Le plus vieux texte d’Amérique


Le plus vieux texte de l’Amérique vient des Mayas. Ce fut un calendrier des mouvements de Vénus qui ne serait qu’une partie d’un document qui aurait probablement contenu 20 pages
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Le plus vieux texte d’Amérique

 

 

Le texte le plus ancien jamais retrouvé en Amérique est exposé dans un musée de Mexico pour la première fois. Il s’agit d’un traité maya d’astronomie a été écrit entre 1021 et 1154. Tout à fait fascinant!

Le Saviez-Vous ► Histoire de la route des Indes : une épopée maritime


Les explorateurs ont cherché des moyens pour se rendre peut-être plus rapidement vers la route des épices, de la soie et pierres précieuses. Ce qu’ils ont découvert, c’est de nouveaux territoires. On peut imaginer que les cartes géographiques on changer à chaque voyage.
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Histoire de la route des Indes : une épopée maritime

 

Planisphère portugais dit « de Cantino » daté de 1502 ; première visualisation des parties du monde connues par les Européens au début du XVIe siècle. Bibliothèque Estense de Modène (Italie) © Domaine public

Planisphère portugais dit « de Cantino » daté de 1502 ; première visualisation des parties du monde connues par les Européens au début du XVIe siècle. Bibliothèque Estense de Modène (Italie) © Domaine public

Dès le début du XVIe siècle, les géographes européens savent que les terres découvertes outre-Atlantique ne constituent pas une partie de l’Asie mais un nouveau continent qui barre la route occidentale vers les épices, les pierres précieuses et la soie.

Des navigateurs portugais tels Vasco de Gama ont ouvert la route orientale de l’Inde par le Cap de Bonne-Espérance, en créant des escales sur les côtes africaines. La Chine est atteinte dès 1516 et un comptoir de commerce portugais est créé à Macao. La route occidentale vers l’Inde pose problème aux explorateurs : ils vont tenter d’ouvrir une voie maritime autre que celle de Magellan, trop loin au sud et obligeant le passage vers le Pacifique par un détroit très dangereux. Les expéditions du malouin Jacques Cartier ou de l’explorateur anglais Henry Hudson, s’emploient à découvrir le passage navigable au nord de l’Amérique, entre Atlantique et Pacifique. L’obstacle terrestre que constitue la chaîne des Rocheuses barrant la route vers l’ouest, ne sera véritablement comprise qu’au XVIIIe siècle.

Le mythe d’une immense terre australe inconnue

On transpose dans le Nouveau Monde les mythes géographiques hérités du Moyen-Âge européen ; l’existence du passage maritime vers l’Orient par l’ouest en est directement issue. Les Espagnols qui sont établis dès les années 1530 en Californie, stimulés par l’existence éventuelle de métaux précieux et de royaumes légendaires, remontent ainsi jusqu’à l’Oregon. Une longue bande côtière nord-ouest va cependant demeurer inexplorée jusqu’à l’arrivée de James Cook dans les années 1770.

L’existence mythique d’une Terra Australia Incognita, gigantesque continent austral, est l’héritage de la géographie de Ptolémée, d’une interprétation erronée de Marco Polo et d’une conception médiévale qui voudrait équilibrer masses continentales de l’hémisphère Nord par leur équivalent dans l’hémisphère Sud. Sur le planisphère de Mercator de 1587, le continent austral mythique reçoit son extension maximale, il couvre trois océans et jusqu’au début du XVIIe siècle, on pense que l’Australie et le continent antarctique ne font qu’un seul bloc.

À savoir

Gerardus Mercator est un géographe originaire des Pays-Bas espagnols (Belgique actuelle), premier à réaliser en 1569 une projection terrestre cylindrique tangente à l’équateur sur une carte plane ; petit problème cependant : plus on va vers les pôles et plus la déformation des continents est importante.

https://www.futura-sciences.com/

Le Saviez-Vous ► Il y a cinq siècles avait lieu le premier voyage esclavagiste entre l’Afrique et l’Amérique.


L’esclavage a commencé bien avant 1518, mais cette année-là, les esclaves noirs, et même arabes on traverser les mers pour se rendre aux Amérique. Avec le Nouveau-Monde, il eut un manque de main-d’oeuvres. Pendant toutes ces années de ce commerce, plus de 10 millions d’Africains ont été transporter entre l’Europe et en Amérique dont près de millions d’esclaves sont mort avant d’arriver à leur destination.Malheureusement, malgré ces horreurs, l’esclavage, la traite humaine existe encore sous diverses formes.
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Il y a cinq siècles avait lieu le premier voyage esclavagiste entre l’Afrique et l’Amérique.

 

Cap 110 - Mémorial à l'esclavage | Gaël Chardon via Flickr CC License by

Cap 110 – Mémorial à l’esclavage | Gaël Chardon via Flickr CC License by

Repéré par Christophe-Cécil Garnier

Jusqu’en 1518, les esclaves africains étaient amenés jusqu’en Espagne ou au Portugal, avant d’être envoyés dans les Caraïbes.

 

Repéré sur The Independent

C’était il y a exactement 500 ans. Le 18 août 1518, ou 28 août s’ils avaient utilisé notre calendrier grégorien, le roi d’Espagne Charles I publiait une charte autorisant directement le transport d’esclaves de l’Afrique aux Amériques. Jusqu’à ce moment, ils étaient d’abord amenés en Europe méridionale.

Dans cette charte, le roi d’Espagne donne à Lorenzo de Gorrevod, un de ses principaux conseillers, la permission de transporter «quatre mille esclaves nègres, hommes comme femmes», sur les différents territoires découverts du continent américain. Cette décision de créer une ligne directe et «économiquement plus viable» a fondamentalement changé la nature et l’ampleur de cette terrible industrie, estime le quotidien anglais The Independent. Sur les 350 années suivantes, plus de dix millions d’Africains furent transportés entre les deux continents. Au moins 1,8 million moururent en route.

«Les découvertes que nous avons faites transforment notre compréhension des débuts de la traite négrière transatlantique. Remarquablement, jusqu’à présent, il s’agissait d’un domaine peu étudié», a déclaré le professeur David Wheat, de l’Université du Michigan, un historien qui a été étroitement impliqué dans les récentes recherches.

«La plupart des historiens et autres n’ont pas vraiment compris l’importance de l’avènement du commerce transatlantique des esclaves en août 1518», a renchérit le professeur David Richardson, de l’Institut Wilberforce de l’Université de Hull.

La traite négrière a pourtant été une catastrophe pour l’Afrique, note l’Independent.

«La traite des esclaves arabes avait déjà eu un impact terrible sur le continent – mais la demande européenne de cette main-d’œuvre dans leurs empires embryonnaires du Nouveau Monde a considérablement aggravé la situation», indique le quotidien. Les Européens, comme les Espagnols ou les Portugais, ont massivement augmenté la demande et ont finalement déclenché toute une série «de terribles guerres tribales intra-africaines».

The Independent conclut que «les gouvernements et les organisations du monde entier ont eu tendance à favoriser la commémoration des révoltes d’esclaves et des mouvements abolitionnistes, qui ont contribué à mettre fin à la traite des esclaves, plutôt que l’histoire plus lointaine et politiquement moins confortable de la façon dont cela a commencé».

http://www.slate.fr/

En colonisant l’Amérique, les Européens auraient fait disparaître d’anciens chiens


Les premiers chiens sont venus par le détroit de Béring pour s’installer dans les deux Amérique (Nord et Sud), il y a environ 9 900 ans. Ils ont vécu comme tout bon chien domestique au côté de leur maitre. Puis l’arrivé des Européens, ces chiens ont disparus laissant place à des chiens d’outremer.
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En colonisant l’Amérique, les Européens auraient fait disparaître d’anciens chiens

 

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Photo Archives / AFP

Les Européens qui ont colonisé l’Amérique à partir du 15e siècle ont décimé non seulement les populations indigènes, mais sans doute aussi les chiens alors domestiqués sur le continent, affirment des chercheurs à l’issue d’un grand travail de recherche archéologique et génétique.

Les plus anciens chiens retrouvés dans les deux Amériques, dits «pré-contact», datent d’il y a environ 9900 ans, environ 6500 ans après l’arrivée des premiers humains.

Une équipe de 50 chercheurs a analysé des échantillons d’ADN retrouvés sur 71 anciens chiens retrouvés en Amérique du Nord et en Sibérie, qu’ils ont comparés génétiquement à des chiens modernes.

Leur résultat, publié jeudi dans la prestigieuse revue Science, confirme avec un degré de certitude inédit que les chiens d’Amérique sont arrivés par le détroit de Bering, par le même chemin que les humains. Ces chiens ont ensuite vécu pendant des millénaires avec leurs maîtres… avant d’être éradiqués en quelques siècles après l’arrivée des Européens.

Les ADN des chiens américains modernes n’ont en effet rien en commun avec les anciens, qui descendent d’anciens chiens de Sibérie orientale.

« Il est fascinant de voir qu’une population de chiens ayant vécu dans de nombreuses régions des Amériques pendant des milliers d’années, et qui faisaient partie intégrante des cultures amérindiennes, ait pu disparaître aussi vite », dit l’auteur principal de l’étude, Laurent Frantz, un expert en ADN ancien à l’Université Queen Mary de Londres.

Parmi les raisons possibles: des maladies, des persécutions culturelles, ou le désir des Européens d’élever leurs propres chiens. Mais la rapidité de la disparition laisse les chercheurs circonspects.

Les Labradors et Chihuahas modernes descendent de races eurasiennes introduites en Amérique entre le 15e et le 20e siècle, écrit l’archéologue Angela Perri, de l’université de Durham en Angleterre.

En fait, il reste une trace génétique des anciens chiens américains, mais celle-ci est particulière: elle se trouve dans une tumeur cancéreuse, du nom de CTVT, qui survit aujourd’hui et se transmet par contact sexuel entre chiens.

« Bien que cet ADN de cancer ait muté au fil des années, il est quasiment semblable à l’ADN de ce premier chien fondateur d’il y a plusieurs milliers d’années », explique Maire Ní Leathlobhair, du département de médecine vétérinaire de l’Université de Cambridge.

Cette étude est un pas important, mais pas final, dans la compréhension de l’évolution canine.

« L’histoire des chiens américains pré-contact commence seulement à être écrite », estiment Linda Goodman, de Stanford, et Elinor Karlsson, de l’Université du Massachusetts, dans un article séparé publié dans Science.

Cette histoire ne pourra être écrite qu’avec de futures découvertes, et notamment l’exploitation de génomes plus entiers que ceux exploités jusqu’à présent.

http://fr.canoe.ca/

Des grenouilles évitent d’uriner pour survivre


Au Québec, nous avons des grenouilles qui hibernent malgré les rudes hivers. Comme la grenouille des bois, c’est grâce à son urine qu’il peut survivre. Tout son corps s’arrête pour revivre au printemps.
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Des grenouilles évitent d’uriner pour survivre

 

Clara do Amaral / The Associated Press

Par RédactionThe Associated Press

WASHINGTON — Vous avez envie de pipi et pas moyen de trouver une toilette publique?

Arrêtez de vous plaindre: la grenouille des bois passe huit mois sans uriner pour survivre à l’hiver.

Des chercheurs viennent maintenant de percer son secret.

Recycler l’urée — le principal déchet de l’urine — en azote utile permet à la grenouille d’hiberner, même si elle est entièrement congelée. L’azote de ne la garde pas au chaud, mais elle protège les cellules et les tissus des dommages du gel à un moment où son coeur et son cerveau cessent de fonctionner et son sang de circuler.

Des microbes spéciaux dans l’intestin des grenouilles leur permettent de recycler l’urée, peut-on lire dans une étude publiée par le journal scientifique Proceedings of the Royal Society B.

Certains décrivent l’urine des grenouilles comme un type d’antigel, mais le coauteur de l’étude, le zoologue Jon Costanzo, rappelle que «leurs yeux sont blancs. Leur peau est congelée. Elles ressemblent à des petites roches. Elles sont gelées».

Si ces grenouilles étaient humaines, on dirait qu’elles sont mortes, a-t-il ajouté. Mais quand le temps se réchauffe, elles reprennent vie.

La grenouille de bois se retrouve partout en Amérique et même dans le cercle arctique. En Alaska, la température de certaines grenouilles chute à – 18 degrés Celsius.

D’autres animaux cessent d’uriner pendant leur hibernation, mais contrairement aux grenouilles, des mammifères comme les ours ne sont pas complètement gelés.

M. Costanzo et ses collègues ont étudié la flore intestinale des grenouilles. Ils ont trouvé en abondance chez les grenouilles congelées un type de bactéries qui adore le froid, mais qui est indétectable chez des grenouilles actives.

http://journalmetro.com/

Enfin élucidée, l’origine de la patate douce éclaire l’histoire des Hommes


    La patate douce est apparue bien avant la présence des êtres humains, il y a 800 000 ans, en Amérique Centrale, puis elle hybrider avec une autre espèce il y a 56.000 ans. Si on la retrouve ailleurs ce n’est pas par l’importation de l’homme, mais plutôt par les vents, la mer et les oiseaux
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    Enfin élucidée, l’origine de la patate douce éclaire l’histoire des Hommes

     

    C’est une belle réunion de famille pour la patate douce. Après être partie à la conquête de la Polynésie et des quatre coins du monde, elle retrouve enfin son ancêtre demeuré au foyer, en Amérique centrale. En grande aventurière, elle n’a pas attendu l’arrivée des navigateurs polynésiens, ni des Européens, pour traverser le Pacifique.

    La patate douce, ce savoureux tubercule tropical consommé de par le monde, nourrit autant les débats que les estomacs. Originaire d’Amérique, elle a colonisé la Polynésie bien avant les grandes explorations européennes, ce qui a poussé les historiens à supposer que les austronésiens auraient rapporté eux-mêmes la plante sur leurs îles durant l’époque précolombienne. De plus, l’ascendance et l’évolution de la patate douce restent bien énigmatiques : certains chercheurs lui trouvent de multiples ancêtres, d’autres un seul.

    Le saviez-vous ?

    En plus de son goût délicieux, la patate douce possède de nombreuses vertus. Elle est notamment source de bêta-carotène, précurseur de la vitamine A.

    Or, en se penchant à leur tour sur ces questions, Pablo Muñoz-Rodriguez et ses collègues à l’université d’Oxford, à l’université d’Oregon et au Centre international de la pomme de terre de Lima au Pérou, ont trouvé des résultats qui pourraient changer la donne. En effet, les chercheurs ont conduit une étude phylogénétique extensive sur la patate douce et toutes les espèces apparentées, et lui ont découvert une origine unique : elle descend d’une plante d’Amérique centrale et des Caraïbes appelée Ipomoea trifida.

    Mais les révélations sur l’histoire de la patate douce vont encore plus loin.

    « En plus d’identifier son géniteur, nous avons également découvert que la patate douce est née bien avant les êtres humains, il y a au moins 800.000 ans, » déclare à la presse Robert Scotland, co-auteur de ces travaux, publiés dans le journal Current Biology. « Nos résultats réfutent la théorie dominante et remettent en question l’existence de contacts précolombiens à travers le Pacifique » poursuit Pablo Muñoz-Rodriguez.

    Les autres indices de ces contacts, à savoir l’analyse ADN des êtres humains et des poulets, sont aujourd’hui contestés, rappellent les chercheurs dans leur publication. Le seul témoin biologique restant était la patate douce. Renversant le mythe, ils expliquent la présence de ce légume en Polynésie par une dispersion naturelle, par le vent, la mer ou les oiseaux.

    L’espèce I. tuboides (numérotée 1), endémique des îles Hawaï (en orange à gauche de la carte), a divergé depuis au moins 1,1 million d’années de ses plus proches parents (numérotés 1, 2, 3 et 4), tous confinés au Mexique et en Amérique centrale (en orange sur la carte). Sa présence à Hawaï, à 5.200 km de la côte américaine, s’explique très probablement par une dispersion naturelle, par le vent, la mer ou les oiseaux. © Pablo Muñoz-Rodriguez et al., 2018, Current Biology

    L’espèce I. tuboides (numérotée 1), endémique des îles Hawaï (en orange à gauche de la carte), a divergé depuis au moins 1,1 million d’années de ses plus proches parents (numérotés 1, 2, 3 et 4), tous confinés au Mexique et en Amérique centrale (en orange sur la carte). Sa présence à Hawaï, à 5.200 km de la côte américaine, s’explique très probablement par une dispersion naturelle, par le vent, la mer ou les oiseaux. © Pablo Muñoz-Rodriguez et al., 2018, Current Biology

    La patate douce a 800.000 ans et a traversé le Pacifique toute seule

    Dans le cadre cette étude, les chercheurs ont analysé 199 spécimens de patates douces, de son nom latin Ipomoea batatas, et de plantes sauvages apparentées appartenant au genre Ipomoea. Ils ont procédé à un séquençage de l’ADN du noyau et de celui des chloroplastes – des organitesprésents dans les cellules des plantes.

    Cette méthodologie, plus complète que celles qui se restreignent à l’ADN nucléaire, a produit des arbres phylogénétiques en apparence discordants : tandis que l’ADN du noyau pointe vers une origine unique, en établissant que I. trifida est son plus proche parent, l’ADN chloroplastique indique deux origines génétiques. Pour réconcilier les résultats, les chercheurs postulent que I. trifida a joué un double rôle dans l’évolution de la patate douce.

    « Nous arrivons à la conclusion que la patate douce a évolué à partir de son géniteur il y a au moins 800.000 ans. Puis, après que les deux espèces soient devenues distinctes, elles se sont hybridées » explique Pablo Muñoz-Rodriguez.

    La patate douce Ipomoea batatas (A) et cinq espèces fortement apparentées : I. trifida (B), I. triloba (C), I. ramosissima (D), I. cordatotriloba (E) et I. leucantha (F). © Pablo Muñoz-Rodriguez et al., 2018, Current Biology

    La patate douce Ipomoea batatas (A) et cinq espèces fortement apparentées : I. trifida (B), I. triloba (C), I. ramosissima (D), I. cordatotriloba (E) et I. leucantha (F). © Pablo Muñoz-Rodriguez et al., 2018, Current Biology

    Ainsi, I. trifida aurait été impliquée dans un évènement d’hybridation avec la patate douce dans les 56.000 ans qui ont suivi la divergence entre les deux espèces. Au cours de ce croisement, le génome chloroplastique de I. trifida s’est introduit dans les chloroplastes de la patate douce, sans transfert d’ADN nucléique. Ce phénomène, courant dans l’évolution des espèces, a engendré deux lignées de patates douces qui diffèrent seulement par leur ADN chloroplastique.

    Pour finir, les chercheurs ont également étudié des patates douces collectées dans les îles de l’actuelle Polynésie française en 1769, par Joseph Banks et Daniel Solander, durant l’expédition du capitaine Cook. Ils ont découvert que cette variété de patate douce possède une signature génétique unique. Elle aurait divergé des spécimens américains il y a au moins 100.000 ans et serait isolée du continent depuis plusieurs millénaires.

    D’après les chercheurs, la patate douce s’est retrouvée naturellement en Polynésie, sans intervention humaine. Ce genre de voyage s’observe effectivement chez d’autres espèces apparentées. En outre, bien qu’ils n’aient pas étudié personnellement la flottabilité des graines de patates douces, des travaux antérieurs ont montré que celles de plusieurs espèces du genre Ipomoea pouvaient résister sur de longues distances en mer.

    CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Une nouvelle recherche réécrit l’histoire de la patate douce. Apparue en Amérique bien avant les êtres humains, elle a traversé l’océan Pacifique pour s’implanter en Polynésie sans eux.

  • Cela remet en doute l’hypothèse d’un contact entre la Polynésie et l’Amérique à l’époque précolombienne.

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