origine de la patate douce éclaire l’histoire des Hommes

     

    C’est une belle réunion de famille pour la patate douce. Après être partie à la conquête de la Polynésie et des quatre coins du monde, elle retrouve enfin son ancêtre demeuré au foyer, en Amérique centrale. En grande aventurière, elle n’a pas attendu l’arrivée des navigateurs polynésiens, ni des Européens, pour traverser le Pacifique.

    La patate douce, ce savoureux tubercule tropical consommé de par le monde, nourrit autant les débats que les estomacs. Originaire d’Amérique, elle a colonisé la Polynésie bien avant les grandes explorations européennes, ce qui a poussé les historiens à supposer que les austronésiens auraient rapporté eux-mêmes la plante sur leurs îles durant l’époque précolombienne. De plus, l’ascendance et l’évolution de la patate douce restent bien énigmatiques : certains chercheurs lui trouvent de multiples ancêtres, d’autres un seul.

    Le saviez-vous ?

    En plus de son goût délicieux, la patate douce possède de nombreuses vertus. Elle est notamment source de bêta-carotène, précurseur de la vitamine A.

    Or, en se penchant à leur tour sur ces questions, Pablo Muñoz-Rodriguez et ses collègues à l’université d’Oxford, à l’université d’Oregon et au Centre international de la pomme de terre de Lima au Pérou, ont trouvé des résultats qui pourraient changer la donne. En effet, les chercheurs ont conduit une étude phylogénétique extensive sur la patate douce et toutes les espèces apparentées, et lui ont découvert une origine unique : elle descend d’une plante d’Amérique centrale et des Caraïbes appelée Ipomoea trifida.

    Mais les révélations sur l’histoire de la patate douce vont encore plus loin.

    « En plus d’identifier son géniteur, nous avons également découvert que la patate douce est née bien avant les êtres humains, il y a au moins 800.000 ans, » déclare à la presse Robert Scotland, co-auteur de ces travaux, publiés dans le journal Current Biology. « Nos résultats réfutent la théorie dominante et remettent en question l’existence de contacts précolombiens à travers le Pacifique » poursuit Pablo Muñoz-Rodriguez.

    Les autres indices de ces contacts, à savoir l’analyse ADN des êtres humains et des poulets, sont aujourd’hui contestés, rappellent les chercheurs dans leur publication. Le seul témoin biologique restant était la patate douce. Renversant le mythe, ils expliquent la présence de ce légume en Polynésie par une dispersion naturelle, par le vent, la mer ou les oiseaux.

    L’espèce I. tuboides (numérotée 1), endémique des îles Hawaï (en orange à gauche de la carte), a divergé depuis au moins 1,1 million d’années de ses plus proches parents (numérotés 1, 2, 3 et 4), tous confinés au Mexique et en Amérique centrale (en orange sur la carte). Sa présence à Hawaï, à 5.200 km de la côte américaine, s’explique très probablement par une dispersion naturelle, par le vent, la mer ou les oiseaux. © Pablo Muñoz-Rodriguez et al., 2018, Current Biology

    L’espèce I. tuboides (numérotée 1), endémique des îles Hawaï (en orange à gauche de la carte), a divergé depuis au moins 1,1 million d’années de ses plus proches parents (numérotés 1, 2, 3 et 4), tous confinés au Mexique et en Amérique centrale (en orange sur la carte). Sa présence à Hawaï, à 5.200 km de la côte américaine, s’explique très probablement par une dispersion naturelle, par le vent, la mer ou les oiseaux. © Pablo Muñoz-Rodriguez et al., 2018, Current Biology

    La patate douce a 800.000 ans et a traversé le Pacifique toute seule

    Dans le cadre cette étude, les chercheurs ont analysé 199 spécimens de patates douces, de son nom latin Ipomoea batatas, et de plantes sauvages apparentées appartenant au genre Ipomoea. Ils ont procédé à un séquençage de l’ADN du noyau et de celui des chloroplastes – des organitesprésents dans les cellules des plantes.

    Cette méthodologie, plus complète que celles qui se restreignent à l’ADN nucléaire, a produit des arbres phylogénétiques en apparence discordants : tandis que l’ADN du noyau pointe vers une origine unique, en établissant que I. trifida est son plus proche parent, l’ADN chloroplastique indique deux origines génétiques. Pour réconcilier les résultats, les chercheurs postulent que I. trifida a joué un double rôle dans l’évolution de la patate douce.

    « Nous arrivons à la conclusion que la patate douce a évolué à partir de son géniteur il y a au moins 800.000 ans. Puis, après que les deux espèces soient devenues distinctes, elles se sont hybridées » explique Pablo Muñoz-Rodriguez.

    La patate douce Ipomoea batatas (A) et cinq espèces fortement apparentées : I. trifida (B), I. triloba (C), I. ramosissima (D), I. cordatotriloba (E) et I. leucantha (F). © Pablo Muñoz-Rodriguez et al., 2018, Current Biology

    La patate douce Ipomoea batatas (A) et cinq espèces fortement apparentées : I. trifida (B), I. triloba (C), I. ramosissima (D), I. cordatotriloba (E) et I. leucantha (F). © Pablo Muñoz-Rodriguez et al., 2018, Current Biology

    Ainsi, I. trifida aurait été impliquée dans un évènement d’hybridation avec la patate douce dans les 56.000 ans qui ont suivi la divergence entre les deux espèces. Au cours de ce croisement, le génome chloroplastique de I. trifida s’est introduit dans les chloroplastes de la patate douce, sans transfert d’ADN nucléique. Ce phénomène, courant dans l’évolution des espèces, a engendré deux lignées de patates douces qui diffèrent seulement par leur ADN chloroplastique.

    Pour finir, les chercheurs ont également étudié des patates douces collectées dans les îles de l’actuelle Polynésie française en 1769, par Joseph Banks et Daniel Solander, durant l’expédition du capitaine Cook. Ils ont découvert que cette variété de patate douce possède une signature génétique unique. Elle aurait divergé des spécimens américains il y a au moins 100.000 ans et serait isolée du continent depuis plusieurs millénaires.

    D’après les chercheurs, la patate douce s’est retrouvée naturellement en Polynésie, sans intervention humaine. Ce genre de voyage s’observe effectivement chez d’autres espèces apparentées. En outre, bien qu’ils n’aient pas étudié personnellement la flottabilité des graines de patates douces, des travaux antérieurs ont montré que celles de plusieurs espèces du genre Ipomoea pouvaient résister sur de longues distances en mer.

    CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Une nouvelle recherche réécrit l’histoire de la patate douce. Apparue en Amérique bien avant les êtres humains, elle a traversé l’océan Pacifique pour s’implanter en Polynésie sans eux.

  • Cela remet en doute l’hypothèse d’un contact entre la Polynésie et l’Amérique à l’époque précolombienne.

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Cette archéologue aurait retrouvé une mythique colonie viking au Canada


Les Vikings ont t’ils foulé le sol canadien ? Ils auraient découvert le Canada bien avant Christophe Colomb. C’est ce que pense une archéologue qui voit une relation dans ce qui est raconté dans les Sagas du Vinland et une découverte sur une colonie de Viking au Nouveau-Brunswick
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Cette archéologue aurait retrouvé une mythique colonie Viking au Canada

 

Leif Erikson découvre l’Amérique, Hans Dahl (1849-1937)

par  Malaurie Chokoualé

 

L’archéologue Birgitta Wallace, directrice du projet de recherche canadien Where is Vinland. aurait peut-être découvert des traces de la mythique colonie viking Vinland au Nouveau-Brunswick, rapportait CBS le 11 mars. 

La légendaire Vinland est le nom donné par l’explorateur viking islandais Leif Erikson à un territoire qu’il aurait découvert autour de l’an 1000 – près d’un demi-millénaire avant que Christophe Colomb ne pose les pieds sur le continent américain.

Son périple est raconté dans les Sagas du Vinland, deux textes épiques islandais datant du XIIIe siècle. Alors qu’il naviguait entre l’Islande et le Groenland, l’explorateur se serait égaré jusqu’à finir par découvrir « Vinland », sur la côte est du Canada actuel, où il aurait construit un camp de base et effectué quatre voyages. Ces sagas souvent pleines de contradictions ne peuvent malheureusement pas être considérées comme historiquement exactes à cause de la tradition orale islandaise.

En 1961, une colonie viking avait été découverte à L’Anse aux Meadows, à l’extrême nord de Terre-Neuve. Cette découverte avait indiscutablement établi l’arrivée des Vikings en Amérique, 500 ans avant Christophe Colomb. Les découvertes que Wallace et son équipe ont faites dans cette colonie les ont confortées dans cette idée que L’Anse correspondait aux descriptions donnée dans les récits de Leif Erikson et qu’elle servait de camp de base vers d’autres explorations vikings, jusqu’au Nouveau-Brunswick. La découverte de morceaux de bois de noyer cendré sur le site a d’ailleurs étayé leur théorie.

« Les noyers cendrés ne sont pas originaires de l’Île-du-Prince-Édouard ou de Nouvelle-Écosse. Le Nouveau-Brunswick est l’endroit le plus proche », explique Birgitta Wallace.

La chercheuse affirme que les similitudes entre les sagas et la réalité sont une indication de la présence des Vikings dans la région

« Leif Erikson parle notamment de raisins sauvages, et il se trouve que les noyers poussent à peu près au même endroit que les raisins et mûrissent en même temps », dit-elle.

« Celui qui a ramassé ces noix a dû voir ces raisins. »

En outre, elle explique que la région étant viticole, elle correspond tout à fait au nom de la colonie décrite dans la saga, puisque Vinland signifie « terre-de-vin ».

Aujourd’hui devenue une zone urbanisée, aucune preuve physique des Vikings n’a encore été trouvée au Nouveau-Brunswick. Mais Wallace pense que, même plusieurs siècles après, les chercheurs sont susceptibles d’y découvrir des outils, des équipements, des tentes et même des ossements.

Source : CBC News

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Le monde évalue l’ampleur de la «crise» de la biodiversité


Des études de grandes envergures se font sur la biodiversité de la Terre, les animaux, la faune, la flore tout est en danger. On le sait que si on veut préserver ce que l’on peut, il faudrait agir. La question que je me pose, avec tout ce monde qui étudie l’environnement, l’action est peu efficace des gens, des gouvernements qui pourraient faire changer les choses ou du moins protéger ce que l’on peut encore
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Le monde évalue l’ampleur de la «crise» de la biodiversité

 

Les sols du monde sont de plus en... (Andre Penner, archives AP)

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Les sols du monde sont de plus en plus dégradés par la pollution, la déforestation, l’exploitation minière et des pratiques agricoles non durables qui les appauvrissent. Sur cette photo, de la déforestation dans le nord de l’État Para, au Brésil.

ANDRE PENNER, ARCHIVES AP

 

MARIETTE LE ROUX, FLORENCE PANOUSSIAN
Agence France-Presse
Paris et Bogota

En raison de l’activité humaine, la Terre vit une extinction massive d’espèces, la première depuis la disparition des dinosaures, une crise dont l’ampleur va être exposée dans les prochains jours en Colombie, l’un des pays les plus biodiversifiés du monde.

À partir de samedi, experts et décideurs de 128 pays vont se rassembler au chevet de la planète afin d’évaluer les dégâts sur la faune, la flore et les sols, puis préconiser des solutions pour enrayer la tendance.

« La science le démontre : la biodiversité est en crise à l’échelle mondiale », a déclaré à l’AFP le directeur général du WWF, Marco Lambertini, avant cette réunion de la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) prévue jusqu’au 26 mars à Medellín (nord-ouest).

« Nous dépendons de la biodiversité pour la nourriture que nous mangeons, l’eau que nous buvons, l’air que nous respirons, la stabilité du climat, et malgré cela nos activités mettent la pression sur la capacité de la Nature à subvenir à nous besoins », a-t-il ajouté.

Pour dresser son état des lieux, l’IPBES a divisé la planète en quatre régions : Amérique, Afrique, Asie-Pacifique et Europe-Asie centrale. Chacune a fait l’objet d’une analyse approfondie et d’un volumineux rapport de 600 à 900 pages, que les 750 délégués vont étudier à huis clos. Puis le diagnostic sera rendu le 23 mars.

Cinq volumineux rapports

Un second bilan sera extrait le 26 mars d’un cinquième rapport sur l’état des sols du monde, de plus en plus dégradés par la pollution, la déforestation, l’exploitation minière et des pratiques agricoles non durables qui les appauvrissent.

Quelque 600 chercheurs ont travaillé bénévolement durant trois ans sur ces cinq évaluations, qui synthétisent les données d’environ 10 000 publications scientifiques. Le résultat final couvre la totalité de la Terre, sauf les eaux internationales des océans et l’Antarctique.

Les déléguées de l’IPBES se retrouvent dans un pays qui compte plus de 56 300 espèces de plantes et d’animaux, soit le 2e du monde pour sa biodiversité après le Brésil, qui est huit fois plus grand.

La Colombie, qui arrive en tête pour le nombre d’espèces d’orchidées et d’oiseaux (plus de 1920, soit 19 % de la planète), est traversée par trois cordillères andines, une topographie complexe qui a permis l’évolution de 311 écosystèmes différents.

Elle sort peu à peu d’un conflit armé de plus d’un demi-siècle, dont la violence a longtemps converti en zones interdites d’immenses parties du territoire, ainsi paradoxalement préservées.

Mais 1200 espèces sont aujourd’hui menacées en raison notamment du déboisement et de la pollution, dues en particulier à l’élevage extensif, aux plantations illicites de marijuana et de coca, matière première de la cocaïne, et aux exploitations minières clandestines.

« Nous sommes encore confrontés à un énorme défi lié au contrôle de la déforestation », a admis en février le ministre colombien de l’Environnement et du Développement durable, Luis Gilberto Murillo, en faisant état d’environ 170 000 ha déboisés l’an dernier.

Suggestions non contraignantes

À Medellín, les experts vont travailler sur des synthèses d’une trentaine de pages, destinées aux dirigeants des états membres de l’IPBES, afin de les orienter en matière de protection de la biodiversité.

Allant des transports à l’éducation, en passant par l’agriculture, ces « résumés » ne sont que des recommandations non contraignantes.

Ce sont des « suggestions pour agir », a précisé à l’AFP la secrétaire administrative de l’IPBES, Anne Larigauderie.

« Nous espérons que cela aidera à la prise de décisions pour stopper la perte de biodiversité », a ajouté Tom Brooks, directeur scientifique de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN,) qui fournit des données pour les rapports.

Le processus a jusqu’à présent coûté quatre millions d’euros (environ cinq millions de dollars).

Après l’ouverture officielle de la conférence samedi soir, les délégués négocieront à huis clos et « mot par mot » le contenu des synthèses.

« Des milliers de personnes ont fait des milliers (…) de commentaires », a ajouté Mme Larigauderie, en prédisant « beaucoup de discussions » durant la réunion de Medellín.

« Il se peut que certains pays ne soient pas satisfaits de ce que le rapport dit de l’état de leur biodiversité », a-t-elle aussi averti.

Selon un rapport distinct du Fonds mondial pour la nature paru mercredi, le dérèglement climatique pourrait menacer entre un quart et la moitié des espèces d’ici 2080 dans 33 régions du monde parmi les plus riches en biodiversité.

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Un microbe commun aurait fait des millions de morts lors de la conquête des Amériques


On sait que la colonisation de l’Amérique par les Européens avait affaibli les Amérindiens. Maintenant, les scientifiques se penchent sur une épidémie qui n’existaient pas avant la venu des Européens, et que  par la suite beaucoup d’Aztèques du Mexique jusqu’au Guatémala sont mort à cause d’un microbe très connu aujourd’hui, la salmonelle. Ce qui est assez étonnant qu’ils ont pu trouver ce microbe, mais il semble que les dents gardent prisonniers ces microbes même après la mort. Il reste quand même d’autres recherches auprès de corps cette époque pour confirmer cette hypothèse
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Un microbe commun aurait fait des millions de morts lors de la conquête des Amériques

 

La bactérie de la salmonelle

La bactérie de la salmonelle Photo : iStock/Getty Images

Peu de temps après l’arrivée des premiers Européens en Amérique, une mystérieuse épidémie, que les Aztèques appelleront le cocoliztli, apparaît spontanément au sud du Mexique. Elle fera des millions de victimes en quelques années à peine. Cinq siècles plus tard, des chercheurs commencent à lever le voile sur ce tueur mystérieux, qui est toujours bien présent parmi nous.

Un texte de Renaud Manuguerra-Gagné

Les populations d’Amérique ont été décimées par plusieurs maladies apportées involontairement d’Europe. Une des épidémies les plus effroyables s’est répandue au 16e  siècle dans la région qui regroupe aujourd’hui le Mexique et le Guatemala.

On pense qu’entre 1545 et 1550, de 5 à 15 millions de personnes seraient mortes des suites de ce que les habitants de la région ont nommé cocoliztli, l’équivalent de la grande peste en langue aztèque.

Parmi les symptômes décrits : fièvre, vomissements, hémorragies et convulsions. La mort venait en quelques jours à peine. Toutefois, étant donné les connaissances médicales de l’époque, on a bien peu de détails précis sur ce qui s’est réellement passé.

De l’ADN sous la dent

Pendant 500 ans, le mystère est resté entier, mais une étude récente de chercheurs allemands et mexicains a peut-être identifié un coupable.

La réponse est venue de corps provenant d’un site archéologique de la région d’Oaxaca, au Mexique, nommé Teposcolula Yucundaa. On y trouve une ancienne ville du peuple mixtèque, une culture voisine des Aztèques.

On voit une place rectangulaire excavée, entourée de murets de pierre, dans un site où la végétation est abondante.

Site archéologique de Teposcolula Yucundaa, au Mexique   Photo : Christina Warinner/Teposcolula-Yucundaa Archaeological Project

Vingt-neuf squelettes y ont été trouvés, parmi lesquels 24 sont ceux de personnes mortes lors de l’épidémie du cocoliztli, tandis que cinq autres sont mortes un siècle auparavant, avant l’arrivée des premiers Européens.

Bien qu’il soit difficile d’identifier à partir d’un squelette la maladie à l’origine d’un décès, des microbes responsables d’infections peuvent s’accumuler à l’intérieur d’une dent et y rester prisonniers après la mort de leur hôte.

Les chercheurs ont donc analysé l’ADN présent dans les dents des squelettes et l’ont comparé à une banque de bactéries actuelles. Ils y ont identifié un grand nombre de bactéries normales du microbiome humain, mais une intruse est sortie du lot pour dix des corps : la salmonelle!

Plus spécifiquement, il s’agit de la Salmonella enterica Paratyphi C, dont les différentes variantes sont, de nos jours, à l’origine de cas de fièvre typhoïde chez près de 21 millions de personnes par année et que l’on traite avec des antibiotiques.

Premiers contacts

Cette souche spécifique de salmonelle pourrait provenir des Européens, car aucun des ossements datant d’un siècle avant l’arrivée des colons n’en portait de traces. D’autres ossements, trouvés cette fois en Norvège, montrent que la même souche faisait des victimes en Europe dès l’an 1200.

La présence de la salmonelle peut surprendre, surtout quand on pense aux symptômes rapportés par des témoignages historiques à propos de la maladie. Il faudra trouver d’autres sites où l’on détecte une présence de salmonelle avant de confirmer qu’elle est à l’origine du cocoliztli.

Ces données montrent toutefois que la salmonelle se répandait dans la région au moment de l’épidémie de 1545. Les chercheurs rappellent aussi que, pour détecter de l’ADN de cette façon, il devait y avoir une grande quantité de bactéries dans le sang des victimes au moment de leur mort.

De plus, si la bactérie n’était pas présente avant l’arrivée des Européens, les nations qui y vivaient n’auraient eu aucune défense immunologique contre elle, ce qui les rendait particulièrement sensibles à une infection foudroyante.

Si on ajoute à cela le fait que les conditions de vie des peuples autochtones se sont détériorées avec les guerres et les famines, et que cette bactérie se répand rapidement dans les cours d’eau, cela fait de la salmonelle un bon suspect.

Il est aussi possible que la salmonellose ne soit que l’une des multiples maladies qui auraient décimé les populations de la région au cours de cette période.

Malgré l’incertitude, l’étude demeure une première preuve biologique de l’impact négatif qu’auraient eu les premiers contacts des Européens avec les peuples d’Amérique.

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Le Saviez-Vous ► Non, la peste n’est pas une maladie du passé


Nous entendons rarement parler de la peste qui a fait temps de mort à travers le monde, souvent, c’est l’histoire de la maladie, pourtant la peste existe toujours surtout dans les pays plus pauvres. En plus, la maladie qui se transmet généralement par les puces à évoluer pour la transmission, par des animaux que des humains mange. La peste peut-elle revenir en force ? Avec les changements climatiques, la mondialisation et un vaccin indisponible, les risques augmentent
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Non, la peste n’est pas une maladie du passé

2017, la peste a fait plus de cinquante morts à Madagascar, pour un demi-millier de personnes touchées. Cette maladie, que l’on sait très bien combattre, sévit toujours, notamment dans des pays d’Afrique, et est considérée comme une maladie réémergente dans le monde par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). C’est ce que montrait nettement une étude parue en 2013 sur la période 2000-2009.

Article d’Agnès Roux

Avec l’amélioration des connaissances et les progrès de la médecine, certaines maladies ont peu à peu disparu de nos vies. La variole par exemple, qui était autrefois un fléau redoutable, est aujourd’hui complètement éradiquée. Cependant, les épidémies de choléra et de polio qui frappent régulièrement certains pays nous rappellent que les maladies oubliées dans le monde occidental ne font pas toujours partie du passé.

Décrite depuis l’Antiquité et rendue tristement célèbre par ses vagues meurtrières sans pareilles, la peste est la grande maladie des livres d’histoire. Dans l’imaginaire collectif, cette maladie infectieuse est synonyme de fléau. Au Moyen Âge, elle terrifia par sa virulence et sa contagiosité, notamment lors de l’épisode de la peste noire qui extermina entre 30 et 50 % de la population européenne, ce qui correspond à plus de 25 millions d’êtres humains. La dernière pandémie, appelée peste de Chine, a pris naissance à la fin du XIXe siècle en Chine et s’est répandue dans le monde entier tuant plus de 10 millions de personnes.

Représentation d'un médecin de peste portant un masque de protection. © Wikimedia Commons, DP

Représentation d’un médecin de peste portant un masque de protection. © Wikimedia Commons, DP

La peste et ses vagues meurtrières

C’est au cours de cet épisode meurtrier qu’Alexandre Yersin, un jeune médecin d’origine suisse, a isolé le bacille de la peste (appelé ensuite Yersinia pestis), sur des cadavres d’Hommes et de rongeurs. Véhiculée par des puces de rats et d’autres rongeurs, la bactérie est transmise à l’Homme par les morsures d’insectes infectés. La suite n’est pas rassurante : après une semaine d’incubation, de nombreux symptômes comme une forte fièvre, des frissons et des vertiges apparaissent. En l’absence de traitement, la peste bubonique emporte 60 à 70 % des malades. Les formes les plus graves de la maladie, à savoir la peste pulmonaire et la peste septicémique, sont quant à elles presque systématiquement fatales.

Heureusement, au XXe siècle, la découverte des antibiotiques et les mesures de santé publique ont fait énormément reculer les épidémies. En France, les derniers cas de peste remontent à 1945. Or, la maladie sévit encore dans certains pays pauvres d’Afrique, d’Amérique et d’Asie. Selon l’Institut de veille sanitaire (InVS), près de 40.000 cas de peste auraient été recensés dans plus de 25 pays entre 1989 et 2003. La maladie est donc loin d’avoir disparu. À l’heure actuelle, il existe un vaccin, mais son utilisation est délicate et entraîne de lourds effets secondaires. Pour ces raisons, il n’est pas encore disponible au public.

L’agent de la peste, Yersinia pestis, observé en microscopie à fluorescence. © hukuzatuna, Flickr, cc by nc nd 2.0

L’agent de la peste, Yersinia pestis, observé en microscopie à fluorescence. © hukuzatuna, Flickr, cc by nc nd 2.0

La peste : une maladie loin d’avoir disparu

Dans une étude publiée récemment dans The American Journal of Tropical Medicine and Hygiene, Thomas Butler, chercheur de la Ross University School of Medicine située dans les Caraïbes, a rassemblé les données recueillies sur la peste entre 2000 et 2009. Ses résultats démontrent une fois de plus qu’elle est loin d’être une maladie du passé.

La République démocratique du Congo figure au triste premier rang des pays les plus touchés avec 10.581 cas recensés. Selon l’auteur, la guerre civile, les déplacements de populations et les conditions de vie difficiles ont probablement favorisé les contacts entre les rongeurs porteurs de la peste et l’Homme. Avec 7.182 cas, l’île de Madagascar prend la deuxième place de ce classement lugubre, et devance la Zambie qui compte quant à elle 1.309 malades. Au total, 21.725 personnes ont été frappées par la peste et 1.612 en sont mortes au cours des dix années concernées par l’étude. Avec plus de 97 % des cas, l’Afrique est de loin le continent le plus touché par cette maladie infectieuse.

Des recherches sont encore nécessaires

Au cours de cette étude, l’auteur montre également que l’agent de la peste a plus d’un tour dans son sac pour infecter l’être humain. La plupart du temps, ce sont les puces qui transmettent le germe infectieux, mais d’autres stratégies semblent exister. Ainsi, en 2007, en Afghanistan, 66 personnes sont tombées malades et 17 sont mortes suite à l’ingestion d’un chameau contaminé. Plus récemment au Kirghizistan, un jeune homme de 15 ans est mort de la peste après avoir mangé une marmotte malade.

Selon l’auteur, l’augmentation des températures, la mondialisation des échanges, l’absence de vaccin et la résistance aux antibiotiques de l’agent de la peste sont autant de facteurs qui contribuent à la diffusion de cette maladie. Il paraît donc indispensable de continuer les recherches sur le sujet afin de mieux guérir les malades et peut être un jour d’éradiquer ce mal pernicieux.

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Le Saviez-Vous ► Histoire de l’épluchette de blé d’Inde


Histoire de l’épluchette de blé d’Inde

 

La récolte des épis de maïs ou mieux connu le blé d’inde au Québec est souvent un moment de rassemblement pour des familles, des organismes, des fêtes vers la fin de l’été. Mes souvenirs me reviennent quand papa amenait des sacs de blé d’inde pour le souper ou même une fois, en fin soirée, histoire de profiter de ce goût unique qu’on aime bien
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Histoire de l’épluchette de blé d’Inde

 

Le maïs (Zea mays L., ou Zea mays subsp. mays (autonyme)), appelé blé d’Inde au Canada, est une plante herbacée tropicale annuelle de la famille des Poacées (graminées), largement cultivée comme céréale pour ses grains riches en amidon, mais aussi comme plante fourragère. Le terme désigne aussi le grain de maïs lui-même.

Cette espèce, originaire du Mexique, constituait l’aliment de base des Amérindiens avant l’arrivée en Amérique de Christophe Colomb. La plante fut divinisée dans les anciennes civilisations d’Amérique centrale et méridionale, et était cultivée par les Nord-Amérindiens avec la courge et le haricot en utilisant la technique dite « des trois sœurs ». Introduite en Europe au XVIe siècle, elle est aujourd’hui cultivée mondialement et est devenue la première céréale mondiale devant le riz et le blé. Avec l’avènement des semences hybrides dans la première moitié du XXe siècle, puis des semences transgéniques récemment, le maïs est devenu le symbole de l’agriculture intensive en Europe de l’Ouest, aux États-Unis et en Chine mais il est aussi cultivé de façon très extensive dans l’Ouest de l’Afrique du Sud ou semi-extensive en Argentine et en Europe de l’Est.

https://fr.wikipedia.org

L’origine des épluchettes de blé d’Inde remonte aux premiers temps de la colonie, à une époque où le maïs était cultivé comme une céréale nécessaire à la subsistance. L’épluchette de blé d’Inde avait alors lieu à la fin de la saison des récoltes, et elle relevait plutôt de la corvée, puisqu’il était nécessaire d’éplucher le maïs avant de le sécher et de l’engranger pour l’hiver.

L’industrialisation de l’agriculture aidant, l’épluchette de blé d’Inde s’est peu à peu transformée en une sorte de fête des récoltes, conservant son caractère rassembleur sans l’aspect travail et survivance qui lui était autrefois associée. Le meilleur des deux mondes! L’épluchette est parfois doublée d’une “élection”, celle du roi et de la reine de l’épluchette: un épi de maïs rouge et un épi de maïs bleu cachés parmi les épis servent à désigner le couple royal. Dans les kermesses et les fêtes de village, le couple est habituellement tenu d’ouvrir la danse suivant l’épluchette, mais dans les fêtes familiales, il est plus commun d’offrir un cadeau ou un privilège aux personnes désignées par le hasard.

Comme les techniques d’agriculture se sont développées, le maïs en épi est disponible dès la fin juillet et parfois aussi tard qu’en septembre. Il faut toutefois le récolter avant les premiers gels, qui mettront fin à la culture. Les épluchettes ont lieu à cette période, le plus souvent au mois d’août. C’est à cette époque de l’année que le maïs est le plus sucré!

Pour organiser une épluchette de blé d’inde

Les épluchettes de blé d’Inde demandent relativement peu d’organisation, et elles sont souvent une solution peu coûteuse lorsque vient le temps de recevoir un grand nombre de personnes. Pour peu que l’on puisse louer l’équipement approprié (un brûleur et un très grand chaudron pour un groupe de 20 à 40 personnes, ou une épluchette mobile pour accommoder les plus grands rassemblements), le seul coût à défrayer (en plus de la location de l’équipement, évidemment) sera celui de la nourriture. Or, le blé d’Inde est économique. Une poche de blé d’Inde contenant 5 à 6 douzaines se vendra entre 20 et 30$ au plus fort de la saison, selon les prix en vigueur pour le marché. À 20$ la poche de six douzaines, cela revient à un peu plus de 25 sous par épi, de quoi pouvoir nourrir un nombre respectable de personnes sans se ruiner.

De combien de blé d’Inde par personne avez-vous besoin? Cela dépendra essentiellement du menu de votre épluchette. Si vous choisissez de ne servir que du maïs, comptez quatre épis par personne, en plus du beurre et du sel nécessaires pour l’assaisonnement. Si vous choisissez plutôt d’accompagner le blé d’Inde de hot dogs, de salades ou de sandwiches, limitez-vous à deux épis de blé d’Inde par personne (et à deux hot dogs, le cas échéant). Si cela est possible, il est préférable d’acheter le maïs le jour même de l’épluchette et d’acheter du maïs cueilli le matin même: l’amidon se concentre rapidement dans les épis, rendant les grains plus farineux. Plus le maïs est frais, meilleur il est!

Pour vous faciliter la vie, optez pour de la vaisselle jetable, et servez le maïs dans de grandes cuves sur une table de service, avec les condiments nécessaires à portée de main. Pour changer du sempiternel combo beurre et sel, préparez quelques beurres aromatisés qui étonneront vos invités. Un beurre au paprika fumé donnera un bon goût de barbecue à votre maïs, alors qu’une combinaison de coriandre, de lime et d’ail confèrera fraîcheur et zeste à votre épi. Vous pourriez aussi servir le maïs bouilli à la mexicaine: au Mexique, on vend dans les rues une collation nommée elote qui consiste en un épi de maïs enduit d’une fine couche de beurre et de mayonnaise, parsemé de poudre de chili, arrosé de jus de lime et garni de fromage queso fresco ou cotija émietté. Un secret? Remplacez le cotija, plus difficile à trouver, par du fromage feta léger. C’est délicieux.

Si vous avez envie de faire passer votre épluchette à un autre niveau, il est aussi possible de servir une partie du maïs grillé sur le barbecue. Ceci lui donnera un goût fumé concentré, très apprécié et très différent du maïs bouilli. Si vous avez des restants de maïs au lendemain de votre épluchette, transformez-le en salsa (délicieux avec des tomates en dés, mais encore meilleur avec de l’avocat), en soupe (la chaudrée de maïs est un classique de la cuisine du sud des États-Unis), en salade, voire même en gruau, inspiré des grits à l’américaine. Vous pouvez aussi étaler les grains de maïs sur une plaque au congélateur et les ensacher une fois surgelés: il sera alors facile d’en prélever la quantité nécessaire pour une recette.

Sources et références

RDAQ. Épluchette de blé d’Inde. [En ligne] http://rdaq.banq.qc.ca/expositions_virtuelles/coutumes_culture/septembre/epluchettes_ble_dinde/a_propos.html Page consultée le 13 août 2013.

http://wikibouffe.iga.net/

Le Saviez-Vous ► Histoire et origine du chocolat : de l’Amérique à l’Europe


Le chocolat qui fait partie des petits plaisirs de la vie a été connu grâce aux expéditions espagnoles vers l’Amérique à la rencontre des Aztèques. Au début, quand il s’est fait connaitre en Europe, le chocolat était un breuvage et seulement l’élite pouvait en consommer, ce n’est que beaucoup plus tard que les tablettes de chocolat a pu être conquis par tout le monde
Nuage

 

Histoire et origine du chocolat : de l’Amérique à l’Europe

 

Claire König

Enseignante Sciences Naturelles

 

Avant le chocolat, il y a le cacao. Les Mayas appelaient cet arbre Cacahuaquchtl. Et les dieux, dans leur grande générosité, permettaient à l’élite, dans des circonstances bien codifiées, de consommer leur nourriture… Plongeons dans l’histoire du chocolat.

Fèves et poudre de chocolat. © Iprachenko, Shutterstock

Fèves et poudre de chocolat. © Iprachenko, Shutterstock

Le chocolat conquit l’Europe grâce aux grands explorateurs

Le chocolat devint le compagnon des grands explorateurs. Christophe Colomb, Hernan Cortés et bien d’autres succombèrent à ses charmes.

Les grands explorateurs, comme Christophe Colomb, ont participé à l'histoire du chocolat. © Portrait réalisé par le peintre florentin Ridolfo Ghirlandaio

Les grands explorateurs, comme Christophe Colomb, ont participé à l’histoire du chocolat. © Portrait réalisé par le peintre florentin Ridolfo Ghirlandaio

Cortés revient en Espagne en 1528. Il rapporte des produits inconnus : tomate, haricot blanc, pomme de terre, maïs, piment, tabac et chocolat. Il dit alors à Charles V :

« Une tasse de cette précieuse boisson permet à un homme de marcher un jour entier sans manger ».

Cortès apporte dans ses bagages de nouveaux aliments, et parmi eux du chocolat. © DR

Cortès apporte dans ses bagages de nouveaux aliments, et parmi eux du chocolat. © DR

Les premières cargaisons de cacao arrivent en Espagne en 1585. Préparé dans des monastères, le chocolat est très cher. Il devient un met royal, lourdement taxé et donc hors de prix pour le peuple.

Le galion servait au transport de marchandises, comme le chocolat. © DR

Le galion servait au transport de marchandises, comme le chocolat. © DR

Il est servi dans un pot à couvercle percé pour y introduire le moulinet et est bu dans des tasses plus hautes que celles du café, autre boisson à la mode. Les espagnols se mettent à boire du chocolat chaud, inconnu des Aztèques. Ils fabriquent les premières tablettes pour pouvoir le transporter facilement. L’engouement pour le chocolat se développe donc en Espagne bien avant le reste de l’Europe. Mais, peu coûteux à la production et de culture aisée, le cacao séduit les planteurs et, comme le sucre, contribue à l’essor de l’esclavage.

Plongez dans l'histoire du chocolat... © avs, Shutterstock

Plongez dans l’histoire du chocolat… © avs, Shutterstock

C’est aux Pays-Bas, terres espagnoles, que le chocolat s’étend d’abord. Les premières fèves sont introduites en Italie, par le duc Emmanuel-Philibert de Savoie, en 1559. Les chocolatiers italiens, experts dans l’art de le préparer, l’exportent en Autriche, en Suisse, en Allemagne et en France.

En 1609, les Juifs chassés d’Espagne arrivent à Bayonne et vont faire de la ville le principal centre de production français.

Madame de Sévigné écrivait alors à sa fille qu’elle en buvait soir et matin :

« Voilà de quoi je le trouve plaisant, c’est qu’il agit selon l’intention ».

Parmi ses plus fidèles admiratrices : Marie-Thérèse, infante d’Espagne et épouse de Louis XIV ; on disait d’ailleurs :

« Le roi et le chocolat sont les deux seules passions de la reine ».

On accusa Fagon, médecin de sa Majesté d’avoir préparé un chocolat de onze heures qui hâta son trépas et permit à madame de Maintenon, qui préparait elle-même son chocolat (c’était prudent !), de s’occuper enfin du roi !

Années 1820 : le chocolat se démocratise

Les années 1820 marquent les débuts du « chocolat pour tous ».

Fondateur d’une dynastie chocolatière, Antoine-Brutus Menier (1795-1853), pharmacien spécialisé dans les poudres, vend du chocolat en tablettes enveloppées de papier jaune. Son fils, Émile-Justin sera surnommé le baron Cacao.

Cailer, plus ancienne marque de chocolat suisse, et Van Houten, célèbre fabricant hollandais. © DR

Cailer, plus ancienne marque de chocolat suisse, et Van Houten, célèbre fabricant hollandais. © DR

  • Cailler est la plus ancienne marque de chocolat suisse, née en 1819. Brillat -Savarin, en 1826, préconisait le chocolat à ceux qui « auraient bu quelques traits de trop à la coupe des voluptés».

  • Le hollandais Van Houten, fabricant à Amsterdam, invente en 1828, la solubilisation du cacao. : c’est le premier brevet de chocolat en poudre.

  • En 1847, la première tablette de chocolat est créée.

  • Rodolphe Lindt (1855 -1909) dépose en 1879 un brevet qui marque la création du chocolat fondant par le procédé du conchage.

Lindt invente le conchage du chocolat. © DR

Lindt invente le conchage du chocolat. © DR

  • Henri Nestlé (1814-1890), grâce au procédé de condensation du lait, permet l’invention, en 1875, du chocolat au lait à croquer.

  • L’Anglais Charles Barry développe en 1842 une activité de négoce à Londres.

  • Le Suisse Charles Amédée Kohler découvre le chocolat aux noisettes en 1830.

  • Philippe Suchard découvre que la plaque coûte trois jours du salaire d’un ouvrier. En 1825, il produit alors entre 25 et 30 kg de chocolat par jour avec un seul ouvrier, et, en 1901, vient le fameux emballage mauve.

Le fameux chocolat Poulain. © DR

Le fameux chocolat Poulain. © DR

  • En 1884, Albert Poulain invente le petit déjeuner à la crème vanillée.
  • Dès le début du XXe siècle, la chaîne Menier est automatisée, permettant une fabrication en série des tablettes : la première chocolaterie industrielle !
  • En 1912, Jean Neuhaus créé la praline et lance ses tablettes ornées du célèbre éléphant.
  • En 1923, Franck Mars invente et lance, à Chicago, la première barre chocolatée !

Et la liste des grands noms du chocolat continue de s’allonger encore pour le plus grand plaisir des « chocolâtres ». Quel dommage que ce mot ne devînt pas français !

Et si la Suisse reste un des hauts lieux du chocolat, il est souvent au lait ce qui est incompatible avec la « chocolatrie ».

http://www.futura-sciences.com

Le Saviez-Vous ► La diaspora québécoise ou l’incroyable histoire des Tremblay d’Amérique


Qu’on en commun Hilary Clinton, Angélina Jolie, Madona, Tiger Wood, Tom Landry, ils ont tous des racines au Québec que ce soit par leur naissance ou parents. Au Québec, on sait que la poutine, le Cirque du Soleil, certaines recherches scientifiques ont la côte en Amérique, et même ailleurs dans le monde. Pourtant, peu savent que dans divers domaines que ce soit artistique, politique, sportif nous ne savons pas grande chose .. Il m’arrive parfois de faire des recherches sur des personnes vues a la télé surtout sur le côté américains et il est surprenant de voir que beaucoup ont un lien de parenté ou sont carrément né dans notre province
Nuage

 

La diaspora québécoise ou l’incroyable histoire des Tremblay d’Amérique

 

Jacques Noël

 

« Chaque Québécois devrait savoir qu’une partie importante de son histoire s’est déroulée ailleurs sur le continent, voire au milieu du Kansas.» (Dean Louder)

La reine de la pop s’appelle Madonna en mémoire de sa mère, Madonna Fortin; c’est assez connu (chez les Fortin d’Amérique du moins…).

Le père de la Beat Generation parlait joual, sa langue maternelle, celle de ses parents nés dans le Bas-Saint-Laurent. C’est assez connu (et pas seulement chez les Kirouac d’Amérique…).

Mais qui sait que la plus belle femme au monde (2009) s’appelle Angelina en mémoire de son arrière-grand-mère, Angélina Leduc, née à Sainte-Anne-de-la-Pérade? Que le père des Grammys  est né à Valleyfield? Le père de la «Kalachnikov américaine», à St-Rémi-de-Napierville? La reine du burlesque, dans les Cantons de l’Est?

Combien de fois avons-nous entendu parler des Prix Nobel juifs? Des sprinteurs jamaïcains? Des chefs français? Des peintres hollandais? Des designers italiens? Des musiciens allemands? Des écrivains russes? Des joueurs de soccer brésiliens? Des hommes d’affaires américains?

Mais rarement des célébrités québécoises. Notre petit peuple sans nom (on le change à chaque génération!), et sans histoire(s) ajouterait Durham, a produit toute une gamme d’artistes, d’écrivains, de sportifs, de pionniers, de politiciens, de découvreurs et de patenteux de génie sur ce continent qui l’a enfanté. La diaspora de ce peuple sans nom (appelons-le Les Tremblay d’Amérique du nom de la plus grosse famille) est d’une richesse et d’une variété inouïes. Mais inconnue et surtout ignorée des Québécois, pourtant si ouverts sur le monde, mais pas sur leur monde!

Le père du golf américain -l’ancêtre de Tiger Wood- s’appelait Ouimet; sa famille venait de Terrebonne. Disney a fait un film sur son histoire en 2005.

La mère des cowboys gays de Brokeback Mountain s’appelle Proulx. Hollywood a fait un film qui fait encore jaser (parlez-en à Dédé Boisclair…)

L’un des plus influents journalistes américains s’appelle Dionne. Il prie en français avec ses enfants. Et l’un des plus brillants caricaturistes au monde s’appelle Trudeau, cousin lointain de notre poteux de Papineau.

Le meilleur écrivain voyageur au monde s’appelle Theroux. Et parle français aussi.

Le génie derrière l’élection du premier président noir est un Plouffe et le recordman de la course à la présidence américaine est un Larouche. Huit fois mon père!

Napoléon Lajoie détient le record de la plus haute moyenne au bâton de l’histoire du baseball: .426 Rodger! Sa famille venait de Saint-Pie-de-Bagot.

Tom Landry est considéré comme l’un des plus grands coachs de l’histoire de la NFL. C’est un descendant d’Acadiens, qui sont passés par le Québec et l’Illinois, avant d’atterrir au Texas.

La liste est longue, le parcours de notre diaspora impressionnant. Elle brille dans les arts, les sports, la science, la politique, l’économie. Pourtant, elle est à peu près inconnue des Québécois. Elle est surtout absente de notre univers socio-politico-culturel, centré sur le «Nous» de la Vallée du Saint-Laurent. Exit l’autre moitié de notre «Nous» familial, exit quatre siècles d’histoire commune.

L’histoire des mastectomies d’Angelina Jolie est fort éloquente et témoigne de l’absence totale de la diaspora dans notre représentation collective. On a rappelé, des jours durant, la mort de sa mère, Marcheline Bertrand, terrassée prématurément par un cancer des ovaires. Mais on est complètement passé à côté de ses origines québécoises. De la famille Bertrand, originaire de St-Jacques-de-Montcalm. De sa grand-mère Leduc, de Sainte-Anne-de-la-Pérade.

Liza Minelli est en spectacle à Montréal. On lui parle de tout sauf de sa grand-mère, Émilie Odile Lebeau, fille de Flavien Charles Lalouette dit Lebeau, originaire de St-Benoît des Deux-Montagnes.


Hillary Clinton fait une conférence à Montréal. Pas un mot sur ses ancêtres Nicolas Godé et Françoise Gadois, première famille montréalaise mon Rozon.

Certes, la réussite des Québécois à l’étranger, de la Croisette au Red Carpet, est largement médiatisée (et parfois passablement gonflée par nos Herby en herbes…). C’est même devenu notre carte de visite à l’étranger, notre grande fierté. Céline, c’est NOTRE Céline. Le Cirque, c’est NOTRE cirque (avant la vente aux Ricains). Et la poutine -en pleine expansion dans les snacks branchés de la planète- NOTRE poutine évidemment. Mais la diaspora? La diaspora des Tremblay d’Amérique? Cette immense diaspora que notre peuple a produite sur ce continent, et même au-delà? Rien. Nada. Nothing. Niente. Elle n’existe tout simplement pas dans notre représentation collective.

Comme les Juifs, les Grecs, les Chinois, les Italiens et les Irlandais, notre histoire a façonné une immense diaspora de quelque 13 millions de personnes en Amérique du Nord et même au-delà. Cette diaspora atteint aujourd’hui les plus hauts sommets de la réussite dans le monde des arts, des sports et de la politique. Hélas nous en sommes coupés.

Jacques Noël est l’auteur du livre La Diaspora québécoise (Édition GID).

http://quebec.huffingtonpost.ca/