Une momie d’Équateur, clé pour savoir comment une maladie a atteint l’Europe


La momie de Guano, n’a rien de conventionnelle. Elle a été retrouvée dans les murs d’un couvent franciscain. Il ne portait pas l’habit d’un moine franciscain et il est très bien conservé. Cette momie pourrait raconter l’histoire d’une maladie originaire d’Amérique et elle est maintenant partout dans le monde, la polyarthrite rhumatoïde.
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Une momie d’Équateur, clé pour savoir comment une maladie a atteint l’Europe

 

 

PAOLA LOPEZ
Agence France-Presse
Quito

Le docteur Philippe Charlier pointe la fistule au menton qui aurait provoqué la mort de la personne.

PHOTO RODRIGO BUENDIA, AFP

Sa peau ressemble à du carton, ses mains sont percées de trous. Ce corps momifié datant du XVIe siècle, découvert en Équateur, serait la clé pour retracer l’histoire d’une douloureuse maladie des articulations, qui s’est répandue depuis l’Amérique en Europe.

« C’est une momie extrêmement importante pour l’histoire des maladies », a précisé à l’AFP le médecin légiste, anthropologue et paléontologiste Philippe Charlier, directeur du département de la recherche et de l’enseignement du musée du Quai Branly à Paris.

L’expert français s’est rendu à Quito pour analyser les restes de ce « patient », au laboratoire de l’Institut national du patrimoine culturel. Le corps momifié présente des marques permettant de tracer l’origine de la polyarthrite rhumatoïde, et sa traversée jusqu’en Europe.

Selon l’INPC, il s’agirait d’un moine d’origine espagnole. Mais des études en cours pour déterminer son identité pourraient donner un autre résultat.

La sépulture de la momie, identifiée par l’institut comme celle du frère Lazaro de la Cruz de Santofimia, était inhabituelle : elle a été découverte entre les murs du couvent de l’Assomption à Guano, dans la province de Chimborazo (centre andin).

Une tombe atypique

A la différence d’autres corps enterrés dans des églises, en position horizontale dans des cercueils, la momie de Guano était dressée, sans autre protection que les murs de pierre, avec auprès d’elle un rat naturellement momifié aussi.

Conservé dans une atmosphère froide et sèche, le corps n’a pas été altéré par les mouches et les larves, ce qui a permis la préservation des tissus portant les marques de la polyarthrite rhumatoïde.

Cette maladie inflammatoire des articulations, propre au continent américain, intéresse le Dr Charlier, qui a par ailleurs étudié les restes de Hitler, Descartes, Robespierre et du premier homme de Cro-Magnon.

« C’est une maladie fréquente maintenant, mais son foyer d’origine est en Amérique, avant l’arrivée de Christophe Colomb », a expliqué mercredi cet expert, ajoutant que « la momie de Guano, c’est peut-être le chaînon manquant […] qui va nous permettre de comprendre comment cette maladie, qui était américaine à l’origine, est devenue ensuite une maladie mondiale par hybridation, par la confrontation entre deux mondes ».

Un moine franciscain ?

Un tremblement de terre, survenu dans le centre andin de l’Équateur en 1949, avait mis à jour l’étrange sépulture du présumé moine franciscain et gardien du couvent de 1560 à 1565, selon l’Université San Francisco de Quito, qui participe aux recherches.

« La momie de Guano rentre dans ce cadre des momies atypiques et des morts atypiques, et des sépultures atypiques » du fait de la position dans laquelle elle a été découverte et du fait de l’absence d’éléments chrétiens tel qu’un chapelet, et d’un cercueil, selon le Dr Charlier.

Les recherches n’ont pas encore permis de définir la date de la mort, mais ont déterminé sa cause la plus probable : une fistule au menton qui a dégénéré en abcès, puis en septicémie ou en encéphalite.

Il reste aussi à confirmer l’identité de la momie par l’étude des registres de l’ordre franciscain.

Les textiles recouvrant le corps pourraient fournir une piste.

« Ce qu’il a sur lui, n’est pas du tout le vêtement d’un frère franciscain. Un frère franciscain a une robe de bure, généralement de couleur brun foncé, et pas des vêtements de qualité comme on peut en voir sur ce monsieur là », a précisé l’expert français.

Philippe Charlier a pu étudier la momie durant deux jours. Pour son transfert depuis Guano, les techniciens de l’INPC avaient fabriqué sur mesure un cercueil en éponge, dont le corps n’a été retiré que sous le regard attentif du médecin légiste, arrivé mardi à Quito. 

Il a prélevé des échantillons d’os et de tissus secs afin de procéder à des analyses génétiques et au carbone 14.

« Les morts sont aussi vivants que nous. Nous, on est des futurs morts. Donc pour moi, c’est une chaîne, une chaîne continue. Et il n’y a aucun caractère morbide : je ne travaille pas sur les morts parce que la mort m’intéresse, je travaille sur les morts parce qu’ils ont beaucoup de choses à nous raconter », a-t-il souligné.

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Une université recouvre des fresques dépeignant Christophe Colomb


Une université aux États-Unis veut couvrir des toiles des exploits de la colonisation avec Christophe Colomb. On a dépeint positivement les colonisateurs alors que l’Histoire raconte tout autre chose
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Une université recouvre des fresques dépeignant Christophe Colomb

 

Les 12 fresques se trouvent dans le bâtiment... (PHOTO AP)

Les 12 fresques se trouvent dans le bâtiment principal de l’institution catholique.

PHOTO AP

 

Agence France-Presse
Chicago

L’université de Notre Dame, l’un des établissements les plus anciens et les plus prestigieux des États-Unis, va couvrir des peintures murales consacrées à Christophe Colomb, considérées comme donnant une image faussée de l’histoire de l’Amérique coloniale.

Les 12 fresques se trouvent dans le bâtiment principal de l’institution catholique, une structure imposante surmontée d’un dôme doré, et mettent en scène plusieurs moments de la vie et des explorations du Génois.

Pour leurs détracteurs, ces oeuvres peintes à la fin du XIXè siècle célèbrent des stéréotypes dépassés sur les Amérindiens et ignorent les conséquences dévastatrices du colonialisme.

Le président de l’université John Jenkins a écrit dans une lettre ouverte que ces oeuvres de Luigi Gregori entendaient dépeindre des immigrants catholiques de manière positive à l’heure où ils faisaient face à des discriminations en Amérique.

Toutefois, il a reconnu que depuis les années 1990, les fresques avaient été interprétées comme «au mieux aveugles aux conséquences du voyage de Colomb pour les peuples indigènes qui vivaient dans ce « nouveau » monde et au pire dégradantes pour eux».

L’établissement, qui se trouve dans l’Indiana, a d’abord publié des brochures remettant les fresques dans leur contexte historique mais ça n’a pas été suffisant, selon M. Jenkins.

Les oeuvres ayant été peintes directement sur les murs, elles seront couvertes pour être malgré tout préservées.

«Nous voulons préserver les oeuvres artistiques dont le but à l’origine était de célébrer les migrants catholiques à l’époque marginalisés au sein de la société, mais d’une manière qui ne marginalise pas involontairement les autres», a dit M. Jenkins.

L’association des étudiants amérindiens de l’université a salué sur Facebook une «sage» décision.

L’université a été fondée en 1842 par Edward Sorin, un missionnaire français, et compte actuellement 12 000 étudiants.

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21 janvier, dernière éclipse totale de la Lune avant 2022


Je ne suis pas certaine que je vais veiller pour voir cette éclipse totale de la lune. Pourtant, c’est un spectacle qui mérite d’être admiré.
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21 janvier, dernière éclipse totale de la Lune avant 2022

 

Agence France-Presse
Washington

Les habitants des Amériques, d’une grande partie de l’Europe et d’Afrique de l’Ouest pourront observer une éclipse totale de Lune dans la nuit du 20 au 21 janvier, la dernière avant 2022.

Pour les Européens et les Africains, l’éclipse totale se produira à la fin de la nuit, peu avant le lever du Soleil. L’est de ces continents en verra moins en raison du lever du jour.

Pour les Américains du Nord et du Sud, ce sera au début ou au milieu de la nuit.

La pleine Lune sera dans l’ombre de la Terre de 3h34 à 6h51 GMT (22h34 à 1h51, heure de Montréal). Pendant la première heure, elle sera doucement « mangée » par la gauche. L’éclipse sera totale pendant une heure à partir de 4h41 GMT (23h41, heure de Montréal), selon les tableaux horaires fournis par la NASA.

La phase totale de l’éclipse sera environ trois quarts d’heure plus courte que celle de la grande éclipse de juillet 2018, qui restera la plus longue du XXIe siècle.

Pendant l’éclipse totale, la Lune ne sera pas invisible : elle sera rouge, comme lors de toutes les éclipses totales.

Cette teinte sera due au fait que les rayons du Soleil ne l’atteindront plus directement. A la place, une petite partie des rayons rouges seront filtrés par l’atmosphère terrestre et réfractés vers la Lune (les rayons bleus, eux, divergeront vers l’extérieur).

C’est le même phénomène qui colore en rouge les levers et couchers du Soleil vus depuis la Terre.

« C’est la dernière chance avant un long moment de voir une éclipse totale de Lune », dit à l’AFP Bruce Betts, scientifique en chef de la Planetary Society, une organisation astronomique américaine.

La prochaine éclipse totale visible depuis l’Europe aura lieu le 16 mai 2022, mais des éclipses partielles auront lieu dans l’intervalle.

Des éclipses totales de Lune peuvent arriver deux voire trois fois par an.

Elles correspondent à un concours de circonstances rare : il faut que la Terre se situe exactement entre le Soleil et la Lune.

Encore faut-il que le ciel soit dégagé pour en profiter. Les nuages gâchent souvent le spectacle. 

Les passionnés d’astronomie pourront comparer les infimes variations de la teinte rouge de la Lune cette fois-ci.

« Tout dépend de ce qu’il y a dans l’atmosphère », explique Bruce Betts. « Tout comme les couchers de Soleil changent de couleur d’un jour à l’autre, les éclipses varient en fonction des particules dans l’atmosphère, ou s’il y a une éruption volcanique, par exemple ».

Aucun télescope n’est nécessaire pour observer l’éclipse. Pour voir les cratères de la Lune, le planétologue rappelle que de simples jumelles peuvent faire l’affaire.

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L’incroyable migration d’une libellule géante


Une migration qui se fait en 3 générations à travers l’Amérique, les libellules anax de juin traversent ainsi le Canada, États-Unis, Mexique et Caraïbes.
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L’incroyable migration d’une libellule géante

 

Photo: Wichita State University

Alain Labelle

Un peu à l’image du papillon monarque, l’anax de juin (Anax junius) effectue une migration annuelle sur des centaines de kilomètres à travers l’Amérique, révèlent les observations d’écologistes américains associés à l’Institut Smithsonian de biologie.

Cette libellule appartient à la famille des Aeshnidae,commune en Amérique centrale et du Nord. Elle est présente au Canada, particulièrement au Québec.

Dans leurs travaux, Michael Hallworth et ses collègues ont établi que sa boucle migratoire annuelle se déroule sur au moins trois générations.

Cette découverte a été rendue possible grâce à la science participative, c’est-à-dire avec l’aide de citoyens bénévoles sur le terrain qui ont recueilli des informations pendant plus de 20 ans, mais aussi grâce à la détection de composés chimiques présents sur les ailes des insectes.

Le saviez-vous?

  • Cette grosse libellule mesure entre 6,5 et 8,5 cm de long;
  • Elle présente une envergure de plus de 9 cm;
  • Son thorax est vert, et son abdomen est bleuâtre et brun foncé;
  • Sa face est vert jaunâtre et porte une marque en forme de cible.

D’une génération à l’autre

Les chercheurs ont établi que, de février à mai, une première génération d’insectes émerge dans le sud des États-Unis, au Mexique et dans les Caraïbes et migre vers le nord.

Dès le mois de mars, certaines de ces libellules atteignent ensuite la Nouvelle-Angleterre, le sud du Québec et de l’Ontario, et le nord du Midwest. Elles pondent alors leurs œufs dans des étangs et dans d’autres plans d’eau calmes et finissent par mourir dans ces régions. Ce premier trajet est d’environ 650 km.

À partir de juillet et jusqu’à la fin d’octobre, une deuxième génération prend ensuite le relais et met le cap vers le sud. Certaines de ces libellules effectuent le voyage l’année même de l’arrivée de leurs géniteurs, mais d’autres effectuent leur migration l’année suivante, après avoir hiverné lorsqu’elles étaient encore des nymphes, deuxième stade du développement des insectes situé entre la larve et l’imago. Cette partie du voyage avoisine les 680 km.

Une troisième génération émerge vers le mois de novembre et vit entièrement dans le sud durant l’hiver. C’est sa progéniture qui recommence le cycle en essaimant vers le nord alors que les températures se réchauffent au printemps.

Une libellule difficile à suivre

Les scientifiques savaient déjà que ces libellules migraient, mais les détails de ce voyage restaient méconnus.

À l’heure actuelle, les instruments qui permettent aux scientifiques de suivre les mouvements des animaux pendant un certain laps de temps ne sont pas assez miniaturisés pour prendre en filature des insectes. Les plus petits outils pèsent environ 0,3 gramme, ce qui équivaut à près du double du poids de cette espèce de libellule.

Les chercheurs ont donc privilégié la piste chimique pour suivre son aventure migratoire. Ils ont eu recours à des spécimens de musées capturés au fil des ans et de centaines d’autres libellules capturées vivantes pour déterminer sur leurs ailes la quantité d’une forme rare d’hydrogène qui se trouve à l’état naturel, mais qui varie selon les zones géographiques.

En fait, au fil de sa vie, cette libellule grappille cette forme d’hydrogène dans l’eau où elle se développe. Les scientifiques ont remarqué que cette forme d’hydrogène se raréfie du sud au nord de l’Amérique du Nord. Il est ainsi possible de déterminer où elle est passée.

Je ne peux pas vous donner un code postal, mais il est possible de distinguer celles qui ont grandi au sud de celles qui ont grandi au nord. Michael Hallworth, écologiste associé à l’Institut Smithsonian de biologie

Les effets des changements climatiques

L’équipe de recherche s’inquiète des effets des changements climatiques sur le moment de la migration et le développement des nymphes, puisque ces dernières dépendent fortement de la température.

Le détail de ces travaux est publié en anglais dans la revue Biology Letters(Nouvelle fenêtre).

https://ici.radio-canada.ca/

Le plus vieux texte d’Amérique


Le plus vieux texte de l’Amérique vient des Mayas. Ce fut un calendrier des mouvements de Vénus qui ne serait qu’une partie d’un document qui aurait probablement contenu 20 pages
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Le plus vieux texte d’Amérique

 

 

Le texte le plus ancien jamais retrouvé en Amérique est exposé dans un musée de Mexico pour la première fois. Il s’agit d’un traité maya d’astronomie a été écrit entre 1021 et 1154. Tout à fait fascinant!

Le Saviez-Vous ► Histoire de la route des Indes : une épopée maritime


Les explorateurs ont cherché des moyens pour se rendre peut-être plus rapidement vers la route des épices, de la soie et pierres précieuses. Ce qu’ils ont découvert, c’est de nouveaux territoires. On peut imaginer que les cartes géographiques on changer à chaque voyage.
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Histoire de la route des Indes : une épopée maritime

 

Planisphère portugais dit « de Cantino » daté de 1502 ; première visualisation des parties du monde connues par les Européens au début du XVIe siècle. Bibliothèque Estense de Modène (Italie) © Domaine public

Planisphère portugais dit « de Cantino » daté de 1502 ; première visualisation des parties du monde connues par les Européens au début du XVIe siècle. Bibliothèque Estense de Modène (Italie) © Domaine public

Dès le début du XVIe siècle, les géographes européens savent que les terres découvertes outre-Atlantique ne constituent pas une partie de l’Asie mais un nouveau continent qui barre la route occidentale vers les épices, les pierres précieuses et la soie.

Des navigateurs portugais tels Vasco de Gama ont ouvert la route orientale de l’Inde par le Cap de Bonne-Espérance, en créant des escales sur les côtes africaines. La Chine est atteinte dès 1516 et un comptoir de commerce portugais est créé à Macao. La route occidentale vers l’Inde pose problème aux explorateurs : ils vont tenter d’ouvrir une voie maritime autre que celle de Magellan, trop loin au sud et obligeant le passage vers le Pacifique par un détroit très dangereux. Les expéditions du malouin Jacques Cartier ou de l’explorateur anglais Henry Hudson, s’emploient à découvrir le passage navigable au nord de l’Amérique, entre Atlantique et Pacifique. L’obstacle terrestre que constitue la chaîne des Rocheuses barrant la route vers l’ouest, ne sera véritablement comprise qu’au XVIIIe siècle.

Le mythe d’une immense terre australe inconnue

On transpose dans le Nouveau Monde les mythes géographiques hérités du Moyen-Âge européen ; l’existence du passage maritime vers l’Orient par l’ouest en est directement issue. Les Espagnols qui sont établis dès les années 1530 en Californie, stimulés par l’existence éventuelle de métaux précieux et de royaumes légendaires, remontent ainsi jusqu’à l’Oregon. Une longue bande côtière nord-ouest va cependant demeurer inexplorée jusqu’à l’arrivée de James Cook dans les années 1770.

L’existence mythique d’une Terra Australia Incognita, gigantesque continent austral, est l’héritage de la géographie de Ptolémée, d’une interprétation erronée de Marco Polo et d’une conception médiévale qui voudrait équilibrer masses continentales de l’hémisphère Nord par leur équivalent dans l’hémisphère Sud. Sur le planisphère de Mercator de 1587, le continent austral mythique reçoit son extension maximale, il couvre trois océans et jusqu’au début du XVIIe siècle, on pense que l’Australie et le continent antarctique ne font qu’un seul bloc.

À savoir

Gerardus Mercator est un géographe originaire des Pays-Bas espagnols (Belgique actuelle), premier à réaliser en 1569 une projection terrestre cylindrique tangente à l’équateur sur une carte plane ; petit problème cependant : plus on va vers les pôles et plus la déformation des continents est importante.

https://www.futura-sciences.com/

Le Saviez-Vous ► Il y a cinq siècles avait lieu le premier voyage esclavagiste entre l’Afrique et l’Amérique.


L’esclavage a commencé bien avant 1518, mais cette année-là, les esclaves noirs, et même arabes on traverser les mers pour se rendre aux Amérique. Avec le Nouveau-Monde, il eut un manque de main-d’oeuvres. Pendant toutes ces années de ce commerce, plus de 10 millions d’Africains ont été transporter entre l’Europe et en Amérique dont près de millions d’esclaves sont mort avant d’arriver à leur destination.Malheureusement, malgré ces horreurs, l’esclavage, la traite humaine existe encore sous diverses formes.
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Il y a cinq siècles avait lieu le premier voyage esclavagiste entre l’Afrique et l’Amérique.

 

Cap 110 - Mémorial à l'esclavage | Gaël Chardon via Flickr CC License by

Cap 110 – Mémorial à l’esclavage | Gaël Chardon via Flickr CC License by

Repéré par Christophe-Cécil Garnier

Jusqu’en 1518, les esclaves africains étaient amenés jusqu’en Espagne ou au Portugal, avant d’être envoyés dans les Caraïbes.

 

Repéré sur The Independent

C’était il y a exactement 500 ans. Le 18 août 1518, ou 28 août s’ils avaient utilisé notre calendrier grégorien, le roi d’Espagne Charles I publiait une charte autorisant directement le transport d’esclaves de l’Afrique aux Amériques. Jusqu’à ce moment, ils étaient d’abord amenés en Europe méridionale.

Dans cette charte, le roi d’Espagne donne à Lorenzo de Gorrevod, un de ses principaux conseillers, la permission de transporter «quatre mille esclaves nègres, hommes comme femmes», sur les différents territoires découverts du continent américain. Cette décision de créer une ligne directe et «économiquement plus viable» a fondamentalement changé la nature et l’ampleur de cette terrible industrie, estime le quotidien anglais The Independent. Sur les 350 années suivantes, plus de dix millions d’Africains furent transportés entre les deux continents. Au moins 1,8 million moururent en route.

«Les découvertes que nous avons faites transforment notre compréhension des débuts de la traite négrière transatlantique. Remarquablement, jusqu’à présent, il s’agissait d’un domaine peu étudié», a déclaré le professeur David Wheat, de l’Université du Michigan, un historien qui a été étroitement impliqué dans les récentes recherches.

«La plupart des historiens et autres n’ont pas vraiment compris l’importance de l’avènement du commerce transatlantique des esclaves en août 1518», a renchérit le professeur David Richardson, de l’Institut Wilberforce de l’Université de Hull.

La traite négrière a pourtant été une catastrophe pour l’Afrique, note l’Independent.

«La traite des esclaves arabes avait déjà eu un impact terrible sur le continent – mais la demande européenne de cette main-d’œuvre dans leurs empires embryonnaires du Nouveau Monde a considérablement aggravé la situation», indique le quotidien. Les Européens, comme les Espagnols ou les Portugais, ont massivement augmenté la demande et ont finalement déclenché toute une série «de terribles guerres tribales intra-africaines».

The Independent conclut que «les gouvernements et les organisations du monde entier ont eu tendance à favoriser la commémoration des révoltes d’esclaves et des mouvements abolitionnistes, qui ont contribué à mettre fin à la traite des esclaves, plutôt que l’histoire plus lointaine et politiquement moins confortable de la façon dont cela a commencé».

http://www.slate.fr/